Introduction au Nouveau Testament

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Message  Louis le Lun 09 Oct 2017, 7:16 am


PREMIÈRE ÉPÎTRE DE SAINT PAUL

AUX CORINTHIENS

INTRODUCTION

(suite)

Comment cette Épître se divise-t-elle ?

On distingue dans cette Épître deux parties, qui répondent au double dessein qu'avait S. Paul de réformer et d'instruire. — Dans la première, il s'efforce de réformer les abus qui se sont glissés parmi les fidèles de Corinthe. Ces abus sont des divisions, causées par un engoûment irréfléchi pour certains prédicateurs, I-IV, et divers scandales donnés à l'Eglise par des particuliers, V-VI. — Dans la seconde, VII-XV, il répond successivement à cinq questions qu'on lui avait posées : sur le mariage et le célibat, VII ; sur les mets consacrés aux idoles, VIII-X; sur l'ordre qui doit régner dans les assemblées religieuses, XI; sur l'usage des dons surnaturels, XII-XIV; sur la résurrection, XV.

Comme on le voit, cette Epître diffère beaucoup par son objet et par sa forme de l'Epître aux Romains. Elle ne ressemble en rien à une dissertation ni à un traité dogmatique. C'est une suite d'avis, de réflexions, de solutions, inspirées par les circonstances et réparties en sept articles. Il n'est pas d'écrit qui fasse mieux connaître, soit l'esprit de l'Apôtre, soit la discipline et les mœurs de ces premiers temps. (L. BACUEZ.)

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Message  Louis le Mar 10 Oct 2017, 7:14 am

DEUXIÈME ÉPÎTRE DE SAINT PAUL

AUX CORINTHIENS

A quelle date, de quel lieu, dans quel dessein cette Épître a-t-elle été écrite ?

On convient que cette Epître a été écrite peu de temps après la première, L'an 57, suivant le plus grand nombre.

S. Paul était en Macédoine, probablement à Philippes. L'émeute excitée par Démétrius l'ayant forcé de quitter Ephèse, il était passé à Troas, puis en Macédoine. C'est là que Tite, qu'il avait envoyé précédemment à Corinthe, vint le rejoindre. L'Apôtre apprit de lui dans quel état se trouvait l'Eglise de cette ville, la sincère affection que lui gardaient la plupart de ceux qu'il avait convertis, mais en même temps l'animosité croissante de ses antagonistes, les imputations dont il était l'objet, le reproche que plusieurs lui faisaient d'être inconstant dans ses desseins, ambitieux dans ses vues et mal intentionné à l'égard de sa nation. Sur ces informations, il s'empresse d'écrire cette seconde Epître, et il charge son disciple de la porter à Corinthe, en attendant qu'il puisse s'y rendre lui-même.

On trouve en cette Lettre une longue apologie de sa conduite et de son ministère : apologie voilée d'abord, modérée au début, mais bientôt ouverte, vive, et à la fin acérée et véhémente. Elle n'est interrompue qu'un instant, vers le milieu, par une digression sur l'aumône et une exhortation à venir au secours des fidèles de Jérusalem. D'où trois parties ou trois sections : 1° Apologie calme et contenue, I, 15-VII. — 2° Digression, VIII, IX. — 3° Apologie animée et véhémente, X-XII. Dans chacune de ces parties, l'habileté de l'Apôtre, son talent oratoire, la souplesse de son esprit, la délicatesse de son langage se montrent avec éclat. Il s'y propose trois choses : — 1° Dissiper toute prévention dans l'esprit de ses disciples. — 2° Presser la réforme des abus et l'exécution des mesures dont il est question dans sa première Lettre. — 3° Confondre les faux Docteurs par une justification éclatante. (L. BACUEZ.)

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Message  Louis le Mer 11 Oct 2017, 7:24 am

ÉPÎTRE DE SAINT PAUL

AUX GALATES

Qu’étaient-ce que les Galates, comment S. Paul fut-il amené à leur écrire, et quel est l’objet de son Épître ?

La Galatie était la Gaule de l'Orient. Des Gaulois, ayant quitté leur pays trois siècles avant Jésus-Christ, passèrent d'abord dans le nord de la Grèce, puis, bientôt après, allèrent s'établir en Asie, et se fixèrent aux environs d'Ancyre, où on leur donna le nom de Galates. Assez restreint d'abord, leur territoire s'agrandit peu à peu. Au temps de S. Paul la Galatie était une province romaine, qui occupait le centre de l'Asie Mineure. L'Apôtre y était venu deux fois, d'abord au commencement de sa seconde mission apostolique, pour y prêcher l’Évangile et y établir la foi, ensuite au début de la troisième, pour compléter et perfectionner son œuvre. C'est peu de temps après, vers 57, pendant son dernier séjour à Corinthe, qu'il écrivit cette Lettre. Elle se rattache ainsi par sa date à son troisième voyage, aussi bien que l’Épître aux Romains et les Épîtres aux Corinthiens, avec lesquelles elle a des rapports visibles. Celles-ci la précédèrent; et celle-là paraît l'avoir suivie d'assez près.

Les Galates étaient intelligents, d'une grande franchise, mais d'une mobilité d'esprit et d'une impétuosité de caractère qui les exposaient à des démarches irréfléchies et à des déceptions. On venait de faire à l'Apôtre un rapport très inquiétant à leur sujet. On lui apprenait que depuis son passage, des Docteurs judaïsants étaient venus de Jérusalem, et avaient pris sa place en Galatie; que, sous prétexte de compléter son œuvre, ils altéraient son enseignement et imposaient à ses disciples de nouvelles pratiques, empruntées au rituel judaïque. Peut-être étaient-ce les mêmes qui avaient déjà soulevé les esprits contre lui à Antioche. Au moins prêchaient-ils, aussi hautement qu'on avait jamais fait, la nécessité des œuvres légales et de la circoncision pour les Gentils comme pour les Juifs. « C'est là, disaient-ils, ce qui s'enseigne et ce qui se pratique à Jérusalem, dans l'Eglise-mère, sous les yeux et par les soins des principaux Apôtres. Sans ces observances, on ne fait pas partie du peuple de Dieu et l'on ne peut avoir part aux biens promis à Abraham. »

Les Galates avaient d'abord opposé à cette prédication l'autorité de celui qui leur avait apporté l'Evangile; mais ces nouveaux venus la récusaient, ou du moins ils disaient qu'elle était loin d'égaler celle des Apôtres de Judée avec lesquels ils étaient en relations, celle de Pierre, de Jacques et de Jean, que le Seigneur avait instruits en personne et à qui il avait révélé tous ses mystères. Ils affirmaient que saint Paul avait  reconnu la supériorité de leurs lumières et de leur pouvoir, et qu'en leur présence, à Jérusalem, il avait dû  renoncer à ses principes et se déclarer pour la circoncision. Ebranlés par ces raisons ou séduits par ces artifices, un certain nombre de fidèles semblaient disposés à joindre l'observation des lois de Moïse à la profession de la religion chrétienne.

A cette nouvelle, l'Apôtre prend la plume pour revendiquer son autorité et rétablir la vraie doctrine; et il écrit comme d'un seul trait, cette lettre où son caractère se peint avec toute l'ardeur, toute la sollicitude, toute la tendresse de son zèle. Il traite ces prédicants, non comme des hommes de bonne foi involontairement égarés, mais comme des séducteurs, des docteurs de mensonge, qui ne cherchent qu'à surprendre et à asservir les âmes crédules. Pour les fidèles, il les rappelle à lui, les reprend el les encourage tour à tour. Nulle part il n'est plus concis dans ses raisonnements, plus sévère dans ses reproches, plus affectueux dans ses exhortations.

On distingue trois parties en cette Epître : — 1° La première est apologétique, I, 11-II, 16. L'Apôtre établit la réalité de son apostolat et la conformité de sa doctrine avec celle de ses collègues. — 2º La seconde est dogmatique, II, 17-V, 13 montre que la justification est attachée à la foi en Jésus-Christ, non à la loi de Moïse, dont l'observance est superflue et même nuisible ou dangereuse. — 3° La troisième est morale, V, 14-VI: elle a pour objet de corriger quelques abus et d'affermir les esprits dans la foi. (L. BACUEZ.)

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Message  Louis le Jeu 12 Oct 2017, 7:15 am

ÉPÎTRE DE SAINT PAUL

AUX ÉPHÉSIENS

Qu’est-ce qui donne lieu à S. Paul d’écrire cette Epître aux Éphésiens ?

Éphèse, métropole de l'Asie proconsulaire, était célèbre par son commerce, son opulence, et surtout son temple de Diane, l'une des sept merveilles du monde. S. Paul, qui n'avait fait que la visiter à sa seconde mission, y séjourna près de trois ans à la dernière, de 55 au commencement de 58; et il eut la consolation d'y convertir un bon nombre de Juifs et de Gentils et d'y fonder solidement le christianisme. C'est ce qu'il nous apprend lui-même, dans le discours qu'il adresse au clergé de cette ville, accouru pour l'entendre à Milet, quelques jours avant son entrée à Jérusalem et son arrestation au Temple. Cette lettre ne fut écrite que quatre ans plus tard. L'Apôtre était à Rome prisonnier de Jésus-Christ, mais toujours appliqué aux soins de l'apostolat. S. Epaphras, évêque de Colosses, était venu lui apporter des nouvelles de son Eglise, de celle d'Ephèse et de toute sa province.

On commençait à voir se réaliser dans cette partie de l'Asie les prédictions que l'Apôtre avait faites, lors de son dernier passage à Milet. Là, comme en Galatie, de faux docteurs cherchaient à surprendre la confiance des fidèles et mettaient leur foi en péril; mais les questions qu'ils agitaient avaient un caractère particulier plus théorique que pratique. Quoique judaïsants, ils ne réclamaient pas en faveur des pratiques mosaïques : ils tâchaient d'éblouir les fidèles par de hautes spéculations sur les attributs de Dieu et sur sa conduite à notre égard. Ils se demandaient quelles étaient la raison de ses œuvres et la suite de ses desseins relativement au salut des hommes. Les Gentils convertis avaient peine à comprendre comment la divine bonté avait abandonné si longtemps la presque totalité du genre humain aux erreurs du paganisme pour donner tous ses soins aux seuls enfants d'Israël ; et les Juifs baptisés, tout chrétiens qu'ils étaient, ne pouvaient se faire à la pensée qu'ils étaient déchus de tous les privilèges dont leurs pères s'étaient glorifiés. Pour ceux-ci, la difficulté était dans la conduite actuelle de Dieu; pour ceux-là, elle était surtout dans sa conduite passée; les uns et les autres avaient peine à les mettre d'accord et demandaient des éclaircissements.

S. Paul entreprend de calmer cette inquiétude et de résoudre ces questions. Ce qu'il se propose dans sa Lettre, ce n'est pas de montrer la nécessité et l'efficacité de la foi, comme dans l'Epitre aux Romains, ni l'inutilité des observances légales, comme dans l'Epitre aux Galates; c'est d'exposer aux fidèles d'Ephèse, ce qu'ils désirent connaître, le plan conçu par Dieu dans l'éternité et réalisé dans le temps, pour la rédemption du monde et pour la gloire des élus.

« Dieu, dit-il, n'a pas varié dans ses vues; il a eu de toute éternité le dessein qu'il accomplit aujourd'hui. Il s'est proposé de racheter tous les hommes par son Fils incarné, et de glorifier en sa personne, en les adoptant pour enfants, tous ceux que ce divin Fils attirerait à lui, qu'il animerait de son Esprit et dont il ferait ses membres. Il a résolu de réunir en une même Eglise tous ses enfants adoptifs, de quelque nationalité qu'ils fussent, les Gentils aussi bien que les Juifs, et de faire de tous les chrétiens un seul corps ou une même personne morale, dont Jésus-Christ serait le chef : mystère adorable que l'Esprit saint a révélé à l'Apôtre, qu'il est chargé de faire connaître et qu'il travaille à réaliser. »

Voilà la vérité que S. Paul énonce d'abord, et dont il développe ensuite les conséquences. Rien de plus magnifique que le tableau qu'il trace de l'Eglise chrétienne. Il déroule avec une sorte d'enthousiasme le plan divin de la rédemption. Il le montre s'étendant à tous les âges en même temps qu'à tous les peuples. Il fait voir l'Homme-Dieu, bien au-dessus des Anges, comme le centre où tout aboutit, comme le lien qui unit toutes choses, l'homme à Dieu, la terre au ciel, les Juifs aux Gentils, de sorte que tout se consomme en sa personne pour la gloire de son Père et le salut du monde. Il insiste sur la divinité du Sauveur, sur la valeur et l'étendue de sa rédemption, sur l'unité de la sainte Eglise, sur son universalité surtout. Il demande à Dieu de faire comprendre à ses disciples l'éminence de leur vocation et la valeur infinie des grâces dont ils sont comblés. Cependant il n'entend pas faire ici un exposé du christianisme : il se borne à rendre hommage à sa sublimité, à en faire entrevoir les merveilles.

L’Épître a deux parties. Dans la première, l'Apôtre fait ressortir la grandeur de l'œuvre accomplie en Jésus-Christ, I-II, il : tous les peuples et tous les individus appelés à l'adoption divine, et l'Eglise destinée à les réunir tous en son sein, II,  12-III, 21. Dans la seconde, il trace aux chrétiens des règles de conduite, et donne des conseils généraux, IV-V, 21, et particuliers, V,  22-VI, pour les divers états de la vie chrétienne.

Le style peut sembler obscur et embarrassé en quelques endroits de la première partie : mais les idées sont profondes et les sentiments sublimes.

Bien qu'il y ait quelque différence entre cette Épître et les précédentes…

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Message  Louis le Ven 13 Oct 2017, 7:53 am

ÉPÎTRE DE SAINT PAUL

AUX ÉPHÉSIENS

(suite)

Trouve-t-on dans cette Épître les même idées, le même style, les mêmes signes d’authenticité que dans les Épîtres précédentes ?

Bien qu'il y ait quelque différence entre cette Epître et les précédentes, au point de vue des idées aussi bien que du style, les esprits impartiaux et compétents ne laissent pas d'y reconnaître le cachet de l'Apôtre, — ses préoccupations ordinaires touchant l'universalité de la rédemption et la catholicité de l'Eglise; — le sentiment qu'il a du Sauveur, de sa mission, de l'opération de sa grâce dans les âmes; — l'ardeur de son zèle pour la propagation de l'Evangile et pour la sanctification de ses disciples; — l'étendue et sublimité de ses vues sur la vie chrétienne, sur la nécessité et la vertu de la grâce, sur le sacrement de mariage, sur l'Eglise. On sent partout, dit Erasme, l'esprit et le cœur de S. Paul. Le tableau qu'on remarque à la fin, du soldat chrétien et de son armure spirituelle, a dû lui être suggéré, dit Michaëlis, par la vue du prétorien sous la garde duquel il était placé.

Ceux qui ont tenté d'ébranler, dans ces derniers temps, l'autorité de cette Épître, lui ont reproché surtout, après l'absence de tout détail personnel, ses coïncidences nombreuses avec l’Épître aux Colossiens, ses allusions au gnosticisme, au pléroma et aux éons, des expressions insolites, des pensées obscures et vagues, un style lâche, embarrassé, mystique, chargé de répétitions et de mots superflus. Nous ne dirons pas que toutes ces particularités sont imaginaires; mais nous croyons que, si on ne les exagère pas, on pourra les expliquer aisément, soit par la date de l’Épître, soit par la nature du sujet, soit par la rapidité de la composition.

1° Cette Épître fut écrite durant la première captivité de l'Apôtre, peu de temps avant sa mise en liberté. Tychique qui se rendait à Colosses en même temps qu'Onésime l'emporta avec elle aux Colossiens. Il est naturel de penser qu'elles ont été écrites le même jour ou à peu d'intervalle l'une de l'autre, dans le même dessein, sous la même impression et avec les mêmes idées. Loin donc de rendre leur authenticité douteuse, la conformité qu'on remarque entre elles est de nature à la confirmer. Si, comme on l'avance, l’Épître aux Éphésiens paraphrase celle aux Colossiens, qu'on dise que celle-ci a été écrite la première. Mais il répugne absolument d'admettre qu'un faussaire, voulant attribuer à S. Paul une Épître de sa composition et la faire recevoir à Éphèse comme de l'Apôtre, l'ait ainsi semée de passages empruntés à une Épître bien connue que S. Paul avait écrite peu auparavant à une église voisine. Un faussaire s'efforce d'imiter, mais il n'a garde de copier ; il évite les coïncidences qui le feraient accuser de plagiat. Quel intérêt aurait-on d'ailleurs à supposer un écrit pour attribuer à un homme ce que cet homme a déjà dit, et dans les mêmes termes? La date de l’Épître explique donc ses rapports avec l’Épître aux Colossiens.

— Elle explique également son caractère doctrinal, ses allusions au langage gnostique ou les emprunts que ces hérétiques ont faits à son vocabulaire. Retenu depuis deux ans à Rome, loin des églises qu'il a évangélisées, l'Apôtre devait avoir un peu perdu de vue les combats qu'il avait eus d'abord à soutenir, les oppositions des faux frères, leur engoûment pour la loi de Moïse, leurs rivalités, leurs artifices. Aussi n'en est-il pas question dans cette lettre. Ce qui le préoccupe, ce sont les périls dont l'hérésie menace l'Église; ce sont les doctrines erronées et perverses qui commencent actuellement a envahir I'Asie-Mineure ; ce sont les Antechrists qui se soulèvent de tous côtés et qui s'efforcent de détruire ce qu'il a fait pour la gloire de l'Homme-Dieu.

De là, l'ardeur qu'il éprouve et les efforts qu'il tente pour faire comprendre et apprécier de plus en plus le mystère du Christ.

De là, cette révélation plus complète de ses grandeurs et de ses desseins.

De là, cette insistance à proclamer que Jésus-Christ est le Créateur et le chef suprême des hiérarchies du ciel, aussi bien que des membres de l'Eglise; qu'il est l'unique médiateur de Dieu et des hommes, qu'en lui tout se rapproche, tout s'unit, tout se purifie, tout se perfection et s'achève; qu'il possède tous les trésors de la science et tous les dons du ciel, que toute doctrine différente de la sienne est frivole ou erronée, que pour empêcher ses disciples d'être emportés au souffle des doctrines humaines, il a confié à un corps enseignant le dépôt de la foi, avec la charge d'éclairer les fidèles et de communiquer à tous les grâces du salut.

Quand une vérité est contredite, altérée, amoindrie, n'est-ce pas pour l'Apôtre le moment de la proclamer, de la défendre, d'en faire sentir l'importance, l'excellence, la certitude?

2° Ce n'est pas dans la partie morale, c'est dans la partie dogmatique seulement qu'on peut trouver le langage de l'Apôtre moins net et moins précis que dans l’Épître aux Corinthiens. Mais est-il étonnant qu'en matière de dogme, sur les questions si élevées et si neuves que soulevaient les Gnostiques, S. Paul ait eu moins de facilité à rendre ses idées, qu'il n'ait pas échappé tout à fait à l'embarras et au vague des auteurs mystiques, qu'il ait senti, comme tant de Saints, la difficulté d'exprimer dans le langage des hommes les lumières dont l'Esprit de Dieu éclairait son âme? A la sublimité et à la nouveauté des idées, joignez la rapidité de la composition. L'Apôtre n'avait pas pour écrire ses Lettres le loisir qu'ont les académiciens pour composer leurs livres. En bien des cas, il était forcé de s'en tenir au premier jet, et de songer moins au mérite de sa composition qu'aux besoins de ceux qu'il voulait instruire. D'ailleurs, dans ces passages mêmes que les littérateurs ordinaires jugent obscurs, les hommes habitués à méditer l'Ecriture et qui participent aux grâces comme aux vertus de l'Apôtre, ne trouvent-ils pas souvent des lumières aussi abondantes que sublimes? Et si négligé qu'on le trouve, qui oserait dire que l'auteur sacré n'est pas incomparablement plus net, plus précis, que les rêveurs gnostiques qu'il réfute?

Concluons que l’Épître aux Éphésiens n'a rien qui ne soit digne de S. Paul, conforme à son caractère, et qu'on ne voit pas de raison pour récuser le témoignage que l'Eglise rend de son origine apostolique. (L. BACUEZ).

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Message  Louis le Sam 14 Oct 2017, 6:32 am

ÉPÎTRE DE SAINT PAUL

AUX PHILIPPIENS

Qu’est-ce qui a donné lieu à S. Paul d’écrire cette Epître ?

Philippes est la première ville d'Europe où S. Paul ait prêché la foi. C'était une place de moyenne importance, mais à laquelle le père d'Alexandre avait donné son nom et qu'Auguste éleva au rang de colonie romaine après la victoire qu'il avait remportée sous ses murs. L'Apôtre s'y rendit en venant de Troade, au début de sa seconde mission, l'an 57. Il s'y arrêta pour célébrer la Pâque, dans son dernier voyage à Jérusalem, en 58. A l'exemple de Lydie, qui se montra si généreux à son égard dès le moment de sa conversion, les fidèles de cette Eglise lui témoignèrent leur reconnaissance en lui envoyant des secours, d'abord à Thessalonique et à Corinthe, puis à Rome, dans sa première captivité. C'est de cette dernière ville, et par l'intermédiaire d'Epaphrodite, leur évêque, qui lui avait apporté leur offrande, que S. Paul leur adresse cette Lettre.

On n'y trouve ni exposition doctrinale proprement dite, ni discussion polémique, ni enchaînement d'idées bien marquées. C'est une simple Lettre, assez courte, une effusion de cœur, une communication spontanée et toute paternelle, pleine de détails intimes, d'encouragements, de bons conseils, d'exhortations et d'actions de grâces. En la lisant, on sent quelle est la tendresse de S. Paul pour ses enfants en Jésus-Christ, et combien leur foi, leurs vertus, leurs progrès dans la sainteté lui sont chers. Quand il parle de leur affection pour lui, son âme déborde de consolation et de tendresse. Il espère recouvrer bientôt sa liberté; mais en attendant, il n'a pas lieu de se plaindre de son état : Dieu fait servir au progrès de l'Evangile sa captivité même. Quoiqu'il n'ait pas pris en commençant son titre d'Apôtre, il ne néglige pas de profiter de cette occasion pour affermir ses disciples dans la foi en Notre Seigneur et les animer à la ferveur, et l'on peut remarquer que ses exhortations ne sont mêlées d'aucun reproche. L'Eglise de Philippes est sa joie et sa couronne. Il ne paraît pas que la zizanie s'y mêlât au bon grain. L'Epître a bien quelques mots à l'adresse des judaïsants, mais rien ne prouve leur présence à Philippes. Aussi voyons-nous dans les Actes que les Juifs y étaient peu nombreux. Ils n'y avaient pas même de synagogues, et l'Evangile ne dut pas faire beaucoup de conquêtes dans leurs rangs.

On n'a jamais contesté l'authenticité de cette Epître. Elle est nommée dans le Canon de Muratori et citée par les Pères les plus anciens, S. Irénée, Clément d'Alexandrie, Tertullien, etc. S. Polycarpe en fait une mention expresse dans sa Lettre à l'Eglise de Philippes. Elle offre au lecteur moins de difficultés que de sujets d'édification. On la divise en deux sections : 1º Félicitations et actions de grâces, 1; 2º Avis et exhortations, II-IV. (L. BACUEZ.)

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Re: Introduction au Nouveau Testament

Message  Louis le Dim 15 Oct 2017, 6:45 am

ÉPÎTRE DE SAINT PAUL

AUX COLOSSIENS

Qu’est-ce qui a donné lieu à cet Épître ? Quel es est l’objet, le but et la valeur ?

Colosses était une ville de Phrygie, peu éloignée de Laodicée, d'Ephèse et d'Hiérapolis. La foi chrétienne parait y avoir été prêchée, non par S. Paul lui-même, qui ne se donne nulle part pour l'Apôtre des Colossiens, mais par un de  ses disciples, Epaphras, qui en devint probablement évêque après la mort d'Archippe. Aussi cette Lettre contient-elle peu de détails personnels.

Ce qu'on y remarque surtout, ce sont les rapports nombreux qu'elle présente avec l’Épître aux Éphésiens. On n'y trouve pas seulement la même doctrine, ce qui serait peu surprenant, mais une série d'idées parallèles, et un grand nombre de pensées et d'expressions identiques.                                                                

Cette conformité s'explique par cette considération, qu'ayant été envoyées dans la même occasion, ces deux Épîtres auront été écrites à la même date, sous la même impression, dans le même dessein, pour remédier aux mêmes désordres ou prévenir le même péril.  A Colosses comme à Éphèse, le danger qui menaçait l'Église avait pour cause les prédications et les manœuvres  de  docteurs  soi-disant chrétiens, mais avant tout judaïsants et déjà quelque peu gnostiques.

Sans égaler peut-être la loi à la foi, comme ceux que l'Apôtre avait combattus en Galatie, ils recommandaient les pratiques légales, les fêtes juives, l'abstinence de la chair et du vin. En même temps, ils tâchaient de rabaisser l'idée que  S. Paul avait donnée du Sauveur. Ils usaient d'artifices pour réduire son rôle dans l'Eglise et dans le monde; ils disaient que le Fils de Dieu est trop grand pour s'être fait lui-même notre médiateur, que c'est par les anges que notre salut doit s'opérer et que nous devons offrir à Dieu nos hommages. Sur la nature, le nombre, les fonctions des anges, ils avaient une théorie très étendue, très détaillée ; ils se plaisaient à en dire les noms, les variétés, les occupations. Ils parlaient souvent du culte qu'on leur devait.

L'Apôtre répudie sans équivoque l'enseignement de ces faux docteurs, et oppose à leurs fantaisies superstitieuses la vraie doctrine chrétienne. Il insiste avec une rare élévation de pensée et une grande ardeur de sentiments sur les principaux dogmes, la divinité du Sauveur, l'universalité de la Rédemption, la nécessité du christianisme pour arriver au salut. Sa Lettre devait être communiquée à l'Eglise de Laodicée, après avoir été lue à Colosses.

Cette Épître a été citée, aussi bien que celle aux Éphésiens, comme un document apostolique, par les Pères les plus anciens, S. Justin, S. Théophile d'Antioche, S. Irénée, Tertullien contre Marcion et Marcion lui-même. Les noms d'Onésime, d'Archippe et d'Aristarque la relient à l'Épître à Philémon, qui devient garante de son authenticité. D'ailleurs l'Apôtre s'y révèle par l'élévation de ses vues, la ferveur de sa foi et l'inégalité de son style. Aussi les doutes récemment émis à cet égard n'ont-ils pas trouvé d'écho.

Outre l'exorde, I, 1-12, et la conclusion, IV, 7-18, on y distingue deux parties : l'une dogmatique, I, 11-II; l'autre morale, III-IV, 6. (L. BACUEZ.)

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Re: Introduction au Nouveau Testament

Message  Louis le Lun 16 Oct 2017, 6:57 am

ÉPÎTRE DE SAINT PAUL

AUX THESSALONICIENS

Qu’est-ce qui a donné lieu à S. Paul d’écrire aux Thessaloniciens ?

Thessalonique était devenue la capitale de la Macédoine et le port le plus commerçant de la Méditerranée : elle avait dans l'Empire la qualité de ville libre. S. Paul s'y rendit, dans sa seconde mission, à sa sortie de Philippes. Il y trouva une synagogue, où il prêcha durant trois semaines et jeta les fondements d'une petite chrétienté. Mais bientôt, chassé par les intrigues des Juifs, il se retira à Bérée, puis à Athènes, et de là à Corinthe. C'est de cette dernière ville qu'il adressa à l'Eglise naissante de Thessalonique, vers l'an 52, à peu d'intervalle l'une de l'autre, deux Épîtres, les premières que nous ayons de lui. Elles sont d'une authenticité incontestable et toujours reconnue, très simples et très claires, sauf deux difficultés d'exégèse qu'on ne peut attribuer à un autre qu'à l'Apôtre. La première de ces Épîtres ne contient guère que des encouragements, I, un tableau de sa conduite et de ses dispositions, II, IIIavec quelques instructions morales, IV-VI. L'autre, plus courte encore, a pour objet de suppléer à la visite que S. Paul voulait d'abord faire aux Thessaloniciens et de rectifier cette idée, dont plusieurs étaient préoccupés, que la fin du monde était proche. (L. BACUEZ.)

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Re: Introduction au Nouveau Testament

Message  Louis le Mar 17 Oct 2017, 7:20 am

LES

ÉPÎTRES PASTORALES

Notion. — Date.


Qu’entend-t-on par Épîtres pastorales ?

On désigne sous ce titre trois Épîtres de S. Paul à ses disciples de prédilection. Deux sont adressées à Timothée et une à Tite. On les nomme pastorales, parce qu'elles traitent de sujets relatifs au saint ministère, en particulier du choix, des devoirs et des vertus des pasteurs.

Timothée avait suivi S. Paul dans une grande partie de ses voyages, et reçu de lui diverses missions, en Macédoine, en Grèce, à Philippe, à Thessalonique, à Corinthe. Il lui était aussi attaché qu'un fils peut l'être à son père; néanmoins, l'Apôtre l'avait placé à la tête de l'Eglise d'Ephèse, pour se conformer à une révélation du ciel. Quant à Tite, il l'avait aussi élevé à l'épiscopat, après plusieurs missions,  et l'avait chargé spécialement d'achever son œuvre dans l'île de Crète, en y organisant le ministère ecclésiastique.

La date de la seconde Épître…

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Re: Introduction au Nouveau Testament

Message  Louis le Mer 18 Oct 2017, 6:23 am

LES
ÉPÎTRES PASTORALES

Notion. — Date.

(SUITE)

Quelle est la date de ces Epîtres ?

La date de la seconde Épître à Timothée ne paraît pas douteuse. On la rapporte aux derniers temps de la vie de l'Apôtre. L’Épître elle-même nous apprend qu'il est à Rome, prisonnier pour la foi, qu'il a passé récemment à Troas, à Milet et à Corinthe, qu'il  n'a plus à ses côtés qu'un seul disciple, S. Luc, et qu'il s'attend à une  mort prochaine.

Pour les deux autres Épîtres, il ne paraît pas possible d'en fixer la  date d'une manière précise. Néanmoins on a lieu de croire qu'elles sont à peu près de la même époque et quelles ont été écrites peu de temps avant la dernière captivité de l'Apôtre. Ce qui le fait penser, c'est l'analogie frappante et toute exceptionnelle qu'elles ont avec la seconde à Timothée, pour le fond comme pour la forme. Non seulement l'auteur y traite des mêmes sujets, mais il est placé au même point de vue, il a les mêmes préoccupations, il voit l'Eglise dans le même état. Mêmes périls pour la foi ; même goût des nouveautés dans les fidèles ; mêmes défauts dans la prédication ; les avis et les recommandations sont presque identiques. C'est aussi le même style, plus pur, plus coulant et moins chargé d'hébraïsmes qu'à l'ordinaire : ce sont les mêmes locutions et souvent les mêmes termes, qu'on lit dans chacune de ces Epîtres, et qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Aucune d'elles ne ressemble à un traité dogmatique ou polémique. Ce sont des Lettres proprement dites, des communications affectueuses, des instructions toutes pratiques, telles que l'âge de l'Apôtre, sa dignité et ses relations avec ses disciples le mettaient en position de leur en adresser. Convaincu qu'ils ne demandent qu'à connaître ses sentiments pour entrer dans ses vues, il leur écrit au courant de la plume, sans se préoccuper d'ordre ni de méthode. Les préceptes, les exhortations, les maximes, les pressentiments, les détails intimes arrivent pêle-mêle et se pressent sur le papier comme dans son esprit. Aussi serait-il difficile d'en faire un résumé ou une analyse proprement dite.

Ajoutons que diverses indications, fournies par ces Lettres mêmes, ne permettent guère de leur fixer une place dans la partie de la vie de S. Paul que les Actes nous retracent. Ainsi, dans la première à Timothée, on voit que, lorsqu'il l'écrivit, l'Apôtre venait de quitter Ephèse pour se rendre en Macédoine, qu'il avait laissé à son disciple le soin de cette Eglise et qu'il espérait l'y rejoindre bientôt. Or, ceci n'a pu avoir lieu au moment où les Actes nous montrent S. Paul quittant Ephèse pour passer en Europe ; car alors Timothée le devançait en Macédoine et l'Apôtre n'avait pas l'intention de revenir à Ephèse. A ce moment d'ailleurs, S. Paul ne fait encore que prédire l'apparition des faux Docteurs dont il expose et combat les principes dans les deux Lettres à Timothée.

De même quand il écrit à Tite : il vient de passer dans l'île de Crète, où il l'a laissé. Il ne saurait être ici question de son passage en Crète avec le vaisseau qui l'emmenait captif à Rome : comment eût-il pu dire qu'il se proposait de passer l'hiver à Nicopolis? On ne voit donc pas où placer cette Epître, sinon dans l'intervalle de ses deux captivités, intervalle dont nous ignorons le détail, mais qui n'a pas été imaginé pour soutenir l'authenticité de ces écrits et durant lequel nous sommes fondés à croire qu'il parcourut de nouveau l'Orient, après avoir évangélisé l'Espagne.

Quelques auteurs objectent le jeune âge de Timothée, à l'époque où fut écrite la première Épître, S. Paul lui recommandant de faire respecter sa jeunesse. Mais il faut tenir compte de l'âge avancé de l'Apôtre, qui se qualifie de vieillard et qui avait au moins une soixantaine d'années, de l'habitude où il était de parler à Timothée comme à son disciple, et de la pratique commune au premier siècle de n'appliquer aux fonctions pastorales que les hommes qui touchaient à la vieillesse. (L. BACUEZ.)

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Re: Introduction au Nouveau Testament

Message  Louis le Jeu 19 Oct 2017, 6:29 am

PREMIÈRE ÉPÎTRE

DE SAINT PAUL

A TIMOTHÉE

Que se propose l’Apôtre dans cette Epître ?

Dans celle Epitre, le dessein de S. Paul est d'avertir l'évêque d'Ephèse des principaux devoirs attachés à sa charge, et de l'animer à les bien remplir, III, 15. Dans ce but, il indique brièvement à Timothée les obligations les plus graves de l'épiscopat. Il lui dit :

— 1° Comment il doit instruire son peuple et combattre les mauvaises doctrines, I, 1-20.

— 2° Avec quel soin il doit s'acquitter de la prière publique et des exercices du culte divin, II, 1-15

— 3° Comment il doit choisir ses coopérateurs, III, 1-16

—  4° Quel zèle il doit avoir pour se sanctifier lui-même, IV, et pour maintenir la discipline dans son église, V et VI.

A ces instructions, qui conviennent à tous les pasteurs, se mêlent des exhortations et des avis personnels, avec certains détails sur la vie de l'Apôtre. (L. BACUEZ.)

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Re: Introduction au Nouveau Testament

Message  Louis le Ven 20 Oct 2017, 6:49 am

DEUXIÈME ÉPÎTRE

DE SAINT PAUL

À TIMOTHÉE

Quel est le caractère de cette Épître ?

La seconde Épître à Timothée est plus personnelle et plus intime encore que la première. C'est comme le testament de l'Apôtre, sa dernière communication avec son disciple. Aux avis et aux exhortations, il mêle des prophéties sur l'avenir de l'Eglise, et quelques détails relatifs à sa personne. La disposition des chapitres répond assez bien à celle des idées : — 1° S. Paul exhorte Timothée à mettre en pratique la grâce du sacerdoce. — 2° Il dit de quelle manière il convient d'instruire les fidèles. — 3° Il signale à son disciple les hérésies qu'on aura bientôt à combattre. — 4° Enfin il conclut ses exhortations et ses avis. La tendresse et l'émotion que respire cet écrit rappellent le discours de la dernière Cène, et font sentir la prévision que l'Apôtre a de sa mort prochaine, IV, 6-8. (L. BACUEZ.)

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Message  Louis Hier à 7:32 am

ÉPÎTRE

DE SAINT PAUL

À TITE

Quelles sont les observations que suggère cette Épître ?

Tite avait été placé par S. Paul à la tête de l'Eglise de Crète. L'Epître qui lui est adressée rappelle la première à Timothée, non seulement par sa forme et son style, simple, naturel, plein d'onction, mais encore par les idées qu'elle exprime et par les termes dans lesquels elle est conçue. — Les avis qu'elle contient se rapportent aussi à trois points : le choix des ministres, la défense de la foi, l'instruction des fidèles. — Les doctrines qu'elle réprouve sont celles des judaïsants. Mais le péril paraît moins grand en Crète qu'à Ephèse. (L. BACUEZ.)

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Re: Introduction au Nouveau Testament

Message  Louis Aujourd'hui à 6:57 am

ÉPÎTRE DE SAINT PAUL

À PHILÉMON

Quel est l’objet de cette Épître ; sa date ; son caractère ?

Philémon était un homme de qualité de la ville de Colosses, que l'Apôtre, ou son disciple Epaphras, avait gagné au christianisme. Un de ses esclaves, Onésime, ayant pris la fuite, la Providence le conduisit à Rome ; et l'Apôtre, l'ayant aussi converti, ne voulut ni le garder auprès de lui sans le consentement de son maître, ni le renvoyer à Colosses, sans recommander à Philémon ce frère repentant, et lui assurer un bon accueil. En la personne de cet esclave, S. Paul plaide la cause de tous ceux qui se trouvaient dans la même condition, c'est-à-dire de l'immense majorité du genre humain.

Suivant toute apparence, l'Apôtre écrivit cette Lettre en même temps que les Epîtres aux Ephésiens et aux Colossiens. Il y fait mention, comme dans l'Epître aux Colossiens, d'Epaphras, de Timothée, d'Aristarque, de Marc, de Démas et de Luc. Peut-être est-ce par intérêt pour Onésime qu'il fait aux Colossiens de si vives recommandations en faveur des esclaves.

L'Epître à Philémon est la plus courte de toutes celles de l'Apôtre. Après une salutation où il remplace son titre d'apôtre par celui de captif de Jésus-Christ, vient comme exorde et sous forme d'actions de grâce, l'éloge de Philémon, 4-7. Ensuite il énonce son sujet, sans réticence, mais en s'appuyant sur des raisons qui doivent lui faire espérer un heureux succès, 8-16. Il finit en se substituant à Onésime, comme le Sauveur s'est substitué aux pécheurs, et en priant Philémon de l'agréer pour son débiteur. Tout cela est dit avec l'onction, la dignité, la simplicité qui caractérisent le chrétien et qu'inspire la charité du Sauveur. Rien de plus affectueux, de plus touchant, de plus propre à faire impression sur un fidèle. Rien aussi de plus insinuant. « Peu de pages, dit M. Renan, ont un accent de sincérité aussi prononcé. Paul seul, autant qu'il semble, a pu écrire ce petit chef-d'œuvre. » Nous ajouterons avec S. Jérôme : Un billet d'un Apôtre pouvait seul avoir cette fortune d'être conservé, admiré, pris pour règle de conduite par toute la terre jusqu'à la fin des temps. (L. BACUEZ.)

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