Pasteur Légitimes et Succession Formelle

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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  ROBERT. le Jeu 20 Juil 2017, 10:07 am

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Merci de vos dernières explications et suggestions, chouan. Wink


Dernière édition par ROBERT. le Jeu 20 Juil 2017, 1:23 pm, édité 1 fois (Raison : mise en forme.)
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ROBERT.

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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Jeu 20 Juil 2017, 12:56 pm

La juridiction plénière aux mains du Pape descend immédiatement du Jésus-Christ.Du pape,elle se répand sur les pasteurs subalternes,c'est-à-dire sur les évêques,comme un fleuve dérive de sa source.Ce fait encore est de droit divin,puisqu'il procède de l'institution de Jésus-Christ.Celui-ci,en effet,a voulu que sont Église fût gouvernée par des Évêques,quoique sous la dépendance d'un seul d'entre eux,puisque le souverain pontificat ne constitue pas un ordre différent de l'épiscopat,mais uniquement le suprême degré de la juridiction.

LE DROIT PUBLIC DE L’ÉGLISE.Traité du R.P Matteo LIBERATORE.De la Compagnie de Jésus.
Traduit de l’italien,avec l’autorisation spéciale de l’auteur,Par le R.P AUG.ONCLAIR. (1888)
RETAUX-BRAY,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.Chapitre.II.Des pouvoirs de l’Église,§ V.La juridiction de l’Église est organisée hiérarchiquement.p.97,a écrit :


Dans cette organisation,un seul point est de droit divin,parce qu’il a été établi par Jésus-Christ lui-même:c’est que l’Église doit être gouvernée par les évêques,et que ceux-ci doivent être tous sous la dépendance du successeur de saint Pierre,investi de la plénitude de l’autorité juridictionnelle sur toute les Églises.

Arrow

THEOLOGIE DOGMATIQUE OU EXPOSITION DES PREUVES ET DES DOGMES DE LA RELIGION CATHOLIQUE.PAR S. E.LE CARDINAL GOUSSET,ARCHEVEQUE DE REIMS, ETC.
TOME PREMIER,CONTENANT L'EXPOSITION DES PREUVES DE LA RELIGION CATHOLIQUE.p.716,a écrit:    


CHAPITRE V. L'institution des évêques appartient originairement au Pape.  

1177. La puissance spirituelle du pape et des évêques vient de Jésus-Christ; c'est l'Esprit-Saint qui a établi les évêques pour gouverner l'Église de Dieu. Mais , pour prendre part au gouvernement de l'Église , il ne suffit pas d'avoir reçu le caractère épiscopal ; outre le pouvoir d'ordre qui est inhérent à l'ordination, il faut une juridiction canonique, tant pour le for extérieur que pour le for intérieur. Cette juridiction est indispensablement nécessaire, sous peine de nullité, pour l'administration du sacrement de pénitence, ainsi que pour tous les actes du gouvernement spirituel. Quiconque s'ingère dans le ministère sacré sans y être appelé par la puissance ecclésiastique, ou sans avoir une institution canonique, ne peut être le ministre de la parole et des sacrements (l).

1181. Tel est l'enseignement des Pères, des conciles et des souverains pontifes. Tertullien, qui était si près de la tradition Apostolique, nous apprend que le Seigneur a donné les clefs à Pierre,et, par Pierre, à l'Église : Mémento claves Petro, et, permm,Ecclesiœ reliquisse (2); à l'Église, c'est-à-dire aux évêques,comme l'enseigne saint Grégoire de Nysse; per Petrum episcopn dédit Chrislus claves cœlestium honorum (3) ; ce qui s'accorde parfaitement avec ce que dit Saint Optat : « Le bienheureux Pierre a reçu seul les clefs du royaume des cieux, pour les communiquer aux autres : claves regni çœlorum communicandas cœteris soins accepit (4).


Les simples prêtres et à plus forte raison le clergé inférieur n’exercent pas de juridiction,si ce n’est par délégation du Pape ou de leur évêque.Le sujet propre et natif de la juridiction ecclésiastique est donc l’épiscopat ayant à sa tête le souverain pontife.Ainsi,il faut un fondement divin et infaillible ,une autorité qui vienne de Jésus-Christ,cette autorité réside en Pierre, et dans les éveques avec Pierre, parce qu'eux seuls l'ont reçue du Sauveur, et, en conséquence, sans les évêques, sans leur autorisation, les prêtres ne peuvent absolument rien faire de tout ce qui regarde le régime et les fonctions de l'Église.Ce qu'on dit de l'Église universelle, il faut le dire du gouvernement particulier de chaque diocèse.


Voici des erreurs qui s'éloignent de la vraie constitution de l'Eglise: Arrow

LES PRINCIPES DU DROIT PUBLIC DE L’ÉGLISE.Par R.P Camille TARQUINI,Cardinal-prêtre.Traduit sur la 12ème Édition Latine.Par R.P Aug. ONCLAIRE. (1891)
VICTOR RETAUX ET FILS,SUCCESSEUR.Livre Second.Chapitre II.Des principaux systèmes qui s’éloignent plus ou moins de la véritable constitution de l’Église.p.136,a écrit:


I. A la suite de Marsile,il attribue le pouvoir suprême dans l’Église à l’assemblée des fidèles.C’est à elle que les clés du royaume des Cieux ont été plus immédiatement et plus essentiellement confiées par Jésus-Christ.Par conséquent,aucune loi ecclésiastique n’existe avant d’avoir été confirmée par le peuple,c’est-à-dire,par l’assemblée des fidèles.

II.Le pouvoir ministériel,d’après lui,appartient à tout l’ordre hiérarchique,c’est-à-dire au Pontife Romain,aux Évêques ,qu’il regarde comme tenant la place des apôtres et aux prêtres,qu’il dit être les successeurs des disciples.Ce pouvoir leur a été conféré immédiatement par Jésus-Christ.Quoique à un degré différent.De cette façon,il fait dériver la juridiction des Évêques,des prêtres et des curés en particulier,non pas du Souverain Pontife ou de l’ordinaire,mais immédiatement de Jésus-Christ.

 

affraid

Car la Sainte Eglise Catholique est une société monarchique parfaite d'institution divine... Arrow

CATÉCHISME CATHOLIQUE D’APRÈS St THOMAS D’AQUIN,Disposé suivant le plan du CATÉCHISME DU CONCILE DE TRENTE.
A l’Usage des Catéchismes,des institutions religieuses et des fidèles avec un choix de nombreux traits historiques.Par M.L’ABBÉ V. BULTEAU,Aumônier d’un Établissement Public.
Ouvrage approuvé par Mgr l’Archevêque de Tours,Mgr l’Archevêque d'Avignon et Mgr l’Évêque d'Orléans,M.l’Abbé Er. Bourret,professeur à la Sorbonne.
NOUVELLE LIBRAIRIE CATHOLIQUE.VICTOR SARLIT,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.1866.t.II.Chapitre.XX.§ II.La véritable Église de Jésus-Christ est l’Église Romaine.III.D’institution divine.pp.319-320,a écrit:

Que le gouvernement de l’Église est monarchique d’institution divine.Gerson,lui-même;malgré des préjugés qui rendent ses paroles plus remarquable,avoue que: Jésus-Christ a fondé son Église sur un seul monarque ecclésiastique suprême,le Pontife romain,en qui seul réside la puissance ecclésiastique dans sa plénitude.Ainsi,l’Église est une monarchie,et le Pape en est l’unique souverain,étant seul investi de la plénitude de la puissance;et c’est aussi la doctrine d’Almain,qu’on n’accusera pas plus que Gerson d’avoir voulu flatter Rome.Il avoue que Jésus-Christ a établi dans son Église un police royale et monarchique,de se sorte qu’en vertu de ce pouvoir monarchique,le Pape seul possède une autorité primitive qui lui soumet tous les autres,sans qu’il soit soumis à aucun.La puissance universelle de faire des canons obligatoires pour tout l’univers a été donnée à un seul,savoir,à Pierre et à ses successeurs,et elle n’a été donnée à nul autre.Un seul est investi de la puissance suprême,et l’Église n’est Une que par l’unité du chef;elle forme un corps mystique dont le Pape est le chef.Le pouvoir du Pape,dans les choses spirituelles,est un pouvoir souverain,et ce genre de gouvernement ne peut être changé;c’est-à-dire,observe Fénelon,qu’on ne peut en faire un gouvernement aristocratique ou démocratique.
 

Arrow

THÉOLOGIE DU CATÉCHISTE,DOCTRINE ET VIE CHRÉTIENNE.Par M. L'ABBÉ LECLERCQ PRÊTRE DE SAINT-SULPICE, DIRECTEUR AU GRAND SÉMINAIRE D'ORLÉANS.
APPROBATIONS,Mgr j-Louis, évêque de Rodez 1865.Mgr Jacques-Antoine, évêque d'Amiens 1865.LIBRAIRIE SAINT-JOSEPH TOLRA ET HATON, LIBRAIRES-ÉDITEURS.t.I.Première Partie.Chapitre XII.De L’Église.p.179,a écrit :

9. Quel est celui que Jésus-Christ choisit pour être le chef des Apôtres ? C'est saint Pierre qui fut choisi pour être le chef des Apôtres.

Ce n'est pas une république que Jésus-Christ a fondée, mais une monarchie sacrée. Les douze Apôtres en sont le sénat auguste, mais il y a un chef parmi eux, un principe visible d'unité. L'Église est appelée un royaume, il y faut un roi ; elle est appelée un corps, il y faut une tête; un bercail, un temple, une maison, il y faut un père, un pontife, un pasteur suprême.  


Dernière édition par Martial le Dim 17 Sep 2017, 5:59 pm, édité 10 fois
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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Ven 21 Juil 2017, 7:52 am

LES PRINCIPES DU DROIT PUBLIC DE L’ÉGLISE.Par R.P Camille TARQUINI,Cardinal-prêtre.Traduit sur la 12ème Édition Latine.Par R.P Aug. ONCLAIRE. (1891)
VICTOR RETAUX ET FILS,SUCCESSEUR.Livre Premier.Chapitre I.Art.I.§ II.De la nature de l’Église et du pouvoir qu’elle possède en vertu de sa nature.p.54,a écrit:

L’Église de Jésus-Christ est une société instituée par le Christ-Dieu,dont la fin propre est de conduire à la vie éternelle,et cette fin lui est tellement propre qu’en dehors de son sein elle demeure absolument irréalisable.

Cette notion de l'Église est parmi les catholiques certaine de la certitude d'un article de foi divine.L'Église de Jésus-Christ,est de sa nature une société parfaite.Une société,qui,de sa nature,est une société suprême,et qui n'est ordonnée par rapport à une autre est de sa nature parfaite.

LES PRINCIPES DU DROIT PUBLIC DE L’ÉGLISE.Par R.P Camille TARQUINI,Cardinal-prêtre.Traduit sur la 12ème Édition Latine.Par R.P Aug. ONCLAIRE. (1891)
VICTOR RETAUX ET FILS,SUCCESSEUR.Notions générales sur le droit public de l’Église.p.2,a écrit:

2.Or,toute société pour se maintenir et atteindre sa fin doit:1) être composée de membres qui commandent et d’autres qui obéissent,et la démarcation entre ces deux catégorie doit être nettement tracé,elle doit en outre trouver en elle-même des ressources suffisantes pour se conserver,la société doit savoir les mettre en œuvre et s’en servir pour diriger chacun de ses membres,afin de leur faire atteindre le but proposé.ces notions élémentaires font voir,qu’il existe dans toute société un double système de lois,le premier qui détermine la constitution même de la société et s’appelle pour cette raison “droit public”,le second qui prend le nom de “droit privé”,parce qu’il comprend toutes les lois qui régissent les membres de la société et les conduisent à la fin que celle-ci a en vue.C’est donc à bon droit que nous affirmons l’existence dans l’Église de Jésus-Christ d’un double droit : le droit ecclésiastique public et le droit ecclésiastique privé.

3.Le droit public de l’Église est donc l’ensemble des lois qui déterminent la Constitution de l’Église.Nous appelons Constitution,toutes les lois qui règles le gouvernement d’une société,que ces lois regardent le pouvoir que possède la société pour atteindre sa fin ou les personnes en qui réside ce pouvoir.


Ainsi , l'Encyclique ( Mirari vos )  de S.S le Pape GRÉGOIRE XVI est compréhensible :
Pour les prêtres, il faut qu'ils soient soumis aux évêques et " qu'ils les honorent comme les pères de leurs âmes selon l'avis de saint Jérôme ; qu'ils n'oublient jamais qu'il leur est défendu, même par les anciens Canons, de rien faire dans le ministère qui leur a été confié, et de prendre sur eux la charge d'enseigner et de prêcher, " sans l'approbation de l'évêque, à qui le soin des fidèles a été remis et qui rendra compte de leurs âmes. " (Ex can. Ap. XXXVIII, apud Labb. tom. I, pag. 38, edit. Mansi)Qu'on tienne enfin pour une vérité certaine et incontestable, que tous ceux qui cherchent à troubler en quoi que ce soit cet ordre ainsi établi,  ébranlent autant qu'il est en eux la constitution de l'Église.


THÉOLOGIE DOGMATIQUE OU EXPOSITION DES PREUVES ET DES DOGMES DE LA RELIGION CATHOLIQUE.PAR S. E. LE CARDINAL GOUSSET.1857,t.I.p.562,a écrit:

Traité de l'église chapitre VIII.
Le pouvoir de juridiction n'est pas moins essentiel que le pouvoir d'ordre à l'apostolicité du ministère,et l'apostolicité du ministère n'est pas moins essentielle à l'église que l'apostolicité de la doctrine.L'écriture et la tradition nous représentent le ministère apostolique se perpétuant par la succession des évêques , comme une propriété de l'église de Dieu , et comme marque qui la distingue de toutes les société schismatiques.


Dernière édition par chouan le Mer 26 Juil 2017, 2:48 pm, édité 1 fois
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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Sam 22 Juil 2017, 5:49 pm

THEOLOGIE DOGMATIQUE OU EXPOSITION DES PREUVES ET DES DOGMES DE LA RELIGION CATHOLIQUE.PAR S. E. LE CARDINAL GOUSSET.CONTENANT L'EXPOSITION DES PREUVES DE LA RELIGION CATHOLIQUE.CHEZ JACQUES LECOFFRE ET C", LIBRAIRES.1853..t.I.p.718,a écrit :

Car il n'a été donné qu'au souverain pontife d'exercer cette juridiction sur tous les autres évêques en les appelant, en les choisissant, les déposant,les envoyant; en sorte que nul n'est choisi ni envoyé de Dieu que par ce même Pontife, comme Polus le fait voir par d'incontestables exemples. Ainsi, toutes les fois qu'on entend dire que, dans des provinces éloignées, quelqu'un a été promu à l'épiscopat par le métropolitain, il faut toujours concevoir que cela s'est fait eu vertu d'une constitution des apôtres, ou d'un décret d'un légitime concile, ou d'un privilége des pontifes romains, en sorte que l'autorité expresse ou tacite du saint-Siège y a certainement " concouru, sans quoi le chef cesserait d'être chef ; et cela s'est « vu dans tous les évêques choisis par Jésus-Christ, les apotres exceptés. Quant aux paroles de saint Paul qu'on objecte, ego nec ab homine, nec per hominem, loin de nous être contraires, elles nous fournissent plutôt une nouvelle preuve de ce que nous disons; puisque l'apôtre, en se glorifiant comme d'un privilège particulier de n'avoir été appelé par aucun homme, insinue que les autres sont appelés par l'intermédiaire d'un homme, c'est-à- dire par le souverain pontife. Ainsi la juridiction vient de Dieu; mais elle s'exerce sur une matière sujette, assignée aux autres pasteurs par le pontife romain, et qu'il peut restreindre ou ôter(l). . Ainsi, soit que les évêques tiennent leurs pouvoirs immédiatement de Jésus-Christ, soit qu'ils les reçoivent immédiate ment du pape, ils ne les reçoivent que par le pape, per Petrum; car ils ne peuvent avoir l'institution canonique que par le pape, ou s'ils l'ont par un autre, ce n'est qu'en vertu des règlements canoniques approuvés et sanctionnés par le pape, le représentait de Jésus-Christ , le père et le docteur de tous , le pasteur de bas, le prince de tous , même des évêques.

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CATÉCHISME CATHOLIQUE D’APRÈS St THOMAS D’AQUIN,Disposé suivant le plan du CATÉCHISME DU CONCILE DE TRENTE.
A l’Usage des Catéchismes,des institutions religieuses et des fidèles avec un choix de nombreux traits historiques.Par M.L’ABBÉ V. BULTEAU,Aumônier d’un Établissement Public.
Ouvrage approuvé par Mgr l’Archevêque de Tours,Mgr l’Archevêque d'Avignon et Mgr l’Évêque d'Orléans,M.l’Abbé Er. Bourret,professeur à la Sorbonne.
NOUVELLE LIBRAIRIE CATHOLIQUE.VICTOR SARLIT,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.1866.t.II.Chapitre.XX.§ III.Du Souverain Pontife et de ses privilèges dans l’Église Catholique.p.362,a écrit:


A ce triple pouvoir,inhérent au Saint-Siège Apostolique,s’unit une juridiction universelle,c’est-à-dire que l’Église tout entière,fidèles et pasteurs,sont soumis au Pape.L’ordination ou plutôt la consécration épiscopale donne sans doute à ceux qui la reçoivent un caractère particulier auquel sont essentiellement attaché certains privilèges,mais elle ne donne point la juridiction.De là,la nécessité de l’institution des évêques par la cour de Rome.Autrement,comme nous l’avons établi ailleurs dans cet ouvrage,c’est le schisme,c’est l’intrusion,c’est le rôle du loup dans la bergerie.

Bien que les peuples,soient distincts,à raison des différentes régions et des différents états,ils forment néanmoins une seule Eglise universelle et un seul peuple chrétien.Donc de meme qu'il faut que chaque peuple particulier appartenant à une Eglise particulière ait son éveque,la chrétienté tout entière doit,elle aussi,avoir un chef qui régisse l'Eglise universelle.Cet argument est fourni on le voit,par l'unité de l'Eglise.l'Eglise est une,donc il lui faut un seul chef.


EXPOSITION DES PRINCIPES DU DROIT CANONIQUE.Par S.Em.Le Card. GOUSSET.1859.Jacques Lecoffre et Cie, Librairie Éditeur.p.53 a écrit:
Saint Cyprien avait dit, avant Saint Optât,que Jésus-Christ,voulant constituer son Église,a donné a Pierre les clefs du royaume des cieux,et que c’est de là que d’écoule l’institution des évêques et la forme de l’Église.
 

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LES PRINCIPES DU DROIT PUBLIC DE L’ÉGLISE.Par R.P Camille TARQUINI,Cardinal-prêtre.Traduit sur la 12ème Édition Latine.Par R.P Aug. ONCLAIRE. (1891)
VICTOR RETAUX ET FILS,SUCCESSEUR.Livre II.Chapitre II.Des principaux systèmes qui s’éloignent plus ou moins de la véritable constitution de l’Église.§ II.Réfutation des principes sur lesquels ils reposent.pp.158-159,a écrit:


2° Il faut remarquer encore:que le droit d’élire les magistrats,à moins que la constitution de la société n’en dispose autrement,est,de sa nature,un droit réservé au pouvoir souverain.car nul ne peut obliger le peuple à obéir à quelqu’un,si ce n’est celui auquel le peuple lui-même est soumis.Il suit de là:que l’élection des Évêques,à moins qu’il ne soit démontré que Jésus-Christ en a ordonné différemment,appartient au souverain Pontife,ce qui n’empêche pourtant pas que le droit d’élire les Évêques n’ait pu être déféré à d’autre,soit par une loi émanée du Pape,soit en vertu de son approbation ou de son consentement.Car ce qui se fait en vertu d’une loi ou du consentement de quelqu’un émane évidement de l’autorité de celui-ci.  

Or,que faut-il de plus,pour que le gouvernement de l'Eglise soit appelé et soit,en réalité,monarchique,en d'autre termes,le gouvernement d'un seul ?.Ce qui appartient à l'essence de l'Eglise ne peut avoir sa source que dans l'institution de Jésus-Christ.Or,telle est la forme de son gouvernement.L'organisation des pouvoirs est un élément essentiel de toute société.L'Eglise donc,si elle avait modifié la forme de son gouvernement,ne serait plus l'Eglise instituée par Jésus-Christ.A noter que la monarchie de l'Eglise est bien différente de celle des Etats politiques.Dans l'Eglise,le monarque est tel par délégation.Le monarque,le roi de ce royaume de l'Eglise est à proprement parler Jésus-Christ.

Mgr Louis PRUNEL, Vice-Directeur de L’Université CATHOLIQUE de PARIS.COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION.
Préface de Som Em. Le Cardinal BAUDRILLART , Ouvrage honoré d’une lettre de Son Em. le Cardinal GASPARRI 1920,Secrétaire d’Etat de S.S. Pie XI.Lettre de Mgr NEVEUX,évêque d’Arsinoé 1917,Mgr HALLE,évêque de Pergame,auxiliaire de Montpelier 1917, Mgr LANDRIEUX,évêque de DIJON 1916,Mgr GUILLIET,évêque de Limoge 1917,Mgr PECHENARD, évêque de Soissons 1918, Mgr LECOEUR,évêque de Saint-Flour 1916,Mgr DECHELETTE,évêque d’Evreux 1918,Mgr CHESNELONG ,Archev.de Sens 1916, Mgr GAUTHEY,Archev,de Besançon 1917,S.Em. le Cardinal Luçon,Archv,de Reims 1916,S.Em. le Cardinal AMETTE,Archv, de Paris 1917,S.Em.le Cardinal DUBOIS,Archv,de Rouan 1917.
(Imprimature,20 octobris 1916)-(Nihil obstat,15 octobris 1916 ),Ouvrage couronné par l’Académie française.


COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION. t.II. L’Église .p.253,254, institution des Évêques. a écrit:    

L’élection,c’est-à-dire le choix du sujet,appartient au Souverain Pontife,pasteur de l’Église universelle,Jésus élit ses apôtres,en les choisissant lui-même,tandis qu’ils jetaient leurs filets sur les bords du lac de Tibériade.(Suivez-moi,leur dit-il,je vous ferai pêcheurs d’hommes).Les Apôtres élurent Matthias à la place de Juda,Saint Paul institua Tite en Crète.Après la mort des apôtres, le pouvoir d’élire des évêques que tout les apôtres possédaient passa au successeur de Saint Pierre,car,nous l’avons vu,les prérogatives spéciales des apôtres disparurent avec eux,et le Pape seul hérita de leur pouvoir extraordinaire.Au cours des siècles,divers modes d’élection des évêques furent en vigueur,parfois la voix populaire unanime désigna certain sujets,et l’adage : vox populi,vox Dei,se vérifia,il en fut ainsi pour Saint Ambroise à Milan,en général lorsqu’une église devenait vacante,les évêques voisins et le clergé s’assemblaient et désignaient celui qu’ils jugeaient le plus digne,puis les Chapitres des églises cathédrales élurent des évêques,tout en soumettant la ratification de l’élection au Pape,ce mode d’élection est tout à fait conforme au droit canonique et existe encore dans certains pays ailleurs,par suite des concordats conclus entre le Pape et différent Etats,le chef de l’Etat eut le droit d’élection,avec la réserve que les candidats choisis devaient être agréés par le Pape,et pouvaient par suite être refusés,s’il le jugeait nécessaire.Aujourd’hui le Pape nomme directement les évêques et c’est certainement là le plus précieux avantage de la loi de Séparation.

pour maintenir l'unité de croyance parmi les fidèles,il faut l'autorité d'un seul qui soit supérieur à tous,en qualité de juge sans appel.Le concile général ne saurait parer à cette exigence.Jésus-Christ,qui en qualité de fondateur unique de cette société de l'Eglise,a pu lui donner la forme de gouvernement qu'il préferait.Mais,J-C ne devait pas rester sur la terre.En quittant celle-ci,il devait y laisser quelqu'un pour tenir sa place,le bercail du Christ ici bas est visible et un bercail visible requiert un pasteur visible.Quel est-il ? Celui,évidement,auquel il a dit,un peu avant son Ascension au ciel:Pais mes agneaux,pais mes brebis,c'est-à-dire Saint Pierre.

EXPLICATION HISTORIQUE,DOGMATIQUE,MORALE,LITURGIQUE ET CANONIQUE, DU CATÉCHISME.
PAR L'ABBÉ AMBROISE GUILLOIS.Ouvrage offert a S.S Pie IX,Honoré par elle d'un bref de remerciment et revêtu de l'Approbation de plusieurs Cardinaux, Archevêques et Évêques.
Dixième Édition.PARIS.H,VRAYET DE SURCY,ÉDITEUR, 1864.TOME PREMIER. p.409, a écrit
:

Les Évêques sont les successeurs des Apôtres,non pas en ce sens qu’ils aient hérité de tous les privilèges accordés par Jésus-Christ aux Apôtres:ils n’ont pas,comme eux,le don des langues et des miracles,ni le don de l’infaillibilité,ni le pouvoir de prêcher et de fonder des Église dans le monde entier,mais,en ce sens qu’ils sont revêtu du même caractère et qu’ils exercent la même autorité dans leurs diocèses respectifs,ils sont les chefs et les pasteurs des fidèles soumis à leur juridiction,et ils le sont de droit divin,c’est-à-dire que c’est Dieu lui-même qui a voulu qu’il y eût des évêques pour aider et seconder le pape dans le gouvernement de l’église universelle.Tel est le sens de ces paroles de Saint-Paul : le Saint-Esprit a établi les Évêques pour gouverner l’Église de Dieu.le Pape,par conséquent,n’aurait pas le pouvoir de ne s’associer que des vicaires apostoliques qui gouverneraient en son nom telles et telles parties du monde catholique,parce que,bien que l’établissement d’aucun diocèse en particulier ne soit de droit divin,l’institution des Évêques,en général,entre dans les intentions de Jésus-Christ et fait partie de la constitution de son Église.

En outre,Jésus-Christ attribue à saint Pierre la faculté absolue de lier et de délier quoi que ce soit,en d'autre termes,il lui confère le pouvoir d'obliger par des lois et de juger toute cause quelconque,ce qui entraine évidement le pouvoir législatif,judiciaire et exécutif.Saint Cyprien, les schismes n'ont surgi que parce qu'on n'a pas obéi au prêtre de Dieu.

LE DROIT PUBLIC DE L’ÉGLISE.Traité du R.P Matteo LIBERATORE.De la Compagnie de Jésus.Traduit de l’italien,avec l’autorisation spéciale de l’auteur,Par le R.P AUG.ONCLAIR. (1888)
RETAUX-BRAY,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.Chapitre.III.Art III.Du droit de l’Église de choisir ses ministres.§I.Le droit de choisir les évêques appartient au Pape.pp.214-215-216,a écrit :

La forme du Gouvernement dans l’Église est,comme nous l’avons démontré en son lieu,la monarchie pure et simple.Le pouvoir gouvernemental universel et complet s’étendant sur toute la société des fidèles est aux mains du Pape.C’est donc à lui et nul autre qu’appartient le droit de choisir et d’envoyer en divers lieux ceux qui,d’après la décision divine,doivent,sous sa dépendance,prendre part au Gouvernement de l’Église.C’est,sans contredit,au monarque qu’il appartient de choisir et d’envoyer dans les différentes province de l’État les gouverneurs ou les préfet chargés de les administrer.S’il en était autrement,c’est-à-dire si le chef de l’État n’était pas en droit d’exercer à lui seul ce pouvoir,s’il était,au contraire,obligé de s’en tenir aux suffrages d’autrui,son autorité serait par là même limité,il ne serait pas un monarque absolu,mais constitutionnel.Le Pape seul est,en vertu de l’institution de Jésus-Christ,le supérieur et le chef de quiconque entre dans l’Église,par son baptême.Lui seul est le Pasteur de tout le bercail de Jésus-Christ,c’est à lui seul que le divin Maitre a dit,en la personne de Pierre:pasce oves meas.Comment donc se pourrait-t'il faire,si ce n’est de par la volonté du Pape,qu’une portion donnée du bercail susdit soit soumise à l’obédience de tel ou tel autre pasteur déterminé ? Le chef seul de la communauté entière,qui a droit à l’obéissance de chacun des membres de celle-ci,peut faire que quelques-uns d’entre eux deviennent les sujets d’un supérieur qui auparavant n’avait sur eux aucune juridiction.Or,aucun Evêque particulier n’a,par lui-même,aucun titre pour se trouver à la tête du gouvernement de telle ou de telle partie de la communauté chrétienne.Le Pape seul,à qui cette communauté est intégralement soumise,peut en assujettir les différentes parties à des personnes qu’il choisit et qu’il destine à les gouverner.

190.- Votre raisonnement,pourra-t-on nous dire,démontre avec évidence que la juridiction sur telle ou telle autre partie de la communauté chrétienne doit être communiquée par le Pape,mais il ne prouve pas que la personne à laquelle cette juridiction sera communiquée doit être pareillement désignée par le Pape.La désignation ou l’élection de la personne pourrait se faire par d’autre,le Pape de son coté,pourrait ensuite confirmer l’élection et communiquer à l’élu la juridiction ou le pouvoir de gouverner.

Nous le demandons,une organisation pareille serait-elle,dans la pensée de ceux qui la proposent,l’effet d’une concession ou du consentement du Pape lui-même,ou bien serait-elle indépendante de lui ? Si on la faisait indépendante de lui,elle constituerait évidement une limitation de l’autorité Pontificale,et par suite,elle devrait provenir d’un ordre de Jésus-Christ de qui seul dépend la constitution de l’Église.Or,pour notre part,nous ne trouvons aucune trace de cette combinaison dans l’Église,nous y trouvons même tout le contraire,à savoir,que Jésus-Christ a conféré à Saint Pierre,le pouvoir de gouverner l’Église,sans condition restrictive d’aucune sorte.Il s’ensuit qu’en vertu de l’institution de Jésus-Christ le Pape possède,par rapport à l’Église,toute l’autorité d’un vrai monarque,or,comme nous l’avons vu précédemment,c’est au monarque qu’appartient le droit de choisir ceux à qui il confie le gouvernement des provinces.Si l’organisation dont on parle est présentée comme ayant sa source dans une concession ou un consentement du Pape lui-même,elle serait sans contredit admissible,au cas ou le bien de l’Église conseillerait d’y avoir recours,sous les restrictions toutefois qu’il plairait au Pape d’y apporter,et par une faveur librement révocable.
 

R. Naz, Dict. de Droit Canonique.t.V.col. 570. a écrit:
C’est un dogme de foi défini par le Concile de Trente ( sess.XXXIII,can .6),que l’ordre des évêques est institué de droit divin.  

Toutefois,le Souverain Pontife peu déférer a autrui la faculté de nomination et d'institution d'éveques par une loi ecclésiastique,mais librement révocable par le détenteur de cette prérogative Divine d'institué des éveques,soit le Souverain Pontife.

Arrow

LE DROIT PUBLIC DE L’ÉGLISE.Traité du R.P Matteo LIBERATORE.De la Compagnie de Jésus.Traduit de l’italien,avec l’autorisation spéciale de l’auteur,Par le R.P AUG.ONCLAIR. (1888)
RETAUX-BRAY,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.Chapitre.III.Art III.Du droit de l’Église de choisir ses ministres.§I.Le droit de choisir les évêques appartient au Pape.p.216,a écrit :


Le Pape,par là même qu’il a le droit de choisir les Évêques,a aussi celui de fixer une forme donnée pour leur élection.Mais,cette forme,par là même qu’elle dépend de la volonté du Pape n’est pas de droit divin,elle est de droit ecclésiastique.C’est le Pape qui l’établit,attendu que:Potest quis per alium,quod potest facere per se ipsum,selon le règle soixante-huitième du droit.Mais,comme c’est le Pape qui l’a établie,le Pape peut la modifier,dans la suite,et même l’abolir selon qu’il le juge plus avantageux pour l’Église.
 

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R.P.BOULENGER.Manuel d’Apologétique,INTRODUCTION A LA DOCTRINE CATHOLIQUE.Section.II.CONSTITUTION DE L’ÉGLISE.Chapitre.II.Les Droits de l’Église.1928.pp.406-407,a écrit:

§ 2. LE POUVOIR DU GOUVERNEMENT DU PAPE.

403. 1° Objet : Le Pape ayant le pouvoir suprême de juridiction,il peut : a) faire des lois pour toute l’Église,les abroger s’il le juge bon,ou en dispenser,il peut même dispenser des lois portées par les évêques, b) instituer les évêques ou déterminer le mode de les instituer,il peut même les déposer pour des raisons graves et lorsqu’il y va du bien de l’Église,ce qui arriva en 1801,lorsque Pie VII enjoignit à tout les évêques français de démissionner, c) convoquer les conciles, d) prononcer des sentence définitives.On ne peut donc,sur le terrain de la discipline,pas plus que sur le questions de dogme et de morale,en appeler du Pape à l’Église universelle,au Concile œcuménique,ou bien du Pape que l’on prétendrait mal informé à un Pape mieux informé,comme le soutenaient autrefois les gallicans.


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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Dim 23 Juil 2017, 7:25 am

Mgr Louis-Adolphe Paquet - Droit public de l'Église (Québec, J.-A. K.-Laflamme/Compagnie de l'Évènement/Laflamme & Proulx, 1912-1916)Tome I, Principes généraux.p.92,a écrit :

Les évêques ne sont pas de simples vicaires et délégués du Pontife romain, mais que, comme lui, sous lui et avec lui, ils jouent le rôle de véritables pasteurs préposés par Jésus-Christ au gouvernement des Eglises particulières. Sans étendre leur juridiction jusqu'aux intérêts généraux de l'Eglise,lesquels relèvent directement et uniquement de l'autorité suprême.
https://archive.org/details/droitpublicdelg00paqu

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P.Auguste-Alexis GOUPIL,S.J. L’ÉGLISE,Institution,Constitution-Pouvoir.Troisième Partie. Du Pouvoir de L’Église Chapitre .I .p.104 a écrit :

Nature et étendue de pouvoir de L’Église :

Triple pouvoir de l’Église. – Le pouvoir de Juridiction est le pouvoir de gouverner les sujets,de les diriger à la fin commune de la société,par suite de les obliger à coopérer par leur actes sociaux au bien commun.Toute société a essentiellement ce pouvoir,sans lui, en effet,elle ne saurait subsister.Donc l’Église,comme société,a le pouvoir de juridiction.

Ainsi , les choses sont claires ...

Mgr Louis-Adolphe Paquet - Droit public de l'Église (Québec, J.-A. K.-Laflamme/Compagnie de l'Évènement/Laflamme & Proulx, 1912-1916)Tome II, L'organisation religieuse et le pouvoir civil.p.98,99,a écrit :

Nous ne croyons pas qu'aucun catholique sincère ait jamais contesté au Saint-Siège le droit exclusif et inaliénable d'autoriser soit par lui-même, soit par ses délégués, le sacre de nouveaux évêques. https://archive.org/details/droitpublicdelgl00paqu

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Mgr Félix Dupanloup,Évêque d’Orléans.LA SOUVERAINETÉ PONTIFICALE SELON LE DROIT CATHOLIQUE ET LE DROIT EUROPÉEN.
Lecoffre & Cie,1860.Chapitre X.L’Europe et la Papauté.p.199,a écrit:


S’il n’y avait pas dans le monde l’Église catholique,dont le Pape est le chef et le lien,s’il n’y avait plus cette Église,dépositaire et conservatrice du vrai et total christianisme,avec sa foi,sa discipline,sa hiérarchie,son culte,l’idée chrétienne elle-même,déchirée en tous sens,s’éteindrait dans le monde,évidemment les sectes dissidentes n’ont pas ce qu’il faut pour la conserver.

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P.Auguste-Alexis GOUPIL,S.J. L’ÉGLISE Institution,Constitution,Pouvoir.Chapitre II. L’UNITÉ.p.21,a écrit :

3° La Raison:La nature même des choses exige cette unité.Notre-Seigneur avait rappelé ce principe naturel:Tout royaume divisé contre soi-même périra. Écoutons Léon XIII dans son Encyclique sue l’Unité de l’Église:Il est impossible d’imaginer une société humaine véritable et parfaite qui ne soit pas régie par un pouvoir suprême.Jésus-Christ a donc dû mettre à la tête de son Église une magistrature souveraine à qui obéirait et serait soumise toute la multitude des chrétiens.C’est pourquoi,de même qu’à l’unité de l’Église,assemblée de croyants,est nécessaire l’unité de foi,de même à l’unité de cette même Église,société instituée par Dieu,est nécessaire de droit divin l’unité de gouvernement qui produit et enferme l’unité de communion.
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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Lun 31 Juil 2017, 5:30 pm



Mgr Louis PRUNEL,Vice-Directeur de L’Université CATHOLIQUE de PARIS.
GABRIEL BEAUCHESNE ET SES FILS ÉDITEUR.(Imprimature,20 octobris 1916)-(Nihil obstat,15 octobris 1916 ),Ouvrage couronné par l’Académie française.
COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION. t.IV.La Grâce .Onzième Leçon.Chap.III. Rôle de la prière dans notre sanctification.pp.264-265,a écrit:


Il n’y a point de sacrement dont l’efficace et la vertu ne puisse être suppléée par les dispositions de la personne qui le désire de bonne foi,mais qui ne peut le recevoir;il y a point d’œuvre,ni méritoire ni satisfactoire,qu’une autre de pareil mérite et d’égale satisfaction ne puisse remplacer: la contrition pure et parfaite peut tenir lieu de la confession des péchés;l’aumône,selon la doctrine des Pères,peut,par l’acceptation de Dieu,être substituée au jeûne;mais rien ne peut à notre égard être le supplément de la prière,parce que,dans l’ordre du salut et de la justification,la prière,dit Saint Chrysostome,est comme la ressource des ressources même,comme le premier mobile qui doit donner le mouvement à tout le reste,et quand tout le reste viendrait à manquer,comme la dernière planche pour sauver du naufrage l’homme pécheur.Si je cesse de prier,je n’ai plus rien sur quoi je puisse faire fond,et par nul autre moyen je ne puis racheter ni réparer la perte que je fais en me privant du fruit de la prière.

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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Ven 04 Aoû 2017, 3:35 pm

DICTIONNAIRE DE THÉOLOGIE,PAR L'ABBÉ BERGIER,CHANOINE DE L'ÉGLISE DE PARIS,J. PETIT, IMPRIMEUR-LIBRAIRE,1826.t.III.p.242,a écrit:

De ces passages il résulte que , par l'institution de Jésus-Christ,les évêques sont les successeurs des apôtres , les premiers pasteurs de l'Eglise ; qu'ils ont hérité des pouvoirs ,des fonctions, des privilèges du corps apostolique; qu'ils possèdent la plénitude du sacerdoce; que, de droit divin , ils ont un degré de prééminence et d'autorité sur les simples prêtres. Ainsi l'a décidé le Concile de Trente, sess. 23, can. 6 et 7.  

il nous reste à exposer la doctrine de la succession apostolique des éveques.Ce Dogme se dégage du fait meme de la constitution de l'Eglise et se trouve d'ailleurs formellement enseigné par les Pères.
DICTIONNAIRE APOLOGÉTIQUE DE LA FOI CATHOLIQUE.
Contenant les preuves de la Vérité de la Religion,sous la Direction de R.P Adhémar d'Alès ,Professeur a l’institut Catholique de PARIS. ( 1911-1931 )
Avec la collaboration de grand nombre de Savants Catholiques.Lettre de Son Em.le Card. GASPARRI,Dal Vaticano 1929.Imprimatur 1909.GABRIEL BEAUCHESNE,ÉDITEUR.t.I.col:1783,a écrit :


Qui plus est,nous croyons l’institution divine clairement affirmée dans l’adresse de la lettre aux Philadelphiens: L’évêque,ses prêtres et les diacres désignés dans la pensée de Jésus-Christ,qui,selon sa volonté propre,les a établis et confirmés par l’Esprit-Saint.Ces ministres sont ordonnés conformément à la pensée du Christ,c’est-à-dire d’après son ordre,d’après la constitution qu’il donna à son Église.Voilà pourquoi l’évêque n’a obtenu sa charge “ni de lui-même,ni par les hommes... mais de la charité de Dieu le Père et du Seigneur Jésus-ChristVoilà pourquoi cette hiérarchie appartient à l’essence même du christianisme,d’ou cette affirmation si énergique: Que tous vénèrent les diacres comme Jésus-Christ,aussi bien que l’évêque,car celui-ci est la figue du Père,et les prêtres comme le sénat de Dieu et le collège des Apôtres: en dehors d’eux il y a pas d’Église.La succession apostolique des évêques,si elle n’est pas énoncée,est à la base de toutes ses pensées.Car cette autorité supérieur des évêques,les Apôtres l’ont autrefois exercée,l’ayant reçue de Jésus-Christ.

Avant de mourir,les Apôtres prient des dispositions pour assurer la transmission régulière de leur autorité sur les églises fondées.

DICTIONNAIRE APOLOGÉTIQUE DE LA FOI CATHOLIQUE.
Contenant les preuves de la Vérité de la Religion,sous la Direction de R.P Adhémar d'Alès,Professeur a l’institut Catholique de PARIS. ( 1911-1931 )
Avec la collaboration de grand nombre de Savants Catholiques.Lettre de Son Em.le Card. GASPARRI,Dal Vaticano 1929.Imprimatur 1909.GABRIEL BEAUCHESNE,ÉDITEUR.t.I.col:1785,a écrit :

En résumé,les documents de la primitive Église prouvent que les Apôtres ont institué la dignité hiérarchique supérieur connue plus tard sous le nom d’épiscopat,en élevant certains disciples à la plénitude de l’Ordre et en leur communiquant,soit immédiatement soit avant de mourir,le pouvoir de juridiction ou la mission divine dont ils étaient dépositaire.D’entre ces évêques,les uns fondaient et organisaient de nouvelles églises exactement comme les Apôtres,les autres,coopérateurs et suivants de quelque Apôtres,étaient appelés à recueillir sa succession comme évêques régionnaires;d’autre encore étaient promus à un siège épiscopal et établis comme pasteur à la tête d’une église particulière.Les évêques sont donc institués pour continuer la mission et les pouvoirs dont Jésus-Christ,en vertu de sa puissance divine,avait investi le collège apostolique.Ils sont les successeurs des Apôtres.
L'origine de l'épiscopat prouve que le corps épiscopal est le dépositaire de la succession apostolique.Saint Irénée : il serait difficile d'exprimer plus clairement que l'illustre évêque de Lyon la succession apostolique des  évêques.Dans son admirable traité Adversus Haereses,il propose ce dogme comme un principe fondamental de l'Eglise du Christ. "Il faut chercher,dit-il,la tradition des Apôtres auprès des évêques.Nous pouvons produire la liste de ceux qui ont été institués évêques par les Apôtres et leurs successeurs jusqu'à nous...Ils voulaient que ceux qu'ils établissaient comme successeurs en leur transmettant leur propre fonction du magistère,fussent tout à fait parfaits.La successions apostolique des évêques c'est la substitution légitime,publique,nécessaire,continuelle et permanente du corps des évêques en lieu et place des Apôtres à la tête de l'Eglise,avec mission de la gouverner et de l'enseigner.En vertu de cette succession régulière et ininterrompue,l'épiscopat contemporain forme comme un seul corps moral avec les Apotres fondateurs et se trouve investi de leur pouvoir divin.Cette doctrine est l'attestation de l'enseignement de l'Eglise de sont temps aussi bien que de l'Eglise primitive,c'est la doctrine traditionnelle.

DICTIONNAIRE DE THÉOLOGIE,PAR L'ABBÉ BERGIER,CHANOINE DE L'ÉGLISE DE PARIS,J. PETIT, IMPRIMEUR-LIBRAIRE,1826.t.III.p.244,a écrit:

111. Ajoutons que cette supériorité des évêques est nécessaire au gouvernement ecclésiastique.Car il faut un chef dans chaque Eglise particulière,avec l'autorité du commandement,pour réunir tout le clergé,et pour le diriger selon les mêmes vues.Qu'on rompe cette unité , il n'y a plus d'ordre.Saint Cyprien et saint Jérôme nous annoncent dès-lors le schisme et la confusion,parce qu’il n’y a plus subordination.
 
L'esprit humain n'a plus de frein dès que les évêques n'ont plus de juridiction !..


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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Mer 09 Aoû 2017, 4:45 am

Les uns disent que dans le cas d'un Pontife Romain hérétique,il pourrait etre déposé par l'Eglise,mais cela ne parait pas sérieux,le Pape ne peut etre déposé par ses inférieurs.
Mgr Louis PRUNEL, Vice-Directeur de L’Université CATHOLIQUE de PARIS.
Préface de Som Em. Le Cardinal BAUDRILLART , Ouvrage honoré d’une lettre de Son Em. le Cardinal GASPARRI 1920,Secrétaire d’Etat de S.S. Pie XI.Lettre de Mgr NEVEUX,évêque d’Arsinoé 1917,Mgr HALLE,évêque de Pergame,auxiliaire de Montpelier 1917, Mgr LANDRIEUX,évêque de DIJON 1916,Mgr GUILLIET,évêque de Limoge 1917,Mgr PECHENARD, évêque de Soissons 1918, Mgr LECOEUR,évêque de Saint-Flour 1916,Mgr DECHELETTE,évêque d’Evreux 1918,Mgr CHESNELONG ,Archev.de Sens 1916, Mgr GAUTHEY,Archev,de Besançon 1917,S.Em. le Cardinal Luçon,Archv,de Reims 1916,S.Em. le Cardinal AMETTE,Archv, de Paris 1917,S.Em.le Cardinal DUBOIS,Archv,de Rouan 1917.
(Imprimature,20 octobris 1916)-(Nihil obstat,15 octobris 1916 ),Ouvrage couronné par l’Académie française.

COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION.t.II.L'Eglise.Neuvième Leçon.Le Pape.Chap.IV.pp.215-216,a écrit:

Les autres déclarent que par le fait même qu’un Pape deviendrait hérétique,il ne serait plus Pape,et que,dès lors,une sentence de déposition serait inutile,et qu’il suffirait de déclarer le siège vacant.Ceci est plus exact théologiquement;du coup un Pape hérétique perdrait la puissance de diriger l’Église,puisque volontairement il sortirait de l’Église,il se retrancherait du corps de l’Église,et deviendrait infidèle.
 

Arrow

DICTIONNAIRE APOLOGÉTIQUE DE LA FOI CATHOLIQUE.J.-B. JAUGEY – Prêtre ,Docteur en Théologie .Troisième édition , Augmentée d'un supplément.
Avec la collaboration d’un grand nombre de savants Catholiques , J-M-A.Vacant,Ch. DE HARLEZ &c..EDITIONS J. BRIGUET Librairie Delhomme PARIS/LYON.1889. Col .382,a écrit:


Pendant l’interrègne, le sacré collège n’est pas investi de la juridiction Pontifical,la primauté n’avant pas été promis à un corps moral,mais seulement à Pierre et à ceux à qui sont siège est dévolu après lui.Il ne peut donc rien innover dans la forme du gouvernement ecclésiastique,ni édicter des lois universelles,ni déroger aux saints canons,ni s’ingérer dans des affaires épineuses,ni conférer des bénéfices,ni modifier des décisions ou des mesures prises antérieurement.  


Dernière édition par Martial le Ven 11 Aoû 2017, 5:19 am, édité 1 fois
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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  ROBERT. le Mer 09 Aoû 2017, 10:48 am

chouan a écrit:
Spoiler:

DICTIONNAIRE DE THÉOLOGIE,PAR L'ABBÉ BERGIER,CHANOINE DE L'ÉGLISE DE PARIS,J. PETIT, IMPRIMEUR-LIBRAIRE,1826.t.III.p.242,a écrit:

De ces passages il résulte que , par l'institution de Jésus-Christ,les évêques sont les successeurs des apôtres , les premiers pasteurs de l'Eglise ; qu'ils ont hérité des pouvoirs ,des fonctions, des privilèges du corps apostolique; qu'ils possèdent la plénitude du sacerdoce; que, de droit divin , ils ont un degré de prééminence et d'autorité sur les simples prêtres. Ainsi l'a décidé le Concile de Trente, sess. 23, can. 6 et 7.  

il nous reste à exposer la doctrine de la succession apostolique des éveques.Ce Dogme se dégage du fait meme de la constitution de l'Eglise et se trouve d'ailleurs formellement enseigné par les Pères.
DICTIONNAIRE APOLOGÉTIQUE DE LA FOI CATHOLIQUE.
Contenant les preuves de la Vérité de la Religion,sous la Direction de A.D’ALES,Professeur a l’institut Catholique de PARIS. ( 1911-1931 )
Avec la collaboration de grand nombre de Savants Catholiques.Lettre de Son Em.le Card. GASPARRI,Dal Vaticano 1929.Imprimatur 1909.GABRIEL BEAUCHESNE,ÉDITEUR.t.I.col:1783,a écrit :


Qui plus est,nous croyons l’institution divine clairement affirmée dans l’adresse de la lettre aux Philadelphiens: L’évêque,ses prêtres et les diacres désignés dans la pensée de Jésus-Christ,qui,selon sa volonté propre,les a établis et confirmés par l’Esprit-Saint.Ces ministres sont ordonnés conformément à la pensée du Christ,c’est-à-dire d’après son ordre,d’après la constitution qu’il donna à son Église.Voilà pourquoi l’évêque n’a obtenu sa charge “ni de lui-même,ni par les hommes... mais de la charité de Dieu le Père et du Seigneur Jésus-ChristVoilà pourquoi cette hiérarchie appartient à l’essence même du christianisme,d’ou cette affirmation si énergique: Que tous vénèrent les diacres comme Jésus-Christ,aussi bien que l’évêque,car celui-ci est la figue du Père,et les prêtres comme le sénat de Dieu et le collège des Apôtres: en dehors d’eux il y a pas d’Église.La succession apostolique des évêques,si elle n’est pas énoncée,est à la base de toutes ses pensées.Car cette autorité supérieur des évêques,les Apôtres l’ont autrefois exercée,l’ayant reçue de Jésus-Christ.

Avant de mourir,les Apôtres prient des dispositions pour assurer la transmission régulière de leur autorité sur les églises fondées.

DICTIONNAIRE APOLOGÉTIQUE DE LA FOI CATHOLIQUE.
Contenant les preuves de la Vérité de la Religion,sous la Direction de A.D’ALES,Professeur a l’institut Catholique de PARIS. ( 1911-1931 )
Avec la collaboration de grand nombre de Savants Catholiques.Lettre de Son Em.le Card. GASPARRI,Dal Vaticano 1929.Imprimatur 1909.GABRIEL BEAUCHESNE,ÉDITEUR.t.I.col:1785,a écrit :

En résumé,les documents de la primitive Église prouvent que les Apôtres ont institué la dignité hiérarchique supérieur connue plus tard sous le nom d’épiscopat,en élevant certains disciples à la plénitude de l’Ordre et en leur communiquant,soit immédiatement soit avant de mourir,le pouvoir de juridiction ou la mission divine dont ils étaient dépositaire.D’entre ces évêques,les uns fondaient et organisaient de nouvelles églises exactement comme les Apôtres,les autres,coopérateurs et suivants de quelque Apôtres,étaient appelés à recueillir sa succession comme évêques régionnaires;d’autre encore étaient promus à un siège épiscopal et établis comme pasteur à la tête d’une église particulière.Les évêques sont donc institués pour continuer la mission et les pouvoirs dont Jésus-Christ,en vertu de sa puissance divine,avait investi le collège apostolique.Ils sont les successeurs des Apôtres.
L'origine de l'épiscopat prouve que le corps épiscopal est le dépositaire de la succession apostolique.Saint Irénée : il serait difficile d'exprimer plus clairement que l'illustre évêque de Lyon la succession apostolique des  évêques.Dans son admirable traité Adversus Haereses,il propose ce dogme comme un principe fondamental de l'Eglise du Christ. "Il faut chercher,dit-il,la tradition des Apôtres auprès des évêques.Nous pouvons produire la liste de ceux qui ont été institués évêques par les Apôtres et leurs successeurs jusqu'à nous...Ils voulaient que ceux qu'ils établissaient comme successeurs en leur transmettant leur propre fonction du magistère,fussent tout à fait parfaits.La successions apostolique des évêques c'est la substitution légitime,publique,nécessaire,continuelle et permanente du corps des évêques en lieu et place des Apôtres à la tête de l'Eglise,avec mission de la gouverner et de l'enseigner.En vertu de cette succession régulière et ininterrompue,l'épiscopat contemporain forme comme un seul corps moral avec les Apotres fondateurs et se trouve investi de leur pouvoir divin.Cette doctrine est l'attestation de l'enseignement de l'Eglise de sont temps aussi bien que de l'Eglise primitive,c'est la doctrine traditionnelle.

DICTIONNAIRE DE THÉOLOGIE,PAR L'ABBÉ BERGIER,CHANOINE DE L'ÉGLISE DE PARIS,J. PETIT, IMPRIMEUR-LIBRAIRE,1826.t.III.p.244,a écrit:

111. Ajoutons que cette supériorité des évêques est nécessaire au gouvernement ecclésiastique.Car il faut un chef dans chaque Eglise particulière,avec l'autorité du commandement,pour réunir tout le clergé,et pour le diriger selon les mêmes vues.Qu'on rompe cette unité , il n'y a plus d'ordre.Saint Cyprien et saint Jérôme nous annoncent dès-lors le schisme et la confusion,parce qu’il n’y a plus subordination.
 
L'esprit humain n'a plus de frein dès que les évêques n'ont plus de juridiction !..

Exactement. Où il y a de l'homme, il y a de l'hommerie.

L'homme devient un loup pour l'homme, etc...

.
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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Lun 14 Aoû 2017, 5:19 pm

Que quelqu'un de ses membres ne veuille point observer ses lois,qu'il les viole par des actes gravement criminels qu'elle défendent,à qui doit-il s'en prendre si cette société le repousse de son sein ?
CATÉCHISME CATHOLIQUE D’APRÈS St THOMAS D’AQUIN.Disposé suivant le plan du CATÉCHISME DU CONCILE DE TRENTE.
A l’Usage des Catéchismes,des institutions religieuses et des fidèles avec un choix de nombreux traits historiques.Par M.L’ABBÉ V. BULTEAU,Aumônier d’un Établissement Public.
Ouvrage approuvé par Mgr l’Archevêque de Tours,Mgr l’Archevêque d'Avignon et Mgr l’Évêque d'Orléans,M.l’Abbé Er. Bourret,professeur à la Sorbonne.
NOUVELLE LIBRAIRIE CATHOLIQUE.VICTOR SARLIT,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.1866.t.II.Chapitre.XX.§ IV.De l’Union avec l’Église.p.387,a écrit:


L’Église est une société,et comme toute société,elle ne peut exister sans lois.

Non -seulement la loi du Dieu,mais la lumière meme de la raison,démontrent également combien il est essentiel à l'Eglise de garder inviolable la libre faculté et le droit d'excommunier,c'est-à-dire de déclarer judiciairement ceux qui appartiennent ou non à son unité et à sa communion.Autrement,comment existerait-elle ? un corps qui ne peut retrancher ceux qui nuisent à sa pureté est dans l'anarchie et dans la dissolution.Sans le pouvoir d'excommunier,comment se vérifieront ces paroles : < Tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux,et tout ce que tu déliras sur la terre sera délié dans les cieux ? > dans  cet exercice du pouvoir des clefs,l'Eglise ne doit rendre de compte qu'à son divin chef.

CATÉCHISME DE RODEZ.Par l'Abbé M.Noël,Vicaire Général du Diocèse,Ancien Supérieur du petit Séminaire de Saint-Pierre-sous-Rodez.
Approbations:Mgr JEAN,Évêque de Rodez 1854,Mgr L’Évêque DE MENDE.PERISSE FRÈRE,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.1856.t.II.Onzième Leçon.Sixième instruction.Unité de l’Église.pp.88-89,a écrit:

2°.Unité de ministère ou de gouvernement.

Elle consiste dans la soumission aux pasteurs légitimes,et spécialement au Pontife romain,qui occupe le premier rang dans la hiérarchie.Si le troupeau de Jésus-Christ eût été abandonné à lui-même,il se fût bientôt dispersé,et on l’aurait vu errant et vagabond dans toutes les voies du vice et de l’erreur,mais Jésus-Christ a établi des pasteurs pour le rassembler.Afin de maintenir,entre tant de peuple séparés par de grandes distances et différents de mœurs,de langage et de gouvernement,cette unité si précieuse et si indispensable à l’Église,il fallait un ministère divisé en plusieurs ordres,qui se correspondissent les uns aux autres,et qui tous allassent aboutir à un centre commun.Telle est,en effet,la constitution de l’Église.les évêques,successeurs des apôtres,ont à leurs ordres des pasteurs secondaires,sur lesquels ils se déchargent d’une partie de leur sollicitude,mais ils conservent la haute intendance sur toute la portion du troupeau de Jésus-Christ qui leur est confiée,et ils doivent,avec le plus grand soin,en éloigner les loups,c’est-à-dire les faux prophètes,et y maintenir l’union de la foi,et ne jamais laisser mêler l’ivraie avec le bon grain.Ces pasteurs,étant eux-même très-multipliés et répandus en des contrées fort distantes,auraient pu se diviser entre eux,ici enseigner des doctrines fausses ou dangereuses,là former des sectes particulières,et voilà pourquoi Jésus-Christ,pour cimenter en quelque sorte et resserrer encore davantage l’unité de son Église,a donné un chef au ministère ecclésiastique,en établissant un pasteur suprême dont les regards vigilants s’étendissent sur toute la chrétienté.


Il n'y a point de Catholique qui puisse ignorer que Jésus-Christ,en instituant son Église, a donné aux Apôtres et à leurs successeurs une puissance indépendante de toute autre puissance.

CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE OU EXPOSÉ,Historique, dogmatique, moral, liturgique, apologétique, philosophique et social, DE LA RELIGION.PAR Mgr GAUME, PROTONOTAIRE APOSTOLIQUE,DOCTEUR EN THÉOLOGIE.GAUME ET C", ÉDITEURS.1889.TOME QUATRIÈME.LV LEÇON.Pouvoir législatif de l'Église.pp.577-578,a écrit:

Dans la personne de saint Pierre et des apôtres, par conséquent dans la personne de notre saint-père le Pape et des Évêques, l'Église a donc reçu divinement le pouvoir de faire, dans l'ordre de la Religion, des lois rigoureusement obligatoires pour tous les Chrétiens, Prêtres ou Évêques, riches ou pauvres, savants ou ignorants, rois ou sujets, sans exception aucune. Dans quel royaume trouve t-on une autorité plus sacrée, une puissance législative mieux établie ? De plus, l'Église est une société établie par Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même, pour conduire les hommes au Ciel en leur faisant observer la Religion. Or, toute société a le pouvoir de faire les lois et les règlements qu'elle juge nécessaires à sa conservation, à sa prospérité et à la fin pour laquelle elle a été fondée. La plus parfaite de toutes les sociétés, l'Église, a donc le pouvoir de faire des lois.

Ce pouvoir s'étend sur tout ce qui de sa nature se rapporte à la Religion, au culte divin, au salut des âmes. Ainsi, l'enseignement et la prédication de l'Évangile, l'administration des Sacrements, la liturgie, la sanctification du Dimanche, l'établissement et la sanctification des fêtes, les jeûnes et les abstinences, les vœux,les ordres religieux, leur approbation, l'interprétation et la dispense du serment, l'institution des Ministres de l'Église, leur juridiction, les peines canoniques, les irrè­gularités, en un mot tout ce qui tient au gouvernement ou à la discipline ecclésiastique rentre dans le domaine de la puissance spirituelle, qui est à cet égard absolument indépendante de la puissance temporelle.

THÉOLOGIE DOGMATIQUE OU EXPOSITION DES PREUVES ET DES DOGMES DE LA RELIGION CATHOLIQUE,PAR S. E.Mgr CARDINAL GOUSSET, ARCHEVÊQUE DE REIMS.CONTENANT L'EXPOSITION DES PREUVES DE LA RELIGION CATHOLIQUE.1853.t.I.Chapitre VIII.De l'Apostolicité de l'Église.p.569,a écrit:

Ce ministère n'a jamais été exercé que sur des titres émanés de la même origine,et conférés conformément aux règles de l'Église.Ces titres n'ont pas toujours été les mêmes,il y en a de perpétuels et de transitoires,d'ordinaires et de délégués,de plus ou de moins étendus.La manière d'être pourvu de ces titres a aussi varié suivant le temps et les lieux.On a vu tantôt des élections sous différentes formes,tantôt des présentations qui remplaçaient les élections.Mais ce qui n'a jamais varié et ce qui ne variera jamais,ce qui a toujours été reçu comme Dogme catholique,c'est que l'Église seule,en vertu du droit inhérent à sa constitution, détermine le mode de transmission relativement au pouvoir de juridiction.Ou n'a jamais regardé comme ayant un titre légitime quiconque n'en avait pas un qui fût conforme aux règlements alors en vigueur dans l'Église.Il a toujours été reconnu dans l'Église,que « tous ceux qui osent s'ingérer dans l'exercice du saint ministère,de leur propre autorité,ou qui n'y ont été appelés que par le peuple ou par la puissance séculière et par les magistrats, ne sont pas des ministres de l'Église, mais des voleurs et des larrons, qui ne sont pas entrés par la porte (l).Anathème à celui qui dira que ceux qui n'ont été légitimement ordonnés ni envoyés par la puissance ecclésiastique et canonique, mais qui viennent d'ailleurs, sont de légitimes ministres de la parole et des sacrements.  


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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Lun 28 Aoû 2017, 5:53 am

CATÉCHISME DU CATÉCHISME OU EXPLICATION RAISONNÉE DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE.Par M. l’abbé É. BARTHE,Chanoine honoraire de Rodez.Et Par M. l’abbé FABRE Aumônier des Sœurs de la Sainte-Famille.Ouvrage approuvé par ERNEST, Mgr L’Évêque  de Rodez 1873,Mgr Louis Edouard Pie, Évêque de Poitiers 1874,R.P Don Cataldo Caprara,Professeur de théologie au collège de la Propagande,T.p.s.V.SARLIT Et Cie,LIBRAIRIE ÉDITEUR.1882.t.I.Chapitre XV.De l’infaillibilité du Pape pour l’enseignement de l’Église.p.497,a écrit:

129° D. Comment ces paroles prouvent-elle l’infaillibilité du Pape ?

R. Par ces paroles Jésus-Christ déclare qu’il fera de Pierre le fondement de son Église,et que ce fondement sera inébranlable,par conséquent perpétuel et infaillible dans la foi: car si le fondement de l’édifice de l’Église n’était pas perpétuel et infaillible dans la foi,cet édifice pourrait crouler,et cesser d’exister en tombant avec lui dans l’abime de l’erreur;et la promesse de Jésus-Christ pourrait ainsi faillir: ce qui est absolument impossible.Or,ce fondement ne peut être perpétuel que dans les successeurs de Pierre,et infaillible dans la foi que par leur privilège de l’infaillibilité doctrinale.  

R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t.I,col.687.a écrit
C'est en effet un autre article de la croyance Catholique que l'église doit subsister jusqu'à la fin des temps dans la forme même ou elle fut établie.
 

R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t.I,col.692.a écrit:
Mais le pouvoir ecclésiastique ordinaire s'est transmis,et dans la forme même ou il avait été établi, c'est-à-dire avec Pierre pour chef,c'est de ce pouvoir,et c'est dans cette forme,que l'église continue de subsister.

Ainsi, la continuité de la mission de la Ste Eglise Catholique ne peut etre que par la seule forme qui c'est transmise,soit par la Juridiction Ordinaire et strictement pas dans des fantaisies de suppléance de Juridiction depuis des décennies successives de Dieu ou autre élucubration .

EXPOSITION DES PRINCIPES DU DROIT CANONIQUE.Par S.E.Mgr Le CARDINAL GROUSSET,ARCHEVÊQUE DE REIMS.
JACQUES LECOFFRE ET Cie,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.1859.Chapitre.VII.Le Pape peut-il porter des lois qui soient obligatoire pour tous les chrétiens.p.86,a écrit:

On peut dire justement de cette chimère ce que Saint Augustin disait à Julien:Ce que vous dites est étrange,ce que vous dites est nouveau,ce que vous dites est faux.Ce qu’il y a d’étrange,nous le repoussons,ce qu’il y a de nouveau,nous le rejetons,ce qu’il y a de faux,nous le réfutons.  


Catéchisme du Concile de Trente.Par M.L’Abbé GAGEY. Aumônier du lycée de Dijon.
Approbation : Mgr François Victor Rivet évêque de Dijon le 9 mais 1854 , Mgr l’évêque de Nancy et de Toul le 11 Septembre 1854,Mgr l’évêque de Saint-Dié le 22 Septembre 1857. t.I. p.300,a écrit :

- De l’auteur et du ministre des Sacrements:

22) Mais bien que Dieu soit l’auteur et le dispensateur des sacrements,ce-pendant il n’a pas voulu qu’ils fussent administrés dans l’Église par les anges,mais par le hommes.Et la tradition constante des Saints Pères enseigne que,pour produire un sacrement,l’office du ministre est aussi indispensable que la matière et la forme.
 

Arrow

R.P. BOULENGER, Manuel d’Apologétique,INTRODUCTION A LA DOCTRINE CATHOLIQUE.Section.II.CONSTITUTION DE L’ÉGLISE.Chapitre.II.Les Droits de l’Église.1928.p.422,a écrit:

Art. I.- Les Droits de l’Église.

Le pouvoir de ministère implique le droit d’administrer les sacrements.

Conséquemment,si l'apostolicité de la doctrine est nécessaire à la vraie société des fidèles , celle du ministère ne lui est pas moins essentielle.Car Sinon , comment croire que celui qui a dit : Je vous envoie comme mon père m'a envoyé , ait voulu établir cette création de pasteurs indépendant les uns des autres ,qui ne feraient de leur mission qu'un jeu, du ministère qu'un vil trafic, et de la société chrétienne qu'un monstre indéfinissable !?

DICTIONNAIRE DE THÉOLOGIE.Par M.l’Abbé BERGER.Chanoine de l’Église de PARIS.CHALANDE FILS.IMPRIMEUR-LIBRAIRIE-ÉDITION.1826.t.IV.p.406,a écrit:

et nous venons de voir le principe posé par Tertullien, saint Cyprien, saint Optât de Milève , saint Augustin, saint Ephrem, saint Grégoire de Nysse, saint Innocent et saint Léon. On passe outre cependant , et l'on dit : L'Eglise donnera les clefs aux pasteurs. Mais qui les donnera à l'Eglise elle-même ? Les mêmes Pères nous l'apprennent : « Jésus-Christ a donné les clefs à Pierre,et par lui à l'Eglise. » On n'avance donc rien en recourant à l'Eglise , si on ne présuppose le consentement de Pierre.  


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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Jeu 07 Sep 2017, 5:03 pm

DICTIONNAIRE APOLOGÉTIQUE de la FOI CATHOLIQUE.J.-B. JAUGEY – Prêtre , Docteur en Théologie . Troisième édition , Augmentée d'un supplément.
Avec la collaboration d’un grand nombre de savants Catholiques , J-M-A.Vacant, Ch. DE HARLEZ &c..EDITIONS J. BRIGUET Librairie Delhomme PARIS/LYON.1889.Col .2160,a écrit :


J’ai dit que la loi positives ne sont qu’une extension de la loi naturelle.Elles ne peuvent,en effet,rien prescrire qui lui soit contraire et elle ne sont justes que si elles la complètent.C’est aussi de la loi naturelle qu’elles tirent leur force obligatoire,car elles doivent être portées par Dieu ou par des législateurs revêtus d’une autorité légitime,or il est dans la nature des choses que les hommes revêtus d’une autorité légitime obligent,c’est donc en vertu de la loi naturelle que les lois positives sont obligatoires.  

Les lois positives ( humaines ),si elles variant, les principes pas.Car nous devons toujours obéissance a Dieu et à ceux qui ont une autorité légitime dans les choses qu’ils ont le droit de nous prescrire.


R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t.VII,col.83,a écrit:
il s’ensuit que la Constitution de l’Église,en prenant les termes en leur sens le plus strict,comprend les seules règles de droit naturel ou de droit positif divin à propos desquelles le pouvoir du Pape a été précisé plus haut,quant aux autres institutions de droit positif humain,qui à raison de leur stabilité peuvent être considérées comme constitutionnelles,elles dépendent du Pape ou du Concile œcuménique...

L'Eglise peut,de droit divin,porter des lois.Cette proposition est de foi.Anathème à celui qui dirait le contraire !..En vérité,je vous le dis : Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel,et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.Et à Pierre en particulier :Je te donnerai les clefs du royaume des cieux,et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le ciel,et tout ce que tu déliras sur la terre sera délié dans le ciel.voilà donc les apotres investis par leur divin maitre du pouvoir de lier et de délier,de défendre et de permettre,non-seulement au for intérieur,mais encore au for extérieur,pour tout ce qui se rapporte au royaume de Jésus-Christ sur la terre,du pouvoir,par conséqent,de gouverner l'Eglise,qui est le royaume de Jésus-Christ.

EXPOSITION DES PRINCIPES DU DROIT CANONIQUE.Par S.E.Mgr Le CARDINAL GROUSSET,ARCHEVÊQUE DE REIMS.
JACQUES LECOFFRE ET Cie,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.1859.Chapitre.V.Le Pouvoir Législatif de l'Église est-il un Pouvoir Monarchique.p.64,a écrit:


L’Église Romaine,nous l’avons vu,est la racine et la matrice,la mère et la maitresse de toutes les Églises,le principe et le centre de l’unité,la source ou le canal de toute Juridiction,l’Église à laquelle les Églises épiscopales,archiépiscopales,primatiales et patriarcales doivent le rang,les prérogatives et les privilèges dont elles sont honorées.  


Le gouvernement de l'Eglise étant,comme l'Eglise elle-meme,essentiellement un,perpétuel,invariable,est nécessairement toujours le meme,c'est-a-dire monarchique,en vertu meme de sa constitution,qui est divine.Et c'est parce qu'il est monarchique,d'après l'ordre de Dieu qui en a fixé lui-meme les bases.Prétendre que l'Eglise a changé ou modifié les principes constitutifs de son gouvernement,parce que,à raison de la diversité des temps,elle a changé ou modifié sa discipline sur plusieurs points,c'est prétendre que l'Eglise catholique a cessé d'etre l'Eglise de Jésus-Christ.Ainsi,l'apotre saint Paul recommande-t-il aux éveques de veiller sur eux-meme et sur tout le troupeau,ajoutant que l'Esprit-Saint les a établis pour gouverner l'Eglise de Dieu.L'Eglise n'a pas seulement fait usage de son pouvoir législatif,elle l'a meme sanctionné comme un DOGME Catholique,par les décisions les plus solennelles.Ecoutons,l'immortel S.S. Pie VI,dans son Bref du 10 Mars 1791,contre les erreurs de la constitution dite civile du clergé de France. Le Concile de Trente frappe d'anathème ceux qui attaquent la discipline de l'Eglise.Car la discipline de l' Eglise est étroitement liée avec le dogme,qu'elle ne peut jamais etre changé que par la puissance ecclésiastique.Ainsi,il n'est strictement pas permis d'usurper l'encensoir et le pouvoir sur les choses sacrées en l'absence de l'autorité légitime !..,il y a dans l'Eglise de J-C un pouvoir législatif inhérent à sa constitution divine,et que ce pouvoir s'exerce aux deux fors !..

EXPOSITION DES PRINCIPES DU DROIT CANONIQUE.Par S.E.Mgr Le CARDINAL GROUSSET,ARCHEVÊQUE DE REIMS.
JACQUES LECOFFRE ET Cie,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.1859.Chapitre.VI.Gouvernement de l'Église.p.71,a écrit:


C’est Pierre,et,dans la personne de Pierre,son successeur,qui a reçu de Jésus-Christ l’ordre de paitre les agneaux et les brebis,les petits et les mères,les pasteurs eux-même,c’est-à-dire le plein pouvoir de paitre ou d’enseigner,de régir et de gouverner l’Eglise Universelle,suivant les expressions du Concile de Florence.
 

Les constitutions apostoliques,en matière de discipline,comme celles qui concernent la foi et les moeurs,sont obligatoires,indépendamment de l'acceptation des inférieurs,meme des éveques.La force d'une loi ne dépend point et ne peut dépendre du bon plaisir,du consentement,de l'acceptation des sujets,elle ne dépend que du législateur,du monarque,qui a le droit de commander à tous ceux qui sont soumis à sa juridiction.Ce serait en vain que Pierre et ses successeurs auraient reçu de Jésus-Christ le plein pouvoir de régir et de gouverner l'Eglise universelle,et de porter des lois pour tout le monde chrétien.

DICTIONNAIRE DE THÉOLOGIE MORALE.Par l’Abbé B. Philip.Chanoine Titulaire et Vicaire général honoraire de PAMIERS et de PERPIGNAN.TOLBA ET HATON.Librairie éditeur.Bref de N S.P Le Pape Pie IX,le 14 Septembre 1857.Approbation de Mgr Philippe Gerbet évêque de PERPIGNAN le 6 novembre 1857.De Mgr Augustin Galtier évêque de PAMIERS le 17 octobre 1857.Lettre de Mgr Claude-Henri Platier évêque de NIMES le 23 décembre 1857.La Loi.p.356,a écrit :

Il est de foi que les hommes baptisés ne sont pas libres de tous les préceptes de l’église,et qu’il n’est pas nécessaire,pour qu’ils soient obligés à les observer,qu’ils s’y soient soumis volontairement. (St Concile de Trente,sess VII,Can. VIII )  

Arrow

É. Jombart, S.J., Manuel de Droit Canon, p.34 a écrit:

SUSPENS DE LA LOI .

En principe,une loi ecclésiastique ne dépend aucunement du consentement des fidèles.Leur devoir est d’obéir.Toutefois,si une nouvelle mesure causait un très grand trouble et paraissait très dure,les fidèles pourraient exposer la situation à leur évêques, ceux-ci en informent le Saint-Siège et,en attendant,suspendraient dans leurs diocèses l’observation de cette loi.

Arrow

EXPOSITION DES PRINCIPES DU DROIT CANONIQUE.Par S.E.Mgr Le CARDINAL GROUSSET,ARCHEVÊQUE DE REIMS.
JACQUES LECOFFRE ET Cie,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.1859.Chapitre.VII.Le Pape peut-il porter des lois qui soient obligatoire pour tous les chrétiens.pp.97-98,a écrit:


101.Mais il est important de faire remarquer que la faculté de suspende provisoirement,en certain cas,l’exécution d’une constitution apostolique ne s’étend ni aux constitution dogmatiques en matière de foi,le jugement du pontife romain étant irréformable,ni aux constitution,en matière de discipline,qui ont pour objet les rites sacrés,les cérémonies,les sacrements et la vie des clercs.On voit le Pape Benoit XIV est loin de reconnaitre aux évêques le droit de régler,de leur autorité propre,ce qui concernent l’administration des sacrements,les rites sacrés,les cérémonie,en un mot,ce qui a rapport à la liturgie.  

Arrow

THÉOLOGIE MORALE A L'USAGE DES CURÉS ET DES CONFESSEURS.PAR Mgr THOMAS M. J. GOUSSET, ARCHEVÊQUE DE REIMS , LÉGAT-né DU SAINT-Siège, PRIMAT DE LA GAULE BELGIQUE, ETC.1845.TOME I. CHAPITRE XI.p.71, a écrit :

La dispense est un acte par lequel le législateur exempte quelqu'un de l'observation d'une loi dans une circonstance particulière,la loi demeurent en vigueur.La dispense proprement dite,qu'il ne faut pas confondre avec l'interprétation,ne peut-etre accordée que par le législateur ou par celui qui le représente.


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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Ven 08 Sep 2017, 11:07 am

EXPOSITION DES PRINCIPES DU DROIT CANONIQUE.Par S.E.Mgr Le CARDINAL GROUSSET,ARCHEVÊQUE DE REIMS.
JACQUES LECOFFRE ET Cie,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.1859.Chapitre.XXIX.Des coutumes généralement.p.430,a écrit:


Le consentement tacite du souverain Pontife ne devient lui-même une approbation de la coutume dérogatoire,qu’autant qu’il se manifeste par la pratique du Saint-Siège,ou par des actes qui,sans contenir une approbation expresse,ne laissent subsister aucun doute sur la volonté ou l’intention qu’il aurait de faire prévaloir une coutume locale sur une loi générale de l’Église.Or,il est certain que les Papes n’approuvent point les coutumes,en vertu desquelles on prétend pouvoir absoudre,sans un pouvoir spéciale du Saint-Siège,des censures et cas réservés au Saint-Père par les canons ou les constitutions apostolique.Il désapprouvent même et rejettent ces coutumes,comme émanées d’un principe qui tend à énerver la Sainte discipline de l’Église,d’un système manifestement contraire à l’exercice du pouvoir législatif du Vicaire de Jésus-Christ.Aussi ont-elle toujours eu contre elles la jurisprudence des tribunaux ecclésiastique de Rome,les décision de la sacrée Pénitencerie,les déclarations et décrets des congrégations romaines,qui sont,pour le Pape,comme autant de sections d’un conseil d’état,et,pour les fidèles,de quelque rang et de quelque dignité qu’ils soient,autant de cours souveraines,dont les jugements ont force de loi,ou sont des règles de conduite,dont on ne peut,généralement,s’écarter sans témérité.
 

Arrow

R.P.BOULENGER.Manuel d’Apologétique,INTRODUCTION A LA DOCTRINE CATHOLIQUE[/b][/color].Section.II.CONSTITUTION DE L’ÉGLISE.Chapitre.II.Les Droits de l’Église.1928.pp.406-407,a écrit:
§ 2. LE POUVOIR DU GOUVERNEMENT DU PAPE.

403. 1° Objet : Le Pape ayant le pouvoir suprême de juridiction,il peut : a) faire des lois pour toute l’Église,les abroger s’il le juge bon,ou en dispenser,il peut même dispenser des lois portées par les évêques, b) instituer les évêques ou déterminer le mode de les instituer,il peut même les déposer pour des raisons graves et lorsqu’il y va du bien de l’Église,ce qui arriva en 1801,lorsque Pie VII enjoignit à tout les évêques français de démissionner, c) convoquer les conciles, d) prononcer des sentence définitives.On ne peut donc,sur le terrain de la discipline,pas plus que sur le questions de dogme et de morale,en appeler du Pape à l’Église universelle,au concile œcuménique,ou bien du Pape que l’on prétendrait mal informé à un Pape mieux informé,comme le soutenaient autrefois les gallican  

Arrow

Abbé G.-F. Monnier - Le Grand Don de Dieu à la terre, ou Cours complet de Religion comprenant le dogme, la morale, les sacrements et la liturgie, ouvrage servant de développement à l'Atlas catholique (Lyon, Girard et Josserand, 1861),APPROBATION DE L'ORDINAIRE, + L.-J.-M. Cardinal DE BONALD, Archevêque de Lyon 1861 & APPROBATION DE Mgr L'ÉVÊQUE D'AUTUN 1861.  Tome I, p. 421, a écrit:
L'Eglise enseignante se compose du Souverain Pontife et des évêques seuls. Eux seuls, en leur qualité de successeurs des apôtres, sont juges de la foi, maîtres de l'enseignement, revêtus du pouvoir législatif, parce que c'est aux apôtres seuls que Jésus-Christ a dit : Allez, enseignez, Je suis avec vous;... apprenez à observer ce que je vous ai commandé. Quant à l'Eglise enseignée, elle se compose d'abord des prêtres et des autres clercs inférieurs, puis enfin de la généralité des simples fidèles; leur devoir est de soumettre leur intelligence aux décisions de l'Eglise enseignante, et leur volonté à ses lois, conformément à ces paroles du Sauveur, souverain chef et législateur de l'Eglise : Celui qui ne croira pas sera condamné, et si quelqu'un n'écoute pas l'Eglise, qu'il soit pour vous comme un païen et un publicain.


Dernière édition par Martial le Mar 12 Sep 2017, 2:54 pm, édité 3 fois
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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Sam 09 Sep 2017, 7:49 am

THÉOLOGIE DOGMATIQUE OU EXPOSITION DES PREUVES ET DES DOGMES DE LA RELIGION CATHOLIQUE.PAR S. Em. LE CARDINAL GOUSSET, ARCHEVÊQUE DE REIMS.CONTENANT L'EXPOSITION DES PREUVES DE LA RELIGION CATHOLIQUE.t.I.pp.579-580 a écrit :

L'Eglise Romaine est apostolique quant à la doctrine , elle l'est également quant au ministère.La succession de ses pasteurs commence aux apôtres, et vient jusqu'à nous sans interruption.Je suis retenu dans l'Église, disait Saint Augustin, par la succession des Pontifes sur la chaire de saint Pierre, depuis cet apôtre à qui le Seigneur a confié ses brebis , jusqu'au Pape actuel . Avant l'évêque d'Hippone, saint Épiphane , saint Optât, Tertullien, saint Irénée, prouvaient aux hérétiques de leur temps l'apostolicité de l'Église romaine par la succession non interrompue des évêques sur les sièges apostoliques , notamment sur le siège de Saint Pierre.Or,aujourd'hui ,comme dans les premiers siècles, nous remontons de notre très-saint père le Pape Pie IX jusqu'au prince des apôtres.On connait les noms de tous ceux qui ont successivement succédé à saint Pierre , comme on connait les évêques des Églises particulières fondées par les autres apôtres , ainsi que ceux qui ont été institués par leurs successeurs,conformément aux règlements établis par l'Église elle-même. Par tout et dans tous les temps on voit, dans les évêques de l'Église catholique, la succession de l'ordination avec la succession du pouvoir de juridiction , dont le mode de transmission a toujours été déterminé par la puissance apostolique.L'Église romaine est une, sainte, catholique et apostolique; elle a d'ailleurs toujours été visible , depuis la promulgation de l'Évangile jusqu'à nous ; elle est elle-même juge des controverses qui intéressent la religion. Donc elle a toutes les propriétés de la vraie Église, toutes les marques qui distinguent l'Église de Dieu des sociétés hérétiques et schématiques ; donc l'Église romaine est l'Église de Jésus-Christ.  



Mgr Charles-Joseph Hefele - Histoire des Conciles d'après les documents originaux, Tome IV, Première partie (Paris, Letouzey et Ané, 1911), p. 441 a écrit:
Résumé des cent six Responsa ad consulta Bulgarorum.


105. Vous ne devez pas écouter des prédicateurs sans mission.  


THÉOLOGIE DOGMATIQUE OU EXPOSITION DES PREUVES ET DES DOGMES DE LA RELIGION CATHOLIQUE.PAR S. E. LE CARDINAL GOUSSET.ARCHEVÊQUE DE REIMS.CONTENANT L'EXPOSITION DES PREUVES DE LA RELIGION CATHOLIQUE.t.I.Chapitre.VIII.Traité de l'Eglise.p.562,a écrit

Le pouvoir de juridiction n'est pas moins essentiel que le pouvoir d'ordre à l'apostolicité du ministère,et l'apostolicité du ministère n'est pas moins essentielle à l'église que l'apostolicité de la doctrine .L'écriture et la tradition nous représentent le ministère apostolique se perpétuant par la succession des évêques , comme une propriété de l'église de Dieu , et comme marque qui la distingue de toutes les société schismatiques.


EXPLICATION HISTORIQUE, DOGMATIQUE ET MORALE DE TOUTE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE ET CATHOLIQUE CONTENUE DANS LE CATÉCHISME DE L'ANCIEN DIOCÈSE DE GENÈVE.PAR M. L’ABBÉ DU CLOT Ancien Archiprêtre et curé du Diocèse de Genève.1843.t.IV.p.47,a écrit:

Enfin , dit le Concile de Trente , pour venir à des temps plus modernes( Sess. ‘23. cap. 4.) tous ceux que l’Eglise n’a point envoyés,qui n’ont été appelés, institués que par le peuple ,par les magistrats , par la puissance ,séculière, ne doivent point être regardés comme ministres de l’Eglise ,mais comme des voleurs et des larrons qui ne sont point entrés par la porte.Considérez d’un autre côté quel est le malheur des peuples qui écoutent ces faux pasteurs qui n’ont reçu de l’Église ni mission ni juridiction. D’abord on ne peut les reconnaître ni les suivre comme pasteurs , sans se rendre coupable de leur schisme ,sans y participer ,et sans se séparer par là même de l’Église catholique : Car dit Saint Cyprien (De unitat. Eccles. ) c’est en vain que celui ,« qui n’est pas avec son légitime évêque , se flatte d’être encore  dans le sein de l’Eglise. »Il est inutile après cela de vous répéter que ceux qui adhèrent au schisme en reconnaissant de faux pasteurs , des intrus , ne reçoivent point le pardon de leurs péchés lorsqu’ils se font administrer par eux le sacrement de pénitence, puisqu’il est de foi que les absolutions de ces faux pasteurs sont nulles. Il en est de même des mariages qu’ils bénissent; ils sont nuls et invalides, parce qu’ils doivent être contractés en présence du propre pasteur, ou d’un ministre délégué par ce propre pasteur.  

Abbés J.M.A Vacant & Eugène Mangenot - Dictionnaire de Théologie catholique, Tome I, (Apostolicité) (Paris, Letouzey et Ané, 1909), col. 1625,a écrit:

2. L'apostolicité, marque distinctive de la véritable Église du Christ. — Il s'agit ici de la succession des pasteurs ou de l'identité de gouvernement. L'identité de doctrine ne serait pas à elle seule une marque suffisante et exclusive. Si une société enseigne une doctrine contraire à celle du Christ et des apôtres, elle est jugée. Mais de ce que la doctrine serait ou semblerait être vraiment apostolique, on ne peut rien conclure. Il en est autrement pour la succession légitime des pasteurs. Avec elle il y a continuité, sans elle, non; avec elle, d'ailleurs, on est sûr, sans autre examen, de la véritable doctrine, car c'est au corps des pasteurs qu'a été confié le dépôt et qu'a été promis le Saint-Esprit pour le garder et le transmettre. On sait les beaux textes d'Irénée et de Tertullien sur ce sujet. Ils ne font que résumer et formuler l'enseignement du Christ et des apôtres. Sans cette succession légitime, pas de mission pour enseigner; pas d'autorité par conséquent; à plus forte raison, pas de garantie divine. Il faut voir avec quel mépris les saints Pères, saint Cyprien notamment, traitent ces hérétiques et ces schismatiques ayant pour toute mission celle qu'ils se sont donnée. C'est ce qui explique les angoisses de Luther pour se trouver une mission; ce qui explique les efforts désespérés des anglicans pour soutenir la validité de leurs ordinations, condition nécessaire, quoique non suffisante, de la succession légitime, et pour soutenir tant bien que mal la continuité malgré le schisme. C'est, en effet, une chose évidente : l'Église étant un corps social hiérarchique, il faut appartenir à ce corps social pour avoir part à l'autorité de sa hiérarchie. Sans succession apostolique, la hiérarchie n'est plus celle que le Christ a instituée : c'est une œuvre humaine; et quand même les sacrements y resteraient, l'autorité n'y serait pas; car le pouvoir d'ordre n'emporte pas de soi le pouvoir de juridiction : celui-ci est attaché à la mission, à la succession légitime. Il ne suffit pas de se réclamer du Christ, ni même d'avoir les sacrements. On est des siens, on est de son église (je parle au for extérieur) quand on obéit aux pasteurs établis par lui, envoyés par lui. C'est donc pour une Église une question capitale que celle de la succession légitime.  
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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Lun 11 Sep 2017, 10:49 am

COURS D'HISTOIRE ECCLÉSIASTIQUE A L'USAGE DES SÉMINAIRES.PAR UN DIRECTEUR DE SEMINAIRE M. L'ABBE RIVAUX.
Approbation de Mgr PHILIBERT,Évêque de Grenoble 1853.BRATIER FRÈRES ET FILS,IMPRIMEUR-LIBRAIRES.1854.t.I.p.159,a écrit:


Saint Cyprien - Dans son Traité de l’unité de l’Église,le Saint docteur dit que, pour rendre cette unité visible,le Sauveur a bâti son Église sur Saint Pierre et lui a donné le pouvoir des clefs.Quoiqu’il ait donné le même pouvoir à ses Apôtres,il a voulu que la source de l’unité dérivât d’un seul,et que tout l’édifice portât sur ce fondement.
 

L'église romaine possède la primauté sur toutes les autres églises,or,elle a statué que L'Egypte,la Libye et la Pentopole seraient soumises à l'éveque d'Alexandrie,donc on ne peut pas soustraire ces provinces à sa juridiction.Il en va de meme pour le patriarcat d'Antioche.Ainsi,primitivement fondé par la puissance de Pierre,les patriarcats ne maintiennent et ne se conservent que par elle.

COURS D'HISTOIRE ECCLÉSIASTIQUE A L'USAGE DES SÉMINAIRES.PAR UN DIRECTEUR DE SEMINAIRE M. L'ABBE RIVAUX.
Approbation de Mgr PHILIBERT,Évêque de Grenoble 1853.BRATIER FRÈRES ET FILS,IMPRIMEUR-LIBRAIRES.1854.t.I.pp.230-231,a écrit:


Le quatrième canon du Concile de Nicée porte que la consécration des évêques doit être faite,autant que possible,par tous ceux de la province,et,dans tous les cas,par trois au moins qui aient obtenue le consentement par écrit des absents,et surtout l’approbation du Métropolitain,à qui il appartient de confirmer ce qui a été fait.Ce règlement regardait surtout Mélèce de Lycopolis qui,depuis son schisme,s’était permis d’ordonner des évêques sans le consentement du patriarche d’Alexandrie.Voici le sixième canon de Nicée,tel qu’il se lit dans plusieurs manuscrits très-anciens,et tel qu’il a été cité dans le concile de Chalcédoine: L’Église romaine a toujours possédé la primauté.Que les anciennes coutumes soient maintenues en vigueur dans l’Egypte,la Libye et la Pentapole,en sorte que tous y soient soumis à l’Évêque d’Alexandre,parce que telle est la coutume du pontife romain.Qu’il en soit de même,pour ce qui regarde l’évêque d’Antioche,et que,dans les autres provinces,les églises conservent leurs anciens privilèges,car il est manifeste que,si un évêque est ordonné sans le consentement du Métropolitain,le grand concile a défini que celui qui est ainsi ordonné,ne doit pas être évêque.
 

Le Pape rétablit les éveques déposés par les ariens en l'An 342,parce que le soin de l'Eglise universelle lui appartient,en vertu de la dignité de son siège.

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Approbation de Mgr PHILIBERT,Évêque de Grenoble 1853.BRATIER FRÈRES ET FILS,IMPRIMEUR-LIBRAIRES.1854.t.I.p.253,a écrit:


- Jugement du Pape S.Jules en faveur de Saint Athanase et de plusieurs évêques d’Orient déposé par les ariens. ( An 342 )

Les évêques de Constantinople,de Gaza,d’Ancyre et d’Andrinople,chassés de leurs sièges comme Saint Athanase,s’étaient aussi rendus à Rome.Ayant instruit le Pape Jules de ce qui les concernait,celui-ci,selon la prérogative de l’église romaine,dit Socrate,les munit de lettres ou il s’exprimait avec une grande autorité,et les renvoya en Orient,après avoir rendu à chacun d’eux son siège,et blâmé fortement ceux qui avaient eu la témérité de les déposer. 

Le concile de Sardique en l'An 347 aux confins des deux empires.Le Pape saint Jules y envoya,en qualité de légat,les pretres Archidame et Philoxème et le diacre Léon,chargés avec Osius de présider le concile.Les éveque d'Orient étaient environ de 80,presque tous ariens.


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Approbation de Mgr PHILIBERT,Évêque de Grenoble 1853.BRATIER FRÈRES ET FILS,IMPRIMEUR-LIBRAIRES.1854.t.I.p.253,a écrit:


Concile de Sardique,An 347.

Les ariens continuaient leurs violences contre les évêques orthodoxes,malgré le jugement du Saint-Siège.Pour y mettre un terme,le Pape Saint Jules,Osius de Cordoue et Saint Maximin de Trève,prièrent l’empereur Constance d’écrire à Constance,son frère,afin de favoriser de concert la convocation d’un concile de l’Orient et de l’Occident,ou les accusations intentées contre saint Athanase et contre les autres prélats chassés de leurs sièges,seraient examinées de nouveau,et jugées enfin sans appel.Ce projet donna de vive inquiétudes aux ariens.
 
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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Mar 12 Sep 2017, 1:02 pm

COURS D'HISTOIRE ECCLÉSIASTIQUE A L'USAGE DES SÉMINAIRES.PAR UN DIRECTEUR DE SEMINAIRE M. L'ABBE RIVAUX.
Approbation de Mgr PHILIBERT,Évêque de Grenoble 1853.BRATIER FRÈRES ET FILS,IMPRIMEUR-LIBRAIRES.1854.2e ÉPOQUE.t.I.pp.258-259,a écrit:


Canons du Concile de Sardique l’An 347.

Le concile fit ensuite plusieurs règlements de discipline,qui ne tardèrent pas à être reçus en Orient comme en Occident.Ils ont été plusieurs fois cités sous le nom du concile de Nicée,dont celui de Sardique fut regardé en quelque sorte comme la continuation,parce qu’il n’avait eu d’autre objet que d’en confirmer la doctrine.Ces règlements sont contenus dans vingt canons.Plusieurs confirment ou expliquent les règles déjà établies sur l’ordination des évêques,sur leur juridiction et sur le devoir de la résidence.Il est défendu,en outre,de choisir les évêques parmi les fidèles nouvellement baptisés,ou parmi ceux qui n’auraient pas exercé longtemps les fonctions de lecteur,de diacre ou de prêtre.On défend encore d’en établir dans les petits bourgs,pour ne pas avilir la dignité épiscopale.C’était aussi,dit Baronius,pour condamner l’usage des ariens,qui,afin de récompenser ou d’encourager leurs partisans et de grossir le nombre de leurs protecteurs,nommaient des évêques dans des lieux qui pouvaient à peine occuper un prêtre.Les canons les plus importants regardent les jugement concernent les évêques.Le troisième se termine par une proposition d’Osius,conçue en ces termes: Si un évêque condamné pour causse quelconque,se tient tellement assuré de son bon droit,qu’il veuille être jugé de nouveau par un concile,honorons,si vous le trouvez bon,la mémoire de Saint Pierre,en sorte que ceux qui auront examiné la cause écrivent à l’Évêque de Rome.S’il est d’avis qu’on la révise,il choisira des juges;s’il ne croit pas qu’il y ait lieu d’y revenir,on s’en tiendra à ce qu’il aura décidé.Le quatrième de ces canons porte que,si un évêque déposé par le jugement des prélats voisins,déclare qu’il veut faire examiner sa cause à Rome,on ne devra point ordonner d’évêque à sa place,avant que le Pape ait prononcé sur cet appel.Le septième est ainsi conçu: <>
 

En 360 ,St Mélèce avait été élevé sur le siège d'Antioche.Les catholiques et les ariens lui avaient également accordé leurs suffrages.Les premiers étaient convaincu de la pureté de sa foi,et édifiées de la sainteté et de l'austérité de ses moeurs.Les seconds le croyaient favorable à leurs secte,parce qu'il avait auparavant consenti à remplacer sur le siège de Sébaste un éveque déposé par leurs partisans.Plusieurs catholiques refusèrent cependant de le reconnaitre,à causse de la participation des ariens à son élection.

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Approbation de Mgr PHILIBERT,Évêque de Grenoble 1853.BRATIER FRÈRES ET FILS,IMPRIMEUR-LIBRAIRES.1854.2e ÉPOQUE.t.I.pp.193-194,a écrit:


La divine constitution de l’Église ne peut pas changer,et il est faux de dire,avec un protestant célèbre : << Qu’elle a commencé sous la forme démocratique,avant d’arriver à la forme monarchique.>>Mais la manière dont elle exerce son pouvoir peut varier.Resserrée d’abord dans d’étroites limites,l’autorité dut nécessairement s’étendre avec la conquête.Gênée dans son action par les obstacles qui séparaient les parties diverses de leur centre commun,elle fut obligée de se fractionner et de créer des centres secondaires,jusqu’à ce que le temps et les circonstances rendissent les communications plus faciles. <<Cette flexibilité de l’immuable constitution de l’Église,dit M.Maret,est un de ses caractères divins.Destinée à accompagner l’humanité dans sa route à travers les siècles,elle devait pouvoir s’accommoder à toutes les situations.Ainsi,il était nécessaire que le pouvoir Pontifical sortit des limites que l’état de l’Église primitive lui avait faites;il devait s’accroitre,non par l’acquisition de droits nouveaux,mais par le simple développement de ses droits divins.>>
 
Tout existait au commencement dans la constitution divine,mais tout était restreint,tout se dilates,s'étend,et apparait avec des proportions en rapport avec les grandes destinées de l'Eglise.
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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Mar 12 Sep 2017, 1:42 pm

R.P. BOULENGER, Manuel d’Apologétique,INTRODUCTION A LA DOCTRINE CATHOLIQUE.1928.Section.II.Constitution de L’Église.Chapitre.II.Les Droits de l’Église.p.428,a écrit:

§ 2. LES DROITS DE L’ÉGLISE DÉRIVÉS DE SON POUVOIR DE GOUVERNEMENT.


Que,dans le cour des siècles,l’Église ait varié dans le mode d’organiser sa hiérarchie,qu’il lui soit arrivé,par exemple,d’accorder au peuple ou aux chefs d’État le privilège d’intervenir et de désigner eux-même le candidat,il n’y a pas lieu de s’en étonner.

(.........)

De tout façon,de telle concessions n’ont jamais rien retranché et ne retrancheraient rien,si elles étaient faites à nouveau,au droit imprescriptible que l’Église possède de nommer elle-même ses pasteurs et de leur donner l’institution canonique.

 

Les Papes se réservent l'institution canonique des éveques .Beaucoup de bénéfices et des évechés meme se trouvaient la proie du fort et le patrimoine du riche.Quelle résistance un Métropolitain ou un concile provinciale pouvait-il opposer à la violence des princes,ou à cette des grand vassaux,quelquefois aussi puissant que les princes eux-meme,plusieurs éveques étaient déposés pour des motifs politiques.Les abus se multipliaient avec le nombre des collateurs,parce que,celui des créatures à pouvoir augmentait en proportion.

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Approbation de Mgr PHILIBERT,Évêque de Grenoble 1853.BRATIER FRÈRES ET FILS,IMPRIMEUR-LIBRAIRES.1854.4e ÉPOQUE.Dixième siècle.t.II.p.189,a écrit:


Le X siècle est même remarquable par un changement très-important qui s’opéra dans la discipline ecclésiastique,relativement à l’institution des évêques.Jusque-là,elle avait faite par les Métropolitains ou par les conciles provinciaux.Les Papes maintinrent de tout leur pouvoir l’autorité des Métropolitains,aussi longtemps qu’elle fut compatible avec l’intérêt des peuples et la conservation des saintes règles;mais les désordres qui régnaient alors presque universellement,les forcèrent à multiplier les réserves et à confirmer directement un grand nombre d’évêques.

 
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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Mer 13 Sep 2017, 11:24 am

DICTIONNAIRE APOLOGÉTIQUE DE LA FOI CATHOLIQUE.
Contenant les preuves de la Vérité de la Religion,sous la Direction de R.P Adhémar d'Alès,Professeur a l’Institut Catholique de PARIS.
Avec la collaboration de grand nombre de Savants Catholiques.Lettre de Son Em. le Card. GASPARRI,Dal Vaticano 1929.Imprimatur 1909.GABRIEL BEAUCHESNE,ÉDITEUR.t.I.col:1239,a écrit :

Dans les prérogatives que le Christ,vainqueur de la mort,confère a ses apôtres,distinguons trois éléments principaux : a) magistère enseignant; b) juridiction gouvernante; c)succession perpétuelle.

Ainsi le veut,du reste,la nature meme des choses.Tout pouvoir permanent exige que,par la succession continue et légitime de ses titulaires,subsiste la meme personne morale et juridique.Le sauveur a créé le pouvoir permanent des apotres et de leurs successeurs,avec le principat permanent de Pierre et des successeurs de Pierre.

DICTIONNAIRE APOLOGÉTIQUE DE LA FOI CATHOLIQUE.
Contenant les preuves de la Vérité de la Religion,sous la Direction de R.P Adhémar d'Alès,Professeur a l’Institut Catholique de PARIS.
Avec la collaboration de grand nombre de Savants Catholiques.Lettre de Son Em. le Card. GASPARRI,Dal Vaticano 1929.Imprimatur 1909.GABRIEL BEAUCHESNE,ÉDITEUR.t.I.col:1240,a écrit :

Succession perpétuelle.Un pouvoir qui doit durer jusqu’à la fin des temps doit se perpétuer légitimement par voie de succession.Or,la prérogative conférée par le Christ au collège des Douze doit durer jusqu’à la fin des temps.

(...........)

Au rôle de pasteur correspondaient une autorité enseignante,une fonction gouvernante,qui devaient durer,comme l’Église elle-même,jusqu’à la consommation des siècles,et donc se transmettre par voie de succession perpétuelle.

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Contenant les preuves de la Vérité de la Religion,sous la Direction de R.P Adhémar d'Alès,Professeur a l’Institut Catholique de PARIS.
Avec la collaboration de grand nombre de Savants Catholiques.Lettre de Son Em. le Card. GASPARRI,Dal Vaticano 1929.Imprimatur 1909.GABRIEL BEAUCHESNE,ÉDITEUR.t.I.col:1283,a écrit :


En effet,Jésus-Christ ayant constitué une hiérarchie permanente pour gouverner son Église,ayant organisé le pouvoir pastoral des Apôtres comme transmissible par voie de succession perpétuelle,la véritable Église ne peut pas exister sans être soumise aux successeurs des Apôtres,sans posséder cette hiérarchie de droit divin positif.Elément indispensable,essentiel,de par la volonté,historiquement connue,du Sauveur.

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Avec la collaboration de grand nombre de Savants Catholiques.Lettre de Son Em. le Card. GASPARRI,Dal Vaticano 1929.Imprimatur 1909.GABRIEL BEAUCHESNE,ÉDITEUR.t.I.col:1246,a écrit :

Conclusion : l’Église et le "royaume"

Pour la régir,son Maitre a constitué une hiérarchie perpétuelle,qui possèdera un magistère enseignant et une juridiction gouvernante.


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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Mer 13 Sep 2017, 12:25 pm

Martial a écrit:D'évidence , R.P Goupil atomise les fantaisies et délires théologiques du délirants gourou Guérardien .

P.Auguste-Alexis GOUPIL,S.J. L’ÉGLISE,Institution,Constitution-Pouvoir.Première Partie. Chapitre.II. NOTES DE L’ÉGLISE , L’APOSTOLICITÉ.1934. p.53 a écrit :

Valeur de cette note : Il importe pour bien juger de la continuité de succession de ne pas confondre l’apostolicité matérielle continue qui peut exister même dans le schisme et l’hérésie,mais qui,ayant rompu avec l’unité et la catholicité,ne peut plus continuer l’identité de la même et unique société religieuse,et l’apostolicité formelle qui continue l’identité de la même personne juridique avec les Apôtres.C’est dire que,pour avoir toute sa valeur probante de notre positive,l’apostolicité doit être pratiquement jointe aux notes d’unité et de catholicité.  

Arrow

CATÉCHISME CATHOLIQUE D’APRES ST THOMAS D’AQUIN,Disposé suivant le plan du CATÉCHISME DU CONCILE DE TRENTE.
A l’Usage des Catéchismes,des institutions religieuses et des fidèles avec un choix de nombreux traits historiques.Par M.L’ABBÉ V. BULTEAU,Aumônier d’un Établissement Public.
Ouvrage approuvé par Mgr l’Archevêque de Tours,Mgr l’Archevêque d'Avignon et Mgr l’Évêque d'Orléans ,M.l’Abbé Er. Bourret,professeur à la Sorbonne.
NOUVELLE LIBRAIRIE CATHOLIQUE.VICTOR SARLIT,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.1866.t.II.p.281,a écrit:


Mais ce n’est pas assez que l’Église de Jésus-Christ soit Apostolique par sont origine,elle doit l’être aussi par sa doctrine et par son autorité.Toute société chrétienne qui ne saurait montrer son uniformité en ces deux points avec les Apôtres,serait bâtarde,illégitime,et privée de la vie de Dieu.
 

Arrow

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Avec la collaboration de grand nombre de Savants Catholiques.Lettre de Son Em. le Card. GASPARRI,Dal Vaticano 1929.Imprimatur 1909.GABRIEL BEAUCHESNE,ÉDITEUR.t.I.col:1246,a écrit :

Conclusion : l’Église et le "royaume"

Pour la régir,son Maitre a constitué une hiérarchie perpétuelle,qui possèdera un magistère enseignant et une juridiction gouvernante.
 

R.P. Falcon, La crédibilité du dogme catholique, p.489 a écrit:
On peut définir la note : une propriété qui manifeste extérieurement l'Église en tant que société fondée par le Christ. Elle est donc une propriété de l'Église, et une propriété visible, plus facile à reconnaître que la vérité même de l'Église.

La succession continue depuis les apotres dans le gouvernement religieux est une propriété certainement essentielle à la véritable Eglise, toutefois :

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Avec la collaboration de grand nombre de Savants Catholiques.Lettre de Son Em. le Card. GASPARRI,Dal Vaticano 1929.Imprimatur 1909.GABRIEL BEAUCHESNE,ÉDITEUR.t.I.col:1283,a écrit :

Cette “note” de la succession apostolique est diversement concevable et probante,selon qu’il s’agit d’une succession matériellement continues (sans autre indice) ou d’une succession attestée comme légitime.Dans le premier cas,la succession apostolique sera une “note” négative,permettant d’exclure toute Eglise qui ne posséderait pas,depuis les apôtres,la succession matériellement continue de ses pasteurs.Dans le second cas,la succession apostolique sera une “note” positive,permettant de reconnaitre pour unique et véritable Église du Christ celle qui établirait le caractère légitime de la succession de ses pasteurs depuis les apôtres.Une succession est attestée comme légitime,lorsqu’elle a lieu conformément aux règles prescrites et qu’aucun vice essentiel n’en invalide l’exercice.
 

Arrow En tant que distincte de l'unité et de la catholicité,la note d'apostolicité n'aura qu'une valeur négative et d'exclusion,puisqu'elle n'attestera pas,par elle-meme,le caractère légitime de l'autorité transmise.Ce sera néanmoins acquérir un indice précieux,pour l'examen des titres de chaque communion chrétienne,que de vérifier si elle possède,ou ne possède pas,la succession continue depuis les apotres dans le gouvernement de l'Eglise Catholique.

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Avec la collaboration de grand nombre de Savants Catholiques.Lettre de Son Em. le Card. GASPARRI,Dal Vaticano 1929.Imprimatur 1909.GABRIEL BEAUCHESNE,ÉDITEUR.t.I.col:1284,a écrit :

Quant au caractère de légitimité de cette succession apostolique matériellement continue,il résultera du fait que la validité de la juridiction épiscopale n’aura pas été annulé par le schisme ou l’hérésie;c’est-à-dire par la rupture déclarée avec l’œuvre authentique de Jésus-Christ.Après semblable rupture,en effet,il ne peut évidemment pas y avoir transmission régulière,valide,légitime,de l’autorité gouvernante,du pouvoir pastoral des apôtres: puisque,par hypothèse,on s’est notoirement exclu,séparé,de la hiérarchie apostolique;on a cessé d’être un vrai “pasteur” de l’Église pour devenir “rebelle” à l’Église du Christ.

Mais ou faudra-t-il chercher la preuve extérieure du caractére légitime de la succession épiscopale ? Comment établir l’absence de tout schisme,de toute hérésie,bref de toute rupture qui ait invalidé la juridiction transmise ? La preuve de légitimité apparaitre si l’on trouve,joints à la succession matériellement continue depuis les apôtres,deux caractéres distinctifs qui seront étudiés plus loin : Les “notes” d’unité visible et de catholicité visible.Ces deux caractère permettront d’exclure pratiquement toute hypothèse de schisme,d’hérésie,de rupture.Ils garantiront ainsi la validité,la légitimité de la succession apostolique dans le gouvernement de tellle Eglise Chrétienne.

Donc, la “note” d’apostolicité,prise dans toute l’ampleur de sa signification,envelopperait les “notes” d’unité et de catholicité,qui attesteraient la légitimé successorale.C’est la réunion de ces trois notes qui formerait un critère Juridique de la véritable Église,en manifestant la transmission régulière du pouvoir pastoral des apôtres.


Arrow

DICTIONNAIRE APOLOGÉTIQUE DE LA FOI CATHOLIQUE .
J.-B. JAUGEY – Prêtre , Docteur en Théologie . Troisième édition,Augmentée d'un supplément.Avec la collaboration d’un grand nombre de savants Catholiques,J-M-A.Vacant,Ch. DE HARLEZ &c..
EDITIONS J. BRIGUET.Librairie Delhomme PARIS/LYON.1889.Col .1025,a écrit :


Et,en effet,Jésus-Christ a institué en elle une autorité qui ne doit point lui manquer,l’autorité de Pierre,pierre fondamentale et base indispensable de tout édifice:et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle.    


Dernière édition par Martial le Jeu 14 Sep 2017, 12:50 pm, édité 1 fois
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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Jeu 14 Sep 2017, 11:38 am

L'Eglise,telle qu'on l'entend communément,est la société de tous les fidèles de l'univers,en quelque lieu de la terre qu'ils habitent.La maison de Dieu,parce qu'elle est,comme une famille,gouvernée par un seul père,et que tous les biens spirituels y sont communs.Jésus-Christ lui-meme en est l'architecte et le fondement.Enfin,l'Eglise a eu continuellement à combattre contre les vices de ses enfants.Les coup les plus sensibles à son coeur maternel sont ceux qui lui viennent de la part des mauvais catholiques qui violent ses lois,qui négligent ou profanent ses sacrements,qui la déshonorent par la corruption de leur coeurs.

CATÉCHISME DU CONCILE DE TRENTE.Par M.L’Abbé GAGEY. Aumônier du lycée de Dijon.
Approbation:Mgr François Victor Rivet évêque de Dijon le 9 mais 1854,Mgr Alexis-Basile-Alexandre Menjaud ,Primat de Lorraine évêque de Nancy et de Toul le 11 Septembre 1854,
Mgr Louis-Marie-Joseph-Eusèbe Caverot évêque de Saint-Dié, le 22 Septembre 1857.Gabriel BEAUCHESNE & Cie Éditeurs.1905. t.I. p.214,a écrit :


Nous avons dit que nul ne pouvait faire partie de corps enseignant et dirigeant de l’Église,s’il ne descendait des apôtres,et s’il n’y avait entre eux et lui une filiation réelle.Cela posé,voici notre raisonnement:C’est une loi générale,que celui qui émane d’un autre par voie de filiation doit reproduire dans sa personne les propriétés fondamentales qui constituent l’ordre,l’espèce d’être à laquelle cet autre appartient;donc,tous ceux qui descendront réellement des apôtres et qui seront destinés à les continuer ici-bas par voie de filiation,seront tenus de posséder les éléments constitutifs qui caractérisaient l’homme apostolique dans chacun de ceux que Jésus-Christ avait appelé auprès de lui pour poursuivre l’œuvre de sa mission.Ce principe n’est point contestable.Or,quelles étaient les propriétés essentielles,les prérogatives fondamentales qui faisaient de Pierre,de Jean,de Simon,ect.,autant d’apôtres ? Elles se se réduisent à trois:l’ordination,la garde infaillible de la révélation,et la juridiction.Oui,être tiré du milieu des autres hommes pour former un ordre supérieur et à part,non point par suite d’un choix vulgaire et sans portée,mais en vertu d’un rite consécrateur,et sous l’action de l’insufflation divine;puis être préposé,d’une manière spéciale et par un appel régulier et formel,à la garde de la doctrine;puis enfin avoir entendu prononcer sur sa tête le Euntes ergo docete qui communique la mission,voilà l’homme apostolique dans ce qu’il a d’essentiel,de radical et de permanent.Il ne saurait exister à aucune autre condition.Dès lors quiconque veut se donner pour être le continuateur des Apôtres doit nécessairement produire les titres de ce triple privilège.Un seul viendrait à manquer que ce serait assez pour nous empêcher d’obtenir ou même pour nous faire perdre le droit de nous substituer à eux et de prendre leur rôle.Qu’on ne me parle donc point de la doctrine,quand l’ordination et la juridiction sont absentes;ni de l’ordination et de la juridiction,quand la doctrine est mutilée.Dans un cas comme dans l’autre,on n’est plus la personnification suffisante des Apôtres et partant plus leur héritier.Sans doute ce n’est point là la manière de voir de nos modernes réformateurs.Dépourvus qu’ils sont du caractère que l’ordination transmet et du droit que confère la juridiction,mais brulant néanmoins du désire de se faire accepter comme de nouveaux envoyés du Christ,ils prétendent que ces deux titres ne sont que des formalités surannées et stériles.
 

Pourquoi dites-vous que Jésus-Christ est le chef invisible de l'Eglise ? Parce que c'est lui qui la gouverne invisiblement par le Saint-Esprit et visiblement par les ministres qu'il a établis pour la conduite des fidèles.Dans toute société bien organisée,il faut un chef,sans quoi il y aurait bientot que trouble et désordre.

CATÉCHISME DU CONCILE DE TRENTE.Par M.L’Abbé GAGEY. Aumônier du lycée de Dijon.
Approbation:Mgr François Victor Rivet évêque de Dijon le 9 mais 1854,Mgr Alexis-Basile-Alexandre Menjaud ,Primat de Lorraine évêque de Nancy et de Toul le 11 Septembre 1854,
Mgr Louis-Marie-Joseph-Eusèbe Caverot évêque de Saint-Dié, le 22 Septembre 1857.Gabriel BEAUCHESNE & Cie Éditeurs.1905.t.I.p.216,a écrit
:

De tout ce que nous avons dit jusqu’ici,il résulte trois point frappants d’évidence: 1° Que les apôtres sont chefs du corps enseignant et de l’apostolat chrétien; 2°que pour continuer leur œuvre,il faut de tout nécessité descendre et procéder d’eux; 3°que cette descendance ou cette filiation spirituelle,sous peine d’être insuffisante et bâtarde,doit à son tour consister essentiellement dans trois choses: d’abord dans l’ordination qui donne le rang,la dignité,le caractère apostolique,et imprime dans l’âme de celui qui la reçoit la même marque distinctive que l’âme de l’apôtre;en second lieu,dans la juridiction ou la mission qui seul donne le droit de remplacer les apôtres,d’aller s’assoir sur leurs chaires et d’exercer leur rôle,et sans laquelle le pouvoir radical de leur succéder,conféré par l’ordination,resterait enchaîné dans les mains de celui qui en serait dépositaire;et enfin dans la garde et l’enseignement fidèles de la doctrine.
 

Mais de ce que l'Esprit-Saint dirige l'Eglise,il suit de là pour elle une belle et glorieuse prérogative: c'est son infaillibilité,point essentiel de notre foi.Je dis donc que l'eglise est infaillible,c'est-à-dire qu'elle ne peut jamais professer elle-meme,ni enseigner aux autre l'erreur.Il est bien clair que ceci doit s'entendre uniquement de l'Eglise universelle,et du corps des pasteurs que Dieu a chargé de veiller à la pureté et à l'intégrité de la foi.Que l'Eglise universelle ne peut jamais tomber dans l'erreur,car,si elle venait à perdre le précieux dépot de la vérité,elle cesserait par là meme d'etre l'épouse de J-C,le royaume de J-C ,elle ne serait plus qu'un corps sans âme.Qu'il doit y avoir dans l'Eglise une autorité enseignante,toujours infaillible.En effet,comment la vrai foi pourrait-elle se conserver,si les pasteurs enseignaient le mensonge ? ce sont les apotres unis à Pierre,c'est-à-dire les éveques unis au pape,qui ont jugé,qui ont prononcé,et tous les vrais chrétiens se sont empressé d'adhérer à leur jugement.Voilà comment Jésus-Christ gouverne invisiblement l'Eglise,en lui envoyant toujours son Esprit-Saint qui la préserve de toute erreur,et lui suggère tout ce qui est nécessaire pour conduire les hommes à la foi,et par la foi au salut.Jésus-Christ gouverne encore son Eglise d'une manière visible par les ministres qu'il a établis pour la conduire des fidèles.


R. Naz, Dict. de Droit Canonique.t.I.col.684,a écrit:

Le pouvoir proprement ecclésiastique des apôtres se compose de trois pouvoirs distincts :


1) la Juridiction. 2) le Magistère. 3) et l’Ordre .

Comme le Christ même ,de qui ils tiennent tout ce qu’ils sont,les douze sont des Chefs , des Docteurs et des Prêtres .
Le Christ ne leur a pas dit seulement d’une manière générale : ( Comme mon Père m’a envoyé, je vous envoie )
il leur a donné cette mission en ses parties distinctes: Pour la Juridiction,Mat..,XVI,16-19,XVIII,18,joa,XX,22-23.Pour le Magistère,Mat..,XXVIII,19,.Pour l’Ordre,Luc..,XXII,19,I Cor..,XI,24 .
Le Concile de Trente a consacré ou canonisé quelques-uns de ces textes.
Ainsi, ( Sess.XIV,c.I ) il écrit sur le texte de joa.., XX,22-23.Voir,de même ,pour les textes qui se référent au sacerdoce, ( Sess, XXII,Can 2 )
Quoique distincts, les pouvoirs Apostoliques sont liés:des trois, le pouvoir de Juridiction est le premier,les deux autres sont placés sous son obédience.


 


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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Jeu 14 Sep 2017, 4:01 pm

L'Apostolicité visible est une des marques les plus certaines et les plus claires,à laquelle J-C a voulu qu'on reconnut son Eglise.Ainsi la succession de pasteurs légitimes ne puisse jamais etre interrompue dans l'Eglise,ce n'est pas à dire pour cela que quelque sièges particuliers ne puissent s'éteindre ou etre transférés ailleurs.Car nous avons déjà remarqué plusieurs fois que Dieu peut oter la lumière évangélique à un peuple,pour le punir de ses prévarications,et la donner à un autre qui en profitera mieux.

CATÉCHISME DE RODEZ.Par l'Abbé M.Noël,Vicaire Général du Diocèse,Ancien Supérieur du petit Séminaire de Saint-Pierre-sous-Rodez.
Approbations:Mgr JEAN,Évêque de Rodez 1854,Mgr L’Évêque DE MENDE.PERISSE FRÈRE,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.1856.t.II.Onzième Leçon.De l’Église.Neuvième instruction.Apostolicité de l’Église.p.126,a écrit:

3°.Parce qu’elle remonte,par une succession continuelle et non interrompue de pasteurs légitimes,jusqu’aux apôtres,et,par eux,jusqu’à Jésus-Christ.C’est un fait si évident que ses ennemis eux-même sont forcés d’en convenir.

C'est cette continuité de succession légitime,qui touchait singulièrement saint Augustin,c'est là un argument sans réplique,avec lequel on peut confonde,en un moment,toute les sociétés hérétiques et schismatiques.il n'y a qu'à leur rappeler ce fait si malheureux pour elles,ce fait public et notoire de leur nouveauté,de leur scission avec l'Eglise catholique.La plaie que forme cette scission,a dit Bossuet,ne se ferme pas par le temps,et,pour peu qu'on y regarde de près,la rupture parait toujours fraiche et sanglante.Vous n'étiez pas hier,ni vous ni votre doctrine.La doctrine que vous prechez,vous l'avez inventée;personne ne la connaissait avant vous,elle est née de vous,et elle serait encore inconnue,si vous ne vous fussiez jamais montrés au monde.Et vos pasteurs,d'ou viennent-ils ? Mais,dit Saint Cyprien,peut-il etre tenu pour pasteur celui qui,ne succédant lui-meme à personne et commençant par lui,se montre l'ennemi de la paix du Seigneur et de l'unité divine ? Donc vous etres des gens sorties hors de la droite ligne légitime,hors de la chaine de succession,hors de la tige de l'unité.L'Eglise catholique est invariable,et son enseignement est le meme en tout temps.Et jamais elle n'a rétracté ni modifié aucune de ses décisions en matière de foi.

THÉOLOGIE DOGMATIQUE OU EXPOSITION DES PREUVES ET DES DOGMES DE LA RELIGION CATHOLIQUE.PAR S. ÉM. LE CARDINAL GOUSSET,Archevêque de Reims.LIBRAIRIE VICTOR LECOFFRE.1884.t.I.CHAPITRE X.ARTICLE VI. L'Église Romaine est Apostolique.p.580,a écrit :


On connaît les noms de tous ceux qui ont successivement succédé à saint Pierre, comme on connaît les évêques des Eglises particulières fondées par les autres apôtres, ainsi que ceux qui ont été institués par leurs successeurs, conformément aux règlements établis par l'Église elle-même. Partout et dans tous les temps on voit, dans les évêques de l'Eglise catholique, la succession de l'ordination avec la succession du pouvoir de juridiction, dont le mode de transmission a toujours été déterminé par la puissance apostolique.  


Saint Justin, qui embrassa le christianisme en 133, exclut les hérétiques indistinctement de la communion de l'Église. Nous ne communiquons, dit-il, avec aucun d'entre eux. Suivant saint Théophile d'Antioche,qui vivait dans le même temps, les hérésies perdent ceux qui s'y attachent.Celui qui s'écarte de l'unité de doctrine tombe dans l'hérésie.

DICTIONNAIRE DE THÉOLOGIE.Par M.l’Abbé BERGER.Chanoine de l’Église de PARIS.CHALANDE FILS.IMPRIMEUR-LIBRAIRIE-ÉDITION.1826.t.I.p.504,a écrit:  

On distingue deux choses dans le ministère ecclésiastique:le pouvoir d'ordre et le pouvoir de juridiction.Tous les deux émanent des apôtres qui les avaient reçus de Jésus-Christ.C'est dans la continuité de ces deux pouvoirs, depuis les apôtres qui les premiers ont exercé ce ministère sacré , jusqu'aux évêques qui l'exercent aujourd'hui , que consiste l'apostolicité du ministère.Le premier , c'est-à-dire le pouvoir d'ordre, s'est perpétué sans interruption par l'ordination canonique.Les apôtres ont ordonné les premiers évêques ; ceux-là en ont consacré d'autres : et ainsi les évêques de nos jours ont reçu le même caractère épiscopal qu'avent les premiers successeurs des apôtres. Si , dans le cours des siècles , il s'est rencontré quelque homme assez téméraire pour entreprendre de faire une ordination d'évêques , sans avoir reçu lui-même des successeurs des apôtres le caractère épiscopal , cette ordination a été non-seulement illégitime, mais encore invalide.


Il est évident que l’autorité ne peut être transmise que par une succession légitime ;c’est pourquoi l’Eglise doit avoir une succession légitime de pasteurs,ou formelle, pour transmettre l’autorité apostolique au cours des siècles. Celui qui s’introduit dans le ministère contre les lois de l’Eglise ne reçoit absolument pas l’autorité et par conséquent ne peut transmettre aucune autorité à ses successeurs.Dans certains cas elles [les églises Orthodoxes orientales] peuvent même avoir une succession matérielle d’évêques remontant au temps des Apôtres, mais ceci leur est inutile du moment qu’elles n’ont ni unité ni Catholicité - deux éléments de distinction fondamentaux de la vraie Eglise. Elles n’ont absolument en aucun cas une succession légitime.Il est nécessaire non seulement [la succession apostolique] matérielle qui réside dans la pure et simple succession des pasteurs, mais aussi la succession formelle dans la mesure où chacun succède légitimement aux autres. L’ordre des évêques qui court depuis le commencement par les successions, se développe de telle manière « que ce premier évêque aura eu comme instituteur et prédécesseur un des apôtres ou des hommes apostoliques pourvu qu’il soit toujours resté avec les apôtres ». Pour cette raison les schismatiques et les intrus qui usurpèrent le siège par la force ou par la fraude interrompent la succession formelle et on dit qu’ils commencent une nouvelle série de pasteurs.
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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Ven 15 Sep 2017, 4:54 pm

La note d'apostolicité consiste donc principalement dans la succession,matériellement ininterrompue depuis les Apotres,des chefs de la société chrétienne;jointe aux notes d'unité et de catholicité,elle constitue un critère juridique qui permet de constater la transmission régulière jusqu'à nos jours des pouvoirs remis par le Christ aux Apotres:pouvoir de lier et de délier,pouvoir d'enseigner,pouvoir de gouverner.Saint Irénée parlait dans le meme sens et montrait que toute Eglise particulière devait se ratacher à la chaire de Pierre,c'est-à-dire à l'Eglise romaine.Et Saint Ambroise concluait : Là ou est Pierre,là est l'Eglise.

Mgr Louis PRUNEL,Vice-Directeur de L’Université CATHOLIQUE de PARIS.
GABRIEL BEAUCHESNE ET SES FILS ÉDITEUR.(Imprimature,20 octobris 1916)-(Nihil obstat,15 octobris 1916 ),Ouvrage couronné par l’Académie française.
COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION.t.II.L’Église.Troisième Leçon.Chap.IV.L’Apostolicité.pp.72-73,a écrit:

1°.Toute Église qui ne possède pas ces quatre notes réunies,et manque même d’une seul d’entre elle,n’est pas la vraie Église du Christ.Chaque note étant une propriété essentielle,l’absence d’une seule atteindrait l’essence même de l’Église.2°,l’Église dans laquelle pourra se constater visiblement la réunion de ces quatre notes sera certainement l’Église du Christ,telle qu’il l’a voulue jusqu’à la fin des siècles;nous pourrons dire que vraiment Jésus est avec cette Église,comme il l’a annoncé,qu’elle est vraiment ici-bas le prolongement de Jésus lui-même,et dès lors que c’est Dieu lui-même qui agit par elle sur les âmes de bonne volonté.Nous pourrons alors lui donner joyeusement et en toute sécurité l’obéissance que nous devons à Dieu.
 

Écoutons Saint Ignace martyr : « Celui-là, dit cet illustre disciple de l’apôtre Saint Jean (Ep. ad Smyr. N°5 8 et 9,ad Phil. n” 7. ) ne fait que servir le démon , qui prétend servir l’Eglise à l’insu de l’Église. » Voilà donc à quoi aboutit le caractère d’un intrus,à servir le démon par un abus affreux du sacerdoce ,lorsqu’il a la témérité d’en remplir les fonctions sans la mission, sans l’approbation de l’Église.Que peuvent donc être nos gouts ,nos caprices,nos préférences et nos antipathies,nos informe théorie,nos opinions particulières,nos secrets ressentiments,nos ambitions blessées lorsque nous les mettons en comparaison avec le Magistère infaillible de l’Église ? pour atteindre son but et perpétuer son oeuvre du salut,J-C a établi une autorité toujours vivante,si n'en  était pas ainsi,que deviendrait les hommes,dont l'esprit est si mobile et l'orgueil si démesuré ? un système politico-ecclésiastique ?


CATÉCHISME CATHOLIQUE D’APRES ST THOMAS D’AQUIN,Disposé suivant le plan du CATÉCHISME DU CONCILE DE TRENTE.
A l’Usage des Catéchismes,des institutions religieuses et des fidèles avec un choix de nombreux traits historiques.Par M.L’ABBÉ V. BULTEAU,Aumônier d’un Établissement Public.
Ouvrage approuvé par Mgr l’Archevêque de Tours,Mgr l’Archevêque d'Avignon et Mgr l’Évêque d'Orléans ,M.l’Abbé Er. Bourret,professeur à la Sorbonne.
NOUVELLE LIBRAIRIE CATHOLIQUE.VICTOR SARLIT,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.1866.t.II.chapitre XX.§III.Du Souverain Pontife et de ses privilèges dans l’Église Catholique.p.366,a écrit:


L’ARCHEVÊQUE DE LUQUES ( TOSCANE),1857.

<<......Telle a été,dit ce saint Prélat,la voix de tous les siècles chrétien,la doctrine de tous les Pères et de tous les conciles: Le saint Père le Pape est le Vicaire de Jésus-Christ sur la terre;la primauté du Pontife romain a été proclamée le principe et la clef de tout l’ordre hiérarchique;l’Église de Rome,la mère dont les sollicitudes embrassent tous les croyants.Et cet enseignement dogmatique a été confirmé par la pratique de l’Église,dès les premiers siècles du christianisme.>>
 
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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Sam 16 Sep 2017, 11:20 am

Enfin l’unité,qui,selon la pensée profonde de saint Augustin,est la forme de tout ce qui est beau,est aussi le caractère de tout ce qui est vrai,parce que la vérité est la beauté par excellence.Et c’est pourquoi l’Eglise qui est l’œuvre de l’Unité souveraine et de la Vérité infinie,de celui qui est,en qui tout est immuable,de Dieu en un mot,doit être Une,immuable,ne jamais varier,rester la même en tout,la même partout,la même toujours.C’est-à-dire que la véritable Église de Jésus-Christ doit être celle que les Apôtres ont été chargés de conduire,de prêcher ,et de propager dans le monde.A qui le Christ aurait-il en effet confié le soin de son troupeau ? Ce n’est certes ni aux rois ni aux empereurs de la terre.Non, l’Evangile nous apprend qu’entre ses disciples il en choisit douze,qui reçurent de lui toute autorité,la mission de prêcheurs d’hommes,sous le nom d’Apôtres.A ces caractères généraux qui sont autant de notes indispensables pour reconnaitre la véritable Eglise de jésus-christ,la raison demande que l’on y ajoute trois privilèges particuliers,sans lesquels l’Eglise serait une vaine institution,indigne de son auteur: nous voulons dire l’indéfectibilité,l’infaillibilité,et la nécessité de lui appartenir pour avoir le salut éternel.l’indéfectibilité de l’Eglise,on entend sa permanence jusqu’à la fin des temps.


CATÉCHISME CATHOLIQUE D’APRES ST THOMAS D’AQUIN.Disposé suivant le plan du CATÉCHISME DU CONCILE DE TRENTE.
A l’Usage des Catéchismes,des institutions religieuses et des fidèles avec un choix de nombreux traits historiques.Par M.L’ABBÉ V. BULTEAU,Aumônier d’un Établissement Public.
Ouvrage approuvé par Mgr l’Archevêque de Tours,Mgr l’Archevêque d'Avignon et Mgr l’Évêque d'Orléans ,M.l’Abbé Er. Bourret,professeur à la Sorbonne.
NOUVELLE LIBRAIRIE CATHOLIQUE.VICTOR SARLIT,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.1866.t.II.chapitre XX.§III.Du Souverain Pontife et de ses privilèges dans l’Église Catholique.p.382,a écrit:


Remarque.

La souveraineté Pontificale dont nous avons parlé est essentiellement spirituelle et d’origine divine.On ne saurait la confondre avec la souveraineté temporelle dont les Papes ont joui depuis plus de mille ans.La première est impérissable et au-dessus de toute atteinte de la part des hommes;la seconde au contraire peut disparaître devant la violence.  

Sa disparition n’entrainerait sans doute pas la ruine de l’Eglise,mais à qu’elle difficultés ne donnerait-elle pas naissance.Elle (l'Eglise Universelle) doit voir les peuples se renouveler,les trônes crouler,les empires disparaitre,les institutions humaines de toutes sortes se modifier,s’anéantir,ect..,sans qu’aucun évènement puisse et doive la détruire.Puisqu’elle renferme la vérité,les moyens de salut nécessaires aux hommes,Dieu a donc du lui assurer la perpétuité,jusqu’au jour ou il n’y aurait plus d’hommes sur la terre.Or,ce privilège lui a été promis par jésus-Christ : tu est Pierre,a dit notre sauveur à Simon,et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise,et les porte de l’enfer ne prévaudront point contre elle.  
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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Sam 16 Sep 2017, 3:25 pm

Mgr Louis PRUNEL,Vice-Directeur de L’Université CATHOLIQUE de PARIS.
GABRIEL BEAUCHESNE ET SES FILS ÉDITEUR.(Imprimature,20 octobris 1916)-(Nihil obstat,15 octobris 1916 ),Ouvrage couronné par l’Académie française.
COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION.t.II.L’Église.Neuvième Leçon.Le Pape.Chap.II.Conditions requises pour être Pape Légitime.p.208,a écrit:


Comment se fait cette transmission des pouvoirs ? Quelles sont les conditions requises pour qu’un Pape soit bien le successeur légitime de saint Pierre et l’héritier de sa primauté d’honneur et de juridiction ? -- Deux conditions sont nécessaires: l’élection canonique,et l’acceptation volontaire de l’élu.
 

Saint Pierre a été directement élu par le Christ lui-même,qui lui a transmis ses propres pouvoirs de chef de l’Église.Depuis saint Pierre,la transmission des pouvoirs se fait par le moyen humain de l’élection;mais nous ne devons pas oublier que cette désignation de l’élu ne confère pas par elle-même l’autorité suprême;elle n’est que la causse instrumentale et non la causse effective de la transmission d’un pouvoir qui vient de Dieu lui-même;en d’autre termes,c’est Dieu qui accorde à l’élu,à l’occasion de l’élection,la souveraineté;ce n’est pas le collège électoral qui délègue un pouvoir qu’il ne possède pas.Les conditions de l’élection relèvent du droit pontifical,c’est-à-dire qu’il appartient au Pape seul de les déterminer;et de fait,elles ont varié dans le cours des siècles,et elles pourront varier encore.De graves évènement européens peuvent coïncider avec la tenue d’un conclave,et un Pape peut parfaitement,comme l’avait fait Pie IX,à la suite des évènements de 1870,laisser,en mourant,des instructions précises et modifier certaines détailles,afin d’assurer la liberté de l’élection.


DICTIONNAIRE APOLOGÉTIQUE DE LA FOI CATHOLIQUE.
J.-B. JAUGEY-Prêtre.Docteur en Théologie.Troisième édition,Augmentée d'un supplément.Avec la Collaboration d’un Grand Nombre de Savants Catholiques,J-M-A.Vacant,Ch.DE HARLEZ.
ÉDITIONS J. BRIGUET.Librairie Delhomme PARIS/LYON.1889.Col.382,a écrit :


A la mort d’un Pape,c’est aux Cardinaux exclusivement qu’appartient le droit de choisir son successeur,ceux-là toutefois sont exclus du conclave,qui n’auraient pas encore reçu le diaconat.  


Dernière édition par Martial le Dim 17 Sep 2017, 5:04 pm, édité 1 fois
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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  Martial le Dim 17 Sep 2017, 5:02 pm

Quand on nous objecte les discussions survenues au sujet de certaines élections Pontificales,les schismes qui en sont résulté,les interrègnes qui ont séparé la mort de quelques Papes de l’institution de leurs successeurs,on se fait une idée inexacte de la transmission du pouvoir Apostolique.

DICTIONNAIRE APOLOGÉTIQUE DE LA FOI CATHOLIQUE.
J.-B. JAUGEY-Prêtre.Docteur en Théologie.Troisième Édition.Augmentée d'un supplément.Avec la Collaboration d’un Grand Nombre de Savants Catholiques,J-M-A.Vacant,Ch.DE HARLEZ.
ÉDITIONS J. BRIGUET.Librairie Delhomme PARIS/LYON.1889.Col.1032,a écrit :


On parait s’imaginer qu’elle doit s’accomplir instantanément,mécaniquement,comme celle d’un mouvement physique communiqué d’un mobile à un autre mobile.Il n’en est rien.Cette transmission est un fait d’ordre moral,soumis à des conditions déterminées par la nature de la société ecclésiastique et par les décrets de l’autorité compétente.
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