Pasteur Légitimes et Succession Formelle

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Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Mer 28 Juin 2017, 10:50 am

Traité de Droit Canonique , Raoul Naz , LETOUZEY ET Ané ,TOME III , Livre III , Part. IV, du Magistère Ecclésiastique.  p.128 écrit :

152. obligations des fidèles à l’égard de la foi :

1° La conserver . – Can 1324 . Ce n’est pas assez d’éviter la perversité hérétique , il faut aussi fuir avec diligence les erreurs qui s’en rapprochent plus ou moins , c’est pourquoi tous doivent aussi observer les Constitutions et les décrets par lesquels les mauvaises opinions de ce genre sont proscrites et défendues par le Saint-Siège .Les fidèles doivent conserver scrupuleusement le dépôt des vérités que l’Église leur a livrées , et le soustraire à toute possibilité d’altération,suivant le conseil de S.Paul : O Timothée, garde le dépôt, en évitant les discours vains et profanes,et tout ce qu’oppose une science qui n’en mérite pas le nom, quelques-uns, pour en avoir fait profession, ont erré dans la foi .Ils le conservent en refusant leur adhésion aux opinions que l’Église par ses Constitutions et ses décrets leur signale comme mauvaises,non seulement lorsqu’elle ordonne sous la garantie de l’infaillibilité,mais seulement lorsqu’elle enseigne,fut-ce par la voix des Congrégations romaines.
 


Ceci étant dit.Voyons voir une ébauche d'explication concernent la succession légitime des Pasteurs ...  

P.Auguste-Alexis GOUPIL,S.J. L’ÉGLISE,Institution,Constitution-Pouvoir.Première Partie. Chapitre.II. NOTES DE L’ÉGLISE , L’APOSTOLICITÉ.1934. p.49 a écrit :

- Pasteur Légitimes et Succession Formelle :

On appelle pasteur légitimes ceux qui validement ordonnés ( pouvoir d’ordre,inamissible) reçoivent de l’autorité compétente mission et juridiction ( pouvoir d’enseigner et de gouverner,amissible),
de telle sorte qu’ils forment toujours une même personne morale avec leurs prédécesseurs et enfin avec les Apôtres même envoyés par le Christ.
C’est dans cette continuité de la personne morale que consiste la succession formelle,le simple fait d’occuper sans mission le siège pastoral constitue seulement la succession matérielle.
Remarquons que cette succession formelle ininterrompue doit s’entendre moralement et telle que la comporte la nature des choses, succession de personnes,mode électif,comme l’a voulue
le christ et l’a comprise toute l’antiquité chrétienne. Cette perpétuité n’exige donc pas qu’entre la mort du prédécesseur et l’élection du successeur,il n’y ait aucun intervalle,ni même que,
dans toute la série des pasteurs,aucun ne puisse avoir été douteux,mais on entend par là une succession de pasteurs légitimes telle que jamais le siège pastoral,même vacant,même occupé
par un titulaire douteux,ne puisse réellement être réputé tombé en déshérence,c’est-à-dire encore,que le gouvernement des prédécesseurs persévère virtuellement dans le droit du siège
toujours en vigueur et toujours reconnu,et que toujours aussi ait persévéré le souci d’élire un successeur
.

 
 


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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Mer 28 Juin 2017, 1:23 pm

D'évidence , R.P Goupil atomise les fantaisies et délires théologiques du délirants gourou Guérardien .

P.Auguste-Alexis GOUPIL,S.J. L’ÉGLISE,Institution,Constitution-Pouvoir.Première Partie. Chapitre.II. NOTES DE L’ÉGLISE , L’APOSTOLICITÉ.1934. p.53 a écrit :

Valeur de cette note : Il importe pour bien juger de la continuité de succession de ne pas confondre l’apostolicité matérielle continue qui peut exister même dans le schisme et l’hérésie,mais qui,ayant rompu avec l’unité et la catholicité,ne peut plus continuer l’identité de la même et unique société religieuse,et l’apostolicité formelle qui continue l’identité de la même personne juridique avec les Apôtres.C’est dire que,pour avoir toute sa valeur probante de notre positive,l’apostolicité doit être pratiquement jointe aux notes d’unité et de catholicité.  


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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Jeu 29 Juin 2017, 7:56 am

Citation du R.P. Goupil qui passe mal dans la gorge des friands de fantaisies théologiques Semper Idem  ....Laughing

P.Auguste-Alexis GOUPIL,S.J. L’ÉGLISE,Institution,Constitution-Pouvoir.Première Partie. Chapitre.II. NOTES DE L’ÉGLISE , L’APOSTOLICITÉ.1934. pp.49-50, a écrit :

Comment constater la succession légitime ?

2) Ou bien, et ce chemin est facile et court,chercher d’abord où se trouve le légitime successeur de celui que le Christ a institué chef du collège apostolique,chargé de gouverner et de confirmer ses frères,puis voir si tel évêque est en communion avec Pierre et reconnu par lui.Or,ces deux constatations sont faciles et suffisent. Il est,en effet,facile de savoir quel est le successeur de Pierre,personne sinon le Pontife romain n’ayant jamais osé revendiquer cette prérogative,facile aussi de savoir si un évêque est en communion avec lui et reconnu par lui. D’autre part cela suffit. En effet,nous savons ( voir p.8:A.Preuve tiré du N.T ) que le Christ a lui-même fondé son Église sur le collège apostolique dont il a confié le principat à Pierre.Donc personne n’appartient légitimement à ce collège,comme successeur des Apôtres,si comme eux il n’adhère à Pierre,leur chef,et s’il n’est reconnu par lui.


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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Jeu 29 Juin 2017, 3:40 pm

Nous avons vus que l'église a été fondée sur le principe de la hiérarchie , et non sur le principe d'un Souk à Ouarzazate ...  du style Guérardo-Lefebvriste semper idem clown
Cette hiérarchie sacré fait partie de la Constitution-même de la Sainte Eglise Catholique,qu'elle est une société inégale comprenant deux groupes distincts, l'église enseignante et l'église enseignée.


P.Auguste-Alexis GOUPIL,S.J. L’ÉGLISE,Institution,Constitution-Pouvoir.Troisième Partie. Chapitre I. Du Pouvoir d’ordre.1934,p.105 a écrit :

Il y a dans l’Église un pouvoir d’ordre,distinct et séparable du pouvoir de juridiction,mais cependant connexe à ce pouvoir,et formant avec lui le pouvoir sacré ou hiérarchie

Arrow  

R.P. BOULENGER, Manuel d’Apologétique,INTRODUCTION A LA DOCTRINE CATHOLIQUE.1928, page 393 a écrit:

At. 1. – Hiérarchie de l’Église .

Définition : D’après l’étymologie,le mot hiérarchie signifie pouvoir sacré.Il est employé ici pour désigner les divers degrés de rang et de pouvoir qui distinguent les ministres de l’Église enseignante.
   

l'église comme société parfaite ,  a reçu de son divin fondateur la triple mission d'enseigner,de sanctifier et de gouverner.
Conséquemment, c'est un droit absolu que l'église a d'organiser sa hiérarchie sacré,qu'il s'agisse des ministres eux-mêmes ou des territoires à administrer,l'église a une indépendance complète et imprescriptible qui tien a sa constitution.

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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Sam 01 Juil 2017, 12:59 pm

Voyons , maintenant qui est exactement l'église enseignante Question

EXPLICATION HISTORIQUE,DOGMATIQUE,MORALE,LITURGIQUE ET CANONIQUE, DU CATÉCHISME.
PAR L'ABBÉ AMBROISE GUILLOIS.Ouvrage offert a S.S Pie IX,Honoré par elle d'un bref de remercîment et revêtu de l'Approbation de plusieurs Cardinaux, Archevêques et Évêques.
Dixième Édition.PARIS.H,VRAYET DE SURCY,ÉDITEUR, 1864.TOME.I. p.000.  a écrit :


DE L’ENSEIGNEMENT DE L’ÉGLISE :

D.Quels sont ceux qui, dans L’Église,sont chargé d’enseigner les fidèles ? – R. Le Souverain Pontife et les évêques.

EXPLICATION : C’est au souverain pontife qu’il a été dit,dans la personne de Saint Pierre : ( Pais mes agneaux,pais mes brebis ),confirme tes frères dans la foi.
C’est aux évêques qu’il a été dit,dans la personne des apôtres : ( Allez,enseigner ).Le souverain Pontife et les évêques sont donc chargé d’enseigner les fidèles,et il forment ce qu’on appelle l’Eglise enseignante.Les fidèles,qui doivent les écouter et leur obéir,forment ce qu’on appelle l’Eglise enseigné.

 

Ainsi , il est importent de bien saisir que les Prêtres & les diacres , ne sont que des auxiliaires & qui ne sont strictement pas juge de la Foi en quoique ce soit ,Évangéliser est la mission des évêques,pas la mienne ou des Bédouins de la tradouillerie,que c'est le magistère de l'Eglise. Les imposteurs ont recours à tout plein de thèses pour tenter de démontrer que tel ou tel point du magistère ne s'applique plus...

Abbé G.-F. Monnier - Le Grand Don de Dieu à la terre, ou Cours complet de Religion comprenant le dogme, la morale, les sacrements et la liturgie, ouvrage servant de développement à l'Atlas catholique (Lyon, Girard et Josserand, 1861), Tome I, p. 421 a écrit:

L'Eglise enseignante se compose du Souverain Pontife et des évêques seuls. Eux seuls, en leur qualité de successeurs des apôtres, sont juges de la foi, maîtres de l'enseignement, revêtus du pouvoir législatif, parce que c'est aux apôtres seuls que Jésus-Christ a dit : Allez, enseignez, Je suis avec vous;... apprenez à observer ce que je vous ai commandé. Quant à l'Eglise enseignée, elle se compose d'abord des prêtres et des autres clercs inférieurs, puis enfin de la généralité des simples fidèles; leur devoir est de soumettre leur intelligence aux décisions de l'Eglise enseignante, et leur volonté à ses lois, conformément à ces paroles du Sauveur, souverain chef et législateur de l'Eglise : Celui qui ne croira pas sera condamné, et si quelqu'un n'écoute pas l'Eglise, qu'il soit pour vous comme un païen et un publicain.

PS , j'ai oublié de noter la page exacte , je vais rechercher cela


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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Dim 02 Juil 2017, 12:13 pm

Le sacrement de l'ordre donne le caractère a l'ordonné,cela est une vérité de foi (Conc.de Trente, Sess 23,c.4),et a donner des pasteurs a la puisse ecclésiastique
(à la société qu'es l'église ),principalement.  


P.Auguste-Alexis GOUPIL,S.J. Les Sacrements.TOME.II. L’Eucharistie-L’Ordre ,1926.Chapitre II.L’Ordre .p.150,a écrit :

Le Caractère :

Le sacrement de l’Ordre est principalement ordonné au bien de la société ecclésiastique.C’est pour lui assurer des pasteurs,et conférer à ceux-ci le pouvoir sacré nécessaire,qu’il a été institué.Ce pouvoir sacré ou caractère est donc : l’effet premier de ce sacrement.


La nature de ce pouvoir sacré consiste principalement à consacrer,offrir en sacrifice , parallèlement à disposer les hommes par le Bapteme et la Pénitence à recevoir l'Eucharistie .

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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Dim 02 Juil 2017, 12:34 pm

L’Église est établie de droit divin positif sur les évêques, Car l'évêque possède plienement le caractère sacerdotal,c'est-à-dire le pouvoir supreme sur les choses sacrées.

P.Auguste-Alexis GOUPIL,S.J. Les Sacrements.TOME.II. L’Eucharistie-L’Ordre ,1926.Chapitre I.L’Ordre .p.139,a écrit :

L’épiscopat , est d’institution divine. (Conc. de Trente, Sess.23, c. 2)

Le Christ en effet a institué son Église  sous l’autorité des ses Apôtres,dit Saint Clément de Rome,sur l’ordre qu’ils en avaient reçu et doués de prescience divine,se donnèrent des coopérateurs et des successeurs,(Ep.I ad Cor.42,44).Saint Cyprien, de même,déclare que l’Église repose sur les évêques et est gouvernée par eux ( Cette fondation,dit-il,a été établie par une loi divine)- (Ep.27).

   

Ainsi , le sacrement de l'ordre est un rite divinement institué pour députer l'homme à une fonction sainte et lui conférer un caractère sacré,c'est-à-dire le pouvoir de remplir cette fonction,il s'ensuit évidement que ce rite opère principalement et pleinement dans la collation du sacerdoce,à qui appartient le pouvoir sacré principal dans la hiérarchie.

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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Dim 02 Juil 2017, 1:19 pm

P.Auguste-Alexis GOUPIL,S.J. L’ÉGLISE,Institution,Constitution-Pouvoir.Chapitre.II. L'Église –Troisième Partie.1934. p.126 a écrit :

3) La Raison Théologique :

L’Église,société d’institution divine immédiate,doit demeurer jusqu’à la fin telle que le Christ l’a fondée,c’est-à-dire avec la forme monarchique.Donc il est nécessaire que Pierre ait à perpétuité des successeurs dans sa primauté.L’unité et l’indéfectibilité de l’Église fournissent encore un preuve,ces deux propriétés essentielles et perpétuelles ont pour fondement la primauté de Pierre,donc cette primauté est elle-même perpétuelle.
 


Pierre a ces trois qualités et les trois pouvoirs , comme évêque,il a le pouvoir d'ordre et est égal en cela aux autres apôtres,à tous les évêques.
Comme apôtre , mission immédiate & infaillibilité personnelle.Comme chef de l'Église, il a plein pouvoir pour enseigner et gouverner toute l'Église, juridiction sur tous,si bien que meme les autres apôtres n'ont leur mission que subordonnée au gouvernement de Pierre.

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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Dim 09 Juil 2017, 12:10 pm

Toute loi oblige en conscience,puisqu'elle est le commandement d'un législateur légitime ,qui est ou Dieu lui-meme ,ou un homme ,parlent en vertu de l'autorité législative qu'il tient de Dieu.


R.P  FR. JOSEPH PIE MOTHON, O.P, TRAITE SUR L'ÉTAT RELIGIEUX. 1928
Considéré au Point de Vue de la Théologie Morale et du Droit Canonique.
A l’Usage des Religieux et Religieuses de Vœux simples et de Vœux Solennels. p.136-137 a écrit :


LIVRE IV : De l’exercice des pouvoirs de Juridiction et de domaine par les prélats ecclésiastiques et les supérieurs religieux.

Art. 106 : Le pouvoir de Juridiction est celui que Notre Seigneur Jésus-Christ a acquis sur les fidèles,en les rachetant de son sang,et qu’il a transmis aux pasteurs de son Église.
Les pasteurs de l’Église exercent le pouvoir de Juridiction, pour le salut des âmes,par l’enseignement de la doctrine et l’administration des sacrements.

Ainsi , La Juridiction est un précepte de droit divin positif certain .

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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Dim 09 Juil 2017, 12:27 pm

É. Jombart, S.J., Manuel de Droit Canon, p.126 a écrit:

TITRE VIII

LE POUVOIR ÉPISCOPAL ET CEUX QUI Y PARTICIPENT.

183. Jésus-Christ a institué deux degrés de Juridiction : Juridiction des évêques,successeurs des apôtres,Juridiction suprême du Pape,successeur de Saint Pierre.

 

Conséquemment : Arrow

DES CURÉS ET DE LEURS DROITS DANS L'ÉGLISE, D'APRES LES MONUMENTS DE LA TRADITION. 1845
APPROBATION DE MONSEIGNEUR JEAN MARCHETTI, ARCHEVÊQUE D’ANCYRE.
Par M. l'Abbé A. SIONNET - PARIS, LIBRAIRIE CATHOLIQUE DE P.-J. CAMUS, Rue Cassetle, 20 , près Saint-Supplice. p.239,a écrit :


Jésus-Christ, par les mots pasce et pascite, donna la juridiction au Pape et aux évêques, avec la faculté nécessaire à tout bon gouvernement de déléguer. Ils ont la source du pouvoir,
et ce qui ne vient pas d'eux est nul.


Arrow

Traité de Droit Canonique , Raoul Naz , LETOUZEY ET Ané  , TOME IV , LIVRE IV. p.18,a écrit::

Organes du pouvoir judiciaire de l’Église.

24. Organes de droit divin : De droit divin possèdent le pouvoir judiciaire dans l’Église :1) Dans l’Église entière : le souverain pontife ( Can.218 § 1 , 1569 § 1 ), le concile œcuménique ( Can.228 § 1 ).2) Dans leur Diocèse : les évêques ( Can.329 § 1 , 335 § 1 )  



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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Lun 10 Juil 2017, 7:41 am

La charge de prêcher le foi catholique a été confiée par Jésus-Christ au Souverain Pontife pour toute l'Eglise,aux évêques pour leurs diocèses.  ( de Droit divin )
L' évêque doit prêcher lui-même,mais,de plus,se faire aider par les curés et d'autres hommes aptes à ce ministère ,toutefois leurs Juridiction n'est que de Droit ecclésiastique point.  


É. Jombart, S.J., Manuel de Droit Canon, p.401 a écrit:

TITRE. XX , LA PRÉDICATION DE LA PAROLE DE DIEU.

3°- ( Quomodo praedicabunt nisi mittantur ? ) écrivait St Paul.
Le Concile de Trente a rappelé la nécessité d’une mission canonique,pour annoncer la parole de Dieu.Cette mission est attachée à certains offices ( p.ex,de curé ) ou est accordé personnellement (C.1328 ).Pour le catéchisme une intervention de l’évêque n’est pas toujours requise,la désignation par le curé suffit ( C.1333 ).



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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Mar 11 Juil 2017, 11:50 am

La nomination et l'institution des ministres de la religion n'appartient et ne peut appartenir en propre qu'à l'Église,comme dans le gouvernement temporel,le premier acte de juridiction est l'institution des magistrats, des juges et des ministres de la justice ; ainsi l'ordination des évêques et des clercs est le premier acte et le plus important du gouvernement de l'Église. Ce qu'il est dans l'institution divine, c'est le droit de l'Église de régler la forme de la nomination de ses ministres, et de déterminer le mode de l'institution canonique.La constitution hiérarchique, base de toute sa discipline , est aussi importante que le dogme.

É. Jombart, S.J., Manuel de Droit Canon,titre XXI.LES SÉMINAIRES.p.408 a écrit:

752. PRINCIPE. – L’Église a le droit propre et exclusif de former ( instituendi ) ceux qui désirent se dévouer au ministère ecclésiastique ( C. 1352 ).

D'ailleurs,on connaît la très intéressante réponse de la Commission cardinalice spécialement instituée en juin 1912 pour examiner la doctrine de la vocation sacerdotale. Elle fait consister uniquement dans l'appel de l'Église,par l'Évêque résidentiel,l'élément formel de la vocation sacerdotale. (Lettre de la Secrétairerie d'État à l'Évêque d'Aire, 1er juillet 1912.)Ainsi la commission cardinalice mise en place par le pape Saint Pie X a publié les résultats de son étude le 2 juillet 1912, sous la forme d’une lettre adressée par le cardinal Merry del Val, Secrétaire d’Etat, à Mgr de Cormont, évêque d’Aire et Dax 46. Plusieurs points sont clairement établis. Tout d’abord, personne n’a droit à l’ordination avant l’appel de l’évêque!. https://archive.org/stream/lavocationsacerd00lahi#page/n9/mode/2up

Opus praestantis Viri, Josephi Canonici LAHITTON,

cui titulus " LA VOCATION SACERDOTALE ",

nullo modo reprobandum esse ;


imo, qua parte adstruit :



1°) Neminem habere unquam jus ullum ad ordinationem antecedenter ad libéram electionem Episcopi.
2°) Conditionem, quæ ex parte Ordinandi débet attendi, quæque Vocatio sacerdotalis appellatur, nequaquam consistere, saltem necessario et de lege ordinaria, in interna qaudam adspiratione subjecti seu invitamentis Spiritus Sancti, ad sacerdotium ineundum.
3°) Sed econtra, nihil plus in Ordinando, ut rite vocetur ab Episcopo, requiri quam rectam intentionem simul cum idoneitate in iis gratiæ et naturæ dotibus reposita, et per eam vitæ probitatem ac doctrinæ sufficientiam comprobata, quæ spem fundatam faciant fore ut sacerdotii munera recte obire ejusdemque obligationes sancte servare queat :
esse egregie laudandum (1).
R. Card. MERRY DEL VAL.  
 (Acta Apostolicœ Sedis, 15 juillet 1912).l
 
http://www.pathsoflove.com/lahitton/la-vocation-sacerdotale1.html
https://archive.org/details/lavocationsacerd00lahi

Il en va également des simples religieux ou religieuses.

MANUEL ASCÉTIQUE ET CANONIQUE DE LA VIE RELIGIEUSE a L’usage des Congrégation de Sœurs à Vœux simples.
Par le Chanoine Em. Thévenot,Ouvrage honoré de nombreuses approbation Épiscopales.RENÉ HATON,LIBRAIRIE.1919,Chap VII. DE LA PROFESSION.pp.62-63,a écrit :


§II. – Nature de la Profession religieuse.Condition requises pour sa validité.

150.Qu’est-ce que la Profession religieuse ?

La profession est un acte par lequel une Novice se consacre à Dieu,en faisant les trois vœux de Pauvreté,de Chasteté,et d’Obéissance,conformément aux Constitution,dans un Institut approuvé par l’Église,sous l’autorité des Supérieurs qui acceptent cette donation au non de Dieu.  

D'ailleurs, si la Novice est admise,la Supérieure la présente à l'Évêque pour l'examen canonique.Il est inutile après cela de vous répéter que ceux qui adhèrent et reconnaissant de faux pasteurs , des intrus,ne reçoivent point le pardon de leurs péchés lorsqu’ils se font administrer par eux le sacrement de pénitence, puisqu’il est de foi que les absolutions de ces faux pasteurs sont nulles.



Dernière édition par chouan le Mar 11 Juil 2017, 6:08 pm, édité 1 fois

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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Mar 11 Juil 2017, 5:11 pm

Joseph LAHITTON Chanoine Honoraire Docteur en Théologie Professeur de Dogme et d'Histoire Ecclésiastique
LA VOCATION SACERDOTALE. Traité théorique et pratique Gabriel BEAUCHESNE, Éditeur. 1914 .pp.89-90,a écrit :
(Nihil obstat. 8 Décembris 1912) .(Imprimatur. 8 Décembris 1912.)


99.- L'appel émane du pouvoir de juridiction.

La question se pose de savoir auquel des deux pouvoirs de l'évêque : pouvoir d'Ordre ou pouvoir de juridiction, se rattache la fonction de déférer l'appel sacerdotal: question secondaire, mais qui ne manque pas d'intérêt.On peut répondre que le jugement, d'idonéité, le choix de l'appel sont formellement des actes du pouvoir de juridiction, mais coordonnés, comme à leur fin propre, à l'exercice du pouvoir d'Ordre. C'est, en effet, en vue d'exercer son pouvoir sacramentel d'engendrer d'autres prêtres que l'évêque se préoccupe de recruter, de former et d'appeler des sujets. Cependant, en disant que ces trois actes : jugement, choix, appel, sont formellement juridictionnels, il y aurait peut-être lieu de faire une réserve en ce qui regarde l'appel définitif, qui se confond avec l'ordination même et semble relever, comme elle, du pouvoir d'Ordre. Quand l'évêque ou ses délégués appellent un sujet, c'est déjà un appel officiel, authentique, mais que le candidat n'est pas obligé d'accepter, ni l'évêque de maintenir. Le candidat, nous l'avons dit, demeure libre devant cet appel qui est proposé, mais non imposé. De son côté, l'évêque est libre de le retirer ; il devra même le retirer, si des faits nouveaux surgissent, qui l'amènent à modifier son jugement d'idonéité et son choix. Jusque-là, l'évêque agit par simple pouvoir juridictionnel et comme cause principale, Dieu étant simplement cause première. Il en est de même, à la rigueur, de l'appel qui se fait à la cérémonie même de l'ordination.

A noter , L'appel définitif émane du pouvoir d’Ordre  au moment précis de l'ordination par l'imposition des mains .

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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Mer 12 Juil 2017, 2:28 pm

Le sacrement de l'Ordre donne seulement le pouvoir de remplir les fonctions ecclésiastiques et dont l'effet de ce sacrement est d'imprimer dans l'âme un caractère ou marque spirituelle ineffaçable,mais encore lui communique une puissance spirituelle pour exercer dans l'Eglise certaines fonctions sacrées qu'on appelle pour cela fonction ecclésiastique. :

EXPLICATION HISTORIQUE,DOGMATIQUE,MORALE,LITURGIQUE ET CANONIQUE, DU CATÉCHISME.
PAR L'ABBÉ AMBROISE GUILLOIS.Ouvrage offert a S.S Pie IX,Honoré par elle d'un bref de remercîment et revêtu de l'Approbation de plusieurs Cardinaux, Archevêques et Évêques.
Dixième Édition.PARIS.H,VRAYET DE SURCY,ÉDITEUR, 1864.t.III.Leçon XXX.DE L’ORDRE. pp.471-472.a écrit :

D. Qu’est-ce que l’ordre ? R. L’ordre est un sacrement qui donne le pouvoir de remplir les fonctions ecclésiastiques,et la grâce pour les exercer saintement.

EXPLICATION :Le mot ordre a plusieurs acception.Il signifie 1° l’arrangement et la disposition des choses mises en leur rang,à leur place :c’est en ce sens que l’on dit :L’ordre admirable que Dieu a mis dans cet univers; 2° la loi,la règle établie par la nature,par l’autorité,par les bienséances,par l’usage;c’est dans ce sens que l’on dit : Ce que vous faites là est dans l’ordre,n’est pas dans l’ordre...3° il s’entend des différentes classes subordonnées entre elles qui forment un état,une corporation; c’est dans ce sens que l’on dit : En FRANCE,les états étaient composés de trois ordres : l’ordre de la noblesse,l’ordre du clergé,l’ordre du tiers état. 4°Il signifie aussi une compagnie dont les membres s’engagent à vivre sous de certaines règles,avec quelque marque extérieure qui les distingue;c’est dans ce sens que l’on dit:L’ordre de Saint Benoit,l’ordre des Frères-Prêcheurs. 5° Il signifie encore le commandement d’un supérieur,ect.,6° Enfin il signifie,et c’est dans ce sens que nous le prenons ici,un sacrement de l’Église par lequel celui à qui l’évêque le confère reçoit le pouvoir de remplir les fonctions ecclésiastiques.Le nom (ordre) que l’on donne à ce sacrement,vient de ce que ceux qui le reçoivent forment dans l’Église un ordre,une classe à part,essentiellement distincte de l’état des laïques ou des simples fidèles.

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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Mer 12 Juil 2017, 6:13 pm

Mgr Louis PRUNEL, Vice-Directeur de L’Université CATHOLIQUE de PARIS.
GABRIEL BEAUCHESNE ET SES FILS ÉDITEUR.(Imprimature,20 octobris 1916)-(Nihil obstat,15 octobris 1916 ),Ouvrage couronné par l’Académie française.
COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION. t.II.L'Église.Troisième Leçon.pp.49-50,a écrit:


COMMENT RECONNAITRE LA VRAIE ÉGLISE :

I. – Définition de la note : Et d’abord qu’entend-on par note ? Le Cardinal Billot définit la note : Une propriété visible,qui tombe sous la connaissance expérimentale,et possède avec la légitimité de l’Église une connexion certaine et infaillible.Une autre théologien,Pesch,nous dit :C’est une propriété essentielle qui ne convient qu’à la véritable Église et la fait connaitre visiblement comme l’Église du Christ.Ce que nous retenons de ces deux définitions,c’est que la note,pour être probante,doit être une propriété essentielle,visible,et particulière à la vraie Église,de telle sorte que le doute ne soit pas possible,et que la présence certaine de la notre révèle infailliblement la véritable Église du Christ.  


Ainsi,la validité du sacerdoce ( l'Ordre ) n'est pas visible et facilement discernable,et de plus cela s'appliquent (Validité de l'Ordre) parfaitement à plusieurs églises rivales,des lors elle est sans valeur pratique.Conséquemment, La validité de l'ordre ( sacerdoce ) n'est pas "note" pour reconnaître visiblement et infailliblement la vraie Eglise du Christ .  


Dict. APOLOGÉTIQUE DE LA FOI CATHOLIQUE.  ( 1911-1931 ) -
Contenant les preuves de la Vérité de la Religion, sous la Direction de A.D’ALES,Professeur a l’institut Catholique de PARIS.
Avec la collaboration de grand nombre de Savants Catholiques.Précédée d’une Lettre de Son Em.le Card. GASPARRI,Dal Vaticano,le 10 septembre 1929.Imprimatur Parisiis,11 Januarli 1909,F. Faces,Vic.gen.GABRIEL BEAUCHESNE, ÉDITEUR . A PARIS, RUE de RENNES,117. t.I.col 1283 écrit :


En parlant d’une Apostolicité de succession,nous ne considérons pas la succession dans le pouvoir d’ordre,mais uniquement dans le gouvernement de l’Église.L’existence ou la validité du pouvoir d’ordre,du sacerdoce,est,en effet,chose essentiellement mystérieuse et invisible.On ne peut jamais être fixé avec certitude,en pareille matière,que par l’autorité,préalablement reconnue,de l’Église enseignante.La succession dans le pouvoir d’ordre n’est donc pas un signe extérieur,une marque distinctive, une “ note “ de la véritable Église.Mais,au contraire,l’Apostolicité de succession dans le gouvernement de l’église possède toutes les conditions requises pour être une “note”aidant à discerner l’Église du Christ.  


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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Jeu 13 Juil 2017, 1:33 pm

La théologie et le droit canonique se rendent de mutuels services et se compénètrent plus ou moins,c'est pourquoi il faut utiliser les deux points de vue. ( Théologique & Canonique ) pour appréhender la nature de la Constitution divine de la Ste Eglise Catholique .1) L'Eglise est une société hiérarchique. 2) Sa forme de gouvernement est la forme monarchique. 3) Enfin,c'est une société parfaite.Tel sont les points saillants qui apparaissent dans la constitution de l'Eglise..


Mgr Louis PRUNEL, Vice-Directeur de L’Université CATHOLIQUE de PARIS.
GABRIEL BEAUCHESNE ET SES FILS ÉDITEUR.(Imprimature,20 octobris 1916)-(Nihil obstat,15 octobris 1916 ),Ouvrage couronné par l’Académie française.
COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION. t.II.L'Église.Cinquième Leçon.Nature et Constitution de L’Église.pp.100-101,a écrit:

A considérer l’Église au point de vue théologique,elle est donc une société visible dont le chef invisible,mais réel,est Jésus-Christ,et c’est de ce chef vivant,source de toute grâce,que découle et circule à travers tous les membres de l’Église jusqu’aux extrémités du monde la sève divine de la grâce qui justifie les âmes devant Dieu et les rend dignes du ciel,puis,immédiatement au-dessous du Christ,le Pape,son vicaire sur la terre,chef visible de l’Église,puis les évêques,successeurs des apôtres,puis les prêtres et les diacres,c’est par ces intermédiaires,par ces instruments humains,que la grâce du Christ est communiquée aux fidèles.Telle est,au point de vue théologique,la nature et la fin de l’Église.Telle est la hiérarchie instituée par Jésus-Christ.De là découlent pour l’Église des droits,des prérogatives,dont nous parlons et dont l’étude détaillée fait l’objet du droit canonique.Les théologiens et les canonistes se placent à des points de vue différents,les premiers s’occupent avant tout du rôle sanctificateur de l’Église,les seconds voient surtout en elle la personne morale,juridique,investie par sont fondateur de droit spéciaux qu’ils s’attachent à déterminer et à défendre,ainsi s’est constitué le droit public de l’Église,basé sur ce fait que l’Église est une société parfaite,ce point fondamental est d’une importance capitale et sert à déterminer les relation de l’Église avec les individus et les autres sociétés,quant au droit privé,c’est l’ensemble des lois qui régissent les relations des membres de l’Église entre eux,qu’ils appartiennent ou non à la hiérarchie.

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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Ven 14 Juil 2017, 3:02 pm

Le Christ confie à ses Apôtres,à son Eglise,la mission de continuer son oeuvre sur la terre. Léon XIII: C'est le role qui appartient en propre et uniquement à l'Eglise de garder la doctrine qu'elle a reçu de Dieu et l'autorité de sons magistère avec les autres secours céleste pour le salut. ( Encycl. Humanum genus )

P.Auguste-Alexis GOUPIL,S.J. L’ÉGLISE,Institution,Constitution-Pouvoir.Seconde Partie.Chapitre I.FIN DE L’ÉGLISE.p.63,a écrit :

Le Christ a confié à son Église la continuation de sa mission: le salut éternel des âmes.
Explication de quelques termes: Continuation de la mission du Christ,avec cette différence toutefois que le Christ a institué la religion chrétienne,et que l’Église la conserve seulement et la propage,que le Christ s’est acquis l’Église par sont sang,et que les pasteurs la gouvernent seulement,que le Christ a par sa mort mérité toutes les grâces,et que l’Église les appliques. D’un mot,l’Église agit comme ministre du Christ.

 

Le pouvoir dans l'Etat comme dans l'Eglise vient de Dieu,seulement,tandis que,dans les sociétés civiles,il n'est pas conféré immédiatement par Dieu à telle ou telle personne,mais médiatement par l'intermédiaire de la communauté,qui désigne ses chefs et choisit la forme du gouvernement,il en va tout autrement dans l'Eglise. Ici la communauté ne joue aucun role.

Mgr Louis PRUNEL, Vice-Directeur de L’Université CATHOLIQUE de PARIS.
GABRIEL BEAUCHESNE ET SES FILS ÉDITEUR.(Imprimature,20 octobris 1916)-(Nihil obstat,15 octobris 1916 ),Ouvrage couronné par l’Académie française.
COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION. t.II.L'Église.Cinquième Leçon.Nature et Constitution de L’Église.pp.110-111,a écrit:

Dans l’Église,au contraire,non seulement le pouvoir,mais la forme elle-même et le mode de transmission du pouvoir viennent de Dieu,et il n’est loisible à personne de les modifier.
La hiérarchie est immuable,immuable aussi la forme du gouvernement,et le mode de transmission du pouvoir.La forme du gouvernement est la monarchie,il n’appartient pas à la communauté de la modifier et de la remplacer par la forme aristocratique ou démocratique.Tous les efforts des hérétiques y ont échoué,et y échoueront toujours.

 

La puissance des Évêques tient essentiellement à la constitution de l'Église ; la maxime est incontestable,or la constitution de l'Église tient essentiellement à la juridiction du S. Siège, sans laquelle il n'y aurait plus d'unité. Cette dernière proposition a été démontrée : donc la puissance des Évêques , tient essentiellement à la juridiction des Papes : donc , en attaquant la juridiction du Pape, on tend à détruire la puissance des Évêques.L'épiscopat tire sa force de l'unité ; car au : moyen de cette unité, l'Évêque agit par le ministère des prêtres qui lui sont subordonnés,et se trouve soutenu lui-même avec ses ministres par la force de tout  le corps épiscopal,dans la personne du chef de L'Église auquel il est uni. Que les ministres inférieurs sortent de la subordination où ils doivent être, ils perdent dès  lors l'autorité qui résulte du concours de l'Évêque avec ses coopérateurs : de même, que l'Évêque se soustraie à la juridiction du Pape, il n'est plus alors qu'un pasteur isolé;et ayant perdu la force qu'il avait,de son unité avec le corps épiscopal,son autorité cesse,et cette ombre de puissance qui lui reste encore, sera bientôt subjuguée, asservie, anéantie.

Mgr Louis PRUNEL, Vice-Directeur de L’Université CATHOLIQUE de PARIS.
GABRIEL BEAUCHESNE ET SES FILS ÉDITEUR.(Imprimature,20 octobris 1916)-(Nihil obstat,15 octobris 1916 ),Ouvrage couronné par l’Académie française.
COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION. t.II.L'Église.Cinquième Leçon.Nature et Constitution de L’Église.pp.110-111,a écrit:


Le pouvoir vient directement d’en haut.De Dieu,il descend dans le Christ,du Christ dans son vicaire,du vicaire du Christ dans les évêques,et des évêques dans les prêtres,tel est l’ordre de la hiérarchie catholique.Telle est la différence fondamentale du pouvoir ecclésiastique et du pouvoir civil.

Ainsi,le principe d'autorité vient de Dieu,il vient d'en haut et non d'en bas.C'est donc en vertu d'une délégation divine que le pouvoir humains ont le droit d'imposer des lois à leurs semblables,conséquemment,  prétendent atteindre un but,sans prendre le chemin qui y conduit,entreprendre de les concilier,serait l'action d'un insensé,qui croirait pouvoir arriver à un terme par des routes directement opposées !..

Mgr Louis PRUNEL, Vice-Directeur de L’Université CATHOLIQUE de PARIS.
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COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION. t.II.L'Église.Dixième Leçon.LES ÉVÊQUES.p.269,a écrit:


La force de la hiérarchie et l’unité de l’Église.

Quoi qu’il en soit de l’une ou de l’autre opinion,toutes deux maintiennent formellement l’union des évêques avec le Pape,qui est le fondement même de la hiérarchie,et la grande force de l’Église Catholique.Cette force hiérarchique fait que les fidèles sont reliés à leurs curés,que les curés sont soumis à leurs évêques,que les évêques sont uni au Pape,et ce lien fait l’unité de l’Église.Et l’unité de l’Église Catholique,à travers tous les changements et tout les révolutions d’ici-bas,est le spectacle le plus beau,le plus réconfortant qu’il puisse être donné à un philosophe et à un historien de contempler sur la terre.


Qui sera donc l’homme assez téméraire pour choisir de lui-même le sacerdoce pour son enfant,ou pour vouloir être prêtre sans l’agrément et l’ordre de Dieu !?  

DES CURÉS ET DE LEURS DROITS DANS L'ÉGLISE, D'APRES LES MONUMENTS DE LA TRADITION.
APPROBATION DE MONSEIGNEUR JEAN MARCHETTI, ARCHEVÊQUE D’ANCYRE,le 20 Octobre 1828.
Par M. l'Abbé A. SIONNET - PARIS,LIBRAIRIE CATHOLIQUE DE P.-J. CAMUS,1845.pp.81-82,a écrit:


Maintenant, je dis :Au IV siècle, un prêtre ne pouvait, par sa propre autorité, dire la messe, ni rassembler le peuple, ni faire aucune autre fonction du ministère. Si donc l'on veut dire que le curé fasse ces choses, non pour l'évêque, mais de son autorité privée, il faut prétendre, ou que l'Église des premiers siècles s'est trompée,ce qui est une hérésie, ou qu'il est venu depuis une révélation qui a donné les prétendus droits, ce qui est une autre erreur. Mais , que vaut un corps sans âme ? C'est un cadavre infect, inutile et nuisible.Le Concile d'Arras, en 1025, emploie cette similitude : Sicut mente corpus regitur, ita et per episcopos Ecclesia regitur.
-P.138,a écrit:
Le proprius sacerdos est l'évêque,selon toute l'antiquité;il administrait d'abord tous les sacrements.Quand il a dû, par la suite,se faire aider par des prêtres,nul homme sensé ne pourra dire que le prêtre soit devenu par là proprius sacerdos.


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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Ven 14 Juil 2017, 5:58 pm

Les lois de l'Eglise obligent-elles indépendamment de l'acceptation des sujets,ou des chefs d'Etats ? Nous n'avons qu'à nous rappeler les principes qui régissent la constitution de l'Eglise et le caractère de société parfaite que possède l'Eglise.

Mgr Louis PRUNEL, Vice-Directeur de L’Université CATHOLIQUE de PARIS.
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COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION. t.II.L'Église.Septième Leçon.LE POUVOIR DE GOUVERNER.p.178,a écrit:

La constitution de l’Église ne donnant aucune part directe aux fidèles dans le gouvernement de l’Église,et l’Église n’étant pas une démocratie,mais une monarchie,il s’ensuit,contrairement aux principes de Luther,des jansénistes et des gallicans,que l’acceptation des fidèles n’est pas nécessaire pour conférer aux lois ecclésiastiques une caractère obligatoire.

Et il en va également de l'Episcopat...

R. P. H Montrouzier s.j.Origine de la juridiction épiscopale,dans Revue des sciences ecclésiastiques.1872, 5ème article.Troisième Partie. IV.pp.400-401,a écrit:

Admettez en effet que la juridiction épiscopale dérive du Pape, n'est-il pas évident que le Pape ne la communique et ne peut la communiquer que pour les seules affaires d'intérêt particulier, in partem sollicitudinis, nullement pour les causes majeures et qui touchent aux intérêts généraux de l'Eglise ?,Qui donc a jamais imaginé que dans la communication de l'autorité épiscopale se trouvait comprise la faculté de créer ou d'abolir des empêchements dirimants du mariage, de béatifier ou canoniser des saints, de dispenser des vœux solennels, etc. ? Bien plus, il est sûr que dans le concept de la juridiction épiscopale ne se rencontre point le pouvoir intrinsèque de dispenser des lois générales de l'Eglise. Un pareil pouvoir inhérent à l'Episcopat serait la négation de la monarchie Pontificale. C'est la réflexion de Benoît XIV.

Effectivement , cela serait la négation meme de la Constitution divine de la Ste Eglise Catholique.

R. P. H Montrouzier s.j.Origine de la juridiction épiscopale,dans Revue des sciences ecclésiastiques.1872, 5ème article.Troisième Partie. III.pp.398-399,a écrit:

Selon le sentiment d'un grand nombre (lisez : de la presque totalité des théologiens), le Souverain Pontife est seul juge de l'utilité de la loi et de la réalité des difficultés qu'on y oppose ; par conséquent, si malgré les représentation ?, il presse l'exécution de la loi, c'est le devoir des Évêques de se soumettre dans tous les cas et de renoncer même à leurs usages les plus anciens.


Certes , l'épiscopat ( l'Évêque résidentiel ) est toujours intervenu dans des situations extraordinaires de l'Eglise Universelle,toutefois, toujours en fonction de leur pouvoir.[


R. P. H Montrouzier s.j.Origine de la juridiction épiscopale,dans Revue des sciences ecclésiastiques.1872, 5ème article.Troisième Partie.II.pp.397-398,a écrit:

St. Liguori explique la chose avec beaucoup de netteté.Quoique, dit-il, le gouvernement des Evéques leur soit particulier, par rapport à leurs troupeaux particuliers,cependant si un Evêque voyait surgir une hérésie dans une autre Eglise, il serait tenu de réparer lui-même le mal, autant que cela serait en lui, par la raison que tous les Evêques sont obligés de veiller au bien de l'Eglise universelle. Si un homme possédait un nombreux troupeau, il en confierait la garde à un seul pasteur, mais il désignerait en même temps d'autres pasteurs inférieurs dont chacun garderait une portion du troupeau. Cependant si quelqu'un d'entre eux venait à remarquer que les loups guettent le troupeau particulier d'un de ses compagnons,il serait assurément tenu de prévenir le danger.De même les Eveques, qui tous sont pasteurs du même bercail de Jésus-Christ, sont tenus, selon leur pouvoir, de protéger l'Eglise universelle et de réparer tout le dommage qui lui serait causé.C'est dans ce sens qu'ont écrit St. Augustin et St. Cyprien.

Arrow

R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. I, col. 689. a écrit:

La juridiction ordinaire est essentiellement mobile ,elle se déplace continuellement d’une fondation à l’autre,et cette mobilité même implique ou marque en elle une limitation constante.
La juridiction extraordinaire est essentiellement progressive,elle se forme de tous les apports successifs de la juridiction ordinaire,elle tend ainsi vers une certaine universalité,mais elle n’est jamais à proprement parler universelle.Ainsi tout est déterminé par les principes les plus simples et les plus fermes,tout ce qui passe sous la juridiction extraordinaire,c’est ce qui a d’abord été acquis par la juridiction ordinaire l’est en vertu du droit que l’Apôtre possède sur ses fondations.


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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Sam 15 Juil 2017, 8:59 am

ABRÉGÉ DE THÉOLOGIE DOGMATIQUE ET MORALE.Par l’Abbé J. BERTHIER,M.S – 1896.
Appro..: F. Mussel,Vicaire général,Supérieur hon.du Grand Séminaire de Grenoble,1891.CHARLES,Évêque d’Agen,1892.Traité.III.Article.II.De la Constitution de l’Église.p.43,a écrit:


Or la hiérarchie de juridiction se compose de droit divin,de la Primauté Apostolique et des Évêques,que Dieu a établis pour gouverner l’Église,et elle se compose,de droit ecclésiastique,de ceux à qui le Pape et les Evêques donnent la juridiction,et en particulier des prêtres qui exercent le ministère.

Les prêtres et le diacres n'ont,en tant que tels,aucune juridiction à moins qu'ils ne soient curées.Pie VI a condamné la doctrine du Synode de Pistoie,qui voulait que dans un synode,les curés fussent juges de la foi.Parallèlement,c'est l’union des évêques avec le Pape,qui est le fondement même de la hiérarchie divinement institué par Jésus-Christ et qui est immuable.

DE L’ÉGLISE ET DE SA DIVINE CONSTITUTION. Par Dom A. GRÉA ,MAISON DE LA BONNE PRESSE.1907,t.I.p.238,a écrit :

Ainsi, dépendre de Saint Pierre,c’est clairement pour l’épiscopat tenir de lui l’origine de la mission,et par nature même soient envoyés et institués par lui seul.  

Le pouvoir réside uniquement dans le Saint-Siège , en sorte qu'aujourd'hui, pour nous servir des propres paroles du Concile de Trente , le Pontife romain , en vertu de sa charge , prépose des pasteurs aux églises d'où il suit que, dans l'Eglise catholique , il n'y a de consécration légitime que celle qui est autorisée par un mandat apostolique.

THÉOLOGIE DOGMATIQUE OU EXPOSITION DES PREUVES ET DES DOGMES DE LA RELIGION CATHOLIQUE.PAR S. E. LE CARDINAL GOUSSET, 1853.t.I.p.717,a écrit:

Pour ce qui regarde les évêques, il est de foi que ceux qui ont été institués par l'autorité du pontife romain sont de vrais et légitimes évêques, ainsi que l'a décidé le concile de Trente (2). Suivant le même concile, un des principaux devoirs du pape, dont la sollicitude s'étend sur l'Église universelle, est de donner à chaque Église des pasteurs vraiment dignes et capables, sous peine de voir retomber sur lui le sang des ouailles qui périraient par la négligence de ceux qu'il aurait établis (3).  

Conséquemment ,


R. P. H Montrouzier s.j.Origine de la juridiction épiscopale,dans Revue des sciences ecclésiastiques.1872, 5ème article.Troisième Partie.V.p.403,a écrit

Or, il va de soi que si le Pape est la source de la juridiction épiscopale, il ne peut la communiquer qu'à la condition expresse de réserver sa juridiction ordinaire sur chaque église. En appelant un évèque à partager sa sollicitude,évidemment le Pape n'abdique pas son droit, pas plus que dans un royaume le prince n'abdique sa juridiction ordinaire sur chaque ville et sur chaque ressort judiciaire. La juridiction des juges et des gouverneurs ne saurait préjudicier à la puissance du prince : ils ont par lui été appelés in partem sollicitudinis.Oui certes, le Pape en créant les évêques réserve toute,absolument toute sa juridiction ordinaire et immédiate sur chaque église du monde. Témoin le serment que, d'après le Pontifical romain, tout évèque doit prêter au moment de son sacre. On dirait que l'on a voulu puiser le vocabulaire, tant sont multipliées les formules de soumission aux lois et aux volontés du Pape. Il est manifeste que le Pape ne veut transmettre la juridiction qu'à des hommes qu'il est sûr de ne voir jamais lui contester aucune des prérogatives de sa primauté.


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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Sam 15 Juil 2017, 5:00 pm

EXPOSITION DES PRINCIPES DU DROIT CANONIQUE.Par S.Em.Le Card. GOUSSET,1859.Jacques Lecoffre et Cie, Librairie Éditeur.p.53 a écrit:

Saint Cyprien avait dit, avant Saint Optât,que Jésus-Christ,voulant constituer son Église,a donné a Pierre les clefs du royaume des cieux,et que c’est de là que d’écoule l’institution des évêques et la forme de l’Église.

Qui oserait dire que l'ordre de transmission légitime de l'autorité qui lie et délie , qui ouvre et ferme les portes du ciel, ait été laissé douteux , en sorte que l'Eglise reposant sur le ministère , comme à son tour le ministère repose sur la mission,on ne sache néanmoins avec certitude , ni qui la doit recevoir , ni qui la peut donner ? Certes, c'est là aussi une opinion trop monstrueuse pour qu'elle trouve jamais des défenseurs. Il faut donc avouer qu'aucun point de doctrine ne doit être plus certain , ni mieux connu, que celui par lequel on peut s'assurer de la légitimité des premiers pasteurs. Plus certain , pour que l'existence de l'Eglise même soit certaine. Mieux connu, afin que dans tous les temps et a tous les moments chaque chrétien puisse dire avec une pleine confiance et' une inébranlable fermeté : Je crois l'Eglise. Maintenant qu'on nous réponde . Croit-on qu'un dogme si essentiel ait été ignoré de l'antiquité ? Non, sans doute, car nous ne pouvons nous-mêmes l'apprendre que d'elle son symbole est notre symbole ; sa foi est la règle de notre foi . Donc il faut , ou soutenir que Tertullien , saint Cyprien , saint Optât de Milève , saint Augustin , saint Ephrem , saint Grégoire de Nysse , saint Innocent , saint Léon , pour ne parler ici que de ces Pères, ont non-seulement ignoré un dogme essentiel de la loi catholique , universellement connu de leur temps , mais qu'ils l'ont entièrement renversé, sans qu'une seule voix ait pris sa défense ou convenir que la juridiction a été donnée par Jésus-Christ à Pierre seul , pour la communiquer aux autres Evêques. D'où il s'ensuivra nécessairement qu'à moins que Jésus -Christ ne parle de rechef pour établir un nouvel ordre,tout pasteur non institué par Pierre, ou de son consentement , est sans mission, sans autorité , un aveugle qui conduit d'autres aveugles, et tombe avec eux dans la même fosse.!..

R. P. H Montrouzier s.j.Origine de la juridiction épiscopale,dans Revue des sciences ecclésiastiques.1872, 5ème article.Troisième Partie.VI.p.411,a écrit

Conclusion.Arrivés au bout de la carrière, nous entendons encore des voix confuses à travers lesquelles se peut saisir le reproche de vouloir., dans un sentiment de basse flatterie, détruire la divine constitution de l'Eglise, par l'élévation outre-mesure de la Papauté et le total et effacement de l'Episcopat.Un seul mot sera notre réponse : Il est faux, absolument faux que pour nous le Pape soit tout, et les évêques ne soient rien.Nous ne rêvons pas, il est vrai, une organisation de l'Eglise autre que ne l'a voulue le divin fondateur. Il ne nous semble nullement à désirer que le Pape resplendisse d'un éclat plus céleste en régnant sur des évêques investis par Dieu même d'une puissance surhumaine.Nous n'ambition non pas davantage de voir l'autorité épiscopale déprimée,et les évêques réduits à une condition qui ne serait pas celle des princes de la maison de Dieu. Ce qu'il nous faut, ce que nous voulons résolument, c'est de maintenir la constitution de l'Eglise telle que Jésus-Christ l'a faite. Rien de plus,rien de moins.Il nous faut une hiérarchie, qui, selon le Pape S. Symmaque, soit l'image fidèle de l'adorable Trinité ; où, par une imitation du mode suivant lequel la nature divine se communique aux trois Personnes divines, la juridiction ecclésiastique se transmette par Pierre et par Jésus-Christ, lequel l'a reçue lui-même immédiatement de Dieu, son père.

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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Lun 17 Juil 2017, 2:05 pm

Ne pas confonde l'épiscopat (Le pouvoir sacré,l'évêque résidentiel, c'est-à-dire celui ayant une juridiction sur un territoire et une mission canonique), avec des éveques in patibus/titulaires revêtus seulement de la dignité épiscopale et qui ne sont pas pleinement évêques,car,la hiérarchie d'ordre ne suppose pas,une portion quelconque d'autorité et de commandement,elle ne forme qu'une gradation de pouvoir relatif aux fonction sacrées .Voila en quoi consiste le dogme défini par le Concile de Trente (Sess. XXIII , cap. IV ) , de la hiérarchie de l'ordre .

R.P. H. Montrouzier, s.j., Origine de la juridiction épiscopale, in Revue des sciences ecclésiastiques.1872, Article III,Chapitre IV.p.178.
Chaque jour nous voyons dans l'Eglise de simples prêtres exercer la juridiction épiscopale ; et réciproquement, il y a des évêques très validement et légitimement consacrés qui sont destitués de toute juridiction. Le Vicaire capitulaire possède la pleine juridiction de l'évêque ; l'évêque titulaire ou in partibus ne jouit pas de plus de pouvoirs qu'un simple prêtre.

Afin d'éviter toute équivoque, on désignait plus précisément la communion qui regarde le clerc dans l'Église universelle sous le nom de communion pérégrine, lorsqu'il fallait l'opposer à la communion qui regarde l'Église particulière, c'est-à- dire au même titre. Le nom de pérégrine donné à la communion s'explique de lui-même: il appartient à ceux qui sont étrangers à l'Église particulière sans cesser d'appartenir à l'Église catholique.Au Concile de Riez (439), Armentarius, déposé de son siège, sans l'être absolument de l'épiscopat, est réduit à la communion pérégrine: can. 3; LABBE 3, 1287, HÉFÉLÉ 2, 428.


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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Mer 19 Juil 2017, 3:20 pm

L'Eglise est une société nécessaire.Elle n'appartient pas à cette catégorie d'association ou nul n'est obligé d'entrer.elle est une société imposé par une loi divine à laquelle nul n'a le droit de se soustraire,sans se rendre coupable.

LE DROIT PUBLIC DE L’ÉGLISE.Traité du R.P Matteo LIBERATORE.De la Compagnie de Jésus.
Traduit de l’italien,avec l’autorisation spéciale de l’auteur,Par le R.P AUG.ONCLAIR. 1888.
RETAUX-BRAY,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.Chapitre.I.De la constitution de l’église, § III.L’église est une société juridique.p.16,a écrit
:

8.Une société juridique est celle dont les membres qui la composent sont liés envers elle par des devoirs juridiques,que ces devoirs aient leur source dans une loi ou dans un contrat.

Les fidèles par conséquent,en entrant dans l'Eglise par le baptême,y entrent pour se conformer à la décision du Christ.ils y entrent en qualité de sujets lui reconnaissant une souveraineté qui n'émane d'eux en aucune façon,mais qui préexiste comme étant octroyée par le Christ,ou pour mieux dire qui est celle du christ lui-même.Il s'ensuit que,par le seul fait de leur entré dans l'Eglise,ils s'engagent à lui être soumis comme à leur souveraine.Ils contractent donc à son égard des devoirs juridiques,c'est-à-dire des devoirs qui correspondent à un droit,et à un droit de l'ordre le plus élevé,celui de la souveraineté,et d'une souveraineté directement divine.L'Eglise est donc une société juridique,liant à elle,comme corps moral,les différent membres qui s'y unissent,et produisant chez eux,par ses commandements,une véritable obligation juridique.c'est là un point de doctrine qui demande à être pesé avec soin et parfaitement saisi,l'ignorance en cette matière,est cause des absurdité les pernicieuses qui existent dans l'esprit des libéraux.L'Eglise n'est autre chose que le royaume de Dieu rendu visible ici-bas.


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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  ROBERT. le Mer 19 Juil 2017, 3:41 pm

chouan a écrit:
Spoiler:
L'Eglise est une société nécessaire.Elle n'appartient pas à cette catégorie d'association ou nul n'est obligé d'entrer.elle est une société imposé par une loi divine à laquelle nul n'a le droit de se soustraire,sans se rendre coupable.

LE DROIT PUBLIC DE L’ÉGLISE.Traité du R.P Mathieu LIBERATORE.De la Compagnie de Jésus.
Traduit de l’italien,avec l’autorisation spéciale de l’auteur,Par le R.P AUG.ONCLAIR. 1888.
RETAUX-BRAY,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.Chapitre.I.De la constitution de l’église, § III.L’église est une société juridique.p.16,a écrit
:

8.Une société juridique est celle dont les membres qui la composent sont liés envers elle par des devoirs juridiques,que ces devoirs aient leur source dans une loi ou dans un contrat.
Les fidèles par conséquent,en entrant dans l'Eglise par le baptême,y entrent pour se conformer à la décision du Christ.ils y entrent en qualité de sujets lui reconnaissant une souveraineté qui n'émane d'eux en aucune façon,mais qui préexiste comme étant octroyée par le Christ,ou pour mieux dire qui est celle du christ lui-même.Il s'ensuit que,par le seul fait de leur entré dans l'Eglise,ils s'engagent à lui être soumis comme à leur souveraine.Ils contractent donc à son égard des devoirs juridiques,c'est-à-dire des devoirs qui correspondent à un droit,et à un droit de l'ordre le plus élevé,celui de la souveraineté,et d'une souveraineté directement divine.L'Eglise est donc une société juridique,liant à elle,comme corps moral,les différent membres qui s'y unissent,et produisant chez eux,par ses commandements,une véritable obligation juridique.c'est là un point de doctrine qui demande à être pesé avec soin et parfaitement saisi,l'ignorance en cette matière,est cause des absurdité les pernicieuses qui existent dans l'esprit des libéraux.L'Eglise n'est autre chose que le royaume de Dieu rendu visible ici-bas.

Suis-je dans le vrai en disant que corps moral, s'apparente à personne morale ?
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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Jeu 20 Juil 2017, 2:25 am

Disons ROBERT , une personne morale collégiale,toutefois pas dans le sens purement morale sans que ni une loi ni un contrat leur créent à strictement parler aucune obligation.Telle serait, par exemple,une académie de savants,qui ne sont liés envers elle par aucune obligation à la quelle corresponde un droit. Mais dans le sens d'une société spirituelle et juridique dont les membres qui la composent sont lies envers elle par des devoirs juridiques,que ces devoirs aient leurs source dans la loi ou dans un contrat.

LES PRINCIPES DU DROIT PUBLIC DE L’ÉGLISE.Par R.P Camille TARQUINI,Cardinal-prêtre.Traduit sur la 12ème Édition Latine.Par R.P Aug. ONCLAIRE. (1891)
VICTOR RETAUX ET FILS,SUCCESSEUR.Livre Premier.Chapitre I.Art.I.l’Église de Jésus-Christ est une société Parfaite.p.67,a écrit:

L’Église est une société spirituelle par rapport a sa fin,je l’accorde,par rapport à sa matière,c’est-à-dire aux membres dont elle est composée,je le nie.


Dernière édition par chouan le Ven 21 Juil 2017, 7:21 am, édité 3 fois

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Re: Pasteur Légitimes et Succession Formelle

Message  chouan le Jeu 20 Juil 2017, 7:34 am

Nous parlons ici de l'Eglise en tant qu'elle est une société,quoique d'ordre spirituel.Or,le pouvoir dont dispose l'Eglise sous ce rapport est le pouvoir de juridiction externe.Le pouvoir de l'ordre se rapporte uniquement au sacerdoce,et le sacerdoce uniquement envisagé comme tel ne confère aucune supériorité sur des sujets,aucun droit d'organiser la multitude.Il fait abstraction de l'idée de gouvernement public.

LE DROIT PUBLIC DE L’ÉGLISE.Traité du R.P Matteo LIBERATORE.De la Compagnie de Jésus.
Traduit de l’italien,avec l’autorisation spéciale de l’auteur,Par le R.P AUG.ONCLAIR. 1888.
RETAUX-BRAY,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.Chapitre.II.Des pouvoirs de l’Église,§ II.Le pouvoir de juridiction externe.p.82,a écrit :


la juridiction est octroyée au sacerdoce chrétien parce que Jésus-Christ a fondé son église,non pas simplement comme un religion,mais comme une religion ayant la forme d’une société publique et parfaite,c’est-à-dire d’un royaume,d’un Etat,bien que d’ordre spirituel.C’est cette juridiction qui porte le nom d’extérieur.Celle,en effet,qui est intérieur,concerne plutôt les individus pris isolément et dans le cercle exclusif de leur conscience privée.il s’ensuit que la juridiction intérieur,si elle n’était pas unie à la juridiction extérieur et ne dérivait pas de cette dernière,ferait partie du seul pouvoir de l’ordre,concernerait l’administration d’un sacrement et ne s’appellerait qu’improprement juridiction,attendu que toute juridiction proprement dite comprend toujours un rapport avec l’ordre public.

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