LE BON SENS

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LE BON SENS

Message  Roger Boivin le Mer 31 Mai 2017, 8:39 am


LE BON SENS


Un vieillard arrachait des pommes de terre dans son champ lorsqu'une voix fraîche et caressante lui fit lever la tête.
— Bonjour, grand-père !
C'était Bébert, le petit-fils du pète Charablé qui, l'ayant aperçu, avait quitté ses camarades pour venir le rejoindre. 
— Bonjour Bébert..., comme ça, t'arrive de l'école ?
— Oui, grand-père.
— Et quoi qu't'as appris de nouveau ?
— Qu'y a pu d'bon Dieu !...
— Hein ? fit Charablé étonné.
— oui, c'est le sous-maître, c'tilà qu'est arrivé la semaine dernière, qui nous a dit ça c'matin.
— Ah !... Et par quoi qu'on remplace le bon Dieu ?
— Par la science, qu'y dit comme ça.
— Et il est bien savant ton maît' ?
— Oui, grand-père.
— Et bien dit le vieux Charablé en ramassant derrière lui une pomme de terre, va lui porter ça de ma part, lui qu'est si malin, et tu lui diras D'EN FAIRE UNE PAREILLE.
Inutile de dire que... cette pomme de terre est à l'étude.
En faire une « pareille » dépasse en effet toute la science humaine, qui finalement, se trouve bien petite devant la science de Dieu. 


https://archive.org/stream/cihm_84113?ref=ol#page/n201/mode/2up



RÉPLIQUES DU BON SENS AUX ATTAQUES ET OBJECTIONS MODERNES CONTRE LA RELIGION - Par l'ex-Capitaine MAGNIEZ - 1911 :

https://archive.org/stream/cihm_84113?ref=ol#page/n5/mode/2up




Le capitaine Alphonse Magniez, né en 1862 à Saint-Omer, décédé en octobre 1931 à l’hôpital Saint-Martin de Beaupréau (Maine-et-Loire)1 fait partie de l'armée française au début du XXe siècle, puis lors de la Loi de séparation des Églises et de l'État (loi de 1905), il désobéit aux ordres qu'on lui donne, et se voit obligé de remettre sa démission.
[..]
Le capitaine Magniez a été un des rares officiers ayant refusé d'obéir formellement à une réquisition de l'autorité civile à l'époque de la querelle des inventaires des biens de l'Eglise après le vote de la Loi de séparation des Églises et de l'État.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Alphonse_Magniez



À la page 4, https://archive.org/stream/cihm_84113?ref=ol#page/n8/mode/1up , en plus d'une Lettre du cardinal Merry del Val, voici une note de l'Éditeur :



Note de l'Éditeur. — Il est bon d'imprimer Ici les termes exacts de la déclaration que fit le capitaine Magniez à ses juges quand le colonel Peuillard lui demanda : « Accusé, n'avez-vous rien à ajouter pour votre défense ? »

 « Si, mon colonel ! Seul responsable, je prends la responsabilité de tout !
— Chrétien dans l'âme, j'aimerais mieux être fusillé sur place que de commettre un sacrilège ou de commander de le commettre. — Nul n'a le droit de commander certains actes dont l'exécution viole la conscience de tous les catholiques. — Ce serait pour moi renier mon baptême, et me rendre parjure des serments de ma première communion. — Je n'ai pas le droit d'être parjure et nul n'a le droit de me commander de l'être. »

Ces nobles paroles prononcées avec une « suprême énergie » firent grande Impression sur tout l'auditoire.




Dernière édition par Roger Boivin le Mer 31 Mai 2017, 1:01 pm, édité 3 fois
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Roger Boivin

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Re: LE BON SENS

Message  ROBERT. le Mer 31 Mai 2017, 10:12 am

Roger Boivin a écrit:

LE BON SENS

Spoiler:

Un vieillard arrachait des pommes de terre dans son champ lorsqu'une voix fraîche et caressante lui fit lever la tête.
— Bonjour, grand-père !
C'était Bébert, le petit-fils du pète Charablé qui, l'ayant aperçu, avait quitté ses camarades pour venir le rejoindre. 
— Bonjour Bébert..., comme ça, t'arrive de l'école ?
— Oui, grand-père.
— Et quoi qu't'as appris de nouveau ?
— Qu'y a pu d'bon Dieu !...
— Hein ? fit Charablé étonné.
— oui, c'est le sous-maître, c'tilà qu'est arrivé la semaine dernière, qui nous a dit ça c'matin.
— Ah !... Et par quoi qu'on remplace le bon Dieu ?
— Par la science, qu'y dit comme ça.
— Et il est bien savant ton maît' ?
— Oui, grand-père.
— Et bien dit le vieux Charablé en ramassant derrière lui une pomme de terre, va lui porter ça de ma part, lui qu'est si malin, et tu lui diras D'EN FAIRE UNE PAREILLE.
Inutile de dire que... cette pomme de terre est à l'étude.
En faire une « pareille » dépasse en effet toute la science humaine, qui finalement, se trouve bien petite devant la science de Dieu. 


https://archive.org/stream/cihm_84113?ref=ol#page/n201/mode/2up



Merci Roger pour cette savoureuse anecdote, qui

prouve que le prof de Bébert est dans les patates,

et que le Bon Dieu est plein de bon sens.  cheers

.
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