Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Lun 15 Mai 2017, 5:58 am

Q. 350. Que signifie l'expression de l'Écriture sainte selon laquelle les Apôtres avaient donné le Baptême au nom du Christ?

R. Quand dans l’Écriture Sainte on dit des Apôtres qu’ils baptisaient au nom du Christ, on veut signifier par là que les Apôtres conféraient non pas le baptême de Jean, mais bien le baptême institué par Jésus-Christ, et selon la forme même que Notre Sauveur et Seigneur avait ordonné d’observer (2).
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(2)  Catéchisme du Concile de Trente, 2ep., ch. II, n. 16.

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Mar 16 Mai 2017, 6:18 am

Q. 351. Quel est le ministre du Baptême?

Voir avertissement.

R. Le prêtre est le ministre ordinaire du Baptême, mais c’est au curé de la paroisse, ou à un autre prêtre délégué par lui ou par l’Ordinaire du lieu, qu’en est réservée l’administration; le diacre est ministre extraordinaire du Baptême, mais il lui faut une délégation de l’Ordinaire du lieu ou du curé, délégation qui ne peut lui être accordée sans raison grave.

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Mer 17 Mai 2017, 7:43 am

Q. 352. Qui peut conférer le Baptême en cas de nécessité?

[ Note de Louis : pour ce qui est du prêtre ou du diacre ou de l’Église, dans ce qui suit,  voir les notes suivantes (prêtre ou diacre).) ;  (Église). ]

R. Dans le cas de nécessité, toute personne peut conférer le Baptême sans solennité; mais, si un prêtre est présent, il doit l’administrer de préférence au diacre, le diacre de préférence au sous-diacre, le clerc de préférence au laïque, un homme de préférence à une femme, à moins que, pour une raison de décence, il ne convienne mieux de le faire conférer par une femme, ou bien que celle-ci connaisse mieux la forme du Baptême et la manière de baptiser (1).
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(1)  Conc. de Lat., ch. I; Conc. de Florence, Décret aux Arméniens; saint Augustin, Contra epist. Parmeniani, II, 29; Code de dr. can., can. 738, 741, 742.

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IVe Concile de Latran(1215), ch. I, De fide catholica contra Albigenses :

a) « Le sacrement de Baptême (qui est administré dans l’eau en vertu de l’invocation de Dieu et de l’indivisible Trinité, c’est-à-dire du Père, et du Fils et du Saint-Esprit), s’il est régulièrement conféré, par qui que ce soit, dans la forme voulue par l’Église, procure le salut aux enfants aussi bien qu’aux adultes ». (Mansi, XXII, 982. — D.-B., 430).

Concile de Florence, Decretum  pro   Armenis:

b)   « La première place entre tous les Sacrements appartient au Baptême, qui est la porte de la vie spirituelle : car c’est lui qui nous faits membres du Christ, comme appartenant à l'Église, son corps. Et comme, par le premier homme, la mort est entrée en tous, nous ne pouvons pas, dit la Vérité (saint Jean,III, 5), entrer dans le royaume des cieux, si nous ne renaissons de l’eau et de l’Esprit.

La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle; peu importe qu’elle soit froide ou chaude. Sa forme, c’est : Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Nous ne nions pas cependant que les paroles : Un tel, serviteur du Christ, est baptisé au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, ou bien : Un tel est baptisé de mes mains au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit confèrent un Baptême véritable. En effet, la cause principale, d’où le Baptême tire sa vertu, est la Sainte Trinité, et la cause instrumentale est le ministre qui confère extérieurement le sacrement : si donc on exprime l’acte accompli par le ministre, en y joignant l’invocation de la Sainte Trinité, le Sacrement est réellement donné. Le ministre de ce sacrement est le prêtre, baptiser lui revient d’office. Mais en cas de nécessité, non seulement le prêtre ou le diacre, mais même un laïque, ou une femme, même un païen et un hérétique peut baptiser, pourvu qu’il observe la forme prescrite par l’Église et qu’il ait l’intention de faire ce que fait l’Église.

L’effet de ce sacrement est la rémission de toute faute originelle et actuelle, comme de toute peine due pour la faute. C’est pourquoi on ne doit imposer aux baptisés aucune satisfaction pour leurs péchés passés; et, s’ils meurent avant d’avoir commis aucune faute, ils parviennent aussitôt au royaume des cieux et à la vision de Dieu ». (Mansi, XXXI, 1059. — D.-B., 696).

Saint Augustin, Contra epistolam Parmeniani, II,29 :

c)  « Si un laïque, pressé par un danger de mort, a donné [le baptême] — il a bien appris comment l’administrer, lorsqu’il l’a reçu lui-même — je ne sache pas qu’on ait raison de dire qu’il faut recommencer. Si cela s’est fait sans nécessité, c’est une usurpation de fonctions; mais si la nécessité s’imposait, la faute est nulle, ou vénielle. En tout cas, que la fonction ait été usurpée sans nécessité et que le baptême ait été donné par qui que ce soit à qui que ce soit, on ne peut pas dire que ce qui a été donné n’a pas été donné, quoiqu’on puisse dire peut-être à juste titre qu’il a été illicitement donné ». (P. L., 43, 71. — R. J., 1618).

Note de Louis :
Ch. Raoul Naz, Traité de Droit canonique, 1955, t. II, Livre III, p. 41, a écrit:
38.   En dehors du péril de mort. — CAN. 759, §2. En dehors du péril de mort, l'Ordinaire du lieu ne peut permettre le baptême privé que s'il s'agit d'hérétiques adultes qui sont baptisés sous condition.

En rigueur de droit, si le premier baptême douteux de l'hérétique a compris toutes les cérémonies requises selon le rituel romain (ce qui sera rarement le cas), l'intervention de l'Ordinaire du lieu ne devra pas être demandée pour l'omission de ces cérémonies lors du second baptême (can. 760), mais elle le sera pour d'autres motifs (can. 744; 2314, § 2).

En dehors du péril de mort, seuls un prêtre ou un diacre administrent le baptême privé, avec de l'eau baptismale.

L'Ordinaire de lieu ne peut accorder d'autre permission que celles prévues par ce can. 759, § 2. Néanmoins celui-ci ne réprouve pas les coutumes contraires, centenaires ou immémoriales. L'Ordinaire pourra donc les tolérer, s'il peut difficilement les supprimer. Une telle coutume existe notamment : dans certains pays où il y a fort peu de prêtres, lorsque, l'enfant étant exposé à rester des mois sans baptême, le baptême est conféré de façon privée par un laïque, par ex. un catéchiste 1 ; là où, à la demande des familles, le prêtre confère le baptême privé à domicile, soit parce que la famille ne veut pas de cérémonies 2, soit parce qu'elle désire remettre à plus tard, lorsque tous les invités et surtout le parrain et la marraine pourront facilement venir, le reste des cérémonies et la fête profane qui suivra 3 : le prêtre ne peut se conformer à cette demande des familles que pour éviter de plus grands maux.

Il est aussi admis qu'en cas de grave nécessité (cf. can. 98, § 1), qui n'est cependant pas un péril de mort, le prêtre ou diacre qui est d'un autre rite que celui auquel doit appartenir le baptisé se contente de faire l'ablution baptismale avec les paroles requises.

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1 Cf. la réponse particulière de la S. Congr. de la Propagande du 16 janvier 1804, qui approuve même cette coutume (Fontes, n. 4677). — 2 Cf. l'instruction particulière de la S. Congr. de la Propagande du 30 août 1775 (Fontes, II, 4569). — 3 Cf. les réponses particulières de la S. Congr. du Concile des 28 septembre 1868 et 14 avril 1894 (F. Cimetier, Consultations de droit canonique, t. I, p. 30-31).


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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Jeu 18 Mai 2017, 5:57 am

Q. 353. Comment peut-on faire l'ablution requise pour la validité du Baptême?

R. L’ablution requise pour la validité du Baptême peut être faite soit par immersion dans l’eau, soit par infusion d’eau, soit par aspersion, selon le rite approuvé dans sa propre Église (2).
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(2)  Code de dr. can., can. 758; Catéch. du Concile de Trente. 2e p., ch. II, n. 17 et suiv. — Le Baptême par aspersion est tombé en désuétude parce qu’il prête trop à mettre en doute si l’ablution du corps, qui est nécessaire, a été réelle ou non; aussi a-t-on pris l’habitude de rebaptiser sous condition ceux qui ont été baptisés par aspersion. — Ceux qui enseignent le catéchisme doivent prendre soin d’exposer comment il faut administrer le Baptême en cas de nécessité.

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Ven 19 Mai 2017, 5:30 am

Q. 354. Quand doit-on baptiser les enfants?

R. Les enfants doivent être baptisés le plus tôt possible, et il y aurait un péché grave pour les parents, et pour toute personne qui aurait la charge des enfants, s’ils les laissaient mourir par leur faute sans Baptême, ou s’ils différaient longuement, sans raison grave, de les faire baptiser (1).
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(1) Concile de Florence, Décr. pour les Jacobites; Pie X, loc. cit., 43me proposition condamnée; Cod. dr. can., can. 770.

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Concile de Florence, Decretum pro Jacobitis :

a) « A tous... ceux qui se glorifient du nom de chrétien, on ordonne absolument, en quelque temps que se soit, soit avant, soit après le Baptême, de renoncer à la circoncision; car, qu’on mette en elle son espoir ou non, on ne peut absolument pas l’observer sans perdre son salut éternel. Quant aux enfants, en raison du danger de mort qui peut souvent se présenter et puisqu’à leur égard en ne peut user d’un autre remède que le sacrement de Baptême qui les ravit à la domination du diable pour les faire fils adoptifs de Dieu, on avertit de ne pas faire attendre le saint Baptême pendant quarante ou quatre-vingts jours, ou tout autre délai, selon la pratique de certains. Il devra donc être conféré aussitôt qu’on le pourra commodément; mais, si le danger de mort est imminent, les enfants devront être baptisés sans aucun retard et même, s’il n’y a pas de prêtre (Voir avertissement), par un laïque ou par une femme, pourvu que ce soit dans la forme voulue par l'Église, (Voir avertissement) ainsi que le décret pour les Arméniens l’expose avec plus de détail ». (Mansi, XXXI, 1738 et suiv. — D.-B., 712).

Pie X, Décret Lamentabili, du 3 juillet 1907, 43e proposition condamnée :

b) « L'usage de conférer le baptême aux enfants est une évolution de la discipline, causée en partie par la division du sacrement [primitif] en deux sacrements : le Baptême et la Pénitence ». (Acta S. Sedis, XL, 472. — D.-B., 2043).

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Sam 20 Mai 2017, 5:54 am

Q.355. Dans quelles dispositions un adulte doit-il s'approcher du Baptême?

R. L’adulte qui s’approche du Baptême doit le faire en toute connaissance de cause et volontairement; il faut en outre qu’il soit instruit convenablement et bien disposé; enfin, s’il a commis des péchés mortels, il est nécessaire qu’il en ait au moins l’attrition (2).
__________________________________________

(2)  Actes, II, 38; Rituel Romain, titre I, chap. III, n. I; Cod. dr. can., can. 752, § I; Catéch. du Conc. de Trente, l. c, n. 40; saint Thomas, in 4. d. 6, q. 1, a. 5, ad 5m.

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Dim 21 Mai 2017, 6:00 am

Q. 356. Qu'arrive-t-il, si un adulte reçoit le Baptême avec la conscience chargée d'un péché grave dont il n'a pas même l'attrition?

R. Si un adulte reçoit le Baptême avec la conscience chargée d’un péché grave dont il n’a pas même l’attrition, son Baptême est valide et il reçoit le caractère, mais il commet un péché grave de sacrilège et n’obtient pas la grâce; il ne la recevra que lorsqu'il aura obtenu, par sa contrition ou son attrition, et en vertu de ce même Baptême, la rémission du péché (1).
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(1)  Saint Thom., p. 3a q. 69, a.  10; saint Alph., Théol. Morale, liv. VI, traité I, chap. III, n. 87.

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Lun 22 Mai 2017, 7:34 am

Q. 357. Le baptisé contracte-t-il des devoirs en vertu de son Baptême?

(Note de Louis : Pour le mot Église voir avertissement ).

R. En vertu de son Baptême le baptisé est tenu de professer la foi du Christ dans l’Église Catholique et d’observer les commandements du Christ et de l’Église Catholique (2).

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(2) Saint Paul, Ep. aux Rom., VI, 3-13; Ep. aux Galat., III, 27; Ep. aux Coloss., II, 12; Conc. Trente, l. c, can. 7.

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Concile de Trente, session VII, Canones de Baptismo, can. 7 :

« Si quelqu’un dit que par le Baptême en tant que tel les baptisés sont tenus à la foi seule, mais non à observer toute la loi du Christ : qu’il soit anathème ». (D.-B., 863).

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Mar 23 Mai 2017, 5:54 am

Q. 358. Le Baptême est-il nécessaire à tous pour être sauvé?

R. Le Baptême est nécessaire à tous pour être sauvé, puisque, selon la parole de Jésus-Christ : « Nul, s’il ne renaît de l’eau et de l’Esprit Saint, ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (3).
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(3) Saint Jean, III, 5; Conc. Carthage, can. 2; Conc. Florence, l. c; Conc. Trente, l. c., can. 5; saint Cyrille de Jérusalem, Catéchèse III, 10.

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a)  Concile de Carthage (418) approuvé par le pape S. Zosime, 2e canon contre les Pélagiens :

« En outre on a décidé ce qui suit : quiconque nie que les enfants nouveau-nés doivent être baptisés ou dit qu’ils sont bien baptisés pour la rémission des péchés, mais qu’ils n'ont rien pris à Adam du péché originel qui soit purifié par le bain de régénération et que par conséquent, appliquée à eux, la formule du baptême : « en rémission des péchés », doit être tenue pour fausse et non pas vraie : qu’il soit anathème. Car la parole de l’Apôtre : Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes parce que tous ont péché (Epître aux Romains, V, 12),ne doit pas s’entendre autrement que l’Église catholique, universellement répandue, l’a toujours entendue. Et, selon cette règle de foi, même les petits enfants qui par eux-mêmes n’ont pu encore commettre aucun péché sont vraiment baptisés en rémission des péchés, et la régénération purifie en eux la souillure que la génération leur a infligée ». (Mansi, III, 811. — D.-B., 102).

b)   Concile de Florence, Decretum pro Armenis :

« Entre ces Sacrements il y en a trois : le Baptême, la Confirmation et l’Ordre, qui impriment dans l’âme le caractère, c’est-à-dire un signe distinctif pour ceux qui l’ont reçu, indélébile. C’est pourquoi ils ne sont pas renouvelés à la même personne. Les quatre autres n’impriment pas de caractère, et admettent le renouvellement ». (Mansi, XXXI, 1054. — D.-B., 695).

Concile de Trente, session VII, Canones de Baptismo, can. 5 :

c)   « Si quelqu'un dit que le Baptême est libre, c’est-à-dire qu’il n'est pas nécessaire pour le salut : qu’il soit anathème ». (D.-B., 861).

Saint Cyrille de Jérusalem, Catéchèses, III, 10 :

d)  « Si l'on ne reçoit pas le Baptême, on n’est pas sauvé, exception faite seulement pour les martyrs qui, même sans eau, obtiennent le royaume». (P. G. 33, 440. — R. J., 811).

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Mer 24 Mai 2017, 6:04 am

Q. 359. Qu'adviendra-t-il aux âmes de ceux qui seront morts sans Baptême, mais avec le seul péché originel?

R. Les  âmes  de  ceux  qui meurent  sans Baptême et avec le seul péché originel sont privées de la vision béatifique de Dieu, à cause de ce péché originel, mais elles ne souffrent pas des autres peines par lesquelles sont châtiés les péchés personnels (1).
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(1) Innoc. III, Lettre Majores, à l'Archev. d'Arles; Pie VI, Const. Auctorem fidei, propos. 26; Pie IX, Lettre aux Evêq. d'Italie, 10 août 1863; saint Th., in 2 d. 33, q. 2, a. 1 et 2, et De Malo, q. 5, a. 2 et  3. — Communément on appelle Limbes le lieu ou l'état de ces âmes, mais il faut se garder de l'entendre du lieu ou de l'état des justes morts avant le Christ. Cf. q. 106.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Innocent III, Ep. Majores Ecclesiae causas, (1201) ad Ymbertum, Archiep. Arelatensem :

a)  « ...La peine du péché originel est l'absence de la vision de Dieu; la peine du péché actuel est la torture de la géhenne perpétuelle ». (Decretales Gregorii IX, l. III, tit. 42, cap. 3. — D.-B., 410).

Pie VI Constitution Auctorem fidei, du 28 août 1794, contre les erreurs du Synode de Pistoie, 26e proposition condamnée :

b)  « La doctrine qui rejette comme une fable pélagienne cet endroit des enfers (que les fidèles appellent souvent limbes des enfants) dans lequel les âmes de ceux qui meurent avec le seul péché originel sont punis de la peine du dam sans la peine du feu; comme si écarter de ces âmes la peine du feu, c'eût été remettre en honneur la fable pélagienne d'après laquelle il y aurait un lieu et un état intermédiaire, exempt de faute et de peine, entre le royaume de Dieu et la damnation éternelle : — cette doctrine est fausse, téméraire, injurieuse aux écoles catholiques ». (Bullarii Romani Continuatio, ed. Prati, t. VI, p. III, 2711 et suiv. — D.-B., 1526).

c)  Pie IX, Encyclique Quanto conficiamur, du 10 août 1863, aux évêques d’Italie :

(Note de Louis : Pour le mot Église, voir avertissement.)

« Et ici, Fils chéris et vénérables Frères, il faut rappeler de nouveau et blâmer l'erreur très grave où sont malheureusement tombés quelques catholiques : ils croient que les hommes vivants dans l'erreur et séparés de la vraie foi et de l'unité catholique peuvent parvenir à la vie éternelle. Cela est tout à fait contraire à la doctrine catholique. Nous le savons et vous le savez, ceux qui souffrent d’une ignorance invincible à l'égard de notre très sainte religion, et qui observent avec soin la loi naturelle et ses préceptes gravés par Dieu dans le cœur de tous, qui sont disposés à obéir à Dieu, qui mènent une vie honnête et juste, ceux-là peuvent, par l'efficacité de la lumière divine et de la grâce, acquérir la vie éternelle; puisque Dieu, qui voit parfaitement les esprits, les âmes, les pensées et les habitudes de tous, les scrute et les connaît, ne souffre pas, dans sa bonté et dans sa clémence souveraines, que quelqu’un qui n’est point coupable d’une faute volontaire soit puni par des supplices éternels. Mais parfaitement connu aussi est le dogme catholique : hors de l'Église catholique nul ne peut être sauvé, et les contumaces rebelles à l'autorité et aux définitions de l'Église, ceux qui demeurent opiniâtrement hors de l'unité de cette Église et séparés du Pontife romain, successeur de Pierre, à qui la garde de la vigne a été confiée par le Sauveur, ceux-là ne peuvent obtenir le salut éternel ». (Acta Pii IX, I, III, 613. — D.-B., 1677).

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Jeu 25 Mai 2017, 6:36 am

Q. 360. Le Baptême peut-il être suppléé?

R. Le Baptême peut être suppléé par le martyre et par un acte d’amour de Dieu, cet acte contenant nécessairement la contrition parfaite des péchés et le désir du Baptême, mais seul le Baptême d’eau imprime le caractère et rend capable de recevoir les autres sacrements (2).
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(2) Saint Matth., X, 32; XVI, 25; saint Marc, VIII, 35; saint Luc, IX, 24; XII, 8 ; saint Jean, XIV, 21, 23; Innoc. II, Lettre Apostolicam Sedem, à l'Evêque de Crémone; saint Fulgence,  De fidei, 41; saint Thomas, p. 3a, q. 68, a. 2; et q, 69, a, 4, ad, 2m. On appelle le martyre Baptême de sang, et l’acte de charité, Baptême de désir.


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(Note de Louis : Pour le mot Église, voir avertissement.)

Innocent II (1130-1143), Lettre Apostolicam Sedem, à l'évêque de Crémone :

a) « Voici notre réponse à votre question  : le prêtre que vous nous signalez comme ayant achevé son dernier jour sans avoir reçu l’eau du baptême a persévéré dans la foi de notre sainte mère l’Eglise et dans la confession du nom du Christ. Nous affirmons donc sans hésiter, en nous appuyant sur l’autorité des saints Pères Augustin et Ambroise, qu’il a été délivré du péché originel et qu’il a reçu la joie de la céleste patrie. Reportez-vous au huitième livre de la Cité de Dieu, de saint Augustin; on y lit entre autres choses : « Le Baptême est administré invisiblement à celui qu’exclut non pas le mépris de la religion, mais la contrainte de la nécessité ». Ouvrez encore le livre du bienheureux Ambroise Sur la mort de Valentinien, il soutient la même opinion. Voilà donc vos doutes apaisés, tenez-vous en à l’opinion des savants Pères et faites offrir à Dieu dans votre église des prières et des sacrifices continuels pour ce prêtre ». (P. L., 179, 624. — D.-B., 388).


Saint Fulgence, De fide, 41 :

b) « Depuis le jour où notre Sauveur a dit : Si quelqu’un ne renaît de l'eau et du Saint-Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu (saint Jean, III,5), sauf ceux qui sans baptême ont versé leur sang pour le Christ dans l'Église catholique, nul ne peut obtenir le royaume des cieux ni la vie éternelle sans le sacrement de Baptême. Car si quelqu’un a reçu le sacrement de Baptême au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, — que ce soit dans l’Église catholique, ou dans n’importe quelle hérésie ou schisme, il a reçu le Sacrement complet. Mais il n’aura pas le salut, qui est l’effet du Sacrement, s’il a reçu ce Sacrement hors de l’Église catholique. Il doit donc revenir à l’Église, non pour recevoir de nouveau le sacrement de Baptême dont personne ne doit exiger la répétition chez un homme déjà baptisé, mais pour recevoir, dans la communauté catholique, la vie éternelle, que nul n’est jamais capable d’obtenir, si, muni du sacrement de Baptême, il reste cependant séparé de l’Église catholique ». (P. L., 65, 692. — R. J., 2269).

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Ven 26 Mai 2017, 6:45 am

Q. 361. En quoi consiste le martyre, qui peut suppléer au Baptême?

R. Le martyre qui peut suppléer au Baptême consiste dans la mort infligée injustement et subie par un adulte, à cause du Christ, en témoignage de la foi ou de la vertu chrétienne (3).
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(3) Saint Thom., 2a 2æ, q. 124, a. I.

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Sam 27 Mai 2017, 8:25 am

Q. 362. Pourquoi impose-t-on au baptisé le nom d’un Saint?

R. On impose le nom d’un Saint au baptisé afin qu’il ait en lui un protecteur particulier et qu'il trouve dans sa vie un exemple de vertu (1).
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(1)  Code de dr. can., can. 761.— N’oubliez pas ce que vous avez promis à Dieu dans le Baptême, ni pourquoi le prêtre (voir avertissement), lorsqu’il vous a imposé un vêtement blanc, vous a exhorté par les paroles suivantes : « Recevez ce vêtement blanc que vous devrez présenter immaculé devant le tribunal de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour obtenir la vie éternelle ».

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis Hier à 6:15 am

Q. 290. Qu'est-ce que la prière?

R. La prière est une pieuse élévation de l’âme vers Dieu, pour L’adorer, Lui rendre grâces de ses bienfaits, obtenir le pardon des péchés et solliciter ce qui est nécessaire ou utile à notre prochain ou à nous-mêmes.

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis Aujourd'hui à 7:32 am

Q. 291. Est-il nécessaire de prier?

R. Il nous est nécessaire de prier, parce que telle est la volonté de Dieu et parce que Dieu n’accorde généralement les secours dont nous avons un perpétuel besoin que si nous les lui demandons (1).
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(1) Ecclésiastique, XVIII, 22; saint Matth., VII, 7, 8; saint Luc, XI, 9-13; XVIII, 1; saint Paul, Ep. aux Rom., XII, 12; Ep. aux Eph., VI,18; Ep. aux Coloss., IV, 2; Ire Epître aux Thessal, V, 17; saint Jean Chrysost., Sur la Genèse, XXX, 5; Catéchisme du Concile de Trente, 4e p., ch. I, n. 2. La prière est nécessaire à la vie de l'âme comme la respiration à la vie du corps : celui qui a coutume de prier engendre son salut; celui qui n'a pas l'habitude de prier engendre sa damnation. Implorez souvent Dieu, chrétiens, des lèvres et plus souvent encore du cœur; servez-vous pieusement des formules des prières du matin et du soir. Suppliez Dieu dans les tentations et les difficultés de la vie et gravez ceci dans votre esprit : Celui qui a su bien vivre, c'est celui qui a su bien prier.

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Saint Jean Chrysostome, In Genesim homilia XXX, 5 :

« C’est un grand bien que la prière. Car, si on ne retire pas peu de fruit de la conversation avec un homme vertueux, quels biens ne recevra pas celui qui a eu une conversation avec Dieu ? Car la prière est une conversation avec Dieu... Ne pourrait-il pas donner avant que nous lui demandions ? Mais non, il attend pour trouver l’occasion de nous rendre, en toute justice, dignes de sa providence ». (P. G. 53,280. — R. J., 1154).

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