Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

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Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Mer 22 Mar 2017, 11:43 am




.Bonjour à tous,

Pour la source, cliquez sur l'image en haut à gauche.

Nous éditerons ce fil pour compléter cette table et y déposer des liens pour faciliter sa consultation.

Bonne lecture à tous.

Bien à vous.



Catéchisme de Gasparri (extraits) et

TÉMOIGNAGES

DES  CONCILES  ŒCUMÉNIQUES,
DES  PONTIFES ROMAINS, DES PÈRES
ET DES CONGRÉGATIONS ROMAINES
INVOQUÉS DANS  LE CATÉCHISME (1).

____________________________________________________

(1) Les chiffres précédés de l’abréviation D.-B.
renvoient à l'Enchiridion Symbolorum de Denzinger-Bannwart;
R. J. à l'Enchiridion Patristicum, de Rouët de Journel.


pour les adultes qui veulent avoir une connaissance
plus complète de la Doctrine catholique.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

CHAPITRE  I

Le Signe de la Croix.


Q. 02. Qui peut se dire chrétien, et l'est en effet?
Q. 04. Quelle est le signe extérieur du chrétien?
Q. 05. Comment fait-on le signe de la Croix?
Q. 07. Qu'est-ce qu'un mystère?


CHAPITRE II

La révélation divine.


Q. 12. Pouvons-nous connaître et démontrer Dieu par la lumière de la raison naturelle?
Q. 17. Pourquoi Dieu a-t-il daigné révéler aux hommes des vérités qui ne sont pas de soi inaccessibles à la raison humaine?
Q. 18. Quelles preuves extérieures de sa révélation Dieu a-t-il voulu donner, pour que l'obéissance de notre foi fût conforme à la raison?
Q. 25. Qu’entendez-vous par Tradition?



CHAPITRE III
Le Symbole des Apôtres.

Ire Section. Le premier article du Symbole: la Première Personne de la Très Sainte Trinité et l'œuvre de la Création.

Art. I. UN SEUL DIEU  EN TROIS PERSONNES.


Q. 36. Quelles sont les principales perfections ou attributs de Dieu?
Q. 37. Dieu est-il distinct du monde?
Q. 41. Pourquoi les trois Personnes divines ne sont-elles qu’un seul Dieu?


Art. 2. LA CRÉATION DU MONDE ET LA PROVIDENCE DIVINE.

Q. 46. Pourquoi Dieu a-t-il daigné créer toutes ces choses?
Q. 47. Dieu prend-il soin de toutes les choses créées?
Q. 48. Comment se nomme le soin que Dieu prend des créatures?
Q. 49. Pourquoi donc Dieu n'empêche-t-il pas le péché?
Q. 50. Pourquoi Dieu veut-Il ou permet-Il les maux physiques de toute sorte qui nous affligent en cette vie mortelle?


Art. 4. LA CRÉATION DE L’HOMME ET LE PÉCHÉ ORIGINEL.


Q. 64. Quels furent les premiers parents du genre humain?
Q. 67. Quelle différence y a-t-il, dans l'ordre naturel, entre la création des premiers parents et l'origine des autres hommes qui descendent d'eux par génération naturelle?
Q. 72. Adam, par son péché, n'a-t-il pas nui aussi à ses descendants?
Q. 73. Comment Adam a-t-il transmis son péché à ses descendants?
Q. 74. Comment s'appelle ce péché transmis aux descendants d'Adam?


IIre Section. 2e à 7e article du Symbole: la  Seconde Personne de la Très Sainte Trinité et l'œuvre de la Rédemption.


Art. 1. JÉSUS-CHRIST, SA DIVINITÉ.

Q. 82. Quels sont les principaux arguments qui nous pressent d'admettre la divinité de Jésus-Christ?

Art. 2. INCARNATION ET NAISSANCE DU FILS DE DIEU.

Q. 93. Pourquoi donc une simple créature n'aurait-elle pu offrir une satisfaction parfaite et adéquate pour le péché?

Art. 3. L'OEUVRE DE LA RÉDEMPTION DU GENRE HUMAIN.

Q. 100. Est-ce comme Dieu ou comme homme que Jésus-Christ a souffert et est mort?
Q. 102. Pour qui Jésus-Christ a-t-il souffert et est-il mort?
Q. 103. Tous les hommes sont-ils donc sauvés?
Q. 106. Qu'entendez-vous ici par ces mots : aux enfers?
Q. 107. Pourquoi Jésus-Christ est-II descendu dans les Limbes?


Art. 4. L'ASCENSION DE JÉSUS-CHRIST AU CIEL ET SON RETOUR À LA FIN DU MONDE POUR LE JUGEMENT GÉNÉRAL.


Q. 115. Pourquoi Dieu a-t-il voulu qu'il y eût un jugement général après le jugement particulier?

IIIe Section. Les cinq derniers articles du Symboles: la  Troisième Personne de la Très Sainte Trinité et l'œuvre de notre sanctification, commencée sur cette terre par la grâce et achevée au ciel dans la gloire.


Art. 2. LA VRAIE ÉGLISE DE JÉSUS-CHRIST.

A. Institution et constitution de l'Église.


Q. 128. Qui est la véritable tête de l'Église?
Q. 134. Qu’entend-on par le corps de l’Église?
Q. 135. Qu’entend-on par l'âme de l’Église?
Q. 136. Pourquoi l'Église de Jésus-Christ est-elle appelée et est-elle la voie ou le moyen nécessaire du salut?
Q. 137. Comment l'Église instituée par Jésus-Christ se distingue-t-elle des autres Églises qui se disent chrétiennes?


C. Les Membres de l'Église.

Q. 162. Un adulte, qui meurt sans avoir reçu le Sacrement de Baptême, peut-il être sauvé?
Q. 163. Un adulte, qui a été validement baptisé et qui, sans faute de sa part, a été incorporé à une secte hérétique ou schismatique, peut-il être sauvé?
Q. 164. Que faut-il penser de ceux qui, sachant quelle est la véritable  Église  de Jésus-Christ demeurent volontairement en dehors d’elle?
Q. 165. À quoi sont tenus ceux qui sont en dehors de l’Église de Jésus-Christ, mais qui ont quelque doute à ce sujet?


Art 4. LA RÉMISSION DES PÉCHÉS.

Q. 178. Par quels moyens pouvons-nous obtenir dans l'Église la rémission de nos péchés?

Art. 5. LA RÉSURRECTION DES MORTS ET LA VIE ÉTERNELLE.

Q. 184. Que croyons-nous par le dernier article du Symbole: La vie éternelle ?
Q. 185. Que signifient ces mots : Ainsi soit-il, qui se trouvent à la fin du Symbole?
Q. 186. Suffit-il, pour parvenir à la vie éternelle, de croire les vérités imposées à notre foi?


CHAPITRE VII

La Grâce.


Q. 278. Qu'est-ce que la grâce?
Q. 279. Combien y a-t-il de sortes de grâce?
Q. 280. Qu'est-ce que la grâce habituelle?
Q. 281. La grâce habituelle est-elle nécessaire pour obtenir la vie éternelle?
Q. 282. Que méritons-nous par les bonnes œuvres que nous faisons, quand nous sommes justifiés par la grâce de Dieu et les mérites de Jésus-Christ?
Q. 283. Comment perd-on la grâce habituelle?
Q. 284. Comment recouvre-t-on la grâce habituelle?
Q. 285. Dans l'état de péché mortel peut-on faire quelques bonnes œuvres?
Q. 286. Qu'est-ce que la grâce actuelle?
Q. 287. La grâce actuelle nous est-elle nécessaire?
Q. 288. Dieu donne-t-il à tous les grâces dont ils ont besoin pour la vie éternelle?
Q. 289. Quels sont les principaux moyens d’obtenir la grâce de Dieu?



CHAPITRE  VIII

La Prière.



Section I. — Notions générales.



Q. 290. Qu'est-ce que la prière?
Q. 291. Est-il nécessaire de prier?
Q. 292. Combien y a-t-il de sortes de prière?
Q. 294. Que devons-nous principalement demander dans la prière?
Q. 295. Est-il permis de demander des biens temporels?
Q. 296. A qui la prière est-elle adressée?
Q. 297. A quelles conditions une prière est-elle efficace?
Q. 298. Pourquoi n'obtenons-nous pas toujours ce que nous demandons dans la prière?
Q. 299. Quelle est la prière la plus parfaite?




Section II. — L'Oraison Dominicale et la Salutation Angélique.


ARTICLE I. L’ORAISON DOMINICALE.



Q. 300. Pourquoi le Notre Père est-il appelé Oraison Dominicale?
Q. 301. Pourquoi l'Oraison Dominicale est-elle la plus parfaite des prières?
Q. 304. Pourquoi disons-nous Notre Père plutôt que Mon Père?




ARTICLE II. LA SALUTATION ANGÉLIQUE.




Q. 317. Pourquoi a-t-on coutume d'ajouter à l'Oraison Dominicale la Salutation Angélique?



CHAPITRE  IX

Les Sacrements.



Section I. — Notions générales.




Q. 335. Pourquoi appelle-t-on le Baptême et la Pénitence les sacrements des morts et tous les autres les sacrements des vivants?
Q. 337. Ne peut-on acquérir la grâce sanctifiante, c'est-à-dire la réconciliation avec Dieu, avant de recevoir un sacrement des morts?
Q. 338. Quel est ce vœu du sacrement?




Section II.

De chaque sacrement en particulier.

ARTICLE  I. — LE SACREMENT DE BAPTÊME.




Q. 348. Qu'est-ce que le sacrement de Baptême?
Q. 349. Quelle est la matière et quelle est la forme du sacrement de Baptême?
Q. 350. Que signifie l'expression de l'Écriture sainte selon laquelle les Apôtres avaient donné le Baptême au nom du Christ?
Q. 351. Quel est le ministre du Baptême?
Q. 352. Qui peut conférer le Baptême en cas de nécessité?
Q. 353. Comment peut-on faire l'ablution requise pour la validité du Baptême?
Q. 354. Quand doit-on baptiser les enfants?
Q. 355. Dans quelles dispositions un adulte doit-il s'approcher du Baptême?
Q. 356. Qu'arrive-t-il, si un adulte reçoit le Baptême avec la conscience chargée d'un péché grave dont il n'a pas même l'attrition?
Q. 357. Le baptisé contracte-t-il des devoirs en vertu de son Baptême?
Q. 358. Le Baptême est-il nécessaire à tous pour être sauvé?
Q. 359. Qu'adviendra-t-il aux âmes de ceux qui seront morts sans Baptême, mais avec le seul péché originel?
Q. 360. Le Baptême peut-il être suppléé?
Q. 361. En quoi consiste le martyre, qui peut suppléer au Baptême?
Q. 362. Pourquoi impose-t-on au baptisé le nom d’un Saint?




CHAPITRE  X

Les Vertus.



Q. 506. Qu'est-ce qu'une vertu?
Q. 507. Combien y a-t-il de sortes de vertus?





Section I.

Les vertus théologales.

ARTICLE  I. — LES  VERTUS THÉOLOGALES EN GÉNÉRAL.




Q. 508. Qu'est-ce qu'une vertu théologale?
Q. 509. Combien y a-t-il de vertus théologales?
Q. 510. Les vertus  théologales peuvent-elles être acquises par des actes naturels?
Q. 511. Quand les vertus théologales sont-elles infusées en l'homme?
Q. 512. Les vertus théologales sont-elles nécessaires au salut?
Q. 513. Quelle est la vertu la plus haute parmi les vertus théologales?
Q. 514. Quand sommes-nous tenus de produire des actes de foi, d'espérance et de charité?






ART 2. — LES  VERTUS THÉOLOGALES EN PARTICULIER.

A. La Foi.




Q. 515. Qu'est-ce que la foi?
Q. 516. Devons-nous croire à toutes les vérités révélées?
Q. 517. La foi peut-elle être contraire à la raison?
Q. 518. Pourquoi ne peut-il jamais y avoir de véritable désaccord entre la foi et la raison?
Q. 519. La foi et la raison peuvent-elles se prêter un appui mutuel?
Q. 520. Quand devons-nous professer extérieurement notre foi?

À suivre…


Dernière édition par Louis le Jeu 27 Avr 2017, 10:54 am, édité 57 fois

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Mer 22 Mar 2017, 11:45 am

Q. 2. Qui peut se dire chrétien, et l'est en effet?

R. Celui-là peut se dire chrétien et l’est en effet, qui a reçu le sacrement de Baptême, car ce sacrement est la porte de l’Église du Christ. (1)

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

(1) Conc. de Florence, Décr. aux Arméniens;
—  Concile de Trente, sess. VI, can. 28;
— Benoît XV, Encycl. Ad beatissimi, 1er nov. 1914 :
« Tel est le principe et la nature de la foi catholique, qu’on ne peut rien lui ajouter, rien en retrancher; on la tient tout entière, ou on la rejette tout entière. Telle est la foi catholique : qui ne s'y attache fidèlement et fermement ne pourra être sauvé (Symbole de saint Athanasse). Il n’est donc pas besoin de multiplier les épithètes pour signifier que l'on fait profession de foi catholique. Il suffit que chacun puisse déclarer : « Chrétien est mon prénom, catholique, mon nom »; (Saint Pacien, Epist. prima; P. L. (Patrologie latine), 13, 1055). Il faut d’ailleurs qu’on s’efforce de mériter le nom qu’on s’est attribué.

(Acta Apostolicae Sedis, VI, 577).
—  Code Droit can. can. 87.

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Jeu 23 Mar 2017, 6:41 am

Q. 4. Quelle est le signe extérieur du chrétien?

R. Le signe extérieur du chrétien est le signe de la Croix.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Saint Augustin, In Joannis Evangelium tractatus, CXVIII, 5 :

« Quel est le signe en lequel tous reconnaissent le signe du Christ, si ce n’est la croix du Christ ? Si l'on ne fait ce signe sur le front des croyants, ou sur l’eau d’où ils sortent régénérés, ou sur l’huile qui servira à leur onction par le chrême, ou sur le sacrifice qui les nourrit, rien de tout cela n’est vraiment accompli ». (P. L., 35, 1950. — R. J., 1844).

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Ven 24 Mar 2017, 6:39 am

Q. 5. Comment fait-on le signe de la Croix?

R. On fait le signe de la Croix en portant la main droite au front en disant : Au nom du Père; puis à la poitrine, en ajoutant : et du Fils; enfin de l'épaule gauche à l’épaule droite, en disant : et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il (2).
___________________________________________

(2) Là où l'on a l’habitude de faire autrement le signe de la Croix, on peut conserver la coutume approuvée.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Innocent III, De sacro Altaris mysterio, II, 45 :

« On doit faire le signe de la Croix avec trois doigts, parce qu’on le fait en invoquant la Trinité... en allant de haut en bas et de droite à gauche... Cependant certains font le signe de la Croix de gauche à droite... surtout afin de le faire sur eux et sur les autres d’un seul et même mouvement ». (P. L., 217, 825).

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Sam 25 Mar 2017, 10:09 am

Q. 7.  Qu'est-ce qu'un mystère?

R. Un mystère est une vérité qui, par sa nature, dépasse à tel point l’intelligence créée qu’on ne peut la connaître sans révélation divine (3).

(3) Saint Paul, 1re Ep. aux Cor., II, 6-13; Concile du Vatican, Const. Dei Filius, chap. 4; Pie IX, Lettre Tuas libenter, à l'Archev. de Munich et Freising, 21 déc. 1863. — Les incrédules et les adversaires du catholicisme,  qui rejettent  tous les mystères de l’ordre surnaturel, se font illusion, car, dans l’ordre naturel lui-même, ils sont forcés d’admettre bien des choses que l’esprit humain, en sa faiblesse, ne peut aucunement expliquer ou qu’il ne peut qu’imparfaitement expliquer.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, ch. 4 :

a) A côté de ce que la raison naturelle peut atteindre, on propose à notre foi des mystères cachés en Dieu, qui ne peuvent être connus que car une révélation  divine...  Par leur nature, les divins mystères dépassent tellement l'intelligence créée que, même livrés par la révélation et reçus par la foi, ils demeurent couverts du voile de cette foi même et enveloppés comme d'une sorte de brouillard, tant que nous voyageons loin du Seigneur en cette vie mortelle ». (D.-B., 1795,1796).

Pie IX, Lettre Tuas libenter, du 21 décembre 1863, à l'archevêque de Munich et Freising.

b) « Nous ne voulons pas douter que les hommes de cette assemblée, reconnaissant et professant la vérité qu'on a rappelée, ne veuillent aussitôt rejeter et réprouver entièrement cette manière toute récente de philosopher qui, si elle admet la révélation divine comme un fait historique, soumet cependant aux recherches de la raison humaine les ineffables vérités proposées par cette même révélation divine; comme si ces vérités étaient soumises à la raison ou que la raison pût, par ses propres forces et en vertu de ses principes, acquérir l'intelligence et la science de toutes les vérités et de tous les mystères surnaturels de notre très sainte foi; car ceux-ci dépassent tellement la raison humaine qu'elle ne deviendra jamais capable de les comprendre ou de les démontrer par ses propres forces et en partant de ses principes naturels ».

(Acta Pii IX, p. I, III, 641. — D. B., 1682).

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Dim 26 Mar 2017, 6:51 am

Q. 12. Pouvons-nous connaître et démontrer Dieu par la lumière de la raison naturelle?

R. Oui, par la lumière de la raison naturelle, nous pouvons connaître avec certitude et démontrer, en partant des choses créées, le Dieu unique et véritable, principe et fin de toutes choses, notre créateur et seigneur; nous le pouvons en remontant des créatures au créateur, de l’effet à sa cause (2).

(2)  Sag., XIII, 1-5; saint Paul, Ep. aux Rom., I, 20; Conc. du Vat. , l.  c, ch. 2 et canon I, de Revelatione; Pie X, Motu proprio Sacrorum Antistitum, 1 sept.1910; saint Irénée, Adv. hæreses, II, 9, I; saint Augustin, Sermon 141, 2.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, chap. 2 :

a) « La sainte Église, notre mère, tient et enseigne que Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être connu avec certitude par la lumière naturelle de la raison humaine au moyen des choses créées; en effet ses perfections invisibles sont, depuis la création du monde, rendues visibles à l'intelligence par le moyen de ses œuvres (Epître aux Romains, I, 20); que néanmoins il a plu à la sagesse et à la bonté [de Dieu] de se révéler lui-même au genre humain et de lui révéler aussi les éternels décrets de sa volonté, par une autre voie, surnaturelle celle-là. C'est ce que dit l'Apôtre : Après avoir parlé autrefois à nos pères par les Prophètes, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, pour la dernière fois Dieu nous a parlé de nos jours par son Fils ». (Epître aux Hébreux, I, et suiv.). (D.-B., 1785).

Le même Concile, dans la même constitution, can. I, De revelatione :

b)   « Si quelqu'un dit que Dieu un et véritable, créateur et notre Seigneur, ne peut être connu avec certitude par la lumière naturelle de la raison humaine, au moyen de ses effets : qu'il soit anathème ». (D.-B., 1806).

Pie X, Dans le motu proprio Sacrorum Antistitum, du Ier septembre 1910, Serment anti-moderniste :

c)   « Moi... j'embrasse fermement et j'admets toutes et chacune des choses qui ont été définies, affirmées et déclarées par le magistère infaillible de l'Église, surtout les chefs de doctrine qui s'opposent directement aux erreurs de ce temps. Et tout d'abord : je professe que Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être connu avec certitude et même démontré, à la lumière de la raison naturelle, par les choses qui ont été faites (Epître aux Romains, 1, 20), c'est-à-dire par les œuvres visibles de la création, comme une cause [peut être connue avec certitude et démontrée] par ses effets ». (Acta Apostolicae Sedis, II, 669; D.-B., 2145).

Saint Irénée, Adv. hæreses II, 9, I :

d)  « L'état même [du monde] découvre celui qui l'a établi; et sa façon même révèle celui qui l'a fait; et le monde manifeste celui qui l'a organisé. L'Église tout entière, dans tout l'univers, a reçu des Apôtres cet enseignement ». (P.  G. (Patrologie Grecque), 7, 734; R- L, 198).

Saint Augutin, Sermon 141, 2 :

e)  « D'où ces impies (Epître aux Romains, I, 18) tiennent-ils la vérité ? Dieu aurait-il parlé à l'un d'eux ? Auraient-ils reçu la loi, comme le peuple israélite l'a reçue par Moïse? D'où tiennent-ils donc cette vérité, qu'ils possèdent au milieu de leur iniquité? — Ecoutez la suite, elle vous l'apprendra. Tout ce que l'on peut connaître de Dieu, dit saint Paul, leur est clairement montré, car Dieu le leur a montré (ibid., 19). Il l'a montré à ceux à qui il n'a pas donné de loi ? Écoutez comment : car ses perfections cachées se découvrent à l'intelligence par ses œuvres (ibid., 20). Interrogez le monde, la parure du ciel, l'éclat et l'ordre des astres... interrogez toutes les créatures et voyez si elles ne vous répondront pas, chacune à sa manière : c'est Dieu qui nous a faites. Voilà ce que les grands philosophes ont cherché, et à l'œuvre ils ont connu l'ouvrier ». (P. L., 38, 776 — R. J., 1508).

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Lun 27 Mar 2017, 7:40 am

Q. 17. Pourquoi Dieu a-t-il daigné révéler aux hommes des vérités qui ne sont pas de soi inaccessibles à la raison humaine?

R. Dieu a daigné révéler aux hommes des vérités qui ne sont pas de soi inaccessibles à la raison humaine, pour que, même dans la condition actuelle du genre humain, ces vérités puissent être connues de tous facilement, en pleine certitude et sans mélange d’erreur.(1)
____________________________________________

(1) Concile du Vatican, l. c.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _


Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, ch. 2 :

« C'est à cette révélation divine que tous les hommes doivent de pouvoir, même dans l’état présent du genre humain, connaître promptement, d’une absolue certitude et sans aucun mélange d'erreur, celles des choses divines qui ne sont pas de soi inaccessibles à la raison humaine ». (D.-B., 1786).

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Mar 28 Mar 2017, 7:43 am

Q. 18. Quelles preuves extérieures de sa révélation Dieu a-t-il voulu donner, pour que l'obéissance de notre foi fût conforme à la raison?

R. Pour que l’obéissance de notre foi fût conforme à la raison, Dieu a voulu joindre aux secours intérieurs de sa grâce des preuves extérieures de sa révélation : ce sont des faits divins, en particulier les miracles et les prophéties, qui, en montrant clairement la toute puissance et la science infinie de Dieu, constituent des signes très sûrs de la révélation divine, à la portée de toutes les intelligences (2).
________________________________________________

(2)  Isaïe, XLI, 23; saint Jean, X, 25, 37, 38; XV, 24; 2e Ep. de saint Pierre, I, 19; Concile du Vatican, l. c.chap. 3; Origène, Contre Celse, VI, 10.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, ch. 3 :

a)  « Néanmoins, afin que l’hommage de notre foi fût d’accord avec la raison, Dieu a voulu joindre aux secours intérieurs du Saint-Esprit les preuves extérieures de sa Révélation, à savoir les faits divins, et surtout les miracles et les prophéties, qui, en montrant abondamment la toute-puissance et la science infinie de Dieu, sont de la Révélation divine des signes très certains et appropriés à l’intelligence de tous ». (D.-B., 1790).

Origène, Contra Celsum, VI, 10 :

b)   « C’est la marque propre de la divinité de révéler l’avenir d’une façon qui dépasse les forces humaines et qui, à l’événement, fasse reconnaître l’Esprit divin pour l’auteur de la prédiction ». (P. G., II, 1305. — R.-J., 530)

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Mer 29 Mar 2017, 6:55 am

Q. 25. Qu’entendez-vous par Tradition?

R. Par Tradition, j’entends l’ensemble des vérités révélées que les Apôtres ont reçues de la bouche du Christ lui-même ou de la dictée du Saint-Esprit, vérités qui, transmises pour ainsi dire de la main à la main et conservées dans l’Église catholique par une succession continue, sont ainsi parvenues jusqu’à nous (2).
_______________________________________________________________

(2)  Saint Matthieu, XXVIII, 19, 20; saint Jean, XIV, 26; XVI, 13; XX, 30; XXI, 25; Actes, I, 3; saint Paul, 2e Ép. aux Thess., II, 15; Concile de Trente, l. c. ; Concile du Vatican, l. c.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Concile de Trente, session IV, Décret de canonicis Scripturis :

a)   « Le saint Concile de Trente, œcuménique et général..., ayant toujours devant les yeux le propos de conserver dans l'Église, en supprimant les erreurs, la pureté même de l’Évangile, qui, après avoir été promis d’abord par les prophètes dans les saintes Écritures, a été ensuite publié, premièrement par la propre bouche de Notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, puis par ses Apôtres auxquels II a ordonné de le prêcher à toute créature (saint Matthieu, XXVIII, 19 et suiv.; saint Marc, XVI, 15) comme la source de toute vérité touchant au salut et de toute discipline morale; et considérant que cette vérité et cette discipline sont contenues dans les livres écrits et les traditions non écrites qui, reçues par les Apôtres de la bouche du Christ lui-même, ou livrées par les Apôtres eux-mêmes sous la dictée du Saint-Esprit, comme de main en main, sont parvenues jusqu’à nous; docile aux exemples des Pères orthodoxes, [le Concile] reçoit et vénère, avec une pareille piété et un égal respect, tous les livres tant de l’Ancien que du Nouveau Testament, puisque le même Dieu est auteur de l’un et l’autre, ainsi que ces traditions touchant soit à la foi soit aux mœurs, comme venant de la bouche du Christ, ou dictées par l’Esprit-Saint, et conservées dans l’Eglise catholique par une succession ininterrompue.

« Et afin qu’il ne puisse s’élever aucun doute pour personne, sur la question de savoir quels sont les livres saints que le Concile lui-même reçoit, il a voulu que le catalogue en fût joint à ce décret.

« Le voici :

« Ancien Testament : les cinq livres de Moïse, c’est-à-dire la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome; Josué, les Juges, Ruth, les quatre livres des Rois, les deux livres des Paralipomènes, le premier livre d’Esdras, et le second dit de Néhémie, Tobie, Judith, Esther, Job, le Psautier de David [composé] de cent cinquante psaumes, les Proverbes, l’Ecclésiaste, le Cantique des Cantiques, la Sagesse, l’Ecclésiastique, Isaïe, Jérémie et Baruch, Ezéchiel, Daniel, les douze petits Prophètes, c’est-à-dire Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie; deux livres des Machabées, le premier et le second.

« Nouveau Testament : les quatre Évangiles, selon Matthieu, Marc, Luc et Jean; les Actes des Apôtres écrits par Luc l'Évangéliste; quatorze Épîtres de l'Apôtre Paul, une aux Romains, deux aux Corinthiens, une aux Galates, aux Ephésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, deux aux Thessaloniciens, deux à Timothée, une à Tite, à Philémon, aux Hébreux; deux épîtres de l’Apôtre Pierre, trois de l’Apôtre Jean, une de l’Apôtre Jacques, une de l’Apôtre Jude, et l’Apocalypse de l'Apôtre Jean.

« Si quelqu'un ne reçoit pas pour sacrés et canoniques ces livres entiers avec toutes leurs parties, tels qu’on a coutume de les lire dans l’Eglise catholique, et tels qu’ils sont dans l’ancienne édition de la Vulgate latine, et méprise sciemment et délibérément les traditions susdites : qu’il soit anathème». (D.-B.,783, 784).

Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, ch. 2 :

b) « Or cette révélation surnaturelle selon la foi de l'Église universelle qui a été proclamée par le saint Concile de Trente, est contenue « dans les livres écrits et dans les traditions non écrites, qui, reçues par les Apôtres de la bouche du Christ lui-même, ou livrées par les Apôtres eux-mêmes, sous la dictée du Saint-Esprit, comme de main en main, sont parvenues jusqu’à nous ». Ces livres de l’Ancien et du Nouveau Testament doivent être reçus comme sacrés et canoniques, en entier, avec toutes leurs parties, tels qu’ils sont énumérés dans le décret du même Concile et contenus dans l’ancienne édition de la Vulgate latine. L’Église les tient pour sacrés et canoniques, non point parce qu’après avoir été composés par la seule industrie humaine, ils ont été ensuite approuvés par son autorité; ni pour ce seul motif qu’ils renferment la révélation sans erreur; mais parce qu’écrits sous l’inspiration du Saint-Esprit, ils ont Dieu pour auteur et ont été confiés comme tels à l’Église elle-même ». (D.-B., 1787).

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Jeu 30 Mar 2017, 7:41 am

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Q.  36. Quelles sont les principales perfections ou attributs de Dieu?

R. Voici les principales perfections ou attributs de Dieu :

1° Dieu est étemel, car II n’a et ne peut avoir ni commencement, ni fin, ni succession.

2° Dieu sait tout, car II voit tout, même l’avenir qui dépend de l’action libre des créatures, même les sentiments du cœur et les secrètes pensées de l’esprit.

3° Dieu est immense, car II est au ciel, sur la terre et en tous lieux qui existent ou peuvent exister.

4° Dieu est juste, car II rend à chacun selon ses mérites, soit en cette vie, soit, de façon certaine, en l’autre.

5° Dieu est bon, car II a créé, conserve et dispose toutes choses par sa bonté, sa puissance et sa sagesse infinies; les biens dont nous jouissons viennent de Lui et II écoute avec faveur les prières de ceux qui Le supplient.

6° Dieu est miséricordieux, car II veut que tous les hommes soient sauvés; c’est pourquoi II les a rachetés de l’esclavage du démon, Il accorde à chacun les moyens nécessaires au salut, et II ne veut pas « la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive » (1).

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(1) Psaume VII, 10;  XXXVII, 10;  XLIII, 22;  CXXXVIII, 1-12; saint Jean, IV, 24;  Actes, XVIII, 25;  saint Paul, Ire Ep. à Tim., I,17; Apoc, I, 8;  IV, 8, 11; 4e Concile de Latran, chap. I; Concile du Vatican, Const. Dei Filius, chap. I; saint Cyrille de Jérusalem, Catéchèse IV, 5.

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IVe Concile de Latran (1215), ch. 1 :

a) « Nous croyons fermement et nous confessons, sans nulle réserve, qu’il y a un seul vrai Dieu, éternel, immense et immuable, incompréhensible, tout-puissant et ineffable, Père et Fils et Esprit-Saint : trois Personnes, mais une seule essence, substance ou nature absolument simple : le Père [ne dépendant] de personne, le Fils du Père seul, et le Saint-Esprit également de l’un et de l’autre; sans commencement, toujours et sans fin; le Père engendrant, le Fils naissant et le Saint-Esprit procédant; consubstantiels, égaux, également tout-puissants, coéternels; seul principe universel; créateur de toutes les choses visibles et invisibles, spirituelles et corporelles : qui, par sa toute puissance, au commencement du temps, fit les deux créations, spirituelle et corporelle, celle des anges et celle du monde; puis celle de l’homme, comme constitué à la fois d’esprit et de corps. Car le diable et les autres démons ont été créés bons par Dieu dans leur nature, mais sont devenus mauvais par leur propre faute. Quant à l’homme, c’est sur la suggestion du diable qu’il a péché.

« Cette Sainte Trinité, indivise selon sa commune essence, et différenciée selon les propriétés des personnes, d’abord par Moïse et les saints Prophètes, et par ses autres serviteurs, selon une très harmonieuse distribution des temps, livra au genre humain l'enseignement nécessaire à son salut ».(Mansi, XXII, 982 et suiv. — D.-B., 428).

Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, ch. I :

b)  « La sainte Église catholique, apostolique, Romaine croit et confesse qu'il y a un seul Dieu vrai et vivant, créateur et Seigneur du ciel et de la terre, tout-puissant, éternel, immense, incompréhensible, infini en intelligence, en volonté, et en toute perfection; qui, étant une substance spirituelle unique par nature, absolument simple et immuable, doit être prêché comme distinct du monde réellement et par essence bienheureux en soi et de soi, et indiciblement élevé au-dessus de tout ce qui est et peut se concevoir en dehors de lui.

« Ce seul vrai Dieu, par sa bonté et sa force toute puissante, non pour augmenter sa béatitude, non pour acquérir sa perfection, mais pour la manifester par les biens qu'il accorde aux créatures, et par un dessein absolument libre, a formé de rien, dès le commencement du temps, l'une et l'autre créature, la spirituelle et la corporelle, c’est-à-dire les anges et le monde, et ensuite la créature humaine, comme réunissant l’esprit et le corps dans sa constitution.

« Dieu, par sa Providence, conserve et gouverne tout ce qu’il a créé, atteignant avec force d’une extrémité jusqu’à l'autre et disposant tout avec douceur (Sagesse, VIII, I). Tout, en effet, est nu et à découvert devant ses yeux (Epître aux Hébreux, V, 3), même ce qui doit se produire par la libre action des créatures ». (D.-B., 1782-1784).

Saint Cyrille de Jérusalem, Catéchèses, IV, 5 :

c)   « Le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ n’est circonscrit dans aucun lieu, et il n’est pas plus petit que le ciel : au contraire, les cieux sont l’œuvre de ses doigts et toute la terre tient dans sa main fermée ; il est en tout et hors de tout... Il connaît l’avenir, il est plus puissant que tout, il sait tout et agit comme il veut, n’étant pas soumis aux enchaînements de circonstances, ni à la naissance, ni au hasard, ni à une destinée nécessaire. Il est parfait en tout et possédant également l’exemplaire de toute vertu. Il ne diminue ni n’augmente, mais il est toujours le même de la même façon; il prépare le châtiment pour les pécheurs et la couronne pour les justes ». (P. G., 33, 460. — R. J., 815).

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Ven 31 Mar 2017, 7:11 am

Q.  37. Dieu est-il distinct du monde?

R. Oui, Dieu est réellement et essentiellement distinct du monde, et II est infiniment au-dessus de tout ce qui existe ou peut être conçu en dehors de Lui (2).
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(2)  Act., XVII, 24, 25; saint Paul, Ép. aux Hébreux, I, 10-12; Concile du Vatican, l. c.

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Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, ch. I :

« La sainte Église catholique, apostolique, Romaine croit et confesse qu'il y a un seul Dieu vrai et vivant, créateur et Seigneur du ciel et de la terre, tout-puissant, éternel, immense, incompréhensible, infini en intelligence, en volonté, et en toute perfection; qui, étant une substance spirituelle unique par nature, absolument simple et immuable, doit être prêché comme distinct du monde réellement et par essence bienheureux en soi et de soi, et indiciblement élevé au-dessus de tout ce qui est et peut se concevoir en dehors de lui.

« Ce seul vrai Dieu, par sa bonté et sa force toute puissante, non pour augmenter sa béatitude, non pour acquérir sa perfection, mais pour la manifester par les biens qu'il accorde aux créatures, et par un dessein absolument libre, a formé de rien, dès le commencement du temps, l'une et l'autre créature, la spirituelle et la corporelle, c’est-à-dire les anges et le monde, et ensuite la créature humaine, comme réunissant l’esprit et le corps dans sa constitution.

« Dieu, par sa Providence, conserve et gouverne tout ce qu’il a créé, atteignant avec force d’une extrémité jusqu’à l'autre et disposant tout avec douceur (Sagesse, VIII, I). Tout, en effet, est nu et à découvert devant ses yeux (Epître aux Hébreux, V, 3), même ce qui doit se produire par la libre action des créatures ». (D.-B., 1782-1784).

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Sam 01 Avr 2017, 8:03 am

Q. 41. Pourquoi les trois Personnes divines ne sont-elles qu’un seul Dieu?

R. Les trois Personnes divines ne sont qu’un seul Dieu parce qu’elles sont consubstantielles, c’est-à-dire qu’elles n’ont qu’une seule et même nature divine, et par suite les mêmes perfections ou attributs et les mêmes œuvres ad extra (1).
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(1) Concile de Latran, tenu sous saint Martin Ier canon I; saint Fulgence, De fide, 4; saint Ephrem, Hymnus de defunctis et Trinitate, 11-12; saint Grégoire de Nazianze, Oratio XXXIII, 16; Catéchisme du Conc. de Trente, p. I, ch. IV, n. 3. Les œuvres de Dieu ad extra sont ce que Dieu produit hors de soi dans l'ordre naturel ou surnaturel; on les nomme ainsi pour les distinguer des actes immanents à Dieu qui constituent sa vie intime.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Concile de Latran (649), sous saint Martin Ier; Contre les Monothélites, can, I ;

a) « Si quelqu’un selon la doctrine des saints Pères ne confesse pas proprement et véritablement que le Père et le Fils et l’Esprit-Saint est Trinité dans l’unité et unité dans la Trinité, c’est-à-dire est un seul Dieu en trois subsistances (*)  consubstantielles et de gloire égale; pour les trois, une seule et même déité, nature, substance, vertu, puissance, règne, empire, volonté, opération incréée, sans commencement, incompréhensible, immuable, créatrice et protectrice de toutes choses, qu’il soit condamné ». (Mansi, X, 1151. — D.-B., 254),

Saint Fulgence, De fide, 4:

b)  « Parce que, en ce vrai Dieu unique et Trinité, il est vrai de par sa nature non seulement qu’il est un seul Dieu, mais encore qu’il est Trinité, ce vrai Dieu est Trinité dans ses personnes et un dans sa nature une. Par cette unité de nature, le Père tout entier est dans le Fils et dans l’Esprit-Saint, et le Fils tout entier est dans le Père et dans l’Esprit-Saint, et l’Esprit-Saint tout entier est dans le Père et dans le Fils. Aucun d’eux n’est hors d’aucun d’eux, parce qu’aucun n’en précède un autre par l’éternité, n’en dépasse un autre en grandeur ou n’en domine un autre en puissance » . (P.L., 65, 673-74. — R. J.,2261).

Saint Ephrem, Hymnus de defunctis et Trinitate, 11-12.

c)   « Le Père engendrant, le Fils engendré de son sein, le Saint-Esprit procédant du Père et du Fils; le Père auteur qui a fait le monde de rien; le Fils créateur qui a tout créé de concert avec celui qui l’a engendré.

« L’Esprit-Saint consolateur et miséricordieux, par qui est achevé tout ce qui fut et sera et est; le Père esprit, le Fils verbe, l’Esprit voix, trois noms, une seule volonté, une seule puissance ».

(Lamy, S. Ephr. hymni et serm., III, 242 et suiv. — R. J., 714).

Saint Grégoire de Nazianze, Oratio XXXIII, 16 :

d)  « Eux [les fidèles] adorent le Père et le Fils et le Saint-Esprit, déité unique : Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu... l’Esprit-Saint, une seule nature en trois [personnes caractérisées par leurs] propriétés, intelligentes, parfaites, subsistantes par soi, distinctes en nombre, mais non distinctes en divinité ». (P. G., 36, 236. — R. J., 999).
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(*) Note de Louis : ce mot est écrit subsistences dans le pdf.

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Dim 02 Avr 2017, 7:20 am

Q. 46. Pourquoi Dieu a-t-il daigné créer toutes ces choses?

R. Dieu, dans sa bonté et sa toute-puissance, a daigné créer toutes ces choses, non pas pour accroître sa béatitude, ni pour l’acquérir, mais pour manifester sa perfection par les biens qu’il donne aux créatures (1).
___________________________________________________

(1) Genèse, I, I; Psaume CXXXIV, 6; saint Paul, Ep. aux Hébreux, 1,10; 4e Concile de Latran, chap. I; Concile du Vatican, Const. Dei Filius, chap. I; Catéchisme du Conc. de Trente, p. I, chap. II, n. 20.

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IVe Concile de Latran (1215), ch. 1 :

a) « Nous croyons fermement et nous confessons, sans nulle réserve, qu’il y a un seul vrai Dieu, éternel, immense et immuable, incompréhensible, tout-puissant et ineffable, Père et Fils et Esprit-Saint : trois Personnes, mais une seule essence, substance ou nature absolument simple : le Père [ne dépendant] de personne, le Fils du Père seul, et le Saint-Esprit également de l’un et de l’autre; sans commencement, toujours et sans fin; le Père engendrant, le Fils naissant et le Saint-Esprit procédant; consubstantiels, égaux, également tout-puissants, coéternels; seul principe universel; créateur de toutes les choses visibles et invisibles, spirituelles et corporelles : qui, par sa toute puissance, au commencement du temps, fit les deux créations, spirituelle et corporelle, celle des anges et celle du monde; puis celle de l’homme, comme constitué à la fois d’esprit et de corps. Car le diable et les autres démons ont été créés bons par Dieu dans leur nature, mais sont devenus mauvais par leur propre faute. Quant à l’homme, c’est sur la suggestion du diable qu’il a péché.

« Cette Sainte Trinité, indivise selon sa commune essence, et différenciée selon les propriétés des personnes, d’abord par Moïse et les saints Prophètes, et par ses autres serviteurs, selon une très harmonieuse distribution des temps, livra au genre humain l'enseignement nécessaire à son salut». (Mansi, XXII, 982 et suiv. — D.-B., 428).

Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, ch. I :

b)  « La sainte Église catholique, apostolique, Romaine croit et confesse qu'il y a un seul Dieu vrai et vivant, créateur et Seigneur du ciel et de la terre, tout-puissant, éternel, immense, incompréhensible, infini en intelligence, en volonté, et en toute perfection; qui, étant une substance spirituelle unique par nature, absolument simple et immuable, doit être prêché comme distinct du monde réellement et par essence bienheureux en soi et de soi, et indiciblement élevé au-dessus de tout ce qui est et peut se concevoir en dehors de lui.

« Ce seul vrai Dieu, par sa bonté et sa force toute puissante, non pour augmenter sa béatitude, non pour acquérir sa perfection, mais pour la manifester par les biens qu'il accorde aux créatures, et par un dessein absolument libre, a formé de rien, dès le commencement du temps, l'une et l'autre créature, la spirituelle et la corporelle, c’est-à-dire les anges et le monde, et ensuite la créature humaine, comme réunissant l’esprit et le corps dans sa constitution.

« Dieu, par sa Providence, conserve et gouverne tout ce qu’il a créé, atteignant avec force d’une extrémité jusqu’à l'autre et disposant tout avec douceur (Sagesse, VIII, I). Tout, en effet, est nu et à découvert devant ses yeux (Epître aux Hébreux, V, 3), même ce qui doit se produire par la libre action des créatures ». (D.-B., 1782-1784).

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Lun 03 Avr 2017, 7:32 am

Q. 47. Dieu prend-Il soin de toutes les choses créées?

R. Oui, Dieu prend soin de toutes les choses créées, car II les conserve positivement, les garde, — sans quoi elles retomberaient aussitôt dans le néant, — et II les gouverne de telle sorte que rien n’arrive et ne peut arriver sans la volonté ou la permission de Dieu (2).
_____________________________________________________________

(2) Sagesse, XI, 26; saint Matthieu, VI, 30; saint Luc, XII, 6, 7; Actes, XVII, 25; saint Paul, Ep. aux Romains, VIII, 30; Ep. aux Hébreux, I, 3; Concile du Vatican, l. c; Catéch. du Conc. de Trente, l. c, n. 21, 22.

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Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, ch. I :

b)  « La sainte Église catholique, apostolique, Romaine croit et confesse qu'il y a un seul Dieu vrai et vivant, créateur et Seigneur du ciel et de la terre, tout-puissant, éternel, immense, incompréhensible, infini en intelligence, en volonté, et en toute perfection; qui, étant une substance spirituelle unique par nature, absolument simple et immuable, doit être prêché comme distinct du monde réellement et par essence bienheureux en soi et de soi, et indiciblement élevé au-dessus de tout ce qui est et peut se concevoir en dehors de lui.

« Ce seul vrai Dieu, par sa bonté et sa force toute puissante, non pour augmenter sa béatitude, non pour acquérir sa perfection, mais pour la manifester par les biens qu'il accorde aux créatures, et par un dessein absolument libre, a formé de rien, dès le commencement du temps, l'une et l'autre créature, la spirituelle et la corporelle, c’est-à-dire les anges et le monde, et ensuite la créature humaine, comme réunissant l’esprit et le corps dans sa constitution.

« Dieu, par sa Providence, conserve et gouverne tout ce qu’il a créé, atteignant avec force d’une extrémité jusqu’à l'autre et disposant tout avec douceur (Sagesse, VIII, I). Tout, en effet, est nu et à découvert devant ses yeux (Epître aux Hébreux, V, 3), même ce qui doit se produire par la libre action des créatures ». (D.-B., 1782-1784).

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Mar 04 Avr 2017, 7:44 am

Q. 48. Comment se nomme le soin que Dieu prend des créatures?

R. Le soin que Dieu prend des créatures se nomme la Providence divine (3).
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(3) Saint Jean Chrysostome, Contra Anomoeos, XII, 4.

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Saint Jean Chrysostome, Contra Anomoeos, XII, 4 :

« Non seulement [Dieu] a produit la créature, mais, une fois produite, il la garde et la protège; qu’il s’agisse des anges ou des archanges ou des puissances supérieures ou de n’importe quelle créature sans exception, visible ou invisible : toutes jouissent de sa Providence. Et, si elles viennent à être séparées de sa vertu efficace, elles tombent, elles se défont, elles périssent ». (P. G., 48, 810. — R.J., 1134).

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Mer 05 Avr 2017, 7:27 am

Q. 49. Pourquoi donc Dieu n'empêche-t-il pas le péché?

R. Dieu n’empêche pas le péché, parce qu’Il a donné à l’homme la liberté avec le secours de la grâce, afin qu’il fût lui-même l’auteur ou de son bonheur ou de sa perte, selon qu’il coopérerait ou résisterait à la grâce; mais Dieu sait à merveille tirer le bien de l’abus même de cette liberté, en sorte que sa justice et sa miséricorde éclatent partout et toujours (1).
_____________________________________________________________

(1)  Saint Augustin, De spiritu et littera, 58.

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Saint Augustin, De spiritu et littera, 58.

« Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité (Ire Epître à Timothée, II, 4); non pas cependant qu’il leur enlève leur libre arbitre, car, selon qu’ils en auront bien ou mal usé, ils seront jugés avec une parfaite justice. Cela étant, les infidèles agissent contre la volonté de Dieu, lorsqu’ils ne croient pas à son évangile; mais ils n’en sont pas vainqueurs pour cela : c’est eux-mêmes qu’ils frustrent d’un grand et suprême bien et qu’ils condamnent à de rudes châtiments, car ils éprouveront dans les supplices la puissance de celui dont ils ont méprisé la miséricorde en refusant ses dons ». (P.L., 44, 238. — R-J. 1735).

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Jeu 06 Avr 2017, 7:16 am

Q. 50. Pourquoi Dieu veut-Il ou permet-Il les maux physiques de toute sorte qui nous affligent en cette vie mortelle?

R. Dieu veut ou permet les maux physiques de toute sorte qui nous affligent en cette vie mortelle, pour punir le péché, ou pour convertir les pécheurs, ou bien pour éprouver les justes et leur faire mériter des récompenses éternelles, ou enfin en vue d’un plus grand bien (2).
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(2)   Genèse, III, 16-19; Tobie, II, 12; Job, II, 6, 7; saint Jean, IX, 3; saint Ephrem, Carmina Nisibena, III, 8,10; saint Thomas, p. Ia, q. 19, a. 9; q. 49, a. 2.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Saint Ephrem, Carmina Nisibena, III, 8 et 10 :

« Il est évident que le bon Dieu n’a pas voulu les calamités qui de tout temps affligent les hommes, bien que ce soit lui qui les ait envoyées, mais que ce sont nos péchés qui sont cause de nos épreuves. Personne ne peut se plaindre de notre Créateur, mais lui peut se plaindre de nous, qui, en péchant, l’avons obligé à s’irriter contre nous, contrairement à sa volonté, et à nous frapper, contrairement à sa bienveillance... L’homme châtie pour en tirer profit. Car chacun châtie ses serviteurs pour les dominer. Mais le bon Dieu, lui, châtie ses serviteurs pour qu’ils se dominent eux-mêmes. Tes épreuves doivent être des livres qui te conseillent ». (Ed. G. Bickell, p. 80).

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Ven 07 Avr 2017, 1:01 pm

Q. 64. Quels furent les premiers parents du genre humain?

R. Les premiers parents du genre humain furent Adam et Eve, que Dieu forma et plaça dans le paradis terrestre, en les élevant à l'ordre surnaturel et les comblant de tous les dons de la grâce et de la nature (1).
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(1) Genèse, II, 7 et suivants. — Ayant fait l'homme à son image et ressemblance, Dieu lui soumit les animaux de la terre, dont il userait pour son bien, comme aussi des plantes et des fruits. Chrétien, n’abuse donc point des animaux, mais fais-en bon usage; si tu les tourmentais et les maltraitais sans raison, tu agirais contre cette douceur d'âme qui convient à tout homme, mais surtout au chrétien.

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Sam 08 Avr 2017, 7:04 am

Q. 67. Quelle différence y a-t-il, dans l'ordre naturel, entre la création des premiers parents et l'origine des autres hommes qui descendent d'eux par génération naturelle?

R. La seule différence de l’ordre naturel est dans la formation du corps qui a lieu par génération, tandis que l’âme de tout descendant d’Adam est immédiatement créée par Dieu et unie substantiellement au corps.

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Dim 09 Avr 2017, 6:14 am

Q. 72. Adam, par son péché, n'a-t-il pas nui aussi à ses descendants?

R. Oui, par son péché, Adam a nui aussi à ses descendants, car il leur a transmis non seulement la concupiscence, la mort et les autres peines du péché, mais encore le péché même, c’est-à-dire la privation de la justice et de la sainteté.

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Lun 10 Avr 2017, 7:01 am

Q. 73. Comment Adam a-t-il transmis son péché à ses descendants?

R. Adam a transmis son péché à ses descendants en leur transmettant une nature privée de la justice et de la sainteté que Dieu avait voulu conférer à cette nature, et cette privation est le péché habituel de nature, unique en son origine, savoir en Adam, mais répandu par propagation.

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Mar 11 Avr 2017, 7:53 am

Q. 74. Comment s'appelle ce péché transmis aux descendants d'Adam?

R.   Ce  péché transmis aux descendants d’Adam s’appelle le péché originel (1).
___________________________________________________

(1) Job, XIV, 4; Psaume L, 6; saint Jean, III, 5; saint Paul, Ire Ep. à Timothée, II, 6; Ep. aux Romains, V, 12-14,18-19; Concile de Carthage (de 418), canon 2; 2e Concile d’Orange, canons 1, 2; Concile de Florence, Décret aux Jacobites; Concile de Trente, session V, De peccato originali; Pie IX, Alloc. Singulari quadam, 9 déc. 1854; saint Cyrille d’Alex. , In Epist. ad Rom., V, 18.

— Si on le juge à propos, on pourra développer ainsi ce qui précède. Le premier homme fut créé dans un état de perfection, tant en son corps, qui devait pouvoir tout de suite engendrer, qu’en son âme, qui devait aussi pouvoir tout de suite instruire et diriger les autres avec la science naturelle nécessaire. Cette science fut donnée à l’un et à l’autre de nos premiers parents, mais surtout à Adam, à qui incombait principalement d’instruire et diriger les autres; elle ne devait pas être transmise aux enfants qui seraient nés dans l’état d’innocence; ceux-ci pourtant auraient acquis la science qui leur eût convenu, par découverte ou enseignement, peu à peu, mais sans difficulté (saint Thomas, p. Ia q. 74, a. 5, et q. 101 a. 1, 2).

— En élevant nos premiers parents à un état surnaturel, Dieu leur révéla les vérités qui concernaient cet état et qu’Adam devait transmettre à ses descendants; en même temps II leur conféra la justice et la sainteté avec les autres dons.

— Adam, par son péché, perdit tous ces dons, et pour soi-même et pour ses descendants, sans perdre toutefois la science naturelle, ni la connaissance des vérités révélées. Mais la perte de la justice et de la sainteté, et, nommément de l’intégrité de la nature, fut l’origine de cette lutte entre les facultés inférieures et la raison dont parle saint Paul, Gal, V, 17 : « La chair convoite contre l’esprit et l’esprit contre la chair, car ils sont en lutte l’un contre l’autre ». La faute du premier homme a ainsi infligé une grave et douloureuse blessure à la nature humaine, enténébrant son esprit et inclinant sa volonté au mal (Pie IX, l. c; saint Thomas, Ia IIæ, q. 85, a. 3 et 5).

— Dieu, dans son infinie miséricorde, promit alors un Rédempteur au genre humain, et, par leur foi en Lui et en ses mérites, avec l’aide de la grâce divine, nos premiers parents et beaucoup de leurs descendants furent dès cette vie délivrés de tout péché originel et actuel, ainsi que de la peine due aux péchés actuels; mais ils restèrent astreints à la peine du péché originel, qui les excluait de la gloire tant que ne serait point versé le prix de la rédemption (saint Thomas, p. 3a, q. 52, a. 5, ad 2m). Cependant la plupart de leurs descendants perdirent complètement la connaissance des vérités de la foi et de la morale, ou bien en altérèrent la substance.

— On voit par là combien on est loin de la vérité, quand on prétend que le premier homme fut créé dans un état de barbarie sauvage, ou bien qu’il descend du singe et qu’il s’est développé par une évolution successive : quiconque reçoit la lumière de la foi catholique rejettera ces hypothèses. L’état sauvage et barbare où a longtemps vécu et vit encore aujourd’hui une grand[e] partie des hommes n’est que le résultat de la corruption, par suite du péché, de la condition primitive.



_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Concile de Carthage (418) approuvé par le pape S. Zosime, 2e canon contre les Pélagiens :

a) « En outre on a décidé ce qui suit : quiconque nie que les enfants nouveau-nés doivent être baptisés ou dit qu’ils sont bien baptisés pour la rémission des péchés, mais qu’ils n'ont rien pris à Adam du péché originel qui soit purifié par le bain de régénération et que par conséquent, appliquée à eux, la formule du baptême : « en rémission des péchés », doit être tenue pour fausse et non pas vraie : qu’il soit anathème. Car la parole de l’Apôtre : Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes parce que tous ont péché (Epître aux Romains, V, 12),ne doit pas s’entendre autrement que l’Église catholique, universellement répandue, l’a toujours entendue. Et, selon cette règle de foi, même les petits enfants qui par eux-mêmes n’ont pu encore commettre aucun péché sont vraiment baptisés en rémission des péchés, et la régénération purifie en eux la souillure que la génération leur a infligée ».

(Mansi, III, 811. — D.-B., 102).

IIe Concile d’Orange (529) confirmé par Boniface II, canons contre les Semipélagiens :

b) « Canon I. Si quelqu'un dit que par l'offense du péché d’Adam l’homme n’a pas été dégradé tout entier, c’est-à-dire dans son corps et dans son âme, mais croit que, l’âme gardant sa liberté sans blessure, le corps seul a été touché par la corruption, il est trompé par l'erreur pélagienne et dément l’Écriture qui déclare : L'âme qui a péché, c'est elle qui mourra (Ezéchiel, XVIII, 20); et : Ne savez-vous pas que, si vous vous livrez à quelqu'un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez? (Epître aux Romains, VI, 16); et : On est esclave de celui par qui on s'est laissé vaincre. (2e Épître de saint Pierre, II, 19).

« Canon 2. Si quelqu’un soutient que sa prévarication n’a fait de tort qu’à Adam et non à sa descendance; ou du moins prétend que seule la mort du corps qui est la peine du péché, et non le péché qui est la peine de l'âme, a passé par un seul homme sur tout le genre humain, il impute une injustice à Dieu et il contredit cette affirmation de l’Apôtre : Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes parce que tous ont péché » (Epître aux Romains, V, 12).

(Mansi, VIII, 712. — D.-B., 174,175) .

Concile de Florence, Decretum pro Jacobitis :

c)  « Le Concile croit fermement, professe et enseigne que jamais nul, conçu d'un homme et d'une femme, n'a été délivré de la domination du diable, sinon par le mérite du médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ Notre-Seigneur : conçu, né et mort sans péché, il a seul, par sa mort, abattu l'ennemi du genre humain en effaçant nos péchés; il a ouvert l'entrée du royaume céleste, que le premier homme avait, par son péché personnel, perdu pour toute sa descendance: tous les mystères, les sacrifices, les sacrements, les cérémonies de l'Ancien Testament préfiguraient qu’il viendrait un jour ».

(Mansi, XXXI, 1738. — D.-B., 711).

Concile de Trente, sess. V, Decretum de peccato originali,  canons I à 6:

d)  « I. Si quelqu'un ne confesse pas que le premier homme, Adam, ayant transgressé dans le Paradis le commandement de Dieu, perdit aussitôt la sainteté et la justice dans lesquelles il avait été établi, et, par l’offense d’une telle prévarication, encourut la colère et l'indignation de Dieu, et en conséquence la mort, dont Dieu l'avait menacé auparavant, et, avec la mort, la captivité sous la puissance de celui qui a eu depuis l’empire de la mort, et qui est le Diable, et que, par l'offense de cette prévarication, Adam tout entier tomba dans un état pire selon le corps et l'âme : qu'il soit anathème.

« 2. Si quelqu'un soutient que la prévarication d’Adam n’a été nuisible qu’à lui et non pas à sa postérité, qu'il n'a perdu que pour lui et non pas aussi pour nous la sainteté et la justice, reçues de Dieu, et dont il est déchu, ou que, souillé personnellement par le péché de désobéissance, il n’a transmis à tout le genre humain que la mort et les peines du corps, et non pas le péché, qui est la mort de l’âme : qu’il soit anathème; en effet c’est contredire l’affirmation de l’Apôtre : Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes, parce que tous ont péché (Epître aux Romains, V, 12).

« 3. Si quelqu’un soutient que ce péché d’Adam, qui est un dans sa source, et qui est transmis à tous par propagation, non par imitation, et donc qui est propre à chacun, peut être enlevé soit par les forces de la nature humaine, soit par un autre remède que par le mérite du seul médiateur Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui nous a réconciliés avec Dieu dans son sang, s'étant fait pour nous justice, sanctification, et rédemption (Ire Epître aux Corinthiens, I. 30); ou nie que le mérite même du Christ Jésus soit appliqué, tant aux adultes qu’aux enfants, par le sacrement de Baptême, conféré rituellement selon la forme de l’Église : qu’il soit anathème; parce qu'il n’y a pas sous le ciel un autre nom qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés (Actes des Apôtres, IV, 12). D’où cette parole : Voici l'agneau de Dieu, voici celui qui ôte les péchés du monde (Saint Jean, I, 29). Et cette autre ; Vous tous qui avez été baptisés, vous avez revêtu le Christ (Epître aux Galates, III, 27).

« 4. Si quelqu’un nie que les enfants récemment sortis du sein de leur mère, même s’ils sont nés de parents baptisés, doivent être baptisés; ou dit qu’ils sont vraiment baptisés pour la rémission des péchés, mais ne tirent rien du péché originel d’Adam qu’il soit nécessaire d’expier par le bain de la régénération, pour obtenir la vie éternelle; d’où il s’ensuivrait que pour eux la forme du Baptême en vue de la rémission des péchés serait comprise faussement et non pas véritablement : qu’il soit anathème; car la parole de l’Apôtre : Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes, parce que tous ont péché (Epître aux Romains, V, 12), ne peut être entendue d’une autre manière que celle dont l’a toujours entendue l’Église catholique répandue partout. En effet, à cause de cette règle de foi, selon la tradition des Apôtres, même les petits enfants, qui n’ont pu encore commettre aucun péché personnel, sont pourtant véritablement baptisés pour la rémission des péchés, afin que ce qu’ils ont contracté par la génération soit purifié par la régénération. Car nul, s'il ne renaît de l'eau et de l'Esprit-Saint, ne peut entrer dans le royaume de Dieu, (Saint Jean, III, 5).

« 5. Si quelqu’un nie que la faute du péché originel soit remise par la grâce de Jésus-Christ Notre-Seigneur, conférée au Baptême; ou même soutient que tout ce qui a raison vraie et propre de péché n’est pas ôté; mais dit que cela est seulement gratté, ou n’est pas imputé : qu’il soit anathème. Car Dieu ne hait rien dans ceux qui sont régénérés, parce qu’il n’y a point de damnation pour ceux qui vraiment sont ensevelis dans la mort avec le Christ par le Baptême (Epître aux Romains, VI, 4); qui ne marchent point selon la chair (ib., VIII, I), mais qui, dépouillant le vieil homme et se revêtant du nouveau, qui est créé selon Dieu (Epître aux Ephésiens, IV, 22), sont devenus innocents, immaculés, purs, sans péché, et agréables à Dieu, héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ (Epître aux Romains, VIII, 17); en sorte qu’il ne reste plus rien qui les empêche d’entrer au ciel. Cependant ce saint Concile confesse et reconnaît que la concupiscence, ou foyer du péché, reste dans les baptisés; laissée pour le combat, elle ne peut nuire à ceux qui n’y consentent pas, mais qui résistent courageusement par la grâce du Christ Jésus : bien mieux, celui qui aura lutté selon les règles sera couronné (2e Epître à Timothée, II, 5). Le saint Concile déclare que cette concupiscence, appelée quelquefois péché par l'Apôtre ( Epître aux Romains, VI, 12), n’a jamais été entendue par l’Église catholique au sens d’un péché qui serait véritablement et proprement péché dans ceux qui sont régénérés, mais [elle est appelée péché] en ce sens qu’elle vient du péché et y incline. Si quelqu’un pense le contraire : qu’il soit anathème.

« 6. Cependant ce même saint Concile déclare qu’il n’est pas dans son intention de comprendre, dans ce décret sur le péché originel, la bienheureuse et immaculée Vierge Marie, mère de Dieu; mais il entend qu’à ce sujet les Constitutions du pape Sixte IV, d’heureuse mémoire, soient observées sous les peines qui y sont portées, et qu’il renouvelle ».

(D. B., 788-792).

Pie IX, Allocution Singulari quadam, du 9 décembre 1854 :

e) « Mais ces partisans, ou plutôt ces adorateurs de la raison humaine, qui se la proposent comme une maîtresse certaine et qui se flattent de réussir en tout sous sa direction, oublient certainement la gravité et la profondeur de la blessure que la faute de notre premier père a infligée à la nature humaine, les ténèbres qui aveuglent son esprit, et l’inclination qui porte sa volonté au mal. [Le premier de ces effets explique] pourquoi les plus célèbres philosophes de l’antiquité, quoiqu’ayant écrit beaucoup de choses remarquables, ont cependant gâté leurs doctrines par de très graves erreurs. [Le second effet du péché originel] est la cause de ce combat continuel que nous expérimentons en nous et que l’Apôtre décrit ainsi : Je sens dans mes membres une loi qui s'oppose à la loi de mon esprit (Epître aux Romains, VII , 23) ».

(Acta Pii IX, pars I, I, 624. — D.-B., 1643).

Saint Cyrille d’Alexandrie, Sur l'Epître aux Romains, au verset V, 18 :

f) « Pour nous, nous sommes devenus pécheurs à cause de la désobéissance d’Adam, voici comment : lui, il avait été créé pour l’incorruptibilité et la vie, et dans le jardin de délices ses mœurs étaient saintes, son intelligence toujours appliquée à la vision de Dieu, son corps parfaitement sain et tranquille, sans volupté honteuse, sans mouvements désordonnés qui l’agitassent. Mais après qu’il fut tombé dans le péché et eut ouvert la porte à la corruption, aussitôt les voluptés impures s’insinuèrent dans la nature charnelle et en même temps la dure loi des membres devint la loi de notre nature. La nature a donc contracté la maladie du péché à cause de la désobéissance d’un seul, qui est Adam, et ainsi un très grand nombre furent établis pécheurs; non pas qu’ils aient péché en même temps qu’Adam, car aucun d’eux n’était là, mais parce qu’ils sont de la même nature qu’Adam et que cette nature est tombée sous la loi du péché ». (P. G., 74,789. — R. J.,2122).

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Mer 12 Avr 2017, 8:03 am

Q. 82. Quels sont les principaux arguments qui nous pressent d'admettre la divinité de Jésus-Christ?

R. Les principaux arguments qui nous pressent d’admettre la divinité de Jésus-Christ sont :

1° L’enseignement constant de l’Église catholique;

2° Les prophéties de l’Ancien Testament qui annoncent le Rédempteur promis comme Dieu véritable (2);

3º  Le témoignage de Dieu le Père, qui a dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis mes complaisances, écoutez-le » (1);

4º Le témoignage de Jésus-Christ lui-même, confirmé par la sainteté de sa vie, ses prophéties et ses miracles, et surtout par le miracle de sa résurrection (2);

5º L’enseignement des Apôtres, confirmé par leurs miracles (3);

6° La confession de tant de martyrs;

7º L’extraordinaire diffusion et conservation de l’Église du Christ.
_________________________________________________________________

(2)  Psaume II, 7; XLIV, 7; CIX, 3; Isaïe, IX, 6, 7; XL, 3-11. — (1) Saint Matthieu, III, 17; XVIII 5; saint Marc, I, 11. — (2) Saint Matthieu, XI, 25-27; XVI, 13-19; XXVI, 63-65; saint Luc, XXII, 66-71; saint Jean, V, 18, 19, 23; X, 30. — (3)   Saint Jean, XX, 31; Ire Ep. de saint Jean, IV, 15; V, 20; saint Paul, Ep. aux Romains, IX, 5; Ep. aux Philippiens, II, 6-7; Ep. aux Hébreux, I, 2.

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Jeu 13 Avr 2017, 6:54 am

Q. 93. Pourquoi donc une simple créature n'aurait-elle pu offrir une satisfaction parfaite et adéquate pour le péché?

R. Une simple créature ne pouvait offrir une satisfaction parfaite et adéquate pour le péché, parce que le péché mortel a une gravité en quelque sorte infinie, à cause de l’infinie majesté de Dieu qu’il offense (1).
___________________________________________________________

(1) Saint Thomas, p. 3a, q. I, a. 2,  ad 2m: « Le péché commis contre Dieu comporte une certaine infinité par suite de l’infinité de la majesté divine; car plus grand est l’offensé, plus grave est aussi l’offense : aussi, pour obtenir une satisfaction parfaite, il fallait que l’acte de celui qui satisfaisait eût une valeur infinie... »

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Re: Catéchisme catholique (Cardinal Gasparri)

Message  Louis le Ven 14 Avr 2017, 7:10 am

Q. 100. Est-ce comme Dieu ou comme homme que Jésus-Christ a souffert et est mort?

R. C’est comme homme que Jésus-Christ a souffert et est mort, parce que, comme Dieu, Il ne pouvait ni souffrir, ni mourir; mais son incarnation et la moindre de ses souffrances pour nous reçut un prix infini de sa Personne divine (1).
___________________________________________________________________________

(1) Saint Athanase, Lettre à Epictète, 6. — Le Catéchisme du Conc. de Trente, p. I, chap. IV, n. 6, ajoute très justement : « L’homme meurt, quand l’âme est séparée du corps; aussi, quand nous disons que Jésus-Christ est mort, nous entendons que son âme fut séparée de son corps; mais nous n’accordons pas pour autant que sa divinité aurait été séparée de son corps, nous croyons au contraire fermement et nous confessons que, tandis que l’âme se trouvait séparée du corps, la divinité demeura constamment unie et au corps dans le sépulcre, et à l’âme dans les limbes ».

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Saint Athanase, Epistola ad Epictetum, 6 :

« Les souffrances subies par le corps humain du Verbe, le Verbe uni à ce corps se les rapportait à soi-même pour que nous puissions participer à la divinité du Verbe. Et ce qui est incroyable, c’est qu’à la fois il souffrait et ne souffrait pas. Il souffrait en tant que son propre corps souffrait et qu’il était dans ce corps. Et il ne souffrait pas en tant que, comme Verbe, il est Dieu par nature, et donc impassible. Et lui-même, incorporel, se trouvait dans un corps passible, et le corps avait en lui le Verbe impassible pour que celui-ci supprimât les infirmités de ce corps ». (P.-G., 26, 1060. — R.-J., 794).

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