COMMENTAIRES DE SAINT JEAN CHRYSOSTÔME DE L’ÉPÎTRE AUX HÉBREUX.

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Message  ROBERT. le Mer 21 Juin 2017, 11:08 am

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"C'EST PAR LA FOI QUE NOUS SAVONS

QUE LES SIÈCLES ONT ÉTÉ CRÉÉS PAR LA PAROLE DE DIEU,

ET QUE TOUT CE QUI ÉTAIT INVISIBLE A ÉTÉ FAIT VISIBLE.

(Hébreux XI, vv. 3- 7)



Par Saint Jean Chrysostôme.



Analyse.


1. et 2. L'orateur résume les généralités sur la foi, et la fin de l'instruction précédente.
— Il montre que la foi, qui parait un système en l'air, est la base même de la philosophie.
— Celle-ci, en définissant Dieu, est obligée de faire un acte de foi.
— Après le monde en général, l’apôtre aborde en particulier l'homme, et surtout les grands hommes.
— Magnifique exemple d'Abel, au sujet duquel l'orateur donne des détails qu'on ne trouve pas dans la Genèse.
— La foi d'Énoch, que la mort d'Abel aurait dû  décourager.
— Enoch est d'autant plus méritant qu'à son époque on ignorait la résurrection à venir ?  Où est Enoch ? Où est Dieu ?
Questions purement curieuses que l'Esprit-Saint n'a pas résolues.
— Ce qu'il nous apprend suffit à notre instruction et à notre édification.
3. Il faut chercher Dieu avec la même âpreté qu'on met à chercher l'or.
— L'obstacle étant la hauteur de Dieu, élevons nos âmes comme le mineur
élève les yeux du fond de la carrière ou de la fosse.
— Allusion à la prière Manibus extensis. — Volons par-dessus les obstacles, comme l'oiseau au-dessus des abîmes.
— A cette hauteur, le démon ne peut nous atteindre: ses traits retombent sur lui.
— Mais le moyen de repousser ses traits, c'est surtout la douceur. — La colère est mauvaise et puérile.




1. (suite) Après avoir exprimé cette vérité d'une manière générale, l'apôtre la poursuit dans ses applications particulières; car un grand homme est comme un petit univers. Saint Paul le donnera lui-même à entendre dans la suite. En effet, quand il aura fait sa preuve par l'exemple de cent ou de deux cents personnages qu'il va faire comparaître devant nous, il s'apercevra que ce nombre de témoins est petit comme quantité, mais il le grandira en ajoutant que du moins "le monde n'en était pas digne". (Hébreux XI, 38) "C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu une plus…"



SAINT JEAN CHRYSOSTÔME, ŒUVRES COMPLÈTES TRADUITES POUR LA PREMIÈRE FOIS
SOUS LA DIRECTION DE M. JEANNIN, licencié ès-lettres professeur de
Rhétorique au collège de l’Immaculée-Conception de Saint-Dizier. Bar-le-Duc. 1865,
Commentaires sur Épître aux Hébreux, Tome XI, pp. 451-599. PUBLIÉS APRÈS SA MORT,
D'APRÈS SES NOTES, PAR CONSTANTIN, PRÊTRE D'ANTIOCHE. Guérin & Cie, éditeurs, 1865

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Message  ROBERT. le Jeu 22 Juin 2017, 10:14 am

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"C'EST PAR LA FOI QUE NOUS SAVONS

QUE LES SIÈCLES ONT ÉTÉ CRÉÉS PAR LA PAROLE DE DIEU,

ET QUE TOUT CE QUI ÉTAIT INVISIBLE A ÉTÉ FAIT VISIBLE.

(Hébreux XI, vv. 3- 7)



Par Saint Jean Chrysostôme.



Analyse.


1. et 2. L'orateur résume les généralités sur la foi, et la fin de l'instruction précédente.
— Il montre que la foi, qui parait un système en l'air, est la base même de la philosophie.
— Celle-ci, en définissant Dieu, est obligée de faire un acte de foi.
— Après le monde en général, l’apôtre aborde en particulier l'homme, et surtout les grands hommes.
— Magnifique exemple d'Abel, au sujet duquel l'orateur donne des détails qu'on ne trouve pas dans la Genèse.
— La foi d'Énoch, que la mort d'Abel aurait dû  décourager.
— Enoch est d'autant plus méritant qu'à son époque on ignorait la résurrection à venir ?  Où est Enoch ? Où est Dieu ?
Questions purement curieuses que l'Esprit-Saint n'a pas résolues.
— Ce qu'il nous apprend suffit à notre instruction et à notre édification.
3. Il faut chercher Dieu avec la même âpreté qu'on met à chercher l'or.
— L'obstacle étant la hauteur de Dieu, élevons nos âmes comme le mineur
élève les yeux du fond de la carrière ou de la fosse.
— Allusion à la prière Manibus extensis. — Volons par-dessus les obstacles, comme l'oiseau au-dessus des abîmes.
— A cette hauteur, le démon ne peut nous atteindre: ses traits retombent sur lui.
— Mais le moyen de repousser ses traits, c'est surtout la douceur. — La colère est mauvaise et puérile.




1. (suite) "C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu une plus excellente hostie que Caïn (Hébreux XI, 4)". Remarquez quel personnage il nomme le premier: c'est aussi le premier qui ait souffert, et qui ait souffert de la main de son frère, lequel pourtant est resté impuni, et n'a encouru que la haine de Dieu. Voilà, pour les Hébreux, l'exemple d'une persécution semblable à la leur, puisqu'ils étaient persécutés par leurs frères: "Et vous aussi", avait-il dit, "vous avez souffert les mêmes indignités de la part même de vos concitoyens" (I Thessaloniciens II, 14).  


Et il démontre que ceux-ci, nouveaux Caïns, obéissent à l'envie et à la haine. Abel honora Dieu, et mourut même pour l'avoir honoré; et il n'a pas encore obtenu la résurrection. Abel a signalé son zèle, il a fait tout ce qu'il devait faire; mais ce que Dieu, en retour, doit faire pour lui, Abel ne l'a pas encore reçu. L'apôtre appelle ici "une plus excellente hostie", une hostie plus honorable, plus glorieuse, plus filiale. Et nous ne pouvons pas prétendre, dit-il…




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Message  ROBERT. le Jeu 22 Juin 2017, 10:17 am

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QUE LES SIÈCLES ONT ÉTÉ CRÉÉS PAR LA PAROLE DE DIEU,

ET QUE TOUT CE QUI ÉTAIT INVISIBLE A ÉTÉ FAIT VISIBLE.

(Hébreux XI, vv. 3- 7)



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Analyse.


1. et 2. L'orateur résume les généralités sur la foi, et la fin de l'instruction précédente.
— Il montre que la foi, qui parait un système en l'air, est la base même de la philosophie.
— Celle-ci, en définissant Dieu, est obligée de faire un acte de foi.
— Après le monde en général, l’apôtre aborde en particulier l'homme, et surtout les grands hommes.
— Magnifique exemple d'Abel, au sujet duquel l'orateur donne des détails qu'on ne trouve pas dans la Genèse.
— La foi d'Énoch, que la mort d'Abel aurait dû  décourager.
— Enoch est d'autant plus méritant qu'à son époque on ignorait la résurrection à venir ?  Où est Enoch ? Où est Dieu ?
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3. Il faut chercher Dieu avec la même âpreté qu'on met à chercher l'or.
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— A cette hauteur, le démon ne peut nous atteindre: ses traits retombent sur lui.
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1. (suite) Et nous ne pouvons pas prétendre, dit-il, qu'elle n'ait pas été acceptée; car elle a été reçue, si bien que Dieu disait à Caïn: "Je te refuse, si tu offres bien, mais que tu partages mal" (Genèse IV, 7); ce qui indique qu'Abel offrit bien et partagea également bien. Et pourtant de justice, quelle récompense a-t-il reçue ? Il fut tué de la main de son frère; et la condamnation que son père entendit prononcer pour son péché, Abel, qui s'était conduit saintement, la subit le premier, et fut frappé d'autant plus cruellement qu'il le fut ainsi et le premier et par la main d'un frère.


Et ces vertus, il les pratiqua sans exemple précédent qu'il pût contempler. Qui, en effet, aurait-il pu considérer pour s'animer à servir Dieu ? Son père ou sa mère ? Mais au lieu de reconnaître les bienfaits divins, ceux-ci avaient déshonoré Dieu. Son frère, peut-être ? Mais celui-ci, à son tour, outrageait le Seigneur. Il ne puisa donc la vertu que dans son propre cœur. Or, étant digne de tant d'honneur, que souffrit-il…




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Message  ROBERT. le Jeu 22 Juin 2017, 10:19 am

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ET QUE TOUT CE QUI ÉTAIT INVISIBLE A ÉTÉ FAIT VISIBLE.

(Hébreux XI, vv. 3- 7)



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1. et 2. L'orateur résume les généralités sur la foi, et la fin de l'instruction précédente.
— Il montre que la foi, qui parait un système en l'air, est la base même de la philosophie.
— Celle-ci, en définissant Dieu, est obligée de faire un acte de foi.
— Après le monde en général, l’apôtre aborde en particulier l'homme, et surtout les grands hommes.
— Magnifique exemple d'Abel, au sujet duquel l'orateur donne des détails qu'on ne trouve pas dans la Genèse.
— La foi d'Énoch, que la mort d'Abel aurait dû  décourager.
— Enoch est d'autant plus méritant qu'à son époque on ignorait la résurrection à venir ?  Où est Enoch ? Où est Dieu ?
Questions purement curieuses que l'Esprit-Saint n'a pas résolues.
— Ce qu'il nous apprend suffit à notre instruction et à notre édification.
3. Il faut chercher Dieu avec la même âpreté qu'on met à chercher l'or.
— L'obstacle étant la hauteur de Dieu, élevons nos âmes comme le mineur
élève les yeux du fond de la carrière ou de la fosse.
— Allusion à la prière Manibus extensis. — Volons par-dessus les obstacles, comme l'oiseau au-dessus des abîmes.
— A cette hauteur, le démon ne peut nous atteindre: ses traits retombent sur lui.
— Mais le moyen de repousser ses traits, c'est surtout la douceur. — La colère est mauvaise et puérile.




1. (suite) Or, étant digne de tant d'honneur, que souffrit-il cependant ? Une mort violente. L'apôtre lui adresse encore une autre louange: "Par sa foi", dit-il, "il reçut le témoignage qu'il était juste; Dieu lui-même rendant ce témoignage aux offrandes d'Abel; par cette foi, enfin, il parle encore après sa mort". Mais quel autre témoignage a-t-il reçu, et qui l'a déclaré juste ? C'est le feu du ciel, qui, dit-on, descendit et consuma ses victimes.


Car il est dit de lui: "Dieu regarda favorablement Abel et ses sacrifices"; et une version ajoute, que Dieu les consuma. Or, quoique ayant rendu par ses paroles et ses miracles ce témoignage à la vertu d'Abel, tout en le voyant périr à cause de sa foi en lui, Dieu ne le vengea pas, et laissa sa mort impunie. Il n'en va pas ainsi de vous, leur dit …




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Message  ROBERT. le Ven 23 Juin 2017, 10:04 am

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1. et 2. L'orateur résume les généralités sur la foi, et la fin de l'instruction précédente.
— Il montre que la foi, qui parait un système en l'air, est la base même de la philosophie.
— Celle-ci, en définissant Dieu, est obligée de faire un acte de foi.
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— La foi d'Énoch, que la mort d'Abel aurait dû  décourager.
— Enoch est d'autant plus méritant qu'à son époque on ignorait la résurrection à venir ?  Où est Enoch ? Où est Dieu ?
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3. Il faut chercher Dieu avec la même âpreté qu'on met à chercher l'or.
— L'obstacle étant la hauteur de Dieu, élevons nos âmes comme le mineur
élève les yeux du fond de la carrière ou de la fosse.
— Allusion à la prière Manibus extensis. — Volons par-dessus les obstacles, comme l'oiseau au-dessus des abîmes.
— A cette hauteur, le démon ne peut nous atteindre: ses traits retombent sur lui.
— Mais le moyen de repousser ses traits, c'est surtout la douceur. — La colère est mauvaise et puérile.




2. Il n'en va pas ainsi de vous, leur dit l'apôtre; n'avez-vous pas en effet, et les prophètes, et les exemples, et d'innombrables consolations, et des miracles, et des prodiges tant de fois opérés ? Chez Abel, c'était une foi vraie et pure: car quels miracles avait-il vus, pour croire ainsi aux récompenses à venir ? N'est-ce pas la foi seule qui lui fit choisir la vertu ?


Mais qu'est-ce que veut dire ceci: "Par la foi, il parle encore après sa mort ?" Saint Paul craignant de pousser les Hébreux au désespoir, montre qu'Abel a reçu déjà en partie un dédommagement. En quel sens ? C'est, dit-il, qu'on lui garde un grand honneur, une magnifique estime: l'expression, "il parle encore", donne cela à entendre, et signifie que s'il fut ravi au monde, au moins avec lui ne fut point ravie sa gloire, sa renommée. Non, il n'est pas mort, et vous-mêmes ne mourrez point ! Plus auront été cruelles les souffrances d'un saint, plus grande est aussi sa gloire.


Comment parle-t-il encore ? C'est qu'une marque éclatante de vie, c'est certainement d'être célébré par tous les hommes, admiré partout, regardé comme bienheureux. En portant les autres à la vertu, il parle éloquemment. Un discours fera toujours moins d'effet que ce martyre. Et de même que le ciel nous parle, rien qu'en se dévoilant, ainsi ce grand saint nous prêche dès qu'il se révèle à notre souvenir. Il aurait prêché, il aurait eu mille voix, il vivrait encore, qu'il serait moins admiré qu'il ne l'est encore de nos jours. De telles vertus ne sont pas impunément frappées; elles ne peuvent passer inaperçues ni s'oublier avec les âges. "C'est par la foi qu'Enoch a été enlevé du monde… "



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Message  ROBERT. le Ven 23 Juin 2017, 10:06 am

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1. et 2. L'orateur résume les généralités sur la foi, et la fin de l'instruction précédente.
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— Magnifique exemple d'Abel, au sujet duquel l'orateur donne des détails qu'on ne trouve pas dans la Genèse.
— La foi d'Énoch, que la mort d'Abel aurait dû  décourager.
— Enoch est d'autant plus méritant qu'à son époque on ignorait la résurrection à venir ?  Où est Enoch ? Où est Dieu ?
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— Ce qu'il nous apprend suffit à notre instruction et à notre édification.
3. Il faut chercher Dieu avec la même âpreté qu'on met à chercher l'or.
— L'obstacle étant la hauteur de Dieu, élevons nos âmes comme le mineur
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— Allusion à la prière Manibus extensis. — Volons par-dessus les obstacles, comme l'oiseau au-dessus des abîmes.
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2. (suite) "C'est par la foi qu'Enoch a été enlevé du monde, afin qu'il ne mourût pas; et on ne l'y a plus vu, parce que Dieu l'a transporté ailleurs et l'Écriture lui rend ce témoignage qu'avant d'avoir été ainsi enlevé, il plaisait à Dieu; or, il est impossible de plaire à Dieu sans la foi; car pour s'approcher de Dieu, il faut croire premièrement qu'il y a un Dieu, et qu'il récompensera ceux qui le cherchent (Hébreux XI, 5-6)". L'apôtre révèle ici une foi plus grande que celle d'Abel. Comment ?


C'est que, bien qu'Enoch ait vécu après lui, l'exemple de sa mort affreuse suffisait pour détourner Enoch de suivre sa voie. En effet, Dieu avait prédit ce meurtre, quand il disait à Caïn: "Tu as péché , ne vas pas. plus loin!" Et cependant il ne vengea point cet Abel qu'il honorait. Enoch ne fut point découragé par cette triste histoire; il ne se dit pas à lui-même: Que gagne-t-on à subir les travaux et les dangers ? Abel a honoré Dieu, et n'en a point reçu de secours. Car que servit-il à la victime de Caïn, que celui-ci ait subi une certaine condamnation et un supplice ? Qu'y a-t-il gagné pour lui-même ?...




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Message  ROBERT. le Ven 23 Juin 2017, 10:08 am

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— Celle-ci, en définissant Dieu, est obligée de faire un acte de foi.
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— Magnifique exemple d'Abel, au sujet duquel l'orateur donne des détails qu'on ne trouve pas dans la Genèse.
— La foi d'Énoch, que la mort d'Abel aurait dû  décourager.
— Enoch est d'autant plus méritant qu'à son époque on ignorait la résurrection à venir ?  Où est Enoch ? Où est Dieu ?
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— L'obstacle étant la hauteur de Dieu, élevons nos âmes comme le mineur
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2. (suite) Qu'y a-t-il gagné pour lui-même ? Supposons même que le meurtrier ait été sévèrement puni. Qu'importe à celui qui est mort si prématurément ? Enoch ne tint point ce langage, il n'eut point ces pensées; passant par-dessus toutes ces considérations, il comprit que s'il est un Dieu, ce Dieu est nécessairement rémunérateur.


Or, ces anciens ne savaient rien encore de la résurrection. Si donc, avec l'ignorance entière de ce dogme consolant, voyant même tout l'opposé en apparence, ils ont su néanmoins chercher le bon plaisir de Dieu: combien plus y sommes-nous obligés ? Car ils n'avaient, eux, ni cette connaissance de la résurrection, ni la facilité de contempler des modèles. Et c'est précisément pour n'avoir rien reçu de Dieu, que ce saint personnage fut agréable à Dieu.


Car enfin, répondez-moi:  il tenait pour sûr que Dieu est rémunérateur; mais d'où le savait-il ? Abel n'avait certes point été rémunéré. Ainsi la raison suggérait de tout autres pensées que celles de la foi; celle-ci disait le contraire de ce qu'on voyait. Donc, vous aussi, chers disciples, s'écrie l'apôtre, si vous n'êtes point rétribués en ce monde, ne vous en troublez pas ! Comment Enoch fut-il…




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Par Saint Jean Chrysostôme.



Analyse.


1. et 2. L'orateur résume les généralités sur la foi, et la fin de l'instruction précédente.
— Il montre que la foi, qui parait un système en l'air, est la base même de la philosophie.
— Celle-ci, en définissant Dieu, est obligée de faire un acte de foi.
— Après le monde en général, l’apôtre aborde en particulier l'homme, et surtout les grands hommes.
— Magnifique exemple d'Abel, au sujet duquel l'orateur donne des détails qu'on ne trouve pas dans la Genèse.
— La foi d'Énoch, que la mort d'Abel aurait dû  décourager.
— Enoch est d'autant plus méritant qu'à son époque on ignorait la résurrection à venir ?  Où est Enoch ? Où est Dieu ?
Questions purement curieuses que l'Esprit-Saint n'a pas résolues.
— Ce qu'il nous apprend suffit à notre instruction et à notre édification.
3. Il faut chercher Dieu avec la même âpreté qu'on met à chercher l'or.
— L'obstacle étant la hauteur de Dieu, élevons nos âmes comme le mineur
élève les yeux du fond de la carrière ou de la fosse.
— Allusion à la prière Manibus extensis. — Volons par-dessus les obstacles, comme l'oiseau au-dessus des abîmes.
— A cette hauteur, le démon ne peut nous atteindre: ses traits retombent sur lui.
— Mais le moyen de repousser ses traits, c'est surtout la douceur. — La colère est mauvaise et puérile.




2. (suite) Comment Enoch fut-il "transporté par la foi, hors de ce monde ?" il plaisait à Dieu, et c'est pourquoi il fut enlevé; et la cause de cette amitié de Dieu pour lui fut sa foi. Car s'il eût ignoré que Dieu lui gardât une récompense, comment l'eût-il servi ?  "Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu". Un homme croit ces deux points, l'existence de Dieu et la récompense à venir: il recevra le salaire de ses œuvres  C'est cette foi qui rendit Enoch agréable au Seigneur.


"Car il faut, pour s'approcher de Dieu, croire qu'il est", et non savoir ce qu'il est. Or si, rien que pour croire à son existence, il faut la foi déjà, et non les raisonnements, comment, par la raison, pourrions-nous comprendre sa nature ? "Et qu'il récompense ceux qui le cherchent". Si ce second point exige aussi la foi, et non pas seulement la raison, comment, encore une fois, notre raison pourrait-elle comprendre l'essence et les perfections de Dieu ? Quel raisonnement pourrait atteindre à ces hauteurs ? En effet, il se rencontre des hommes qui attribuent au hasard l'existence même de cet univers. Vous voyez donc que si, sur tous les points, nous ne gardons pas la foi, si elle n'est pas là pour nous faire accepter, je ne dis pas seulement la rémunération à venir, mais la vérité si élémentaire de l'existence de Dieu, tout est perdu pour nous ! Plusieurs demandent comment et pourquoi…




SAINT JEAN CHRYSOSTÔME, ŒUVRES COMPLÈTES TRADUITES POUR LA PREMIÈRE FOIS
SOUS LA DIRECTION DE M. JEANNIN, licencié ès-lettres professeur de
Rhétorique au collège de l’Immaculée-Conception de Saint-Dizier. Bar-le-Duc. 1865,
Commentaires sur Épître aux Hébreux, Tome XI, pp. 451-599. PUBLIÉS APRÈS SA MORT,
D'APRÈS SES NOTES, PAR CONSTANTIN, PRÊTRE D'ANTIOCHE. Guérin & Cie, éditeurs, 1865

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Message  ROBERT. le Sam 24 Juin 2017, 10:29 am

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"C'EST PAR LA FOI QUE NOUS SAVONS

QUE LES SIÈCLES ONT ÉTÉ CRÉÉS PAR LA PAROLE DE DIEU,

ET QUE TOUT CE QUI ÉTAIT INVISIBLE A ÉTÉ FAIT VISIBLE.

(Hébreux XI, vv. 3- 7)



Par Saint Jean Chrysostôme.



Analyse.


1. et 2. L'orateur résume les généralités sur la foi, et la fin de l'instruction précédente.
— Il montre que la foi, qui parait un système en l'air, est la base même de la philosophie.
— Celle-ci, en définissant Dieu, est obligée de faire un acte de foi.
— Après le monde en général, l’apôtre aborde en particulier l'homme, et surtout les grands hommes.
— Magnifique exemple d'Abel, au sujet duquel l'orateur donne des détails qu'on ne trouve pas dans la Genèse.
— La foi d'Énoch, que la mort d'Abel aurait dû  décourager.
— Enoch est d'autant plus méritant qu'à son époque on ignorait la résurrection à venir ?  Où est Enoch ? Où est Dieu ?
Questions purement curieuses que l'Esprit-Saint n'a pas résolues.
— Ce qu'il nous apprend suffit à notre instruction et à notre édification.
3. Il faut chercher Dieu avec la même âpreté qu'on met à chercher l'or.
— L'obstacle étant la hauteur de Dieu, élevons nos âmes comme le mineur
élève les yeux du fond de la carrière ou de la fosse.
— Allusion à la prière Manibus extensis. — Volons par-dessus les obstacles, comme l'oiseau au-dessus des abîmes.
— A cette hauteur, le démon ne peut nous atteindre: ses traits retombent sur lui.
— Mais le moyen de repousser ses traits, c'est surtout la douceur. — La colère est mauvaise et puérile.




2. (suite) Plusieurs demandent comment et pourquoi Enoch fut transporté hors de ce monde, pourquoi il n'est pas mort, non plus qu'Élie, et, supposé qu'ils vivent encore, comment et dans quel état ils vivent; autant de problèmes inutiles à résoudre. Que l'un, Enoch veux-je dire, ait été transféré ailleurs; que l'autre, c'est-à-dire Elie, ait été enlevé, l'Ecriture le déclare. Où sont-ils maintenant, et comment sont-ils, l'Ecriture ne l'a pas dit aussi clairement.


C'est qu'en effet, elle ne nous enseigne que les vérités à nous nécessaires.
Cette première translation a eu lieu dans les commencements du monde, pour donner au genre humain la double espérance que la loi de la mort serait un jour abrogée et la tyrannie du démon à jamais vaincue. J'ai dit que la loi de la mort serait abrogée: car Enoch fut transféré, non pas après sa mort, mais "pour qu'il ne mourût pas"; et c'est pourquoi l'apôtre ajoute: Il fut transféré tout vivant, parce qu'il avait plu au Seigneur. Ainsi  qu'un père, après avoir…




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Message  ROBERT. le Sam 24 Juin 2017, 10:31 am

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"C'EST PAR LA FOI QUE NOUS SAVONS

QUE LES SIÈCLES ONT ÉTÉ CRÉÉS PAR LA PAROLE DE DIEU,

ET QUE TOUT CE QUI ÉTAIT INVISIBLE A ÉTÉ FAIT VISIBLE.

(Hébreux XI, vv. 3- 7)



Par Saint Jean Chrysostôme.



Analyse.


1. et 2. L'orateur résume les généralités sur la foi, et la fin de l'instruction précédente.
— Il montre que la foi, qui parait un système en l'air, est la base même de la philosophie.
— Celle-ci, en définissant Dieu, est obligée de faire un acte de foi.
— Après le monde en général, l’apôtre aborde en particulier l'homme, et surtout les grands hommes.
— Magnifique exemple d'Abel, au sujet duquel l'orateur donne des détails qu'on ne trouve pas dans la Genèse.
— La foi d'Énoch, que la mort d'Abel aurait dû  décourager.
— Enoch est d'autant plus méritant qu'à son époque on ignorait la résurrection à venir ?  Où est Enoch ? Où est Dieu ?
Questions purement curieuses que l'Esprit-Saint n'a pas résolues.
— Ce qu'il nous apprend suffit à notre instruction et à notre édification.
3. Il faut chercher Dieu avec la même âpreté qu'on met à chercher l'or.
— L'obstacle étant la hauteur de Dieu, élevons nos âmes comme le mineur
élève les yeux du fond de la carrière ou de la fosse.
— Allusion à la prière Manibus extensis. — Volons par-dessus les obstacles, comme l'oiseau au-dessus des abîmes.
— A cette hauteur, le démon ne peut nous atteindre: ses traits retombent sur lui.
— Mais le moyen de repousser ses traits, c'est surtout la douceur. — La colère est mauvaise et puérile.




2. (suite) Ainsi qu'un père, après avoir menacé son fils, veut tout bas oublier ses menaces, et toutefois soutient son premier mot et y persévère pour le châtier en attendant, et pour le tenir comme averti, laissant ainsi à ses menaces un caractère de durée et d'immutabilité; ainsi notre Dieu, agissant pour ainsi dire à la façon des hommes, au lieu de soutenir son rôle menaçant, a montré dès le commencement que la mort était déjà abrogée, mais il a laissé d'abord le juste Abel subir le trépas; voulant, par l'exemple du fils, effrayer le père. Son dessein étant de montrer…



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Message  ROBERT. le Dim 25 Juin 2017, 10:25 am

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QUE LES SIÈCLES ONT ÉTÉ CRÉÉS PAR LA PAROLE DE DIEU,

ET QUE TOUT CE QUI ÉTAIT INVISIBLE A ÉTÉ FAIT VISIBLE.

(Hébreux XI, vv. 3- 7)



Par Saint Jean Chrysostôme.



Analyse.

1. et 2. L'orateur résume les généralités sur la foi, et la fin de l'instruction précédente.
— Il montre que la foi, qui parait un système en l'air, est la base même de la philosophie.
— Celle-ci, en définissant Dieu, est obligée de faire un acte de foi.
— Après le monde en général, l’apôtre aborde en particulier l'homme, et surtout les grands hommes.
— Magnifique exemple d'Abel, au sujet duquel l'orateur donne des détails qu'on ne trouve pas dans la Genèse.
— La foi d'Énoch, que la mort d'Abel aurait dû  décourager.
— Enoch est d'autant plus méritant qu'à son époque on ignorait la résurrection à venir ?  Où est Enoch ? Où est Dieu ?
Questions purement curieuses que l'Esprit-Saint n'a pas résolues.
— Ce qu'il nous apprend suffit à notre instruction et à notre édification.
3. Il faut chercher Dieu avec la même âpreté qu'on met à chercher l'or.
— L'obstacle étant la hauteur de Dieu, élevons nos âmes comme le mineur
élève les yeux du fond de la carrière ou de la fosse.
— Allusion à la prière Manibus extensis. — Volons par-dessus les obstacles, comme l'oiseau au-dessus des abîmes.
— A cette hauteur, le démon ne peut nous atteindre: ses traits retombent sur lui.
— Mais le moyen de repousser ses traits, c'est surtout la douceur. — La colère est mauvaise et puérile.




2. (suite) Son dessein étant de montrer que sa sentence première est sérieuse et stable, s'il ne châtie point aussitôt les méchants, du moins il laisse périr cruellement un serviteur qu'il aimait, j'ai nommé ce bienheureux Abel; mais presque aussitôt après celui-ci, il transporte hors du monde Enoch tout vivant. Ainsi, par la mort d'Abel, Dieu imprime la terreur; et par l'enlèvement d'Enoch, il inspire aux hommes un saint zèle, une sainte rivalité à le servir. C'est assez vous dire combien déplaisent à Dieu ceux qui prétendent que tout marche à l'aventure, que le hasard dirige tout, et qui n'attendent pas la rémunération: idée et conduite vraiment païennes. Car, pour ceux qui le cherchent, et par les bonnes œuvres et par la croyance, Dieu saura les récompenser. Nous avons un rémunérateur…



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Message  ROBERT. le Dim 25 Juin 2017, 10:26 am

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QUE LES SIÈCLES ONT ÉTÉ CRÉÉS PAR LA PAROLE DE DIEU,

ET QUE TOUT CE QUI ÉTAIT INVISIBLE A ÉTÉ FAIT VISIBLE.

(Hébreux XI, vv. 3- 7)



Par Saint Jean Chrysostôme.



Analyse.


1. et 2. L'orateur résume les généralités sur la foi, et la fin de l'instruction précédente.
— Il montre que la foi, qui parait un système en l'air, est la base même de la philosophie.
— Celle-ci, en définissant Dieu, est obligée de faire un acte de foi.
— Après le monde en général, l’apôtre aborde en particulier l'homme, et surtout les grands hommes.
— Magnifique exemple d'Abel, au sujet duquel l'orateur donne des détails qu'on ne trouve pas dans la Genèse.
— La foi d'Énoch, que la mort d'Abel aurait dû  décourager.
— Enoch est d'autant plus méritant qu'à son époque on ignorait la résurrection à venir ?  Où est Enoch ? Où est Dieu ?
Questions purement curieuses que l'Esprit-Saint n'a pas résolues.
— Ce qu'il nous apprend suffit à notre instruction et à notre édification.
3. Il faut chercher Dieu avec la même âpreté qu'on met à chercher l'or.
— L'obstacle étant la hauteur de Dieu, élevons nos âmes comme le mineur
élève les yeux du fond de la carrière ou de la fosse.
— Allusion à la prière Manibus extensis. — Volons par-dessus les obstacles, comme l'oiseau au-dessus des abîmes.
— A cette hauteur, le démon ne peut nous atteindre: ses traits retombent sur lui.
— Mais le moyen de repousser ses traits, c'est surtout la douceur. — La colère est mauvaise et puérile.




3. Nous avons un rémunérateur; faisons donc tout au monde, pour ne pas être privés d'une récompense qui ne se donne qu'à la vertu. Qui pourrait assez pleurer le mépris que l'on ferait d'une telle récompense, et l'indifférence que l'on témoignerait pour une si glorieuse couronne; car comme Dieu saura payer largement ceux qui le cherchent, ainsi saura-t-il traiter tout autrement ceux qui n'ont point souci de lui.


"Cherchez", est-il écrit, "et vous trouverez". (Matthieu VII, 7) Or, comment peut-on trouver le Seigneur? Réfléchissez comment on trouve l'or avec bien des travaux ! "J'ai levé mes mains vers Dieu durant la nuit", disait le Prophète, "et je n'ai pas été déçu" (Psaume LXXVI, 3).   Quant à nous, cherchons le Seigneur, comme nous cherchons un objet perdu et de grand prix. N'est-il pas vrai qu'alors nous tournons vers un seul point tout notre esprit ? N'examinons-nous pas tous les passants ? Reculons-nous devant un lointain voyage ? Ne promettons-nous pas de l'argent ? Et si c'était un de nos enfants qu'il fallût retrouver, que ne ferions-nous pas ? Quelle terre, quelle mer ne verrait nos démarches ?...




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Message  ROBERT. le Dim 25 Juin 2017, 10:28 am

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QUE LES SIÈCLES ONT ÉTÉ CRÉÉS PAR LA PAROLE DE DIEU,

ET QUE TOUT CE QUI ÉTAIT INVISIBLE A ÉTÉ FAIT VISIBLE.

(Hébreux XI, vv. 3- 7)



Par Saint Jean Chrysostôme.



Analyse.


1. et 2. L'orateur résume les généralités sur la foi, et la fin de l'instruction précédente.
— Il montre que la foi, qui parait un système en l'air, est la base même de la philosophie.
— Celle-ci, en définissant Dieu, est obligée de faire un acte de foi.
— Après le monde en général, l’apôtre aborde en particulier l'homme, et surtout les grands hommes.
— Magnifique exemple d'Abel, au sujet duquel l'orateur donne des détails qu'on ne trouve pas dans la Genèse.
— La foi d'Énoch, que la mort d'Abel aurait dû  décourager.
— Enoch est d'autant plus méritant qu'à son époque on ignorait la résurrection à venir ?  Où est Enoch ? Où est Dieu ?
Questions purement curieuses que l'Esprit-Saint n'a pas résolues.
— Ce qu'il nous apprend suffit à notre instruction et à notre édification.
3. Il faut chercher Dieu avec la même âpreté qu'on met à chercher l'or.
— L'obstacle étant la hauteur de Dieu, élevons nos âmes comme le mineur
élève les yeux du fond de la carrière ou de la fosse.
— Allusion à la prière Manibus extensis. — Volons par-dessus les obstacles, comme l'oiseau au-dessus des abîmes.
— A cette hauteur, le démon ne peut nous atteindre: ses traits retombent sur lui.
— Mais le moyen de repousser ses traits, c'est surtout la douceur. — La colère est mauvaise et puérile.




3. (suite)  Quelle terre, quelle mer ne verrait nos démarches ? Argent, maisons, propriétés, tout serait sacrifié volontiers au prix d'une telle découverte. Et l'avons-nous retrouvé, nous le saisissons, nous l'embrassons, nous ne pouvons le quitter. Pour rentrer en possession d'un si précieux trésor, enfin, aucun sacrifice ne nous paraît pénible; combien plus, quand il s'agit de Dieu, devons-nous avoir de pareils sentiments, et le poursuivre comme notre bien indispensable, je devrais dire même comme incomparable à tout autre bien ? Mais nous sommes si misérables, que je me borne à dire: Cherchons Dieu, comme nous ferions pour l'argent, pour un enfant égaré. Encore une fois, pour cette tête si chère, un voyage vous effraie-t-il, ou n'auriez-vous jamais voyagé pour un motif pécuniaire ? Ne sondez-vous pas tous les recoins ? Et cet enfant une fois rendu à votre amour, n'ôtes-vous pas au comble de la joie ? "Cherchez", est-il dit, "et vous trouverez"….



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Message  ROBERT. le Lun 26 Juin 2017, 10:54 am

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QUE LES SIÈCLES ONT ÉTÉ CRÉÉS PAR LA PAROLE DE DIEU,

ET QUE TOUT CE QUI ÉTAIT INVISIBLE A ÉTÉ FAIT VISIBLE.

(Hébreux XI, vv. 3- 7)



Par Saint Jean Chrysostôme.



Analyse.


1. et 2. L'orateur résume les généralités sur la foi, et la fin de l'instruction précédente.
— Il montre que la foi, qui parait un système en l'air, est la base même de la philosophie.
— Celle-ci, en définissant Dieu, est obligée de faire un acte de foi.
— Après le monde en général, l’apôtre aborde en particulier l'homme, et surtout les grands hommes.
— Magnifique exemple d'Abel, au sujet duquel l'orateur donne des détails qu'on ne trouve pas dans la Genèse.
— La foi d'Énoch, que la mort d'Abel aurait dû  décourager.
— Enoch est d'autant plus méritant qu'à son époque on ignorait la résurrection à venir ?  Où est Enoch ? Où est Dieu ?
Questions purement curieuses que l'Esprit-Saint n'a pas résolues.
— Ce qu'il nous apprend suffit à notre instruction et à notre édification.
3. Il faut chercher Dieu avec la même âpreté qu'on met à chercher l'or.
— L'obstacle étant la hauteur de Dieu, élevons nos âmes comme le mineur
élève les yeux du fond de la carrière ou de la fosse.
— Allusion à la prière Manibus extensis. — Volons par-dessus les obstacles, comme l'oiseau au-dessus des abîmes.
— A cette hauteur, le démon ne peut nous atteindre: ses traits retombent sur lui.
— Mais le moyen de repousser ses traits, c'est surtout la douceur. — La colère est mauvaise et puérile.




3. (suite) "Cherchez", est-il dit, "et vous trouverez". Ce qu'on cherche , surtout quand il s'agit de Dieu, exige un inquiet empressement. Bien des obstacles, en effet, nous arrêtent; bien des ombres nous offusquent, bien des luttes contrarient nos désirs. Par lui-même, le soleil éclate, il s'offre à tout regard, on n'a pas besoin de le chercher. Mais supposons qu'on veuille s'enterrer et qu'on soulève des flots de poussière, il faudra dès lors de vrais et de pénibles efforts pour voir le soleil.


Ainsi en sera-t-il, si nous nous plongeons dans les bas-fonds des passions mauvaises, dans les ténèbres qui peuvent troubler le cœur, ou dans les inutiles soucis des affaires temporelles: alors à grand'peine regarderons-nous en haut, à grand peine nous élèverons-nous. Toutefois, l'homme qui se trouve au fond d'une fosse, aperçoit le soleil de plus en plus, à mesure que lui-même élève davantage son regard. Secouons donc, nous aussi, la poussière; perçons les brouillards qui pèsent sur nos têtes. lis sont si épais et si compacts, qu'ils ne permettent pas à nos yeux de regarder en haut.


— Mais, dira-t-on, comment percer ces impénétrables nuages ?...




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Message  ROBERT. le Lun 26 Juin 2017, 10:57 am

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ET QUE TOUT CE QUI ÉTAIT INVISIBLE A ÉTÉ FAIT VISIBLE.

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1. et 2. L'orateur résume les généralités sur la foi, et la fin de l'instruction précédente.
— Il montre que la foi, qui parait un système en l'air, est la base même de la philosophie.
— Celle-ci, en définissant Dieu, est obligée de faire un acte de foi.
— Après le monde en général, l’apôtre aborde en particulier l'homme, et surtout les grands hommes.
— Magnifique exemple d'Abel, au sujet duquel l'orateur donne des détails qu'on ne trouve pas dans la Genèse.
— La foi d'Énoch, que la mort d'Abel aurait dû  décourager.
— Enoch est d'autant plus méritant qu'à son époque on ignorait la résurrection à venir ?  Où est Enoch ? Où est Dieu ?
Questions purement curieuses que l'Esprit-Saint n'a pas résolues.
— Ce qu'il nous apprend suffit à notre instruction et à notre édification.
3. Il faut chercher Dieu avec la même âpreté qu'on met à chercher l'or.
— L'obstacle étant la hauteur de Dieu, élevons nos âmes comme le mineur
élève les yeux du fond de la carrière ou de la fosse.
— Allusion à la prière Manibus extensis. — Volons par-dessus les obstacles, comme l'oiseau au-dessus des abîmes.
— A cette hauteur, le démon ne peut nous atteindre: ses traits retombent sur lui.
— Mais le moyen de repousser ses traits, c'est surtout la douceur. — La colère est mauvaise et puérile.




3. (suite) — Mais, dira-t-on, comment percer ces impénétrables nuages ?


—  En appelant et attirant vers nous les rayons du soleil, de ce soleil de justice qui éclaire les intelligences; en élevant nos mains vers le ciel, car "l'élévation de mes mains", dit le Prophète, "est mon sacrifice du soir" (Psaume CXL, 2), et surtout en élevant à la fois et nos bras et nos cœurs.  Vous me comprenez, vous qui ôtes initiés aux saints mystères. Peut-être reconnaissez-vous ce que je désigne, vous voyez dans vos pensées ce que je fais entendre à demi-mot. Elevons en haut nos pensées. Je connais, moi, des hommes presque suspendus au-dessus de cette pauvre terre, et qui regrettent de ne pouvoir prendre leur vol vers les cieux, tant ils prient avec un cœur ardent et sublime.


Je voudrais que cette image, cette prière, fut la vôtre, à tous et toujours;  sinon toujours, du moins souvent; sinon souvent, du moins quelquefois, du moins le matin, du moins chaque soir. Au reste, si vous ne pouvez ainsi garder vos bras étendus et élevés, du moins qu'ainsi s'élève et s'étende la libre ardeur de votre âme. Etendez-la, oui, jusqu'au ciel; si vous voulez en toucher les sommets, et même arriver plus haut, vous le pouvez. Car notre âme est plus légère…




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Message  ROBERT. le Lun 26 Juin 2017, 10:59 am

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ET QUE TOUT CE QUI ÉTAIT INVISIBLE A ÉTÉ FAIT VISIBLE.

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1. et 2. L'orateur résume les généralités sur la foi, et la fin de l'instruction précédente.
— Il montre que la foi, qui parait un système en l'air, est la base même de la philosophie.
— Celle-ci, en définissant Dieu, est obligée de faire un acte de foi.
— Après le monde en général, l’apôtre aborde en particulier l'homme, et surtout les grands hommes.
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— La foi d'Énoch, que la mort d'Abel aurait dû  décourager.
— Enoch est d'autant plus méritant qu'à son époque on ignorait la résurrection à venir ?  Où est Enoch ? Où est Dieu ?
Questions purement curieuses que l'Esprit-Saint n'a pas résolues.
— Ce qu'il nous apprend suffit à notre instruction et à notre édification.
3. Il faut chercher Dieu avec la même âpreté qu'on met à chercher l'or.
— L'obstacle étant la hauteur de Dieu, élevons nos âmes comme le mineur
élève les yeux du fond de la carrière ou de la fosse.
— Allusion à la prière Manibus extensis. — Volons par-dessus les obstacles, comme l'oiseau au-dessus des abîmes.
— A cette hauteur, le démon ne peut nous atteindre: ses traits retombent sur lui.
— Mais le moyen de repousser ses traits, c'est surtout la douceur. — La colère est mauvaise et puérile.




3. (suite) Car notre âme est plus légère, et notre pensée est plus prompte et plus rapide que l'oiseau du ciel, par sa nature. Que si, par surcroît, elle reçoit la grâce que donne l'Esprit divin, Dieu ! Qu'elle devient vive, agile, capable de tout gravir, incapable de se porter en bas, et surtout de tomber par terre ! Procurons-nous ces ailes merveilleuses; grâce à elles, nous pourrons franchir l'océan tumultueux de ce monde.


Les oiseaux les plus agiles passent au vol et sans se blesser, les monts et les précipices, les mers et les écueils. Telle est aussi notre âme; une fois qu'elle est pourvue de ses ailes, une fois qu'elle plane au-dessus des misères de la vie, rien désormais ne peut la captiver; elle est plus élevée que tout au monde, et même que les traits enflammés du démon. Non, le démon ne peut lancer ses traits ni si juste ni si haut…




SAINT JEAN CHRYSOSTÔME, ŒUVRES COMPLÈTES TRADUITES POUR LA PREMIÈRE FOIS
SOUS LA DIRECTION DE M. JEANNIN, licencié ès-lettres professeur de
Rhétorique au collège de l’Immaculée-Conception de Saint-Dizier. Bar-le-Duc. 1865,
Commentaires sur Épître aux Hébreux, Tome XI, pp. 451-599. PUBLIÉS APRÈS SA MORT,
D'APRÈS SES NOTES, PAR CONSTANTIN, PRÊTRE D'ANTIOCHE. Guérin & Cie, éditeurs, 1865

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Message  ROBERT. le Mar 27 Juin 2017, 11:44 am

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"C'EST PAR LA FOI QUE NOUS SAVONS

QUE LES SIÈCLES ONT ÉTÉ CRÉÉS PAR LA PAROLE DE DIEU,

ET QUE TOUT CE QUI ÉTAIT INVISIBLE A ÉTÉ FAIT VISIBLE.

(Hébreux XI, vv. 3- 7)



Par Saint Jean Chrysostôme.



Analyse.


1. et 2. L'orateur résume les généralités sur la foi, et la fin de l'instruction précédente.
— Il montre que la foi, qui parait un système en l'air, est la base même de la philosophie.
— Celle-ci, en définissant Dieu, est obligée de faire un acte de foi.
— Après le monde en général, l’apôtre aborde en particulier l'homme, et surtout les grands hommes.
— Magnifique exemple d'Abel, au sujet duquel l'orateur donne des détails qu'on ne trouve pas dans la Genèse.
— La foi d'Énoch, que la mort d'Abel aurait dû  décourager.
— Enoch est d'autant plus méritant qu'à son époque on ignorait la résurrection à venir ?  Où est Enoch ? Où est Dieu ?
Questions purement curieuses que l'Esprit-Saint n'a pas résolues.
— Ce qu'il nous apprend suffit à notre instruction et à notre édification.
3. Il faut chercher Dieu avec la même âpreté qu'on met à chercher l'or.
— L'obstacle étant la hauteur de Dieu, élevons nos âmes comme le mineur
élève les yeux du fond de la carrière ou de la fosse.
— Allusion à la prière Manibus extensis. — Volons par-dessus les obstacles, comme l'oiseau au-dessus des abîmes.
— A cette hauteur, le démon ne peut nous atteindre: ses traits retombent sur lui.
— Mais le moyen de repousser ses traits, c'est surtout la douceur. — La colère est mauvaise et puérile.




3. (suite) Non, le démon ne peut lancer ses traits ni si juste ni si haut, qu'il puisse arriver jusqu'à elle; il prodigue ses flèches, il est vrai, car il est impudent; mais il n'atteint pas le but, mais son dard retombe inutile, et non seulement inutile, mais redoutable pour sa tête, sur laquelle il revient. Une fois lancée, une flèche doit toujours frapper. Le projectile qui part d'une main d'homme, frappe toujours, ou son adversaire qu'il a visé, ou un oiseau, un mur, un vêtement, une planche; ou du moins il fend l'air: tel est aussi un trait du démon; il faut nécessairement qu'il frappe. S'il ne blesse pas la personne qui sert de point de mire, il déchire la main qui l'a envoyé.


Plus d'un exemple nous prouverait que, quand nous n'avons pas souffert de ses coups, c'est lui qui les reçoit tout entiers. Ainsi, pour ne citer que ces deux faits: Il a tenté Job, ne l'a pas atteint, et a reçu le coup; il a assailli Paul, ne l’a pas blessé, et s'est blessé lui-même. Et si nous sommes sages et vigilants, nous verrons ainsi que de pareils faits arrivent partout: dès qu'il frappe, il se blesse lui-même. Mais surtout lorsque nous saurons nous armer contre lui de l'épée et du bouclier de la foi, nous serons en pleine sûreté contre ses assauts, et sans péril d'être vaincus. Tout mauvais désir est un trait du démon…




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Commentaires sur Épître aux Hébreux, Tome XI, pp. 451-599. PUBLIÉS APRÈS SA MORT,
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Message  ROBERT. le Mar 27 Juin 2017, 11:46 am

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"C'EST PAR LA FOI QUE NOUS SAVONS

QUE LES SIÈCLES ONT ÉTÉ CRÉÉS PAR LA PAROLE DE DIEU,

ET QUE TOUT CE QUI ÉTAIT INVISIBLE A ÉTÉ FAIT VISIBLE.

(Hébreux XI, vv. 3- 7)



Par Saint Jean Chrysostôme.



Analyse.


1. et 2. L'orateur résume les généralités sur la foi, et la fin de l'instruction précédente.
— Il montre que la foi, qui parait un système en l'air, est la base même de la philosophie.
— Celle-ci, en définissant Dieu, est obligée de faire un acte de foi.
— Après le monde en général, l’apôtre aborde en particulier l'homme, et surtout les grands hommes.
— Magnifique exemple d'Abel, au sujet duquel l'orateur donne des détails qu'on ne trouve pas dans la Genèse.
— La foi d'Énoch, que la mort d'Abel aurait dû  décourager.
— Enoch est d'autant plus méritant qu'à son époque on ignorait la résurrection à venir ?  Où est Enoch ? Où est Dieu ?
Questions purement curieuses que l'Esprit-Saint n'a pas résolues.
— Ce qu'il nous apprend suffit à notre instruction et à notre édification.
3. Il faut chercher Dieu avec la même âpreté qu'on met à chercher l'or.
— L'obstacle étant la hauteur de Dieu, élevons nos âmes comme le mineur
élève les yeux du fond de la carrière ou de la fosse.
— Allusion à la prière Manibus extensis. — Volons par-dessus les obstacles, comme l'oiseau au-dessus des abîmes.
— A cette hauteur, le démon ne peut nous atteindre: ses traits retombent sur lui.
— Mais le moyen de repousser ses traits, c'est surtout la douceur. — La colère est mauvaise et puérile.




3. (suite) Tout mauvais désir est un trait du démon. Plus qu'aucun autre, du reste, la colère est un feu, une flamme qui saisit, mord et embrase. Eteignons-le par la douceur et la patience. Comme un fer rouge plongé dans l'eau perd son feu, ainsi la colère tombant sur une âme douce et patiente, loin de la blesser, lui fait du bien, puisqu'elle en devient plus forte.


Point de vertu comparable à la douceur et à la patience. Celui qui en est armé, ne sent plus l'outrage; et comme le diamant que rien ne peut entamer, ainsi devient une âme de cette trempe; elle est au-dessus de tous les traits; car l'homme doux et patient est élevé, si élevé même qu'aucun dard ne peut arriver à sa hauteur. Un homme s'emporte, riez, vous…




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Message  ROBERT. le Mar 27 Juin 2017, 11:48 am

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"C'EST PAR LA FOI QUE NOUS SAVONS

QUE LES SIÈCLES ONT ÉTÉ CRÉÉS PAR LA PAROLE DE DIEU,

ET QUE TOUT CE QUI ÉTAIT INVISIBLE A ÉTÉ FAIT VISIBLE.

(Hébreux XI, vv. 3- 7)



Par Saint Jean Chrysostôme.



Analyse.


1. et 2. L'orateur résume les généralités sur la foi, et la fin de l'instruction précédente.
— Il montre que la foi, qui parait un système en l'air, est la base même de la philosophie.
— Celle-ci, en définissant Dieu, est obligée de faire un acte de foi.
— Après le monde en général, l’apôtre aborde en particulier l'homme, et surtout les grands hommes.
— Magnifique exemple d'Abel, au sujet duquel l'orateur donne des détails qu'on ne trouve pas dans la Genèse.
— La foi d'Énoch, que la mort d'Abel aurait dû  décourager.
— Enoch est d'autant plus méritant qu'à son époque on ignorait la résurrection à venir ?  Où est Enoch ? Où est Dieu ?
Questions purement curieuses que l'Esprit-Saint n'a pas résolues.
— Ce qu'il nous apprend suffit à notre instruction et à notre édification.
3. Il faut chercher Dieu avec la même âpreté qu'on met à chercher l'or.
— L'obstacle étant la hauteur de Dieu, élevons nos âmes comme le mineur
élève les yeux du fond de la carrière ou de la fosse.
— Allusion à la prière Manibus extensis. — Volons par-dessus les obstacles, comme l'oiseau au-dessus des abîmes.
— A cette hauteur, le démon ne peut nous atteindre: ses traits retombent sur lui.
— Mais le moyen de repousser ses traits, c'est surtout la douceur. — La colère est mauvaise et puérile.




3. (suite) Un homme s'emporte, riez, vous, non pas en face de lui, de peur de l'irriter davantage, mais riez dans votre âme en vous-même et pour vous. En effet, qu'un enfant nous frappe dans sa petite colère en croyant se venger ainsi, nous rions. Si donc vous riez d'un outrage, vous mettrez entre vous et le furieux la même distance qui sépare un homme d'un enfant. Que si vous vous emportez, vous devenez enfant au contraire; car quiconque s'irrite a moins de sens que ces pauvres petits. Dites-moi, quand l'un d'entre eux s'emporte, n'en rit-on pas, encore une fois ? L'homme irrité prête ainsi le flanc.


Et s'il est pusillanime, il est insensé, puisque, selon le Sage, "quiconque est pusillanime manque complètement de sens" (Proverbes XIV, 29).  Et qui manque ainsi de raison, n'est qu'un enfant. Au contraire, ajoute Salomon, "celui qui est patient est aussi très prudent". Et c'est pourquoi, mes frères, tendons à cette grande patience, qui procure à l'homme vertueux cette grande prudence, laquelle nous fera gagner les biens promis en Notre-Seigneur Jésus-Christ. Qu'avec lui soient au Père, en union avec l'Esprit-Saint, gloire, empire, honneur, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


"C’est par la foi que Noé, divinement averti…"




SAINT JEAN CHRYSOSTÔME, ŒUVRES COMPLÈTES TRADUITES POUR LA PREMIÈRE FOIS
SOUS LA DIRECTION DE M. JEANNIN, licencié ès-lettres professeur de
Rhétorique au collège de l’Immaculée-Conception de Saint-Dizier. Bar-le-Duc. 1865,
Commentaires sur Épître aux Hébreux, Tome XI, pp. 451-599. PUBLIÉS APRÈS SA MORT,
D'APRÈS SES NOTES, PAR CONSTANTIN, PRÊTRE D'ANTIOCHE. Guérin & Cie, éditeurs, 1865

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Message  ROBERT. le Mer 28 Juin 2017, 9:49 am

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"C'EST PAR LA FOI QUE NOÉ, DIVINEMENT AVERTI, ET APPRÉHENDANT CE QU'ON NE VOYAIT PAS ENCORE,

BÂTIT L'ARCHE POUR SAUVER SA FAMILLE, ET EN LA BÂTISSANT CONDAMNA LE MONDE,

ET DEVINT HÉRITIER DE LA JUSTICE QUI NAÎT DE LA FOI"

(Hébreux XI, vv. 7-12)



Par Saint Jean Chrysostôme.



Analyse.


1. et 2. Exemple de Noé, et de sa foi à la prédiction qui lui annonçait le déluge,
tandis qu'un monde railleur et indifférent se moquait de le voir construire l'arche.
— Exemple d'Abraham, et de sa foi à la parole de Dieu, qui lui montrait la terre promise à lui et à sa postérité.
— Il crut ainsi que Isaac et Jacob, bien qu'ils n'aient pas vu l'accomplissement de la promesse.
—  En effet, si Dieu a donné aux saints patriarches quelque bien-être terrestre,
cette récompense était loin d'acquitter ses promesses divines .
— Aussi les saints, dédaignant les biens de la terre, saluaient par avance la cité à venir,
comme le navigateur salue le port désiré.
— La foi de Sara, son rire désavoué, sa fécondité miraculeuse.
3. et 4. Longue et magnifique supplication où le saint orateur, le père de tant de fidèles,
développe sans art et avec un pathétique sublime les motifs les plus touchants de conversion.
—  Jamais prédicateur n'a poussé des cris plus douloureux ni plus éloquents:
mais toute analyse ou résumé est impossible.




1. "C'est par la foi que Noé, divinement averti... " L'apôtre rappelle ici le fait dont le Fils de Dieu parle ainsi, à propos de son second avènement  "Au temps de Noé, les hommes épousaient des femmes, et les femmes épousaient des maris" (Luc XVII, 27).  Voilà du reste un exemple que saint Paul choisit à dessein. Celui d'Enoch rappelait seulement un acte de foi, mais l'histoire de Noé montre à côté d'elle un fait d'incrédulité. La plus sûre manière de consoler et d'exciter celui qui vous écoute, c'est de lui montrer les vrais fidèles en possession du bonheur, et l'incrédule frappé d'un sort contraire. Mais pourquoi dit-il littéralement: "Noé, par la foi, ayant reçu une réponse ?"


Comprenez "prédiction"; car réponse et prophétie sont synonymes dans l'Ecriture. Elle dit ailleurs: "Siméon avait reçu une réponse de l'Esprit-Saint" (Luc II, 26); et Paul demande dans le même sens: "Que dit la réponse divine ?" (Romains XI, 4). Voyez, en passant, que le Saint-Esprit est Dieu: Dieu répond, mais l'Esprit Saint aussi et comme lui. Et pourquoi saint Paul a-t-il choisi ce mot pour Noé ? Afin de montrer dans cette "réponse" une prophétie.


— Ayant reçu réponse…




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Rhétorique au collège de l’Immaculée-Conception de Saint-Dizier. Bar-le-Duc. 1865,
Commentaires sur Épître aux Hébreux, Tome XI, pp. 451-599. PUBLIÉS APRÈS SA MORT,
D'APRÈS SES NOTES, PAR CONSTANTIN, PRÊTRE D'ANTIOCHE. Guérin & Cie, éditeurs, 1865

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Message  ROBERT. le Mer 28 Juin 2017, 9:52 am

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"C'EST PAR LA FOI QUE NOÉ, DIVINEMENT AVERTI, ET APPRÉHENDANT CE QU'ON NE VOYAIT PAS ENCORE,

BÂTIT L'ARCHE POUR SAUVER SA FAMILLE, ET EN LA BÂTISSANT CONDAMNA LE MONDE,

ET DEVINT HÉRITIER DE LA JUSTICE QUI NAÎT DE LA FOI"

(Hébreux XI, vv. 7-12)



Par Saint Jean Chrysostôme.



Analyse.


1. et 2. Exemple de Noé, et de sa foi à la prédiction qui lui annonçait le déluge,
tandis qu'un monde railleur et indifférent se moquait de le voir construire l'arche.
— Exemple d'Abraham, et de sa foi à la parole de Dieu, qui lui montrait la terre promise à lui et à sa postérité.
— Il crut ainsi que Isaac et Jacob, bien qu'ils n'aient pas vu l'accomplissement de la promesse.
—  En effet, si Dieu a donné aux saints patriarches quelque bien-être terrestre,
cette récompense était loin d'acquitter ses promesses divines .
— Aussi les saints, dédaignant les biens de la terre, saluaient par avance la cité à venir,
comme le navigateur salue le port désiré.
— La foi de Sara, son rire désavoué, sa fécondité miraculeuse.
3. et 4. Longue et magnifique supplication où le saint orateur, le père de tant de fidèles,
développe sans art et avec un pathétique sublime les motifs les plus touchants de conversion.
—  Jamais prédicateur n'a poussé des cris plus douloureux ni plus éloquents:
mais toute analyse ou résumé est impossible.




1. (suite)  — Ayant reçu réponse "de ce qu'on ne voyait pas encore", c’est-à-dire, au sujet du déluge; par crainte et par précaution, "il construisit l'arche". La raison ne lui suggérait point cette action. "Car les hommes épousaient des femmes, et les femmes des maris"; le ciel était serein, rien n'annonçait l'événement, et cependant Noé craignit; car, dit l'apôtre: "C'est par la foi que Noé, divinement averti et appréhendant ce qu'on ne voyait point encore, bâtit l'arche pour sauver sa famille".


Que veulent dire les mots suivants : "Et en la bâtissant, il condamna le monde ?"


—   Qu'il le montra digne du supplice, puisque la vue de cette construction ne put porter les hommes ni à s'amender, ni même à se repentir, "et il devint héritier de la justice qui naît de la foi", comprenez: Parce qu'il crut à Dieu, il se montra juste et saint. Car cela est comme naturel à un cœur qui aime Dieu franchement et qui regarde par là même ses paroles comme tout ce qu'il y a de plus croyable au monde; l'incrédulité fait tout le contraire. Il est évident que la foi opère la justice. Or, comme nous avons, nous, la prophétie de l'enfer, ainsi Noé avait-il aussi sa prophétie. Mais on se moquait de lui, alors; on l'accablait de mépris et de railleries; mais il n'y prêtait aucune attention. "C'est par la foi




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Message  ROBERT. le Mer 28 Juin 2017, 9:53 am

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BÂTIT L'ARCHE POUR SAUVER SA FAMILLE, ET EN LA BÂTISSANT CONDAMNA LE MONDE,

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(Hébreux XI, vv. 7-12)



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1. et 2. Exemple de Noé, et de sa foi à la prédiction qui lui annonçait le déluge,
tandis qu'un monde railleur et indifférent se moquait de le voir construire l'arche.
— Exemple d'Abraham, et de sa foi à la parole de Dieu, qui lui montrait la terre promise à lui et à sa postérité.
— Il crut ainsi que Isaac et Jacob, bien qu'ils n'aient pas vu l'accomplissement de la promesse.
—  En effet, si Dieu a donné aux saints patriarches quelque bien-être terrestre,
cette récompense était loin d'acquitter ses promesses divines .
— Aussi les saints, dédaignant les biens de la terre, saluaient par avance la cité à venir,
comme le navigateur salue le port désiré.
— La foi de Sara, son rire désavoué, sa fécondité miraculeuse.
3. et 4. Longue et magnifique supplication où le saint orateur, le père de tant de fidèles,
développe sans art et avec un pathétique sublime les motifs les plus touchants de conversion.
—  Jamais prédicateur n'a poussé des cris plus douloureux ni plus éloquents:
mais toute analyse ou résumé est impossible.




 1. (suite) "C'est par la foi que celui qui reçut plus tard le nom d'Abraham, obéit, en s'en allant dans la terre qu'il devait recevoir en héritage; c'est par la foi qu'il partit sans savoir même ou il allait; c'est par la foi qu'il demeura dans la terre qui lui avait été promise, comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentés avec Isaac et Jacob, qui devaient être avec lui héritiers de cette promesse (Hébreux XI, 8-9)". Quel modèle, dites-moi, Abraham put-il voir et, imiter? Né d'un père idolâtre et gentil, n'ayant point entendu de prophètes, il ne savait même [pas] où il allait. Volontiers les Hébreux devenus chrétiens avaient les yeux fixés sur ces patriarches, supposant qu'ils avaient été comblés des biens de ce monde.


Saint Paul montre qu'aucun d'eux n'a reçu la moindre chose, que tous furent absolument privés de ce genre de salaire; que pas un ne trouva ici-bas sa récompense. Abraham, lui, sortit même de sa patrie et de ses foyers, et sortit sans savoir où il allait. Et qui s'étonnera du sort fait au père, lorsque ses fils habitèrent le monde aux mêmes conditions que lui ? Il ne vit pas s'accomplir la promesse, et toutefois ne se découragea point; Dieu avait dit: "Je te donnerai cette terre, et à ta postérité". (Genèse XII, 7).  Abraham vit son fils toutefois y habiter…




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Message  ROBERT. le Jeu 29 Juin 2017, 1:52 pm

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BÂTIT L'ARCHE POUR SAUVER SA FAMILLE, ET EN LA BÂTISSANT CONDAMNA LE MONDE,

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(Hébreux XI, vv. 7-12)



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1. et 2. Exemple de Noé, et de sa foi à la prédiction qui lui annonçait le déluge,
tandis qu'un monde railleur et indifférent se moquait de le voir construire l'arche.
— Exemple d'Abraham, et de sa foi à la parole de Dieu, qui lui montrait la terre promise à lui et à sa postérité.
— Il crut ainsi que Isaac et Jacob, bien qu'ils n'aient pas vu l'accomplissement de la promesse.
—  En effet, si Dieu a donné aux saints patriarches quelque bien-être terrestre,
cette récompense était loin d'acquitter ses promesses divines .
— Aussi les saints, dédaignant les biens de la terre, saluaient par avance la cité à venir,
comme le navigateur salue le port désiré.
— La foi de Sara, son rire désavoué, sa fécondité miraculeuse.
3. et 4. Longue et magnifique supplication où le saint orateur, le père de tant de fidèles,
développe sans art et avec un pathétique sublime les motifs les plus touchants de conversion.
—  Jamais prédicateur n'a poussé des cris plus douloureux ni plus éloquents:
mais toute analyse ou résumé est impossible.




1. (suite) Abraham vit son fils toutefois y habiter précairement; le petit-fils à son tour séjourna sur une terre étrangère, sans se troubler davantage.  Abraham, pour sa part, pouvait s'attendre à cette vie nomade, puisque la promesse, embrassant sa postérité, ne devait à la rigueur avoir sa réalisation que dans l'avenir. Encore est-il vrai de dire que la promesse s'adressait aussi à lui: "A toi et à ta postérité", disait-elle, non pas à toi dans la personne de tes enfants, mais à toi et à eux. Et toutefois ni lui, ni Isaac, ni Jacob ne recueillirent le fruit de cette promesse.


Jacob servit comme mercenaire; Isaac dut subir plus d'un exil; Abraham sortit de cette terre promise, d'où la crainte le chassait, il lui fallut recouvrer ses biens à main armée; et il eût, d'ailleurs, perdu tout ce qu'il avait, si Dieu ne l'eût secouru. Cela vous explique pourquoi saint Paul a dit: "Abraham, et ceux qui devaient être avec lui héritiers de la promesse"; et il marque mieux encore cette communauté de leurs épreuves, en ajoutant: "Tous ces saints moururent dans la foi, sans avoir reçu les biens que Dieu leur avait promis". Deux questions se présentent naturellement à résoudre…




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Message  ROBERT. le Jeu 29 Juin 2017, 1:59 pm

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BÂTIT L'ARCHE POUR SAUVER SA FAMILLE, ET EN LA BÂTISSANT CONDAMNA LE MONDE,

ET DEVINT HÉRITIER DE LA JUSTICE QUI NAÎT DE LA FOI"

(Hébreux XI, vv. 7-12)



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Analyse.

1. et 2. Exemple de Noé, et de sa foi à la prédiction qui lui annonçait le déluge,
tandis qu'un monde railleur et indifférent se moquait de le voir construire l'arche.
— Exemple d'Abraham, et de sa foi à la parole de Dieu, qui lui montrait la terre promise à lui et à sa postérité.
— Il crut ainsi que Isaac et Jacob, bien qu'ils n'aient pas vu l'accomplissement de la promesse.
—  En effet, si Dieu a donné aux saints patriarches quelque bien-être terrestre,
cette récompense était loin d'acquitter ses promesses divines .
— Aussi les saints, dédaignant les biens de la terre, saluaient par avance la cité à venir,
comme le navigateur salue le port désiré.
— La foi de Sara, son rire désavoué, sa fécondité miraculeuse.
3. et 4. Longue et magnifique supplication où le saint orateur, le père de tant de fidèles,
développe sans art et avec un pathétique sublime les motifs les plus touchants de conversion.
—  Jamais prédicateur n'a poussé des cris plus douloureux ni plus éloquents:
mais toute analyse ou résumé est impossible.




 1. (suite)  Deux questions se présentent naturellement à résoudre ici. Comment, après avoir dit que Dieu enleva Enoch, pour qu'il ne vit pas la mort, de sorte qu'on ne le trouva plus, l'apôtre ajoute-t-il ensuite: "Tous ces saints mouraient ?" Second problème: "Sans recevoir l'effet des promesses", dit-il; et cependant il déclare que Noé reçut comme récompense le salut de sa famille, qu'Enoch fut enlevé de ce monde, qu'Abel parle encore; qu'Abraham reçut une terre; ce qui ne l'empêche pas de conclure que tous ces saints moururent sans avoir reçu l'effet des promesses de Dieu. Quelle est donc la pensée de saint Paul ?


Il faut résoudre ces questions l'une après l'autre. "Tous", dit-il, "sont morts dans leur foi"; l'expression "tous", ici, n'est pas absolue dans ce sens que pas un n'ait échappé à la mort; elle signifie seulement, qu'à une exception près, tous en effet l'ont subie, tous ceux dont nous savons le trépas. Quant à la réflexion: "Sans avoir reçu l'effet des promesses", elle est vraie de tout point; la promesse faite à Noé n'embrassait pas un lointain avenir. Mais quelles sont les promesses de Dieu ?...




SAINT JEAN CHRYSOSTÔME, ŒUVRES COMPLÈTES TRADUITES POUR LA PREMIÈRE FOIS
SOUS LA DIRECTION DE M. JEANNIN, licencié ès-lettres professeur de
Rhétorique au collège de l’Immaculée-Conception de Saint-Dizier. Bar-le-Duc. 1865,
Commentaires sur Épître aux Hébreux, Tome XI, pp. 451-599. PUBLIÉS APRÈS SA MORT,
D'APRÈS SES NOTES, PAR CONSTANTIN, PRÊTRE D'ANTIOCHE. Guérin & Cie, éditeurs, 1865

.
 
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à suivre…
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ROBERT.

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Re: COMMENTAIRES DE SAINT JEAN CHRYSOSTÔME DE L’ÉPÎTRE AUX HÉBREUX.

Message  ROBERT. le Jeu 29 Juin 2017, 2:05 pm

.  
.  
 
"C'EST PAR LA FOI QUE NOÉ, DIVINEMENT AVERTI, ET APPRÉHENDANT CE QU'ON NE VOYAIT PAS ENCORE,

BÂTIT L'ARCHE POUR SAUVER SA FAMILLE, ET EN LA BÂTISSANT CONDAMNA LE MONDE,

ET DEVINT HÉRITIER DE LA JUSTICE QUI NAÎT DE LA FOI"

(Hébreux XI, vv. 7-12)



Par Saint Jean Chrysostôme.



Analyse.


1. et 2. Exemple de Noé, et de sa foi à la prédiction qui lui annonçait le déluge,
tandis qu'un monde railleur et indifférent se moquait de le voir construire l'arche.
— Exemple d'Abraham, et de sa foi à la parole de Dieu, qui lui montrait la terre promise à lui et à sa postérité.
— Il crut ainsi que Isaac et Jacob, bien qu'ils n'aient pas vu l'accomplissement de la promesse.
—  En effet, si Dieu a donné aux saints patriarches quelque bien-être terrestre,
cette récompense était loin d'acquitter ses promesses divines .
— Aussi les saints, dédaignant les biens de la terre, saluaient par avance la cité à venir,
comme le navigateur salue le port désiré.
— La foi de Sara, son rire désavoué, sa fécondité miraculeuse.
3. et 4. Longue et magnifique supplication où le saint orateur, le père de tant de fidèles,
développe sans art et avec un pathétique sublime les motifs les plus touchants de conversion.
—  Jamais prédicateur n'a poussé des cris plus douloureux ni plus éloquents:
mais toute analyse ou résumé est impossible.




2. Mais quelles sont les promesses de Dieu ? Isaac, en effet, et Jacob après lui, ont eu jusqu'à un certain point les promesses de la terre. Mais Noé, Enoch, Abel, quelles promesses virent-ils se réaliser? C'est donc de ces trois derniers que l'apôtre dit qu'ils n'ont rien reçu. Et si même on veut qu'il leur attribue quelque récompense, n'en était-ce pas une que cette gloire dont Abel hérita, que cet enlèvement dont Enoch fut l'objet, que ce miracle par lequel Noé fut sauvé ? Mais tout ce bonheur, loin de remplir les engagements de Dieu, n'était qu'un faible salaire de leurs vertus, et comme un avant-goût des récompenses à venir.



Dieu, en effet, dès l'origine du monde, se vit comme forcé, dans l'intérêt du genre humain, à se mettre à la portée des hommes, et à leur donner non seulement l'avenir, mais quelques biens présents. C'est dans le même dessein que Jésus-Christ disait à ses disciples: "Celui qui aura quitté maison, frères, soeurs, père et mère, recevra le centuple, et possédera la vie éternelle". Et ailleurs…




SAINT JEAN CHRYSOSTÔME, ŒUVRES COMPLÈTES TRADUITES POUR LA PREMIÈRE FOIS
SOUS LA DIRECTION DE M. JEANNIN, licencié ès-lettres professeur de
Rhétorique au collège de l’Immaculée-Conception de Saint-Dizier. Bar-le-Duc. 1865,
Commentaires sur Épître aux Hébreux, Tome XI, pp. 451-599. PUBLIÉS APRÈS SA MORT,
D'APRÈS SES NOTES, PAR CONSTANTIN, PRÊTRE D'ANTIOCHE. Guérin & Cie, éditeurs, 1865

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