Le vrai visage de la secte

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Re: Le vrai visage de la secte

Message  Roger Boivin le Jeu 17 Mar 2016, 1:41 pm

gabrielle a écrit:Dans la religion catholique, le prêtre était représenté avec dignité et respect....

Spoiler:

Tout était centré sur le Saint Sacrifice de la Messe, qui est l'acte le plus grand que le prêtre pose...

Cette horreur de la secte, peu importe ce que ce Yoda fait dans le film, a pour but de de mépriser la prêtrise.

Spoiler:

St Jean Bosco confessant ses enfants

Ceci est le véritable sens de la miséricorde , nous sommes loin des bouffonneries de Yoda

En effet ! Et il n'y a rien de commun entre le fantastique et le surnaturel !
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Roger Boivin

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Re: Le vrai visage de la secte

Message  Roger Boivin le Jeu 17 Mar 2016, 1:50 pm

Louis a écrit:Voici, je crois, un bel exemple de la « miséricorde » de Bergoglio :
Spoiler:



La décision est prise : le pape François l’a annoncé au cours du consistoire public, tenu mardi 15 mars 2016. Mère Teresa sera « canonisée » le dimanche 4 septembre prochain. La cérémonie se tiendra place Saint-Pierre et non en Inde comme l’avaient demandé les évêques du pays.

Parce que Mère Teresa est « un exemple universel. Au niveau de notre Swami Vivekananda, du Mahatma Gandhi, de Nelson Mandela et de Desmond Tutu. » explique son ami, Navin Chawla. De confession hindoue, écrivain, haut fonctionnaire au Ministère de la communication de New Delhi  et un des plus célèbres biographes de la religieuse, il a fréquenté Mère Teresa pendant 23 ans et continue à soutenir son œuvre envers les plus démunis. Il est resté rigoureusement hindou et tient à le rappeler. Et tient à rappeler que Mère Teresa refusait de faire de l’apostolat catholique auprès des pauvres d’Inde.

Dans une interview accordée à Vatican Insider, il témoigne d’une Mère Teresa devenue une figure emblématique de la nouvelle religion issue du concile Vatican II qui prône le salut par toutes les religions et donc une  « « évangélisation » qui bannit les conversions au catholicisme.

A la question du journaliste sur le sujet : « Jusqu’à peu de temps, Mère Teresa a été accusée par les fondamentalistes hindous des Rss et par des militants du Bjp, aujourd’hui au gouvernement, d’avoir de force converti beaucoup de pauvres au christianisme, même quand ils étaient malades, sur le point de mourir, ou des orphelins à adopter.» il répond : « Il n’existe même pas un seul témoignage qui confirme ces inventions. Elle n’avait aucun besoin de convertir. Parce que, pour elle, l’enfant pauvre abandonné dans la rue était Jésus. Le lépreux était Jésus. Le moribond était Jésus. Il n’y avait aucun besoin de convertir quelqu’un qui était déjà Jésus.»

Réflexion du journaliste : « « Une vision panthéiste et un peu hindou, pour dire la vérité. »

Oui, paroles de vérité. Mais paroles qui en dise lonf sur la grande générosité de cette religieuse mais qui nient à Mère Teresa une sainteté catholique. Conciliaire, certainement, mais pas catholique !

Francesca de Villasmundo
_____________________________________

Source

Wiki :

Mère Teresa

[..] En 1963, Mère Teresa s'oppose en vain à la destruction d’un hôpital de lépreux à Calcutta ; elle décide de créer en 1963 une cité pour lépreux, la Cité de la paix à Asansol. La cité commence dès 1964. Le pape Paul VI en visite en 1965 en Inde offre sa limousine à Mère Teresa, qui décide alors de la mettre aux enchères afin de pouvoir financer la construction de sa cité.

En mars 1963 les premiers hommes fondent les frères missionnaires de la charité, Mère Teresa rencontre le père jésuite Andrew Travers-Ball et lui propose de diriger la nouvelle congrégation, ce qu’il accepte. Il écrit les constitutions de l’ordre avec Mère Teresa, et reçoit en 1967 l’approbation de Rome, malgré des différences de conceptions, tant sur l’habit que sur la conduite religieuse différente des sœurs ; Mère Teresa préfère se soumettre à la conception du Père Andrew.

Extension internationale

Dès 1965 les missionnaires de la Charité s’implantent en Amérique latine à la demande du pape Paul VI. L’intégration est assez difficile dans ces pays pour à la fois respecter le clergé local et obéir au pape. Mère Teresa refuse cependant tout engagement politique des sœurs, choisissant d’aller dans tous les pays, même dans les dictatures comme Haïti, les Philippines de Ferdinand Marcos ou le Yémen musulman, ce qui lui est très vivement reproché.

En 1968 à la demande de Paul VI, elle ouvre une maison à Rome, et découvre alors la grande pauvreté qui existe aussi dans le monde occidental. Dans le même temps, les sœurs œuvrent au Bangladesh, pays dévasté à cette époque par la guerre d'indépendance ; de nombreuses femmes sont victimes d’exactions, violées par les soldats. L'œuvre s'étend peu à peu partout où est la pauvreté, même dans des régions et des pays peu favorables aux chrétiens, et jusque-là interdits à tout missionnaire. Au Yémen par exemple, pays à majorité musulmane où l'influence chrétienne est faible, Mère Teresa, invitée par le Premier ministre en 1973, ouvre des cours de couture à Al Hudaydah et s'occupe également des lépreux qui vivent retirés dans les grottes du désert yéménite. On la surnomme Mère sans frontière.

Figure planétaire

En 1969 les missionnaires de la Charité sont reconnues de droit pontifical. En 1971 Mère Teresa reçoit le prix Jean XXIII du pape Paul VI, ce qui marque le début de la reconnaissance mondiale de son œuvre. Elle fonde alors une maison à New York ainsi qu’un noviciat à Londres. [..]

https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A8re_Teresa


Comme on voit, elle a eu un rapport assez direct avec Montini.
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Roger Boivin

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Re: Le vrai visage de la secte

Message  ROBERT. le Jeu 17 Mar 2016, 2:51 pm

Roger Boivin a écrit:
Spoiler:

Louis a écrit:Voici, je crois, un bel exemple de la « miséricorde » de Bergoglio :
Spoiler:



La décision est prise : le pape François l’a annoncé au cours du consistoire public, tenu mardi 15 mars 2016. Mère Teresa sera « canonisée » le dimanche 4 septembre prochain. La cérémonie se tiendra place Saint-Pierre et non en Inde comme l’avaient demandé les évêques du pays.

Parce que Mère Teresa est « un exemple universel. Au niveau de notre Swami Vivekananda, du Mahatma Gandhi, de Nelson Mandela et de Desmond Tutu. » explique son ami, Navin Chawla. De confession hindoue, écrivain, haut fonctionnaire au Ministère de la communication de New Delhi  et un des plus célèbres biographes de la religieuse, il a fréquenté Mère Teresa pendant 23 ans et continue à soutenir son œuvre envers les plus démunis. Il est resté rigoureusement hindou et tient à le rappeler. Et tient à rappeler que Mère Teresa refusait de faire de l’apostolat catholique auprès des pauvres d’Inde.

Dans une interview accordée à Vatican Insider, il témoigne d’une Mère Teresa devenue une figure emblématique de la nouvelle religion issue du concile Vatican II qui prône le salut par toutes les religions et donc une  « « évangélisation » qui bannit les conversions au catholicisme.

A la question du journaliste sur le sujet : « Jusqu’à peu de temps, Mère Teresa a été accusée par les fondamentalistes hindous des Rss et par des militants du Bjp, aujourd’hui au gouvernement, d’avoir de force converti beaucoup de pauvres au christianisme, même quand ils étaient malades, sur le point de mourir, ou des orphelins à adopter.» il répond : « Il n’existe même pas un seul témoignage qui confirme ces inventions. Elle n’avait aucun besoin de convertir. Parce que, pour elle, l’enfant pauvre abandonné dans la rue était Jésus. Le lépreux était Jésus. Le moribond était Jésus. Il n’y avait aucun besoin de convertir quelqu’un qui était déjà Jésus.»

Réflexion du journaliste : « « Une vision panthéiste et un peu hindou, pour dire la vérité. »

Oui, paroles de vérité. Mais paroles qui en dise lonf sur la grande générosité de cette religieuse mais qui nient à Mère Teresa une sainteté catholique. Conciliaire, certainement, mais pas catholique !

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Wiki :

Mère Teresa

[..] En 1963, Mère Teresa s'oppose en vain à la destruction d’un hôpital de lépreux à Calcutta ; elle décide de créer en 1963 une cité pour lépreux, la Cité de la paix à Asansol. La cité commence dès 1964. Le pape Paul VI en visite en 1965 en Inde offre sa limousine à Mère Teresa, qui décide alors de la mettre aux enchères afin de pouvoir financer la construction de sa cité.

En mars 1963 les premiers hommes fondent les frères missionnaires de la charité, Mère Teresa rencontre le père jésuite Andrew Travers-Ball et lui propose de diriger la nouvelle congrégation, ce qu’il accepte. Il écrit les constitutions de l’ordre avec Mère Teresa, et reçoit en 1967 l’approbation de Rome, malgré des différences de conceptions, tant sur l’habit que sur la conduite religieuse différente des sœurs ; Mère Teresa préfère se soumettre à la conception du Père Andrew.

Extension internationale

Dès 1965 les missionnaires de la Charité s’implantent en Amérique latine à la demande du pape Paul VI. L’intégration est assez difficile dans ces pays pour à la fois respecter le clergé local et obéir au pape. Mère Teresa refuse cependant tout engagement politique des sœurs, choisissant d’aller dans tous les pays, même dans les dictatures comme Haïti, les Philippines de Ferdinand Marcos ou le Yémen musulman, ce qui lui est très vivement reproché.

En 1968 à la demande de Paul VI, elle ouvre une maison à Rome, et découvre alors la grande pauvreté qui existe aussi dans le monde occidental. Dans le même temps, les sœurs œuvrent au Bangladesh, pays dévasté à cette époque par la guerre d'indépendance ; de nombreuses femmes sont victimes d’exactions, violées par les soldats. L'œuvre s'étend peu à peu partout où est la pauvreté, même dans des régions et des pays peu favorables aux chrétiens, et jusque-là interdits à tout missionnaire. Au Yémen par exemple, pays à majorité musulmane où l'influence chrétienne est faible, Mère Teresa, invitée par le Premier ministre en 1973, ouvre des cours de couture à Al Hudaydah et s'occupe également des lépreux qui vivent retirés dans les grottes du désert yéménite. On la surnomme Mère sans frontière.

Figure planétaire

En 1969 les missionnaires de la Charité sont reconnues de droit pontifical. En 1971 Mère Teresa reçoit le prix Jean XXIII du pape Paul VI, ce qui marque le début de la reconnaissance mondiale de son œuvre. Elle fonde alors une maison à New York ainsi qu’un noviciat à Londres. [..]
https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A8re_Teresa


Comme on voit, elle a eu un rapport assez direct avec Montini.

Qui se ressemble s'assemble.
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Re: Le vrai visage de la secte

Message  ROBERT. le Jeu 17 Mar 2016, 2:55 pm

Roger Boivin a écrit:
Spoiler:

gabrielle a écrit:Dans la religion catholique, le prêtre était représenté avec dignité et respect....

Spoiler:

Tout était centré sur le Saint Sacrifice de la Messe, qui est l'acte le plus grand que le prêtre pose...

Cette horreur de la secte, peu importe ce que ce Yoda fait dans le film, a pour but de de mépriser la prêtrise.

Spoiler:

St Jean Bosco confessant ses enfants

Ceci est le véritable sens de la miséricorde , nous sommes loin des bouffonneries de Yoda

En effet ! Et il n'y a rien de commun entre le fantastique et le surnaturel !

Car la sci-fi = du vent; le surnaturel = la vérité.
.


Dernière édition par ROBERT. le Sam 19 Mar 2016, 11:49 am, édité 1 fois
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Re: Le vrai visage de la secte

Message  Monique le Jeu 17 Mar 2016, 5:41 pm

Mère Teresa : tout sauf une sainte...


Serge Larivée, professeur à l'École de psychoéducation de l'Université de Montréal, et ses collègues Carole Sénéchal et Geneviève Chénard, dans le cadre d'un article scientifique qui sera publié dans l'édition de mars de la revue Studies in Religion/Sciences religieuses, présentent une analyse des écrits publiés sur mère Teresa qui déboulonne le mythe d'altruisme et de générosité accolé au personnage. À l'instar du journaliste et auteur Christopher Hitchens, abondamment cité dans leur analyse, ils concluent à la construction d'un personnage auréolé de sainteté - qui ne résiste toutefois pas à l'analyse des faits - et dont la béatification a été orchestrée par une efficace opération de relations médias.

« Alors que nous cherchions de la documentation sur le phénomène de l'altruisme dans le cadre d'un séminaire sur l'éthique, l'un de nous est tombé sur l'œuvre et la vie d'une des femmes les plus encensées par l'Église catholique et faisant aujourd'hui partie de notre imaginaire collectif : mère Teresa, de son vrai nom Agnes Gonxha, explique le professeur Larivée. La description qui en était faite était si dithyrambique que cela a piqué notre curiosité et nous a donné envie de pousser notre recherche plus loin. »

Les trois chercheurs ont donc répertorié 502 ouvrages consacrés à la vie et l'œuvre de mère Teresa. Après avoir éliminé 195 doublons, ils ont consulté 287 ouvrages pour mener à bien leur travail d'analyse, ce qui représente 96 % de la littérature sur la fondatrice de l'ordre des Missionnaire de la charité (MC).


Les faits déboulonnant le mythe de mère Teresa


Dans leur article, Serge Larivée et ses collègues font aussi état d'un certain nombre de problèmes dont le Vatican n'a pas tenu compte dans le processus de la béatification de mère Térésa, soit  « sa manière pour le moins discutable de soigner les malades; ses contacts politiques douteux; sa curieuse gestion des faramineuses sommes d'argent qu'elle a reçues et un dogmatisme excessif notamment à l'égard de l'avortement, de la contraception et du divorce. »


Les malades doivent souffrir comme le Christ sur la croix

Au moment de son décès, mère Teresa avait ouvert  517 missions accueillant les pauvres et les malades dans plus de 100 pays. Ces missions ont été qualifiées de mouroirs par des médecins ayant visité plusieurs de ces installations à Calcutta. Les deux tiers des personnes fréquentant ces missions espèrent y trouver un médecin pour être soignées et l'autre tiers agonise sans recevoir les soins appropriés. Les médecins y observent un important manque d'hygiène dans les locaux, voire de l'insalubrité, une rareté de soins réels, un régime alimentaire insuffisant et l'absence d'antidouleurs. Ce n'est pas un manque  d'argent qui est en cause – la Fondation mise sur pied par mère Teresa a amassé des centaines de millions de dollars – mais une conception particulière de la souffrance et de la mort : « Il y a quelque chose de très beau à voir les pauvres accepter leur sort, à le subir comme la passion du Christ. Le monde gagne beaucoup à leur souffrance », répond-t-elle aux reproches, rapporte le journaliste Christopher Hitchens.  Et pourtant, lorsque mère Teresa a eu besoin de soins palliatifs, c'est dans un hôpital américain ultramoderne qu'elle les a reçus.



Contact politique douteux et comptabilité obscure


Mère Teresa était très généreuse de ses prières, mais plutôt avare des millions de sa fondation au regard des souffrances de l'humanité. Lors des nombreuses inondations majeures en Inde ou lors de l'explosion d'une usine de pesticides à Bhopal, elle offre ses prières ou des médailles de la Sainte Vierge, mais aucune aide directe ou monétaire. Elle n'a pas non plus de scrupules à accepter la Légion d'honneur et une bourse de la part du régime dictatorial des Duvalier en Haïti. C'est par millions que l'argent transitait dans les divers comptes bancaires des MC, mais la plupart des comptes étaient tenus secrets, énumère Serge Larivée. Compte tenu du « caractère parcimonieux de la gestion des œuvres de mère Teresa, on peut se demander où sont passés les millions destinés aux plus pauvres parmi les pauvres ? » se questionnent les chercheurs.


Un excellent plan média vers la sainteté

Malgré tous ces faits troublants, comment mère Teresa a-t-elle pu réussir à se construire une image de sainteté et de bonté infinie? Selon les trois universitaires, la rencontre à Londres en 1968 de Malcom Muggeridge de la BBC, un journaliste anti-avortement partageant les valeurs de l'aile droite catholique, est déterminante. Ce dernier décide de faire la promotion de la religieuse qui découvre alors l'efficacité des médias de masse. En 1969, il réalise un film dithyrambique sur la missionnaire et il en fait la promotion en affirmant qu'on peut y voir le « premier miracle photographique », qu'il attribue à mère Teresa alors qu'il aurait dû l'attribuer à la nouvelle pellicule mise en marché par Kodak. S'ensuit de nombreux voyages pour la religieuse sur les cinq continents, de nombreux prix, dont le plus prestigieux, le Prix Nobel de la paix. Dans son discours de remerciements, au sujet des Bosniaques violées par des Serbes et désirant avorter,  elle dira : « I feel the greatest destroyer of peace today is abortion, because it is a direct war, a direct killing – direct murder by the mother herself. »


À la suite de son décès, le Vatican décide ne pas attendre les habituels cinq ans avant d'ouvrir le procès en béatification. Le miracle qu'on lui attribue est la guérison d'une femme, Monica Besra, souffrant d'une intense douleur à l'abdomen. L'application sur son abdomen d'une médaille bénite par mère Teresa l'aurait guérie, prétend cette femme. Pourtant, ses médecins sont d'avis contraire : le kyste ovarien et la tuberculose dont elle souffrait ont été guéris par les médicaments qu'ils lui ont administrés. Le Vatican conclut malgré tout au miracle. La popularité de mère Teresa était telle qu'elle en était devenue une intouchable pour la population, qui l'avait elle-même déclarée sainte. Pour le Vatican, quoi de mieux que la béatification, puis la canonisation « de ce modèle pour revitaliser l'Église et inspirer les fidèles surtout à l'heure où les églises se vident et l'autorité romaine décline », suggèrent les chercheurs.


L'effet positif du mythe de la mère Teresa

Malgré sa façon douteuse de prendre soin des malades en glorifiant leurs souffrances plutôt qu'en les soulageant, Serge Larivée et ses collègues soulignent l'effet positif du mythe de mère Teresa : « Si l'extraordinaire figure de mère Teresa transmise à l'imaginaire collectif a suscité des vocations d'humanitaires authentiquement engagés auprès de populations écrasées par la misère, on ne peut que s'en réjouir. »  « Il est fort probable qu'elle ait inspiré plusieurs travailleurs humanitaires dont les actions ont permis de soulager véritablement les souffrances des déshérités et de s'attaquer aux causes de la pauvreté et de l'isolement, et sans que ceux-ci soient portés aux nues par les médias, ajoute Serge Larivée. Malgré tout, il aurait été souhaitable que les médias qui ont couvert l'œuvre de mère Teresa fassent preuve de plus de rigueur », conclut-il.

http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/theologie-religions/20130221-mere-teresa-tout-sauf-une-sainte.html
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Re: Le vrai visage de la secte

Message  ROBERT. le Ven 18 Mar 2016, 11:06 am

Monique a écrit:
Mère Teresa : tout sauf une sainte...

Spoiler:
Serge Larivée, professeur à l'École de psychoéducation de l'Université de Montréal, et ses collègues Carole Sénéchal et Geneviève Chénard, dans le cadre d'un article scientifique qui sera publié dans l'édition de mars de la revue Studies in Religion/Sciences religieuses, présentent une analyse des écrits publiés sur mère Teresa qui déboulonne le mythe d'altruisme et de générosité accolé au personnage. À l'instar du journaliste et auteur Christopher Hitchens, abondamment cité dans leur analyse, ils concluent à la construction d'un personnage auréolé de sainteté - qui ne résiste toutefois pas à l'analyse des faits - et dont la béatification a été orchestrée par une efficace opération de relations médias.

« Alors que nous cherchions de la documentation sur le phénomène de l'altruisme dans le cadre d'un séminaire sur l'éthique, l'un de nous est tombé sur l'œuvre et la vie d'une des femmes les plus encensées par l'Église catholique et faisant aujourd'hui partie de notre imaginaire collectif : mère Teresa, de son vrai nom Agnes Gonxha, explique le professeur Larivée. La description qui en était faite était si dithyrambique que cela a piqué notre curiosité et nous a donné envie de pousser notre recherche plus loin. »

Les trois chercheurs ont donc répertorié 502 ouvrages consacrés à la vie et l'œuvre de mère Teresa. Après avoir éliminé 195 doublons, ils ont consulté 287 ouvrages pour mener à bien leur travail d'analyse, ce qui représente 96 % de la littérature sur la fondatrice de l'ordre des Missionnaire de la charité (MC).


Les faits déboulonnant le mythe de mère Teresa


Dans leur article, Serge Larivée et ses collègues font aussi état d'un certain nombre de problèmes dont le Vatican n'a pas tenu compte dans le processus de la béatification de mère Térésa, soit  « sa manière pour le moins discutable de soigner les malades; ses contacts politiques douteux; sa curieuse gestion des faramineuses sommes d'argent qu'elle a reçues et un dogmatisme excessif notamment à l'égard de l'avortement, de la contraception et du divorce. »


Les malades doivent souffrir comme le Christ sur la croix

Au moment de son décès, mère Teresa avait ouvert  517 missions accueillant les pauvres et les malades dans plus de 100 pays. Ces missions ont été qualifiées de mouroirs par des médecins ayant visité plusieurs de ces installations à Calcutta. Les deux tiers des personnes fréquentant ces missions espèrent y trouver un médecin pour être soignées et l'autre tiers agonise sans recevoir les soins appropriés. Les médecins y observent un important manque d'hygiène dans les locaux, voire de l'insalubrité, une rareté de soins réels, un régime alimentaire insuffisant et l'absence d'antidouleurs. Ce n'est pas un manque  d'argent qui est en cause – la Fondation mise sur pied par mère Teresa a amassé des centaines de millions de dollars – mais une conception particulière de la souffrance et de la mort : « Il y a quelque chose de très beau à voir les pauvres accepter leur sort, à le subir comme la passion du Christ. Le monde gagne beaucoup à leur souffrance », répond-t-elle aux reproches, rapporte le journaliste Christopher Hitchens.  Et pourtant, lorsque mère Teresa a eu besoin de soins palliatifs, c'est dans un hôpital américain ultramoderne qu'elle les a reçus.



Contact politique douteux et comptabilité obscure


Mère Teresa était très généreuse de ses prières, mais plutôt avare des millions de sa fondation au regard des souffrances de l'humanité. Lors des nombreuses inondations majeures en Inde ou lors de l'explosion d'une usine de pesticides à Bhopal, elle offre ses prières ou des médailles de la Sainte Vierge, mais aucune aide directe ou monétaire. Elle n'a pas non plus de scrupules à accepter la Légion d'honneur et une bourse de la part du régime dictatorial des Duvalier en Haïti. C'est par millions que l'argent transitait dans les divers comptes bancaires des MC, mais la plupart des comptes étaient tenus secrets, énumère Serge Larivée. Compte tenu du « caractère parcimonieux de la gestion des œuvres de mère Teresa, on peut se demander où sont passés les millions destinés aux plus pauvres parmi les pauvres ? » se questionnent les chercheurs.


Un excellent plan média vers la sainteté

Malgré tous ces faits troublants, comment mère Teresa a-t-elle pu réussir à se construire une image de sainteté et de bonté infinie? Selon les trois universitaires, la rencontre à Londres en 1968 de Malcom Muggeridge de la BBC, un journaliste anti-avortement partageant les valeurs de l'aile droite catholique, est déterminante. Ce dernier décide de faire la promotion de la religieuse qui découvre alors l'efficacité des médias de masse. En 1969, il réalise un film dithyrambique sur la missionnaire et il en fait la promotion en affirmant qu'on peut y voir le « premier miracle photographique », qu'il attribue à mère Teresa alors qu'il aurait dû l'attribuer à la nouvelle pellicule mise en marché par Kodak. S'ensuit de nombreux voyages pour la religieuse sur les cinq continents, de nombreux prix, dont le plus prestigieux, le Prix Nobel de la paix. Dans son discours de remerciements, au sujet des Bosniaques violées par des Serbes et désirant avorter,  elle dira : « I feel the greatest destroyer of peace today is abortion, because it is a direct war, a direct killing – direct murder by the mother herself. »


À la suite de son décès, le Vatican décide ne pas attendre les habituels cinq ans avant d'ouvrir le procès en béatification. Le miracle qu'on lui attribue est la guérison d'une femme, Monica Besra, souffrant d'une intense douleur à l'abdomen. L'application sur son abdomen d'une médaille bénite par mère Teresa l'aurait guérie, prétend cette femme. Pourtant, ses médecins sont d'avis contraire : le kyste ovarien et la tuberculose dont elle souffrait ont été guéris par les médicaments qu'ils lui ont administrés. Le Vatican conclut malgré tout au miracle. La popularité de mère Teresa était telle qu'elle en était devenue une intouchable pour la population, qui l'avait elle-même déclarée sainte. Pour le Vatican, quoi de mieux que la béatification, puis la canonisation « de ce modèle pour revitaliser l'Église et inspirer les fidèles surtout à l'heure où les églises se vident et l'autorité romaine décline », suggèrent les chercheurs.


L'effet positif du mythe de la mère Teresa

Malgré sa façon douteuse de prendre soin des malades en glorifiant leurs souffrances plutôt qu'en les soulageant, Serge Larivée et ses collègues soulignent l'effet positif du mythe de mère Teresa : « Si l'extraordinaire figure de mère Teresa transmise à l'imaginaire collectif a suscité des vocations d'humanitaires authentiquement engagés auprès de populations écrasées par la misère, on ne peut que s'en réjouir. »  « Il est fort probable qu'elle ait inspiré plusieurs travailleurs humanitaires dont les actions ont permis de soulager véritablement les souffrances des déshérités et de s'attaquer aux causes de la pauvreté et de l'isolement, et sans que ceux-ci soient portés aux nues par les médias, ajoute Serge Larivée. Malgré tout, il aurait été souhaitable que les médias qui ont couvert l'œuvre de mère Teresa fassent preuve de plus de rigueur », conclut-il.

http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/theologie-religions/20130221-mere-teresa-tout-sauf-une-sainte.html

Merci Monique pour cet excellent article qui déboulonne le mythe de "mère" Térésa.
.
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Re: Le vrai visage de la secte

Message  Roger Boivin le Ven 18 Mar 2016, 7:54 pm






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Re: Le vrai visage de la secte

Message  gabrielle le Sam 19 Mar 2016, 9:37 am

La ressemblance avec est frappante.
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Re: Le vrai visage de la secte

Message  ROBERT. le Sam 19 Mar 2016, 11:15 am

.
A ce que je vois, et surtout avec les 3 illustrations de Roger un peu plus haut, affraid

la secte, et ceux qui rôdent autour, deviennent de plus en plus identiques au diable !  

Les masques s'estompent et tombent de plus en plus.

Comme Notre-Seigneur le dit: C’est maintenant le jugement du monde, maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors.


(Évangile selon Saint Jean, XII, 31. Glaire.)
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