COMMENTAIRES DE SAINT JEAN CHRYSOSTÔME SUR LA DEUXIÈME ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

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Re: COMMENTAIRES DE SAINT JEAN CHRYSOSTÔME SUR LA DEUXIÈME ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

Message  ROBERT. le Mer 26 Oct 2016, 12:17 pm

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"SOIT, JE NE VOUS AI POINT ÉTÉ À CHARGE MOI-MÊME, MAIS ÉTANT ARTIFICIEUX,

J'AI USÉ D'ADRESSE POUR VOUS SURPRENDRE. MAIS ME SUIS-JE SERVI DE CEUX

QUE JE VOUS AI ENVOYÉS POUR BÉNÉFICIER SUR VOUS ?

J'AI PRIÉ TITE DE VOUS ALLER TROUVER, ET J'AI ENVOYÉ AVEC LUI UN DE NOS FRÈRES.

TITE  S'EST-IL ENRICHI À VOS DÉPENS ? N'AVONS-NOUS PAS SUIVI LE MÊME ESPRIT ?

N'AVONS-NOUS PAS MARCHÉ SUR LES MÊMES TRACES ?

(II Corinthiens XII, vv.16-21)



Par Saint Jean Chrysostôme.



Analyse.


1. Réponse de saint Paul à ceux qui pourraient lui objecter que, s'il n'a rien voulu recevoir par lui-même,
il a reçu par l’entremise de ses disciples.— Il en appelle, en ce qui concerne ses envoyés, au témoignage des Corinthiens eux-mêmes.
— Du zèle parfaitement désintéressé de l'Apôtre pour l'édification des fidèles.
— Comment il les réprimande; plus ses paroles sont sévères, plus, en môme temps, elles sont tempérées par l'affection.
2. L'orgueil envieux, cause principale de tous les dérèglements.
— La fornication n'est pas la seule impureté; toute espèce de péché souille l'âme.
— De là, la faiblesse des pécheurs qui perdent facilement contenance devant les hommes irréprochables.
— Achab, devant Élie; Hérode, devant saint Jean.
3. et 4. Le vice ne peut soutenir l'aspect de la vertu, il la redoute.




4. Avez-vous bien compris ce salaire de la danse ? Avez-vous bien compris ces dépouilles conquises par l'artifice du démon ? Ce n'est pas de la tête de Jean que je parle, mais de l'adultère. Il suffit de se rendre un compte exact de ce qui se passe, pour voir que ce trophée est dressé contre le roi; et maintenant celle qui a triomphé a été vaincue, le décapité a obtenu la couronne, et son nom a été proclamé; après sa mort, il n'en a que plus vivement secoué la conscience des criminels.  Nos paroles ne sont pas un vain bruit.


Interrogez Hérode lui-même; à peine eût-il appris les miracles de Jésus-Christ:  "C'est Jean, c'est lui-même qui est ressuscité", dit-il, "d'entre les morts; et c'est pour cela qu'il se fait, par lui, des miracles". (Matthieu XIV, 2) Ce qui prouve combien la terreur était vive et persistante en lui, et combien il ressentait d'angoisses; et nul n'était assez fort pour l'affranchir des terreurs de sa conscience; le juge incorruptible continuait à le suffoquer, à lui demander chaque jour l'expiation du meurtre. Donc, instruits de ces vérités, craignons…




SAINT JEAN CHRYSOSTÔME, ŒUVRES COMPLÈTES TRADUITES POUR LA PREMIÈRE FOIS
SOUS LA DIRECTION DE M. JEANNIN, licencié ès-lettres professeur de
Rhétorique au collège de l’Immaculée-Conception de Saint-Dizier. Bar-le-Duc. 1865,
Commentaires sur IIième Corinthiens, Tome X, pp.1-185. Guérin & Cie, éditeurs, 1865,  
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Re: COMMENTAIRES DE SAINT JEAN CHRYSOSTÔME SUR LA DEUXIÈME ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

Message  ROBERT. le Mer 26 Oct 2016, 12:20 pm

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"SOIT, JE NE VOUS AI POINT ÉTÉ À CHARGE MOI-MÊME, MAIS ÉTANT ARTIFICIEUX,

J'AI USÉ D'ADRESSE POUR VOUS SURPRENDRE. MAIS ME SUIS-JE SERVI DE CEUX

QUE JE VOUS AI ENVOYÉS POUR BÉNÉFICIER SUR VOUS ?

J'AI PRIÉ TITE DE VOUS ALLER TROUVER, ET J'AI ENVOYÉ AVEC LUI UN DE NOS FRÈRES.

TITE  S'EST-IL ENRICHI À VOS DÉPENS ? N'AVONS-NOUS PAS SUIVI LE MÊME ESPRIT ?

N'AVONS-NOUS PAS MARCHÉ SUR LES MÊMES TRACES ?

(II Corinthiens XII, vv.16-21)


Par Saint Jean Chrysostôme.



Analyse.


1. Réponse de saint Paul à ceux qui pourraient lui objecter que, s'il n'a rien voulu recevoir par lui-même,
il a reçu par l’entremise de ses disciples.— Il en appelle, en ce qui concerne ses envoyés, au témoignage des Corinthiens eux-mêmes.
— Du zèle parfaitement désintéressé de l'Apôtre pour l'édification des fidèles.
— Comment il les réprimande; plus ses paroles sont sévères, plus, en môme temps, elles sont tempérées par l'affection.
2. L'orgueil envieux, cause principale de tous les dérèglements.
— La fornication n'est pas la seule impureté; toute espèce de péché souille l'âme.
— De là, la faiblesse des pécheurs qui perdent facilement contenance devant les hommes irréprochables.
— Achab, devant Élie; Hérode, devant saint Jean.
3. et 4. Le vice ne peut soutenir l'aspect de la vertu, il la redoute.




4. (suite) Donc, instruits de ces vérités, craignons, non  pas de souffrir du mal, mais de commettre le mal: d'une part, c'est la victoire; de l'autre, la défaite. Voilà pourquoi Paul aussi disait: "Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt qu'on vous fasse du tort ? Mais vous faites du tort aux autres, vous les frustrez, et vous faites cela à vos frères". (I Corinthiens  VI, 7-8) C'est la patience dans les maux qui mérite les couronnes, les récompenses, la gloire.


C'est une vérité que manifeste la vie de tous les saints. Donc, puisque c'est ainsi que tous ont conquis leur couronne, ont conquis leur gloire, marchons, nous aussi, dans le même chemin; demandons, par nos prières, à ne pas entrer en tentation; si la tentation nous arrive, luttons avec énergie, avec courage, déployons l'ardeur qui convient à la vertu, afin d'obtenir les biens à venir, par la grâce et par la bonté de Notre-Seigneur Jésus-Christ, à qui appartient, comme au Père, comme au Saint-Esprit, la gloire, la puissance, l'honneur, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Les passages abondent où Paul montre…




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Message  ROBERT. le Jeu 27 Oct 2016, 11:52 am

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"VOICI LA TROISIÈME FOIS QUE JE ME DISPOSE À VOUS ALLER VOIR.

TOUT SE JUGERA SUR LE TÉMOIGNAGE DE DEUX OU TROIS TÉMOINS."

(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



Par Saint Jean Chrysostôme.




Analyse.


1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.




1. Les passages abondent où Paul montre, et sa sagesse, et l'ardeur de sa charité; c'est surtout ici que son cœur se révèle, que se fait voir sa chaleur dans les avertissements, son hésitation, sa répugnance à punir. Ce n'est pas du premier coup qu'il châtie les coupables, il les a avertis une fois, deux fois; et maintenant il ne se décide pas encore à punir les désobéissances, il les avertit une fois de plus par ces paroles, il leur dit: "Voici la troisième fois que je me dispose à vous aller voir"; avant de me rendre auprès de vous, je vous écris encore.


Ensuite ne voulant pas que cette hésitation de sa part produise le relâchement, il trouve encore, voyez, le moyen d'ajouter à la correction; il continue ses menaces , il frappe de nouveaux coups, il dit: "Si je viens encore une fois, je ne pardonnerai pas; et j'appréhende que je ne sois obligé d'en pleurer plusieurs". Cette conduite, ce langage, c'est pour imiter Notre-Seigneur, le Maître de toutes les créatures; car Dieu ne se lasse pas de menacer, souvent il avertit; mais on le voit bien moins souvent châtier et punir. C'est ce que fait Paul: voilà pourquoi il disait auparavant: "C'est pour vous épargner que je n'ai point voulu retourner à Corinthe". (II Corinthiens I, 23) Qu'est-ce que cela veut dire…




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Message  ROBERT. le Jeu 27 Oct 2016, 11:56 am

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"VOICI LA TROISIÈME FOIS QUE JE ME DISPOSE À VOUS ALLER VOIR.

TOUT SE JUGERA SUR LE TÉMOIGNAGE DE DEUX OU TROIS TÉMOINS."

(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)


Par Saint Jean Chrysostôme.




Analyse.

1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.



1. (suite)  Qu'est-ce que cela veut dire: C'est pour vous épargner ?" C'est-à-dire: J'avais peur de trouver en vous de pécheurs incorrigibles, j'avais peur d'être obligé de châtier, de punir. Ici, il exprime la même pensée de cette manière: "Voici la troisième fois que je me dispose à vous aller voir. Tout se jugera sur le témoignage de deux ou trois témoins". L'apôtre rapproche une parole qui est dans l'Écriture d'une autre qui n'y est pas; c'est ainsi qu'il dit ailleurs: "Celui qui s'unit à une prostituée, est un même corps avec elle; car ceux qui étaient deux, dit l'Écriture, ne seront plus qu'une chair". (I Corinthiens VI, 16)  


II est certain pourtant qu'il n'est question dans l'Écriture, que du mariage légitime; mais l'apôtre, tout en détournant ces paroles de leur véritable objet, les emploie d'une manière utile, afin d'inspirer à l'adultère plus de terreur. Il fait de même ici; ces témoins dont il parle ne sont autre chose que les visites et les menaces qu'il a faites aux Corinthiens


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Re: COMMENTAIRES DE SAINT JEAN CHRYSOSTÔME SUR LA DEUXIÈME ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

Message  ROBERT. le Jeu 27 Oct 2016, 11:59 am

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"VOICI LA TROISIÈME FOIS QUE JE ME DISPOSE À VOUS ALLER VOIR.

TOUT SE JUGERA SUR LE TÉMOIGNAGE DE DEUX OU TROIS TÉMOINS."

(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



Par Saint Jean Chrysostôme.




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1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.




1. (suite) Voici ce qu'il veut dire: Ce que je vous ai dit une fois, deux fois,, quand j'étais auprès de vous, je vous le répète en ce moment par lettres. Si vous m'écoutez, je n'ai plus rien à désirer; si vous ne m'écoutez pas, je serai forcé de tenir ma parole, et d'en venir aux châtiments. Aussi dit-il: "Je vous ai prévenus, et je vous préviens encore, au moment de vous aller voir; j'ai beau être loin de vous, je vous écris, à ceux qui ont péché auparavant, et à tous les autres, que, si je retourne auprès de vous, je ne pardonnerai pas (II Corinthiens XIII, 2)". Car si tout doit dépendre de deux ou trois témoins, si je vous ai visités à deux reprises, si je vous ai parlé, ce que je vous ai dit, je vous le répète encore maintenant dans ma lettre; [b]je serai donc désormais forcé de prouver la vérité de mes paroles. N'allez pas croire que mes…



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Message  ROBERT. le Ven 28 Oct 2016, 11:16 am

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"VOICI LA TROISIÈME FOIS QUE JE ME DISPOSE À VOUS ALLER VOIR.

TOUT SE JUGERA SUR LE TÉMOIGNAGE DE DEUX OU TROIS TÉMOINS."

(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



Par Saint Jean Chrysostôme.




Analyse.


1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.




1. (suite) N'allez pas croire que mes lettres ne vaillent pas ma présence; ce que je vous disais , moi présent , je vous l'écris en ce moment, avec tout autant d'autorité, loin de vous. Comprenez-vous cette sollicitude paternelle ? Comprenez-vous la sagesse, la prévoyance de l'apôtre ? Il ne garde pas le silence, il n'inflige pas non plus de punition, il accumule les avertissements, il se borne à menacer d'une manière constante, et il diffère le châtiment: ce n'est que, s'ils demeurent incorrigibles qu'il les menace d'en venir à la punition réelle.


Mais quel avertissement avez-vous donné de vive voix, et qu'écrivez-vous de loin ? "Si je retourne, je ne pardonnerai pas". il a commencé par montrer, qu'à moins d'être forcé, il ne peut se résoudre à cette rigueur; il a parlé des pleurs qu'il serait obligé de verser; il a parlé de son humiliation: "Et qu'ainsi Dieu ne m'humilie, lorsque je serai revenu chez vous, et que je ne sois obligé d'en pleurer plusieurs, qui ont déjà péché, et qui n'ont pas fait pénitence"; pour se justifier devant eux, il leur rappelle qu'il les a avertis une, fois, deux fois, trois fois, qu'il fait tout, qu'il emploie tous les moyens, pour repousser la nécessité dés châtiments, pour les rendre meilleurs en les effrayant par ses paroles; ce n'est qu'à la fin qu'il se sert de ces dures et menaçantes expressions: "Si je retourne , je ne pardonnerai pas". Il ne dit point: Je châtierai, je punirai, j'exigerai une réparation; il exprime encore d'une manière paternelle même la punition, il montre que ses entrailles se troublent, que son âme s'afflige avec leur âme, que c'est pour cette bonté dont ils sont l'objet qu'il a toujours différé de les punir. Mais il ne veut plus laisser croire qu’il se…




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Message  ROBERT. le Ven 28 Oct 2016, 11:25 am

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"VOICI LA TROISIÈME FOIS QUE JE ME DISPOSE À VOUS ALLER VOIR.

TOUT SE JUGERA SUR LE TÉMOIGNAGE DE DEUX OU TROIS TÉMOINS."

(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



Par Saint Jean Chrysostôme.




Analyse.


1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.




1. (suite) Mais il ne veut plus laisser croire qu’il se bornera encore à attendre, à menacer en paroles; voilà pourquoi il a dit d'abord:  "Tout se jugera sur le témoignage de deux ou trois témoins", et pourquoi il a ajouté: "Si je retourne, je ne pardonnerai pas". Ce qui revient à dire: Je n'hésiterai pas plus longtemps, si je vous trouve incorrigibles; (puisse ce malheur ne pas arriver !) je punirai, n'en doutez pas, et je tiendrai ma parole. Ensuite, il s'emporte, il s'irrite, il s'indigne contre ceux qui le représentent comme un homme faible, qui tournaient en dérision l'effet produit par sa personne, et qui disaient: "Lorsqu'il est présent, il paraît bas en sa personne, et méprisable en son discours" (II Corinthiens X, 10); c'est à eux qu'il adresse cette apostrophe: "Est-ce que vous voulez éprouver le Christ qui parle en moi ? (II Corinthiens XIII, 3) C'est un coup donné à ses détracteurs…



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Message  ROBERT. le Ven 28 Oct 2016, 11:29 am

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"VOICI LA TROISIÈME FOIS QUE JE ME DISPOSE À VOUS ALLER VOIR.

TOUT SE JUGERA SUR LE TÉMOIGNAGE DE DEUX OU TROIS TÉMOINS."

(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



Par Saint Jean Chrysostôme.




Analyse.


1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.




1. (suite) C'est un coup donné à ses détracteurs, et en même temps, pour les fidèles, un avertissement. Ce qui revient à dire: Puisque vous tenez à éprouver si le Christ habite en moi, et que vous me demandez des comptes, et que vous me tournez en ridicule comme un homme vil et méprisable, entièrement dépourvu de la force d'en-haut, vous saurez que nous n'en sommes pas dépourvu, à la première occasion que vous nous donnerez de vous la faire sentir, (puisse ce malheur ne pas arriver !) Eh quoi ? Répondez-moi: Tenez-vous à les châtier, parce qu'ils veulent faire une expérience ?


Nullement, répond l'apôtre; car si j'y eusse tenu, je les aurais châtiés à la première faute, je n'aurais pas attendu. Évidemment, ce n'est  pas là ce qu'il cherche, et ce qu'il dit plus loin le montre avec une suffisante clarté: "Je prie Dieu , que vous ne commettiez aucun mal, non afin que nous ne soyons pas mis à l'épreuve, mais afin que vous soyez vous-mêmes éprouvés, vous, et que nous n'ayons pas nous-mêmes l'occasion de nous montrer à l'épreuve". Donc ce qu'il dit ne signifie pas…




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Message  ROBERT. le Sam 29 Oct 2016, 12:53 pm

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(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



Par Saint Jean Chrysostôme.




Analyse.


1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.




2. Donc ce qu'il dit ne signifie pas qu'il tienne à en venir aux effets; c'est un cri de colère contre ceux qui le méprisaient. Quant à moi, dit-il, je ne désire pas vous faire faire cette expérience; mais si vous êtes cause que l'expérience se fait, si vous me provoquez, la réalité des faits vous instruira. Voyez encore ce qu'il y a de gravité dans, sa parole. Il ne dit pas: puisque vous voulez m'éprouver, mais,"éprouver le Christ qui parle en moi": il montre ainsi que c'est envers le Christ qu'ils ont péché.



Il ne dit pas
: le Christ qui habite en moi, mais, "qui parle en moi", montrant par là que ses paroles sont inspirées par l’Esprit. S'il n'en montre pas a force, s'il ne châtie pas encore, c'est qu'en cessant de parler de lui-même pour montrer le Christ, il rend ses menaces plus terribles; il ne fait pas preuve de faiblesse, il a la force pour lui, mais il prouve sa longanimité. Qu'on se garde bien d'imputer sa patience à faiblesse. Qu'y a-t-il d'étonnant à ce qu'il ne fonde pas…




SAINT JEAN CHRYSOSTÔME, ŒUVRES COMPLÈTES TRADUITES POUR LA PREMIÈRE FOIS
SOUS LA DIRECTION DE M. JEANNIN, licencié ès-lettres professeur de
Rhétorique au collège de l’Immaculée-Conception de Saint-Dizier. Bar-le-Duc. 1865,
Commentaires sur IIième Corinthiens, Tome X, pp.1-185. Guérin & Cie, éditeurs, 1865,  
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Re: COMMENTAIRES DE SAINT JEAN CHRYSOSTÔME SUR LA DEUXIÈME ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

Message  ROBERT. le Sam 29 Oct 2016, 12:59 pm

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"VOICI LA TROISIÈME FOIS QUE JE ME DISPOSE À VOUS ALLER VOIR.

TOUT SE JUGERA SUR LE TÉMOIGNAGE DE DEUX OU TROIS TÉMOINS."

(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



Par Saint Jean Chrysostôme.




Analyse.


1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.




2. (suite) Qu'y a-t-il d'étonnant à ce qu'il ne fonde pas sur les pécheurs, à ce qu'il ne les réduise pas sur-le-champ à lui faire réparation, à ce qu'il montre sa patience, sa longanimité, lorsque le Christ a supporté qu'on le mît en croix, et crucifié, n'a pas envoyé le châtiment ? Voilà pourquoi l'apôtre ajoute: "Qui n'est point faible devant vous, mais puissant parmi vous. Car encore qu'il ait été crucifié selon la faiblesse, il vit néanmoins par la vertu de Dieu (II Corinthiens XIII,4)".


Ces paroles sont fort obscures, et peuvent troubler les faibles. C'est pourquoi il est nécessaire de les expliquer, de préciser le sens es expressions qui présentent le plus d'obscurité, pour prévenir les scandales des esprits trop peu avancés. Que signifie donc le mot…




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Re: COMMENTAIRES DE SAINT JEAN CHRYSOSTÔME SUR LA DEUXIÈME ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

Message  ROBERT. le Sam 29 Oct 2016, 1:13 pm

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"VOICI LA TROISIÈME FOIS QUE JE ME DISPOSE À VOUS ALLER VOIR.

TOUT SE JUGERA SUR LE TÉMOIGNAGE DE DEUX OU TROIS TÉMOINS."

(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



Par Saint Jean Chrysostôme.




Analyse.


1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.




2. (suite) Que signifie donc le mot "Faiblesse", et quel sens l'apôtre y a-t-il attaché ? Voilà ce qu'il faut nécessairement comprendre. Un seul mot, eu effet, peut avoir bien des sens. On entend, par le mot grec dont le premier sens est faiblesse, astheneia, les maladies du corps: de là, dans l'Évangile: "Voyez, celui que vous aimez, asthenei, est faible, est malade, à propos de Lazare "  (Jean XI, 3-4); et Notre-Seigneur disait: "Cette maladie, astheneia, n'est pas mortelle"; et Paul, au sujet d'Epaphrodite: "Car il a été en effet malade, esthenese jusqu'à la mort, mais Dieu a eu pitié de lui" (Philippiens II, 27); et à propos de Timothée: "Usez d'un peu de vin à cause de votre estomac et de vos fréquentes indispositions, astheneias, faiblesses, maladies". (I Timothée V, 23) Toutes ces expressions marquent des maladies du corps. Maintenant le même mot indique…



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Re: COMMENTAIRES DE SAINT JEAN CHRYSOSTÔME SUR LA DEUXIÈME ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

Message  ROBERT. le Dim 30 Oct 2016, 1:20 pm

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"VOICI LA TROISIÈME FOIS QUE JE ME DISPOSE À VOUS ALLER VOIR.

TOUT SE JUGERA SUR LE TÉMOIGNAGE DE DEUX OU TROIS TÉMOINS."

(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



Par Saint Jean Chrysostôme.




Analyse.


1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.




2. (suite) Maintenant le même mot indique le manque de solidité dans la foi, l'imperfection, ce que la foi a d'incomplet. C'est ce que Paul marquait par ces paroles: "Recevez avec charité celui qui est faible dans la foi, sans contester avec lui "  et encore: "L'un croit qu'il lui est permis de manger de toutes choses, celui qui est faible ne mange que des légumes"  (Romains XIV, 1-2); faible, ici, veut dire faible dans la foi.


Voilà donc déjà deux sens du mot grec signifiant faiblesse, du mot astheneia a encore un troisième sens. Quel est-il ? Les persécutions, les menées insidieuses, les attaques, les tentations, les dangers mortels. C'est ce que l'apôtre montre en disant: "C'est pourquoi j'ai prié trois fois le Seigneur, et il m'a répondu: Ma grâce vous suffit, car ma puissance éclate dans la faiblesse".  (II Corinthiens XII, 8-9) Qu'est-ce que cela veut dire…




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Re: COMMENTAIRES DE SAINT JEAN CHRYSOSTÔME SUR LA DEUXIÈME ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

Message  ROBERT. le Dim 30 Oct 2016, 1:24 pm

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"VOICI LA TROISIÈME FOIS QUE JE ME DISPOSE À VOUS ALLER VOIR.

TOUT SE JUGERA SUR LE TÉMOIGNAGE DE DEUX OU TROIS TÉMOINS."

(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



Par Saint Jean Chrysostôme.




Analyse.


1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.




2. (suite) Qu'est-ce que cela veut dire: "Dans la faiblesse ?" Dans les persécutions, dans les dangers, dans les tentations, dans les trames perfides, dans les périls où la mort menace. C'est encore en ce sens que l'apôtre disait: "Ainsi je me complais dans la faiblesse". (II Corinthiens XII, 10) Et ensuite, expliquant de quelle faiblesse il parlait, il ne dit pas qu'il voulût faire entendre par là, soit quelque fièvre, soit quelque incertitude en ce qui concerne la foi; mais que dit-il ?  "Dans les outrages, dans les persécutions, dans les nécessités, dans les angoisses, dans les coups, dans les prisons, afin que la puissance de Jésus-Christ habite en moi. Car lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort": C'est-à-dire, c'est quand on me persécute, quand on me chasse, quand on veut me faire du mal, c'est alors que je suis fort, c'est alors  que je triomphe le plus, que j'ai la victoire sur ceux qui veulent me nuire, et je la dois à l'abondance de la grâce qui réside en moi. C'est dans le troisième sens que…



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Message  ROBERT. le Dim 30 Oct 2016, 1:27 pm

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"VOICI LA TROISIÈME FOIS QUE JE ME DISPOSE À VOUS ALLER VOIR.

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(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



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Analyse.


1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
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2. (suite) C'est dans le troisième sens que Paul emploie ici le mot faiblesse, et ce qu'il dit revient à ceci: Il veut, comme je l'ai déjà dit, ruiner ce qu'on affirmait de sa personne qui paraissait vile et méprisable à ces gens-là. Ce n'est pas assurément qu'il voulût se faire valoir, ni paraître ce qu'il était réellement, ni étaler la puissance qu'il avait de châtier et de punir; ce qui est si vrai, que c'était précisément pour cette raison qu'il passait pour méprisable.


Donc comme ces pensées où l'on était, produisaient un grand relâchement, l'engourdissement des esprits, empêchaient les repentirs, l'apôtre saisit une occasion favorable, s'exprime vigoureusement à ce sujet, et montre que ce n'est pas par faiblesse qu'il s'abstient, mais par longanimité. Ensuite, je l'ai déjà dit, cessant de parler de lui, il fait intervenir le Christ pour augmenter la terreur et grandir l'effet de la menace. Ce qu'il dit revient à ceci…




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Message  ROBERT. le Lun 31 Oct 2016, 12:13 pm

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(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



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1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.




2. (suite) Ce qu'il dit revient à ceci: Eh bien, supposez que j'agisse, que je soumette les pécheurs à des punitions, à des châtiments, est-ce que c'est moi qui inflige la punition, le châtiment ?  C'est celui qui habite en moi, le Christ lui-même. Si vous n'avez pas la foi sur ce point, si vous tenez à faire l'expérience, les œuvres réelles de celui qui habite en moi, vous apprendront vite la vérité: car il n'est point faible devant vous, mais il est puissant. Pourquoi l'apôtre a-t-il ajouté  "Devant vous", car le Christ est puissant partout ?


Il n'a qu'à vouloir pour châtier les infidèles, les démons, tout ce qu'il lui plait. Pourquoi donc cette addition ? C'est une parole très-incisive pour rappeler aux gens une expérience qu'ils ont déjà faite; ou peut-être Paul entend-il leur dire que la puissance de Jésus-Christ s'est assez montrée à eux pour qu'ils doivent se corriger. C'est ce qu'il exprimait ailleurs: "Qu'ai-je à faire de juger ceux qui sont dehors ?" (I Corinthiens  V, 12) Pour ceux qui sont dehors…




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Message  ROBERT. le Lun 31 Oct 2016, 12:17 pm

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(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



Par Saint Jean Chrysostôme.




Analyse.


1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
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3. Pour ceux qui sont dehors, dit l'apôtre, c'est au jour du jugement qu'ils s'entendront demander la réparation de leurs péchés; mais pour vous, c'est maintenant que vous la subirez, afin d'être affranchis de l'autre. Eh bien, cette pensée pleine d'une sollicitude qu'inspire l'affection paternelle, voyez comme il l'exprime d'une manière terrible et avec quelle passion: "Qui n'est point faible devant vous, mais puissant parmi vous. Car encore qu'il ait été crucifié, selon la faiblesse, il vit néanmoins par la vertu de Dieu".


Qu'est-ce à dire: "Encore qu'il ait été crucifié selon la faiblesse"? Quoiqu'il ait consenti, dit l'apôtre, à subir un supplice qui semble autoriser des soupçons de faiblesse, il n'y a rien en cela qui diminue sa puissance; elle subsiste inexpugnable, et ce qui semble une preuve réelle de faiblesse, ne lui a porté aucune atteinte; au contraire, c'est la preuve la plus éclatante de la force qui est en lui, qu'il ait pu supporter un pareil traitement sans que sa puissance en ait été amoindrie. Donc il ne faut pas que le mot de faiblesse…




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Re: COMMENTAIRES DE SAINT JEAN CHRYSOSTÔME SUR LA DEUXIÈME ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

Message  ROBERT. le Lun 31 Oct 2016, 12:20 pm

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(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



Par Saint Jean Chrysostôme.




Analyse.


1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
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3. (suite) Donc il ne faut pas que le mot de faiblesse vous trouble en effet, ailleurs encore, il dit: "La folie de Dieu est plus sage que l'homme, et la faiblesse de Dieu est plus forte que l'homme" (I Corinthiens I, 25); évidemment, il n'y a en Dieu ni folie ni faiblesse, mais c'est une allusion qu'il fait à la croix pour exprimer les idées des incrédules à ce sujet. Écoutez donc l'apôtre s'expliquant lui-même: "La parole de la croix est une folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui se sauvent, pour nous, c'est la puissance de Dieu" et encore: "Nous prêchons, nous, un Dieu crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les Grecs, le Christ qui est, pour ceux qui sont appelés ou Juifs ou Grecs, la puissance et la sagesse de Dieu" (I Corinthiens I, 18; 23-24); et encore: "L'homme animal ne reçoit pas les choses de l'esprit; car, pour lui, c'est folie". (I Corinthiens II, 14) Voyez-le partout exprimant les idées…



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Re: COMMENTAIRES DE SAINT JEAN CHRYSOSTÔME SUR LA DEUXIÈME ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

Message  ROBERT. le Mar 01 Nov 2016, 12:43 pm

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1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.




3. (suite) Voyez-le partout exprimant les idées: des infidèles qui regardent comme une folie, comme une faiblesse, l'acte de la croix. C'est de cette manière qu'ici encore il ne parle pas d'une faiblesse réelle, mais de ce qui était regardé comme une faiblesse par les infidèles. Il ne dit donc pas que celui qui fut mis en croix était un être faible; loin de nous cette pensée. Qu'il lui fut possible d'échapper à là croix, c'est ce qu'il a montré par tous les moyens, tantôt renversant ceux qui veulent le saisir, tantôt détournant les rayons du soleil, desséchant le figuier, aveuglant ceux qui l'approchent, opérant d'autres actes innombrables de sa puissance; que signifie donc ce que dit l'apôtre, "Selon la faiblesse"?  


C'est que si le Christ a été crucifié, s'il a supporté d'être victime des dangers et des haines (nous avons montré qu'aux dangers, aux attaques de la haine l'apôtre donne le nom d'astheneia,  de "faiblesse"), sa force pourtant n'en a reçu nulle atteinte.  Mais l'apôtre parlait ainsi pour…




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Re: COMMENTAIRES DE SAINT JEAN CHRYSOSTÔME SUR LA DEUXIÈME ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

Message  ROBERT. le Mar 01 Nov 2016, 12:47 pm

.
.  

"VOICI LA TROISIÈME FOIS QUE JE ME DISPOSE À VOUS ALLER VOIR.

TOUT SE JUGERA SUR LE TÉMOIGNAGE DE DEUX OU TROIS TÉMOINS."

(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



Par Saint Jean Chrysostôme.




Analyse.


1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.




3. (suite) Mais l'apôtre parlait ainsi pour s'approprier ce qui ressort de cet exemple. Comme on voyait que les apôtres persécutés, chassés, méprisés, ne songeaient ni à se défendre, ni à attaquer, Paul enseigne que ce n'est ni par faiblesse qu'ils supportent de pareils traitements, ni par impuissance de les écarter,  et il s'élève jusqu'au souverain Maître du monde pour en déduire sa démonstration; lui-même, dit-il, a été mis en croix, chargé de fers, a souffert d'innombrables douleurs, et il ne repoussait pas ses ennemis, il endurait tout, il supportait tous les traitements qui semblent des preuves de faiblesse, et par là il manifestait la force qui est en lui, puisque, tout en s'abstenant de repousser les attaques et de se venger, il n'a reçu absolument aucune atteinte. La croix n'a donc pas supprimé la vie, n'a pas mis obstacle à la résurrection, le Christ est ressuscité et il vit. Lorsqu'on vous parle de croix et de vie…



SAINT JEAN CHRYSOSTÔME, ŒUVRES COMPLÈTES TRADUITES POUR LA PREMIÈRE FOIS
SOUS LA DIRECTION DE M. JEANNIN, licencié ès-lettres professeur de
Rhétorique au collège de l’Immaculée-Conception de Saint-Dizier. Bar-le-Duc. 1865,
Commentaires sur IIième Corinthiens, Tome X, pp.1-185. Guérin & Cie, éditeurs, 1865,  
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Re: COMMENTAIRES DE SAINT JEAN CHRYSOSTÔME SUR LA DEUXIÈME ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

Message  ROBERT. le Mar 01 Nov 2016, 12:49 pm

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"VOICI LA TROISIÈME FOIS QUE JE ME DISPOSE À VOUS ALLER VOIR.

TOUT SE JUGERA SUR LE TÉMOIGNAGE DE DEUX OU TROIS TÉMOINS."

(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



Par Saint Jean Chrysostôme.




Analyse.


1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.




3. (suite) Lorsqu'on vous parle de croix et de vie, entendez cela de l'humanité de Jésus-Christ, car c'est le sujet de tout ce discours. Si l'apôtre dit: "Par la vertu de Dieu" (ce n'est pas que Jésus-Christ ne fut pas assez puissant pour revenir de lui-même à la vie quant à la chair; il n'aurait pas refusé de dire par la vertu du Père et du Fils. En disant:  "Par la vertu de  Dieu"), c'est de la vertu de Jésus-Christ qu'il parle. Ce qui prouve que c'est le Christ lui-même qui a ressuscité, qui a le pouvoir de ressusciter sa chair, écoutez: "Détruisez ce a temple, et je le rétablirai en trois jours". (Jean, II, 19)


S'il dit que tout ce qui lui appartient, appartient à son Père, ne vous troublez pas: "Car tout ce qui appartient à mon  Père est à moi", dit-il (Jean  XVI, 15); et encore: "Tout ce qui est à moi est à vous, et tout ce qui est à vous est à moi". (Jean  XVII, 10) Donc, dit l'apôtre, de même que ce Dieu crucifié n'a reçu aucune atteinte, de même ne souffrons-nous aucun mal, nous que l'on persécute, nous à qui l'on fait la guerre. Voilà pourquoi Paul ajoute: Nous sommes faibles aussi avec lui, mais nous vivrons avec lui par la vertu de Dieu". Que veut dire…




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Re: COMMENTAIRES DE SAINT JEAN CHRYSOSTÔME SUR LA DEUXIÈME ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

Message  ROBERT. le Mer 02 Nov 2016, 11:17 am

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"VOICI LA TROISIÈME FOIS QUE JE ME DISPOSE À VOUS ALLER VOIR.

TOUT SE JUGERA SUR LE TÉMOIGNAGE DE DEUX OU TROIS TÉMOINS."

(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



Par Saint Jean Chrysostôme.




Analyse.


1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.




3. (suite) Que veut dire: "Nous sommes faibles avec lui"? Nous sommes persécutés, chassés, nous souffrons les maux les plus rigoureux. Mais que signifie: "Avec lui" ? Par la prédication, dit-il, et par la foi en lui. Que si nous endurons des choses sinistres, des afflictions à cause de lui, il est évident que nous devons aussi être heureux avec lui; voilà pourquoi Paul a ajouté: "Mais nous sommes sauvés avec lui par la vertu de Dieu. Examinez-vous vous-mêmes. pour voir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas vous-mêmes que Jésus-Christ est en vous, si ce n'est que vous soyez déchus ? Mais j'espère que vous reconnaîtrez que nous, nous ne sommes pas déchus (II Corinthiens XIII, 5-6)". En effet, après leur avoir dit que…



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Re: COMMENTAIRES DE SAINT JEAN CHRYSOSTÔME SUR LA DEUXIÈME ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

Message  ROBERT. le Mer 02 Nov 2016, 11:20 am

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"VOICI LA TROISIÈME FOIS QUE JE ME DISPOSE À VOUS ALLER VOIR.

TOUT SE JUGERA SUR LE TÉMOIGNAGE DE DEUX OU TROIS TÉMOINS."

(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



Par Saint Jean Chrysostôme.




Analyse.


1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.




3. (suite) En effet, après leur avoir dit que, s'il ne les traite pas sévèrement, ce n'est pas qu'il ne porte pas le Christ en lui, mais c'est qu'il veut imiter la longanimité du Christ crucifié, du Dieu qui ne se défend point; il s'y prend encore d'une autre manière pour arriver au même but; il trouve dans les disciples une preuve encore plus forte à l'appui de son discours. Mais est-il nécessaire de vous parler de moi, d'un maître chargé, dit-il, de tant de soins, à qui la terre entière a été confiée, et qui a donné tant de signes de sa mission ? Vous n'avez, vous, simples disciples, qu'à vous examiner vous-mêmes, vous verrez que même en vous réside le Christ; s'il réside en vous, à bien plus forte raison réside-t-il dans le maître.


Oui, si vous avez la foi, le Christ est aussi en vous. Car ceux qui avaient la foi faisaient des miracles alors. Voilà pourquoi Paul ajoute: "Examinez-vous vous-mêmes, éprouvez-vous vous-mêmes, pour voir si vous êtes dans la foi. Ne reconnaissez-vous pas vous-mêmes que Jésus-Christ est en vous, si ce n'est que vous soyez déchus ?" Or, s'il est en vous, à bien plus forte raison est-il dans le Maître. Quant à moi, il me semble parler ici de la foi qui fait des miracles. Car, dit-il, si vous avez cette foi , le Christ est en vous, "si ce n'est que vous soyez déchus". Voyez-vous comme il prend de nouveau…




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Message  ROBERT. le Mer 02 Nov 2016, 11:24 am

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"VOICI LA TROISIÈME FOIS QUE JE ME DISPOSE À VOUS ALLER VOIR.

TOUT SE JUGERA SUR LE TÉMOIGNAGE DE DEUX OU TROIS TÉMOINS."

(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



Par Saint Jean Chrysostôme.




Analyse.


1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.




3. (suite) En effet, après leur avoir dit que, s'il ne les traite pas sévèrement, ce n'est pas qu'il ne porte pas le Christ en lui, mais c'est qu'il veut imiter la longanimité du Christ crucifié, du Dieu qui ne se défend point; il s'y prend encore d'une autre manière pour arriver au même but; il trouve dans les disciples une preuve encore plus forte à l'appui de son discours. Mais est-il nécessaire de vous parler de moi, d'un maître chargé, dit-il, de tant de soins, à qui la terre entière a été confiée, et qui a donné tant de signes de sa mission ? Vous n'avez, vous, simples disciples, qu'à vous examiner vous-mêmes, vous verrez que même en vous réside le Christ; s'il réside en vous, à bien plus forte raison réside-t-il dans le maître.


Oui, si vous avez la foi, le Christ est aussi en vous. Car ceux qui avaient la foi faisaient des miracles alors. Voilà pourquoi Paul ajoute: "Examinez-vous vous-mêmes, éprouvez-vous vous-mêmes, pour voir si vous êtes dans la foi. Ne reconnaissez-vous pas vous-mêmes que Jésus-Christ est en vous, si ce n'est que vous soyez déchus ?" Or, s'il est en vous, à bien plus forte raison est-il dans le Maître. Quant à moi, il me semble parler ici de la foi qui fait des miracles. Car, dit-il, si vous avez cette foi , le Christ est en vous, "si ce n'est que vous soyez déchus". Voyez-vous comme il prend de nouveau…




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Re: COMMENTAIRES DE SAINT JEAN CHRYSOSTÔME SUR LA DEUXIÈME ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

Message  ROBERT. le Jeu 03 Nov 2016, 10:35 am

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TOUT SE JUGERA SUR LE TÉMOIGNAGE DE DEUX OU TROIS TÉMOINS."

(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



Par Saint Jean Chrysostôme.




Analyse.


1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.




4. Voyez-vous comme il prend de nouveau un accent terrible, comme il leur montre victorieusement que le Christ est en lui ? L'apôtre me semble ici faire allusion à leur conduite. En effet, la foi ne suffisant pas pour attirer la vertu active de l'Esprit, et lui leur disant, si vous êtes dans la foi, vous avez le Christ en vous, comme il arrivait que plusieurs n'avaient pas cette vertu active, quoiqu'ils eussent la foi, il leur dit résolument: "Si ce n'est que vous soyez déchus", si ce n'est que vos mœurs soient corrompues. "Mais j'espère que vous reconnaîtrez que nous, nous ne sommes pas déchus".


La suite naturelle des idées était, si vous êtes déchus, nous ne le sommes pas, nous; ce n'est pas ainsi que Paul s'exprime; il ne veut pas les frapper durement; il s'enveloppe d'obscurité; il ne veut ni découvrir au grand jour sa pensée, en disant: vous êtes déchus; ni procéder par interrogation, en disant: seriez-vous déchus ? il glisse tout en indiquant sa pensée d'une manière obscure: "Mais j'espère que vous reconnaîtrez que nous, nous ne sommes pas déchus". Il y a encore ici une menace sévère…




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Message  ROBERT. le Jeu 03 Nov 2016, 10:37 am

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TOUT SE JUGERA SUR LE TÉMOIGNAGE DE DEUX OU TROIS TÉMOINS."

(II Corinthiens XIII, vv.1- 9)



Par Saint Jean Chrysostôme.




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1. De la répugnance de saint Paul à punir; de la sainte chaleur avec laquelle il multiplie les avertissements.
2. Sur le Christ crucifié, selon la faiblesse, et vivant par la vertu de Dieu.
— De la faiblesse et de ses diverses espèces; différents sens du mot grec qui l'exprime.
3. Les apôtres, à l'imitation de Jésus-Christ, acceptent les souffrances, non par faiblesse, mais par la grâce et par la force d'en-haut.
—  De la puissance qui se manifeste en supportant les traitements mêmes qui semblent témoigner de la faiblesse.
4. et 5. La foi ne suffit pas pour mériter les dons de l'Esprit; il faut y joindre les bonnes mœurs.
— Admirable patience et charité de saint Paul; ses prières à Dieu, non seulement pour être dispensé de punir, mais pour que la conduite
des fidèles soi pure de tout péché; affection paternelle de l'apôtre pour ses disciples.
— Combien il était exempt de vaine gloire. —  De la véritable gloire; moyens de l'acquérir.




4. (suite) Il y a encore ici une menace sévère, un accent terrible. Puisque vous tenez maintenant, dit-il, à ce que le châtiment exercé contre vous, vous serve de preuve, nous ne serons pas embarrassés pour vous faire la démonstration. Mais l'apôtre s'exprime avec plus d'autorité et d'une manière plus menaçante: "Mais j'espère que vous reconnaîtrez que nous, nous ne sommes pas déchus". Vous ne devriez pas, dit-il, avoir besoin de cette expérience pour savoir ce que nous sommes, pour savoir que nous portons le Christ parlant et agissant en nous; mais puisque vous tenez à faire une expérience par la réalité des faits, vous apprendrez que nous ne sommes pas déchus. Ensuite, quand il a bien proféré…




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