Noël 2015

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Message  gabrielle le Ven 25 Déc 2015, 6:59 am

FÊTE   DE   NOËL

SERMON SUR LA NATIVITÉ DE JÉSUS-CHRIST.
 
La grâce de Dieu notre Sauveur s'est manifestée à tous les hommes pour notre instruction, afin que. renonçant à l'impiété et aux convoitises du monde, nous vivions dans ce siècle selon les règles de la tempérance, de la justice et de la piété, attendant le bonheur qui est le terme de notre espérance. (Dans l’Epitre à Tite, chap. II, 11-13.)


Bourdaloue a écrit:Premier point. — Obstacles du salut dont un Dieu-Homme, et naissant parmi les hommes, nous apprend à nous dégager. Ces obstacles sont les biens du monde, les honneurs du monde, les plaisirs du monde et l'attachement que nous y avons : je dis l'attachement que nous y avons, et c'est cet attachement que l'Apôtre appelle convoitises du siècle et désirs sensuels. L'expérience de tous les temps n'a fait que trop voir de combien de crimes ces malheureuses convoitises ont été la source, et combien d'âmes elles ont damnées, combien elles en damnent tous les jours. Or, c'est ce que le Fils de Dieu, dès sa naissance, nous apprend à retrancher de nos cœurs ; et c'est pour nous y porter avec plus d'efficace et plus de force, qu'il commence par nous en donner lui-même l'exemple le plus touchant.

En quel état naît-il? dans un état de pauvreté, dans un état d'humiliation, dans un état de souffrance et de mortification. Lisons sur cela l'Évangile : tout y est remarquable. Pauvreté : la mère, qui se voit proche de son terme, cherche un lieu convenable pour se retirer ; mais son extrême indigence la fait refuser partout ; il ne lui reste qu'une étable : quelle demeure pour un Dieu et pour une mère de Dieu ! Quoi qu'il en soit, c'est là que Marie met au monde le Sauveur et le Roi du monde; c'est là qu'il commence à paraître. Le lit où il repose, c'est la paille; son berceau, c'est une crèche ; ses vêtements, ce sont de misérables langes ; voilà son palais; voilà tous ses trésors, Humiliation : hors quelques pasteurs qui viennent lui rendre leurs hommages, nul ne le connaît, ni ne pense à lui.

A la naissance des princes, la joie éclate de toutes parts, on célèbre leur nom ; les peuples, par des feux, des acclamations publiques, leur applaudissent: mais à l'égard de ce Dieu naissant, tout est dans le plus profond silence ; il est dans le monde comme s'il n'y était pas. Souffrance et mortification ; dans les ténèbres d'une nuit obscure, et au milieu de la plus rigoureuse saison, il se trouve exposé à toutes les injures du temps. Quel soulagement peut-il recevoir de Joseph et de Marie? toutes choses leur manquent, et ils n'ont point d'autres secours à lui donner que de s'attendrir à ses cris et de compatir à ses douleurs.

Est-ce donc ainsi que devait naître le libérateur d'Israël, le rédempteur des hommes, l'envoyé de Dieu ? Est-ce ainsi que la Synagogue l'attendait? Bien loin de cela, elle se promettait un Messie puissant selon le monde, grand selon le monde, comblé de tout le bonheur et de toute la gloire du monde : fausse espérance dont les Juifs s'étaient laissé prévenir. Mais ce n'est point là le plan que Dieu , dans le conseil de sa sagesse éternelle, s'était formé pour l'ouvrage de notre rédemption et pour son accomplissement ; il nous fallait un Sauveur qui nous enseignât la science du salut, et qui d'abord nous apprît à en lever tous les obstacles; qui, dis-je, nous l'apprît encore plus par ses exemples que par ses paroles, puisque les paroles sans les exemples perdent infiniment de leur vertu, et ne font pas, à beaucoup près, la même impression.

Par conséquent il nous fallait un Sauveur tel que nous l'avons, et tel qu'il se présente à nos yeux : un Sauveur pauvre, un Sauveur abject et humilié, un Sauveur souffrant et pénitent : pourquoi ? afin qu'il pût nous dire avec plus d'autorité et d'une manière plus persuasive ce qu'il nous dit en effet de sa crèche : Malheur à vous, riches !  non point précisément parce que vous êtes riches, mais parce que, vous confiant dans ces richesses périssables que vous aimez, vous ne pensez point à ce souverain bien, à ce bien éternel que je viens vous promettre, et qui seul est digne de vos soins. Malheur à vous qui, pour vous élever et vous agrandir sur la terre, ambitionnez les premiers rangs et voulez occuper les premières places ! non point précisément que ce soit un crime de devenir grand et d'être grand ; mais parce qu'éblouis de cette grandeur humaine et passagère dont vous êtes si jaloux, vous oubliez la véritable grandeur où vous devez sans cesse aspirer, et qui est la gloire céleste et immortelle. Malheur à vous qui vous réjouissez et qui trouvez votre consolation en cette vie  !  non point précisément que toute joie et toute consolation vous soit défendue, car il y en a d'innocentes et même de saintes; mais parce qu'enivrés des plaisirs sensuels qui vous corrompent, vous ne portez jamais vos vues vers la suprême béatitude où vous êtes appelés, et que vous ne prenez nulles mesures pour l'obtenir.

Solides enseignements du divin Maître qui, pour nous faire marcher avec plus d'assurance dans les voies du salut, nous en découvre les écueils. Il nous parle; mais l'entendons-nous? Voulons-nous l'entendre?  Renoncer au monde, aux prospérités du monde, aux grandeurs du monde, au bonheur du monde: y renoncer, sinon d'effet, au moins de cœur, quel langage pour des mondains! Mais c'est le langage de Jésus-Christ, c'est son Évangile. Nous trompe-t-il? veut-il nous tromper? Raisonnons comme il nous plaira : il faut, ou suivre ce guide qui vient nous conduire, et qui est la voie même, la vérité, la vie ; ou vivre et mourir dans un funeste égarement qui nous mène à la perdition.

Second point. — Œuvres du salut qu'un Dieu-Homme, et naissant parmi les hommes, nous apprend à pratiquer. l'Apôtre nous les a marquées dans ces paroles : Afin que nous vivions selon les règles de la tempérance, de la justice et de la piété. Œuvres, suivant l'explication de saint Bernard, œuvres de tempérance et d'une modération chrétienne par rapport à nous-mêmes, œuvres de justice et d'une charité chrétienne par rapport au prochain, œuvres de religion et d'une piété chrétienne par rapport à Dieu.

1° Œuvres de tempérance et d'une modération chrétienne par rapport à nous-mêmes. Ce devoir se réduit aux saintes violences qu'il en coûte pour se maintenir dans l'ordre et se bien gouverner en toutes choses ; pour garder une conduite toujours sage, droite, pure et régulière, selon la raison et selon l'esprit du christianisme. Car dans l'usage de la vie, combien y a-t-il pour cela de combats à livrer contre ses propres inclinations et ses propres sentiments? combien de vivacités à réprimer, combien de mouvements impétueux à arrêter, combien de jugements particuliers à soumettre et à déposer, combien de répugnances à vaincre, de volontés à rompre, combien d'efforts à faire, soit pour agir, soit pour s'abstenir et pour souffrir? en un mot, combien de fois et sur combien de sujets faut-il, non-seulement renoncer au monde et à tous les objets extérieurs et sensibles, mais s'immoler soi-même, mais se dépouiller de soi-même, mais se renoncer soi-même ? Sans cela, bien loin de pouvoir posséder son âme et de savoir se régler, à quoi souvent ne s'échappe-t-on pas? à quelles extrémités ne se porte-t-on pas? en combien de rencontres ne s'oublie-t-on pas ?

Guerre évangélique dont cet enfant à qui nous rendons nos hommages comme à notre Dieu, et que nous adorons dans l'étable, lève, pour ainsi parler, aujourd'hui l'étendard ; guerre qu'il vient allumer sur la terre , et qu'il propose à tous ses disciples, ne les reconnaissant pour être à lui que par le renoncement à eux-mêmes ; guerre qui réforme tout l'homme , qui le tient continuellement en bride, qui redresse ses caprices, ses légèretés, ses humeurs; qui le garantit de tous les excès où l'ardeur de ses passions pourrait l'entraîner ; qui l'établit et l'affermit inébranlablement dans cette sobriété, pour user du terme de saint Paul, dans ce tempérament et ce milieu où réside la sagesse, et où les maîtres de la morale font consister la vertu ; guerre difficile, il est vrai ; mais il y va du salut. Or un Dieu descendu de sa gloire, un Dieu fait chair et sujet à toutes nos infirmités, un Dieu né dans la misère et anéanti pour ce salut même dont le soin nous est confié, ne nous donne-t-il pas assez à entendre quelle en est l'importance, et que, dans une affaire d'une telle conséquence, il n'y a rien à ménager?

2° Œuvres de justice et d'une charité chrétienne par rapport au prochain. De justice : rendant à chacun ce qui lui est dû, et ne refusant rien à personne de tout ce qui lui appartient. De charité : ajoutant au devoir la bonne volonté, l'inclination à faire du bien, le désir d'obliger et de faire des grâces, la patience dans les injures, et une prompte disposition à pardonner. Contemplons notre modèle, et observons-y tous ces traits, pour les former en nous et pour les imiter. Il naît , ce roi du monde, et il naît dans l'exercice actuel de la justice la plus exacte, par l'hommage qu'il rend aux puissances du siècle, quoique païennes et ennemies de sa loi.

Si Marie, toute enceinte qu'elle était, a quitté Nazareth et s'est transportée à Bethléem, c'est pour se soumettre à l'édit d'Auguste César , qui ordonne qu'on dresse un état de l'empire, et que tous sans exception aillent se faire inscrire, chacun dans la ville dont il est originaire : voilà pourquoi cette mère vierge s'expose , elle et l'enfant qu'elle porte, à toutes les fatigues d'un pénible voyage, et aux rudes épreuves qu'elle a à soutenir dans une bourgade où elle est regardée et traitée comme étrangère. Elle obéit, elle pratique par avance et fait pratiquer à son Fils cette grande maxime qu'il doit un jour prêcher lui-même : Rendez à César ce qui est à César  ; tant les droits du prochain sont inviolables, et tant devons-nous les respecter, de quelque nature qu'ils soient et en qui que ce puisse être.

Ce n'est pas tout : il naît cet aimable et adorable Sauveur, et c'est par un effet de la charité la plus ardente et la plus désintéressée, c'est pour nous délivrer de la mort c'est pour nous combler de ses biens, nous, indignes et viles créatures, nous pécheurs et ennemis de son Père. Comptons après cela le peu que nous faisons pour nos frères ; car qu'est-ce que notre charité, et en quoi se montre-t-elle? où sont ses largesses? où sont ses soins prévenants et bienfaisants? Que donne-t-elle ? que supporte-t-elle ? que remet-elle? Toutefois un des caractères les plus marqués du christianisme, et par conséquent une des vertus les plus nécessaires au salut, c'est la charité.

3° Œuvres de religion et d'une piété chrétienne par rapport à Dieu. Voilà le point capital, et c'est là que tout doit tendre : c'est, dis-je, à la gloire et au culte de Dieu. Aussi est-ce l'essentielle et dernière fin de l'avènement du médiateur qui nous est né. En entrant dans le monde, que dit-il au Père tout-puissant qui l'envoie? Écoutons l'Apôtre, et voyons comme il le fait parler : Vous n'avez pas voulu, Seigneur, du sang des taureaux et des boucs ; vous ne vous êtes point contenté de ces oblations et de ces victimes ; mais vous m'avez formé un corps; et dans ce corps me voici, mon Dieu, je viens faire votre volonté, selon qu’il est écrit de moi . C'est par la transgression de cette volonté divine que votre gloire a été blessée, et je viens la réparer ; je viens vous honorer, autant que le mérite votre être suprême.

Ainsi, en effet, vient-il glorifier le Dieu vivant, ce Fils unique de Dieu ; il s'abaisse à tout pour cela, il se soumet à tout; mais nous, ce même Dieu à qui nous assujettit une dépendance encore plus naturelle et plus entière, en quoi le glorifions-nous ?est-ce dans nos sentiments, est-ce dans nos paroles, est-ce dans nos actions? quels actes de religion, quels exercices de piété pratiquons-nous ? ou, si nous les pratiquons, comment les pratiquons-nous ? Devoirs indispensables, mais qu'on abandonne absolument, ou dont on ne s'acquitte qu'imparfaitement; on s'en fait une gêne, une servitude, un fardeau. A qui donc offrons-nous notre encens? à qui le devons-nous? et s'il nous est enjoint de rendre au monde ce qui appartient au monde, nous est-il moins étroitement ordonné de rendre à Dieu ce qui appartient à Dieu? Or ce qui appartient à Dieu, c'est l'honneur ; et l'honneur de Dieu, c'est que nous le servions, que nous l'adorions, que nous observions sa loi, que nous révérions ses mystères, que nous soyons assidus à chanter ses louanges, à célébrer ses grandeurs, à invoquer son nom, à entendre sa parole,(…) à fuir tout le mal qu'il nous défend , et à ne rien omettre de tout le bien qu'il nous commande. Reprenons tout ce discours, et concluons. Nous avons appris de Jésus-Christ naissant la science du salut, ou nous avons dû l'apprendre ; nous savons quels sont les obstacles du salut, quelles sont les œuvres du salut. Joignons à ces connaissances la pratique : c'est tout ce qui manque à l'ouvrage de notre rédemption, qu'il ne tient qu'à nous, avec la grâce du Sauveur, d'achever et de consommer.

Un Joyeux et saint Noël à tous les catholiques fidèles.

PS: Benjamin est le premier, sur TD, à avoir vue sa gloire, ( décalage horaire) veinard!
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Message  Arthur le Ven 25 Déc 2015, 8:01 am

Joyeux et saint Noël à vous Gabrielle et à tous les fidèles catholiques.

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Message  Monique le Ven 25 Déc 2015, 8:13 am

Joyeux et saint Noël à tous nos frères et soeurs dans la foi.
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Message  ROBERT. le Ven 25 Déc 2015, 10:17 am

gabrielle a écrit:
FÊTE   DE   NOËL

SERMON SUR LA NATIVITÉ DE JÉSUS-CHRIST.

La grâce de Dieu notre Sauveur s'est manifestée à tous les hommes pour notre instruction, afin que. renonçant à l'impiété et aux convoitises du monde, nous vivions dans ce siècle selon les règles de la tempérance, de la justice et de la piété, attendant le bonheur qui est le terme de notre espérance. (Dans l’Epitre à Tite, chap. II, 11-13.)


Bourdaloue a écrit:

Premier point. — Obstacles du salut dont un Dieu-Homme, et naissant parmi les hommes, nous apprend à nous dégager.



Quel soulagement peut-il recevoir de Joseph et de Marie ? (…) ils n'ont point d'autres secours à lui donner que de s'attendrir à ses cris et de compatir à ses douleurs.


il nous fallait un Sauveur tel que nous l'avons, et tel qu'il se présente à nos yeux : un Sauveur pauvre, un Sauveur abject et humilié, un Sauveur souffrant et pénitent



Second point. — Œuvres du salut qu'un Dieu-Homme, et naissant parmi les hommes, nous apprend à pratiquer.



1° Œuvres de tempérance et d'une modération chrétienne par rapport à nous-mêmes.



Guerre évangélique dont cet enfant à qui nous rendons nos hommages comme à notre Dieu, et que nous adorons dans l'étable  


[guerre] qui l'établit et l'affermit inébranlablement dans cette sobriété, pour user du terme de saint Paul, dans ce tempérament et ce milieu où réside la sagesse, et où les maîtres de la morale font consister la vertu ; guerre difficile, il est vrai ; mais il y va du salut.


2° Œuvres de justice et d'une charité chrétienne par rapport au prochain. De justice : rendant à chacun ce qui lui est dû, et ne refusant rien à personne de tout ce qui lui appartient. De charité : ajoutant au devoir la bonne volonté, l'inclination à faire du bien, le désir d'obliger et de faire des grâces, la patience dans les injures, et une prompte disposition à pardonner.


[Marie] obéit, elle pratique par avance et fait pratiquer à son Fils cette grande maxime qu'il doit un jour prêcher lui-même : Rendez à César ce qui est à César  


un des caractères les plus marqués du christianisme, et par conséquent une des vertus les plus nécessaires au salut, c'est la charité.



3° Œuvres de religion et d'une piété chrétienne par rapport à Dieu. Voilà le point capital, et c'est là que tout doit tendre vous [Père Éternel] m'avez formé un corps; et dans ce corps me voici, mon Dieu, je viens faire votre volonté, selon qu’il est écrit de moi .


Devoirs indispensables, mais qu'on abandonne absolument, ou dont on ne s'acquitte qu'imparfaitement; on s'en fait une gêne, une servitude, un fardeau.


ce qui appartient à Dieu, c'est l'honneur; et l'honneur de Dieu, c'est que nous le servions, que nous l'adorions, que nous observions sa loi, que nous révérions ses mystères, que nous soyons assidus à chanter ses louanges, à célébrer ses grandeurs, à invoquer son nom, à entendre sa parole, (…) à fuir tout le mal qu'il nous défend , et à ne rien omettre de tout le bien qu'il nous commande. Joignons à ces connaissances la pratique : c'est tout ce qui manque à l'ouvrage de notre rédemption, qu'il ne tient qu'à nous, avec la grâce du Sauveur, d'achever et de consommer.

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Message  ROBERT. le Ven 25 Déc 2015, 10:23 am

gabrielle a écrit:Un Joyeux et saint Noël à tous les  catholiques fidèles.

Arthur a écrit:Joyeux et saint Noël à vous Gabrielle et à tous les fidèles catholiques.

Monique a écrit:Joyeux et saint Noël à tous nos frères et soeurs dans la foi.

Je me fais l'écho de tous les intervenants de TD, en souhaitant un Saint Noël à tous les catholiques fidèles.
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Message  ROBERT. le Ven 25 Déc 2015, 10:34 am

gabrielle a écrit: PS: Benjamin est le premier, sur TD, à avoir vue sa gloire, ( décalage horaire) veinard!

Différentes possibilités s'offrent alors aux Québécois:

1° On déménage tous en France.

2° Benjamin déménage au Québec.

Statu quo.
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Message  ROBERT. le Ven 25 Déc 2015, 11:18 am

gabrielle a écrit: PS: Benjamin est le premier, sur TD, à avoir vue sa gloire, ( décalage horaire) veinard!

Aujourd'hui, par les yeux de la Foi, j'ai vu Sa gloire.

Demain, je Le verrai face-à-face...
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Message  Benjamin le Ven 25 Déc 2015, 11:36 am



Joyeux et Saint Noël à vous tous.

ROBERT. a écrit:
gabrielle a écrit: PS: Benjamin est le premier, sur TD, à avoir vue sa gloire, ( décalage horaire) veinard!

Différentes possibilités s'offrent alors aux Québécois:

1° On déménage tous en France.

2° Benjamin déménage au Québec.

Statu quo.

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Message  Roger Boivin le Ven 25 Déc 2015, 11:49 am


A la fin du monde, je ne sais pas s' ils vont bénificier du décalage horaire en France !  Noël 2015 528196



Joyeux Noël à tous nos chers amis dans la foi !
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Message  ROBERT. le Ven 25 Déc 2015, 12:04 pm

Roger Boivin a écrit:
A la fin du monde, je ne sais pas s' ils vont bénificier du décalage horaire en France !  Noël 2015 528196


Nous serons tous sur le même fuseau horaire, cher Roger.
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Message  ROBERT. le Ven 25 Déc 2015, 12:05 pm

Roger Boivin a écrit:
Joyeux Noël à tous nos chers amis dans la foi !

A vous également cher Roger; ainsi qu'à votre famille.

Que Dieu vous garde tous.
ROBERT.
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Message  Roger Boivin le Ven 25 Déc 2015, 12:17 pm


Very Happy

Merci beaucoup, Robert ! Joyeux Noël !
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Message  gabrielle le Dim 27 Déc 2015, 6:52 am

Saint Jean, Apôtre et Évangéliste

Homélie de saint Augustin, évêque.
Chaine d'Or a écrit:
L’Église sait qu’il existe deux vies, parce que Dieu lui en a parlé et les lui a fait connaître : l’une qui consiste dans la foi, l’autre dans la vue ; l’une qui s’écoule en ce pèlerinage temporaire, l’autre qui demeurera pendant l’éternité : l’une qui se passe dans la peine et l’effort, l’autre où l’on se reposera ; l’une qui est propre à notre voyage ici-bas, l’autre dont on jouira dans la patrie ; l’une occupée par le travail, l’autre récompensée par la contemplation de Dieu. Dans l’une on évite le mal et on fait le bien ; dans l’autre il n’y a aucun mal à éviter et l’on jouit d’un bonheur sans limites : l’une nous donne de lutter contre l’ennemi, l’autre de régner sans rencontrer d’adversaire.

Dans l’une, on vient au secours des indigents ; dans le séjour de l’autre, on ne trouve aucun infortuné ; ici, l’on pardonne au prochain ses péchés, afin d’obtenir de l’indulgence pour les siens ; là, on ne souffre de rien qui soit à pardonner, on ne fait rien qui exige l’indulgence d’autrui. Dans l’une, on est accablé de maux, pour que la prospérité n’engendre point l’orgueil ; dans l’autre, on est comblé d’une telle abondance de grâces qu’on est à l’abri de tout mal, et qu’on s’attache au souverain bien, sans éprouver la moindre tentation d’orgueil.

L’une est donc bonne, mais encore pleine de misères : l’autre est meilleure et bienheureuse. La première a été signifiée par l’Apôtre Pierre, la seconde par Jean. L’une s’écoule tout entière ici-bas, elle s’étendra jusqu’à la fin des temps et y trouvera son terme ; l’autre ne recevra sa perfection qu’à la consommation des siècles, mais dans le siècle futur, elle n’aura pas de fin ; aussi dit-on à celui-ci :« Suis-moi » ; mais de l’autre : « Si je veux qu’il demeure ainsi jusqu’à ce que je vienne ; que t’importe ? suis-moi. »

Que veulent dire ces paroles ? Autant que j’en puis juger, quel sens peuvent-elles avoir si ce n’est celui-ci : Suis-moi en m’imitant, en supportant comme moi les épreuves de la vie ; pour lui, qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne donner les biens éternels. Paroles dont voici le sens : Pour vous, suivez-moi en supportant, à mon exemple, les souffrances de cette vie ; quant à lui, qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne le mettre en possession des biens éternels. Ou pour parler plus clairement encore : Que la vie active parfaite me suive en imitant l'exemple que je lui ai donné dans ma passion, et que la vie contemplative, qui ne fait que commencer ici-bas, demeure jusqu'à ce que je vienne lui donner toute sa perfection.

Cette expression demeurer ne doit pas s'entendre dans le sens de rester, être permanent, mais dans le sens d'attendre, parce que la vie dont Jean est la figure aura son parfait accomplissement lorsque Jésus-Christ viendra. Or, dans cette vie active, plus nous aimons Jésus-Christ, plus aussi nous sommes délivrés facilement du mal. Cependant Jésus nous aime moins dans l'état où nous sommes, et il nous en délivre pour que nous n'y restions pas éternellement. Dans la vie du ciel, au contraire, il nous aime davantage, parce qu'il n'y aura plus rien en nous qui lui déplaise et dont il doive nous délivrer. Que Pierre donc aime Jésus-Christ afin que nous soyons délivrés de cette vie mortelle ; que Jean soit aimé par lui, afin que nous possédions l'immortalité sans crainte de la perdre.

Si vous demandez maintenant pourquoi Jean, qui figurait la vie où Jésus est plus aimé, l'aimait cependant moins que Pierre, je répondrai : C'est parce que le Sauveur a dit : « Je veux qu'il demeure (c'est-à-dire qu'il attende) jusqu'à ce que je vienne, » c'est parce que nous n'avons pas encore, mais que nous attendons dans l'avenir cet amour plus parfait que Jésus nous donnera lorsqu'il viendra. Voilà ce qui nous est figuré dans la personne de Pierre, qui aime davantage Jésus-Christ, mais qui en est moins aimé, parce que le Sauveur nous aime moins dans l'état d'épreuve que dans la vie bienheureuse ; et nous-mêmes nous aimons moins la contemplation de la vérité telle qu'elle doit se dévoiler un jour, parce que nous n'en avons encore ni la connaissance, ni la possession. C'est ce qui nous est figuré par Jean, qui aime Jésus-Christ moins que Pierre. Que personne cependant ne songe à séparer ces deux illustres apôtres, car tous deux vivaient de cette vie qui se personnifiait dans Pierre, comme tous deux devaient vivre un jour de cette vie dont Jean était la figure.
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Message  gabrielle le Ven 01 Jan 2016, 7:19 am

Circoncision de Notre-Seigneur
Sermon de saint Léon, Pape.

Le mystère de la fête de ce jour, mes bien-aimés, nul ne l’honore en vérité et ne le célèbre avec piété, s’il ne se garde de toute erreur quant à l’incarnation du Seigneur, et de toute pensée indigne de la Divinité. On commet la même faute, on s’expose au même péril, en niant que le Christ ait une nature semblable à la nôtre et en ne lui reconnaissant pas une gloire égale à celle de son Père. Lorsque nous cherchons à obtenir l’intelligence du mystère de la nativité du Christ, venant à nous du sein d’une mère vierge, écartons donc bien au loin les ténèbres des raisonnements terrestres, et que la fumée de la sagesse mondaine se retire de l’œil illuminé par la foi.

Car c’est sur l’autorité divine qu’est appuyée notre foi, et c’est une doctrine divine que professons. Soit que nous prêtions l’oreille de notre âme au témoignage de la loi, ou aux oracles des Prophètes, ou à l’éclatante prédication de l’Évangile, elles restent vraies, ces paroles que Jean, rempli du Saint-Esprit, a fait retentir : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. C’est lui qui au commencement était en Dieu. Toutes choses ont été faites par lui ; et sans lui rien n’a été fait de ce qui a été fait. » Et ce que le même prédicateur ajoute est également vrai : « Le Verbe a été fait chair, et il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, comme la gloire du Fils unique du Père. »

Dans l’une et l’autre nature, le Fils de Dieu est donc le même ; prenant ce qui est de nous, sans rien perdre de ce qui lui est propre ; renouvelant l’homme dans l’homme, et restant en lui-même immuable. La divinité qui lui est commune avec le Père ne perd rien de sa toute-puissance, et la nature du serviteur ne déshonore pas en lui la nature de Dieu ; parce que l’Essence souveraine et éternelle, qui s’est inclinée pour le salut du genre humain, nous a élevés à la participation de sa gloire : mais elle n’a pas cessé d’être ce qu’elle était. C’est pourquoi, lorsque le Fils unique de Dieu confesse qu’il est inférieur à son père, auquel il se dit égal, il montre qu’il a véritablement en lui l’une et l’autre nature, car par l’inégalité dont il parle, il prouve qu’il a la nature humaine ; et par l’égalité qu’il affirme, ii déclare posséder la nature divine.

Sainte Fête de la Circoncision à tous les catholiques fidèles.
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Message  Arthur le Ven 01 Jan 2016, 7:53 am

Je vous souhaite également une sainte Fête de la Circoncision ainsi qu'à tous les catholiques fidèles.

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Message  Monique le Ven 01 Jan 2016, 8:37 am

Sainte Fête de la Circoncision à tous les fidèles catholiques.

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Message  ROBERT. le Ven 01 Jan 2016, 10:02 am

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Je vous souhaite également une sainte Fête de la Circoncision ainsi qu'à tous les catholiques fidèles.
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Message  Louis le Ven 01 Jan 2016, 11:18 am

Noël 2015 Circon10

Nous souhaitons une Sainte Fête de la Circoncision à tous les catholiques fidèles.

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Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
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Message  Roger Boivin le Ven 01 Jan 2016, 1:10 pm



LA CIRCONCISION DE JÉSUS-CHRIST - Bourdaloue a écrit : http://messe.forumactif.org/t6226-temps-de-noel-2014#113406


Joyeuse Fête de la Circoncision de Notre-Seigneur Jésus-Christ !
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Message  ROBERT. le Ven 01 Jan 2016, 2:13 pm

Roger Boivin a écrit:

LA CIRCONCISION DE JÉSUS-CHRIST - Bourdaloue a écrit : http://messe.forumactif.org/t6226-temps-de-noel-2014#113406


Joyeuse Fête de la Circoncision de Notre-Seigneur Jésus-Christ !
Sainte Fête de la Circoncision de Notre-Seigneur Jésus-Christ à vous cher Roger, ainsi qu'à toute votre famille.

Que Dieu vous garde tous, toujours.


Merci pour Bourdaloue. Wink
ROBERT.
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Message  gabrielle le Dim 03 Jan 2016, 7:06 am

Saint Nom de Jésus
Sermon de saint Bernard, Abbé.

Bréviaire a écrit:Ce n’est pas sans raison que l’Esprit-Saint compare à l’huile le nom de l’époux, et qu’il inspire à l’épouse de crier à l’époux : « Votre nom est une huile répandue. » En effet, l’huile éclaire, nourrit, et sert à oindre. Elle entretient le feu, elle nourrit le corps, elle adoucit la douleur : c’est une lumière, un aliment, un remède. Voyez maintenant s’il n’en est pas de même du nom de l’époux ? Prêché, il éclaire ; médité, il nourrit ; invoqué, il adoucit et fortifie. Examinons chacune de ces qualités. D’où pensez-vous qu’ait jailli dans le monde cette si grande et si soudaine lumière de la foi, sinon de la prédication du nom de Jésus ? N’est-ce pas par la lumière de ce nom béni que Dieu nous a appelés en son admirable lumière ? N’est-ce pas à ceux qui sont illuminés par l’éclat de ce nom, et qui voient en cette lumière une autre lumière, que saint Paul dit à bon droit : « Autrefois vous étiez ténèbres ; mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur ? »

C’est ce nom que le même Apôtre a reçu ordre de porter devant les rois, les Gentils et les enfants d’Israël. Et il portait ce nom comme un flambeau, il en éclairait sa patrie, et il criait partout : « La nuit est déjà fort avancée, et le jour approche. Rejetons donc les œuvres des ténèbres, et revêtons-nous des armes de la lumière ; comme durant le jour, marchons honnêtement. » Et il montrait à tous la lumière sur le chandelier. annonçant en tous lieux Jésus, et Jésus crucifié. Combien cette lumière a resplendi et frappé de son éclat les yeux de tous les spectateurs, lorsque, sortant comme un éclair de la bouche de Pierre, elle affermit les jambes et les pieds d’un boiteux et rendit la vue à beaucoup d’aveugles spirituels ? N’a-t-elle pas jeté des flammes lorsque Pierre dit : « Au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi, et marche. »

Or, le nom de Jésus n’est pas seulement lumière, mais il est aussi nourriture. Ne vous sentez-vous pas fortifiés toutes les fois que vous vous en souvenez ? Qu’y a-t-il qui nourrisse autant l’esprit de celui qui y pense ? Qu’est-ce qui, de la même sorte, repose les cœurs agités, donne de l’énergie aux vertus, développe les habitudes bonnes et justes, entretient les chastes affections ? Toute nourriture de l’âme est sèche, si elle n’est arrosée de cette huile ; elle est insipide, si elle n’est assaisonnée de ce sel. Quand vous écrivez, votre récit n’a pour moi nulle saveur, si je n’y lis le nom de Jésus. Une conférence ou un entretien ne me plaît pas, si je n’y entends résonner le nom de Jésus. Jésus, c’est un miel à la bouche, une mélodie à l’oreille, une jubilation pour le cœur. Mais ce nom est encore un remède. L’un de nous est-il triste ? Que Jésus vienne en son cœur, que de là il passe à sa bouche, et aussitôt que ce divin nom a paru comme un astre qui se lève et répand sa lumière, tout nuage s’enfuit, la sérénité revient. Quelqu’un tombe-t-il dans le crime ? Court-il même, en se désespérant, dans les filets de la mort ? S’il invoque ce nom de vie, ne recommencera-t-il pas sur-le-champ à respirer et à vivre ?


Grand et admirable mystère ! L’enfant est circoncis, et on l’appelle Jésus. Que signifie ce rapprochement ? La circoncision semble faite, en effet, plutôt pour celui qui doit être sauvé que pour celui qui sauve ; n’est-ce pas le Sauveur qui devrait circoncire plutôt qu’être circoncis ? Mais reconnaissez ici le médiateur entre Dieu et les hommes, qui, dès les premiers jours de son enfance, rapproche les choses humaines des choses divines, ce qu’il y a de plus bas de ce qu’il y a de plus élevé. Il naît d’une femme, mais d’une femme en qui le fruit de la fécondité ne fait point tomber la fleur de la virginité. Il est enveloppé de langes, mais ces langes mêmes sont honorés par les cantiques des Anges, il est caché dans une crèche, mais il est annoncé par une étoile qui brille dans les cieux. En même temps que la circoncision prouve la vérité de l’humanité qu’il a prise, son nom, qui est au-dessus de tout nom, indique la gloire de sa majesté, il est circoncis comme un véritable fils d’Abraham, il est appelé Jésus comme le vrai Fils de Dieu.

Mon Jésus ne reçoit pas un nom vide et sans effet, à l’instar de ceux qui l’ont reçu auparavant : porté par lui, ce grand nom n’est plus une ombre, il exprime la vérité, L’Évangéliste assure qu’il fut apporté du ciel, ce nom que l’Ange lui avait donné avant qu’il fût conçu dans le sein de sa mère. Faites attention à la profondeur de ces paroles : « Après que Jésus fut né. » Il est appelé Jésus par les hommes, lui à qui l’Ange a donné ce nom avant qu’il fût conçu dans le sein de sa mère. Il est en effet tout à la fois et le Sauveur de l’Ange, et le Sauveur de l’homme : Sauveur de l’homme, depuis l’incarnation ; Sauveur de l’Ange depuis l’instant de sa création. « II fut, dit l’Évangéliste, nommé Jésus, nom que l’Ange lui avait donné. » « Toute parole est avérée sur la déposition de deux ou trois témoins. » Et cette parole même, abrégée dans les Prophètes, se lit ouvertement dans l’Évangile qui nous montre le Verbe fait chair.

C’est avec raison que l’enfant qui nous est né est appelé Sauveur, à sa circoncision : c’est alors effectivement qu’il commence l’œuvre de notre salut en versant pour nous son sang immaculé. Les Chrétiens n’ont donc plus à chercher pourquoi le Seigneur Jésus-Christ a voulu être circoncis ; il l’a été pour la même raison qui l’a fait naître et souffrir. Rien de tout cela n’était pour lui, mais tout était pour les élus. Il n’est pas né dans le péché, il n’a pas été circoncis pour être guéri du péché, il n’est pas mort pour son péché, mais à cause de nos fautes. « C’est le nom, dit l’Évangile, dont l’Ange l’avait appelé avant qu’il fût conçu dans le sein de sa mère. » Il est appelé de ce nom ; ce nom ne lui est pas imposé, il lui appartient de toute éternité. C’est de sa nature propre qu’il tient d’être Sauveur : ce nom est à lui dès avant sa naissance : il ne le reçoit d’aucune créature angélique ou humaine.
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Message  ROBERT. le Dim 03 Jan 2016, 11:47 am

gabrielle a écrit:
Saint Nom de Jésus
Sermon de saint Bernard, Abbé.

Bréviaire a écrit:...En effet, l’huile éclaire, nourrit, et sert à oindre. Elle entretient le feu, elle nourrit le corps, elle adoucit la douleur: c’est une lumière, un aliment, un remède. Voyez maintenant s’il n’en est pas de même du nom de l’époux ? Prêché, il éclaire; médité, il nourrit; invoqué, il adoucit et fortifie.


(...) Faites attention à la profondeur de ces paroles : « Après que Jésus fut né. » Il est appelé Jésus par les hommes, lui à qui l’Ange a donné ce nom avant qu’il fût conçu dans le sein de sa mère. Il est en effet tout à la fois et le Sauveur de l’Ange, et le Sauveur de l’homme: Sauveur de l’homme, depuis l’incarnation; Sauveur de l’Ange depuis l’instant de sa création.

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Message  ROBERT. le Mer 06 Jan 2016, 3:49 pm

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