"Synode"

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Message  gabrielle le Mar 07 Oct 2014, 8:35 am

Le pape François veut libérer la parole du Synode

Les participants à l’assemblée synodale sur la famille ont commencé leurs travaux lundi matin 6 octobre au Vatican, avec une insistance sur une nouvelle méthode de discussion Le pape François a ouvert le Synode en invitant à une grande liberté de parole

Le rapporteur général de l’assemblée, le cardinal Péter Erdö, a cherché à centrer le débat sur la pastorale et non sur des « questions doctrinales » sur le mariage

L’Église catholique a donné l’impression de redécouvrir le potentiel du Synode des évêques, à l’ouverture hier matin de son assemblée extraordinaire consacrée aux « défis pastoraux de la famille ». Avant d’entrer dans le vif de ce sujet, les plus de 250 participants prenant place dans un amphithéâtre de la salle Paul-VI du Vatican ont été invités à s’exprimer en toute liberté.

C’est le souhait qu’a exprimé le pape François lundi matin 6 octobre, donnant comme « condition générale de base », celle de « parler clairement ».

« Parler avec parrhésia (liberté de parole en grec, NDLR.) et écouter avec humilité », a-t-il donné comme consignes.

« SANS PEUR DE FROISSER, SANS TIMIDITÉ »

Pour appuyer son propos, il a raconté comment, après le consistoire convoqué en février dernier pour préparer le présent Synode, un cardinal lui avait écrit que certains parmi eux n’avaient pas eu le courage de prendre la parole « par respect au pape, croyant peut-être que le pape pense quelque chose de différent ».

« Cela ne va pas, a prévenu l’évêque de Rome, ceci n’est pas la synodalité parce qu’il faut dire tout ce que dans le Seigneur on se sent de devoir dire, sans peur de froisser, sans timidité ».

Comme pour illustrer cette liberté de ton, et fidèle à son style direct, le pape François s’est mêlé aux participants durant la pause-café, gobelet en main......
le reste sur

http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Le-pape-Francois-veut-liberer-la-parole-du-Synode-2014-10-06-1217143

Ce qui se dégage de cet extrait est que le coup "c'est pastorale et non doctrinal" ils semblent vouloir le faire une deuxième fois, ils ont réussi avec V2... surveillons s'ils font réussir encore une fois à faire un bouleversement officiel sur la doctrine sous le couvert de la pastorale.

Les usurpateurs à calotte rouge sont plus inquiets de déplaire au boss de la secte qu'à Dieu, rien nouveau sous les ténèbres de la secte.

Bergoglio se montre à la hauteur de son personnage, la petite pause-café avec ses potes ... que d'hypocrisie dans une seule assemblée

Le "redécouvrir" me fait bien rire, ma foi! ils sont de véritables ignares ces types... redécouvrir avec V2 et maintenant avec la réunion des intrus... à les entendre... ils ne savent rien.
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Re: "Synode"

Message  Benjamin le Mar 07 Oct 2014, 8:52 am


Cette utilisation de l'expression "c'est pastoral" me fait penser à une autre formule que j'ai entendue dire quelque part, employée si quelqu'un demande des explications sur comment ça marche ou comment c'est possible, et qui pourrait aussi bien être utilisée par Bergoglio :

"Tais-toi, c'est magique"

(ceci est une version polie, d'ailleurs...)
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Re: "Synode"

Message  gabrielle le Mar 07 Oct 2014, 8:53 am

Benjamin a écrit:
Cette utilisation de l'expression "c'est pastoral" me fait penser à une autre formule que j'ai entendue dire quelque part, employée si quelqu'un demande des explications sur comment ça marche ou comment c'est possible, et qui pourrait aussi bien être utilisée par Bergoglio :

"Tais-toi, c'est magique"

(ceci est une version polie, d'ailleurs...)

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Re: "Synode"

Message  ROBERT. le Mar 07 Oct 2014, 2:27 pm

gabrielle a écrit:

Le pape François veut libérer la parole du Synode

...à centrer le débat sur la pastorale et non sur des « questions doctrinales » sur le mariage
.
Finie la doctrine ! Maintenant on fait du placotage, du parlottage.
Et les divorcés-remariés, ce n’est pas de la doctrine, Cardinal Kasper ?
Et l’homosexualité, ce n’est pas de la doctrine, Cardinal Kasper ?

.
..« Parler avec parrhésia (liberté de parole en grec, NDLR.) et écouter avec humilité », a-t-il donné comme consignes.
.
Je n’ai pas d’objection en ce qui concerne cet mot grec… à condition qu’il signifie : parlottage, placotage.
.
le pape François s’est mêlé aux participants durant la pause-café, gobelet en main......
.
Pause-café avec McCafé-styrofoam et McMuffin s.v.p. comme tous les executives et p.d.g. de toutes les multinationales qui se respectent.

.

http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Le-pape-Francois-veut-liberer-la-parole-du-Synode-2014-10-06-1217143


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Re: "Synode"

Message  Benjamin le Mer 08 Oct 2014, 8:16 am

« Parler avec parrhésia (liberté de parole en grec, NDLR.) et écouter avec humilité », a-t-il [Bergoglio] donné comme consignes.

Quitte à employer des mots tirés du Grec, il y avait "logorrhée" aussi, et ça aurait été plus adapté Rolling Eyes
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Re: "Synode"

Message  Roger Boivin le Mer 08 Oct 2014, 8:58 am


« le débat sur la pastorale et non sur des « questions doctrinales » sur le mariage »

C'est quoi la différence ?
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Re: "Synode"

Message  gabrielle le Mer 08 Oct 2014, 10:09 am

Je dirais que la pastorale et la mise en application de la doctrine. Le mot évoque "le pasteur"

Mais, lorsqu'on débat pour savoir si les divorcés remariés, peuvent être admis à la communion, cela ne se nomme plus pastorale, mais bien doctrinale... et dans le cas du pseudo-synode, les usurpateurs tout en criant "pastorale" discutent en fait, sur la doctrine intouchable du mariage et de la nécessité de l'état de grâce pour recevoir la communion.

Le même scénario que Montini avait fait... un "concile" pastorale, avec des définitions en bout ligne titrés "dogmatiques" et un saccage complet de la doctrine, morale et sacrement.
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Re: "Synode"

Message  Roger Boivin le Mer 08 Oct 2014, 10:16 am

gabrielle a écrit:Je dirais que la pastorale et la mise en application de la doctrine. Le mot évoque "le pasteur"

Mais, lorsqu'on débat pour savoir si les divorcés remariés, peuvent être admis à la communion, cela ne se nomme plus pastorale, mais bien doctrinale... et dans le cas du pseudo-synode, les usurpateurs tout en criant "pastorale" discutent en fait, sur la doctrine  intouchable du mariage et de la nécessité de l'état de grâce pour recevoir la communion.

Le même scénario que Montini avait fait... un "concile" pastorale, avec des définitions en bout ligne titrés "dogmatiques" et un saccage complet de la doctrine, morale et sacrement.

Donc, c'est de l'hypocrisie.
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Re: "Synode"

Message  gabrielle le Mer 08 Oct 2014, 10:31 am

Bon résumé !
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Re: "Synode"

Message  gabrielle le Mer 08 Oct 2014, 10:55 am

Dans un entretien à La Nación, du 5 octobre 2014, le pape François fait cette déclaration étonnante relativement au Synode qui vient de commencer au Vatican :

Joaquím Morales (La Nación) – Qu’est-ce qu’il importe de tirer comme conclusion du Synode ?

Le Pape – La famille est un thème de très grande importance, un thème très cher à la société et à l’Église », dit-il, en ajoutant ceci : « On a beaucoup insisté sur la question des divorcés C’est un aspect qui sera sans doute débattu. Mais, pour moi, il y a un problème tout aussi important : ce sont les nouvelles habitudes actuelles de la jeunesse. La jeunesse ne se marie pas. C’est une culture de l’époque. Beaucoup de jeunes préfèrent cohabiter sans se marier. Qu’est-ce que l’Église doit faire? Les expulsez de son sein ? Ou, au contraire, les approcher, les retenir, et essayer de leur apporter la parole de Dieu? Je suis pour cette dernière position », dit-il. « Le monde a changé et l’Églisene peut pas s’enfermer dans des interprétations présumées du dogme. Nous devons aborder les conflits sociaux, les nouveaux et les anciens, et essayer de donner un coup de main de conseil, pas de stigmatisation ou seulement de contestation », dit le Pape.


Ce qui veut dire? Que Bergoglio file vers un changement officiel de doctrine.

Sa réponse laisse supposer que la Sainte Église tenait pour exclus les gens en état de péché mortel, or cela est faux. Était exclus, les pécheurs publiques. qui après monitions ne mettaient pas fin au scandale.
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Re: "Synode"

Message  ROBERT. le Mer 08 Oct 2014, 11:41 am

gabrielle a écrit:      
« Le monde a changé et l’Église ne peut pas s’enfermer dans des interprétations présumées du dogme.  Nous devons aborder les conflits sociaux, les nouveaux et les anciens, et essayer de donner un coup de main de conseil, pas de stigmatisation ou seulement de contestation », dit le Pape.


Ce qui veut dire ? Que Bergoglio file vers un changement officiel de doctrine.


Exactement. Voilà pourquoi Bergoglio a adopté le mode "pastoral", mode passe-partout par excellence.

Il passe pour ainsi dire, par la porte de derrière, pour faire accepter ce qui, autrement, ne le serait pas.

Par la "pastorale", Bergoglio donne l’impression qu’il ne touche pas à la doctrine. Or, rien n’est plus faux.

A l’instar de Montini son maître qui fit la même chose. Autres serpents, même stratagème.
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Re: "Synode"

Message  gabrielle le Ven 10 Oct 2014, 8:31 am

Bergoglio a écrit:...Le monde a changé et l’Église ne peut pas s’enfermer dans des interprétations présumées du dogme ». Il poursuit : « Nous devons aborder les conflits sociaux, anciens et nouveaux, et essayer de donner la main pour rassurer, ne pas stigmatiser, ne pas simplement reprocher »
.

DANS RELIGION CATHOLIQUE, SOCIÉTÉ / PAR JEAN-PIERRE DICKÈS / LE 9 OCTOBRE 2014 À 3:49 / a écrit:La phrase concernant l’interprétation du dogme fait froid dans le dos. Elle signifie qu’il y aurait des dogmes dans l’Église qui ont été enseignés durant des siècles de manière trompeuse aux catholiques. Mais que le synode va rectifier tout ça. Nous sommes alors en plein relativisme. La vérité deviendra une fois pour toutes évolutive.
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Re: "Synode"

Message  ROBERT. le Ven 10 Oct 2014, 10:13 am

gabrielle a écrit:
Bergoglio a écrit:...Le monde a changé et l’Église ne peut pas s’enfermer dans des interprétations présumées du dogme ». Il poursuit : « Nous devons aborder les conflits sociaux, anciens et nouveaux, et essayer de donner la main pour rassurer, ne pas stigmatiser, ne pas simplement reprocher »
.

DANS RELIGION CATHOLIQUE, SOCIÉTÉ / PAR JEAN-PIERRE DICKÈS / LE 9 OCTOBRE 2014 À 3:49 / a écrit:La phrase concernant l’interprétation du dogme fait froid dans le dos. Elle signifie qu’il y aurait des dogmes dans l’Église qui ont été enseignés durant des siècles de manière trompeuse aux catholiques. Mais que le synode va rectifier tout ça. Nous sommes alors en plein relativisme. La vérité deviendra une fois pour toutes évolutive.

Dickès confirme les dires "d'autorité" de Bergoglio: la vérité conciliaire,

qui se fait passer pour la vérité catholique, deviendra une fois pour toutes évolutive.

Donc, problème réglé une fois pour toutes pour les modernos qui doivent s'en frotter les mains d'aise...

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Re: "Synode"

Message  Roger Boivin le Lun 13 Oct 2014, 9:36 am


LE FIGARO.fr
Publié le 13/10/2014 à 13:02


Divorcés remariés : l'Église catholique prête à donner son feu vert


Dans le document intermédiaire du synode en cours à Rome, l'Église prône par ailleurs une attitude très ouverte vis-à-vis des personnes homosexuelles.
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Pour la première fois de son histoire, l'Église catholique s'apprête à donner son feu vert à l'accueil, dans certains cas, de divorcés remariés à la communion eucharistique et à une attitude très ouverte vis-à-vis des personnes homosexuelles. Ces grandes décisions ne sont pas encore officielles mais elles sont contenues dans le document intermédiaire du synode en cours à Rome sur la famille, publié lundi. Il fixe - comme jamais - noir sur blanc, ces objectifs par ailleurs fortement voulus par le pape. Ces orientations seront, pour la forme, discutées, cette semaine au synode qui s'achève dimanche 19 octobre par la béatification de Paul VI. Puis, dans un an, à l'occasion d'une nouvelle session du synode.

Elles ne seront donc pas techniquement et canoniquement adoptées avant 2016. Mais l'économie générale du texte coupe nettement la route aux cardinaux qui s'opposent au pape sur cette évolution, en disqualifiant leurs arguments et en imposant une direction d'ouverture qui s'éloigne du statu quo voulu par les conservateurs.

Ainsi le document note-t-il: «Il ne s'agit pas de décisions prises, ni de perspectives faciles. Cependant, le chemin collégial des évêques et la participation du peuple de Dieu tout entier, sous l'action du Saint-Esprit, pourront nous guider vers des voies de vérité et de miséricorde pour tous.»

Le texte publié sous la responsabilité du cardinal Peter Erdö, archevêque de Budapest, rapporteur général du synode prévient d'ailleurs qu'une «conversion missionnaire est requise» pour l'Eglise catholique car «il ne faut pas se limiter à une annonce purement théorique et détachée des problèmes des personnes».

Reconnaissance des «unions de fait»

À côté de deux nouveautés concernant la perspective de communion pour les divorcés remariés et l'accueil des homosexuels, le document appelle à la nécessité d'aboutir à la simplification des procédures d'annulation de mariage et à la reconnaissance des «unions de faits» que vivent l'immense majorité des jeunes couples qui se présentent pour le mariage religieux.

Sur la question de la communion des divorcés remariés donc, le texte donne cette ligne déjà connue dans l'Église: «Les situations des personnes divorcées remariées exigent aussi un discernement attentif et un accompagnement empreint de respect, évitant tout langage ou attitude qui les feraient sentir discriminées».

Puis il donne l'état du débat synodal: «Quant à la possibilité d'accéder aux sacrements de la Pénitence et de l'Eucharistie, certains ont argumenté en faveur de la discipline actuelle en vertu de son fondement théologique, d'autres se sont exprimés en faveur d'une plus grande ouverture à des conditions bien précises, quand il s'agit de situations qui ne peuvent pas être dissoutes sans entraîner de nouvelles injustices et souffrances.»

Mais il n'avance qu'une seule piste de travail: «Pour certains, il faudrait que l'éventuel accès aux sacrements soit précédé d'un chemin pénitentiel - sous la responsabilité de l'évêque diocésain -, et avec un engagement évident en faveur des enfants. Il s'agirait d'une situation non généralisée, fruit d'un discernement réalisé au cas pas cas, suivant une règle de gradualité, qui tienne compte de la distinction entre état de péché, état de grâce et circonstances atténuantes.»

Et ajoute cet autre argument: «Suggérer de se limiter uniquement à la “communion spirituelle” [ce que pratique actuellement des divorcés remariés qui participent à la messe sans communier, ndrl.] pour un nombre non négligeable de Pères synodaux pose des questions: si la communion spirituelle est possible, pourquoi ne pas pouvoir accéder à celle sacramentelle?» Un «approfondissement théologique a été donc sollicité», corrige le texte, mais la direction de la réflexion est clairement lancée.

En ce qui concerne l'accueil des personnes homosexuelles, le document dit non au mariage homosexuel: «L'Église affirme que les unions entre des personnes du même sexe ne peuvent pas être assimilées au mariage entre un homme et une femme». Mais il entend renouveler l'attitude de l'Eglise en posant ces deux questions: «Les personnes homosexuelles ont des dons et des qualités à offrir à la communauté chrétienne: sommes-nous en mesure d'accueillir ces personnes en leur garantissant un espace de fraternité dans nos communautés? Souvent elles souhaitent rencontrer une Église qui soit une maison accueillante. Nos communautés peuvent-elles l'être en acceptant et en évaluant leur orientation sexuelle, sans compromettre la doctrine catholique sur la famille et le mariage?»

Et le document exprime, comme jamais dans l'Eglise, une quasi reconnaissance de fait de ces unions: «Sans nier les problématiques morales liées aux unions homosexuelles, on prend acte qu'il existe des cas où le soutien réciproque jusqu'au sacrifice constitue une aide précieuse pour la vie des partenaires.» Et insiste sur l'attention à porter aux enfants des couples homosexuels: «l'Église prête une attention spéciales aux enfants qui vivent avec des couples du même sexe, en insistant que les exigences et les droits des petits doivent toujours être au premier rang».
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/10/13/01016-20141013ARTFIG00134-divorces-remaries-l-eglise-catholique-prete-a-donner-son-feu-vert.php


« ..prévient d'ailleurs qu'une «conversion missionnaire est requise» pour l'Eglise catholique ..»
Shocked Shocked Shocked Hé bien, elle est bien bonne ! ce ne sont pas les pécheurs qui doivent se convertir, mais l'Église en tant que missionnaire !!  
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Re: "Synode"

Message  gabrielle le Lun 13 Oct 2014, 9:53 am

Les enfants vont servir de "bouclier humain" secte pour introduire de façon officielle une révolution doctrinale.

Quant aux ignares en calottes rouges qui ne font pas la différence entre une communion spirituelle et une sacramentelle, cela montre , pour moi, que pour eux, leur "messe" n'est qu'une présence spirituelle... alors pourquoi se fatiguer avec l'état de grâce, après tout, ces gens ne reçoivent que du pain.
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Re: "Synode"

Message  Benjamin le Lun 13 Oct 2014, 10:09 am

Le "Synode" veut une approche plus positive des réalités familiales


Le "Synode" des "évêques" a commencé lundi 13 octobre sa seconde semaine de travaux à partir d’un document présenté par le "cardinal" Péter Erdö, rapporteur général de l’assemblée.


Cette synthèse des débats, revue par [l'antipape] François, invite à une approche positive des situations familiales contemporaines les plus diverses.

Ce qui frappe d’emblée dans le rapport présenté lundi 13 octobre par le "cardinal" hongrois Péter Erdö au terme de la première semaine des travaux du "Synode", c’est le regard singulièrement accueillant posé sur la réalité des familles. Tout en reconnaissant clairement le contexte socioculturel difficile dans lequel elles sont plongées, les "pères synodaux" ont voulu regarder les « éléments positifs » de la vie familiale, y compris chez ceux considérés jusqu’ici en « situation irrégulière ».

Ainsi, tout en saluant « le témoignage de nombreuses familles qui vivent avec cohérence la fidélité au "sacrement" », le "cardinal" Erdö a souligné la nécessité de « comprendre la réalité positive des mariages civils » ou de regarder d’abord les « aspects positifs » des concubins qui vivent « des valeurs familiales authentiques, ou du moins le désir de celle-ci ». Même souhait pour les unions homosexuelles qui, si elles « ne peuvent pas être assimilées au mariage entre un homme et une femme », peuvent parfois témoigner d’un « soutien réciproque jusqu’au sacrifice ».


Écouter chaque famille blessée


Ce regard bienveillant témoigne d’une forte volonté d’accompagnement des différentes réalités. « La vérité s’incarne dans la fragilité humaine non pas pour la condamner, mais pour la guérir », a insisté le "cardinal" Erdö. « [La secte] doit accompagner avec attention et sollicitude ses enfants les plus fragiles, marqués par un amour blessé ou perdu », aux blessures « le plus souvent ‘subies’ plus que choisies en toute liberté ». « Chaque famille blessée doit tout d’abord être écoutée avec respect et amour », a relevé "l’archevêque" de Budapest.


tenir compte des situations particulières


Le "cardinal" Erdö met en garde contre la tentation d’« envisager des solutions uniques ou s’inspirant de la logique du ‘tout ou rien’». Au contraire : il ne peut y avoir de solution que dans des « parcours personnalisés », assure-t-il. Ceux-ci s’accompliraient sous la responsabilité de "l’évêque" local et dans une optique communautaire, les familles étant « appelées à être elles-mêmes les sujets actifs de toute "pastorale" familiale ».

Le "Synode" a beaucoup insisté sur « le témoignage joyeux des époux et des familles » dans la préparation au mariage et aussi sur l’accompagnement des jeunes couples. « Il faut insister sur le besoin d’offrir des chemins de formation qui alimentent la vie conjugale, et sur l’importance d’un laïcat qui offre un accompagnement fait de témoignage vivant », a résumé le "cardinal" Erdö.


Redécouvrir "Humanae Vitae"


L’accompagnement graduel et sur mesure et l'ébauche d'une nouvelle forme de subsidiarité dans [la secte] ne privent pas celle-ci d'une doctrine claire, « que l’on doit faire connaître toujours davantage dans ses contenus fondamentaux », rappelle le texte. L'indissolubilité du mariage, bien que sommairement rappelée, n'a jamais été remise en cause au cours du "Synode", d'après maintes sources. Dans le même sens, le texte invite à « redécouvrir le message de "l'encyclique" "Humanae Vitae" de "Paul VI", qui souligne le besoin de respecter la dignité de la personne dans l'évaluation morale des méthodes de contrôle des naissances. »

« Les méthodes naturelles de contraception sont trop ignorées et moquées », regrette un "évêque" participant au Synode, selon qui cette assemblée offre aussi l’occasion de « redécouvrir la beauté du message chrétien sur la famille et le mariage ». « Il y a du bon aussi à voir dans l'insistance sur la Loi par rapport à la miséricorde », conclut-il.


développement doctrinal


Mais l’affirmation de l'enseignement de [la secte] n'empêche pas un besoin reconnu d'approfondissement. « Nous ne pouvons pas avoir une "pastorale" sans tête », insistait la semaine dernière "Mgr" Victor Fernandez, recteur de l'Université "pontificale" argentine et proche de Jorge Bergoglio, en appelant à un « développement doctrinal ».


"Théologiens" sollicités


Ce manque est notamment reconnu face à l’épineux problème des "divorcés remariés". Leur accès à la « communion spirituelle » mais non sacramentelle pose question. « Si la communion spirituelle est possible, pourquoi ne pas pouvoir accéder à celle, sacramentelle ? », interroge le document, indiquant qu’un « approfondissement théologique a été sollicité ».

Un autre élément à creuser concerne la nécessité, admise par les "pères" synodaux, d’alléger les procédures pour faire reconnaître les cas de nullité du mariage en ouvrant une « voie administrative » "diocésaine". « Il faudrait envisager la possibilité de considérer l'importance de la foi des futurs époux pour la validité du sacrement du mariage », ajoute le texte, en référence implicite aux thèses de "Benoît XVI".


( source : http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Le-Synode-veut-une-approche-plus-positive-des-realites-familiales-2014-10-13-1248353 )

Bientôt chez vous, les calottes rouges (et blanches) à la gay pride.
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Re: "Synode"

Message  Roger Boivin le Lun 13 Oct 2014, 10:09 am



Dans mon vieux missel Dom Gaspar lefebvre , au 18e dimanche après la pentecôte, donc hier, dans le commentaire qui précède la Messe, on y lit entre autre :


« Au lendemain des Quatre-temps les lectures du bréviaire sont empruntées au livre de Judith ; S. Embroise en prend occasion, au 2e nocturne, pour encourager les fidèles à pratiquer le jeûne et l'abstinence qui assurent à ceux qui s'y adonnent d'aussi grandes victoires.

On connaît l'histoire de Judith, cette femme courageuse qui délivra le peuple Juif en tranchant la tête d'Holopherne, le chef de l'armée assyrienne. Le jeûne et la prière l'avait rendue maîtresse d'elle-même et forte du secours de Dieu.

S. Embroise .. commente : « Ce fut par la force de sa sobriété que Judith coupa la tête d'Holopherne. Armée du jeûne, elle pénétra hardiment au milieu du camp ennemi. Le jeûne d'une seule femme a vaincu des troupes innombrables d'Assyriens ».

Alors ces clowns, quels moyens prônent-ils à ces gens égarés pour qu'ils puissent se vaincre, se convertir ?
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Re: "Synode"

Message  ROBERT. le Lun 13 Oct 2014, 12:55 pm


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Publié le 13/10/2014 à 13:02


Divorcés remariés : l'Église catholique  la secte prête à donner son feu vert


Dans le document intermédiaire du synode en cours à Rome, l'Église prône par ailleurs une attitude très ouverte vis-à-vis des personnes homosexuelles.


D'abord, les divorcés-remariés... Puis l'homosexualité, l'avortement, l'IVG...

Je gagerais que ce sera sous couvert "pastoral"...

Comme vous le savez, les Intrus ne changent "jamais" la doctrine.

Montini a fait pareil avec le conciliabule pastoral V2. Autres serpents, mêmes tactiques !
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Re: "Synode"

Message  Roger Boivin le Lun 13 Oct 2014, 1:04 pm

ROBERT. a écrit: Montini a fait pareil avec le conciliabule pastoral V2. Autres serpents, mêmes tactiques !
..et même poison.
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Re: "Synode"

Message  Louis le Jeu 16 Oct 2014, 12:35 pm

Rapport d’étape du synode : analyse critique
Posted :  14 Oct 04 :39 AM PDT

(source: Le blog de Jeanne Smits)

« Trahison », « révolution », « une attaque contre le mariage et la famille », « tremblement de terre » : vaticanistes et représentants de groupes pour la défense de la famille et de la vie ont employé des mots forts pour qualifier le document de mi-parcours publié lundi par les rapporteurs du synode extraordinaire sur la famille. Ceux qui jusque-là s’étaient efforcés, par prudence et loyauté filiale, de s’exprimer avec modération, ou plutôt discrétion, ont critiqué avec violence les propositions rassemblées dans la relatio post disceptationem (rapport après discussion). Il ne s’agit pas d’une réaction dialectique, mais d’une bienveillance bien comprise : c’est la vérité qui est attaquée, c’est l’enseignement de l’Eglise qui est travesti, c’est l’intelligence qui est insultée. Sans surprise, les associations catholiques les plus libérales exultent. Elles pensent tenir la victoire. Heureusement, on n’en est pas encore là.

Mais comment a-t-on pu en arriver au point où nous sommes déjà ?

Voilà des mois que c’était prévisible : depuis l’accueil enthousiaste par le pape François à l’intervention du cardinal Walter Kasper au dernier consistoire où il a prôné, au nom de la « miséricorde », un assouplissement de la « discipline » qui interdit aux « divorcés remariés » de s’approcher de la communion. Le pape saluait en ce cardinal allemand, fort de l’appui d’un nombre non négligeable de prélats d’outre-Rhin, un « théologien à genoux ». On pouvait certes croire que le pape pratiquait là une sorte de judo doctrinal : laisser venir, provoquer le dévoilement de la technique, pour mieux prendre à revers. Plût à Dieu qu’il en soit ainsi. Mais cela n’en prend pas le chemin.

Clairement marqué par les éléments les plus progressistes d’un synode qu’on donnait pourtant dominé à 80 % par les pères synodaux attachés à l’enseignement traditionnel de l’Eglise en matière de morale familiale, de sexualité et de doctrine du mariage, la relatio post disceptationem a pris tout le monde à revers. C’est d’autant plus marquant que la « liberté d’expression » mais aussi la « liberté d’organisation interne » laissée aux pères étaient, de par la volonté du pape, la règle de ce synode. Or c’est lui qui a désigné d’autorité, samedi, six rédacteurs supplémentaires du rapport. Ils sont tous réputés proches de lui. Disons le mot : c’est un hold-up.

Hold-up


Un hold-up imputable au pape ? On me reprochera sans doute la violence de l’expression. Mais le moment est venu où le silence devient coupable, en raison des répercussions d’un tel document sur les fidèles.

Soulignons d’abord, qu’à supposer que le pape François soit fondamentalement d’accord avec des changements présentés comme purement « pastoraux », il s’exprime sans l’autorité du Magistère. Son opinion vaut ce qu’elle vaut et il a suffisamment donnée l’exemple jusqu’ici d’une propension à parler de manière imprudente aux médias pour que même la Salle de Presse du Vatican se croie obligée de rectifier le tir. S’il est contestable, si des princes de l’Eglise sont contestables au regard de la doctrine certaine, il faut – c’est un devoir – les contester.

Nous savons – deuxième point – que la doctrine de l’Eglise ne peut pas changer, et qu’elle a la promesse de l’assistance du Saint-Esprit. Nous n’en sommes pas à un point de rupture, mais hélas l’année qui nous sépare de la deuxième partie du synode va forcément ouvrir l’Eglise à tous vents et c’est un drame (le cardinal Tagle n’a-t-il pas dit, en souriant, à la fin de la présentation du rapport à la presse : « Le drame continue » ?). L’heure est donc à la prière et à la supplication, et à la confiance malgré tout – mais celle-ci n’empêchera pas les dégâts collatéraux.

C’est pourquoi, même quand il n’y aurait que des ambiguïtés, le devoir de contestation s’impose. Or il y en a beaucoup dans le rapport d’étape du synode, puisqu’il s’agit d’un patchwork d’interventions de la première semaine de débats et que de nombreuses expressions plus traditionnelles de la doctrine y figurent. Mais la dominante est claire.

Le synode des médias


Il faut tenir compte aussi de la manière dont les médias ont rendu compte de ce document : c’est leur interprétation qui dominera dans les esprits et c’est elle qui permettra d’aller même plus loin que ce que dit le rapport. Voyez cette dépêche de l’AFP, tombée lundi à 16 h 08 sous le titre « Le synode reconnaît des valeurs positives au mariage civil » et dont les premières lignes disent ce que les médias veulent comprendre et répandre : « Un premier résumé des travaux du synode des évêques sur la famille reconnaît lundi des valeurs positives au mariage civil et donne une appréciation plus bienveillante des unions de fait stables, y compris homosexuelles. »

Une association homosexualiste « catholique », New Ways Ministry, ne s’y est pas trompée et exploite l’événement avec enthousiasme. Son directeur exécutif, Francis DeBernardo, présent à Rome pour le « synode alternatif » des LGBT, a déclaré : « Je cois que nous sommes en train de voir ce que nous attendions depuis très longtemps : la glace se craquelé. C’est le signe d’un premier pas. » « Euphorique » à l’idée que l’Eglise puisse cesser d’utiliser la terminologie classique pour désigner le péché sexuel, comme l’ont proposé plusieurs pères synodaux, il a ajouté : « Je crois que le changement du langage provoque une réaction en chaîne : un changement du langage entraînera un changement de la pratique pastorale, ce qui provoquera un changement dans l’enseignement. »

Lui, au moins, n’a pas de fromage blanc à la place du cerveau…

La satisfaction des lobbies LGBT

D’autres leaders LGBT parlent en ce sens, ainsi que le rapporte Hilary White pour LifeSite. Elle ajoute que les cardinaux qui s’expriment ainsi, confortés par les mots du pape François, « Qui suis-je pour juger », ne vont certes pas jusqu’à justifier le « mariage » homosexuel : ils se contentent de trouver des qualités aux personnes homosexuelles, ou, comme l’affirme la relatio, à admirer les cas où le « soutien réciproque jusqu’au sacrifice » qui « constitue une aide précieuse pour la vie des partenaires ». Mais cette manière de parler laisse poindre l’approbation du style de vie.

Peu nombreux, ces cardinaux et évêques connus pour avoir ce point de vue bénéficient aujourd’hui, par le jeu du synode, d’une visibilité médiatique et d’un poids au sein de l’Eglise qui ne correspond pas à la réalité. On est bien face à une opération d’agit-prop.

Quels sont ses objectifs ? Outre la question des homosexuels, c’est toute la rigueur de l’exigence chrétienne en matière de sexualité et de doctrine du mariage qui est sous le feu des attaques. Il ne faut pas s’en étonner : ces vérités sur l’homme et la femme sont aujourd’hui la cible principale des adversaires de l’Eglise. L’attaque s’exprime depuis des décennies dans une déconstruction sans précédent des fondements naturels de la société ; elle vise aujourd’hui la seule institution au monde qui, en ne cessant jamais d’affirmer la dimension spirituelle et sacramentelle du mariage, signe de la fidélité de l’amour divin et de son alliance avec l’homme, a toujours rappelé que l’indissolubilité et la fécondité du mariage naturel sont des conditions imprescriptibles pour le bien commun, le bien social, le bien naturel de l’homme.

Antiracisme

L’attaque se mène avec des mots qui ne trompent pas sur l’origine et les objectifs des destructeurs. « Accueil », « conditions existentielles », « perspective inclusive », « dialogue », « discrimination » » : c’est le registre de l’antiracisme qui aboutit au refus de toute distinction entre les hommes. Il s’exprime parfaitement dans les différentes constitutions, chartes des droits et lois pénales interdisant toute discrimination « à raison » de la race, de l’ethnie, de la nationalité, de la religion, du sexe et de l’orientation sexuelle. C’est au fond l’expression légale de ce que Benoît XVI a appelé la dictature du relativisme qui est une tyrannie empêchant l’affirmation claire de la distinction entre le bien et le mal.

La relatio post disceptationem n’en est pas là, mais son expression indique clairement la tendance et repose sur le même appel au sentiment, le même refus du raisonnement, la même globalité et le même globalisme qui voudrait empêcher tout discernement analytique à quelque niveau que ce soit. A moins que cette « analyse » n’aboutisse à la mise à l’écart de toute vérité tranchante présentée comme cause de « rejet » ou d’exclusion…
Quelques affirmations de la relatio post disceptationem méritent d’être relevées davantage dans le détail.

L’homme n’est-il plus lui-même ?

Au numéro 5, on nous parle d’emblée d’un « changement anthropologique » qu’on se garde bien de définir. Là est pourtant la clef de lecture du document. En bon français (et italien, langue d’origine du document), cela désigne un changement de l’homme lui-même, et non seulement un changement sociologique – celui-ci est d’ailleurs désigné comme un « changement culturel ». Si l’homme est modifié, c’est qu’il est autre : il ne pense plus, il n’agit plus de la même manière, il ne respecte plus les mêmes règles que jadis parce que sa nature est modifiée. Raison pour laquelle on ne pourrait plus exiger un même respect d’un « idéal » qui le dépasse désormais. Et ils osent suggérer qu’ils ne demandent que la prise en compte de la réalité concrète !

Reprenons : « Le changement anthropologique et culturel influence aujourd’hui tous les aspects de la vie et requiert une approche analytique et diversifiée, capable de percevoir les formes positives de la liberté individuelle. » Sans nier les aspects négatifs de cet individualisme, l’idée majeure que les rapporteurs veulent faire passer est bien qu’il faut partir d’une recherche du bien dans les situations intrinsèquement désordonnées. Est-ce pour attirer les personnes, qui s’y trouvent, à terme, et selon la « loi de la gradualité », vers le vrai bien du mariage et de la chasteté propre à chaque état de vie ? On voit mal de quelle manière, sans claire affirmation du vrai bien ni de la réalité et de la gravité du péché qui coupe de la grâce.

Si l’Eglise n’était qu’un club de bienfaisance où il importe de se sentir bien et d’ouvrir ses portes à chacun, ce langage aurait toute sa place. Mais l’Eglise est le Corps du Christ ; sur cette terre elle a pour objectif maternel d’amener chacun à la Rédemption en l’arrachant à l’éternelle damnation qui serait notre lot sans le sacrifice du Christ – et Il n’a pas prêché une morale de situation. Accueil des pécheurs ? L’Eglise est là pour ça et nous en sommes tous : mais elle ne nous présente pas un « idéal », mais le chemin, le seul, de la Vérité et de la Vie.

Où sont passés le ciel et l’enfer ?

On cherche en vain dans le rapport d’étape du synode, qui est censé exprimer l’enseignement catholique et déterminer comment amener les catholiques à y adhérer, une phrase sur les fins dernières de l’homme et la raison surnaturelle pour laquelle il importe, en définitive, chaque homme est appelé à suivre Jésus, Pasteur exemplaire qui a demandé à chacun de porter sa croix. Ses mots les plus durs ont été pour ceux qui « scandalisent » les petits en leur laissant croire que le mal peut être un bien, les entraînant ainsi au péché.

Alors, quand la relatio parle d’accueillir les personnes dans les situations « les plus disparates » (n° 11) pour encourager « le désir de Dieu et la volonté de se sentir pleinement partie intégrante de l’Eglise », on ne contestera certes pas l’importance pour chacun de trouver Dieu et le devoir de l’Eglise de l’y aider, mais cela ne peut pas être au prix d’une redéfinition de la miséricorde, comme si celle-ci pouvait contredire la vérité. C’est Dieu qui juge en toute justice, en tenant compte des faiblesses et du pardon demandé : mais on ne demande pas pardon pour un mal avec la ferme intention d’y demeurer.

Le n° 14 de la relatio est un monument de mauvaise foi.

« 14. Jésus Lui-même, en se référant au dessein premier sur le couple humain, réaffirme l’union indissoluble entre l’homme et la femme, tout en comprenant que “en raison de votre dureté de cœur (que) Moise vous a permis de répudier vos femmes ; mais dès l’origine, il n’en fut pas ainsi” (Mt 19, 8 ). De cette manière, Il montre combien la condescendance divine accompagne toujours le chemin de l’homme, l’orientant vers son principe, non sans passer par la croix. »

Le Christ censuré

Comme si Jésus Lui-même, en disant cela, n’avait pas ajouté ces paroles de feu : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas. » De quel droit ont-ils escamoté ces mots essentiels ? Jésus ne parlait pas à un public plus réceptif que celui du XXIe siècle, pourtant… Pour l’analyse de ce passage du rapport, voyez le blog d’Yves Daoudal, c’est par ici.

C’est encore lui qui démonte la tromperie des n° 17 à 20 , qui prétend trouver des éléments positifs dans les cohabitations et les « remariages », non point des non chrétiens mais ceux des catholiques des « semini Verbi répandus hors des frontières sacramentelles ». Autant il est vrai que tout bien vient de Dieu, ce qui permet de discerner les éléments de vérité qu’il peut y avoir dans la religiosité naturelle ou dans le mariage de non chrétiens respectueux de ses fins naturelles, autant on est là dans l’affirmation qu’une situation objective de péché pourrait être un début de bien en soi, à faire évoluer vers une plénitude de bien. C’est la confusion entre les actes objectivement bons que chacun peut poser, et le cadre objectivement mauvais où il a choisi de se placer.

Demander à l’Eglise de « se tourner avec respect vers ceux qui participent à sa vie de manière incomplète et imparfaite, appréciant plus les valeurs positives qu’ils conservent que leurs limites et leurs manquements » (n°20) relève de la même confusion volontaire : confusion entre le respect pour les personnes et le jugement à apporter sur leur état de vie – jugement miséricordieux en ce qu’il entend dire que cet état est synonyme de mort spirituelle dont il est possible de sortir.

La valeur du concubinage

Le n° 22 propose de considérer la cohabitation stable, sanctionnée ou non par un mariage civil, « marquée par une affection profonde, par la responsabilité vis-à-vis des enfants, par une capacité à résister dans les épreuves », « comme un bourgeon à accompagner dans son développement vers le sacrement du mariage ». Confusion encore : bien sûr qu’il faut essayer les couples catholiques (et même les autres, appelés au même salut !) qui choisissent l’union de fait ou le mariage civil, à s’engager dans le mariage sacramentel. Bien des pasteurs soulignent d’ailleurs combien ces engagements gagnent à se faire après une période de continence pour marquer, précisément, la différence entre les deux états et la reconnaissance de ce que le mariage sacramentel représente. Mais en cherchant le « bien » dans les unions libres ou civiles on les désigne comme bonnes. Pour les parents chrétiens, quelle claque ! Doivent-ils désormais accompagner leurs enfants vers l’union libre parce que celle-ci est un « bourgeon » de mariage sacramentel ? Seront-ils « discriminants » s’ils osent souligner d’abord le mal et le danger de ces unions ? S’agit-il de démissionner collectivement au nom du « changement anthropologique » ?

Il faut le croire, puisque la relatio propose non que la mission obtienne la conversion des brebis égarées, mais que s’père une « conversion missionnaire », « requise ». En d’autres termes, que celui qui dit le bien renonce au mal qu’on n’hésite pas à pointer chez lui : « Il ne faut pas se limiter à une annonce purement théorique et détachée des problèmes réels des personnes. » C’est au n°28, qui poursuit : « Il ne faut jamais oublier que la crise de la foi a comporté une crise du mariage et de la famille et, par conséquent, la transmission de la foi des parents aux enfants a été souvent interrompue. »

La crise de la foi


Et pourquoi cela ? Parce que la foi n’a plus été enseignée. C’est bien parce que des hommes d’Eglise ont abandonné l’annonce systématique et argumentée de la vérité sur le mariage – que rien n’empêche d’être libératrice et enthousiasmante, justement parce que la vérité rend libre et que l’enthousiasme est étymologiquement une manifestation de la présence divine – que le mariage est en crise. Je me souviens, petite fille passant mes vacances aux Pays-Bas à la fin des années 1960, de la jubilation des grandes cousines : « On peut faire ce qu’on veut ! C’est le curé qui vient de nous le dire. » Cela concernait, je l’ai mieux compris plus tard, l’activité sexuelle hors mariage et la contraception.

Attardons-nous encore un instant sur le n° 28. Il se termine avec ces mots : « Lorsqu’elle est confrontée par une foi solide, l’imposition de certaines perspectives culturelles qui affaiblissent la famille et le mariage n’a pas d’importance. » Autrement dit une foi forte préserve des errances du temps, du « monde » dont nous ne sommes pas. Le plus urgent n’est-il donc pas d’enseigner la « foi forte », sans édulcorer son contenu, sans affadir son sel ?
Au n° 30, les rapporteurs s’offrent un petit détour par le dialogue interreligieux en expliquant que « beaucoup ont insisté sur une approche plus positive des richesses contenues dans les différentes expériences religieuses, sans passer sous silence les difficultés. Dans les différents contextes culturels, il faut d’abord saisir les possibilités, puis, à la lumière de celles-ci, repousser les limites et les radicalisations ». Et cela de la part de l’Eglise, qui a les paroles de la vie éternelle !

Le n° 36 revient sur « la réalité positive des mariages civils et, compte tenu de leurs différences, des concubinages » : voici le mariage sacramentel relégué au rang d’« idéal » auquel on peut aspirer ou duquel on se détache. Le n° 37 invite l’Eglise à « aller en aide » à ceux qui sont dans un concubinage « ad experimentum » (mariage à l’essai) ou dans un « mariage par étapes » à la mode africaine, en étant pour tous « la maison ouverte du Père ». On songe à la parabole de l’enfant prodigue : c’est en rompant avec sa vie dissolue et en reconnaissant sa faute, poussé par la misère qui s’avère pour lui miséricorde, qu’il revient au Père et y trouve la porte toujours ouverte.

Le n° 38 parle des difficultés matérielles pour se marier et de la peur des engagements définitifs, et des retards pris « non par rejet des valeurs chrétiennes relatives à la famille et au mariage, mais surtout du fait que se marier est un luxe ». Du prix de la fête au prix de la dot… Mais la réponse de l’Eglise doit-elle vraiment se centrer sur le fait que « dans ces unions aussi, on peut voir des valeurs familiales authentiques, ou du moins le désir de celles-ci » ? A force de « positiver », pourquoi s’inquiéter ? Pourquoi suggérer ensuite ce qui est considéré comme impossible d’emblée ?
Passons sur la simplification des procès de reconnaissance de nullité, cela mérite des développements à part.

Divorcés « remariés »

Le n° 46 parle des divorcés remariés (sans guillemets puisque le mariage civil a des aspects positifs…) : « Les situations des personnes divorcées remariées exigent aussi un discernement attentif et un accompagnement empreint de respect, évitant tout langage ou attitude qui les feraient sentir discriminées. Prendre soin de ces personnes ne représente pas pour la communauté chrétienne un affaiblissement de sa foi et de son témoignage de l’indissolubilité du mariage, au contraire, c’est par ces soins qu’elle exprime sa charité. » On goûtera le « au contraire » qui confond foi et charité. Bien sûr, l’Eglise doit apporter son secours – la communication de la grâce – à tous les hommes qui en ont besoin. Mais de cela il n’est pas question.

Le n° 47 est un autre monument :

« 47. Quant à la possibilité d’accéder aux sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie, certains ont argumenté en faveur de la discipline actuelle en vertu de son fondement théologique, d’autres se sont exprimés en faveur d’une plus grande ouverture à des conditions bien précises, quand il s’agit de situations qui ne peuvent pas être dissoutes sans entraîner de nouvelles injustices et souffrances. Pour certains, il faudrait que l’éventuel accès aux sacrements soit précédé d’un chemin pénitentiel – sous la responsabilité de l’évêque diocésain –, et avec un engagement évident en faveur des enfants. Il s’agirait d’une situation non généralisée, fruit d’un discernement réalisé au cas pas cas, suivant une règle de gradualité, qui tienne compte de la distinction entre état de péché, état de grâce et circonstances atténuantes. »


Du sac de Rome à celui du mariage

Voilà, c’est le point névralgique, le point de basculement recherché, tant il est vrai que le divorce est à la racine de toutes les autres destructions de la famille, de la filiation, de la société. On se demande en passant quel peut être cet « engagement évident en faveur des enfants ». Jamais on n’entend les partisans de cette communion accordée sans intention de sortir d’une situation objectivement et gravement désordonnée préciser de quels enfants il s’agit : ceux du « premier » mariage ? Ceux de la nouvelle union ? Et puis : y a-t-il désormais des étapes entre l’état de péché et l’état de grâce où l’on pourrait se trouver un peu, en raison des « circonstances atténuantes » ?

Les derniers paragraphes concernent l’accueil des personnes homosexuelles ; il semblerait que le cardinal Peter Erdö, qui a présenté le rapport à la presse, en ait été marri, n’ayant semble-t-il pas pris la peine d’en prendre connaissance avant la présentation : il s’agirait de l’opinion du rédacteur très libéral, Mgr Bruno Forte. Après avoir plaidé pour l’accueil des personnes, ce qui n’a rien de scandaleux en soi, l’article 50 parle de ces homosexuels qui « souhaitent rencontrer une Eglise qui soit une maison accueillante ». « Nos communautés peuvent-elles l’être en acceptant et en évaluant leur orientation sexuelle, sans compromettre la doctrine catholique sur la famille et le mariage ? » Dans le contexte, on comprend mal le choix d’« évaluant » pour traduire le mot italien originel « valutando » : commet « évaluer » une orientation sexuelle ? « Apprécier » se comprendrait mieux, au sens de « valoriser ». Et là, cela se passe de commentaires…


Valoriser l’homosexualité

Mais le paragraphes qui a fait le plus plaisir aux médias est celui-ci, nonobstant le précédent qui évoque pour les dénoncer les « organismes internationaux » qui « soumettent les aides financières à la condition d’introduire des lois s’inspirant de la l’idéologie du gender » :

52. Sans nier les problématiques morales liées aux unions homosexuelles, on prend acte qu’il existe des cas où le soutien réciproque jusqu’au sacrifice constitue une aide précieuse pour la vie des partenaires. De plus, l’Église prête une attention spéciale aux enfants qui vivent avec des couples du même sexe, en insistant que les exigences et les droits des petits doivent toujours être au premier rang. »

On retombe dans les erreurs à propos des unions de fait en faisant abusivement la confusion entre des actes objectivement bons et le cadre où ils se réalisent. La presse y a vu une reconnaissance des unions homosexuelles, et eu égard à la lettre de ce n° 52, cela ne se justifie pas. Mais c’est bien d’impression qui domine. Alors qu’ailleurs, le document suggère que nos contemporains raisonnent de plus en plus avec leurs tripes, c’est elle qui reste ; on pouvait même le dire d’avance.


Debout !

Ce « tremblement de terre » à tous les étages aura du moins le mérite de réveiller les assoupis. Colère et interrogations ont semble-t-il accueilli le texte de la relatio – « Qu’est devenue la notion de péché ? », a demandé un évêque.

La doctrine de l’Eglise ne changera pas. Mais en attendant la voici exposée, attaquée, ridiculisée, au point que ceux qui la défendent passeront pour des Pharisiens. Où l’on comprend à quel point l’Eglise est la seule forteresse qui tienne debout face aux assauts de la culture de mort. Une forteresse d’un type un peu particulier, puisqu’elle est prête à offrir sa protection à tous les hommes de bonne volonté.

( Les caractères en gras sont dans le texte du blog.)

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Re: "Synode"

Message  Louis le Jeu 16 Oct 2014, 12:52 pm

Religion Catholique, Société, Synode sur la famille / Par Jean-Pierre Dickès / le 15 octobre 2014 à 11 h 17 min a écrit:  
 
Le rapport Relatio post disceptationem (rapport après le débat) qui vient d’être publié à mi-parcours du Synode sur la famille, a suscité de très vives réactions aux États-Unis dans les milieux catholiques. La presse libérale s’en est félicitée. En revanche pour ceux qui sont attachés à la doctrine de l’Église, il s’agit d’un véritable « tremblement de terre ». Ils sont violemment choqués par la volonté de renforcer les « aspects positifs » du concubinage et de l’homosexualité. Des associations familiales protestent en disant que les personnes dans cet état sont en état de péché mortel et n’ont certainement rien à apprendre aux fidèles. D’autres se demandent si le pape a encore la foi catholique pour laisser passer un tel texte. Manifestement il s’agit de construire « une autre Église ».

Le cardinal Peter Erdö, rapporteur général du synode et donc auteur principal de ce document, s’est plaint lors d’une conférence de presse au Vatican hier matin. En effet, il n’était pas noté dans le document que certains évêques avaient demandé la raison de la non-mention de l’enseignement traditionnel de l’Église ; notamment que les unions homosexuelles ont toujours été considérées comme « désordonnées». John Smeaton, co-fondateur de Voice of the Family (la voix de la famille), une coalition de 15 groupes internationaux pro-famille, a déclaré que ce texte était « l’un des pires documents officiels rédigés dans l’histoire de l’Église. » En quoi les fidèles ont-ils des leçons à prendre chez des personnes qui vivent à l’opposé de la morale catholique laquelle dans cette affaire se trouve véritablement « pulvérisée » ? Une « trahison » se moquant de ceux qui ont mené une vie conforme aux enseignements de la Bible, du magistère de l’Église et de Jésus lui-même.

Dans une interview du lundi 13 octobre, le cardinal Raymond Burke a exprimé les préoccupations de plusieurs de ses frères dans la salle du synode et celles de laïcs militants catholiques à travers le monde. Pour lui – comme durant le concile ndlr- cette présentation publique a été manipulée par les organisateurs du Secrétariat général. Ceci au détriment des interventions réelles des pères synodaux. Il souligne que ce document est en « rupture totale » avec l’enseignement de l’Église.

Jean-Pierre Dickès

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Re: "Synode"

Message  Louis le Jeu 16 Oct 2014, 1:18 pm

dans Religion Catholique, Société, Synode sur la famille / Par Pierre-Alain Depauw / le 15 octobre 2014 à 17 h 51 a écrit:
Le rapport à mi-parcours du Synode consacré à la Famille, suscite bien évidemment des commentaires enthousiastes des milieux « progressistes » et des organisations LGBT.

Joshua McElwee, correspondant du Vatican pour le National Catholic Reporter , a écrit sur Twitter :
« A la lecture de ce # document de Synod14, je ne sais pas quoi dire. Il annonce une toute nouvelle église, un ton nouveau, une toute nouvelle posture. Sensationnel. »

Le jésuite James Martin, connu pour estimer que les LGBT ne doivent pas être considérés comme scandaleux ou pécheurs, écrit  qu’un «changement révolutionnaire» se perçoit dans la relatio. Il ajoute  :
«C’est quelque chose qui il y a encore quelques années aurait été impensable, une déclaration de louange pure et simple de la contribution des gays et lesbiennes, sans avertissement ni aucune mention du péché …  Nulle part dans le document n’apparaissent des termes tels que «intrinsèquement désordonnés», «objectivement désordonnée»…
« Il est clair que l’appel du Pape François à l’ouverture a permis aux évêques d’écouter attentivement, d’exprimer leurs opinions et d’être ouverts à de nouvelles façons de penser. Comme ce fut le cas au Concile Vatican II (…). »
Le journaliste vaticaniste John Thavis souligne :
« Le document reflète clairement la volonté du pape François d’adopter une approche pastorale plus clémente sur les questions de mariage et de famille. Il est l’objet de révisions par les évêques cette semaine, et dans sa forme finale il sera utilisé dans le cadre d’une réflexion de l’église menant à la deuxième session du synode en octobre 2015 »

Terence Weldon de  Queering the Church observe que le document est important pour ce qu’il omet de mentionner autant que pour ce qui est mentionné :
« Il semble maintenant possible que le changement prévu puisse être sensiblement plus grand que la plupart des observateurs ne l’avaient prévu. Compte-tenu non seulement des mots spécifiques utilisés dans le texte ci-dessus, mais aussi de ce qui n’a pas été dit. Par exemple, il est dit que l’Eglise ne peut pas accepter le mariage homosexuel, mais il n’y a aucune condamnation de l’union civile, de même, ni les relations homosexuelles en général, ni le mariage homosexuel ne sont énumérées dans la description des menaces qui pèsent sur la famille » .

Directeur exécutif de New Ways Ministry, Francis DeBernardo écrit sur le site de CNN :
«Tout simplement, il s’agit d’un renversement total des positions antérieures de l’Eglise qui classait une telle orientation comme« objectivement désordonnée », et qui considérait les gays et les lesbiennes dans les communautés à problèmes et les personnes suspectes … Bien que ce document ne va pas aussi loin que moi et beaucoup d’autres aimeraient, je pense qu’il est important de se rappeler que le changement de doctrine dans l’église commence par un changement de langage et de ton, ce qui conduit à un changement dans les attitudes et les pratiques pastorales, qui finalement conduit au changement de la doctrine».

Une coalition d’associations LGBT se prétendant catholiques, dont DignityUSA, New Ways Ministries et Equally Blessed ont déclaré dans un communiqué:
«Nous sommes ravis que le synode reconnaisse (…) que les personnes LGBT sont une partie sacrée de nos communautés paroissiales et apportent des cadeaux incommensurables à l’Eglise. Nous espérons que ces paroles du synode inspireront les évêques des États-Unis pour célébrer les contributions des personnes LGBT dans les écoles catholiques, les hôpitaux et les paroisses. Au cours des dernières années, des dizaines d’employés dévoués catholiques aux États-Unis ont été licenciés en raison de leur identité de genre, leur orientation sexuelle ou leur état matrimonial. Nous prions pour que ces fortes paroles du synode transformeront ces chasses aux sorcières en une chose du passé, et encourageront les diocèses et les institutions catholiques à célébrer pleinement les cadeaux uniques que les employés LGBT apportent sur leur lieu de travail. »

Marianne Duddy-Burke, directrice de DignityUSA écrit:
« Le ton de ce rapport à mi-parcours est très différent de documents préliminaires au Synode extraordinaire. (…) Il est beaucoup plus pastoral »
.

Linda Karle-Nelson, qui a un fils homosexuel, a exprimé son enthousiasme dans les colonnes du Detroit Free Presscitant le pape François comme le catalyseur de ce changement de ton:

C’est le résultat de ce pape … S’il n’était pas venu, je ne pense pas que cela ce serait passé ainsi… Il a rendu possible de commencer à penser autrement… C’est un virage à 180 degrés par rapport à ce que nous entendons des évêques catholiques des États-Unis. Ils vont devoir commencer à penser d’une manière nouvelle »
.

Michael Sean Winters, du  National Catholic Reporter  écrit :
« En tout état de cause, les temps sont en train de changer »
.

Le jésuite Thomas Reese s’enthousiasme :
«Écoute, accompagnement, respect, valorisation, discernement, accueil, dialogue sont les mots répétés tout au long du nouveau document en cours de discussion par le synode des évêques à Rome cette semaine. Paroles de condamnation et marginalisation ont été évités … ».

Le correspondant au Vatican Robert Mickens dit de ce synode qu’il s’agit simplement d’un début sur la voie du changement. Il écrit:

« Clair et simple: Le véritable travail doit avoir lieu dans les semaines et les mois à venir, entre les sessions, comme cela s’est produit au Concile Vatican II. Mais les experts ( « periti ») devraient être principalement des fidèles catholiques de tous les horizons de la vie et de différentes expériences, pas seulement des prêtres-théologiens … mais aussi des catholiques homosexuels, y compris ceux qui occupent des rôles de leadership dans l’église. Ils existent et doivent être reconnus ouvertement.
« Le pape a brisé la glace. Bientôt le vrai travail va commencer » .

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Re: "Synode"

Message  Benjamin le Jeu 16 Oct 2014, 1:29 pm


Ceux qui s'offusquent aujourd'hui sur un ou deux points de mœurs dans ces articles, s'offusquaient-ils beaucoup lorsque leur secte contredisait la Foi et la Doctrine de l'Église depuis 50 ans sur à peu près tous les sujets, lorsqu'elle leur refourguait des "cérémonies" sacrilèges et un pseudo-"clergé" invalide qui ne leur donne que du vent au lieu des Sacrements, etc ? Rolling Eyes
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Re: "Synode"

Message  ROBERT. le Jeu 16 Oct 2014, 1:40 pm

Benjamin a écrit:
Ceux qui s'offusquent aujourd'hui sur un ou deux points de mœurs dans ces articles, s'offusquaient-ils beaucoup lorsque leur secte contredisait la Foi et la Doctrine de l'Église depuis 50 ans sur à peu près tous les sujets, lorsqu'elle leur refourguait des "cérémonies" sacrilèges et un pseudo-"clergé" invalide qui ne leur donne que du vent au lieu des Sacrements, etc ? Rolling Eyes

C'est ce que j'appelle: s'offusquer-quand-ça-fait-notre-affaire.
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Re: "Synode"

Message  gabrielle le Ven 17 Oct 2014, 8:58 am

52. Sans nier les problématiques morales liées aux unions homosexuelles, on prend acte qu’il existe des cas où le soutien réciproque jusqu’au sacrifice constitue une aide précieuse pour la vie des partenaires. De plus, l’Église prête une attention spéciale aux enfants qui vivent avec des couples du même sexe, en insistant que les exigences et les droits des petits doivent toujours être au premier rang. »

Plus hypocrite que ça, tu meurs...

Ils se servent des enfants, pour faire passer l'immoralité, c'est dégueulasse.

Les enfants doivent être protégés, la seule protection qui puisse exister , c'est le refus d'adoption aux "gays"

Malheur à celui qui scandalise un de ses petits... et c'est un scandale qui s'étale sous les yeux de ses pauvres petits, leur donnant comme exemple le mal à longueur de journée.
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