Lu dans un livre sur la sculpture, 1960 :

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Lu dans un livre sur la sculpture, 1960 :

Message  Roger Boivin le Sam 27 Sep 2014, 11:51 am



Voici ce que j'ai trouvé dans ce livre, avec Nihil Obstat et Imprimatur 1960, à la page 8 et 9 :




Victor-Henry Debidour :


« ..il faut distinguer deux types d'intentions : celle qui émane de la conscience de l'artiste, et qui est la volonté de travailler pour Dieu ; et celle, beaucoup plus matérielle, qui se marque dans la destination spécifiquement religieuse de l'oeuvre. Les deux sont loin de se confondre.

«  Prenons deux cas-limite : il est aventureux, mais non pas tout à fait absurde et scandaleux, de parler d'une certaine spiritualité « chrétienne » devant telles statues bouddhiques dont la dignité, la paix, le rayonnement de silence et d'intériorité sont divins. Le péril est celui d'un syncrétisme sans consistance dogmatique, mais rien ne peut empêcher une âme chrétienne de trouver « in partibus infidelium » des oeuvres qui viennent au-devant non seulement de son admiration et de son émotion, mais de sa piété. - En revanche, une statue dûment exécutée pour un sanctuaire chrétien sur un sujet officiellement chrétien peut être intimement irréligieux, oublier et trahir dans la traduction qu,elle en donne, le mystère qu,elle prétend servir : tel fut l'avis d'un grand nombre de personnes devant le Christ de Germaine Richier à Assy. Il ne suffisait pas à leur yeux, de rehausser sur un gibet une de ces formes humaines qui tiennent de la mante religieuse et du rameau de bois mort, comme l'artiste les affectionnait, pour qu'elle devînt aux yeux de tous le signe du sacrifice rédempteur. »


Et voici ce qu'en dit Wikipédia à propos de cet homme : http://fr.wikipedia.org/wiki/Victor-Henri_Debidour :


« Il reçoit le Grand Prix Catholique de Littérature en 1962 et le Grand Prix de la Critique et de l'Essai de la ville de Paris en 1982. »



Et voici, maintenant, ce que dit S. S. le Pape Pie XII , dans Allocution aux artistes de la Quadriennale romaine, 8 avril 1952 , ( http://messe.forumactif.org/t1135-fra-angelico#71938 ) :


..« plus l'artiste vit la religion et mieux est-il préparé à parler le langage de l'art, à en entendre les harmonies, à en communiquer les frémissements. »

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Re: Lu dans un livre sur la sculpture, 1960 :

Message  Roger Boivin le Sam 27 Sep 2014, 12:00 pm

roger a écrit:.
Victor-Henry Debidour :

« ..il faut distinguer deux types d'intentions : celle qui émane de la conscience de l'artiste, et qui est la volonté de travailler pour Dieu ; et celle, beaucoup plus matérielle, qui se marque dans la destination spécifiquement religieuse de l'oeuvre. Les deux sont loin de se confondre.

« Prenons deux cas-limite : il est aventureux, mais non pas tout à fait absurde et scandaleux, de parler d'une certaine spiritualité « chrétienne » devant telles statues bouddhiques dont la dignité, la paix, le rayonnement de silence et d'intériorité sont divins. Le péril est celui d'un syncrétisme sans consistance dogmatique, mais rien ne peut empêcher une âme chrétienne de trouver « in partibus infidelium » des œuvres qui viennent au-devant non seulement de son admiration et de son émotion, mais de sa piété. »


« La religion qui enseigne à l'homme les hautes certitudes de la vérité, et qui ne lui apprend le vrai, fondement du beau, qu'en vue de le porter au bien, constitue pour l'art un admirable foyer d'inspiration.

Les païens manquèrent de cette lumière. Et, chez eux, " l'art réduit à masquer le vide de l'idée religieuse sous le rythme de la phrase, sous la grâce et la pureté de la ligne, loin de recevoir d'elle cet accroissement de force, ce ressort, cette puissance qui lui permettent de s'élever de l'admiration de la forme jusqu'à la vision de la beauté parfaite, et de mettre dans ses oeuvres quelque chose de cette perfection idéale qui éveille en nous l'idée de l'infini et du divin. C'est là, précisément, ce que le Christianisme allait apporter à l'art. " »

ÉTUDES et APPRÉCIATIONS - Nouveaux fragments apologétiques - Mgr L.-A. Paquet de l'université Laval - Québec 1934 :
http://messe.forumactif.org/t3695-les-deviations-de-l-art#73525

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Re: Lu dans un livre sur la sculpture, 1960 :

Message  Roger Boivin le Sam 27 Sep 2014, 1:08 pm



Que préfèrez-vous, catholiques, entre ces deux choses là ? :



ou

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Re: Lu dans un livre sur la sculpture, 1960 :

Message  Roger Boivin le Sam 27 Sep 2014, 1:10 pm




Victor-Henry Debidour :

« il est aventureux, mais non pas tout à fait absurde et scandaleux, de parler d'une certaine spiritualité « chrétienne » devant telles statues bouddhiques dont la dignité, la paix, le rayonnement de silence et d'intériorité sont divins. Le péril est celui d'un syncrétisme sans consistance dogmatique, mais rien ne peut empêcher une âme chrétienne de trouver « in partibus infidelium » des oeuvres qui viennent au-devant non seulement de son admiration et de son émotion, mais de sa piété. -
En revanche, une statue dûment exécutée pour un sanctuaire chrétien sur un sujet officiellement chrétien peut être intimement irréligieux, oublier et trahir dans la traduction qu'elle en donne, le mystère qu'elle prétend servir : tel fut l'avis d'un grand nombre de personnes devant le Christ de Germaine Richier à Assy. Il ne suffisait pas à leur yeux, de rehausser sur un gibet une de ces formes humaines qui tiennent de la mante religieuse et du rameau de bois mort, comme l'artiste les affectionnait, pour qu'elle devînt aux yeux de tous le signe du sacrifice rédempteur. »

« On sait que sur la demande de l'évêque, ce bronze a été retiré de l'église pour être placé dans la sacristie ou au presbytère. Une dévotion privée, ou si j'ose dire, choisie, ou spécialisée ( quel mot faudrait-il ? ) peut être en mesure de conférer une valeur chrétienne vraie, à des œuvres qui scandalisent ou devraient scandaliser. Je serais porté, quant à moi, à appliquer cette observation non seulement au Christ d'Assy mais aussi à certaines statues-mannequins d'Espagne, avec leur réalisme atroce et insoutenable, et aux plâtres « Saint-Sulpice ». Qu'on veuille bien ne pas prendre pour une plaisanterie ces rapprochements... »

Coïncidence ! ce livre de Debidour, dans lequel j'ai trouvé cet extrait de texte , a été publié en 1960 , juste à l’avènement du faux concile dit Vatican II, de sa fausse liberté religieuse et de son faux œcuménisme.

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Re: Lu dans un livre sur la sculpture, 1960 :

Message  Roger Boivin le Sam 27 Sep 2014, 1:11 pm



Avec toute la sincérité et la piété que tu peux, t'aura beau peindre ou sculpter le démon qui te berne sous quelque apparence de bonté ou de beauté, dans ton illusion de croire subjectivement que c'est là le vrai Dieu, ça n'en fera jamais de ton œuvre qu'une représentation objective du démon.
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Re: Lu dans un livre sur la sculpture, 1960 :

Message  Roger Boivin le Sam 27 Sep 2014, 1:12 pm

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