« Nous n'avons pas de Pape "Seigneur, restez avec nous car le soir arrive et la nuit tombe." (Luc 24,29) »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

« Nous n'avons pas de Pape "Seigneur, restez avec nous car le soir arrive et la nuit tombe." (Luc 24,29) »

Message  Roger Boivin le Dim 31 Aoû 2014, 12:40 pm


« Nous n'avons pas de Pape  "Seigneur, restez avec nous car le soir arrive et la nuit tombe."  (Luc 24,29) »

http://deojuvante.forumactif.org/t807-l-infame-trahison#11606


Telle est la dernière phrase du chapitre « CONSTITUTION APOSTOLIQUE "CUM EX APOSTOLATUS" de PAUL IV » du livre L'INFÂME TRAHISON.

Voici maintenant la première phrase du livre « JÉSUS PARMI NOUS » de Jos. Schrijvers : « RESTEZ AVEC NOUS, SEIGNEUR, CAR IL SE FAIT TARD ».
Et en voici le 1er chapitre, et les chapitres XV, XVI et XVII :


Jos.schrijvers, C. SS. R.
JÉSUS parmi NOUS
En vertu des pouvoirs qui nous ont été communiqués
par notre Révérendissime Père Général, Patrice Murray,
nous autorisons l'impression de l'ouvrage intitulé :
« Jésus, parmi nous » par Jos. Schrijvers, C. SS. R.

A. Vercouter, C. SS. R. Sup. Prov. Bruxelles, 26 Janvier 1940.

IMPRIMATUR :
Mechliniae, die 6 Martii 1940
+Er. Jos. Carton de Wiart
vic. gen.
CHAPITRE PREMIER

Introduction

Restez avec nous, Seigneur, car il se fait tard.


Un malaise permanent pèse sur le monde. La guerre et les menaces de guerre entretiennent l'inquiétude dans la plupart des nations. L'impiété et l'immoralité montent comme des flots menaçants prêts à engloutir la civilisation chrétienne.

Des pays immenses ont déclaré la guerre à Dieu; ils poursuivent avec un acharnement infernal la destruction de toute religion; ils veulent extirper de la terre jusqu'au nom de Dieu.

Déjà, sous nos yeux, cette persécution a couvert de ruines et plongé dans la désolation des pays entiers. Nous avons vu les églises détruites, les monastères incendiés, les prêtres martyrisés, les chrétiens exterminés et cette sanglante révolution s'apprête à faire le tour du monde.

L'armée de l'Antéchrist grossit tous les jours. Elle a, à son service, des organisations puissantes dans les principales villes des deux mondes et jusque dans les îles les plus reculées de l'Univers. Elle s'assimile avec une facilité effrayante, tous les éléments flottants, incertains dans leurs convictions religieuses ou mécontents de leur sort matériel. Qu'un chef se présente pour grouper toutes ces forces éparses, il pourra, si Dieu ne l'en empêche par un miracle de sa puissance, se lever, dans tous les pays à la fois, une armée formidable.

Et, alors, quel sera le sort de l'Église ? Quel sera le sort des chrétiens éparpillés dans l'Univers entier ? On frémit à cette seule pensée.

Puis, chez quelques-uns se pose l'angoissante question : Sera-ce peut-être bientôt la fin des temps annoncée dans les Saints Livres ? Les scènes effrayantes entrevues à Patmos par l'évangéliste saint Jean vont-elles se dérouler sous nos yeux ?

Et à ces questions troublantes personne n'a de réponse, car Notre Seigneur l'a dit : Le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y pensez pas.

N'est-il pas opportun de reprendre les paroles des diciples d'Emmaüs : Restez avec nous, Seigneur, car le soir tombe déjà.

Restez avec les chrétiens qui ont mis toute leur confiance en Vous : ils sont sans défense, exposés à la calomnie, à la persécution, à la mort et à un malheur infiniment plus redoutable, celui de perdre leur confiance en Vous et de Vous abandonner, Jésus ! N'avez-vous pas dis Vous même : Quand le Fils de L'homme reviendra sur terre, croyez-vous qu'il y trouvera encore de la Foi !

Oh ! perdre la Foi, trahir le Christ, n'est-ce pas le plus grand malheur, le vrai péril des derniers temps ?

Comme il est urgent de prémunir les âmes chrétiennes ! Quand Jésus vivait encore parmi les hommes Il instruisait ses Apôtres, mais qui donc instruira les chrétiens maintenant que le Maître est absent ?

Hommes de peu de foi ! le Maître n'est pas absent. Il est avec nous, plus intimement qu'Il ne l'était avec ses disciples. Il ne nous quitte pas un instant : Il reste dans notre âme par sa grâce sanctifiante, Il habite avec nous dans le saint tabernacle ( en 2009, plutôt rare ), Il vient nous rendre visite par la sainte communion ( dans notre cas en 2009, par la communion spirituelle ), Il s'entretient avec nous, coeur à coeur, Il est présent partout dans son Église pour la soutenir dans la lutte et la conduire à la victoire.

Jésus est parmi nous, et, comme Il a instruit ses Apôtres, ainsi Il nous instruira si nous voulons l'écouter.

Et quel sera son enseignement ? Jésus nous découvrira le grand mystère qui domine tous les siècles, le mystère de la croix.

Il est vrai que ce mystère est un objet de scandale pour les juifs et un objet de risée pour les gentils; mais pour ceux qui se sauvent, c'est-à-dire pour nous, il est force de Dieu.

Accueillons avec humilité et respect ce divin enseignement.

Jésus nous révélera le secret de ses abaissements et de ses souffrances; Il nous fera saisir le sens des épreuves et des peines de notre propre vie, Il nous expliquera, enfin la raison profonde des luttes et des persécutions par lesquelles son Église passe en ce moment et doit passer à l'avenir afin d'achever la Passion du divin Sauveur.

Jésus est parmi nous : entourons-le avec amour et reconnaissance. Il a dit : Mes brebis entendent ma voix, et moi, je les connais et elles me suivent, et je leur donnerai la vie éternelle et elles ne périront jamais et personne ne les arrachera de ma main.


Dernière édition par roger le Dim 01 Fév 2015, 1:59 pm, édité 1 fois
avatar
Roger Boivin

Nombre de messages : 10548
Date d'inscription : 15/02/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: « Nous n'avons pas de Pape "Seigneur, restez avec nous car le soir arrive et la nuit tombe." (Luc 24,29) »

Message  Roger Boivin le Dim 31 Aoû 2014, 12:42 pm


Chapitre XV

Jésus prémunit son Église contre le péril des derniers temps.

Nous espérions qu'il rachèterait Israël, ainsi s'exprimèrent les disciples d'Emmaüs revenant de Jérusalem où ils avaient assisté à la mort ignominieuse de Jésus le Prophète.

Ils n'avaient pas compris le vrai caractère du Messie et Jésus, dans sa pitié leur apparut en chemin pourle leur expliquer à eux et à tous ses futurs disciples. Comme vous êtes lents à croire ce que les Prophètes ont prédit. Ne fallait-il pas que le Christ souffrît tout cela avant d'entrer dans sa gloire ?

Et, commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes il leur expliqua en détail tous les passages qui concernaient son caractère de Messie.

Ce n'était, d'ailleurs, que la répétition de sa doctrine tant de fois inculquée à ses Apôtres et à la foule. Celui qui ne porte pas sa croix et me suit, ne peut pas être mon disciple; Si le grain de froment tombant en terre ne se décompose pas, il reste infructueux.

Les disciples de Jésus devront, jusqu'à la fin, accompagner le Sauveur, s'associer à ses souffrances, monter au Calvaire avec Lui et par là achever ici-bas son oeuvre de la Rédemption.

Bien des chrétiens, au cours des siècles passés et surtout dans les temps actuels ont oublié cette doctrine comme les Juifs avaient oublié celle des Prophètes concernant le vrai Messie.

Beaucoup de fidèles se sont habitués à penser que l'Église du Christ doit nécessairement apparaître ici-bas, grande, puissante et entourée d'une auréole de gloire.

N'a-t-elle pas la promesse du Sauveur que les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle ? N'est-elle pas la forteresse inexpugnable bâtie sur le roc éternel de Pierre ? N'est-elle pas assise sur les fondements indestructibles de la Hiérarchie intituée par le Christ lui-même ? N'est-elle pas une Reine majestueuse entourée de la vénération des peuples, redoutée pour son prestige moral par les puissants de ce monde, envoyant des légions de missionnaires à la conquête spirituelle des peuples sauvages et considérée même par ses ennemis comme la gardienne de toute vraie civilisation ?

Ainsi, s'est lentement formée dans leur esprit l'idée que cette splendeur extérieure appartient à l'essense même de l'Église.

Cette erreur n'est-elle pas à l'origine de tant de prophéties qui ont surgi à toutes les époques troublées de l'Histoire annonçant une période de gloire extraordinaire pour l'Église ? Elles faisaient écho à celles qui circulaient déjà, au temps de la vie de Notre-Seigneur et prédisaient que le Messie viendrait bientôt rétablir le royaume d'Israël et réduire sous son joug tous les princes de la terre.

Or, Jésus-Christ n'a pas réalisé ces ambitieuses conceptions. Il est arrivé un moment où toute la puissance de ce Messie qui avait opéré d'éclatants miracles a semblé disparaître, où le Prophète a été accablé d'injures et torturé cruellement, où le Thaumaturge a été accusé de supercherie par les Princes des prêtres et enfin mis à mort comme s'il n'avait aucun moyen de se défendre.

Alors, la foi des Apôtres a subi un choc terrible. Ils virent s'effrondrer toutes leurs espérances, ils s'enfuirent lâchement en abandonnant leur divin Maître, et si Jésus, après sa Resurrection n'était pas allé les reprendre un à un, ils auraient été perdus à jamais.

Or, il arrivera, dans les derniers temps, une chose semblable aux chrétiens qui n'ont jamais compris à fond le mystère de la Croix, ni la mission de Jésus-Rédempteur et de cette Église qui continue ici-bas son existence et doit achever sur terre sa divine Passion.

Alors beaucoup apostasieront, au point que Jésus-Christ vers la fin de sa vie terrestre a dit avec tristesse : Quand le Fils de l'homme reviendra sur terre, croyez-vous qu'Il y trouvera encore de la Foi.

Voilà le grand péril des derniers temps !

Oh ! Comme il faut supplier notre bon Sauveur de nous épargner cet extrême malheur à nous tous et aux chrétiens qui vivront après nous ! Comme il faut le prier sans cesse, à toute heure du jour de nous garder la Sainte Foi, de nous soustraire au danger de le trahir et de l'abandonner ! Comme il faut suivre avec une humble docilité le conseil que nous donne saint Alphonse, l'Apôtre de la prière : Demandez toujours et sans vous lasser la grande, la suprême grâce de la persévérance finale ( et j'ajouterais, de la pénitence finale ) et vous l'obtiendrez infailliblement par l'intermédiaire de notre Mère du Ciel, la Trè Sainte Vierge Marie.
avatar
Roger Boivin

Nombre de messages : 10548
Date d'inscription : 15/02/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: « Nous n'avons pas de Pape "Seigneur, restez avec nous car le soir arrive et la nuit tombe." (Luc 24,29) »

Message  Roger Boivin le Dim 31 Aoû 2014, 12:45 pm


Chapitre XVI

Jésus prédit à son Église les épreuves finales.


Le temps viendra où l'Église sera passée au crible comme le froment afin de séparer la paille du bon grain.

La guerre contre l'Église du Christ se prépare déjà sous nos yeux. Comme du temps de Notre-Seigneur des complots perfides s'ourdissent contre elle en secret, encouragés par les puissants de ce monde.

Le temps approche où Dieu, comme il l'a annoncé dans les Saintes Écritures, permettra aux princes des ténèbres, une dernière et formidable attaque contre l'Église du Christ.

Alors viendront pour les fidèles des heures de tribulation telles que jamais encore on n'en a vues de semblables.

Les croyants seront spoliés de leurs biens, privés de tout secours humain, poursuivis comme des fauves dans leurs retraites les plus inaccessibles, torturés et mis à mort. Le frère livrera son frère, le père dénoncera son fils, les enfants se lèveront contre leurs parents et leur infligeront la mort.

La haine envers les prêtres et les personnes consacrées au service de Dieu ne connaîtra plus de bornes. On les poursuivra partout avec une rage infernale, espérant noyer l'Église dans le sang de ses ministres.

Les monastères seront détruits et leurs habitants martyrisés et les Ordres religieux qui étaient les remparts de l'Église sembleront avoir disparu à jamais.

LA HIÉRARCHIE DE L'ÉGLISE ÉTABLIE PAR LE CHRIST LUI_MÊME SERA FOUILLÉE JUSQUE DANS SES FONDEMENTS. Les Pasteurs depuis le Pasteur Suprême jusqu'au plus humble prêtre de village, erreront de retraite en retraite, poursuivis par leurs bourreaux et s'exposant mille fois à la mort pour secourir et réconforter leurs ouailles.

Les églises seront profanées et dévastées. Les magnifiques Basiliques qui symbolisaient la beauté de la foi chrétienne et la splendeur de son culte, seront détruites ou transformées en lieux de débauche.

Les horreurs commises de nos jours, en Russie, au Mexique, en Espagne se reproduiront alors dans tous les pays et ne sembleront être qu'un timide essai en face des cruautés et des abominations qui seront commises pendant cette dernière tragédie.

Plus de place pour la foi ni pour le culte chrétien. On n'entendra plus partout que le blasphème contre Dieu et son Christ, que des cris de haine contre l'Église, ses ministres et ses fidèles.

Alors viendra le grand péril pour la foi des faibles, le péril des derniers temps.

Ceux qui n'ont jamais compris à fond, l'idée chrétienne, qui s'étaient attachés à l'Église à cause de sa pompe extérieure de la magnificence de ses cérémonies, de son prestige auprès des grands de ce monde seront scandalisés. Jésus l'a prédit ( MT. 24, 10. ). Beaucoup alors apostasieront et rediront à leur manière la parole de saint Pierre reniant son Maître : Je ne connais pas cet homme, je ne connais plus cette Église.

Quelle est donc l'idée chrétienne qu'ils n'ont pas saisie ? C'est que le Christ est venu sur terre pour fonder un royaume spirituel, pour racheter les hommes par le sacrifice de lui-même pour expier leur révolte contre Dieu par son obéissance poussée jusqu'à l'acceptation de la mort sur une croix.

Cette idée chrétienne que les âmes faibles n'ont pas saisie, c'est que le Christ continue son oeuvre de la Rédemption dans l'Église et dans chaque âme et que tous doivent partager ses souffrances ici-bas et par leur libre acceptation, achever la Passion du Maître et ainsi avoir part à son Royaume du Ciel.

Tous ceux qui entendront la voix de Jésus et boiront au calice qu'il fait circuler parmi ses disciples, c'est-à-dire, tous ceux qui, par amour pour le Maître, accepteront jusqu'au bout la part des souffrances que Dieu leur destine seront sauvés et l'aideront à sauver d'autres âmes.

Maintenant l'éclat extérieur de l'Église pourra se voiler, ses ministres pourront être torturés et mis à mort. Ces âmes-là en seront pas troublées.

C'est toujours le Christ qu'elles ont devant les yeux, non plus le christ multipliant les pains, guérissant les malades, ressuscitant les morts, terrassant les soldats, mais le Christ flagellé, couronné d'épines, foulé aux pieds, attaché au gibet et accomplissant jusqu'à la mort l'humble obéissance à son Père et restituant par ses anéantissements volontaires l'honneur du Père outragé.

Voilà le vrai Christ !

Tous ceux qui comprendront ce Christ-là, resteront fermes à la fin des temps au milieu des persécutions et des tribulations de toute sorte. Non seulement ils resteront fermes, mais, unis au Christ qui continue en eux sa Passion, ils aideront le Sauveur à ramener beaucoup d'âmes faibles, ébranlées dans leur foi.

Et qu'importaient à Jesus agonisant sur la croix, les injures des Pharisiens et leurs moqueries sacrilèges ?

Et qu'importera aux vrais chrétiens des derniers temps de se voir persécutés et vilipendés, de voir leurs prêtres suppliciés et leurs églises détruites, d'entendre les ricanements de la foule impie à l'adresse des fidèles, d'écouter leurs blsphèmes et leurs cris de triomphe, comme s'ils avaient abattu cette Croix du Christ qui a dominé le monde ! Qu'importe ! L'Église n'est pas morte : elle s'associe par chacun de ses enfants aux souffrances du Crucifié. Non ! elle n'est pas morte, elle recueille, au contraire, pour l'éternité sa plus belle moisson, elle envoie au ciel des légions de martyrs.

Et quand la moisson sera achevée le Fils de l'homme paraîtra et par un souffle de sa bouche tuera l'Antéchrist et dissipera son armée.
avatar
Roger Boivin

Nombre de messages : 10548
Date d'inscription : 15/02/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: « Nous n'avons pas de Pape "Seigneur, restez avec nous car le soir arrive et la nuit tombe." (Luc 24,29) »

Message  Roger Boivin le Dim 31 Aoû 2014, 12:47 pm


Chapitre XVII

Jésus et son Église triomphent dans les derniers combats.


Avant d'aller souffrir le bon Maître réconforta ses disciples en leurs disant : Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la consommation des siècles. Il compatissait aux souffrances qu'ils allaient devoir endurer afin de lui rester fidèles, mais il songea aussi, le coeur ému de pitié, aux tribulations réservées aux Chrétiens de l'avenir, surtout à ceux des derniers temps.

Comme alors il a prié son divin Père afin de leur obtenir à tous la patience et la persévérance. Je prie, lui dit-il, non seulement pour mes apôtres, mais aussi pour ceux qui, sur leur parole, croiront un jour en moi ( Joan. 17, 20 ).

Aussi, comme cette prière faite par le Fils de Dieu, à une heure aussi solonnelle, a été efficace !

Nous sommes frappés d'admiration en contemplant l'héroïsme de ces millions de martyrs qui, tout le long des siècles ont vaillamment et joyeusement subi, pour le nom du Christ, les tortures et la mort. Jésus était en eux; il leur communiquait sa force divine.

Ainsi il fera au temps des derniers combats. Pourrait-il rester indifférent à leur prière : « Restez avec nous, Seigneur, car il se fait tard ». Ils le supplient au nom de sa Croix et des douleurs de sa Mère bien-aimée de ne pas les abandonner au moment même où ils vont mourir pour lui. Comment pourrait-il les oublier ? Non; il sera là, il les revêtira de sa force pour braver les tyrans. Il fera luire à leurs yeux, sa lumière, la lumière de l'éternité dont les premières lueures éclairent déjà l'horizon. Elle transformera en un instant leurs idées sur la souffrance et ils s'écrieront avec saint Paul : Que sont les peines du temps présent ! Elles ne sont rien comparées à la gloire qui nous attend au ciel.

Mais si Jésus console ses disciples, ceux-ci à leur tour le consoleront par leur constance et leur amour.

Dans cette désolation universelle se manifestera plus que jamais la force de la grâce. Les fidèles ont vu maintenant de près la vanité de toutes choses. On leur a tout enlevé : la liberté de prier, de fréquenter leurs églises et même de prononcer le nom du Christ. On les a dépouillé de tous leurs biens, de leur famille et de leur maison paternelle. Ils errent, pour la plupart, dans les solitudes, les montagnes, les forets inaccessibles. Ils n'ont plus rien à espérer ici-bas. Alors, de toute la force de leur coeur de chrétien, ils se tournent vers le divin Maître, lui jurent fidélité jusque dans la mort.

Ainsi se forme une armée de chrétiens qui n'ont plus qu'une aspiration : rester fidèle au Christ et braver les tourments pour son amour. Tout ce à quoi ils s'étaient attachés pendant la vie, tout ce qui leur semblait nécessaire à l'existence, ils le sacrifient pour suivre le Sauveur.

C'est là, l'armée invincible du Christ. Ce sont ceux-là qui iront avec lui au calvaire.

Mais simultanément ces exemples d'héroïque attachement au Christ, de patience et de joie dans la persécution, agiront sous l'influence de la grâce, sur leurs bourreaux et en convertiront un grand nombre. Ces ennemis jurés du nom chrétien n'ont connu le Christ qu'à travers les calomnies et les préjugés. Maintenant, ils voient sa doctrine dans la réalité. Ils sont étonnés, émerveillés de cette tranquillité des fidèles jusque dans la mort, de cette constance dans la foi, de cet amour passionné pour un Roi cricifié dont on va détruire le Royaume, de cet attachement inébranlable à l'Église dont on est occupé à effacer sur terre, les derniers vestiges.

Les derniers temps, nonobstant la défection de certaines âmes faibles seront les beaux temps de l'Église. Alors, plus de splendeur, plus d,éclat, mais la moisson est abondante, les gerbes se multiplient sous la faux des moissonneurs, les ennemis eux-mêmes, sans s'en douter, contribuent par leur férocité à remplir les greniers du ciel.

Aux premiers siècles de l'Église et plus tard, chaque fois qu'a sévi la persécution, Jésus a fait ses conquêtes les plus belles. Il en est de même maintenant.

Voyez les Chrétiens des derniers temps, traqués par leurs ennemis, inventer mille moyens, oser toutes les audaces pour cacher leurs prêtres, leur rendre possible la célébration des saints Mystères et s'imposer des sacrifices héroïques pour assiter en cachette, au loin, à une Sainte Messe et y recevoir la Sainte Communion. ( N'oubliez pas que l'auteur parle de son temps alors qu'il y avait massacre des chrétiens au Mexique et en d'autres endroits )

Les héroïsmes qui ont marqué les persécutions partielles de l'Église au temps de la Révolution française et de nos jours ( toujours au début du XX° siècle dont l'auteur parle ) en Russie, au Mexique et en Espagne, deviendront la vie quotidienne des fidèles. Ils ont tout perdu dans la tourmente, mais ils protègent leur foi au Christ et celle de leurs enfants et celle de leurs concitoyens et ils la protégeront jusqu'à la mort.

Et Jésus voit ce spectacle d'héroïque fidélité et il se sent consolé et dédomagé des temps passés où les Chrétiens dans l'abondance et la paix ou dans l,encombrement des soucis temporels, oubliaient de songer à lui et de l'aimer.

Mais non seulement Jésus est consolé et divinement fier en voyant l'héroïsme de ses soldats, il est présent dans chacun d'eux pour le soutenir, le fortifier, l'encourager. Il combat dans chaque âme, il souffre encore avec elle les injures, les dérisions, les coups de fouet; il porte encore avec chacune sa croix et avec chacune ilacceptera encore la mort afin d'achever avec elle et en elle l'oeuvre de la Rédemption. L'âme a conscience de cette présence de Jésus en elle et c'est là sa suprême consolation. Elle le remercie de l'avoir assiciée, sans mérite de sa part, aux souffrances de sa Passion et de l'associer bientôt au triomphe de sa Résurrection ( Rom. 8, 17 ) .
avatar
Roger Boivin

Nombre de messages : 10548
Date d'inscription : 15/02/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: « Nous n'avons pas de Pape "Seigneur, restez avec nous car le soir arrive et la nuit tombe." (Luc 24,29) »

Message  Roger Boivin le Dim 01 Mai 2016, 8:57 am


OÙ EN SOMMES-NOUS ? Étude sur les évènements actuels, 1870 et 1871 -- par Mgr Gaume -- page 78 et suivante -- chapitre XI :
- Vers la fin des temps Rome, redeviendra païenne -   :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54471759/f89.image

« Insistant sur ce fait, Cornélius ajoute : A la fin du monde, Rome redevenue païenne, persécutera le Christ et les chrétiens et surtout le Souverain pontife, qu'elle chassera, ou fera mourir. » (p. 83)



http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54471759/f94.image


Dernière édition par Roger Boivin le Dim 14 Aoû 2016, 3:33 pm, édité 1 fois
avatar
Roger Boivin

Nombre de messages : 10548
Date d'inscription : 15/02/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: « Nous n'avons pas de Pape "Seigneur, restez avec nous car le soir arrive et la nuit tombe." (Luc 24,29) »

Message  Roger Boivin le Dim 01 Mai 2016, 8:57 am

avatar
Roger Boivin

Nombre de messages : 10548
Date d'inscription : 15/02/2009

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum