Sanctoral

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Message  gabrielle le Sam 22 Nov 2014, 8:51 am

Le 22 novembre

Sainte Cécile, vierge et martyre

La vierge Cécile, née à Rome de parents illustres, et élevée dès son enfance dans les principes de la foi chrétienne, consacra à Dieu sa virginité. Mais dans la suite, ayant été contrainte d’épouser Valérien, elle lui tint ce discours, le soir de ses noces : « Valérien, je suis placée sous la garde d’un Ange qui protège ma virginité : c’est pourquoi ne teniez rien à mon égard, de peur d’attirer sur vous la colère de Dieu. » Vivement ému de ces paroles, Valérien n’osa point s’approcher d’elle, il ajouta même qu’il croirait en Jésus-Christ, s’il voyait cet Ange. Cécile lui ayant répondu que cela n’était pas possible à moins qu’il n’eût reçu le baptême, il déclara, dans son ardent désir de voir l’Ange, qu’il voulait être baptisé. C’est pourquoi, d’après le conseil de la jeune vierge, il se rendit auprès du Pape Urbain qui, à cause de la persécution, se tenait caché parmi les tombeaux des Martyrs, sur la voie Appia, et il reçut le baptême de ses mains.


De retour auprès de Cécile, Valérien la trouva en prière, ayant à ses côtés un Ange resplendissant d’une clarté toute divine. Cette vue le frappa d’étonnement ; mais dès qu’il fut revenu de sa frayeur, il manda auprès de lui son frère Tiburce qui, ayant été instruit par Cécile dans la foi de Jésus-Christ et baptisé par le même Pape Urbain, mérita aussi de voir cet Ange que son frère avait vu. Peu de temps après, tous les deux souffrirent courageusement le martyre, sous le préfet Almachius. Celui-ci n’ayant pas tardé à donner l’ordre de s’emparer de Cécile, lui demanda tout d’abord où se trouvaient les richesses de Tiburce et de Valérien.


La vierge lui ayant répondu que toutes ses richesses avaient été distribuées aux pauvres, le préfet entra dans une si grande fureur, qu’il ordonna de la ramener chez elle, pour être brûlée dans la salle des bains. Elle y passa un jour et une nuit, sans ressentir aucunement les atteintes de la flamme. On envoya donc le bourreau qui, l’ayant frappée de trois coups de hache, et n’ayant pu lui trancher la tête, la laissa à moitié morte. Trois jours après, le dixième jour des calendes de décembre, sous l’empire d’Alexandre, son âme s’envola dans le ciel, parée de la double couronne du martyre et de la virginité. Le Pape Urbain inhuma lui-même son corps dans le cimetière de Calixte. On a fait de sa demeure une église consacrée sous son vocable. Son corps et ceux des Papes Urbain et Lucius, de Tiburce, de Valérien et de Maxime ont été transférés dans la Ville, par le souverain Pontife Pascal Ier, et déposés dans cette même église de sainte Cécile.

http://deojuvante.forumactif.org/t326-sainte-cecile#3130
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Message  Louis le Sam 22 Nov 2014, 12:53 pm

Voici un complément sur le martyre de Sainte Cécile, après qu'elle eut miraculeusement résisté au supplice du feu dans la salle des bains :

Tiré de Rome souterraine, traduit par P. Allard, 1874, a écrit:
Le feu, disent les actes, n'eut aucun pouvoir sur son corps ; pas un cheveu de sa tête ne brûla, ses vêtements ne furent pas atteints, et l'odeur de la flamme ne vint pas jusqu'à elle. »

La vapeur qui l'entourait n'avait laissé ni moiteur sur son front ni lassitude dans ses membres ; elle était aussi fraîche, aussi souple, aussi vigoureuse que la veille.

Cette nouvelle inattendue fut portée au préfet : il envoya alors un de ses licteurs avec ordre de lui trancher la tête. Celui-ci trouva Cécile dans la chambre qui avait été le témoin de sa victoire, et se mit en mesure de remplir son office. Trois fois la hache s'abattit sur ce cou délicat, trois fois elle reçut une profonde et mortelle blessure ; mais, soit que la vue d'une victime si jeune et si noble eût attendri le cœur du bourreau, soit que sa main eût été retenue chaque fois par une force surnaturelle, il ne put venir à bout de son œuvre, et, comme la loi romaine ne permettait pas à l'exécuteur de frapper plus de trois coups, il se retira la laissant encore vivante, baignée dans son sang.

La porte de la chambre fut alors ouverte, et les chrétiens de la maison et du voisinage entrèrent en foule pour recueillir le dernier soupir sur les lèvres de la vierge mourante. Ils la trouvèrent étendue sur le pavé de marbre, et attendant avec paix le dernier moment. Les fidèles l'entourèrent alors comme une couronne, et, pendant qu'ils trempaient des linges dans le sang de la vierge, elle parlait à tous, mesurant ses paroles aux besoins de chacun.

Pendant deux jours et deux nuits elle vécut ainsi, suspendue pour ainsi dire entre la vie et la mort; et, le matin du troisième jour, le pape Urbain (nous suivons toujours le récit des actes) vint pour dire adieu à sa fille bien-aimée. « J'ai prié, dit-elle, pour ne pas mourir durant ces trois jours, afin que je puisse recommander à Votre Béatitude (c'était le titre qu'on donnait alors aux papes, comme nous disons aujourd'hui Votre Sainteté) les pauvres que j'ai toujours nourris et vous faire don de cette maison, pour qu'elle devienne et demeure toujours une église. » Dès que l'évêque eut accédé à la demande de la mourante, et l'eut bénie, elle tourna sa face vers le sol, et, laissant doucement ses bras et ses mains jointes glisser vers son côté droit, elle exhala son âme virginale, et passa en la présence de Dieu. Le soir même son corps fut placé dans un cercueil de bois de cyprès (1) ; on lui conserva l'attitude qu'elle avait prise en mourant. Urbain et ses diacres la transportèrent hors de la ville, dans le cimetière de Calliste; là, le pape l'enterra dans une chambre « près de ses collègues évêques et martyrs. »

________________________________________________

(1) L'emploi d'un cercueil était très-rare chez les premiers chrétiens, au moins pour ceux enterrés dans les catacombes ; cependant, de sérieuses raisons établissent que le corps de sainte Cécile fut, dès l'origine, déposé dans un cercueil. — V. Dom Guéranger, Hist. de sainte Cécile, 2e édit., p. 313, 314.


http://deojuvante.forumactif.org/t326p15-sainte-cecile#13438

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Message  Louis le Sam 22 Nov 2014, 5:02 pm

Au sujet de sa translation, de la source citée plus haut :

L'histoire de la translation de ses reliques n'est pas moins gracieuse, et a trait directement à notre sujet. Le pape Pascal Ier monta sur le siège de saint Pierre en janvier 817. Au mois de juillet de la même année il transporta en diverses églises de Rome les reliques de deux mille trois cents martyrs recueillies dans les cimetières ruinés, dirutis in cryptis jacentia. Parmi les reliques ainsi transportées figuraient celles des pontifes qui reposaient dans la chapelle du cimetière de Calliste. Pascal, raconte le Liber pontificalis dans un texte contemporain de ce pape, avait désiré enlever en même temps les restes de sainte Cécile; mais il ne put découvrir la tombe de la martyre.

Après de longues et infructueuses recherches, il se persuada qu'Astolphe, roi des Lombards, avait pillé son tombeau avec beaucoup d'autres des cimetières souterrains.

Quatre ans après, raconte M. de Rossi, traduisant avec beaucoup de charme le récit de Pascal lui-même, « le pontife était assis sur son trône, à l'aube du jour, dans la basilique Vaticane : fatigué, il s'était doucement assoupi au chant des mélodies matutinales : une gracieuse vision se présenta tout à coup devant lui (1). » Songe ou vision, sainte Cécile apparut alors à Pascal endormi, et lui dit que, pendant qu'il enlevait de leurs tombes les reliques des papes, elle était si près de lui qu'ils auraient pu converser ensemble.

A la suite de cette vision il recommença ses recherches, et trouva le corps de la sainte à l'endroit indiqué. Il était aussi frais et aussi intact que le jour où il avait été mis au tombeau ; la martyre portait des vêtements tissés d'or ; des linges tachés de sang étaient roulés à ses pieds; elle était couchée dans un cercueil en bois de cyprès. Pascal leva de ses propres mains la précieuse dépouille, et la transporta, sans rien changer à sa pose première, dans l'église de Sainte-Cécile in Transtevere; il orna le cercueil de franges de soie, jeta un voile de gaze de soie sur le corps, et déposa la sainte sous le maître-autel, dans un sarcophage de marbre blanc, peut-être celui où elle avait reposé depuis son martyre.

Huit cents ans plus tard (1599) le cardinal Sfondrati, du titre de Sainte-Cécile, fit faire des travaux considérables dans cette église. En creusant dans le sanctuaire, on découvrit sous l'autel un vaste caveau. Deux sarcophages de marbre s'y trouvaient. Des témoins furent appelés, et en leur présence on ouvrit l'un de ces sarcophages. Il contenait un cercueil en bois de cyprès. Le cardinal enleva lui-même le couvercle du cercueil. D'abord apparurent les précieuses étoffes et la gaze de soie dont Pascal avait recouvert le corps huit siècles auparavant. Leurs couleurs étaient fanées, mais à travers les plis transparents on voyait briller l'or des robes que portait la martyre. Le cardinal demeura un instant immobile; puis il écarta doucement les voiles de soie, et le corps de la vierge apparut, dans l'attitude qu'elle avait prise lorsqu'elle exhala son dernier soupir, la tête tournée vers le pavé de la chambre, dans la maison même depuis transformée en église où se tenaient le cardinal et les autres témoins de cette scène. Ni Urbain ni Pascal…

_________________________________________________________

(1). Cette vision forme le sujet d'une ancienne fresque, dont quelques fragments sont encore visibles dans l'église de Sainte-Cécile in Transtevere.

A suivre...

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Message  Louis le Sam 22 Nov 2014, 6:09 pm

.
Translation des reliques de Sainte Cécile.

(suite)

Ni Urbain ni Pascal n'avaient voulu changer la touchante et gracieuse attitude de la vierge morte. Elle portait encore ses robes tissées d'or sur lesquelles brillaient comme autant de pierres précieuses de larges taches de sang. A ses pieds étaient roulés les linges mentionnés par Pascal et par le continuateur du Liber pontificalis.

Couchée sur le côté droit, ses deux bras étendus devant elle, elle semblait dormir profondément. Sa tête était tournée, avec une grâce exquise, vers le fond du cercueil; ses genoux, rapprochés l'un de l'autre, étaient légèrement pliés. Le corps était parfaitement intact ; après treize cents ans il avait conservé, par un prodige admirable, non-seulement l'attitude qu'il avait prise en mourant, mais la grâce et la modestie qui avaient paru jusque dans son dernier soupir ; on avait sous les yeux Cécile elle-même, telle qu'elle fut lorsque, penchée sur le pavé de sa maison, elle exhala son âme (1).

La constante tradition de l'Église pouvait-elle être mieux vengée ? Les catholiques, alors si violemment attaqués dans leur discipline et leurs dogmes, pouvaient-ils contempler un plus consolant spectacle ? Pouvait-on voir un plus frappant et plus vivant commentaire de la promesse divine : « Le Seigneur garde tous les os de ses serviteurs ; pas un seul ne sera perdu (2) ? » L'annonce de cette découverte inattendue causa dans Rome une sensation profonde.

Clément VIII, en ce moment malade à Frascati, envoya le cardinal Baronius avec mission d'examiner soigneusement les précieux restes. Baronius et Bosio (3) ont décrit l'un et l'autre le spectacle dont ils furent témoins. Pendant quatre ou cinq semaines Rome entière vint vénérer le corps de la sainte exposée dans son église, et satisfaire à la fois sa curiosité et sa dévotion. Le jour de Sainte-Cécile, la tombe fut refermée en présence du pape, qui célébra la messe.

___________________________________________________________________

(1) En 1853, M. de Rossi assista avec le P. Marchi à la translation d'un corps trouvé dans un sépulcre à ciel ouvert, sur le quatrième mille de la voie Appienne nouvelle. C'était un squelette de femme étendu sur une longue table de marbre soutenue dans l'intérieur du sarcophage par des branches de fer. On souleva le lit de marbre, et le corps put être porté dans une église située à deux milles du lieu de la découverte, sans qu'un seul ossement eût été ébranlé. « Je regrette, dit M. de Rossi, que les savants chargés d'étudier anatomiquement le squelette l'aient entièrement défait ; j'aurais voulu le conserver intact et le mettre sous verre, afin que l'on pût voir par un exemple comment le pape Pascal, levant du sarcophage le cercueil de bois, put transporter sans secousse de la voie Appienne jusqu'au Transtevère la dépouille mortelle de sainte Cécile. » Roma sotterranea, t. II, p. 125-127. — (2).  Psalm. XXXIII, 21. — (3).  Baronius, Annal., ad ann. 821, XV, XVI; Bosio, Hist. passionis S. Cæciliæ. 155, 170.
FIN.

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Message  gabrielle le Dim 23 Nov 2014, 6:51 am

Le 23 novembre

Saint Clément Ier, pape et martyr



Bréviaire avant 1960 a écrit: Clément, fils de Faustinien, naquit à Rome dans le quartier du mont Cœlius et fut disciple du bienheureux Pierre. Saint Paul fait mention de lui dans son Épître aux Philippiens : « Je te prie aussi, dit-il, toi, mon fidèle compagnon, aide celles qui ont travaillé avec moi pour l’Évangile, avec Clément et mes autres coopérateurs, dont les noms sont écrits dans le livre de vie. » II partagea la ville de Rome en sept parties, qu’il attribua à sept notaires, assignant à chacun l’une de ces sept régions, avec la charge de recueillir soigneusement tout ce que l’on savait sur les souffrances et les actes des Martyrs, et de consigner toutes ces choses par écrit. Il composa lui-même avec soin plusieurs ouvrages utiles, qui ont répandu de l’éclat sur la religion chrétienne.

Comme il convertissait beaucoup de monde à la foi du Christ par ses enseignements et par la sainteté de sa vie, l’empereur Trajan l’envoya en exil, au delà du Pont-Euxin, dans les déserts qui s’étendent autour de la ville de Cher-son ; il y trouva deux mille Chrétiens, condamnés par ce même Trajan à extraire et à tailler le marbre. Un jour qu’ils souffraient du manque d’eau, Clément, après avoir prié, monta sur une colline voisine, au sommet de laquelle il vit un Agneau, touchant du pied droit une source d’eau douce qu’il faisait jaillir ; tous y étanchèrent leur soif. Beaucoup d’infidèles furent amenés à la foi de Jésus-Christ par ce miracle, et commencèrent aussi à concevoir de la vénération pour la sainteté de Clément.

Trajan, irrité de ces conversions, fit partir des émissaires avec ordre d’attacher une ancre au cou de Clément et de le précipiter dans la mer. L’ordre fut exécuté ; mais les Chrétiens s’étant mis en prières sur le rivage, la mer se retira de trois milles. S’y étant avancés, ils trouvèrent un petit édifice de marbre en forme de temple. A l’intérieur se trouvait une arche de pierre, où était déposé le corps du Martyr, et à côté, l’ancre avec laquelle il avait été jeté dans les flots. Les habitants de la région, frappés de ce prodige, embrassèrent la foi de Jésus-Christ Dans la suite, sous le pontificat de Nicolas 1er, le corps de saint Clément fut transporté à Rome et enseveli dans l’église qui porte son nom. Une église fut aussi dédiée sous son vocable au lieu même de l’île où la fontaine avait miraculeusement jailli. Ce Pontife occupa le Saint-Siège neuf ans, six mois et six jours. Il fit, au mois de décembre, deux ordinations dans lesquelles il ordonna dix Prêtres, deux Diacres, et sacra quinze Évêques pour divers lieux.

http://deojuvante.forumactif.org/t509-saint-clement-pape-et-martyr#6068

Le même jour

Sainte Félicité, martyre

Sermon de saint Grégoire, Pape.


La bienheureuse Félicité, dont nous célébrons aujourd’hui la naissance au ciel, a craint de laisser après elle en cette vie, ses sept fils, autant que les parents qui aiment charnellement ont coutume de craindre que leurs enfants ne meurent avant eux. Prise au plus fort de la persécution, elle affermit, par ses discours, le cœur de ses enfants dans l’amour de la patrie d’en haut, enfantant ainsi selon l’esprit ceux qu’elle avait enfantés selon la chair, et donnant à Dieu par ses exhortations, ceux qu’elle avait mis au monde. Appellerai-je cette femme martyre ? Je l’appellerai plus que martyre, puisque, envoyant prématurément avant elle au royaume des cieux sept êtres chéris, elle est morte pour ainsi dire autant de fois qu’elle a vu de fils mourir avant elle. Venue la première au martyre, elle n’y est parvenue que la huitième.

http://deojuvante.forumactif.org/t1003-sainte-felicite-martyre#13440
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Message  ROBERT. le Dim 23 Nov 2014, 4:22 pm

Louis a écrit:
Tiré de Rome souterraine, traduit par P. Allard, 1874, extraits. a écrit:

…[Le Pape Pascal] recommença ses recherches, et trouva le corps de la sainte à l'endroit indiqué. Il était aussi frais et aussi intact que le jour où il avait été mis au tombeau ; la martyre portait des vêtements tissés d'or; des linges tachés de sang étaient roulés à ses pieds; elle était couchée dans un cercueil en bois de cyprès. Pascal leva de ses propres mains la précieuse dépouille, et la transporta, sans rien changer à sa pose première, dans l'église de Sainte-Cécile in Transtevere; il orna le cercueil de franges de soie, jeta un voile de gaze de soie sur le corps, et déposa la sainte sous le maître-autel, dans un sarcophage de marbre blanc, peut-être celui où elle avait reposé depuis son martyre.


Huit cents ans plus tard (1599) le cardinal Sfondrati, du titre de Sainte-Cécile, fit faire des travaux considérables dans cette église. En creusant dans le sanctuaire, on découvrit sous l'autel un vaste caveau. Deux sarcophages de marbre s'y trouvaient. Des témoins furent appelés, et en leur présence on ouvrit l'un de ces sarcophages. Il contenait un cercueil en bois de cyprès. Le cardinal enleva lui-même le couvercle du cercueil. D'abord apparurent les précieuses étoffes et la gaze de soie dont Pascal avait recouvert le corps huit siècles auparavant. Leurs couleurs étaient fanées, mais à travers les plis transparents on voyait briller l'or des robes que portait la martyre. Le cardinal demeura un instant immobile; puis il écarta doucement les voiles de soie, et le corps de la vierge apparut, dans l'attitude qu'elle avait prise lorsqu'elle exhala son dernier soupir, la tête tournée vers le pavé de la chambre, dans la maison même depuis transformée en église où se tenaient le cardinal et les autres témoins de cette scène. Ni Urbain ni Pascal n'avaient voulu changer la touchante et gracieuse attitude de la vierge morte. Elle portait encore ses robes tissées d'or sur lesquelles brillaient comme autant de pierres précieuses de larges taches de sang. A ses pieds étaient roulés les linges mentionnés par Pascal et par le continuateur du Liber pontificalis.


Couchée sur le côté droit, ses deux bras étendus devant elle, elle semblait dormir profondément. Sa tête était tournée, avec une grâce exquise, vers le fond du cercueil; ses genoux, rapprochés l'un de l'autre, étaient légèrement pliés. Le corps était parfaitement intact ; après treize cents ans il avait conservé, par un prodige admirable, non-seulement l'attitude qu'il avait prise en mourant, mais la grâce et la modestie qui avaient paru jusque dans son dernier soupir; on avait sous les yeux Cécile elle-même, telle qu'elle fut lorsque, penchée sur le pavé de sa maison, elle exhala son âme .


La constante tradition de l'Église pouvait-elle être mieux vengée ? Les catholiques, alors si violemment attaqués dans leur discipline et leurs dogmes, pouvaient-ils contempler un plus consolant spectacle ? Pouvait-on voir un plus frappant et plus vivant commentaire de la promesse divine: "Le Seigneur garde tous les os de ses serviteurs; pas un seul ne sera perdu (Psaume XXXIII, 21)? " L'annonce de cette découverte inattendue causa dans Rome une sensation profonde.


Clément VIII, en ce moment malade à Frascati, envoya le cardinal Baronius avec mission d'examiner soigneusement les précieux restes. Baronius et Bosio (3) ont décrit l'un et l'autre le spectacle dont ils furent témoins. Pendant quatre ou cinq semaines Rome entière vint vénérer le corps de la sainte exposée dans son église, et satisfaire à la fois sa curiosité et sa dévotion. Le jour de Sainte-Cécile, la tombe fut refermée en présence du pape, qui célébra la messe.

___________________________________________________________________

— (3).  Baronius, Annal., ad ann. 821, XV, XVI; Bosio, Hist. passionis S. Cæciliæ. 155, 170.

Après la lecture de la translation des restes de Sainte Cécile, allez demander à la principale intéressée, au Cardinal Baronius,

à l’archéologue Bosio et à tous ceux qui furent témoins du prodige, s’ils pensent que  le clown-en-chef François,

ainsi que tous les gogo et gaga modernistes et conciliaires croient que la religion catholique, et non pas celle de leur secte,

est la seule véritable pour le salut. Dossier à lire:
   

http://messe.forumactif.org/t5561p240-sanctoral#111716      et suiv.
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Message  gabrielle le Lun 24 Nov 2014, 7:32 am

Le 24 novembre

Saint Jean de la Croix, confesseur et docteur

Jean de la Croix, né de parents pieux, à Fontibéra en Espagne, fit voir clairement dès ses premières années, combien il devait plus tard être cher à la Vierge Mère de Dieu ; car, à l’âge de cinq ans, étant tombé dans un puits, il fut soutenu sur l’eau par la main de Marie, et il en sortit sain et sauf. Un tel désir de souffrir l’enflamma, que, dès sa neuvième année, il laissait un lit moelleux pour s’étendre d’ordinaire sur une couche de sarments. Parvenu à l’adolescence il se consacra au service des pauvres malades, à l’hospice de Médina del Campo : la grande ardeur de sa charité le tenait toujours prêt à leur rendre les plus bas offices. Aussi les autres infirmiers, excités par son exemple, accomplissaient-ils avec un nouveau zèle les mêmes actes charitables. Mais appelé à une vocation plus sublime, Jean embrassa l’Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carmel, où il reçut la prêtrise par obéissance et désireux d’une discipline très sévère, d’un genre de vie plus austère, obtint de ses supérieurs la permission de suivre la règle primitive de l’Ordre. Dès lors, à cause de son continuel souvenir de la passion du Seigneur, il se déclara la guerre à lui-même, comme à son ennemi le plus redoutable, et il eut bientôt, par les veilles, les jeûnes, les disciplines de fer et toutes sortes de macérations « crucifié sa chair avec ses vices et ses convoitises » ; aussi mérita-t-il pleinement que sainte Thérèse le comptât parmi les plus pures et les plus saintes âmes illustrant alors l’Église de Dieu.

Muni (d’armes spirituelles) par la singulière austérité de sa vie et l’exercice de toutes les vertus, livré à la contemplation assidue des choses divines, Jean de la Croix éprouva souvent de merveilleuses extases ; il brûlait d’un tel amour envers Dieu, que parfois ce feu divin, ne pouvant être contenu plus longtemps en lui-même et semblant rompre ses digues, on le voyait irradier le visage du saint. D’une extrême sollicitude pour le salut du prochain, Jean s’adonnait sans relâche à la prédication de la parole divine et à l’administration des sacrements. Orné de tant de mérites et embrasé du désir véhément de promouvoir une plus stricte discipline, il fut donné par Dieu comme aide à sainte Thérèse pour ramener parmi les Frères la primitive observance du Carmel, qu’elle avait établie chez les Sœurs de cet Ordre. Pour promouvoir cette œuvre divine, il supporta, ainsi que la servante de Dieu, des fatigues innombrables, visitant chacun des monastères élevés par les soins de cette même sainte vierge par toute l’Espagne, et cela sans se laisser effrayer par aucune privation, par aucun danger ; faisant fleurir en ces maisons et en celles qu’il fonda lui-même, la nouvelle observance, et affermissant cette observance par ses paroles et son exemple. Aussi est-il considéré à juste titre, comme ayant, après sainte Thérèse, le plus contribué à la réforme des Carmes déchaussés, qui a reçu ses enseignements et le nomme son père.

Jean garda toute sa vie la virginité, et des femmes impudentes s’efforçant de tendre des pièges à sa vertu, il ne se borna pas à les repousser, mais les gagna à Jésus-Christ. Pour l’explication des opérations mystérieuses de la grâce divine, il fut, au jugement du Saint-Siège, l’égal de sainte Thérèse, et c’est éclairé par les lumières d’en haut qu’il écrivit, sur la théologie mystique, des livres tout pleins d’une sagesse céleste. Le Christ lui ayant un jour demandé quelle récompense il souhaitait pour tant de travaux, il répondit : « Seigneur, souffrir et être méprisé pour vous ». Bien que son pouvoir sur les démons, qu’il chassait souvent du corps des possédés, le discernement des esprits, le don de prophétie, l’éclat des miracles l’eussent rendu très célèbre, son humilité demeura constamment telle, que souvent il demandait au Seigneur de mourir en un lieu où il serait ignoré de tous. Son vœu fut exaucé : une cruelle maladie le saisit à Ubède, et, pour combler son désir des souffrances, il lui survint à une jambe cinq plaies purulentes : toutes choses qu’il endura avec une constance admirable. Ayant reçu pieusement et saintement les sacrements de l’Église, dans l’embrassement de Jésus-Christ crucifié, qu’il avait toujours eu dans le cœur et sur les lèvres, et après avoir prononcé ces paroles : « Je remets mon âme entre vos mains », il s’endormit dans le Seigneur, au jour et à l’heure qu’il avait prédits, l’an du salut mil cinq cent quatre-vingt-onze, à l’âge de quarante-neuf ans. On vit un globe de feu tout éblouissant venir en quelque sorte au devant de son âme pour la recevoir ; son corps exhala un très suave parfum et, aujourd’hui encore exempt de corruption, il est vénéré avec honneur à Ségovie. Des miracles éclatants ayant précédé et suivi la mort de Jean de la Croix, le Souverain Pontife Benoît XIII l’a inscrit au nombre des saints et Pie XI, sur l’avis de la Sacrée Congrégation des Rites, l’a déclaré Docteur de l’Église universelle.

http://deojuvante.forumactif.org/t388-saint-jean-de-la-croix#4353

Le même jour

Saint Chrysogone, martyr

Chrysogone fut mis en prison à Rome, au temps de l’empereur Dioclétien. Il y vécut deux ans des libéralités de sainte Anastasie ; celle-ci, maltraitée à cause du Christ par son mari Publius, écrivit au Saint pour lui demander le secours de ses prières et reçut de lui des lettres de consolation. Mais un décret de l’empereur parvint à Rome, ordonnant de tuer les Chrétiens qui étaient dans les chaînes, et de lui envoyer Chrysogone à Aquilée. Quand il y fut arrivé, l’empereur lui dit : « Je t’ai mandé, Chrysogone, pour te combler d’honneurs, si tu veux consentir à adorer les dieux. — Moi, répondit Chrysogone, je vénère en esprit celui qui est vraiment Dieu, et je le prie ; pour vos dieux, qui ne sont rien que les statues des démons, je n’ai que de la haine et de l’exécration. » Furieux de cette réponse, l’empereur le fit périr sous la hache, près des Eaux de Grado, le huit des calendes de décembre. Son corps, jeté à la mer, fut trouvé peu après sur le rivage par le Prêtre Zollus, qui l’inhuma dans sa maison.

http://deojuvante.forumactif.org/t1004-saint-chrysogone-martyr#13442
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Message  gabrielle le Mar 25 Nov 2014, 7:31 am

Le 25 novembre

Sainte Catherine, vierge et martyre

Dom Lefèvre, Missel

L’illustre vierge Catherine, dit le bréviaire romain, naquit à Alexandrie. Ayant joint dès sa jeunesse l’étude des arts libéraux à l’ardeur de la foi, elle s’éleva en peu de temps à une haute perfection de doctrine et de sainteté, si bien qu’à l’âge de dix-huit ans elle surpassait les plus érudits. Ayant reproché à l’empereur Maximien de tourmenter les chrétiens, celui-ci, rempli d’admiration pour la science de Catherine, rassembla de toutes parts les hommes les plus savants, afin de la faire passer avec conviction de la foi de Jésus au culte des Idoles. Le contraire arriva, car plusieurs d’entre eux furent convertis au christianisme par la force de ses raisonnements. Maximien alors fit battre Catherine de verges et de fouets garnis de plomb. Puis il là fit attacher à des roues armées de glaives aigus. Mais cette machine se rompit et le tyran ordonna que la vierge fût décapitée. Elle mourut vers 305. Elle est dans la liste des 14 Saints auxiliaires. Le mont Sinaï où le corps de Ste Catherine fut transporté par les Anges est aussi le lieu où, par le ministère des Anges, Dieu donna sa loi à Moïse.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Gertrude la Grande avait eu dès l’enfance un attrait spécial pour la glorieuse vierge Catherine ; un jour qu’elle désirait connaître ses mérites, le Seigneur la lui montra sur un trône si haut et si magnifique, que, n’y eût-il pas eu de plus grande reine dans le ciel, la gloire de celle-ci aurait semblé suffire à le remplir ; de sa couronne rejaillissait sur ceux qui l’honoraient une merveilleuse splendeur [1]. On sait comment la Pucelle d’Orléans, placée par Michel Archange sous la conduite des saintes Catherine et Marguerite, reçut d’elles conseil et assistance durant sept années ; comment Sainte-Catherine-de-Fierbois fournit l’épée de la libératrice de la France

Les croisés d’Occident avaient, dans les XII° et XIII° siècles, éprouvé l’aide puissante de la Martyre d’Alexandrie ; ils rapportèrent d’Orient son culte en nos contrées, où lui fut vite acquise une popularité sans pareille. Un Ordre de chevalerie était fondé pour protéger les pèlerins qui allaient vénérer son saint corps au Mont Sinaï. Sa fête, élevée à la dignité de la première classe, comportait l’abstention des œuvres serviles en beaucoup d’églises. Les philosophes chrétiens, les écoliers, les orateurs et procureurs l’honoraient comme patronne ; le doyen des avocats fut appelé bâtonnier en raison du privilège qui lui appartenait de porter sa bannière ; tandis que les jeunes filles, organisées en confréries de Sainte-Catherine, estimaient à grand honneur le soin d’orner l’image de leur Sainte vénérée. Comptée parmi les Saints auxiliateurs à titre de sage conseillère, elle voyait beaucoup d’autres corporations se réclamer d’elle, sans autre motif plausible que l’expérience faite par tous de son crédit universel auprès du Seigneur. Ses fiançailles avec le divin Enfant, d’autres traits de sa Légende, fournirent à l’art chrétien d’admirables inspirations.

Cependant le sage et pieux Baronius regrettait déjà de son temps que, sur quelques points, les Actes de la grande Martyre d’Orient donnassent prise aux doutes dont devait s’emparer la critique outrée des siècles suivants pour amoindrir la confiance des peuples [2]. Au grand honneur de la virginité chrétienne, il n’en reste pas moins qu’acclamée par élèves et maîtres en la personne de Catherine, elle présida dans la vénération et l’amour au développement de l’esprit humain et de la pensée, durant ces siècles où resplendirent comme des soleils les Albert le Grand, les Thomas d’Aquin, les Bonaventure. Heureux les purs de cœur ! Car ils verront Dieu [3]. « Il faut, disait Méthodius, l’évêque martyr du IIIe siècle, en son Banquet des vierges, il faut que la vierge aime d’amour les saines doctrines, et qu’elle tienne une place honorable parmi ceux que distingue leur sagesse [4]. »

[1] Legatus divinae pietatis, IV, LVII.

[2] Baron. Annal, ad ann. 307.

[3] Matth. 5, 8

[4] Method. Conviv. Oratio I, 1.


http://deojuvante.forumactif.org/t800-sainte-catherine-d-alexandrie#11357
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Message  gabrielle le Mer 26 Nov 2014, 8:18 am

Le 26 novembre

Saint Sylvestre, abbé


Bréviaire avant 1960 a écrit:
Sylvestre naquit de parents nobles, à Osimo dans la Marche d’Ancône. Dès son enfance, il se fit remarquer par ses succès dans les lettres et par la pureté de ses mœurs. Quand il fut arrivé à l’adolescence, ses parents l’envoyèrent à Bologne pour s’instruire du droit ; mais, ayant étudié les saintes lettres, pour obéir à un avertissement de Dieu, Sylvestre encourut la colère de son père, et la supporta avec résignation pendant dix années entières. Son rare mérite engagea les chanoines de la cathédrale d’Osimo à l’associer à leur dignité, et dans cette fonction, il se rendit utile au peuple par ses prières, ses exemples et ses prédications.

Assistant un jour aux funérailles d’un homme illustre, son parent, et considérant dans le cercueil découvert, le cadavre de cet homme, autrefois remarquable par sa beauté, mais alors défiguré, il se dit : « Je suis ce qu’a été celui-ci ; ce qu’il est maintenant, je le serai. » Puis, à l’issue de la cérémonie funèbre, se rappelant cette parole du Seigneur : « Que celui qui veut venir auprès moi se renonce, prenne sa croix et me suive », il se retira dans un lieu désert, pour s’y appliquer à la pratique d’une vie plus parfaite. Dans sa solitude, il se livra aux veilles, aux jeûnes et à la prière, ne prenant souvent pour toute nourriture que des herbes crues. Pour mieux se dérober aux hommes, il changea plusieurs fois de retraite, et s’arrêta enfin à Monte-Fano, lieu alors désert, quoique voisin de Fabriano. Il y éleva une église en l’honneur du très saint père Benoît, et jeta les fondements de la congrégation des religieux Sylvestriens, sous la règle et l’habit que le même Saint lui avait montrés dans une vision.

Satan, voyant avec jalousie tant d’œuvres de piété, s’efforça à plusieurs reprises de jeter le trouble et la frayeur parmi les moines, en secouant violemment pendant la nuit les portes du monastère. Mais l’homme de Dieu repoussa si bien les attaques de l’ennemi, que ses disciples n’en devinrent que plus fermes dans leur sainte vocation et connurent davantage la sainteté de leur père. On voyait briller en lui l’esprit de prophétie, ainsi que d’autres dons surnaturels. En les conservant par une humilité profonde, il excita contre lui la rage du démon, qui le précipita du haut de l’escalier de l’oratoire : sa mort était presque certaine, mais la puissante intervention de la sainte Vierge le fit sortir sain et sauf de ce danger. En reconnaissance de ce bienfait, il ne cessa, jusqu’à son dernier soupir, de l’honorer d’un culte tout spécial. Illustre par sa sainteté et ses miracles, il rendit son âme à Dieu, âgé de près de quatre-vingt-dix ans, l’an du salut mil deux cent soixante-sept, le sixième jour des calendes de décembre. Le souverain Pontife Léon XIII étendit à l’Église universelle l’Office et la Messe de saint Sylvestre.

http://deojuvante.forumactif.org/t1005-saint-sylvestre-abbe#13444

Le même jour

Saint Pierre d'Alexandrie, évêque et martyr

Saint Pierre d'Alexandrie nous est peu connu jusqu'à son élévation sur le siège épiscopal de cette ville. Son zèle pour la foi, à une époque de persécutions continuelles, l'obligea de fuir; mais il consola et fortifia les chrétiens dans les différentes contrées qu'il parcourut, et il n'oublia pas son cher troupeau. Par d'éloquentes lettres pastorales, il rappelait à ses brebis les grands devoirs de la vie chrétienne et la nécessité de la persévérance.

La paix ayant reparu, Pierre revint dans son église, où il fut bientôt dénoncé par l'hérétique Arius et jeté dans les fers. Il ne cessait, dans sa prison, d'encourager les nombreuses victimes enfermées avec lui, de prier et de chanter les louanges de Dieu. Un jour qu'il priait avec plus de ferveur, Notre-Seigneur lui apparut sous la forme d'un enfant tout éclatant de lumière, et vêtu d'une belle tunique blanche fendue de haut en bas, et il en tenait les bords comme pour cacher sa nudité. Pierre, saisi de frayeur, Lui dit: "Seigneur, qui Vous a mis dans cet état? — C'est Arius, répondit Jésus, qui a divisé Mon Église et M'a ravi une partie des âmes que J'ai rachetées de Mon sang."

L'évêque prémunit son clergé contre le traître et fut décapité peu de temps après.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

http://deojuvante.forumactif.org/t1006-saint-pierre-d-alexandrie-eveque-et-martyr#13445
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Message  Roger Boivin le Jeu 27 Nov 2014, 2:55 pm


Propre pour la France et pour le Canada

27 novembre


NOTRE-DAME DE LA MÉDAILLE MIRACULEUSE.  (Blanc)
(Pour la France et pour le Canada.)
En 1832, la sainte Vierge apparut, à trois reprises, à Catherine Labouré,
des Filles de la Charité à Paris, (et dont la fête est le 31 décembre),
lui recommandannt de faire graver en l'honneur de l'Immaculée Conception une médaille,
universellement connue depuis sous le nom de la " Médaille miraculeuse ".

Messe : Erit quasi... du Propre à certain lieux.





SAINT VIRGILE, Évêque et Confesseur. (Blanc)
(Pour le Canada.)
Irlandais d'origine, Saint Virgile était archevêque de salsbourg,
du temps du roi Pépin et de l'empereur Charlemegne,
qui lui donnèrent leur appui dans l'évangélisation des peuples de la Germanie. (+ 784).

Messe : Statuit... d'un Confesseur pontife.

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Message  gabrielle le Ven 28 Nov 2014, 6:46 am

En complément de Roger



En l’an du Christ mil huit cent trente, selon des témoignages dignes de fois, la sainte Mère de Dieu apparut à une religieuse appelée Catherine Labouré, de la Société des Filles de la Charité de saint Vincent de Paul, et lui ordonna de faire frapper une médaille en l’honneur de son Immaculée Conception. Les indications sur la médaille furent données par une vision portant, sur l’avers, l’image de la Mère de Dieu. Elle y écrase de son pied virginal la tête du serpent, et étend les mains ouvertes sur le globe terrestre placé sous ses pieds et l’éclaire de rayons ; sur le pourtour de la médaille était inscrite cette prière : O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Sur le revers devait figurer le saint nom de Marie, dominée par le signe de la croix, ajoutés en dessous les deux Cœurs, l’un couronné d’épines, l’autre percé d’un glaive. La jeune fille obéit aux ordres de la sainte Vierge et des événements apportèrent la preuve des faits divinement connus. A peine la nouvelle médaille fut-elle diffusée dans le peule qu’aussitôt les fidèles commencèrent à la vénérer à l’envi et à la porter, comme un acte de dévotion rendu à la sainte Mère de Dieu, en France d’abord, et bientôt, avec l’approbation des évêques, dans le monde entier. La vénération et la confiance augmentant, de nombreux miracles se produisirent sous le regard de la Vierge, comme des guérisons corporelles et l’arrachement des âmes de la boue des vices.

Parmi ces faits dignes de mémoire, il faut rappeler d’abord ce qui advint à Alphonse Ratisbonne à Rome le treize des calendes de février (20 janvier) 1842, selon le témoignage légitime de l’autorité ecclésiastique. Né à Strasbourg dans une famille juive, Alphonse fit halte à Rome au cours d’un voyage en Orient. Là, il se lia d’amitié avec un homme de la noblesse, revenu de l’hérésie au catholicisme et qui, pris de pitié pour le jeune homme, s’efforça de toute son énergie de l’amener à la vraie religion du Christ. Il n’obtint aucun résultat par ses paroles ; il n’obtint qu’une chose : que le juif porte au cou la médaille miraculeuse. Entre temps, on adressait des prières à la Vierge Immaculée. La Vierge ainsi priée ne fit pas attendre longtemps son secours. En effet, alors qu’il était entré par hasard dans l’église S.-André delle Fratte vers midi, Alphonse trouva soudain le sanctuaire dans l’obscurité, à l’exception de la seule chapelle S.-Michel, d’où brillait une lumière très vive. Alors que, saisi par la peur, il détourna les yeux, voici que la bienheureuse Vierge Marie lui apparut avec un visage d’une grande douceur, et vêtue comme sur la Médaille miraculeuse.

Devant la céleste vision Alphonse changea subitement. Submergé alors de larmes, il se mit à haïr le manque de foi des juifs et confessa la vérité de la religion catholique, que peu de temps auparavant il détestait, et l’embrassa de tout son être, alors. Instruit sur les vérités chrétiennes, il reçut quelques jours après le saint baptême, à la joie commune de la Ville. Afin donc que soit rappelée la mémoire de la si douce puissance et générosité que la Mère de Dieu déploie par la Médaille miraculeuse, le pape Léon XIII accorda un Office et une Messe de la Manifestation de la même bienheureuse Vierge.
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Message  ROBERT. le Ven 28 Nov 2014, 10:14 am

.
.
Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.
ROBERT.
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Message  Roger Boivin le Sam 29 Nov 2014, 8:44 am


Propre pour la France et pour le Canada

29 novembre



SAINT SATURNIN, Évêque et Martyr. (Blanc)
Patron de la ville de Toulouse.

Envoyé en Gaule par le pape Saint Clément, Saturnin fut le premier évêque de Toulouse ; il évangélisa toute la contrée. Il fut précipité du haut du Capitole et déchhiré par un taureau destiné au sacrifice. (Commencement du IIe siècle).

Messe : Laetabitur... d'un Martyr non-pontife, avec les Oraisons de la mémoire du Saint, indiqué au 29 novembre.


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Message  gabrielle le Dim 30 Nov 2014, 7:13 am

Le 30 novembre

Saint André, apôtre et martyr

Bréviaire avant 1960 a écrit:L’apôtre André naquit à Bethsaïde, qui est un bourg de Galilée ; il était frère de Pierre et disciple de Jean-Baptiste. Ayant entendu celui-ci dire du Christ : « Voici l’Agneau de Dieu », il suivit Jésus et lui amena son frère. Dans la suite, tandis qu’il péchait avec son frère dans la mer de Galilée, ils furent tous deux appelés, avant les autres Apôtres, par le Seigneur qui, passant sur le rivage, leur dit : « Suivez-moi, je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » Sans aucun retard, ils laissèrent leurs filets et le suivirent. Après la passion et la résurrection de Jésus-Christ, André alla prêcher la foi chrétienne dans la Scythie d’Europe, cette province lui étant échue en partage ; il parcourut ensuite l’Épire et la Thrace, et, par ses prédications et ses miracles, il convertit à Jésus-Christ une multitude innombrable de personnes. Parvenu à Patras, ville d’Achaïe, où il fit embrasser à beaucoup de monde la vérité de l’Évangile, il s’adressa avec une courageuse liberté au proconsul Égée, qui résistait à la prédication de l’Évangile, reprochant à cet homme, qui voulait qu’on le reconnût comme juge de ses semblables, de se laisser tromper par les démons au point de méconnaître le Christ Dieu, juge de tous les hommes.


Alors Égée, irrité, lui dit : « Cesse de vanter le Christ, que des propos analogues n’ont pu empêcher d’être crucifié par les Juifs. » Comme André continuait néanmoins à prêcher généreusement Jésus-Christ, démontrant qu’il s’était offert lui-même à la croix pour le salut du genre humain, Égée l’interrompit par un discours impie et l’engagea à conserver sa vie en sacrifiant aux dieux. André lui répondit : « Pour moi, il est un Dieu tout-puissant, seul et vrai Dieu, auquel je sacrifie tous les jours sur l’autel, non les chairs des taureaux ni le sang des boucs, mais l’Agneau sans tache. Quand tout le peuple des croyants a participé à sa chair, l’Agneau qui a été immolé, n’en demeure pas moins entier et plein de vie. » Égée, enflammé de colère, ordonna de jeter l’Apôtre en prison. Le peuple en eût facilement délivré André, si lui-même n’eût apaisé la foule, la suppliant avec instance de ne pas l’empêcher d’arriver à la couronne tant désirée du martyre.


Peu de temps après, étant amené devant le tribunal, comme il exaltait le mystère de la croix et reprochait au proconsul son impiété, celui-ci, ne pouvant le supporter plus longtemps, commanda qu’on le mit en croix et qu’on lui fît imiter ta mort du Christ. Arrivé au lieu du martyre, et apercevant de loin la croix, André s’écria : « O bonne croix, qui as tiré ta gloire des membres du Seigneur ! Croix, longtemps désirée, ardemment aimée, cherchée sans relâche, et enfin préparée à mes ardents désirs, retire-moi d’entre les hommes, et rends-moi à mon Maître, afin que par toi me reçoive celui qui par toi m’a racheté. » Il fut donc attaché à la croix, et y resta suspendu vivant pendant deux jours, sans cesser de prêcher la loi du Christ ; après quoi, il s’en alla à celui dont il avait souhaité d’imiter la mort. Les Prêtres et les Diacres d’Achaïe, qui ont écrit son supplice, attestent qu’ils ont entendu et vu toutes ces choses, ainsi qu’ils les ont racontées. Ses ossements furent transportés, sous le règne de l’empereur Constance, à Constantinople, et plus tard à Amalfi. Son chef fut apporté à Rome, sous le pontificat de Pie II, et placé dans la basilique de Saint-Pierre.

http://deojuvante.forumactif.org/t289-saint-andre#2999
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Message  Roger Boivin le Lun 01 Déc 2014, 2:40 pm



Propre pour la France et pour le Canada

1er décembre



SAINT ÉLOI, Évêque et Confesseur. (Blanc)

Évêque de Noyon, (+ 665).

Patron des orfèvres, bourceliers, carossiers, ouvriers en méttaux et des cultivateurs.

MESSE : Sacerdotes tuit... d'un Confesseur pontife.

Eccepté :
Collecte

Nous vous en supplions, Seigneur, accordez-nous d'imiter la remarquable charité de saint Éloi, votre Confesseur et Pontife, afin que nous célébrions ses mérites en esprit et en vérité. Par Notre Seigneur Jésus-Christ...



SAINT ÉLOI
Évêque de Noyon
(590-659)

Saint Éloi naquit à Chaptelat, à deux lieux de Limoges. Dès son enfance, il se montra si habile aux travaux manuels, que son père le plaça comme apprenti chez le maître de la Monnaie de Limoges. Ses premières oeuvres révélèrent son talent précoce, et, au bout de quelques années, Éloi n'avait pas de rival dans l'art de travailler les métaux. Ses sentiments religieux et ses vertus le rendirent plus recommandable encore que ses talents; on ne se lassait pas d'admirer sa franchise, sa prudence, sa douceur, sa charité.

Le roi Clotaire II, ayant entendu parler de lui, le fit venir à la cour, lui commanda un trône d'or orné de pierreries, et à cet effet lui donna une quantité d'or. Le travail fini, Éloi se présenta devant le roi et lui montra le trône. Clotaire s'extasiait devant ce chef-d'oeuvre; mais quelle ne fut pas sa stupéfaction, quand Éloi fit apporter un autre trône aussi beau que le premier, fait aussi avec l'or qu'il avait reçu! Sur-le-champ, Éloi fut nommé grand argentier du royaume, et le roi le garda près de lui.

Jusque là, notre Saint avait aimé le luxe; touché d'une grâce de choix, il se détacha des vanités du monde et vécut au milieu des richesses comme un pauvre de Jésus-Christ. Son plaisir était de faire de belles châsses pour les reliques des Saints. Mais surtout il aimait les pauvres. On ne saurait se figurer tous les trésors qui passèrent par ses mains dans le sein des indigents. Aussi, quand des étrangers demandaient à le voir, on leur répondait: "Allez en telle rue, et arrêtez-vous à la maison où vous verrez une foule de mendiants: c'est là sa demeure!" Éloi lavait les pieds des pauvres, les servait de ses propres mains, ne prenait que la dernière place et ne mangeait que leurs restes. Quelle leçon pour les hommes de notre temps, qui parlent tant de l'émancipation des classes ouvrières et vivent dans les jouissances égoïstes! Quand Éloi n'avait plus d'argent, il donnait ses meubles et jusqu'à sa ceinture, son manteau, ses souliers.

L'amitié d'Éloi avec le roi Dagobert, successeur de Clotaire II, est devenue légendaire. Un jour Éloi vint lui dire: "Mon prince, je viens vous demander une grâce; donnez-moi la terre de Solignac, afin que je fasse une échelle par laquelle, vous et moi, nous méritions de monter au Ciel." Le roi y consentit volontiers; le Saint y bâtit un monastère. Jamais in ne se fit moine; mais il aimait à visiter les moines et à vivre, de temps en temps, quelques jours avec eux, pour s'édifier de leur régularité.

Éloi se vit obligé d'accepter l'évêché de Noyon. Sa vie épiscopale fut la continuation de ses bonnes oeuvres.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Jaud_Saints/calendrier/Vies_des_Saints/12-01.htm







Le même jour,


SAINT LÉONCE, Évêque et Confesseur, (Blanc)
Patron du diocèse de Fréjus.

Il brilla par sa sainteté et sa science, et combattit avec succès les semi-pélagiens, (+ 465).

MESSE : Sacerdotes tuit ... d'un Confesseur pontife.

eccepté,
Collecte
O Dieu, qui avez rendu illustre sur la terre et qui glorifiez éternellement dans les cieux le bienheureux Pontife Léonce, faites, nous vous en supplions, que nous ressentions sans cesse auprès de vous l'intercession de celui qui, par sa charité constante, reste toujours notre Pasteur et notre Père. Par Notre Seigneur Jésus-Christ...


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Message  gabrielle le Mar 02 Déc 2014, 8:10 am

Le 2 décembre

Sainte Bibiane, vierge et martyre

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Une famille de martyrs.

Sainte Bibiane : Jour de mort : le 2 décembre 363. Tombeau : à Rome. Sa basilique sur l’Esquilin fut construite en 467 par le pape Simplicius et restaurée sous Urbain VIII en 1625. Sous le maître-autel, se trouvent les reliques de toute sa famille. Image : Dans la basilique romaine se trouve une statue de la sainte (un des chefs-d’œuvre du Bernin). Les fresques de cette église représentent sa vie et sa mort. Vie : La sainte appartenait à une famille de martyrs : son père, sa mère, ses sœurs donnèrent leur sang pour le Christ. Bibiane fut confiée à une femme de mauvaise vie, Rufine, qui avait mission de la corrompre. Mais la jeune fille, élevée, dès l’enfance, dans la loi chrétienne, et qui avait gardé intacte la fleur de son innocence, fut plus forte que cette femme perdue, elle échappa à tous les pièges et déjoua les artifices du juge. Celui-ci la fit dépouiller par les licteurs et attacher, les mains liées, à une colonne ; puis il ordonna de la battre avec des fouets munis de balles de plomb jusqu’à ce qu’elle rendît l’âme. Son saint corps, jeté aux chiens sur le forum de Taurus, ne subit aucun outrage, grâce à la protection divine. Sainte Bibiane est la patronne de Séville (Espagne) et elle est invoquée contre les maux de tête et l’épilepsie.

Pratique : Malgré la violence et la tentation, la protection de Dieu garda la vierge forte, qui avait confiance en lui. Elle fut le plus beau fleuron d’une famille de martyrs. L’Église aujourd’hui encore a besoin de familles dévouées, animées de l’esprit du-martyre.

Bréviaire avant 1960 a écrit: Bibiane, vierge romaine, illustre par sa naissance, a été plus illustre encore par la foi chrétienne. Son père se nommait Flavien et avait été préfet ; sous Julien l’Apostat, tyran très impie, il se vit marquer de la flétrissure des esclaves et déporter aux Eaux Taurines, où il mourut martyr. Sa mère Dafrosa, qu’on avait d’abord enfermée dans sa maison avec ses filles, pour qu’elles y succombassent à la faim, fut bientôt reléguée hors de Rome et décapitée. Bibiane et sa sœur Démétria ayant été dépouillées de tous leurs biens après la mort de leurs pieux parents, Apronianus, préteur de la ville, homme avide d’argent, persécuta les deux sœurs ; mais celles-ci, entièrement destituées de tout secours humain, furent merveilleusement nourries par le Dieu qui donne à manger à ceux qui ont faim, et le persécuteur ne fut pas peu étonné, en les retrouvant plus fortes et plus florissantes de santé qu’auparavant.

Apronianus voulut néanmoins les persuader d’honorer les dieux des Gentils, promettant de leur faire obtenir, avec les richesses qu’elles avaient perdues, la faveur impériale et d’illustres alliances. Il les menaçait, si elles agissaient autrement, de la prison, des fouets et de la hache. Mais, ni les flatteries ni les menaces ne les détournèrent de la vraie foi, et, prêtes à mourir plutôt que de se souiller par les superstitions païennes, elles repoussèrent constamment avec indignation les offres impies du préteur. C’est pourquoi Démétria, frappée soudain d’un coup mortel, sous les yeux de Bibiane, s’endormit dans le Seigneur ; Bibiane fut livrée à une femme très rusée nommée Rufine, qui s’efforça de la séduire. Mais la Sainte, qui avait appris dès l’enfance à garder la foi chrétienne et à conserver sans tache la fleur de la virginité, s’élevant au-dessus d’elle-même, triompha des embûches de cette femme et déjoua la perfidie du préteur.

Ainsi Rufine ne parvint à la détourner de sa sainte résolution, ni par des paroles artificieuses ni par les coups dont elle l’accablait tous les jours. Frustré dans son attente, et enflammé de colère par l’inutilité de ses efforts, le préteur ordonna aux licteurs d’ôter à Bibiane ses vêtements, de l’attacher, les mains liées à une colonne, et de la frapper ainsi à coups de fouets garnis de plomb, jusqu’à ce qu’elle rendît l’esprit. Son saint corps, jeté aux chiens, resta par terre durant deux jours sur la place du Taureau ; mais, divinement préservé, il demeura intact. Un prêtre, nommé Jean, l’ensevelit ensuite pendant la nuit, à côté du tombeau de sa sœur et de sa mère, près du palais de Licinius, où l’on voit encore à présent une église dédiée à Dieu sous le nom de sainte Bibiane. Les corps des saintes Bibiane, Démétria et Dafrosa y ayant été retrouvés, Urbain VIII restaura cette église, et plaça les saints corps sous le grand autel.

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Message  gabrielle le Mer 03 Déc 2014, 8:04 am

Le 3 décembre

Saint François Xavier, confesseur

François, né de parents nobles, à Xavier, dans le diocèse de Pampelune, devint, à Paris, le compagnon et le disciple de saint Ignace. Sous un tel maître, il fit tant de progrès que, lorsqu’il était occupé de la contemplation des choses divines, on le vit plus d’une fois élevé au-dessus de terre ; ce qui lui arriva à diverses reprises, en présence d’une multitude de peuple, pendant qu’il célébrait le divin sacrifice. Ces délices de l’âme, il les méritait par les grands tourments qu’il infligeait à son corps ; car, il s’interdisait non seulement l’usage de la viande et du vin, mais celui du pain de froment, se nourrissant des plus vils aliments, et passant quelquefois deux ou trois jours de suite sans rien prendre. Il se flagellait si rudement avec des disciplines de fer, que souvent le sang coulait avec abondance ; et ne prenait que sur la terre nue un court sommeil.

L’austérité et la sainteté de sa vie l’eurent bientôt mûri pour l’office de l’apostolat. Jean III, roi de Portugal, ayant demandé à Paul III, pour les Indes, quelques membres de la Société naissante, le Pape, de l’avis de saint Ignace, choisit François pour cette grande entreprise et lui confia les pouvoirs de nonce apostolique. Dès son arrivée, il parut aussitôt miraculeusement instruit des dialectes variés et très difficiles de ces différentes nations. Il arriva même plusieurs fois que, parlant en une seule langue à diverses peuplades, chacune d’elles l’entendit parler son idiome. Le saint parcourut, toujours à pied, souvent sans chaussures, d’innombrables provinces. Il importa la foi au Japon et dans six autres contrées, convertit au Christ, dans les Indes, plusieurs centaines de milliers de personnes, et purifia dans la fontaine du baptême de grands princes et plusieurs rois. Tandis qu’il accomplissait pour Dieu de si grandes choses, telle était son humilité, qu’il n’écrivait qu’à genoux à saint Ignace, son supérieur.

Cette ardeur de François dans la propagation de l’Évangile, fut soutenue de Dieu par d’éclatants et nombreux miracles. Il rendit la vue à un aveugle. Il changea en eau douce, par un signe de croix, autant d’eau de mer, qu’il en fallut pour subvenir longtemps aux besoins d’un équipage de cinq cents hommes qui mouraient de soif. On porta aussi de cette eau en différents pays, et elle y guérit subitement un grand nombre de malades. Il rappela plusieurs morts à la vie, et parmi ceux-ci un homme enterré depuis la veille, qu’il ordonna de tirer du sépulcre et ressuscita ; et deux autres qu’il prit par la main, tandis qu’on les portait sur une civière au tombeau, furent rendus vivants à leurs parents. Inspiré diverses fois par l’esprit de prophétie, il révéla plusieurs événements qui devaient s’accomplir dans un temps ou dans un lieu éloignés. Enfin, plein de mérites et épuisé de travaux, il mourut dans l’île de Sancian, le second jour de décembre. Sa dépouille mortelle, ensevelie à deux reprises dans de la chaux vive, y demeura de longs mois sans aucune corruption, elle répandit même des parfums et du sang. Transportée à Malacca, son arrivée y mit aussitôt fin à une peste fort violente. De nouveaux et très grands miracles ayant été obtenus dans toutes les parties du monde par l’intercession de François Xavier, Grégoire XV l’inscrivit au nombre des Saints. Pie X l’a choisi et donné pour céleste Patron à la Société et aux œuvres de la Propagation de la Foi.

http://deojuvante.forumactif.org/t563-saint-francois-xavier#7036
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Message  gabrielle le Jeu 04 Déc 2014, 8:35 am

Le 4 décembre

Saint Pierre Chrysologue, évêque confesseur et docteur

Pierre, surnommé Chrysologue, à cause de l’or de son éloquence, naquit de parents honnêtes, à Imola dans l’Émilie. Dès son jeune âge, tournant son cœur vers la piété, il s’attacha à l’Évêque de cette ville, Cornélius le romain ; ayant fait auprès de lui de rapides progrès en science et en sainteté, il fut créé Diacre. Peu après, l’Archevêque de Ravenne étant mort, les habitants de cette ville envoyèrent, à Rome, suivant l’usage, le successeur qu’ils avaient élu, solliciter du saint Pape Sixte III, la confirmation de cette élection. Cornélius se joignit aux députés de Ravenne et emmena avec lui son Diacre. Cependant l’Apôtre saint Pierre et le Martyr Apollinaire apparurent en songe au Souverain Pontife, ayant entre eux ce jeune lévite, et ordonnèrent au Pape de ne pas en placer d’autre que lui sur le siège archiépiscopal de Ravenne. Aussi le Pontife n’eut pas plutôt vu Pierre, qu’il reconnut en lui l’élu du Seigneur ; il rejeta donc le candidat qui lui avait été présenté et préposa Pierre au gouvernement de cette Église métropolitaine, l’an du Christ quatre cent trente-trois. Les envoyés de l’Église de Ravenne eurent d’abord quelque peine à accepter ce choix, mais au récit de la vision ils acquiescèrent volontiers à la volonté divine et reçurent le nouvel Archevêque avec le plus grand respect.

Ainsi Pierre, sacré Archevêque malgré lui, fut conduit à Ravenne où l’empereur Valentinien, Galla Placidia sa mère, et tout le peuple, l’accueillirent avec une grande joie ; il leur déclara qu’ayant consenti à porter pour leur salut un si lourd fardeau, il ne leur demandait qu’une chose : de s’appliquer à suivre ses avis et de ne pas résister aux préceptes divins. Il s’occupa alors de faire ensevelir avec des parfums précieux les corps de deux Saints morts en cette ville, saint Barbatien Prêtre, et saint Germain, Évêque d’Auxerre, dont il revendiqua comme héritage le capuchon et le cilice. Il ordonna Évêques, Projectus et Marcellin. Il fit creuser à Classe une fontaine vraiment admirable de grandeur et éleva plusieurs temples magnifiques en l’honneur du bienheureux Apôtre André et d’autres Saints. On avait coutume de célébrer aux calendes de janvier, des jeux accompagnés de représentations théâtrales et de danses ; il abolit cet usage par la force de ses exhortations, et dit à ce propos, entre plusieurs autres choses remarquables : « Celui qui veut s’amuser avec le diable ne pourra pas se réjouir avec le Christ. » Par l’ordre de saint Léon le Grand, il écrivit au concile de Chalcédoine contre l’hérésie d’Eutychès. En outre, il répondit à l’hérésiarque lui-même, par une autre lettre qu’on a jointe aux actes du concile dans les dernières éditions, et qui est consignée dans les annales ecclésiastiques.

Dans les prédications publiques qu’il adressait à son peuple, l’éloquence de Pierre était si véhémente et son ardeur si grande, que parfois la voix fui manqua, comme il arriva dans son sermon sur l’hémorroïsse. Les Ravennais présents en furent si émus et remplirent tellement l’église de larmes, de cris et de prières que, dans la suite, le Saint lui-même remerciait Dieu d’avoir fait tourner son extinction de voix au profit de l’amour du Sauveur. Il gouvernait très saintement cette Église depuis environ dix-huit ans, lorsqu’ayant appris par une révélation divine que la fin de ses travaux approchait, il revint dans sa ville natale. Là, il se rendit dans l’église de Saint-Cassien et y déposa en offrande sur l’autel principal, un grand diadème d’or orné de pierres précieuses, une coupe également en or, et une patène d’argent qui donne à l’eau qu’on y met et qui en est versée comme on l’a souvent expérimenté, la vertu de guérir les morsures de chiens enragés, et de couper la fièvre. Alors il congédia ceux des habitants de Ravenne qui l’avaient suivi, leur recommandant d’apporter le plus grand soin au choix d’un excellent pasteur. Puis, adressant à Dieu d’humbles prières, et suppliant saint Cassien, son protecteur, de recevoir avec bonté son âme, il s’en alla doucement de cette vie, le trois des nones de décembre, vers l’an quatre cent cinquante. Son saint corps fut enseveli avec honneur, au milieu des larmes et des témoignages de piété de la ville entière, et déposé auprès de celui du même saint Cassien, où, de nos jours encore, il est religieusement honoré. Un de ses bras, entouré d’or et de pierres précieuses, a été transporté à Ravenne, et on l’y vénère dans la basilique Ursicane.


http://deojuvante.forumactif.org/t1009-saint-pierre-chrysologue-eveque-confesseur-et-docteur#13454

Le même jour

Sainte Barbe, vierge et martyre ( patronne des artilleurs et mineurs et de la bonne mort )

Dom Guérange a écrit:Barbe, Vierge de Nicomédie, fille à Dioscore, noble personnage, mais attaché aux superstitions païennes, parvint, à l’aide de la grâce divine, à connaître les choses invisibles par la vue de ce monde visible : c’est pourquoi elle ne voulut plus s’occuper que de Dieu seul et des choses divines. Son père. voulant, à cause du grand éclat de sa beauté, la soustraire aux regards des hommes, l’enferma dans une tour, où la pieuse vierge vivait dans la prière et la méditation, ne pensant qu’à plaire à Dieu seul, qu’elle avait choisi pour époux. Dioscore, à diverses reprises, lui offrit de nobles alliances qu’elle dédaigna généreusement. Pensant alors qu’en se séparant de sa fille, il pourrait plus facilement adoucir ses résistances, il fit construire un bain dans la tour qu’elle habitait, afin qu’elle eût toutes les commodités de la vie ; puis il partit pour une contrée lointaine.

Pendant l’absence de son père, Barbe fit ajouter aux deux fenêtres de sa tour, une troisième en l’honneur de la divine Trinité, et tracer l’image de la très sainte Croix sur le bord de la baignoire. A son retour, Dioscore, ayant vu ces nouveautés et connu leur motif, s’emporta contre sa fille au point de se jeter sur elle, l’épée nue à la main ; peu s’en fallut même qu’il ne la tuât dans sa fureur ; mais Dieu vint au secours de la vierge. Dans sa fuite précipitée, un énorme rocher lui ouvrit un passage, par où elle parvint au sommet d’une montagne, et se cacha dans une grotte. Peu après, ce père dénaturé, l’ayant découverte, l’accabla de coups, la foula sous ses pieds, la traîna par les cheveux à travers des sentiers âpres et rocailleux, et la livra lui-même au gouverneur Marcien, pour être châtiée. Celui-ci employa, mais en vain, tous les moyens pour l’ébranler. Il la fit battre nue à coups de nerfs de bœuf, et déchirer ses blessures encore fraîches avec des débris de poterie, enfin jeter dans une prison. Là, le Christ lui apparut, environné d’une grande lumière, et la fortifia merveilleusement pour sa dernière passion. Témoin de ce prodige, une dame, nommée Juliana, se convertit à la foi et partagea la palme de cette vierge.

Barbe eut encore les membres déchirés par les ongles de fer, les flancs brûlés avec des torches, la tête battue à coups de maillets ; et, dans ces tourments, elle consolait sa compagne et l’encourageait à combattre, sans faiblir, jusqu’à la fin. Enfin, toutes les deux eurent les mamelles coupées, furent traînées nues à travers les places publiques et décapitées. Ce fut un père abominable qui eut assez de barbarie pour trancher de ses mains la tête de sa fille. Mais cette affreuse cruauté ne fut pas longtemps impunie : à l’heure même et au même lieu, la foudre l’étendit mort. Le corps de cette bienheureuse vierge fut transporté d’abord, parles soins de l’Empereur Justin, de Nicomédie à Constantinople ; puis, plus tard, les Vénitiens l’ayant obtenu des Empereurs Constantin et Basile, l’enlevèrent de Constantinople, et le déposèrent solennellement dans la basilique de Saint-Marc. Enfin, en dernier lieu, sur les instantes prières de l’Évêque de Torcello et de sa sœur qui était Abbesse, on le transféra, l’an de notre salut 1009, dans l’église des religieuses de Saint-Jean-l’Evangéliste, au diocèse Torcello, où il fut honorablement enseveli, c’est présentement encore l’objet d’une constante vénération.
http://deojuvante.forumactif.org/t324-sainte-barbe#2532
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Message  gabrielle le Ven 05 Déc 2014, 7:19 am

Le 5 décembre

Saint Sabbas, abbé

Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Le culte de ce célèbre fondateur de la laure palestinienne qui porte encore son nom (+ 532) fut introduit à Rome au VIIe siècle, par quelques-uns de ses moines qui vinrent se réfugier dans la Ville éternelle après que les Arabes se furent rendus maîtres de Jérusalem. Sous le nom de Cella Nova ces moines érigèrent donc un monastère sur le petit Aventin, là où, autrefois, Silvie, mère de saint Grégoire le Grand, avait consolé par les exercices de l’ascèse les dernières années de son veuvage. C’est ainsi que le culte de saint Sabbas pénétra dans la liturgie romaine, jusqu’à devenir très célèbre au moyen âge.

En effet, quand, au Xe siècle, l’abbaye de Saint-Sabbas fut au nombre des plus puissantes et des plus fameuses de la Ville, le nom de son Saint Titulaire fut inscrit jusque dans les brèves laudes ou litanies qu’on avait l’habitude de réciter dans les occasions les plus solennelles, c’est-à-dire quand le Souverain Pontife célébrait le divin Sacrifice et était couronné du regnum.

Il y a quelques années, des fouilles pratiquées dans la basilique aventine de Saint-Sabbas ont mis au jour l’abside de l’église primitive, plusieurs peintures d’inspiration biblique, bon nombre de tombeaux rappelant les premiers habitants grecs du sanctuaire, ceux précisément chez qui trouva au VIIe siècle une gracieuse hospitalité l’évêque saint Grégoire d’Agrigente comme nous le narre son contemporain Léonce.

En Occident, la dévotion envers saint Sabbas demeura à peu près localisée à Rome ; les latins n’ont jamais attribué beaucoup d’importance à cette grande figure du monachisme, à qui pourtant les Orientaux donnent les titres de « plein de l’Esprit de Dieu, le sanctifié, l’habitant de la Cité sainte, l’étoile du désert, le patriarche des moines ». Sa vie, riche en mérites et en œuvres insignes pour la paix de l’Église, alors déchirée par les hérésies, fut écrite par Cyrille de Scythopolis.

La messe de saint Sabbas est commune à tous les saints abbés, Os iusti.

Saint Sabbas se distingua par un grand amour de l’orthodoxie et un grand zèle pour faire accepter par toutes les églises les définitions dogmatiques du concile de Chalcédoine.

La première condition pour faire de sérieux progrès dans la voie de la sainteté, c’est de professer une parfaite orthodoxie, et le moyen le plus sûr pour éviter les écueils qu’on rencontre facilement sur le chemin du paradis, c’est ce que saint Ignace définissait dans ses exercices : Sentire cum Ecclesia, c’est-à-dire être pénétré du même esprit qui anime l’Église catholique.

http://deojuvante.forumactif.org/t1010-saint-sabbas-abbe#13456
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Message  gabrielle le Sam 06 Déc 2014, 7:54 am

Le 6 décembre

Saint Nicolas, évêque et confesseur

Bréviaire avant 1960 a écrit: Nicolas naquit d’une famille illustre, à Patara, ville de Lycie. Ses parents avaient obtenu de Dieu cet enfant par leurs prières. Dès le berceau il fit présager l’éminente sainteté qu’il devait faire paraître dans la suite. On le vit, en effet, les mercredis et vendredis ne prendre le lait de sa nourrice qu’une seule fois, et sur le soir, bien qu’il le fît fréquemment les autres jours. Il conserva toute sa vie l’habitude de jeûner la quatrième et la sixième férie. Orphelin dès l’adolescence, il distribua ses biens aux pauvres. On raconte de lui ce bel exemple de charité chrétienne : un indigent, ne parvenant point à marier ses trois filles, pensait a les abandonner au vice ; Nicolas l’ayant su jeta, la nuit, par une fenêtre, dans la maison de cet homme, autant d’argent qu’il en fallait pour doter une de ces jeunes filles. Ayant réitéré une seconde et une troisième fois cet acte de générosité, toutes trouvèrent d’honorables partis.

Le Saint s’étant entièrement consacré à Dieu, partit pour la Palestine, afin de visiter et de vénérer les lieux saints. Durant son voyage, il prédit aux matelots, par un ciel serein et une mer tranquille, l’approche d’une horrible tempête. Elle s’éleva bientôt, et tous les passagers coururent un grand danger : mais il l’apaisa miraculeusement par ses prières. De retour dans sa patrie, il donna à tous les exemples d’une grande sainteté ; et, par un avertissement de Dieu, il se rendit à Myre, métropole de la Lycie. Cette ville venait de perdre son Évêque, et tous les Évêques de la province étaient rassemblés afin de pourvoir à l’élection d’un successeur. Pendant leur délibération ils furent divinement avertis de choisir celui qui, le lendemain, entrerait le premier dans l’église, et se nommerait Nicolas. Cet ordre du ciel fut exécuté, et Nicolas, trouvé à la porte de l’église, fut créé Évêque de Myre à la grande satisfaction de tous. Durant son épiscopat on vit constamment briller en lui la chasteté, qu’il avait toujours gardée, la gravité, l’assiduité à la prière et aux veilles, l’abstinence, la libéralité et l’hospitalité, la mansuétude dans les exhortations, la sévérité dans les réprimandes.

Il ne cessa d’assister les veuves et les orphelins de ses aumônes, de ses conseils et de ses services, il s’employa avec tant d’ardeur à soulager les opprimés, que trois tribuns, condamnés sur une calomnie par l’empereur Constantin, encouragés par le bruit des miracles du Saint, s’étant recommandés à lui dans leurs prières, malgré la distance, Nicolas, encore vivant, apparut à l’empereur avec un air menaçant, et les délivra. Comme il prêchait à Myre la vérité de la foi chrétienne, contrairement à l’édit de Dioclétien et de Maximien, il fut arrêté par les satellites impériaux, emmené au loin et jeté en prison. Il y resta jusqu’à l’avènement de l’empereur Constantin, par l’ordre duquel il fut délivré de captivité, revint à Myre, puis se rendit au concile de Nicée, et, avec les trois cent dix-huit Pères de cette assemblée, y condamna l’hérésie arienne. De Nicée, il retourna dans sa ville épiscopale, où, peu de temps après, il sentit sa mort approcher ; élevant les yeux au ciel il vit les Anges venir à sa rencontre, et commença le Psaume : « En vous, Seigneur, j’ai espéré. » Arrivé à ce verset : « En vos mains, je remets mon âme », il s’en alla dans la patrie céleste. Son corps fut transporté à Bari dans la Fouille, où il est honoré par une grande affluence de peuple et avec la plus profonde vénération.

http://deojuvante.forumactif.org/t301-saint-nicolas#3162
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Message  gabrielle le Dim 07 Déc 2014, 7:37 am

Le 7 décembre

Saint Ambroise, évêque, confesseur et docteur

Ambroise, Évêque de Milan, fils d’Ambroise citoyen romain, vint au monde tandis que son père était préfet des Gaules. On dit qu’en son enfance un essaim d’abeilles se posa sur ses lèvres : présage de la divine éloquence qu’il devait montrer un jour. On l’instruisit dans les arts libéraux, et bientôt le préfet Probus le préposa au gouvernement de la Ligurie et de l’Émilie. Il se rendit à Milan par l’ordre du même Probus, au moment où le peuple, après la mort de l’évêque arien Auxence, était en dissension touchant le choix de son successeur. Ambroise se rendit donc à l’église selon le devoir de sa charge, pour calmer la sédition. Quand il eut, à cette fin, parlé avec éloquence de la paix et de la tranquillité publique, un enfant s’écria tout à coup : « Ambroise Évêque ! » Tout le peuple répéta cette acclamation, demandant Ambroise pour son Évêque.

Comme Ambroise refusait d’accepter et résistait aux prières de la multitude, le vœu ardent du peuple fut déféré à l’empereur Valentinien, auquel il fut très agréable de voir qu’on demandait pour le sacerdoce ceux qu’il avait choisis pour magistrats. Cette élection ne satisfit pas moins le préfet Probus qui, au départ d’Ambroise pour Milan, lui avait dit comme par inspiration divine : « Allez et agissez, non pas en juge mais en Évêque. » La volonté impériale s’accordant avec le désir du peuple, Ambroise fut baptisé (car il était encore catéchumène), initié aux mystères sacrés, et, ayant passé par tous les degrés des Ordres de l’Église, il reçut la charge épiscopale huit jours après son élection, le sept des ides de décembre. Devenu Évêque, il défendit résolument la foi catholique et la discipline ecclésiastique, convertit à la vraie foi beaucoup d’Ariens et d’autres hérétiques, et parmi ceux-ci il enfanta à Jésus-Christ saint Augustin, cette lumière éclatante de l’Église.

Quand l’empereur Gratien eut été tué, Ambroise se rendit deux fois en députation auprès de Maxime, son meurtrier ; mais celui-ci refusant de faire pénitence, il cessa toute relation avec lui. Il interdit à l’empereur Théodose l’entrée de l’église, à cause du massacre des Thessaloniciens ; comme le prince représentait que David, roi comme lui, avait été adultère et homicide : « Vous l’avez imité dans sa faute, répondit Ambroise, imitez-le dans sa pénitence. » C’est pourquoi Théodose accomplit humblement la pénitence publique que lui avait imposée Ambroise. Le saint Évêque s’étant donc acquitté de sa charge en multipliant pour l’Église de Dieu ses travaux et ses soins, et ayant écrit beaucoup de livres remarquables, prédit le jour de sa mort, avant de tomber malade. Honorat, Évêque de Verceil, trois fois averti par la voix de Dieu, accourut auprès de lui, et lui donna le corps sacré du Seigneur. Ambroise, l’ayant reçu, pria, les mains étendues en forme de croix, puis il rendit son âme à Dieu. C’était la veille des nones d’avril, l’an de Jésus-Christ trois cent quatre-vingt-dix-sept.

http://deojuvante.forumactif.org/t87-saint-ambroise-de-milan-7-decembre#612
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Message  ROBERT. le Dim 07 Déc 2014, 11:39 am

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Le 7 décembre

Saint Ambroise, évêque, confesseur et docteur

 ...On dit qu’en son enfance un essaim d’abeilles se posa sur ses lèvres : présage de la divine éloquence qu’il devait montrer un jour.

Le bon Dieu se sert de la nature pour montrer les qualités surnaturelles d'Ambroise.
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Message  gabrielle le Lun 08 Déc 2014, 7:56 am

Le 8 décembre

L'Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie.


Sermon de saint Jérôme, Prêtre.

Les qualités et les grandeurs de la bienheureuse et glorieuse Marie, toujours vierge, l’ange nous les déclare de la part de Dieu, quand il dit : « Salut, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes. » Il convenait que de tels dons fussent assurés à la Vierge. Celle-là devait être pleine de grâce, qui a donné de la gloire au ciel et le Seigneur à la terre, qui a fait luire la paix, qui a apporté la foi aux nations, une fin aux vices, une règle de vie, .une discipline pour les mœurs. Pleine de grâce, en effet, Marie en a reçu la plénitude, tandis que la grâce n’est donnée aux autres que partiellement. Vraiment pleine de grâce, parce que si la grâce s’est trouvée dans les saints Pères et dans les Prophètes, elle ne leur fut pas octroyée dans sa plénitude ; mais en Marie fut mise, quoique d’une manière différente, toute la somme des grâces qui se trouvent dans le Christ. Et c’est pourquoi l’Ange lui dit : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes ; » c’est-à-dire bénie au-dessus de toutes les femmes. Et par cela même, tout ce qu’il y avait de malédiction attirée par Ève, a été effacé par la bénédiction de Marie. C’est d’elle que Salomon chante comme à sa louange dans ses Cantiques : « Viens, ma colombe, mon immaculée ; déjà l’hiver est passé, la pluie a cessé ; » et il ajoute : « Viens du Liban, viens, tu seras couronnée. »

C’est donc bien justement qu’on l’invite à venir du Liban, parce que Liban s’interprète : blancheur éclatante. Elle était éclatante de mérites et de vertus sans nombre, plus blanche que la neige la plus pure. Comblée des dons du Saint-Esprit, elle offre en tout la simplicité de la colombe, parce que tout ce qui s’accomplit en elle est pureté et simplicité, tout est vérité et grâce, tout est miséricorde et justice, de cette justice qui vient du ciel ; et elle est immaculée, parce qu’il n’y a en elle aucune souillure. Elle a conçu, en effet, un homme dans son sein, comme l’atteste Jérémie, sans rien perdre de sa virginité. « Le Seigneur, dit ce Prophète, a créé un nouveau prodige sur la terre : une femme environnera un homme. » Nouveauté vraiment inouïe, nouveauté des vertus, excellente entre toutes les nouveautés : Dieu, que le monde ne saurait contenir, que nul ne peut voir sans mourir, entre dans le sein d’une vierge comme dans un saint asile, sans être prisonnier dans ce corps, et cependant il s’y renferme tout entier, et il en sort, comme le dit Ézéchiel, les portes fermées. Aussi est-il chanté dans le Cantique au sujet de Marie : « Jardin fermé, fontaine scellée, source des délices du paradis. » Véritable jardin de délices, qui réunit toutes les espèces de fleurs et tous les parfums des vertus : si bien fermé que ni la violence ni la ruse ne peuvent en forcer l’entrée ; fontaine scellée du sceau de toute la Trinité.

Des Actes du Pape Pie IX.

Or, la victoire de la Vierge, Mère de Dieu, remportée sur le très cruel ennemi du genre humain, cette victoire que les divines Écritures, la tradition la plus vénérable, le sentiment perpétuel de l’Église, l’accord singulier des Évêques et des fidèles, les actes insignes des souverains Pontifes, aussi bien que leurs constitutions avaient déjà merveilleusement célébrée, Pie IX, Pontife suprême, déférant au vœu de toute l’Église, résolut de la proclamer solennellement par un oracle souverain et infaillible. C’est pourquoi le six des ides de décembre de l’année 1854, dans la basilique du Vatican, au milieu d’une immense assemblée de Pères de la sainte Église romaine, de Cardinaux et d’Évêques venus même des contrées les plus lointaines, le Pape, aux applaudissements de l’univers entier, proclama et définit solennellement que la doctrine qui tient la bienheureuse Vierge Marie pure et préservée de toute tache de la faute originelle, dès le premier instant de sa Conception, par un privilège et un don singulier de la faveur divine, a été révélée de Dieu, et doit, par conséquent, être crue fermement et invariablement par tous les fidèles.

http://deojuvante.forumactif.org/t1011-l-immaculee-conception-de-la-tres-sainte-vierge-marie#13461
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Message  gabrielle le Mer 10 Déc 2014, 8:17 am

Le 10 décembre

Saint Melchiade, pape et martyr

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Message  gabrielle le Jeu 11 Déc 2014, 6:23 am

Le 11 décembre

Saint Damase I, pape et confesseur



Damase, espagnol, homme excellent et versé dans les Écritures, ayant convoqué le premier concile de Constantinople, étouffa la criminelle hérésie d’Eunomius et de Macédonius. Il condamna de nouveau l’assemblée de Rimini, déjà rejetée par Libère, dans laquelle, comme l’écrit saint Jérôme, les artifices d’Ursace et surtout de Valens avaient fait proclamer une condamnation de la foi de Nicée, en sorte que le monde gémissant, s’étonnait d’être arien.

Il édifia deux basiliques, l’une sous le nom de Saint-Laurent (près du théâtre de Pompée), qu’il enrichit par les plus grands présents, et à laquelle il attribua des revenus de maisons et de terres ; l’autre sur la voie Ardéatine, aux Catacombes. Il dédia le lieu enrichi de marbres où les corps de saint Pierre et de saint Paul ont reposé quelque temps, et l’orna de vers élégamment composés. Il écrivit aussi sur la virginité en vers et en prose, et composa beaucoup d’autres poésies. Sixième leçon. Il établit la peine du talion contre ceux qui auraient accusé quelqu’un faussement, et ordonna que, selon l’usage déjà reçu en plusieurs lieux on chanterait jour et nuit, dans toutes les églises, les Psaumes à deux chœurs, et qu’on ajouterait à la fin de chaque Psaume : Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Ce fut lui qui chargea saint Jérôme de traduire le nouveau Testament selon la fidélité du texte grec. Il gouverna l’Église pendant dix-sept ans, deux mois et vingt-six jours, et fit cinq ordinations au mois de décembre, dans lesquelles il créa trente et un Prêtres, onze Diacres, et soixante-deux Évêques pour divers lieux. Illustre par sa vertu, sa science et sa prudence, et presque octogénaire, Damase s’endormit dans le Seigneur, sous l’empire de Théodose le Grand, et fut enseveli avec sa mère et sa sœur, dans la basilique qu’il avait lui-même élevée sur la voie Ardéatine. Ses reliques ont été transportées depuis dans l’église de Saint-Laurent, appelée de son nom, in Damaso.

http://deojuvante.forumactif.org/t425-saint-damase-ier#4824
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