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Message  Roger Boivin le Sam 15 Nov 2014, 12:57 pm



Dans mon vieux missel Dom Gaspar Lefebvre, on y dit que le pape Pie XI canosisa S. Albert Le Grand et le proclama Docteur de l'Église en 1931.

Et voici un ouvrage en rapport avec Saint Albert Le Grand et Saint Thomas d'Aquin  :


ALBERT LE GRAND ET SAINT THOMAS D'AQUIN
OU LA SCIENCE AU MOYEN ÂGE - 1880 :

https://archive.org/stream/albertlegrandets00rein#page/250/mode/2up


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Message  gabrielle le Dim 16 Nov 2014, 6:53 am

Le 16 novembre

Sainte Gertrude

Bréviaire avant 1960 a écrit: Née de parents nobles à Eisleben en Saxe, Gertrude, dès l’âge de cinq ans, consacra à Jésus-Christ sa personne et sa virginité, dans le monastère bénédictin de Rodesdorf. A partir de ce moment, tout à fait étrangère aux choses du monde et s’appliquant avec zèle à pratiquer la vertu, elle mena une vie toute céleste. A la connaissance des lettres humaines, elle joignait la science des choses divines, dont la méditation l’excitait à la vertu et lui fit, en peu de temps, acquérir la perfection chrétienne. Elle parlait souvent, et avec de pieux sentiments, du Christ et des mystères de sa vie, et ne pensant qu’à la gloire de Dieu, elle y rapportait tous ses désirs et toutes ses actions. Bien que Dieu l’eût abondamment comblée de dons excellents, dans l’ordre de la nature et de la grâce, elle se méprisait cependant elle-même au point de compter, parmi les principaux miracles de la divine bonté, le fait d’en être miséricordieusement supportée, quoiqu’indigne pécheresse.

A l’âge de trente ans, elle fut choisie pour gouverner d’abord le monastère de Rodesdorf, où elle avait embrassé la vie religieuse, puis le monastère d’Heldelfs. Pendant quarante ans, elle remplit sa charge avec tant de charité, de prudence et de zèle pour l’observance de la discipline régulière, que son monastère semblait être l’asile de la perfection religieuse. Dans ces deux communautés, bien qu’elle fût la mère et la supérieure de toutes les religieuses, elle voulait néanmoins être considérée comme la dernière ; et, s’abaissant de fait, elle se faisait la servante des autres. Pour s’occuper de Dieu avec une plus grande liberté d’esprit, elle mortifiait son corps par les veilles, les jeûnes et toutes sortes d’austérités. Toujours égale à elle-même, elle ne cessa de montrer une innocence de vie, une douceur, une patience extraordinaires. Elle s’appliqua par tous les moyens à procurer le salut du prochain, et, de sa pieuse sollicitude, elle recueillit des fruits abondants. La force de son amour pour Dieu lui faisait éprouver de fréquentes extases, et lui obtint d’être élevée à un très haut degré de contemplation et aux jouissances de l’union divine.

Jésus-Christ, voulant montrer le mérite de son épouse bien-aimée, déclara que le cœur de Gertrude était pour lui une demeure pleine de délices. Elle honorait d’une dévotion toute spéciale la glorieuse Vierge Marie, que Jésus lui-même lui avait donnée pour mère et protectrice, et reçut d’elle un grand nombre de faveurs. Le très adorable sacrement de l’Eucharistie et la passion du Seigneur la pénétraient d’un tel amour et d’une si vive reconnaissance, qu’en les méditant, elle répandait des larmes abondantes. Elle soulageait chaque jour par ses suffrages et ses prières les âmes des justes condamnées aux flammes expiatoires. Gertrude composa de nombreux écrits, propres à ranimer la piété. Des révélations divines et le don de prophétie l’ont aussi rendue célèbre. Enfin, réduite à un état de langueur, plutôt par son ardent amour de Dieu que par la maladie, elle mourut l’an du Seigneur mil deux cent quatre-vingt douze. Après sa mort comme pendant sa vie, Dieu l’a glorifiée par des miracles.

http://deojuvante.forumactif.org/t347-sainte-gertrude#3829
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Message  gabrielle le Lun 17 Nov 2014, 8:07 am

Le 17 novembre

Saint Grégoire le Thaumaturge

Bréviaire avant 1960 a écrit: Grégoire, Évêque de Néocésarée, dans le Pont, est célèbre par sa sainteté et sa doctrine, et plus encore par les prodiges et les miracles qu’il a opérés ; miracles si nombreux et si éclatants, qu’ils lui ont valu d’être surnommé le Thaumaturge, et d’être comparé, d’après le témoignage de saint Basile, à Moïse, aux Prophètes et aux Apôtres. C’est ainsi que, par sa prière, il déplaça une montagne  qui empêchait la construction d’une église et dessécha un marais, qui causait de la division entre deux frères. Le Lycus inondant la campagne avec de grands dégâts, Grégoire planta au bord du fleuve le bâton sur lequel il s’appuyait, qui, reverdissant aussitôt, grandit et devint un arbre ; le saint arrêta ainsi le débordement, et, dans la suite, les eaux ne dépassèrent plus jamais cette limite.

Très souvent, il chassa les démons des images des idoles ou du corps des hommes ; et, par beaucoup d’autres faits merveilleux, il attira un nombre incalculable de personnes, à la foi de Jésus-Christ. Il prédisait aussi l’avenir, inspiré par un esprit prophétique. Sur le point de mourir, demandant combien il restait d’infidèles dans la ville de Néocésarée, on lui répondit qu’il y en avait seulement dix-sept ; alors, rendant grâces à Dieu : « Il y avait, dit-il, ce nombre de fidèles, lorsque je commençai mon épiscopat. » Il écrivit plusieurs ouvrages, qui, avec ses miracles, illustrèrent l’église de Dieu [1].

[1] Contre le faste des tombeaux, rappelons que saint Grégoire le Thaumaturge fît avant de mourir promettre à ses amis qu’on mettrait son corps dans le lieu destiné à la sépulture commune. « Ayant toujours vécu, disait-il comme un étranger sur la terre, je ne voudrais pas perdre ce titre après ma mort. La seule possession dont je sois jaloux est celle qui ne me fera soupçonner d’aucun attachement à la terre. » (Bollandistes).

Dom Guéranger, l’Année Liturgique
Moïse, instruit dans la sagesse des Égyptiens, puissant en œuvres et en parole [3] se retire au désert ; Grégoire, prévenu des meilleurs dons de naissance et de nature, rhéteur brillant, riche de toute science, dérobe aux hommes sa florissante jeunesse et court offrir à Dieu dans la solitude l’holocauste qui plaît au Seigneur. Tous deux, espoir de leur peuple, se détournent de lui pour se perdre en la contemplation des mystères du ciel. Et cependant le joug du Pharaon s’appesantit sur Jacob ; et cependant des âmes périssent, qu’une parole ardente arracherait à l’empire des faux dieux : pareille fuite n’est-elle pas désertion ?

Est-ce donc à l’homme de se proclamer sauveur, quand Jésus ne s’est pas attribué de lui-même un tel nom [4] ? et quand le mal grandissait partout, l’ouvrier de Nazareth eut il tort de s’attarder dans l’ombre des trente années qui précédèrent son ministère si court ? Docteurs de nos temps enfiévrés, qui rêvez d’une hiérarchie nouvelle entre les vertus et comprenez la divine charité autrement que nos pères, ceux-là ne sont pas de la race des sauveurs d’Israël [5] qui pensent sur le salut social d’autre manière que le Sauveur du monde.

Grégoire fut comme Moïse de cette race bénie. Amis et ennemis s’accordaient à dire qu’il rappelait le législateur des Hébreux pour l’excellence de la vertu et l’éclat des prodiges opérés à son commandement [6]. Même zèle de part et d’autre à connaître Dieu, pour le manifester aux hommes qu’ils devaient lui conduire ; la plénitude de la doctrine est le premier don des guides des peuples, leur pénurie en ce point la pire des insuffisances [7]. Je suis Celui qui suis, déclare Dieu sur sa demande à Moïse ; du milieu du buisson ardent, la sublime formule à lui confiée authentique la mission qui l’appelle à sortir du désert [8]. Quand l’heure sonne pour Grégoire d’aller lui-même au monde de par Dieu, la Vierge bénie, dont le buisson d’Horeb fut la figure [9], apparaît à ses yeux éblouis dans la nuit profonde où il implorait la lumière, et Jean qui suit la Mère de Dieu laisse tomber de ses lèvres d’évangéliste cette autre formule ; complétant la première à l’usage des disciples de la loi d’amour :

« Un seul Dieu, Père du Verbe vivant, de la Sagesse subsistante et puissante qui est l’expression éternelle de lui-même, principe parfait du Fils unique et parfait qu’il engendre. Un seul Seigneur, unique engendré de l’unique, Dieu de Dieu, Verbe efficace, Sagesse embrassant et contenant l’univers, puissance créatrice de toute créature, vrai Fils d’un vrai Père. Et un seul Saint-Esprit tenant de Dieu l’être divin, révélé aux hommes par le Fils dont il est le parfait semblable, vie causant la vie, sainteté donnant d’être saint. Trinité parfaite, immuable, inséparable en gloire, éternité, domination [10]. »

C’est le message que notre Saint doit communiquer à son pays, le symbole qui portera son nom dans l’Église de Dieu. Dans sa foi au premier des mystères il soulèvera les montagnes et refoulera les flots, dépossédera l’enfer et chassera du Pont l’infidélité. Lorsque vers l’an 240, Grégoire évêque prend la route de Néocésarée, il ne voit partout que temples d’idoles et s’arrête pour la nuit dans un sanctuaire fameux. Au matin, les dieux sont en fuite et refusent de revenir ; mais le Saint remet à leur adresse au prêtre de l’oracle un ordre ainsi libellé : Grégoire à Satan : rentre [11]. Une défaite plus cuisante attendait, en effet, l’infernale cohorte ; contrainte d’arrêter sa retraite précipitée, elle doit assister à la ruine de son empire dans les âmes qu’elle abusa. Leur prêtre, le premier, se donne à l’évêque, et il devient son diacre ; bientôt sur les décombres des temples , en tous lieux abattus, se dresse l’Église du Christ seul Dieu.

Heureuse Église, si fortement fondée que l’hérésie fut impuissante contre elle au siècle suivant, sous la tempête arienne où fléchirent tant d’autres ! Au témoignage de saint Basile, les successeurs de Grégoire, éminents eux-mêmes, formaient à Néocésarée comme une parure de pierres précieuses [12], une couronne de brillantes étoiles [13]. Or, dit Basile, tous ces illustres prélats mettaient leur honneur à maintenir le souvenir du grand devancier, ne souffrant pas qu’un acte quelconque, un mot, une manière même de faire autre que la sienne dans les rites sacrés, prévalussent sur les traditions qu’il avait laissées [14].

Lorsque Clément XII établit dans l’Église entière, comme nous l’avons vu, la fête de sainte Gertrude la Grande, il décréta d’abord qu’elle serait fixée au présent jour, où continue de la célébrer l’Ordre de saint Benoît. Mais, dit Benoît XIV, le XVII Novembre étant attribué depuis de longs siècles à la mémoire de Grégoire le Thaumaturge, il parut mieux convenir que celui qui changeait de place les montagnes ne fût pas lui-même changé de son lieu par la vierge ; et c’est ainsi que dès l’année 1739, qui suivit l’institution de la fête nouvelle, celle-ci fut fixée pour l’avenir au XV dudit mois [15].

[3] Act. VII, 22.

[4] Matth. I, 21 ; Heb. V, 5.

[5] I Mach. V, 62.

[6] Basil. de Spir. S. XXIX.

[7] Matth. XV, 14.

[8] Exod. III.

[9] Ant. Rubum quem viderat Moyses.

[10] Greg. Nyss. Vita Greg. Thaumaturg.

[11] Ibid.

[12] Basil. Ep. XXVIII, al. LXII.

[13] Ep. CCIV, al. LXXV.

[14] De Spir. S. XXIX.

[15] Benedict. XIV, De canonizat. SS. Lib. I, cap. XLI, 40, 41.


http://deojuvante.forumactif.org/t1000-saint-gregoire-le-thaumaturge#13430
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Message  gabrielle le Mar 18 Nov 2014, 7:14 am

Le 18 novembre

Dédicace des basiliques de Saint Pierre et de Saint Paul


Bréviaire avant 1960 a écrit: Parmi les sanctuaires vénérés autrefois des Chrétiens, les plus célèbres et les plus fréquentés étaient ceux dans lesquels des corps de Saints avaient été ensevelis, ou bien dans lesquels se trouvait quelque vestige ou quelque souvenir des Martyrs. Au nombre de ces lieux saints et au premier rang, l’on distingua toujours cette partie du Vatican appelée Confession de saint Pierre. Les Chrétiens, en effet, y accouraient de tous les points de l’univers, comme à la pierre ferme de la foi et au fondement de l’Église, et vénéraient avec une religion et une piété souveraines, l’emplacement consacré par le sépulcre du prince des Apôtres.

L’empereur Constantin le Grand vint là huit jours après avoir reçu le baptême ; il déposa le diadème, et, prosterné à terre, versa des larmes abondantes. Après quelques instants, ayant pris une houe et un hoyau, il se mit à creuser le sol. Il en tira douze corbeilles de terre, en l’honneur des douze Apôtres, désigna l’emplacement destiné à la basilique du prince des Apôtres et y fit commencer la construction d’une église. Le Pape saint Sylvestre la dédia le quatorze des calendes de décembre, en y observant les mêmes rites que pour la consécration de l’église de Latran, qui avait eu lieu le cinq des ides de novembre. Il y érigea un autel de pierre, qu’il oignit du saint chrême, et ordonna que dès lors on ne construirait plus que des autels en pierre. Saint Sylvestre dédia encore la basilique de l’Apôtre saint Paul, élevée à grands frais sur la route d’Ostie, par le même empereur Constantin. Cet empereur donna de grandes richesses à ces basiliques et les orna de splendides présents.

La basilique vaticane menaçant ruine par l’effet du temps, elle a été, grâce à la dévotion de beaucoup de Pontifes, totalement reconstruite sur un plan plus vaste et plus magnifique. Urbain VIII l’a solennellement consacrée l’an mil six cent vingt-six, en la date même où elle l’avait été lors de sa première érection. Quant à la basilique de la voie d’Ostie, un terrible incendie la consuma presque entièrement, en mil huit cent vingt-trois. Par les soins infatigables de quatre Papes, elle a été plus splendidement réédifiée, et comme vengée de son désastre. Pour la consacrer, une occasion très favorable s’offrit à Pie IX : la proclamation récente du dogme de l’Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge Marie avait attiré à Rome, des régions les plus éloignées de l’univers catholique, un grand nombre de Cardinaux et d’Évêques. Il la dédia donc solennellement, entouré de cette magnifique couronne de membres du Sacré Collège et de Pontifes, le dix décembre mil huit cent cinquante-quatre, et fixa à ce jour la mémoire de cette solennelle Dédicace.

http://deojuvante.forumactif.org/t1001-dedicace-des-basiliques-de-saint-pierre-et-de-saint-paul#13431
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Message  gabrielle le Mer 19 Nov 2014, 7:34 am

Le 19 novembre

Sainte Elisabeth de Hongrie



Dom Guéranger a écrit:Bien que tous les élus resplendissent au ciel d’un éclat propre à chacun d’eux, Dieu se complaît à les grouper par familles, comme il le fait dans la nature pour les astres du firmament. C’est la grâce qui préside à ce groupement des constellations dans le ciel des Saints ; mais parfois Dieu semble vouloir nous rappeler ici que nature et grâce l’ont pour commun auteur ; et les conviant malgré la chute à l’honorer ensemble dans ses élus, il fait de la sainteté comme un patrimoine auguste que se transmettent de générations en générations les membres d’une même famille de la terre [1]. Parmi ces races bénies ne le cède à aucune la royale lignée qui, de l’antique Pannonie, étendit sur le monde aux meilleurs temps de la chrétienté l’ombre de ses rameaux ; riche en vertu, éprise du beau, comme parle l’Écriture, portant la paix dans ces maisons couronnées de la vieille Europe que tant d’alliances avaient rendues siennes [2], les noms qu’elle inscrivit au livre d’or des bienheureux perpétuent sa gloire.

Mais, de ces noms illustres, entouré d’eux comme un diamant serti d’une couronne de perles, le plus grand pour l’Église et les peuples est celui de l’aimable Sainte, mûre pour le ciel à vingt-quatre ans, qui rejoint aujourd’hui les Etienne, les Emeric et les Ladislas. Élisabeth ne demeura pas au-dessous de leurs mâles vertus ; mais la simplicité de son âme aimante imprégna l’héroïsme de sa race comme d’une huile parfumée dont la senteur, se répandant sous tous les cieux, entraîne dans la voie des Bienheureux et des Saints, avec sa fille Gertrude de Thuringe, sa tante Hedwige de Silésie, et ses cousines ou nièces et petites-nièces Agnès de Bohême, Marguerite de Hongrie, Cunégonde de Pologne, Élisabeth de Portugal.

Le Dieu des humbles sembla vouloir rivaliser avec toute la poésie de ces temps chevaleresques, pour idéaliser dans la mémoire des hommes la douce enfant qui, transplantée, fleur à peine éclose, de la cour de Hongrie à celle de Thuringe, ne sut qu’aimer et se dévouer pour lui. Quelle fraîcheur d’idylle, mais d’une idylle du ciel, en ces pages des contemporains où nous est racontée la vie de la chère Sainte avec l’époux si tendrement aimé qui fut le digne témoin des extases de sa piété sublime et naïve, le défenseur envers et contre tous de ses héroïques et candides vertus ! Aux intendants qui se plaignent que, dans une absence du duc Louis, elle a malgré eux épuisé le trésor pour les pauvres : « J’entends, dit-il, qu’on laisse mon Élisabeth agir à sa guise ; qu’elle donne tout ce qu’elle voudra, pourvu qu’elle me laisse la Wartbourg et Naumbourg. »

Aussi le Seigneur, ouvrant les yeux du landgrave, lui montrait sous la forme de roses, dignes déjà des parterres du ciel, les provisions qu’Élisabeth portait aux malheureux dans son manteau.

Jésus lui-même apparaissait en croix dans le lépreux qu’elle recueillait en ses appartements pour le soigner plus à l’aise. S’il arrivait que d’illustres hôtes survenant à l’improviste, la duchesse dont les bijoux passaient comme le reste en aumônes se trouvât dépourvue de la parure qui eût convenu pour leur faire honneur, les Anges y suppléaient si bien qu’aux yeux émerveillés des visiteurs, selon le dire des chroniqueurs allemands de l’époque, la reine de France n’eût pas été plus admirablement belle, plus richement parée.

C’est qu’en effet Élisabeth entendait ne se dérober à aucune des obligations ni convenances de sa situation de princesse souveraine ou d’épouse. Aussi gracieusement simple en ses vertus qu’affable pour tous, elle s’étonnait de l’attitude sombre et morose que plusieurs affectaient dans leurs prières ou leurs austérités : « Ils ont l’air de vouloir épouvanter le Bon Dieu [3], disait-elle, tandis qu’il aime celui qui donne joyeusement [4]. »

Le temps, hélas ! vint vite pour elle de donner sans compter. Ce fut d’abord le départ en croisade du duc Louis, son époux, dont il sembla qu’elle ne se pourrait jamais séparer ; puis la scène déchirante où lui fut annoncée sa mort, au moment où pour la quatrième fois elle venait d’être mère ; enfin l’acte d’odieuse félonie par lequel Henri Raspon, l’indigne frère du landgrave, trouvant l’occasion bonne pour s’emparer des états du défunt, chassa ses enfants et sa veuve, avec défense à qui que ce fût de les recevoir. Dans ce pays où toute misère avait éprouvé ses bontés, Élisabeth dut mendier, en butte à mille rebuts, le pain des pauvres enfants, réduits comme elle à se contenter pour gîte d’une étable à pourceaux.

L’heure des réparations devait sonner avec le retour des chevaliers partis en la compagnie du duc Louis. Mais Élisabeth, devenue l’amante passionnée de la sainte pauvreté, resta parmi les pauvres. Première professe du Tiers-Ordre séraphique, le manteau que saint François lui avait envoyé comme à sa très chère fille demeura son unique trésor. Bientôt les sentiers du renoncement absolu l’eurent conduite au terme. Celle que, vingt ans auparavant, on apportait dans un berceau d’argent à son fiancé vêtue de soie et d’or, s’envolait à Dieu d’une masure de terre glaise, n’ayant pour vêtement qu’une robe rapiécetée ; les ménestrels dont les assauts de gai savoir avaient rendu fameuse l’année de sa naissance n’étaient plus là, mais on entendit les Anges qui chantaient, montant vers les cieux : Regnum mundi contempsi, propter amorem Domini mei Jesu Christi, quem vidi, quem amavi, in quem credidi,quem dilexi [5].

Quatre ans après, Élisabeth, déclarée Sainte par le Vicaire de Jésus-Christ, voyait tous les peuples du Saint-Empire, empereur en tête, affluer à Marbourg où elle reposait au milieu de ces pauvres dont elle avait ambitionné la vie. Son corps sacré fut remis à la garde des chevaliers Teutoniques, qui reconnurent l’honneur en faisant de Marbourg un chef-lieu de l’Ordre, et en élevant à la Sainte la première église ogivale que l’Allemagne ait possédée. De nombreux miracles y attirèrent longtemps l’univers chrétien.

Et maintenant, bien que toujours debout, toujours belle en son deuil, Sainte-Élisabeth de Marbourg ne connaît plus que de nom celle qui fut sa gloire. A la Wartbourg embaumée des grâces de la chère Sainte, où s’écoula au milieu des plus suaves épisodes sa vie d’enfant et d’épouse, le grand souvenir qu’on montre au voyageur est la chaire d’un moine en rupture de ban, et la tache d’encre dont, en un jour de démence ou d’ivresse, il salit les murs, comme il devait de sa plume tenter de tout profaner et souiller dans l’Église de Dieu.

[1] Eccli. XLIV.

[2] Ibid. 6.

[3] Montalembert. Histoire de sainte Élisabeth de Hongrie, Ch. VII.

[4] II Cor. IX, 7.

[5] J’ai méprisé les trônes du monde en considération du Seigneur Jésus-Christ, l’attrait de mes yeux et de mon cœur, qui eut ma foi et mon amour.


http://deojuvante.forumactif.org/t296-sainte-elisabeth-de-hongrie#3076


Le même jour

Saint Pontien, pape et martyr


Pontien, Romain de naissance, gouverna l’Église sous Alexandre Sévère. Celui-ci relégua le saint Pontife dans l’île de Sardaigne avec le Prêtre Hippolyte, parce qu’ils professaient la foi chrétienne. C’est là, qu’après avoir été affligé en bien des manières pour la foi de Jésus-Christ, il termina sa vie, le treizième jour des calendes de décembre. Transporté à Rome avec le concours du clergé, sous le pontificat de Fabien, son corps fut enseveli dans le cimetière de Calixte, sur la voie Appienne. Pontien siégea quatre ans, quatre mois et vingt-cinq jours. En deux ordinations faites au mois de décembre, il ordonna six Prêtres, cinq Diacres et sacra six Évêques, pour diverses régions.

http://deojuvante.forumactif.org/t1002-saint-pontien-pape-et-martyr#13434
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Message  ROBERT. le Mer 19 Nov 2014, 10:44 am

.
Sanctoral - Page 10 Elisab10
.
SAINTE ÉLISABETH DE HONGRIE,

REINE & VEUVE,

PRIEZ POUR NOUS.
ROBERT.
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Message  gabrielle le Jeu 20 Nov 2014, 7:50 am

Le 20 novembre

Saint Félix de Valois, confesseur

Bréviaire avant 1960 a écrit:Félix, d’abord appelé Hugues, naquit en France, de la famille royale des Valois. Dès l’âge le plus tendre, il donna des gages sérieux de sa sainteté future, et principalement de sa charité envers les pauvres ; car, tout petit enfant, il distribuait, de sa propre main, des aumônes aux malheureux, comme s’il eût été plus avancé en âge et en pleine maturité de jugement. Devenu plus grand, il avait coutume d’envoyer aux indigents une partie des plats servis sur sa table, et il réservait d’ordinaire aux petits enfants pauvres le mets le plus savoureux. Au cours de son adolescence, il se dépouilla plus d’une fois de ses vêtements pour en couvrir les mendiants. Il obtint de son oncle Thibaut, comte de Champagne et de Blois, la grâce d’un condamné à mort, prédisant que ce misérable, alors assassin, parviendrait dans la suite à une très grande sainteté de vie ; l’événement confirma la vérité de cette prédiction.

Après avoir passé d’une manière digne de louanges les années de son adolescence, son goût pour la contemplation des choses d’en haut commença à lui inspirer la pensée de la solitude ; mais il voulut auparavant recevoir les ordres sacrés, afin de s’enlever toute prétention au trône, dont la succession prochaine lui était assurée, en vertu de la loi salique. Ordonné Prêtre, il célébra avec la plus grande dévotion sa première Messe. Peu après, il se retira dans un désert où, vivant avec une extrême austérité, il nourrissait son âme de l’abondance des grâces célestes. Il y passa très saintement quelques années, en compagnie de saint Jean de Matha, docteur de Paris, qui, poussé par une inspiration d’en haut, s’était mis à sa recherche et l’avait trouvé. Sur l’avis que Dieu leur donna par le ministère d’un Ange, ils se rendirent tous deux à Rome, afin d’obtenir du souverain Pontife une règle de vie spéciale. De son côté, le Pape Innocent III, pendant qu’il célébrait les saints Mystères, eut une révélation, lui faisant connaître l’Ordre religieux et l’œuvre ayant pour but la rédemption des captifs. Ce Pontife revêtit donc lui-même Félix et son compagnon de vêtements blancs, marqués d’une croix de deux couleurs et de même forme que ceux dont l’Ange était revêtu lorsqu’il lui avait apparu. Le Pape voulut en outre que le nouvel institut religieux, conformément à l’indication emblématique de son habit aux trois couleurs, portât le nom de la très sainte Trinité.

Après avoir reçu du souverain Pontife Innocent III leur règle propre, confirmée par son autorité, les deux Saints retournèrent au diocèse de Meaux, dans le lieu appelé Cerfroid, où Félix agrandit le premier monastère de son Ordre, que, peu de temps auparavant, il avait construit avec l’aide de son compagnon. Il y fit merveilleusement prospérer l’observance religieuse et l’œuvre de la rédemption, qu’il propagea de là avec beaucoup de zèle dans les autres provinces, par l’entremise de ses disciples. C’est aussi en ce lieu qu’il reçut une faveur signalée de la Vierge-Mère : la nuit d’avant la Nativité de la Mère de Dieu, par une permission divine, tous les frères restèrent endormis et pas un ne se leva pour la récitation de Matines ; Félix, qui veillait, selon sa coutume, devança l’heure et, entrant au chœur, vit au milieu la bienheureuse Vierge, revêtue de l’habit de l’Ordre, marqué de la croix et accompagnée d’esprits célestes vêtus de même. Félix se joignit à eux, et la Mère de Dieu ayant entonné les divines louanges, il chanta tout l’Office avec eux. Il semblait avoir déjà reçu l’invitation de quitter les chœurs de la terre, pour aller se mêler à ceux du ciel ; un Ange, en effet, l’avait averti que l’heure de sa mort était proche. Ayant exhorté ses fils à la charité envers les pauvres et les captifs, il rendit son âme à Dieu, plein de jours et de mérites, l’an de l’Incarnation mil deux cent douze sous le pontificat du même Pape Innocent III.
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Message  ROBERT. le Jeu 20 Nov 2014, 11:41 am

Le 20 novembre

Saint Félix de Valois, confesseur

Bréviaire avant 1960 a écrit:     ...afin de s’enlever toute prétention au trône, dont la succession prochaine lui était assurée, en vertu de la loi salique.

Qu'est-ce que la loi salique ?

...Félix, qui veillait, selon sa coutume, devança l’heure et, entrant au chœur, vit au milieu la bienheureuse Vierge, revêtue de l’habit de l’Ordre, marqué de la croix et accompagnée d’esprits célestes vêtus de même. Félix se joignit à eux, et la Mère de Dieu ayant entonné les divines louanges, il chanta tout l’Office avec eux.
çà devait être d'une beauté toute céleste [  Sanctoral - Page 10 430970 ]
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Message  Roger Boivin le Jeu 20 Nov 2014, 11:45 am


Loi salique : http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_salique

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Message  ROBERT. le Jeu 20 Nov 2014, 12:23 pm

roger a écrit:
Loi salique : http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_salique


Merci Roger.  Très instructif et fort intéressant.
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Message  gabrielle le Ven 21 Nov 2014, 6:56 am

Embarassed j'ai oublié le lien vers la Galerie portraits de DJ

Saint Félix de Valois

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Message  gabrielle le Ven 21 Nov 2014, 7:05 am

Le 21 novembre

Présentation de la Sainte Vierge au Temple

Du Livre de saint Jean Damascène : De la foi orthodoxe.

Joachim choisit pour épouse, Anne, femme pleine de mérites et digne des plus grands éloges. Comme la première Anne, affligée par l’épreuve de la stérilité, avait obtenu, par la prière et par un vœu, de donner naissance à Samuel, celle-ci, à son tour, par des supplications et une promesse obtint du ciel de mettre au monde la Mère de Dieu : en cela donc aussi, elle ne le cède à aucune des femmes les plus illustres. Ainsi la grâce (car telle est la signification du nom d’Anne) enfanta la Souveraine (c’est ce que signifie le nom de Marie). Marie, en effet, a vraiment été établie la Souveraine de toutes les créatures, en devenant la Mère du Créateur. Elle voit le jour dans la maison de Joachim, dite de la piscine probatique, et plus tard est conduite au temple ; « plantée ainsi dans la maison de Dieu » et nourrie par l’Esprit-Saint, Marie, semblable à un olivier fertile, devient le sanctuaire de toutes les vertus, détachant son cœur de toutes les convoitises de cette vie et de la chair, et conservant son âme vierge aussi bien que son corps, comme il convenait à celle qui devait recevoir Dieu dans son sein.

Du Livre de saint Ambroise, Évêque : Des Vierges.

Telle a été Marie, que sa vie est un enseignement pour tous. S’il ne vous déplaît pas d’en entendre la preuve, nous allons vous le démontrer ; celles d’entre vous qui aspirent à sa récompense doivent imiter son exemple. Que de vertus brillent en cette seule Vierge ! Nous admirons en elle un mystère de pudeur, une foi courageuse, une piété respectueuse. Vierge, elle passe sa vie dans sa demeure ; épouse, elle se livre aux soins domestiques ; mère, elle porte son Fils au temple. Oh ! Combien de vierges la verront s’avancer à leur rencontre ! Combien de vierges elle pressera dans ses bras et amènera au Seigneur, disant de chacune : Voilà celle qui n’a jamais connu d’autre alliance que celle de mon Fils ; voilà celle qui, par une inviolable pureté, s’est toujours montrée sa digne et fidèle épouse.

Sixième leçon. Que dirai-je de la rigoureuse abstinence de Marie et de la multiplicité de ses bons offices : bons offices qui semblaient dépasser les forces de la nature, abstinence où la nature elle-même trouvait à peine le suffisant ! D’un côté, point d’instants inoccupés ; de l’autre, des jeûnes quotidiens. Et après cela, quand elle consentait à prendre quelque réfection, sa nourriture était des plus ordinaires ; elle en prenait juste assez pour ne pas mourir, et rien pour flatter son goût, il fallait que la nécessité vînt la contraindre d’accorder au sommeil, ce qu’elle redoutait de concéder à un désir de la nature ; et lors même que son corps reposait, son esprit veillait, repassant souvent en songe ses lectures, ou donnant suite aux pensées interrompues par le sommeil, s’occupant de ce qu’elle avait prémédité, ou préméditant ce qu’elle avait à faire.

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Message  ROBERT. le Ven 21 Nov 2014, 10:24 am

gabrielle a écrit:Saint Félix de Valois
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Sanctoral - Page 10 Saint_21
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Saint Félix de Valois, Confesseur, priez pour nous.
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Message  ROBERT. le Ven 21 Nov 2014, 10:31 am

Du Livre de saint Jean Damascène : De la foi orthodoxe.

..Ainsi la grâce (car telle est la signification du nom d’Anne) enfanta la Souveraine (c’est ce que signifie le nom de Marie)...

Quelle belle signification du prénom: Anne-Marie.
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Message  ROBERT. le Ven 21 Nov 2014, 10:40 am

.
Sanctoral - Page 10 Prasen16
.
Présentation de la Bienheureuse Vierge au Temple.
.
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Message  gabrielle le Sam 22 Nov 2014, 8:51 am

Le 22 novembre

Sainte Cécile, vierge et martyre

La vierge Cécile, née à Rome de parents illustres, et élevée dès son enfance dans les principes de la foi chrétienne, consacra à Dieu sa virginité. Mais dans la suite, ayant été contrainte d’épouser Valérien, elle lui tint ce discours, le soir de ses noces : « Valérien, je suis placée sous la garde d’un Ange qui protège ma virginité : c’est pourquoi ne teniez rien à mon égard, de peur d’attirer sur vous la colère de Dieu. » Vivement ému de ces paroles, Valérien n’osa point s’approcher d’elle, il ajouta même qu’il croirait en Jésus-Christ, s’il voyait cet Ange. Cécile lui ayant répondu que cela n’était pas possible à moins qu’il n’eût reçu le baptême, il déclara, dans son ardent désir de voir l’Ange, qu’il voulait être baptisé. C’est pourquoi, d’après le conseil de la jeune vierge, il se rendit auprès du Pape Urbain qui, à cause de la persécution, se tenait caché parmi les tombeaux des Martyrs, sur la voie Appia, et il reçut le baptême de ses mains.


De retour auprès de Cécile, Valérien la trouva en prière, ayant à ses côtés un Ange resplendissant d’une clarté toute divine. Cette vue le frappa d’étonnement ; mais dès qu’il fut revenu de sa frayeur, il manda auprès de lui son frère Tiburce qui, ayant été instruit par Cécile dans la foi de Jésus-Christ et baptisé par le même Pape Urbain, mérita aussi de voir cet Ange que son frère avait vu. Peu de temps après, tous les deux souffrirent courageusement le martyre, sous le préfet Almachius. Celui-ci n’ayant pas tardé à donner l’ordre de s’emparer de Cécile, lui demanda tout d’abord où se trouvaient les richesses de Tiburce et de Valérien.


La vierge lui ayant répondu que toutes ses richesses avaient été distribuées aux pauvres, le préfet entra dans une si grande fureur, qu’il ordonna de la ramener chez elle, pour être brûlée dans la salle des bains. Elle y passa un jour et une nuit, sans ressentir aucunement les atteintes de la flamme. On envoya donc le bourreau qui, l’ayant frappée de trois coups de hache, et n’ayant pu lui trancher la tête, la laissa à moitié morte. Trois jours après, le dixième jour des calendes de décembre, sous l’empire d’Alexandre, son âme s’envola dans le ciel, parée de la double couronne du martyre et de la virginité. Le Pape Urbain inhuma lui-même son corps dans le cimetière de Calixte. On a fait de sa demeure une église consacrée sous son vocable. Son corps et ceux des Papes Urbain et Lucius, de Tiburce, de Valérien et de Maxime ont été transférés dans la Ville, par le souverain Pontife Pascal Ier, et déposés dans cette même église de sainte Cécile.

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Message  Louis le Sam 22 Nov 2014, 12:53 pm

Voici un complément sur le martyre de Sainte Cécile, après qu'elle eut miraculeusement résisté au supplice du feu dans la salle des bains :

Tiré de Rome souterraine, traduit par P. Allard, 1874, a écrit:
Le feu, disent les actes, n'eut aucun pouvoir sur son corps ; pas un cheveu de sa tête ne brûla, ses vêtements ne furent pas atteints, et l'odeur de la flamme ne vint pas jusqu'à elle. »

La vapeur qui l'entourait n'avait laissé ni moiteur sur son front ni lassitude dans ses membres ; elle était aussi fraîche, aussi souple, aussi vigoureuse que la veille.

Cette nouvelle inattendue fut portée au préfet : il envoya alors un de ses licteurs avec ordre de lui trancher la tête. Celui-ci trouva Cécile dans la chambre qui avait été le témoin de sa victoire, et se mit en mesure de remplir son office. Trois fois la hache s'abattit sur ce cou délicat, trois fois elle reçut une profonde et mortelle blessure ; mais, soit que la vue d'une victime si jeune et si noble eût attendri le cœur du bourreau, soit que sa main eût été retenue chaque fois par une force surnaturelle, il ne put venir à bout de son œuvre, et, comme la loi romaine ne permettait pas à l'exécuteur de frapper plus de trois coups, il se retira la laissant encore vivante, baignée dans son sang.

La porte de la chambre fut alors ouverte, et les chrétiens de la maison et du voisinage entrèrent en foule pour recueillir le dernier soupir sur les lèvres de la vierge mourante. Ils la trouvèrent étendue sur le pavé de marbre, et attendant avec paix le dernier moment. Les fidèles l'entourèrent alors comme une couronne, et, pendant qu'ils trempaient des linges dans le sang de la vierge, elle parlait à tous, mesurant ses paroles aux besoins de chacun.

Pendant deux jours et deux nuits elle vécut ainsi, suspendue pour ainsi dire entre la vie et la mort; et, le matin du troisième jour, le pape Urbain (nous suivons toujours le récit des actes) vint pour dire adieu à sa fille bien-aimée. « J'ai prié, dit-elle, pour ne pas mourir durant ces trois jours, afin que je puisse recommander à Votre Béatitude (c'était le titre qu'on donnait alors aux papes, comme nous disons aujourd'hui Votre Sainteté) les pauvres que j'ai toujours nourris et vous faire don de cette maison, pour qu'elle devienne et demeure toujours une église. » Dès que l'évêque eut accédé à la demande de la mourante, et l'eut bénie, elle tourna sa face vers le sol, et, laissant doucement ses bras et ses mains jointes glisser vers son côté droit, elle exhala son âme virginale, et passa en la présence de Dieu. Le soir même son corps fut placé dans un cercueil de bois de cyprès (1) ; on lui conserva l'attitude qu'elle avait prise en mourant. Urbain et ses diacres la transportèrent hors de la ville, dans le cimetière de Calliste; là, le pape l'enterra dans une chambre « près de ses collègues évêques et martyrs. »

________________________________________________

(1) L'emploi d'un cercueil était très-rare chez les premiers chrétiens, au moins pour ceux enterrés dans les catacombes ; cependant, de sérieuses raisons établissent que le corps de sainte Cécile fut, dès l'origine, déposé dans un cercueil. — V. Dom Guéranger, Hist. de sainte Cécile, 2e édit., p. 313, 314.


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Message  Louis le Sam 22 Nov 2014, 5:02 pm

Au sujet de sa translation, de la source citée plus haut :

L'histoire de la translation de ses reliques n'est pas moins gracieuse, et a trait directement à notre sujet. Le pape Pascal Ier monta sur le siège de saint Pierre en janvier 817. Au mois de juillet de la même année il transporta en diverses églises de Rome les reliques de deux mille trois cents martyrs recueillies dans les cimetières ruinés, dirutis in cryptis jacentia. Parmi les reliques ainsi transportées figuraient celles des pontifes qui reposaient dans la chapelle du cimetière de Calliste. Pascal, raconte le Liber pontificalis dans un texte contemporain de ce pape, avait désiré enlever en même temps les restes de sainte Cécile; mais il ne put découvrir la tombe de la martyre.

Après de longues et infructueuses recherches, il se persuada qu'Astolphe, roi des Lombards, avait pillé son tombeau avec beaucoup d'autres des cimetières souterrains.

Quatre ans après, raconte M. de Rossi, traduisant avec beaucoup de charme le récit de Pascal lui-même, « le pontife était assis sur son trône, à l'aube du jour, dans la basilique Vaticane : fatigué, il s'était doucement assoupi au chant des mélodies matutinales : une gracieuse vision se présenta tout à coup devant lui (1). » Songe ou vision, sainte Cécile apparut alors à Pascal endormi, et lui dit que, pendant qu'il enlevait de leurs tombes les reliques des papes, elle était si près de lui qu'ils auraient pu converser ensemble.

A la suite de cette vision il recommença ses recherches, et trouva le corps de la sainte à l'endroit indiqué. Il était aussi frais et aussi intact que le jour où il avait été mis au tombeau ; la martyre portait des vêtements tissés d'or ; des linges tachés de sang étaient roulés à ses pieds; elle était couchée dans un cercueil en bois de cyprès. Pascal leva de ses propres mains la précieuse dépouille, et la transporta, sans rien changer à sa pose première, dans l'église de Sainte-Cécile in Transtevere; il orna le cercueil de franges de soie, jeta un voile de gaze de soie sur le corps, et déposa la sainte sous le maître-autel, dans un sarcophage de marbre blanc, peut-être celui où elle avait reposé depuis son martyre.

Huit cents ans plus tard (1599) le cardinal Sfondrati, du titre de Sainte-Cécile, fit faire des travaux considérables dans cette église. En creusant dans le sanctuaire, on découvrit sous l'autel un vaste caveau. Deux sarcophages de marbre s'y trouvaient. Des témoins furent appelés, et en leur présence on ouvrit l'un de ces sarcophages. Il contenait un cercueil en bois de cyprès. Le cardinal enleva lui-même le couvercle du cercueil. D'abord apparurent les précieuses étoffes et la gaze de soie dont Pascal avait recouvert le corps huit siècles auparavant. Leurs couleurs étaient fanées, mais à travers les plis transparents on voyait briller l'or des robes que portait la martyre. Le cardinal demeura un instant immobile; puis il écarta doucement les voiles de soie, et le corps de la vierge apparut, dans l'attitude qu'elle avait prise lorsqu'elle exhala son dernier soupir, la tête tournée vers le pavé de la chambre, dans la maison même depuis transformée en église où se tenaient le cardinal et les autres témoins de cette scène. Ni Urbain ni Pascal…

_________________________________________________________

(1). Cette vision forme le sujet d'une ancienne fresque, dont quelques fragments sont encore visibles dans l'église de Sainte-Cécile in Transtevere.

A suivre...

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Message  Louis le Sam 22 Nov 2014, 6:09 pm

.
Translation des reliques de Sainte Cécile.

(suite)

Ni Urbain ni Pascal n'avaient voulu changer la touchante et gracieuse attitude de la vierge morte. Elle portait encore ses robes tissées d'or sur lesquelles brillaient comme autant de pierres précieuses de larges taches de sang. A ses pieds étaient roulés les linges mentionnés par Pascal et par le continuateur du Liber pontificalis.

Couchée sur le côté droit, ses deux bras étendus devant elle, elle semblait dormir profondément. Sa tête était tournée, avec une grâce exquise, vers le fond du cercueil; ses genoux, rapprochés l'un de l'autre, étaient légèrement pliés. Le corps était parfaitement intact ; après treize cents ans il avait conservé, par un prodige admirable, non-seulement l'attitude qu'il avait prise en mourant, mais la grâce et la modestie qui avaient paru jusque dans son dernier soupir ; on avait sous les yeux Cécile elle-même, telle qu'elle fut lorsque, penchée sur le pavé de sa maison, elle exhala son âme (1).

La constante tradition de l'Église pouvait-elle être mieux vengée ? Les catholiques, alors si violemment attaqués dans leur discipline et leurs dogmes, pouvaient-ils contempler un plus consolant spectacle ? Pouvait-on voir un plus frappant et plus vivant commentaire de la promesse divine : « Le Seigneur garde tous les os de ses serviteurs ; pas un seul ne sera perdu (2) ? » L'annonce de cette découverte inattendue causa dans Rome une sensation profonde.

Clément VIII, en ce moment malade à Frascati, envoya le cardinal Baronius avec mission d'examiner soigneusement les précieux restes. Baronius et Bosio (3) ont décrit l'un et l'autre le spectacle dont ils furent témoins. Pendant quatre ou cinq semaines Rome entière vint vénérer le corps de la sainte exposée dans son église, et satisfaire à la fois sa curiosité et sa dévotion. Le jour de Sainte-Cécile, la tombe fut refermée en présence du pape, qui célébra la messe.

___________________________________________________________________

(1) En 1853, M. de Rossi assista avec le P. Marchi à la translation d'un corps trouvé dans un sépulcre à ciel ouvert, sur le quatrième mille de la voie Appienne nouvelle. C'était un squelette de femme étendu sur une longue table de marbre soutenue dans l'intérieur du sarcophage par des branches de fer. On souleva le lit de marbre, et le corps put être porté dans une église située à deux milles du lieu de la découverte, sans qu'un seul ossement eût été ébranlé. « Je regrette, dit M. de Rossi, que les savants chargés d'étudier anatomiquement le squelette l'aient entièrement défait ; j'aurais voulu le conserver intact et le mettre sous verre, afin que l'on pût voir par un exemple comment le pape Pascal, levant du sarcophage le cercueil de bois, put transporter sans secousse de la voie Appienne jusqu'au Transtevère la dépouille mortelle de sainte Cécile. » Roma sotterranea, t. II, p. 125-127. — (2).  Psalm. XXXIII, 21. — (3).  Baronius, Annal., ad ann. 821, XV, XVI; Bosio, Hist. passionis S. Cæciliæ. 155, 170.
FIN.

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Message  gabrielle le Dim 23 Nov 2014, 6:51 am

Le 23 novembre

Saint Clément Ier, pape et martyr



Bréviaire avant 1960 a écrit: Clément, fils de Faustinien, naquit à Rome dans le quartier du mont Cœlius et fut disciple du bienheureux Pierre. Saint Paul fait mention de lui dans son Épître aux Philippiens : « Je te prie aussi, dit-il, toi, mon fidèle compagnon, aide celles qui ont travaillé avec moi pour l’Évangile, avec Clément et mes autres coopérateurs, dont les noms sont écrits dans le livre de vie. » II partagea la ville de Rome en sept parties, qu’il attribua à sept notaires, assignant à chacun l’une de ces sept régions, avec la charge de recueillir soigneusement tout ce que l’on savait sur les souffrances et les actes des Martyrs, et de consigner toutes ces choses par écrit. Il composa lui-même avec soin plusieurs ouvrages utiles, qui ont répandu de l’éclat sur la religion chrétienne.

Comme il convertissait beaucoup de monde à la foi du Christ par ses enseignements et par la sainteté de sa vie, l’empereur Trajan l’envoya en exil, au delà du Pont-Euxin, dans les déserts qui s’étendent autour de la ville de Cher-son ; il y trouva deux mille Chrétiens, condamnés par ce même Trajan à extraire et à tailler le marbre. Un jour qu’ils souffraient du manque d’eau, Clément, après avoir prié, monta sur une colline voisine, au sommet de laquelle il vit un Agneau, touchant du pied droit une source d’eau douce qu’il faisait jaillir ; tous y étanchèrent leur soif. Beaucoup d’infidèles furent amenés à la foi de Jésus-Christ par ce miracle, et commencèrent aussi à concevoir de la vénération pour la sainteté de Clément.

Trajan, irrité de ces conversions, fit partir des émissaires avec ordre d’attacher une ancre au cou de Clément et de le précipiter dans la mer. L’ordre fut exécuté ; mais les Chrétiens s’étant mis en prières sur le rivage, la mer se retira de trois milles. S’y étant avancés, ils trouvèrent un petit édifice de marbre en forme de temple. A l’intérieur se trouvait une arche de pierre, où était déposé le corps du Martyr, et à côté, l’ancre avec laquelle il avait été jeté dans les flots. Les habitants de la région, frappés de ce prodige, embrassèrent la foi de Jésus-Christ Dans la suite, sous le pontificat de Nicolas 1er, le corps de saint Clément fut transporté à Rome et enseveli dans l’église qui porte son nom. Une église fut aussi dédiée sous son vocable au lieu même de l’île où la fontaine avait miraculeusement jailli. Ce Pontife occupa le Saint-Siège neuf ans, six mois et six jours. Il fit, au mois de décembre, deux ordinations dans lesquelles il ordonna dix Prêtres, deux Diacres, et sacra quinze Évêques pour divers lieux.

http://deojuvante.forumactif.org/t509-saint-clement-pape-et-martyr#6068

Le même jour

Sainte Félicité, martyre

Sermon de saint Grégoire, Pape.


La bienheureuse Félicité, dont nous célébrons aujourd’hui la naissance au ciel, a craint de laisser après elle en cette vie, ses sept fils, autant que les parents qui aiment charnellement ont coutume de craindre que leurs enfants ne meurent avant eux. Prise au plus fort de la persécution, elle affermit, par ses discours, le cœur de ses enfants dans l’amour de la patrie d’en haut, enfantant ainsi selon l’esprit ceux qu’elle avait enfantés selon la chair, et donnant à Dieu par ses exhortations, ceux qu’elle avait mis au monde. Appellerai-je cette femme martyre ? Je l’appellerai plus que martyre, puisque, envoyant prématurément avant elle au royaume des cieux sept êtres chéris, elle est morte pour ainsi dire autant de fois qu’elle a vu de fils mourir avant elle. Venue la première au martyre, elle n’y est parvenue que la huitième.

http://deojuvante.forumactif.org/t1003-sainte-felicite-martyre#13440
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Message  ROBERT. le Dim 23 Nov 2014, 4:22 pm

Louis a écrit:
Tiré de Rome souterraine, traduit par P. Allard, 1874, extraits. a écrit:

…[Le Pape Pascal] recommença ses recherches, et trouva le corps de la sainte à l'endroit indiqué. Il était aussi frais et aussi intact que le jour où il avait été mis au tombeau ; la martyre portait des vêtements tissés d'or; des linges tachés de sang étaient roulés à ses pieds; elle était couchée dans un cercueil en bois de cyprès. Pascal leva de ses propres mains la précieuse dépouille, et la transporta, sans rien changer à sa pose première, dans l'église de Sainte-Cécile in Transtevere; il orna le cercueil de franges de soie, jeta un voile de gaze de soie sur le corps, et déposa la sainte sous le maître-autel, dans un sarcophage de marbre blanc, peut-être celui où elle avait reposé depuis son martyre.


Huit cents ans plus tard (1599) le cardinal Sfondrati, du titre de Sainte-Cécile, fit faire des travaux considérables dans cette église. En creusant dans le sanctuaire, on découvrit sous l'autel un vaste caveau. Deux sarcophages de marbre s'y trouvaient. Des témoins furent appelés, et en leur présence on ouvrit l'un de ces sarcophages. Il contenait un cercueil en bois de cyprès. Le cardinal enleva lui-même le couvercle du cercueil. D'abord apparurent les précieuses étoffes et la gaze de soie dont Pascal avait recouvert le corps huit siècles auparavant. Leurs couleurs étaient fanées, mais à travers les plis transparents on voyait briller l'or des robes que portait la martyre. Le cardinal demeura un instant immobile; puis il écarta doucement les voiles de soie, et le corps de la vierge apparut, dans l'attitude qu'elle avait prise lorsqu'elle exhala son dernier soupir, la tête tournée vers le pavé de la chambre, dans la maison même depuis transformée en église où se tenaient le cardinal et les autres témoins de cette scène. Ni Urbain ni Pascal n'avaient voulu changer la touchante et gracieuse attitude de la vierge morte. Elle portait encore ses robes tissées d'or sur lesquelles brillaient comme autant de pierres précieuses de larges taches de sang. A ses pieds étaient roulés les linges mentionnés par Pascal et par le continuateur du Liber pontificalis.


Couchée sur le côté droit, ses deux bras étendus devant elle, elle semblait dormir profondément. Sa tête était tournée, avec une grâce exquise, vers le fond du cercueil; ses genoux, rapprochés l'un de l'autre, étaient légèrement pliés. Le corps était parfaitement intact ; après treize cents ans il avait conservé, par un prodige admirable, non-seulement l'attitude qu'il avait prise en mourant, mais la grâce et la modestie qui avaient paru jusque dans son dernier soupir; on avait sous les yeux Cécile elle-même, telle qu'elle fut lorsque, penchée sur le pavé de sa maison, elle exhala son âme .


La constante tradition de l'Église pouvait-elle être mieux vengée ? Les catholiques, alors si violemment attaqués dans leur discipline et leurs dogmes, pouvaient-ils contempler un plus consolant spectacle ? Pouvait-on voir un plus frappant et plus vivant commentaire de la promesse divine: "Le Seigneur garde tous les os de ses serviteurs; pas un seul ne sera perdu (Psaume XXXIII, 21)? " L'annonce de cette découverte inattendue causa dans Rome une sensation profonde.


Clément VIII, en ce moment malade à Frascati, envoya le cardinal Baronius avec mission d'examiner soigneusement les précieux restes. Baronius et Bosio (3) ont décrit l'un et l'autre le spectacle dont ils furent témoins. Pendant quatre ou cinq semaines Rome entière vint vénérer le corps de la sainte exposée dans son église, et satisfaire à la fois sa curiosité et sa dévotion. Le jour de Sainte-Cécile, la tombe fut refermée en présence du pape, qui célébra la messe.

___________________________________________________________________

— (3).  Baronius, Annal., ad ann. 821, XV, XVI; Bosio, Hist. passionis S. Cæciliæ. 155, 170.

Après la lecture de la translation des restes de Sainte Cécile, allez demander à la principale intéressée, au Cardinal Baronius,

à l’archéologue Bosio et à tous ceux qui furent témoins du prodige, s’ils pensent que  le clown-en-chef François,

ainsi que tous les gogo et gaga modernistes et conciliaires croient que la religion catholique, et non pas celle de leur secte,

est la seule véritable pour le salut. Dossier à lire:
   

http://messe.forumactif.org/t5561p240-sanctoral#111716      et suiv.
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Message  gabrielle le Lun 24 Nov 2014, 7:32 am

Le 24 novembre

Saint Jean de la Croix, confesseur et docteur

Jean de la Croix, né de parents pieux, à Fontibéra en Espagne, fit voir clairement dès ses premières années, combien il devait plus tard être cher à la Vierge Mère de Dieu ; car, à l’âge de cinq ans, étant tombé dans un puits, il fut soutenu sur l’eau par la main de Marie, et il en sortit sain et sauf. Un tel désir de souffrir l’enflamma, que, dès sa neuvième année, il laissait un lit moelleux pour s’étendre d’ordinaire sur une couche de sarments. Parvenu à l’adolescence il se consacra au service des pauvres malades, à l’hospice de Médina del Campo : la grande ardeur de sa charité le tenait toujours prêt à leur rendre les plus bas offices. Aussi les autres infirmiers, excités par son exemple, accomplissaient-ils avec un nouveau zèle les mêmes actes charitables. Mais appelé à une vocation plus sublime, Jean embrassa l’Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carmel, où il reçut la prêtrise par obéissance et désireux d’une discipline très sévère, d’un genre de vie plus austère, obtint de ses supérieurs la permission de suivre la règle primitive de l’Ordre. Dès lors, à cause de son continuel souvenir de la passion du Seigneur, il se déclara la guerre à lui-même, comme à son ennemi le plus redoutable, et il eut bientôt, par les veilles, les jeûnes, les disciplines de fer et toutes sortes de macérations « crucifié sa chair avec ses vices et ses convoitises » ; aussi mérita-t-il pleinement que sainte Thérèse le comptât parmi les plus pures et les plus saintes âmes illustrant alors l’Église de Dieu.

Muni (d’armes spirituelles) par la singulière austérité de sa vie et l’exercice de toutes les vertus, livré à la contemplation assidue des choses divines, Jean de la Croix éprouva souvent de merveilleuses extases ; il brûlait d’un tel amour envers Dieu, que parfois ce feu divin, ne pouvant être contenu plus longtemps en lui-même et semblant rompre ses digues, on le voyait irradier le visage du saint. D’une extrême sollicitude pour le salut du prochain, Jean s’adonnait sans relâche à la prédication de la parole divine et à l’administration des sacrements. Orné de tant de mérites et embrasé du désir véhément de promouvoir une plus stricte discipline, il fut donné par Dieu comme aide à sainte Thérèse pour ramener parmi les Frères la primitive observance du Carmel, qu’elle avait établie chez les Sœurs de cet Ordre. Pour promouvoir cette œuvre divine, il supporta, ainsi que la servante de Dieu, des fatigues innombrables, visitant chacun des monastères élevés par les soins de cette même sainte vierge par toute l’Espagne, et cela sans se laisser effrayer par aucune privation, par aucun danger ; faisant fleurir en ces maisons et en celles qu’il fonda lui-même, la nouvelle observance, et affermissant cette observance par ses paroles et son exemple. Aussi est-il considéré à juste titre, comme ayant, après sainte Thérèse, le plus contribué à la réforme des Carmes déchaussés, qui a reçu ses enseignements et le nomme son père.

Jean garda toute sa vie la virginité, et des femmes impudentes s’efforçant de tendre des pièges à sa vertu, il ne se borna pas à les repousser, mais les gagna à Jésus-Christ. Pour l’explication des opérations mystérieuses de la grâce divine, il fut, au jugement du Saint-Siège, l’égal de sainte Thérèse, et c’est éclairé par les lumières d’en haut qu’il écrivit, sur la théologie mystique, des livres tout pleins d’une sagesse céleste. Le Christ lui ayant un jour demandé quelle récompense il souhaitait pour tant de travaux, il répondit : « Seigneur, souffrir et être méprisé pour vous ». Bien que son pouvoir sur les démons, qu’il chassait souvent du corps des possédés, le discernement des esprits, le don de prophétie, l’éclat des miracles l’eussent rendu très célèbre, son humilité demeura constamment telle, que souvent il demandait au Seigneur de mourir en un lieu où il serait ignoré de tous. Son vœu fut exaucé : une cruelle maladie le saisit à Ubède, et, pour combler son désir des souffrances, il lui survint à une jambe cinq plaies purulentes : toutes choses qu’il endura avec une constance admirable. Ayant reçu pieusement et saintement les sacrements de l’Église, dans l’embrassement de Jésus-Christ crucifié, qu’il avait toujours eu dans le cœur et sur les lèvres, et après avoir prononcé ces paroles : « Je remets mon âme entre vos mains », il s’endormit dans le Seigneur, au jour et à l’heure qu’il avait prédits, l’an du salut mil cinq cent quatre-vingt-onze, à l’âge de quarante-neuf ans. On vit un globe de feu tout éblouissant venir en quelque sorte au devant de son âme pour la recevoir ; son corps exhala un très suave parfum et, aujourd’hui encore exempt de corruption, il est vénéré avec honneur à Ségovie. Des miracles éclatants ayant précédé et suivi la mort de Jean de la Croix, le Souverain Pontife Benoît XIII l’a inscrit au nombre des saints et Pie XI, sur l’avis de la Sacrée Congrégation des Rites, l’a déclaré Docteur de l’Église universelle.

http://deojuvante.forumactif.org/t388-saint-jean-de-la-croix#4353

Le même jour

Saint Chrysogone, martyr

Chrysogone fut mis en prison à Rome, au temps de l’empereur Dioclétien. Il y vécut deux ans des libéralités de sainte Anastasie ; celle-ci, maltraitée à cause du Christ par son mari Publius, écrivit au Saint pour lui demander le secours de ses prières et reçut de lui des lettres de consolation. Mais un décret de l’empereur parvint à Rome, ordonnant de tuer les Chrétiens qui étaient dans les chaînes, et de lui envoyer Chrysogone à Aquilée. Quand il y fut arrivé, l’empereur lui dit : « Je t’ai mandé, Chrysogone, pour te combler d’honneurs, si tu veux consentir à adorer les dieux. — Moi, répondit Chrysogone, je vénère en esprit celui qui est vraiment Dieu, et je le prie ; pour vos dieux, qui ne sont rien que les statues des démons, je n’ai que de la haine et de l’exécration. » Furieux de cette réponse, l’empereur le fit périr sous la hache, près des Eaux de Grado, le huit des calendes de décembre. Son corps, jeté à la mer, fut trouvé peu après sur le rivage par le Prêtre Zollus, qui l’inhuma dans sa maison.

http://deojuvante.forumactif.org/t1004-saint-chrysogone-martyr#13442
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Message  gabrielle le Mar 25 Nov 2014, 7:31 am

Le 25 novembre

Sainte Catherine, vierge et martyre

Dom Lefèvre, Missel

L’illustre vierge Catherine, dit le bréviaire romain, naquit à Alexandrie. Ayant joint dès sa jeunesse l’étude des arts libéraux à l’ardeur de la foi, elle s’éleva en peu de temps à une haute perfection de doctrine et de sainteté, si bien qu’à l’âge de dix-huit ans elle surpassait les plus érudits. Ayant reproché à l’empereur Maximien de tourmenter les chrétiens, celui-ci, rempli d’admiration pour la science de Catherine, rassembla de toutes parts les hommes les plus savants, afin de la faire passer avec conviction de la foi de Jésus au culte des Idoles. Le contraire arriva, car plusieurs d’entre eux furent convertis au christianisme par la force de ses raisonnements. Maximien alors fit battre Catherine de verges et de fouets garnis de plomb. Puis il là fit attacher à des roues armées de glaives aigus. Mais cette machine se rompit et le tyran ordonna que la vierge fût décapitée. Elle mourut vers 305. Elle est dans la liste des 14 Saints auxiliaires. Le mont Sinaï où le corps de Ste Catherine fut transporté par les Anges est aussi le lieu où, par le ministère des Anges, Dieu donna sa loi à Moïse.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Gertrude la Grande avait eu dès l’enfance un attrait spécial pour la glorieuse vierge Catherine ; un jour qu’elle désirait connaître ses mérites, le Seigneur la lui montra sur un trône si haut et si magnifique, que, n’y eût-il pas eu de plus grande reine dans le ciel, la gloire de celle-ci aurait semblé suffire à le remplir ; de sa couronne rejaillissait sur ceux qui l’honoraient une merveilleuse splendeur [1]. On sait comment la Pucelle d’Orléans, placée par Michel Archange sous la conduite des saintes Catherine et Marguerite, reçut d’elles conseil et assistance durant sept années ; comment Sainte-Catherine-de-Fierbois fournit l’épée de la libératrice de la France

Les croisés d’Occident avaient, dans les XII° et XIII° siècles, éprouvé l’aide puissante de la Martyre d’Alexandrie ; ils rapportèrent d’Orient son culte en nos contrées, où lui fut vite acquise une popularité sans pareille. Un Ordre de chevalerie était fondé pour protéger les pèlerins qui allaient vénérer son saint corps au Mont Sinaï. Sa fête, élevée à la dignité de la première classe, comportait l’abstention des œuvres serviles en beaucoup d’églises. Les philosophes chrétiens, les écoliers, les orateurs et procureurs l’honoraient comme patronne ; le doyen des avocats fut appelé bâtonnier en raison du privilège qui lui appartenait de porter sa bannière ; tandis que les jeunes filles, organisées en confréries de Sainte-Catherine, estimaient à grand honneur le soin d’orner l’image de leur Sainte vénérée. Comptée parmi les Saints auxiliateurs à titre de sage conseillère, elle voyait beaucoup d’autres corporations se réclamer d’elle, sans autre motif plausible que l’expérience faite par tous de son crédit universel auprès du Seigneur. Ses fiançailles avec le divin Enfant, d’autres traits de sa Légende, fournirent à l’art chrétien d’admirables inspirations.

Cependant le sage et pieux Baronius regrettait déjà de son temps que, sur quelques points, les Actes de la grande Martyre d’Orient donnassent prise aux doutes dont devait s’emparer la critique outrée des siècles suivants pour amoindrir la confiance des peuples [2]. Au grand honneur de la virginité chrétienne, il n’en reste pas moins qu’acclamée par élèves et maîtres en la personne de Catherine, elle présida dans la vénération et l’amour au développement de l’esprit humain et de la pensée, durant ces siècles où resplendirent comme des soleils les Albert le Grand, les Thomas d’Aquin, les Bonaventure. Heureux les purs de cœur ! Car ils verront Dieu [3]. « Il faut, disait Méthodius, l’évêque martyr du IIIe siècle, en son Banquet des vierges, il faut que la vierge aime d’amour les saines doctrines, et qu’elle tienne une place honorable parmi ceux que distingue leur sagesse [4]. »

[1] Legatus divinae pietatis, IV, LVII.

[2] Baron. Annal, ad ann. 307.

[3] Matth. 5, 8

[4] Method. Conviv. Oratio I, 1.


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Message  gabrielle le Mer 26 Nov 2014, 8:18 am

Le 26 novembre

Saint Sylvestre, abbé


Bréviaire avant 1960 a écrit:
Sylvestre naquit de parents nobles, à Osimo dans la Marche d’Ancône. Dès son enfance, il se fit remarquer par ses succès dans les lettres et par la pureté de ses mœurs. Quand il fut arrivé à l’adolescence, ses parents l’envoyèrent à Bologne pour s’instruire du droit ; mais, ayant étudié les saintes lettres, pour obéir à un avertissement de Dieu, Sylvestre encourut la colère de son père, et la supporta avec résignation pendant dix années entières. Son rare mérite engagea les chanoines de la cathédrale d’Osimo à l’associer à leur dignité, et dans cette fonction, il se rendit utile au peuple par ses prières, ses exemples et ses prédications.

Assistant un jour aux funérailles d’un homme illustre, son parent, et considérant dans le cercueil découvert, le cadavre de cet homme, autrefois remarquable par sa beauté, mais alors défiguré, il se dit : « Je suis ce qu’a été celui-ci ; ce qu’il est maintenant, je le serai. » Puis, à l’issue de la cérémonie funèbre, se rappelant cette parole du Seigneur : « Que celui qui veut venir auprès moi se renonce, prenne sa croix et me suive », il se retira dans un lieu désert, pour s’y appliquer à la pratique d’une vie plus parfaite. Dans sa solitude, il se livra aux veilles, aux jeûnes et à la prière, ne prenant souvent pour toute nourriture que des herbes crues. Pour mieux se dérober aux hommes, il changea plusieurs fois de retraite, et s’arrêta enfin à Monte-Fano, lieu alors désert, quoique voisin de Fabriano. Il y éleva une église en l’honneur du très saint père Benoît, et jeta les fondements de la congrégation des religieux Sylvestriens, sous la règle et l’habit que le même Saint lui avait montrés dans une vision.

Satan, voyant avec jalousie tant d’œuvres de piété, s’efforça à plusieurs reprises de jeter le trouble et la frayeur parmi les moines, en secouant violemment pendant la nuit les portes du monastère. Mais l’homme de Dieu repoussa si bien les attaques de l’ennemi, que ses disciples n’en devinrent que plus fermes dans leur sainte vocation et connurent davantage la sainteté de leur père. On voyait briller en lui l’esprit de prophétie, ainsi que d’autres dons surnaturels. En les conservant par une humilité profonde, il excita contre lui la rage du démon, qui le précipita du haut de l’escalier de l’oratoire : sa mort était presque certaine, mais la puissante intervention de la sainte Vierge le fit sortir sain et sauf de ce danger. En reconnaissance de ce bienfait, il ne cessa, jusqu’à son dernier soupir, de l’honorer d’un culte tout spécial. Illustre par sa sainteté et ses miracles, il rendit son âme à Dieu, âgé de près de quatre-vingt-dix ans, l’an du salut mil deux cent soixante-sept, le sixième jour des calendes de décembre. Le souverain Pontife Léon XIII étendit à l’Église universelle l’Office et la Messe de saint Sylvestre.

http://deojuvante.forumactif.org/t1005-saint-sylvestre-abbe#13444

Le même jour

Saint Pierre d'Alexandrie, évêque et martyr

Saint Pierre d'Alexandrie nous est peu connu jusqu'à son élévation sur le siège épiscopal de cette ville. Son zèle pour la foi, à une époque de persécutions continuelles, l'obligea de fuir; mais il consola et fortifia les chrétiens dans les différentes contrées qu'il parcourut, et il n'oublia pas son cher troupeau. Par d'éloquentes lettres pastorales, il rappelait à ses brebis les grands devoirs de la vie chrétienne et la nécessité de la persévérance.

La paix ayant reparu, Pierre revint dans son église, où il fut bientôt dénoncé par l'hérétique Arius et jeté dans les fers. Il ne cessait, dans sa prison, d'encourager les nombreuses victimes enfermées avec lui, de prier et de chanter les louanges de Dieu. Un jour qu'il priait avec plus de ferveur, Notre-Seigneur lui apparut sous la forme d'un enfant tout éclatant de lumière, et vêtu d'une belle tunique blanche fendue de haut en bas, et il en tenait les bords comme pour cacher sa nudité. Pierre, saisi de frayeur, Lui dit: "Seigneur, qui Vous a mis dans cet état? — C'est Arius, répondit Jésus, qui a divisé Mon Église et M'a ravi une partie des âmes que J'ai rachetées de Mon sang."

L'évêque prémunit son clergé contre le traître et fut décapité peu de temps après.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

http://deojuvante.forumactif.org/t1006-saint-pierre-d-alexandrie-eveque-et-martyr#13445
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Message  Roger Boivin le Jeu 27 Nov 2014, 2:55 pm


Propre pour la France et pour le Canada

27 novembre


NOTRE-DAME DE LA MÉDAILLE MIRACULEUSE.  (Blanc)
(Pour la France et pour le Canada.)
En 1832, la sainte Vierge apparut, à trois reprises, à Catherine Labouré,
des Filles de la Charité à Paris, (et dont la fête est le 31 décembre),
lui recommandannt de faire graver en l'honneur de l'Immaculée Conception une médaille,
universellement connue depuis sous le nom de la " Médaille miraculeuse ".

Messe : Erit quasi... du Propre à certain lieux.





SAINT VIRGILE, Évêque et Confesseur. (Blanc)
(Pour le Canada.)
Irlandais d'origine, Saint Virgile était archevêque de salsbourg,
du temps du roi Pépin et de l'empereur Charlemegne,
qui lui donnèrent leur appui dans l'évangélisation des peuples de la Germanie. (+ 784).

Messe : Statuit... d'un Confesseur pontife.

MISSEL-RITUEL ET VESPÉRAL
MISSEL QUOTIDIEN
Par l'Abbbé A. Guilhaim et H. Sutyn
août 1957
Roger Boivin
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