Sanctoral

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Message  Roger Boivin le Sam 11 Oct 2014, 4:18 pm

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Sanctoral - Page 8 Empty Marie, Mère de Dieu et notre Mère.

Message  Louis le Sam 11 Oct 2014, 4:36 pm


_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
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Message  gabrielle le Lun 13 Oct 2014, 8:41 am

Le 13 octobre

Saint Edouard, roi et confesseur

Mort le 5 janvier 1066 : le 13 octobre est l’anniversaire de sa translation à l’abbaye de Westminster.
Canonisé en 1161, fête en 1680.


Leçon des Matines, avant 1960 a écrit:Édouard surnommé le Confesseur, était petit-fils de S. Édouard, roi et Martyr, et fut le dernier souverain des Anglo-Saxons. Le Seigneur fit voir dans une extase, à un homme de très grande sainteté nommé Brithuald, qu’Édouard serait roi. Il n’avait que dix ans lorsque les Danois, qui alors dévastaient l’Angleterre le cherchant pour le faire mourir, il fut contraint de s’exiler, et se réfugia chez son oncle, le duc de Normandie. Là, au milieu des séductions du vice, il fit paraître une telle intégrité de vie et une si grande innocence de mœurs, qu’il fut un sujet d’admiration pour tous. On vit même alors éclater en lui une piété admirable envers Dieu et pour les choses divines. Il était d’un caractère très doux et sans aucune ambition du pouvoir ; on rapporte de lui cette parole, qu’il aimait mieux se passer de la royauté, s’il ne pouvait l’obtenir sans carnage et effusion de sang.

Après la mort des tyrans qui avaient enlevé à ses frères la vie avec la couronne, il fut rappelé dans sa patrie et mis en possession du trône, d’après les vœux et aux applaudissements de tous. Il s’appliqua tout entier à faire disparaître les traces de ressentiments et d’inimitiés. Commençant par les choses saintes et par les églises, dont il réédifia ou restaura les unes, enrichit les autres de revenus et de faveurs, il mit ses plus grands soins à relever et faire refleurir la religion. Poussé par les grands du royaume à se marier, il conserva avec son épouse la virginité dans l’état du mariage : les écrivains sont d’accord pour l’affirmer. Il avait tant de foi et d’amour envers Jésus-Christ que plusieurs fois, pendant la célébration des saints Mystères, il mérita de le voir apparaître, le visage empreint de douceur divine. Partout on l’appelait le père des orphelins et des indigents, et jamais il n’était plus joyeux que lorsqu’il avait épuisé les trésors royaux à soulager les pauvres.


Doué du don de prophétie, il prévit surnaturellement plusieurs faits à venir concernant l’état de l’Angleterre, et, chose remarquable entre toutes, il connut par inspiration divine, au moment même où elle arrivait, la mort de Suénon, roi des Danois, qui fut submergé en s’embarquant pour aller faire invasion en Angleterre. Édouard eut pour saint Jean l’Évangéliste un culte particulier, et il avait coutume de ne rien refuser de ce qu’on sollicitait de lui en son nom. Saint Jean, sous les haillons d’un pauvre, lui ayant un jour demandé l’aumône, le roi, dépourvu d’argent, prit l’anneau qu’il portait au doigt et le lui donna ; mais peu de temps après, le saint Apôtre le lui rendit en l’avertissant de sa fin prochaine. Le roi demanda donc aussitôt des prières, et le jour des nones de janvier, jour qu’avait prédit l’Évangéliste, il mourut très saintement, l’an du Seigneur mil soixante-six. Des miracles ayant jeté sur lui de l’éclat, le Pape Alexandre III, au cours du siècle suivant, le mit au nombre des Saints. Innocent XI ordonna d’honorer sa mémoire dans toute l’Église par un Office public, et cela, au jour même où, trente-six ans après sa mort, son corps, dans la translation qu’on en fit, fut trouvé exempt de corruption et exhalant une suave odeur.
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Message  gabrielle le Mar 14 Oct 2014, 7:49 am

Le 14 octobre

Saint Calixte Ier, pape et martyr


Leçons des Matines, avant 1960 a écrit:Calixte, Romain d’origine, gouverna l’Église, Antonin Héliogabale étant empereur. Ce fut ce Pape qui établit les Quatre-Temps et qui ordonna qu’en ces jours, le jeûne reçu dans l’Église de tradition apostolique, serait obligatoire pour tous. Il construisit la basilique de Sainte Marie du Transtévère et agrandit un ancien cimetière sur la voie Appienne, où beaucoup de saints Prêtres et Martyrs avaient été ensevelis, et qu’on appela depuis cimetière de Calixte.

Ce fut aussi par une inspiration de sa piété, qu’il eut soin de faire rechercher le corps du Prêtre et Martyr Callépode, qui avait été jeté dans le Tibre, et, quand on l’eut trouvé, de le faire ensevelir avec honneur. Ayant baptisé Palmatius, personnage consulaire, et Simplicius, illustre sénateur, ainsi que Félix et Blanda, qui, plus tard, subirent tous le martyre, il fut incarcéré, et, dans sa prison, guérit d’une manière merveilleuse le soldat Privatus, qui était couvert d’ulcères, et le gagna au Christ. Bientôt après, ce soldat frappé jusqu’à la mort à coups de fouets plombés, succomba pour Celui dont il venait de recevoir la foi.

Calixte occupa le Saint-Siège cinq ans, un mois et douze jours. En cinq ordinations, au mois de décembre, il ordonna seize Prêtres, quatre Diacres et sacra huit Évêques. Après lui avoir fait endurer la faim et subir de nombreuses fustigations, on le précipita dans un puits. Ainsi couronné du martyre, sous l’empereur Alexandre, il fut déposé, le premier jour des ides d’octobre, dans le cimetière de Callépode, sur la voie Aurélia, au troisième mille au sortir de Rome. Plus tard, on transporta son corps dans la basilique de Sainte-Marie du Transtévère, bâtie par lui, et on le plaça sous le maître autel, où il est l’objet d’une très grande vénération.

http://deojuvante.forumactif.org/t985-saint-calixte-ier-pape-et-martyr#13377
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Message  gabrielle le Mer 15 Oct 2014, 8:03 am

Le 15 octobre

Sainte Thérèse d'Avila, vierge

L'Eglise résume ainsi qu'il suit la vie de la réformatrice du Carmel. ( Dom Guéranger)

La vierge Thérèse naquit à  Avila en Espagne, de  parents illustres par leur piété comme par leur  noblesse. Nourrie par eux du lait de  la  crainte  du Seigneur, elle fournit  dès  le plus jeune âge un indice admirable de sa sainteté future. Comme, en effet, elle lisait  les actes  des saints Martyrs, le feu  du Saint-Esprit embrasa son âme au point que, s'étant échappée de la maison  paternelle, elle voulait gagner l'Afrique afin d'y donner sa vie pour la gloire de Jésus-Christ et le salut des âmes. Ramenée par  un de  ses oncles,  elle chercha dans l'exercice de l'aumône et  autres œuvres pies une compensation à son désir ardent du martyre ; mais ses larmes ne cessaient plus, de s'être vu enlever la meilleure part. A la mort de sa  mère, la bienheureuse Vierge,  suppliée par  Thérèse de lui en  tenir lieu, exauça le désir de son cœur; toujours dès lors elle éprouva comme sa vraie fille  la protection  de  la  Mère de Dieu. Elle entra, dans sa vingtième année, chez  les religieuses de Sainte-Marie du Mont Carmel; dix-huit années durant, sous le faix de graves maladies et d'épreuves  de toutes sortes, elle y soutint dans la foi les combats de la pénitence, sans  ressentir  le  réconfort d'aucune de ces  consolations  du  ciel dont l'abondance  est,  sur terre même, l'habituel partage de la  sainteté.

Ses vertus étaient angéliques; le zèle de sa charité la poussait, à travailler au salut, non d'elle seule, mais de tous. Ce fut ainsi que, sous l'inspiration de Dieu et avec l'approbation de Pie IV, elle entreprit de ramener la règle du Carmel à sa sévérité première, en s'adressant d abord aux femmes, aux hommes ensuite. Entreprise sur laquelle resplendit la bénédiction toute-puissante du Dieu de bonté ; car, dans sa pauvreté, dénuée de tout secours humain, bien plus, presque toujours malgré l'hostilité des puissants , l'humble vierge put édifier jusqu'à trente-deux monastères. Ses larmes coulaient sans trêve à la pensée des ténèbres où infidèles et hérétiques étaient plongés; et dans le but d'apaiser la divine colère qu'ils avaient encourue, elle offrait à Dieu pour leur salut les tortures qu'elle s'imposait dans sa chair. Tel était l'incendie d'amour divin dont brûlait son cœur, qu'elle mérita de voir un Ange transpercer ce cœur en sa poitrine d'un dard enflammé, et qu'elle entendit le Christ, prenant sa main droite en la sienne, lui adresser ces mots : C'est à titre d'épouse que désormais tu prendras soin de mon honneur. Par son conseil, elle émit le difficile vœu de faire toujours ce qui lui semblerait le plus parfait. Elle a laissé beaucoup d'ouvrages remplis d'une sagesse céleste ; en les lisant, l'âme fidèle se sent grandement excitée au désir de l'éternelle patrie.

Tandis qu'elle ne donnait que des exemples de vertus, telle était l'ardeur du désir qui la pressait de châtier son corps, qu'en dépit des maladies dont elle se voyait affligée, elle joignait à l'usage du cilice et des chaînes de fer celui de se flageller souvent avec des orties ou de dures disciplines, quelquefois de se rouler parmi les épines. Sa parole habituelle était : Seigneur, ou souffrir, ou mourir; car cette vie qui prolongeait son exil loin de la patrie éternelle et de la vie sans fin, lui paraissait la pire des morts. Elle possédait le don de prophétie ; et si grande était la prodigalité du Seigneur à l'enrichir de ses dons gratuits, que souvent elle le suppliait à grands cris de modérer ses bienfaits, de ne point perdre de vue si promptement la mémoire de ses fautes. Aussi fût-ce moins de maladie que de l'irrésistible ardeur de son amour pour Dieu qu'elle mourut a Albe, au jour prédit par elle, munie des sacrements de l'Eglise, et après avoir exhorté ses disciples à la paix, à la charité, à l'observance régulière. Ce fut sous la forme d'une colombe qu'elle rendit son âme très pure à Dieu, âgée de soixante-sept ans, l'an mil cinq cent quatre-vingt-deux , aux ides d'octobre selon le calendrier romain réformé (1). On vit Jésus-Christ assister, entouré des phalanges angéliques, à cette mort; un arbre desséché, voisin de la cellule mortuaire, se couvrit de fleurs au moment même qu'elle arriva. Le corps de Thérèse, demeuré jusqu'à ce jour sans corruption et imprégné d'une liqueur parfumée, est l'objet de la vénération des fidèles. Les miracles qu'elle opérait durant sa vie continuèrent après sa mort, et Grégoire XV la mit au nombre des Saints.

1. Grégoire XIII avait arrêté que, pour opérer cette réforme, on supprimerait dix jours de l'année 1582, et que le lendemain du 4 octobre s'appellerait le 15 du même mois; ce fut dans cette nuit historique du 4 au 15 que mourut sainte Thérèse.

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Message  ROBERT. le Mer 15 Oct 2014, 4:15 pm

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SAINTE THÉRÈSE D'AVILA, PRIEZ POUR NOUS.  
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Message  gabrielle le Jeu 16 Oct 2014, 7:19 am

Le 16 octobre

Sainte Hedwige, veuve

Dom Guéranger, Année Liturgique a écrit:« Au commencement du XIII° siècle, les plateaux de la Haute-Asie vomirent un nouveau flot de barbares, plus redoutables que tous leurs devanciers. L'unique et fragile barrière que la civilisation gréco-slave pouvait opposer à la barbarie mongole avait été emportée par le premier flot de l'invasion ; aucun des états formés sous la tutelle de l'Eglise byzantine n'avait la promesse de l'avenir. Mais derrière cette Ruthénie tombée en dissolution avant d'avoir vécu, l'Eglise romaine avait eu le temps de former un peuple généreux et fort ; quand son heure fut venue, la Pologne se trouva prête. Les Mongols inondaient déjà la Silésie, lorsqu'ils trouvèrent devant eux, dans les plaines de Liegnitza, une armée de trente mille combattants, à la tête de laquelle était le duc de Silésie, Henri le Pieux (1). Le choc fut terrible, et la victoire longtemps indécise. L'odieuse trahison de quelques princes ruthènes l'assura enfin aux barbares. Le duc Henri resta sur le champ de bataille, avec l'élite des chevaliers polonais. Ils avaient été vaincus ; mais cette défaite équivalait à une victoire. Les Mongols épuisés reculèrent. Ils venaient de se mesurer avec les soldats de la chrétienté latine.


« La Pologne a cette heureuse fortune, qu'à chaque époque décisive de son histoire, un saint apparaît pour lui tracer la voie qui la conduira à l'accomplissement de sa glorieuse destinée. Sur le champ de bataille de Liegnitza plane la douce image de sainte Hedwige. Mère du duc Henri le Pieux, elle s'était retirée depuis son veuvage au monastère cistercien de Trebnitz, qu'elle avait fondé. Trois années avant l'arrivée des barbares, elle eut révélation du sort qui attendait son fils. Elle offrit silencieusement son sacrifice, et, bien loin d'arrêter le courage du jeune duc, elle fut la première à l'animer à la résistance.

« La nuit qui suivit la bataille, elle éveilla une de ses compagnes et lui dit : « Demundis, sachez que j'ai perdu mon fils. Mon fils chéri s'est éloigné de moi comme un oiseau qui fuit à tire d'aile; je ne verrai plus mon fils en cette vie. » Demundis essaya de la consoler. Aucun courrier n'était arrivé de l'armée, et ces inquiétudes étaient vaines. « Ce n'est que trop vrai, lui répondit la duchesse, mais n'en parlez à personne. »

« Trois jours après, la fatale nouvelle était confirmée. C'est la volonté de Dieu, dit Hedwige; ce que Dieu veut et ce qui lui plaît doit aussi nous plaire. » Et tressaillant dans le Seigneur : « Je vous rends grâces, ô mon Dieu, dit-elle en levant les yeux et les mains au ciel, de ce que vous m'aviez donné un tel fils. Il m'a aimée toujours durant sa vie, il m'eut toujours en « grand respect, jamais il ne m'a affligée. J'aurais beaucoup désiré l'avoir avec moi sur la terre; mais je le félicite, de toute mon âme, de ce que par l'effusion de son sang il vous est uni au ciel, à vous son créateur. Je vous recommande son âme, ô Seigneur mon Dieu. » Il ne fallait pas moins qu'un tel exemple pour soutenir la Pologne en face des nouveaux devoirs qu'elle venait d'accepter.

« A Liegnitza, elle avait relevé le glaive de la chrétienté, tombé des mains défaillantes de la Ruthénie, et elle se tenait désormais comme une sentinelle vigilante, prête à défendre l'Europe contre les barbares. Quatre-vingt-treize fois les Tartares s'élancèrent sur la chrétienté, toujours avides de sang et de pillage; quatre-vingt-treize fois la Pologne les repoussa de vive force, ou eut la douleur de les voir saccager ses campagnes, incendier ses villes, emmener en captivité la fleur de ses enfants. Par ces sacrifices, elle amortissait au profit de l'Europe le coup de l'invasion. Tant qu'il fallut du sang, des larmes et des victimes, la Pologne en donna sans compter, pendant que les nations européennes jouissaient de la sécurité, achetée par cette continuelle immolation (1). »

Le récit de l'Eglise complétera cette page touchante, où le rôle de la sainte duchesse que nous fêtons en ce jour est si bien mis en lumière.

Hedwige, née de sang royal, fut de beaucoup plus illustre encore par l'innocence de sa vie. Tante maternelle de sainte Elisabeth fille du roi de Hongrie, elle eut pour parents Berthold et Agnès, marquis de Moravie. Sa sagesse parut dès le plus jeune âge : tout enfant, elle s'éloignait des puérilités de l'enfance. Elle n'avait que douze ans,quand ses parents la marièrent à Henri, duc de Pologne. Ce mariage fut saint ; elle en eut des en fants qu'elle éleva dans la crainte de Dieu ; et pour vaquer plus librement au Seigneur, elle amena son époux à vouer de concert avec elle la continence. Lorsqu'il mourut, Dieu exauça les instantes prières de la Sainte et lui inspira de prendre l'habit de Cîteaux dans le monastère de Trebnitz ; son pieux désir accompli, tout adonnée à la contemplation, elle persévérait du lever du soleil à son midi dans l'assistance aux divins Offices et aux Messes qui se célébraient ; l'ancien ennemi du genre humain n'obtenait de cette femme forte que le mépris.

Elle ne souffrait pas de parer ou d'entendre parler des affaires du siècle, à moins qu'elles n'intéressassent Dieu ou le salut des âmes. Dans ses actions paraissait une telle prudence qu'on n'y eût pu relever rien d'excessif ni de désordonné; elle n'avait pour le prochain que mansuétude et douceur. Les jeûnes, les veilles, l'austère àpreté des vêtements macérant eux aussi sa chair, l'aidèrent à remporter sur elle-même un triomphe éclatant. Toujours plus sublimes étaient ses vertus dans le Christ  Le  sérieux de ses conseils, en même temps que la candeur tranquille de son âme, en firent bientôt un modèle admirable de perfection religieuse. Se mettre au-dessous de toutes spontanément, s'attribuer joyeusement entre les autres moniales les emplois les plus vils, servir les pauvres et les servira genoux, laver et baiser les pieds des lépreux, lui était habituel ; victorieuse d'elle-même, les ulcères et le pus de ces derniers n'arrivaient pas à la repousser.

Elle était admirable de patience, de force d'âme; elle le fut surtout à la mort d'Henri, duc de Silésie, son fils maternellement aimé, tué dans la guerre contre les Tartares ; car elle eut alors plus d'actions de grâces pour Dieu que de larmes pour son fils. La gloire des miracles lui fut donnée ; un enfant tombé à l'eau sous les roues d'un moulin,tout brisé et broyé, revint à la vie quand'on eut invoqué la bienheureuse ; ce ne fut pas le seul des prodiges qu'elle accomplit, et Clément IV, les ayant reconnus canoniquement, l'inscrivit au nombre des Saints. Il accorda à la Pologne, où on l'honore comme Patronne avec une vénération singulière, d'en célébrer la fête le quinzième jour d'octobre ; par la suite, Innocent  XI étendit cette concession à toute l'Eglise pour le dix-septième jour du même mois.

1. 8 avril 1241.

1. Dom Guépin, S. Josaphat et l'Eglise grecque unie en Pologne, Introduction.

http://deojuvante.forumactif.org/t419-sainte-hedwige#13378
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Message  ROBERT. le Jeu 16 Oct 2014, 11:36 am

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Sainte Hedwidge, priez pour nous.
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Message  gabrielle le Ven 17 Oct 2014, 8:17 am

Le 17 octobre

Sainte Marguerite-Marie Alacoque, vierge


Leçons des Matines, avant 1960 a écrit: Marguerite-Marie Alacoque, née d’une famille honorable dans un bourg du diocèse d’Autun, donna dès son enfance des signes de sa sainteté future. Brûlant d’amour pour la Vierge Mère de Dieu et pour l’auguste sacrement de l’Eucharistie, la jeune adolescente voua à Dieu sa virginité ; Avant toute chose, elle s’efforce de réaliser dans sa vie l’exercice des vertus chrétiennes. Elle a le plaisir de dépenser des heures dans les prières et dans la méditation sur les choses du ciel. Elle était humble et patiente dans l’adversité. Elle a exercé la pénitence physique. Elle a montré sa charité envers son prochain, en particulier les pauvres. Par tous les moyens dans les limites de son pouvoir, elle s’employa avec diligence à imiter les plus saints exemple a laissé par notre divin Rédempteur.

Cinquième leçon.Entrée dans l’Ordre de la Visitation, elle commença aussitôt à resplendir du rayonnement de la vie religieuse. Elle fut gratifiée par Dieu d’un don d’oraison très élevée, d’autres faveurs spirituelles et de visions fréquentes. La plus célèbre fut celle où, tandis qu’elle priait devant le Saint-Sacrement, Jésus se présenta lui-même à sa vue, lui montra, sur sa poitrine ouverte, son Divin Cœur tout embrasé et entouré d’épines et lui ordonna de faire en sorte, en raison d’un tel amour et pour réparer les outrages des hommes ingrats, qu’un culte public fût institué en l’honneur de son Cœur ; il promettait en retour de grandes récompenses puisées dans le trésor céleste. Lorsque, par l’humilité, elle a hésité d’entreprendre une telle tâche, son Sauveur très aimant l’a encouragé. En même temps, il a désigné Claude de la Colombière, un homme de grande sainteté, comme celui qui pourrait la guider et l’aider. Notre Seigneur l’a également conforté avec l’assurance qu’une très grande bénédiction s’étendrait sur l’Eglise grâce au culte de son divin Coeur.

Marguerite s’est ardemment dépensée à accomplir l’ordre du Rédempteur. Vexations, insultes ne lui manquèrent pas de la part de certains qui maintenaient qu’elle faisait l’objet d’aberrations mentales. Elle a non seulement porté ces souffrances patiemment, elle a même tiré profit, s’offrant elle-même dans l’angoisse et les douleurs comme une victime agréable à Dieu, supportant toute ces choses comme un moyen plus sûr de réaliser son but. Très estimée pour la perfection de sa vie religieuse et chaque jour plus unie au céleste Époux par la contemplation des réalités éternelles, elle s’envola vers lui, en la quarante-troisième année de son âge, l’an 1690 de la Rédemption. Elle fut glorifiée par des miracles ; Benoît XV l’inscrivit parmi les saints et Pie XI étendit son Office à l’Église universelle.

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Message  gabrielle le Sam 18 Oct 2014, 8:30 am

Le 18 octobre

Saint Luc, Évangéliste.

Dom Guéranger, Année Liturgique a écrit:Voici qu'est apparue à tous les hommes la bénignité et l'humanité de notre Dieu Sauveur (1). Disciple de saint Paul, on dirait que le troisième Evangéliste s'est proposé de mettre en lumière la parole du Docteur des nations ; si toutefois ce n'est pas l'Apôtre lui-même qui caractérise par ce trait l'Evangile où son disciple nous montre le Sauveur exposé aux regards de tous les peuples, pour être la lumière des nations non moins que la gloire d'Israël (2). L'œuvre de l'Evangéliste et la parole citée de l'Apôtre sont, à peu d'années près en effet, du même temps, sans qu'on puisse établir l'antériorité de l'une ou de l'autre.

Admirable harmonie : sous l'œil de Simon Pierre, à qui fut révélé d'en haut le Fils du Dieu vivant (3), Marc eut l'honneur de donner à l'Eglise l'Evangile de Jésus, Fils de Dieu (4); avant lui, Matthieu rédigea pour Sion l'Evangile du Messie,  fils de David, fils d'Abraham (5) ; près de saint Paul, Luc écrira pour les nations l'Évangile de Jésus,  fils d'Adam par Marie (6). Aussi loin remonte la généalogie de ce premier-né de, sa mère (7), aussi étendue doit être la bénédiction qu'il répandra sur ses frères de nature, en les rachetant de la malédiction transmise à tous par le premier père.


Car c'est bien l'un de nous, l'homme conversant avec les hommes et vivant de leur vie (1). Il a été vu sur terre au temps d'Auguste (2) ; les préfets de l'empire ont enregistré la naissance de ce nouveau sujet de César dans la cité de ses aïeux (3). Comme nous, il a connu les langes du nourrisson (4) ; comme ceux de sa race, il fut circoncis (5), offert au Seigneur et racheté selon le rit de son peuple (6). Enfant, il obéit à ses parents (7) ; il grandit sous leurs yeux (8) ; pour lui comme pour tous, la maturité sera le fruit des développements progressifs de l'adolescence (9). Homme fait, dans sa vie publique, en toute rencontre il prie prosterné le Dieu de toute créature (10) ; il pleure sur sa patrie (11); l'angoisse étreint son cœur, il sue jusqu'au sang à la veille des tourments où sa vie doit finir, et dans cette agonie ne refuse point le secours d'un ange (12). Telle se révèle, au troisième Evangile, l'humanité de notre Dieu Sauveur.

Quelles n'y sont pas sa grâce et sa bénignité ! Entre les fils des hommes, c'est bien celui qui mérita d'être l'attente des nations (13) et leur désir (14), lui qu'une vierge a conçu dans son humilité (15), qu'elle met au jour en une étable où les bergers forment sa cour, tandis que les anges chantent en chœur dans la nuit profonde: Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté (16). Aux accords angéliques avait préludé la terre : le tressaillement du Précurseur au sein d'Elisabeth avait, comme dit l'Eglise (1), manifesté le Roi qui reposait encore en sa couche nuptiale (2) ; à l'allégresse de l'Ami de l'Epoux la Vierge-Mère avait répondu par le plus beau des chants de la terre et des cieux (3), en attendant que Zacharie (4), puis Siméon (5), vinssent compléter le recueil des cantiques inspirés du peuple nouveau qu'Israël annonçait dans ses Psaumes (6). Tout chante autour du nouveau-né ; et Marie conserve toutes choses en son cœur (7), afin de les confier pour nous, qui étions loin alors, au bienheureux Evangéliste chargé de dissiper nos ténèbres mortelles.

Il a grandi en âge, en sagesse et en grâce, devant les hommes et devant Dieu (8), l'enfant divin dont les attraits humains doivent captiver les hommes dans ces liens de l'amour de charité qui atteint jusqu'à Dieu (9). Près de lui, la gentilité, la fille de Tyr (10), devenue mieux que l'égale de Sion, trouvera bon accueil. Qu'elle ne craigne pas, l'infortunée dont Madeleine était la figure : le scandale qu'y prendra l'orgueil du judaïsme expirant n'empêchera pas Jésus d'agréer ses pleurs et ses parfums ; il lui sera beaucoup pardonné pour son amour (11). Qu'il se reprenne à l'espérance, le prodigue épuisé par sa longue misère sur toutes les routes où l'erreur entraîna les nations : la plainte envieuse du frère aîné, l'irritation d'Israël, n'arrêtera pas les effusions du Cœur sacré célébrant le retour du fugitif, lui rendant ses honneurs de fils, replaçant à son doigt l'anneau de l'alliance primitivement offerte en Eden à l'humanité entière (12).  Quant à Juda, malheur à lui s'il se refuse à comprendre !

Malheur au riche dont l'opulence négligea si longtemps le pauvre Lazare (1) ! Les privilèges de race n'existent plus. Des dix lépreux guéris dans leurs corps, l'étranger seul est sauvé dans son âme, parce que lui seul croit au libérateur et lui rend grâces (2). Du bon Samaritain, ou du lévite et du prêtre mis en scène dans les défilés de Jéricho, qui mérita, sinon le premier, l'éloge du Sauveur (3) ? Il se trompe étrangement, le pharisien dont l'arrogante prière écrase de ses mépris le publicain frappant sa poitrine et criant miséricorde (4). Le fils de l'homme n'écoute pas plus la prière des superbes, qu'il n'a d'égard à leurs indignations ; il s'invite chez Zachée malgré leurs murmures, et le salut et l'allégresse entrent avec lui dans cette maison devenue dès lors, il le déclare, celle d'un véritable fils d'Abraham (5). Tant de bonté, d'universelle miséricorde, lui fermera les cœurs étroits de ses concitoyens ; ils refuseront de le laisser régner sur leur terre (6) ; mais l'éternelle Sagesse aura retrouvé sa drachme perdue, et la joie sera grande parmi les Puissances des cieux (7). Au jour des noces sacrées, les humbles méprisés, les pécheurs repentants, rempliront la salle du festin préparé pour d'autres (8). Je vous le dis en vérité : il y avait beaucoup de veuves aux jours d'Elie dans Israël, et le prophète ne fut envoyé à aucune, mais à la veuve de Sarepta dans le pays de Sidon ; il y avait beaucoup de lépreux en Israël au temps d'Elisée, et ce fut Naaman le Syrien qui guérit (9).

O Jésus, votre Evangéliste a conquis nos cœurs.  Nous vous aimons pour avoir pris en pitié notre misère ; en face de Sion, la remise de nos dettes immenses, à nous gentils, vous crée sur nous un titre à plus grand amour (1). Nous vous aimons, parce que vos grâces de choix sont pour Madeleine, comme nous pécheresse, et cependant appelée à la meilleure part (2). Nous vous aimons, parce que vous ne savez pas résister aux larmes des mères, et leur rendez, comme à Naïm, ceux qui déjà étaient morts (3). Au jour des trahisons, des abandons, des reniements, vous oubliez votre injure pour regarder Pierre, et faire jaillir ses larmes (4). Vous détournez de vous les pleurs de ces humbles et vraies filles de Jérusalem, qui s'attachent à vos pas douloureux sur les rampes du Calvaire (5). Cloué à la croix, on vous entend implorer grâce pour vos bourreaux (6). Comme Dieu, à cette heure suprême, vous assurez le paradis au voleur repentant (7); comme homme, vous remettez votre esprit au Père (8). Véritablement, c'est jusqu'à la fin que nous apparaissent, au troisième Evangile, votre bénignité et votre humanité, ô Dieu Sauveur !

Du même style châtié qu'il avait écrit l'Evangile des nations, Luc compléta son œuvre en donnant aux gentils l'histoire des premiers temps du christianisme, qui amenait celle de leur introduction dans l'Eglise et des grands travaux de Paul leur Apôtre. Au dire de la tradition, il fut artiste non moins que littérateur, et, l'âme ouverte à toutes les délicates inspirations, il voulut consacrer ses pinceaux à nous garder les traits de la Mère de Dieu : illustration digne de l'Evangile où nous est racontée la divine Enfance ; nouveau titre à la reconnaissance de ceux qui ne virent jamais Jésus ni Marie dans la chair. Le patronage de l'art chrétien lui revenait dès lors, sans nuire à celui des carrières médicales qui a son fondement dans l'Ecriture même, comme on le verra par le récit de l'Eglise. Saint Luc avait puisé dans Antioche, sa patrie, tous les genres de connaissances ; la brillante capitale de l'Orient pouvait être hère de son illustre fils.

L'Eglise emprunte à saint Jérôme les lectures historiques de la fête. La juste critique qui s'y rencontre de certain livre apocryphe, où l'on avait prétendu relever par des procédés de roman l'histoire de sainte Thècle, n'atteint en rien la vénération unanime de l'Orient comme de l'Occident pour la glorieuse fille du Docteur des nations.

Du livre de saint Jérôme, Prêtre, sur les Ecrivains ecclésiastiques.

Originaire d'Antioche, Luc était médecin, et ses écrits montrent la connaissance qu'il avait de la langue grecque. Devenu disciple de l'Apôtre Paul, il l'accompagna dans tous ses voyages. Il a écrit un Evangile, et c'est de lui que l'Apôtre disait aux Corinthiens : Nous vous envoyons avec Tite le frère dont l'éloge est dans toutes les églises à cause de l'Evangile. Luc, le très cher médecin, vous salue, disait de même Paul aux Colossiens. Et à Timothée : Luc seul est avec moi. Nous lui devons un autre livre sans prix, les Actes des Apôtres, dont le récit va jusqu'aux deux années du séjour de Paul à Rome et à la quatrième de Néron; ce qui donne à entendre que l'ouvrage fut lui-même composé dans cette ville.

En conséquence, nous reléguons parmi les écrits apocryphes les Voyages de Paul et de Thècle, avec l'histoire fabuleuse du baptême de Léon. Comment croire, en effet, que de tous les faits concernant l'Apôtre, son inséparable compagnon n'ait ignoré que ceux-là ? De plus Tertullien, voisin encore de ces temps, rapporte que cette fable eut pour auteur un certain prêtre d'Asie, enthousiaste de Paul ; Jean l'amena à confesser qu'il n'avait écrit le livre que dans le but de relever l'Apôtre, et il le déposa pour ce fait. Plusieurs pensent que toutes les fois qu'en ses lettres Paul use de cette expression : Selon mon Evangile, c'est du travail de Luc qu'il veut parler.

Cependant l'Apôtre Paul, qui n'avait point vécu avec le Seigneur, ne fut pas le seul à renseigner l'évangéliste Luc ; mais les autres Apôtres y eurent aussi leur part, selon la déclaration que lui-même place en tête de  son Evangile : Nous avons mis en œuvre les témoignages de ceux qui ont tout vu dès le commencement et qui furent les ministres de la parole. Il écrivit donc l'Evangile d'après ce qu'il avait entendu, et composa les Actes des Apôtres d après ce qu'il avait vu lui-même. Sa vie se prolongea quatre-vingt-quatre ans, dans la continence ; ses ossements furent transportés d'Achaïe à Constantinople, avec les reliques de l'apôtre André, en la vingtième année de Constantin.

e Taureau symbolique resplendit au ciel, rappelant les immolations figuratives et annonçant leur fin. Joignant sa force à la puissance de l'Homme, de l'Aigle et du Lion, il s'attelle au char de lumière qui porte en son triomphe l'Agneau vainqueur. Evangéliste des gentils, soyez béni d'avoir mis fin à la longue nuit qui nous tenait captifs, et réchauffé nos cœurs glacés. Confident de la Mère de Dieu, votre âme retint de ces relations fortunées le parfum de saveur virginale que respirent vos écrits et votre vie entière. Discrète tendresse et dévouement silencieux furent votre part en la grande œuvre où, trop souvent délaissé et trahi,l'Apôtre des nations vous trouva non moins fidèle au temps du naufrage (1) et de la captivité (2) que dans les beaux jours. C'est donc à bon droit que l'Eglise (3) vous fait application de la parole où Paul disait de lui-même : Sans cesse angoissés, persécutés, abattus, nous promenons tout vivants la mort de Jésus dans nos corps ; mais cette mort sans fin manifeste aussi la vie du Seigneur en notre chair mortelle (1). Ce fils de l'homme que votre plume inspirée nous fit aimer dans son Evangile, que votre pinceau nous montra dans les bras de sa Mère, vous le révélez une troisième fois au monde par la reproduction en vous-même de sa propre sainteté.

Gardez en nous le fruit de vos multiples enseignements. Si les peintres chrétiens vous honorent à bon droit spécialement, s'il est bon qu'ils apprennent de vous que l'idéal de toute beauté réside dans le Fils et la Mère, il est un art pourtant autrement sublime que celui des lignes et des couleurs : l'art de produire en nous la divine ressemblance. C'est en ce dernier que nous voulons exceller à votre école; car nous savons de saint Paul, votre maître, que la conformité d'image avec le Fils de Dieu est le titre unique de la prédestination des élus (2).

Protégez les médecins fidèles ; ils s'honorent de marcher à votre suite ; ils s'appuient, dans leur ministère de dévouement et de charité, sur le crédit dont vous jouissez près de l'auteur de la vie. Aidez leurs soins pour guérir ou soulager la souffrance ; inspirez leur zèle, quand s'annonce le moment du redoutable passage.

Hélas ! aujourd'hui, le monde lui-même réclame pour sa sénile débilité les soins de quiconque est en mesure par la prière ou l'action de conjurer ses crises. Quand le fils de l'homme reviendra, pensez-vous qu'il trouve encore de la foi sur la terre (3) ? C'était la parole du Seigneur en votre Evangile. Mais il disait encore qu'il faut prier toujours et ne se jamais lasser (1); ajoutant pour l'Eglise de nos jours et de tous les temps, cette parabole de la veuve dont les importunités finissent par l'emporter sur le mauvais vouloir du juge inique entre les mains duquel est sa cause. Et Dieu ne fera pas justice à ses élus, s'ils crient vers lui jour et nuit? et il tolérera qu'on les opprime sans fin ? Je vous le dis : il les vengera bientôt (2).
1. Tit. II, II ; III, 4. — 2. LUC. II, 31, 32. — 3. Matth. XVI, 16. — 4 Marc. I, 1.— 5. Matth. I, 1. — 6. LUC. III, 38. — 7. Ibid II, 7.

1. BARUCH. III, 38. —2. LUC. II, I. — 3. Ibid. 3-6. — 4. Ibid 7. — 5. Ibid. 21. — 6. Ibid 22, 24.— 7. Ibid. 51. — 8. Ibid. 40. — 9. Ibid. 52. — 10. Ibid. III, 21 ; IX, 28, 29; XI, 1; XXII, 32, 41, 43, 45. — 11. Ibid. XIX, 41. — 12. Ibid. XXII, 42. 44. — 13. Gen XLIX, 10 — 14. Agg. II, 8. — 15. LUC. I, 26-38. — 16. Ibid. II, 7-20.

1. Hymn. Vesp. in festo S. Joh Baptistae. — 2. LUC. I, 39 45. — 3. Ibid. 46-55. — 4 Ibid. 67-79. — 5. Ibid. II, 29-32.— 6. Psalm. XXI, 32. — 7. LUC. II, 18-20. — 8. Ibid. 52. — 9. Ose. XI, 4. — 10 Psalm, XLIV, 13. — 11. LUC. vu, 36-5o. — 12. Ibid. XV, II, 32.

1. LUC. XVI, 19-31. — 2. Ibid. XVII, 11-19. — 3. Ibid. X, 3o-37 — 4. Ibid. XVIII, 9-14. — 5. Ibid. XIX, 1-10 — 6. Ibid. 14. — 7. Ibid. XV, 8-10. — 8. Ibid XIV, 21-24. — 9. Ibid. IV, 25-27.

1. LUC. VII, 40-43. — 2. Ibid. X, 38-42. — 3. Ibid. VII, 11-15,— 4. Ibid. XXII, 61-62. — 5. Ibid. XXIII, 27-31. — 6. Ibid. 34. — 7. Ibid. 43. — 8.  Ibid. 46.
1. Act. XXVII.— 2. II Tim. IV,  II. — 3.  Collecte  de la fête.

1. II Cor. IV, 8-11. — 2 Rom. VIII, 29, — 3. LUC. XVIII, 8.
1. LUC. XVIII, 1. — 2. Ibid. 2-8.


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Message  ROBERT. le Sam 18 Oct 2014, 1:47 pm

Le 18 octobre

Saint Luc, Évangéliste.

Dom Guéranger, Année Liturgique a écrit:  ...Et Dieu ne fera pas justice à ses élus, s'ils crient vers lui jour et nuit ? et il tolérera qu'on les opprime sans fin ? Je vous le dis: il les vengera bientôt (LUC. XVIII,  2-8.)

Prions nuit et jour, et gardons espoir.
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Message  gabrielle le Dim 19 Oct 2014, 7:24 am

Le 19 octobre

Saint Pierre d'Alcantara, confesseur

Dom Guéranger, Année Liturgique a écrit:Bienheureuse pénitence, qui m'a mérité une telle gloire ! » C'était la parole du Saint de ce jour, en abordant les cieux ; tandis que Thérèse de Jésus s'écriait sur la terre : « Ah ! quel parfait imitateur de Jésus-Christ Dieu vient de nous ravir, en appelant à la gloire ce religieux béni, Frère Pierre d'Alcantara ! Le monde, dit-on, n'est plus capable d'une perfection si haute ; les santés sont plus faibles, et nous ne sommes plus aux temps passés. Ce saint était de ce temps, sa mâle ferveur égalait néanmoins celle des siècles passés, et il avait en souverain mépris toutes les choses de la terre. Mais sans aller nu-pieds comme lui, sans faire une aussi âpre pénitence, il est une foule d'actes par lesquels nous pouvons pratiquer le mépris du monde, et que notre Seigneur nous fait connaître dès qu'il voit en nous du courage. Qu'il dut être grand celui que reçut de Dieu le saint dont je parle, pour soutenir pendant quarante-sept ans cette pénitence si austère que tous connaissent aujourd'hui !

« De toutes ses mortifications, celle qui lui avait le plus coûté dans les commencements, c'était de vaincre le sommeil ;dans ce dessein, il se tenait toujours à genoux ou debout. Le peu de repos qu'il accordait à la nature, il le prenait assis, la tête appuyée contre un morceau de bois
fixé dans le mur;eût-il voulu se coucher, il ne l'aurait pu, parce que sa cellule n'avait que quatre pieds et demi de long. Durant le cours de toutes ces années, jamais il ne se couvrit de son capuce, quelque ardent que fût le soleil, quelque forte que fût la pluie. Jamais il ne se servit d'aucune chaussure. Il ne portait qu'un habit de grosse bure, sans autre chose sur la chair ; j'ai appris toutefois qu'il avait porté pendant vingt années un cilice en lames de fer-blanc, sans jamais le quitter. Son habit était aussi étroit que possible ; par-dessus il mettait un petit manteau de même étoffe ; dans les grands froids il le quittait, et laissait quelque temps ouvertes la porte et la petite fenêtre de sa cellule ; il les fermait ensuite, il reprenait son mantelet, et c'était là, nous disait-il, sa manière de se chauffer et de faire sentir à son corps une meilleure température. Il lui était fort ordinaire de ne manger que de trois en trois jours ; et comme j'en paraissais surprise, il me dit que c'était très facile à quiconque en avait pris la coutume. Sa pauvreté était extrême, et sa mortification telle qu'il m'a avoué qu'en sa jeunesse il avait passé trois ans dans une maison de son Ordre sans connaître aucun des Religieux, si ce n'est au son de la voix, parce qu'il ne levait jamais les yeux, de sorte qu'il n'aurait pu se rendre aux endroits où l'appelait la règle, s'il n'avait suivi les autres. Il gardait cette même modestie par les chemins. Quand je vins aie connaître, son corps était tellement exténué, qu'il semblait n'être formé que de racines d'arbres (1). »

Au portrait du réformateur franciscain par la réformatrice du Carmel, l'Eglise ajoutera l'histoire de sa vie On sait que trois familles illustres et méritantes composent aujourd'hui le premier Ordre de saint François ; le peuple chrétien les connaît sous le nom de Conventuels, Observantins et Capucins. Une pieuse émulation de réforme toujours plus étroite avait amené, dans l'Observance même, la distinction des Observants proprement ou primitivement dits, des Réformés, des Déchaussés ou Alcantarins, et des Récollets ; d'ordre plus historique que constitutionnel, sil'on peut ainsi parler, cette distinction n'existe plus depuis que, le 4 octobre 1897, en la fête du patriarche d'Assise, le Souverain Pontife Léon XIII a cru l'heure venue de ramener à l'unité la grande famille de l'Observance, sous le seul nom d'Ordre des Frères Mineurs qu'elle devra porter désormais (1).

Pierre naquit à Alcantara, en Espagne, de nobles parents. Il fit présager dès ses plus tendres années sa sainteté future. Entré à seize ans dans l'Ordre des Mineurs, il s'y montra un modèle de toutes les vertus. Chargé par l'obéissance de l'office de prédicateur, innombrables furent les pécheurs qu'il amena à sincère pénitence. Mais son désir était de ramener la vie franciscaine à la rigueur primitive ; soutenu donc par Dieu et l'autorité apostolique, il fonda heureusement le très étroit et très pauvre couvent du  Pedroso,  premier de la très stricte observance qui se répandit merveilleusement par la suite dans les diverses provinces de l'Espagne et jusqu'aux Indes. Sainte Thérèse, dont il avait approuvé l'esprit, fut aidée par lui dans son œuvre de la réforme du Carmel. Elle avait appris de Dieu que toute demande faite au nom de Pierre était sûre d'être aussitôt exaucée; aussi prit-elle la coutume de se recommander à ses prières, et de l'appeler Saint de son vivant.

Les princes le consultaient comme un oracle ; mais sa grande humilité lui faisait décliner leurs hommages, et il refusa d'être le confesseur de l'empereur Charles-Quint. Rigide observateur de la pauvreté, il ne portait qu'une tunique, et la plus mauvaise qui se pût trouver. Tel était son délicat amour de la pureté, qu'il ne souffrit pas même d'être touché légèrement dans sa dernière maladie par le Frère qui le servait. Convenu avec son corps de ne lui accorder aucun repos dans cette vie, il l'avait réduit en servitude, n'ayant pour lui que veilles, jeûnes, flagellations, froid, nudité, duretés de toutes sortes. L'amour de Dieu et du prochain qui remplissait son cœur, y allumait parfois un tel incendie, qu'on le voyait contraint de s'élancer de sa pauvre cellule en plein air, pour tempérer ainsi les ardeurs qui le consumaient.

Son don de contemplation était admirable;  l'esprit sans cesse rassasié du céleste aliment,  il lui arrivait de passer plusieurs jours sans boire ni manger. Souvent élevé au-dessus du sol,il rayonnait de merveilleuses splendeurs. Il passa à pied sec des fleuves  impétueux. Dans une  disette extrême, il nourrit  ses  Frères d'aliments procurés par le  ciel. Enfonçant son  bâton en terre, il  en  fit soudain un figuier verdoyant. Une nuit que, voyageant sous une neige épaisse, il était  entré dans une  masure  où le toit n'existait plus, la neige, suspendue en l'air, fit l'office de toit  pour  éviter qu'il n'en fût étouffé. Sainte Thérèse rend témoignage au don de prophétie et de discernement  des  esprits qui brillait en  lui. Enfin, dans  sa  soixante-troisième année, à l'heure  qu'il avait prédite, il  passa  au Seigneur,  conforté  par  une vision  merveilleuse et la présence des Saints. Sainte Thérèse,  qui était  loin  de là, le vit au même moment porté au ciel; et, dans une apparition qui suivit, elle l'entendit lui dire: O heureuse pénitence, qui m'a valu si grande gloire! Beaucoup de miracles suivirent sa mort, et Clément IX le mit au nombre  des Saints.

1. Ste Thérèse, Vie, ch. XXVII, XXX, traduction Bouix.
1.Constit apost. Felicitate quadam.


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Message  gabrielle le Lun 20 Oct 2014, 7:39 am

Le 20 octobre

Saint Jean de Kenty, confesseur

Dom Guéranger, Année Litutgique a écrit:Kenty, l’humble village de Silésie qui donna naissance au Saint de ce jour, lui doit d'être connu en tous lieux pour jamais. Retardée par mille obstacles, la canonisation du bienheureux prêtre dont la science et les vertus avaient, au XV° siècle, illustré l'université de Cracovie, fut la dernière joie, le dernier espoir de la Pologne expirante. Elle eut lieu en l'année 1767. Déjà deux ans plus tôt, c'était sur les instances de l'héroïque nation que Clément XIII avait rendu le premier décret sanctionnant la célébration de la fête du Sacré-Cœur. En inscrivant Jean de Kenty parmi les Saints, le magnanime Pontife exprimait en termes émus la reconnaissance de l'Eglise pour l'infortuné peuple, et lui rendait devant l'Europe odieusement oublieuse un hommage suprême (1). Cinq ans après, la Pologne était démembrée.

Lisons le récit liturgique de la fête.

Le nom de Kenty vint à Jean du lieu de sa naissance, au diocèse de Cracovie. Stanislas et Anne, ses parents, étaient pieux et de condition honorable. La douceur, l'innocence, le sérieux de l'enfant donnèrent dès l'abord l'espérance pour lui des plus grandes vertus. Etudiant de philosophie et de théologie en l'université de Cracovie, il parcourut tous les grades académiques, et, devenu professeur et docteur à son tour, enseigna longtemps la science sacrée ; son enseignement n'éclairait pas seulement les âmes, mais les portait à toute piété; car il enseignait à la fois de parole et d'exemple. Devenu prêtre, sans rien relâcher de son zèle pour l'étude, il s'attacha plus encore que par le passé aux pratiques de la perfection chrétienne. L'offense de Dieu, qu'il rencontrait partout , le transperçait de douleur; tous les jours, pour apaiser le Seigneur et se le rendre propice à lui-même ainsi qu'au peuple fidèle, il offrait le sacrifice non sanglant avec beaucoup de larmes. Il administra exemplairement quelques années la paroisse d'Ilkusi ; mais effrayé du péril de la charge des âmes, il s'en démit et, sur la demande de l'université, reprit sa chaire.

Tout ce qui lui restait de temps sur l'étude était consacré soit au salut du prochain, principalement dans le ministère de la prédication, soit à l'oraison, où l'on dit qu'il était quelquefois   favorisé   de visions et d'entretiens célestes. La passion de Jésus-Christ s'emparait à tel point de son âme, qu'il passait à la contempler des nuits entières ; il fit, pour s'en mieux pénétrer, le pèlerinage de Jérusalem, ne craignant pas, dans son désir brûlant du martyre, de prêcher aux Turcs eux-mêmes le Christ crucifié. Il fit aussi quatre fois le voyage de Rome, marchant à pied et portant son bagage, pour visiter les tombeaux des Apôtres, où l'attiraient son dévouement, sa vénération pour le Siège apostolique, et aussi, disait-il, son désir de se libérer du purgatoire par la facilité qu'on y trouve à toute heure de racheter ses péchés. Ce fut dans un de ces voyages que, dépouillé par les brigands et leur ayant sur interpellation déclaré qu'il n avait plus rien, il se ressouvint de quelques pièces d'or cousues dans son manteau, et rappela en criant les voleurs qui fuyaient pour les leur donner; mais ceux-ci, admirant la candeur du Saint et sa générosité, lui rendirent d'eux-mêmes tout ce qu'ils avaient pris. Il voulut, comme saint Augustin, avoir perpétuellement gravé sur la muraille l'avertissement pour lui et les autres de respecter la réputation du prochain. Il nourrissait de sa table ceux qui avaient faim ; il donnait à ceux qui étaient nus non seulement les habits qu'il achetait dans ce but, mais ses propres vêtements et chaussures, faisant alors en sorte de laisser tomber son manteau jusqu'à terre pour qu'on ne s'aperçût pas qu'il revenait nu-pieds à la maison.

Son sommeil était court, et il le prenait par terre ; il n'avait d'habits qu'assez pour se couvrir; il ne mangeait que pour ne pas mourir de faim. Un dur cilice, la discipline, les jeûnes étaient ses moyens de garder sa virginale pureté comme le lis entre les épines. Il s'abstint même absolument de chair en ses repas durant environ les trente-cinq années qui précédèrent sa mort. Plein de jours et de mérites, il sentit enfin l'approche de cette mort à laquelle il s'était si longtemps, si diligemment préparé; et, dans la crainte d'être retenu par quoi que ce fût de la terre, il distribua aux pauvres, sans nulle réserve, tout ce qui pouvait lui rester. Alors, religieusement muni des sacrements de l'Eglise, ne désirant plus que de voir se rompre ses liens pour être avec Jésus-Christ, il s'envola au ciel la veille de Noël. Les miracles qui l'avaient  illustré pendant  sa vie continuèrent après sa mort. On porta son corps à Sainte-Anne, l'église de l'université, voisine du lieu où il avait rendu l'âme, et on l'y ensevelit avec honneur. Le temps ne fit qu'accroître la vénération du peuple et le concours à son tombeau ; la Pologne et la Lithuanie saluèrent et honorèrent en lui l'un de leurs patrons principaux. De nouveaux miracles éclatant toujours, Clément XIII, Souverain Pontife, l'inscrivit solennellement dans les fastes des Saints, le dix-sept des calendes d'août de l'année mil sept cent soixante-sept.

L'Eglise ne cesse point de vous dire toujours, et nous vous disons avec la même indomptable espérance : « O vous qui jamais ne refusâtes de secourir personne, prenez en mains la cause du royaume où vous naquîtes; c'est la demande de vos concitoyens de Pologne, c'est la prière de ceux-là même qui ne sont pas de leur nombre 1. » La trahison dont fut victime votre malheureuse patrie n'a point cessé de peser lourdement sur l'Europe déséquilibrée. Combien, hélas ! d'autres poids écrasants sont venus s'entasser depuis dans la balance des justices du Seigneur! O Jean, enseignez-nous à l'alléger du moins de nos fautes personnelles ; c'est en marchant à votre suite dans la voie des vertus, que nous mériterons l'indulgence du ciel (2) et avancerons l'heure des grandes réparations.

1. Bulla canonizationis

1. Hymne des Matines de la fête. — 2. Collecte.

Note de gabrielle: ce poids écrasant de la Pologne porte un nom : Karol Wojtyla


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Message  ROBERT. le Lun 20 Oct 2014, 11:08 am

gabrielle a écrit:
Le 20 octobre

Saint Jean de Kenty, confesseur

Dom Guéranger, Année Litutgique a écrit:  L'offense de Dieu, qu'il rencontrait partout, le transperçait de douleur;

... La trahison dont fut victime votre malheureuse patrie n'a point cessé de peser lourdement sur l'Europe déséquilibrée. Combien, hélas ! d'autres poids écrasants sont venus s'entasser depuis dans la balance des justices du Seigneur!


Note de gabrielle: ce poids écrasant de la Pologne porte un nom : Karol Wojtyla


http://deojuvante.forumactif.org/t987-saint-jean-de-kenty-confesseur#13386   (illustration)

S'il était transpercé de douleur sur l'offense faite à Dieu sur l'Europe déséquilibrée, que ne devrions d'autant plus

être transpercés de douleur que l'offense faite à Dieu s'étend aujourd'hui sur la planète entière ?
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Message  gabrielle le Mar 21 Oct 2014, 8:56 am

Le 21 octobre

Saint Hilarion, abbé
Sainte Ursule et ses compagnes, vierges et martyres


Dom Guéranger, Année Liturgique a écrit:« On ne connaissait pas de moine en Syrie  avant saint  Hilarion, dit  saint Jérôme, son historien.  Il fut en ce pays l'instituteur de la vie  monastique et le maître de ceux qui l'embrassèrent.  Le Seigneur Jésus avait son Antoine en Egypte, en Palestine son Hilarion, le premier chargé d'ans, le second jeune  encore (1).  » Or le Seigneur ne tardait pas d'élever à tel point celui-ci en gloire, qu'Antoine disait aux malades qu'attirait de Syrie la renommée de ses miracles :  « Pourquoi vous fatiguer à venir de si loin, quand vous avez près de vous mon fils Hilarion (2) ? »

Hilarion cependant n'avait passé auprès d'Antoine que deux mois ; lesquels étant écoulés, le patriarche lui avait dit : « Persévère jusqu'à la fin, mon fils ; et ton labeur te vaudra les délices du ciel. » Après quoi, remettant un cilice et un vêtement de peau à cet enfant de quinze ans qu'il ne devait plus revoir, il l'avait renvoyé sanctifier les solitudes de sa patrie, pendant que lui-même s'enfonçait plus avant dans le désert (3).

L'ennemi du genre humain, qui pressentait un adversaire redoutable dans le nouveau venu de la solitude, engagea contre lui de terribles combats. La chair même du jeune ascète, malgré ses jeûnes, fut la première complice de l'enfer. Mais, sans merci pour un corps si délicat et si frêle, au témoignage de l'historien, que tout effort eût paru devoir le réduire à néant, Hilarion s'écriait indigné : « Ane, je saurai faire que tu ne regimbes plus ; je te materai par la famine, je t'écraserai sous les fardeaux, je te ferai marcher par tous les temps ; tu crieras tant la faim, que tu ne songeras pas au plaisir (1). »

Vaincu de ce côté, l'ennemi trouva d'autres alliés pour, croyait-il, ramener par la crainte Hilarion vers les lieux habités. Mais aux voleurs se jetant sur sa pauvre cabane de joncs, le Saint disait en souriant : « Celui qui est nu ne craint pas les voleurs. » Et ceux-ci, touchés d'une si grande vertu, ne cachaient pas leur admiration, et promettaient d'amender leur vie (2).

C'était l'heure pour Satan d'entrer lui-même en lice, comme il l'avait fait avec Antoine, et sans plus de succès. Nul trouble ne pouvait plus atteindre aux régions sereines où la simplicité de cette âme l'avait portée. Un jour que le démon, entré dans le corps d'un chameau rendu par lui furieux, se précipitait sur le Saint avec d'horribles cris, il s'attirait la réponse : « Tu ne m'effraies pas ; renard ou chameau, avec toi c'est tout un. » Et l'énorme bête tombait, domptée, à ses pieds (3).

L'épreuve fut plus dure, et la ruse plus habile du côté de l'enfer, lorsque voulant se dérober à l'immense concours qui ne cessait point d'assiéger sa pauvre cellule, Hilarion vit l'ennemi se faire malicieusement le porte-voix de sa renommée, et lui ramener sous tous les cieux ces foules qui opprimaient son  âme.  Vainement quitte-t-il la Syrie, pour parcourir l'Egypte en tous sens ; vainement, traqué de désert en désert, il traverse la mer, espérant se cacher en Sicile, en Dalmatie, en Chypre. Du navire qui le promène au milieu des Cyclades, il entend dans chaque île les esprits infernaux s'appeler par les villes et les bourgs, et courir aux rivages près desquels il passe. A Paphos où il aborde, c'est le même concours de démons amenant à leur suite des multitudes humaines ; jusqu'à ce que Dieu, prenant en pitié son serviteur, lui fait trouver un lieu inaccessible à ses semblables, où il est seul enfin en la compagnie des légions diaboliques qui jour et nuit l'entourent. Loin de trembler, dit son biographe, il prenait plaisir à ce voisinage des habitués bien connus de ses luttes de jadis, et il vécut là en grande paix les cinq années qui précédèrent  sa mort (1).

Voici le récit, résumé de celui de saint Jérôme, que lui consacre l'Eglise.

Né à Tabathe, en Palestine, de  parents  infidèles, Hilarion  fut envoyé  pour ses études à Alexandrie ; il y brilla par la  pureté de sa vie et par ses  talents, que relevèrent encore d'admirables progrès dans la foi et la chanté, quand  il  eut embrassé la religion de Jésus-Christ. Assidu  à l'église, persévérant dans le jeûne et la prière, il méprisait tous les faux plaisirs et foulait aux pieds les désirs terrestres. Le nom d'Antoine était célèbre alors en toute l'Egypte ; il entreprit pour le voir un voyage au désert; deux mois qu'il passa près de lui apprirent pleinement à Hilarion sa manière de vie. De retour chez lui, ses parents étant morts, il distribua leur héritage aux pauvres, et, non encore sorti de sa quinzième année, reprit le chemin de la solitude. L'étroite case qu'il s'y construisit le contenait à peine. Il y couchait par terre. Jamais il ne lava ou changea le sac revêtu alors, disant qu'il était superflu de mettre de la recherche dans un cilice.

La lecture et l'étude des saintes Lettres prenait une bonne part de sa vie. Quelques figues et le suc des herbes étaient sa nourriture, qu'il ne prenait jamais avant le coucher du soleil. Sa mortification, son humilité dépassaient toute croyance ; vertus qui, avec d'autres, le firent triompher d'effrayantes et multiples tentations de l'enfer, comme elles lui donnèrent puissance pour chasser en beaucoup de pays d'innombrables démons des corps qu'ils possédaient. Fondateur de nombreux monastères, illustre par ses miracles, il était dans sa quatre-vingtième année, quand la maladie l'arrêta ; sous la violence du mal, prêt à rendre le dernier souffle, il disait : Sors, que crains-tu? Sors, mon âme, pourquoi hésiter? il y a près de soixante-dix ans que tu sers le Christ, et tu crains la mort ? Il expira en prononçant ces mots.

Etre Hilarion, et redouter de mourir ! S'il en est ainsi du bois vert, que sera-ce du bois sec (1) ? Illustre Saint, pénétrez-nous de l'attente des jugements de Dieu. Apprenez-nous que la crainte chrétienne ne bannit pas l'amour. C'est elle, bien au contraire, qui dégage ses abords et y conduit, pour ensuite l'escorter sur la route de la vie comme une garde attentive et fidèle. Elle fut votre sécurité à l'heure suprême ; puisse-t-elle, après avoir comme les vôtres assuré nos sentiers, nous introduire nous-mêmes directement aux cieux!

Saint Hilarion fut en Orient l'un des premiers Confesseurs, sinon le premier d'entre eux, honoré d'un culte public à côté des Martyrs. En Occident, la blanche armée qu'Ursule conduisit à cette date au triomphe, relève de sa gloire l'auréole du saint moine auquel l'Eglise Mère a maintenu les premiers honneurs de cette journée.

On sait comment, au 21 octobre 451, Cologne devint l'égale des plus illustres cités pour les siècles éternels. La critique peut discuter, elle ne s'en fait point faute, les circonstances qui présidèrent au recrutement de la légion virginale; mais le fait même de l'existence des onze mille élues que la flèche des Huns récompensa de leur fidélité par le martyre, n'a plus rien que rejette aujourd'hui la vraie science. La terre qui recouvrait tant de nobles victimes les a plus d'une fois en effet, par multitudes, rendues à la lumière ; et elles étaient accompagnées des signes de la vénération de ceux qui les ensevelirent, en laissant, par une heureuse inspiration, la flèche libératrice fixée comme un joyau de victoire à la poitrine ou au front des élues.

Tandis que la bienheureuse phalange voyait Angèle de Mérici lui confier ses filles et les nombreuses enfants qu'elles élèveront jusqu'à la fin des temps dans la crainte du Seigneur, la grave Sorbonne lui dédiait son église ainsi qu'à la Mère de Dieu ; et, comme il se faisait aussi dans les universités de Coïmbre et de Vienne, elle prononçait un panégyrique annuel à sa louange. Le Portugal, enrichi de quelques-unes de ses reliques précieuses, portait son culte aux Indes. Les fidèles s'organisaient en pieuses confréries, pour mériter son assistance à l'heure du dernier combat.


1. HIERON. in Vita S. Hilarionis, cap. II. — 2. Ibid. III. — 3. Ibid. I, ex graeca versione.

1. Hieron. Vita S. Hilarionis, I. —  2. Ibid. —  3. Ibid. II.

1. Hieron. Vita S. Hilarionis, III, IV, V.

 1. LUC. XXIII, 31.


http://deojuvante.forumactif.org/t346-sainte-ursule#3828

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Message  ROBERT. le Mar 21 Oct 2014, 3:00 pm

.

(...) Hilarion s'étendit sur une natte: "Sors, mon âme, dit-il, sors de ton corps, brise les derniers liens.

Pourquoi tarder encore? Il y bientôt soixante ans que tu sers le Christ, peux-tu craindre la mort
? "

.
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.
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Message  ROBERT. le Mar 21 Oct 2014, 3:13 pm

.
Sanctoral - Page 8 Ste_ur10

Sainte Ursule et compagnes martyres,
priez pour nous.

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Message  gabrielle le Ven 24 Oct 2014, 7:45 am

Le 24 octobre

Archange Saint Raphaël

Dom Guéranger, Année Liturgique a écrit:Le voisinage de la grande solennité qui doit bientôt faire converger sur nous les splendeurs du ciel, inspire un  recueillement profond  à  l'Eglise. Sauf l'hommage qu'elle tient à rendre à leur date aux glorieux Apôtres  Simon et Jude, c'est à peine si quelques fêtes clairsemées du rit simple viennent tempérer le silence de ces derniers jours d'octobre. Il convient d'adapter nos âmes aux dispositions de la Mère commune. Mais ce ne sera pas y déroger, que de donner un souvenir rapide à l'Archange célébré par nombre d'églises particulières en ce jour.

Le ministère que remplissent près de nous les esprits célestes, est admirablement  exprimé dans les scènes gracieuses qui revêtent d'un charme si pénétrant l'histoire de Tobie. Rappelant les bons offices du  guide et de l'ami qu'il appelle encore son frère Azarias, Tobie le jeune dit à son père : « Comment répondre à ses bienfaits? Il m'a conduit et ramené sain et sauf. Lui-même a recouvré l'argent que nous devait Gabélus. A lui je dois d'avoir rencontré l'épouse qui  m'était destinée, tandis qu'il chassait d'elle le démon, et remplissait de joie ses parents. Il m'a moi-même délivré du poisson qui allait m'engloutir. Il vous a fait voir enfin la lumière du ciel, et nous avons été remplis par lui de tous biens (1). »


Et père et fils voulant à la manière des hommes marquer leur gratitude à qui l'avait si bien méritée, l'ange se découvre alors pour reporter toute leur reconnaissance au bienfaiteur suprême. « Bénissez le Dieu du ciel, et glorifiez-le devant tout ce qui a vie ; car il a fait éclater sur vous sa miséricorde. Quand vous priiez dans les larmes et ensevelissiez les morts, je présentais votre prière au Seigneur. Et parce que vous étiez agréable à Dieu, il était nécessaire que vous fussiez éprouvé par la tentation. Et maintenant, le Seigneur m'a envoyé pour vous guérir et délivrer du démon l'épouse de votre fils. Car je suis l'ange Raphaël, l'un des sept qui nous tenons devant le Seigneur. Paix à vous ; ne craignez pas, et chantez à Dieu (1). »

Célébrons nous aussi les bienfaits du ciel. Car aussi sûrement que Tobie voyait de ses yeux l'archange Raphaël, nous savons par la foi que l'ange du Seigneur accompagne nos pas du berceau à la tombe. Ayons, pour lui, même confiant abandon : et la route de la vie, plus semée de périls que ne l'était celle du pays des Mèdes, n'aura cependant pour nous que sécurité; et les rencontres y seront heureuses, car elles seront celles que nous préparait le Seigneur ; et, rayonnement anticipé de la patrie, la bénédiction se répandra de nous par notre ange sur tous nos proches.

1. Tob. XII, 2-3.
1. Tob. XII, 4-22.


Bréviaire  Ambrosien cette Hymne à l'honneur du radieux Archange.


Raphaël, divin guide, reçois avec bonté l'hymne sacrée que te dédient nos voix suppliantes et joyeuses.

Dirige pour nous la course du salut, soutiens nos pas ; que nous n'errions jamais à l’aventure, ayant perdu le sentier du ciel.

Regarde-nous des cieux ; remplis nos âmes de la splendeur brillante qui descend du Père saint des lumières.

Rends aux malades la santé, fais cesser la nuit des aveugles ; en guérissant les corps, réconforte les cœurs.

Toi qui te tiens devant le souverain Juge, plaide la cause de nos crimes; apaise du Tout-Puissant la colère vengeresse, ô toi à qui nous confions nos prières.

Toi qui repris le grand combat, confonds notre ennemi superbe ; pour triompher des esprits de révolte, donne-nous force, augmente en nous la grâce.

Soit gloire à Dieu le Père, ainsi qu'à son Fils unique, avec l'Esprit Paraclet, et maintenant et toujours.
Amen.

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Message  ROBERT. le Ven 24 Oct 2014, 10:35 am

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Sanctoral - Page 8 30898510
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SAINT RAPHAËL ARCHANGE, PRIEZ POUR NOUS.

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http://deojuvante.forumactif.org/t274-saint-raphael#11145


Dernière édition par ROBERT. le Ven 24 Oct 2014, 10:38 am, édité 1 fois (Raison : lien)
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Message  gabrielle le Sam 25 Oct 2014, 8:00 am

Le 25 octobre

Saint Chrysanthe, martyr, et sainte Daria martyre

Dom Guéranger, Année Liturgique a écrit:Chrysanthe, époux vierge de la vierge Daria, s'unit dans la confession du Seigneur à celle qu'il a conquise au christianisme et à l'amour de l'angélique vertu. Nos pères entouraient d'une vénération fervente les saints époux qui ne connurent d'autre lit nuptial que la carrière de sable où Rome païenne les ensevelit vivants pour venger ses faux dieux (1).

La fosse meurtrière, se refermant sur eux, leur avait donné la fécondité du martyre. Au jour anniversaire de leur triomphe, un groupe nombreux de fidèles s'était porté à l'arénaire de la via Salaria pour la synaxe liturgique, quand des païens survenant murèrent l'entrée du souterrain. Bien des années s'écoulèrent. Lorsque l'heure de la victoire eut sonné pour l'Eglise et que les chrétiens retrouvèrent le chemin de la crypte sacrée, un spectacle unique s'offrit à leurs yeux: en face de la tombe où reposaient Chrysanthe et Daria, la famille engendrée par eux au martyre était rangée dans l'attitude où l'avait saisie le moment suprême ; près des ministres de l'autel, qu'entouraient les hommes, les femmes et les enfants formant l'assistance de cette Messe solennelle s'il en fut, se voyaient encore les vases d'argent du Sacrifice auquel l'Agneau vainqueur avait si pleinement associé tant de nobles victimes. Damase orna de monumentales inscriptions ce lieu vénérable. Nul cependant n'osa toucher les corps saints, ni rien changera la disposition de l'incomparable scène. La crypte fut de nouveau murée ; mais une étroite ouverture permettait au pèlerin de plonger la vue dans l'auguste sanctuaire, et de s'animer pour les luttes de la vie en contemplant ce qu'avaient exigé de nos devanciers dans la foi les siècles du martyre (1).

Voici la Légende liturgique consacrée à ce jour.

Chrysanthe et Daria étaient unis par les liens du mariage. De noble race, la foi que Daria avait reçue par les soins de son époux, en même temps que le baptême, les rendait plus illustres encore. A Rome, ils convertirent au Christ une multitude sans nombre, Chrysanthe lui gagnant les hommes et Daria les femmes. Ce qu'apprenant, le préfet Célérinus les fit saisir et les remit au tribun Claudius. Or, celui-ci ayant donné l'ordre aux soldats de lier Chrysanthe et de le soumettre à la torture, tous les liens se rompirent, et comme on le mettait dans les entraves, elles furent brisées.

On l'exposa ensuite, cousu dans la peau d'un boeuf, aux rayons d'un soleil brûlant; puis, les pieds et les mains chargés de chaînes, on le jeta au fond d'un obscur cachot; mais les chaînes tombèrent, et une lumière éclatante remplit la prison. Pour Daria, enfermée dans un lieu de débauche, elle eut recours à la prière, et fut protégée contre toute injure par un lion divinement envoyé. Tous deux enfin, conduits dans un arénaire de la voie Salaria, y furent précipités dans une fosse que l’on remplit de pierres ; ce fut ainsi qu'ensemble ils gagnèrent la couronne du martyre.

Je donnerai à mes Saints une place de marque dans le royaume de mon Père, dit le Seigneur (1). Ainsi chante l'Epouse, célébrant les Martyrs. Et voulant elle-même se conformer en ce qui vous concerne à la parole de l'Epoux, elle fait de l'insigne basilique du Latran votre demeure sur terre, et vous assigne comme lit d'honneur et de repos le réduit sacré, la confession même sur laquelle repose l'autel majeur de l'Eglise maîtresse et mère des Eglises!. Digne récompense de vos labeurs et de vos souffrances, en cette Rome où il vous fut donné de participer à la prédication des Apôtres et de sceller comme eux de votre sang la parole sainte. Ne cessez pas de justifier la confiance de la Ville éternelle : rendez sans cesse plus féconde sa foi qui fut toujours pure ; jusqu'au moment où sonnera l'heure

1. Sponsus torus, fossa capit vivos : Sequentia ex Proprio Eiffliensi, Munstereifel.

1. Greg. Turon. De gloria Martyrum, I, XXXVIII.


http://deojuvante.forumactif.org/t989-saint-chrysanthe-et-sainte-darie-martyrs-a-rome#13408
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Message  gabrielle le Dim 26 Oct 2014, 7:37 am

Le 26 octobre

Saint Évariste Ier, Pape et martyr

Dom Guéranger, Année Liturgique a écrit:Tandis que Jean le bien-aimé voyait enfin venir à lui le Seigneur et quittait pour le ciel son séjour d'Ephèse, Rome, sous Evariste, achevait d'arrêter les dispositions du long pèlerinage qui ne se terminera pour elle qu'au dernier des jours. La période bénie des temps apostoliques est définitivement close ; mais la Ville éternelle accroît sans fin son trésor de gloire. Le pontificat nouveau voit la vierge Domitille cimenter dans le sang des Flavii, par son martyre, les fondations de cette Jérusalem qui remplace la première, détruite par les siens. Puis c'est Ignace d'Antioche, apportant « à l'Eglise qui préside dans la charité  (1)» le témoignage suprême ; froment du Christ, la dent des fauves du Colisée donne satisfaction à son désir et fait de lui un pain vraiment pur (2).

Evariste, né en Grèce d'un père juif, fut Souverain Pontife au temps de l'empereur Trajan. Ce fut lui qui divisa entre les prêtres romains les titres des églises de la ville, et ordonna que les sept diacres assisteraient l'évêque quand il prêcherait.

Conformément à la tradition apostolique, il ordonna en outre que le mariage se célébrât publiquement et fût béni par le prêtre. Il gouverna l'Eglise neuf ans et trois mois ; en quatre Ordinations au mois de décembre, il ordonna dix-sept prêtres, deux diacres, quinze évêques. Couronné du martyre, on l'ensevelit près du Prince des Apôtres, au Vatican, le sept des calendes de novembre.

1. Ignat. Epist. ad Romanos. — 2. Ibid.
http://deojuvante.forumactif.org/t643-saint-evariste-pape-et-martyr#8619

Aujourd'hui dernier Dimanche d'octobre

FÊTE DU CHRIST-ROI


Homélie de saint Augustin, évêque.

Quel intérêt pour le Roi des siècles de devenir le roi des hommes ? Le Christ n’est pas roi d’Israël pour lever un tribut, pour équiper une armée ou pour combattre des ennemis visibles, mais pour gouverner les âmes, pour veiller à leur salut éternel, et pour conduire au royaume des cieux ceux qui croient, espèrent et aiment. Pour le Fils de Dieu égal au Père, Verbe "par qui tout fut fait", c’est donc une condescendance de consentir à être roi d’Israël et non une promotion. C’est la marque de sa miséricorde, bien loin d’être un accroissement de pouvoir. II est au ciel le Seigneur des anges celui qui reçoit sur terre le nom de roi des Juifs... Mais le Christ n’est-il que roi des Juifs ? Ne l’est-il pas de toutes les nations ? — Bien sûr que si ! Il l’avait dit prophétiquement : "J’ai été constitué par Dieu roi sur Sion, sa montagne sainte, je publierai le décret du Seigneur." Mais, puisqu’il s’agit de la montagne de Sion, on pourrait dire qu’il a été constitué roi des Juifs seulement, aussi les versets suivants déclarent-ils : "Le Seigneur m’a dit : tu es mon fils, c’est moi qui t’engendre aujourd’hui ; demande et je te donnerai les nations pour héritage et pour ta possession les confins de la terre."

Jésus répondit : "Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne fusse pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n’est pas d’ici." Voici l’enseignement que notre bon Maître a voulu nous donner ; mais il fallait d’abord nous faire connaître quelle fausse opinion les gens (païens ou juifs de qui Pilate l’avait recueillie) s’étaient faite sur le royaume de Dieu. Gomme si le Christ avait été condamné à mort, pour avoir brigué un règne indu ou comme s’il avait fallu s’opposer prudemment au danger que son royaume aurait fait courir soit aux Romains, soit aux Juifs, étant donné la jalousie réciproque habituelle aux souverains !

Le Seigneur aurait pu répondre : "Mon royaume n’est pas de ce monde", dès la première question du procurateur : "Es-tu le roi des Juifs ?". Mais il préféra interroger Pilate à son tour : "Dis-tu cela de toi-même, ou d’autres te l’ont-ils dit de moi ?", pour lui prouver d’après sa réponse qu’il s’agissait là d’une accusation jetée par les juifs devant le gouverneur. Ainsi le Christ nous dévoile-t-il les pensées des hommes dans toute leur vanité qu’il connaît fort bien. Après la réponse de Pilate, c’est donc avec plus d’à-propos encore qu’il peut rétorquer, s’adressant à la fois aux Juifs et aux païens : "Mon royaume n’est pas de ce monde."


http://deojuvante.forumactif.org/t271-sacre-coeur-christ-roi#2810
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Message  Louis le Dim 26 Oct 2014, 12:24 pm

... le laïcisme... en organisant la vie sociale comme si Dieu n'existait pas, il engendre l'apostasie des masses et conduit la société à sa ruine.

(tiré d'un vieux Missel)

Pour plus d'explication voir  :


http://messe.forumactif.org/t5455-quas-primas-le-christ-roi#103567

_________________
Bienheureux l'homme qui souffre patiemment la tentation, parce qu'après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. S. Jacques I : 12.
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Message  gabrielle le Lun 27 Oct 2014, 9:21 am

De rubricis ad simpliciorem formam redigendis

DECRET GÉNÉRAL POUR LA SIMPLIFICATION DES RUBRIQUES

Les prêtres de notre époque, surtout ceux qui ont charge d’âmes (qui curam animarum gerant), sont de jour en jour plus accablés par des fonctions apostoliques variées et nouvelles, au point qu’ils ne peuvent presque plus vaquer à la récitation de l’office divin avec la tranquillité d’esprit qui s’impose ; c’est pourquoi plusieurs Ordinaires des lieux ont adressé d’instantes prières au Saint-Siège, afin qu’il pourvût à écarter une pareille difficulté et qu’au moins le lourd appareil des rubriques fût simplifié.

Le Souverain Pontife Pie XII, en vertu de sa charge et de sa sollicitude pastorale, a confié l’examen de cette affaire à une Commission spéciale de ces savants qui ont été chargés de recherches concernant l’ensemble de la restauration liturgique ; ceux-ci, après mûr examen de toutes choses, ont adopté cet avis qu’il fallait ramener les rubriques en vigueur à des règles moins pesantes, mais de telle sorte qu’elles puissent entrer en usage en conservant les livres liturgiques tels qu’ils existent, aussi longtemps qu’on n’aura pas pris d’autres mesures.

Tout cela ayant été rapporté en détail au Saint-Père par l’Emme Cardinal Préfet de la Sacrée Congrégation des Rites, Sa Sainteté daigna approuver l’organisation des rubriques exposée ci-dessous et donna ordre de la publier, de telle sorte toutefois que les décisions contenues dans le présent décret entrent en vigueur le 1er janvier 1956.

Pour l’instant, que les éditeurs pontificaux de livres liturgiques évitent d’innover absolument quoi que ce soit dans la disposition de leurs nouvelles éditions du Bréviaire et du Missel romains.

Nonobstant toute disposition contraire.

Donné à Rome, au siège de la Sainte Congrégation des Rites, le 23 mars 1955.

G. Gard. GICOGNANI, Préfet.

A. CARINCI, archevêque de Séleucie. Secrétaire.

SIMPLIFICATION DES RUBRIQUES

TITRE I. — Règles générales

1. Les ordonnances qui suivent regardent le rite romain ; tout ce qui n’y est pas expressément nommé est tenu pour inchangé.

2. Le mot de calendrier désigne aussi bien le calendrier en usage dans l’Église universelle que les calendriers particuliers.

3. Les règles qui suivent doivent être observées dans la récitation, tant publique que privée, de l’office divin, à moins que l’on ait prévu expressément autre chose.

4. Tous les indults particuliers et les coutumes, même dignes de mention spéciale, qui s’opposent à ces ordonnances, sont tenus pour expressément révoqués.

TITRE II. — Changements dans le calendrier

1. Le degré et le rite semi-double sont supprimés.

2. Les jours liturgiques, qui sont inscrits actuellement au calendrier sous le rite semi-double, seront célébrés sous le rite simple, excepté la vigile de .Pentecôte, qui est élevée au rite double.

a) Des dimanches

3. Les dimanches d’Avent et de Carême et les autres jusqu’au dimanche in Albis, et aussi le dimanche de Pentecôte sont célébrés selon le rite double de première classe et l’emportent sur toutes les fêtes, soit en occurrence, soit en concurrence.

4. Quand des fêtes de première classe viendront en occurrence avec les deuxième, troisième et quatrième dimanches de l’Avent, les messes de la fête sont permises, la messe conventuelle exceptée.

5. Les dimanches célébrés jusqu’ici sous le rite semi-double sont élevés au rite double ; mais pour autant les antiennes ne sont pas doublées.

6. L’office et la messe du dimanche empêché ne sont ni anticipés ni repris.

7. Si un dimanche per annum est en occurrence avec une fête de n’importe quel titre ou mystère du Seigneur, la fête elle-même tient lieu du dimanche dont on fait seulement mémoire

b) Des vigiles

8. Les vigiles privilégiées sont celles de la Nativité du Seigneur et de la Pentecôte.

9. Les vigiles communes sont celles des fêtes de l’Ascension du Seigneur, de l’Assomption de la très Sainte Vierge, de saint Jean-Baptiste, des saints Pierre et Paul, de saint Laurent. Toutes les autres vigiles, même celles qui sont inscrites aux calendriers particuliers, sont supprimées.

10. Les vigiles communes, venant à occurrence avec un dimanche, ne sont pas anticipées ; on les omet.

c) Des octaves

11. On célèbre seulement les octaves de la Nativité du Seigneur, de Pâques et de Pentecôte, toutes les autres étant supprimées, qu’elles se trouvent soit dans le calendrier universel, soit dans les calendriers particuliers.

12. Les jours dans les octaves de Pâques et de Pentecôte sont élevés au rite double, l’emportent sur toutes les fêtes et n’admettent pas de mémoire.

13. Les jours dans l’octave de la Nativité du Seigneur, bien qu’ils soient élevés au rite double, sont célébrés comme maintenant.

14- Les jours du 2 au 5 janvier, à moins qu’une fête vienne en occurrence, on fait de la férie courante, au rite simple. Dans l’office, antiennes et psaumes à toutes les Heures, et verset du nocturne du jour courant de la semaine, comme au psautier ; le reste comme au 1er janvier, sauf les leçons qui sont dites de l’Ecriture occurrente, avec leurs répons, et on dit le Te Deum. La conclusion des hymnes et le verset du répons bref de prime se disent comme à la Nativité du Seigneur. La messe se dit, comme au 1er janvier, sans Credo et sans Communicantes propre.

Sont interdites, à moins qu’elles ne soient chantées, les messes votives et les messes quotidiennes des défunts.

15. Les jours du 7 au 13 janvier, l’octave de l’Epiphanie étant supprimée, deviennent des féries ordinaires (sous le rite simple. A l’office, antiennes et psaumes à toutes les heures et verset du nocturne du jour courant de la semaine, comme au psautier ; le reste comme à la fête de l’Epiphanie, sauf les leçons qui sont dites de l’Écriture occurrente, avec leurs répons, et on dit le Te Deum. Conclusion des hymnes et verset de prime de l’Epiphanie. Messe de l’Epiphanie, sans Credo et sans Communicantes propre.
Sont interdites, à moins qu’elles ne soient chantées, : les messes votives et les messes quotidiennes des défunts.

16. Le 13 janvier, on fait la commémoraison du Baptême de Notre-Seigneur Jésus-Christ, sous le rite double majeur ; on dit l’office et la messe comme ils sont maintenant, à l’octave de l’Epiphanie.
Mais si la commémoraison du Baptême de Notre-Seigneur Jésus-Christ vient en occurrence avec un dimanche, on fait la fête de-la Sainte Famille, sans aucune mémoire. Le samedi précédent, on commence la 1ère Épître aux Corinthiens.

17. Les jours qui vont de la fête de l’Ascension du Seigneur à la vigile:de Pentecôte deviennent exclusivement des fériés du temps pascal (sous le rite simple). A l’office, les antiennes et les psaumes à toutes les heures et le verset du nocturne se disent du jour courant de la semaine, comme au psautier ; le reste comme à la fête de l’Ascension du Seigneur, sauf les leçons, qui sont dites de la férié occurrente, avec leurs répons. On dit la conclusion des hymnes et le verset de prime de la fête de l’Ascension ; messe de la même fête, sans Credo et sans Communicantes propre.
Sont interdites, à moins qu’elles ne soient chantées, les messes votives et les messes quotidiennes des défunts.
A la vigile de la Pentecôte, rien de nouveau.

18. Les jours de l’octave supprimée du Corps du Christ et de l’octave également supprimée du Sacré-Cœur de Jésus deviennent des féries ordinaires.

19. Aux dimanches qui tombaient précédemment dans les octaves de l’Ascension, du Corps du Christ et du Sacré-Cœur de Jésus, on dit l’office comme maintenant

d) Des fêtes de saints

20. Les fêtes de saints, célébrées jusqu’ici sous le rite semi-double, sont considérées comme fêtes simples.

21. Les fêtes de saints, célébrées jusqu’ici sous le rite simple, sont réduites à des mémoires, sans leçon historique.

22. Aux fériés du Carême et de la Passion, depuis le mercredi des Cendres jusqu’au samedi avant le dimanche des Rameaux, quand vient en occurrence une fête qui n’est ni de première ni de deuxième classe, aussi bien l’office (en récitation privée) que la messe peuvent se dire soit de la férie, soit de la fête.

TITRE III. — Des mémoires

1. Ce qui est dit ici des mémoires vaut pour l’office comme pour la messe, en occurrence comme en concurrence.

2. Les mémoires qu’on ne doit jamais omettre et qui ont préséance absolue sont celles :
a) de tout dimanche,
b) d’une fête de première classe,
c) des fériés de Carême et d’Avent,
d) des fériés et du samedi des Quatre-Temps de septembre,
e) des Litanies majeures.

3. Les autres mémoires qui surviendraient ne sont admises que si elles ne dépassent pas le nombre de trois oraisons.

4. Outre et après les mémoires énumérées au numéro a, la règle pour les mémoires est la suivante :
a) Aux dimanches de première classe, aux fériés et vigiles privilégiées, et en outre aux messes chantées, aux messes votives solennelles, on n’admet aucune mémoire.
b) Aux fêtes de deuxième classe et aux autres dimanches, on n’admet qu’une mémoire.
c) Tous les autres jours de fête ou de férie, on n’admet que deux mémoires.

5. Les fêtes commémorées ne comportent plus :
a) à l’office, ni verset propre au répons bref de prime, ni doxologie propre dans les hymnes, sauf les jours signalés au titre II, numéros 14-17 ;
b) à la messe, ni Credo ni Préface propre.

TITRE IV. — Changements au Bréviaire

a) Commencement et fin des heures

1. Aux heures canoniques, dans la récitation publique aussi bien que privée, on omet le Pater, l’Ave et, s’il y a lieu, le Credo, et elles commencent immédiatement de cette manière :
Matines : par le verset Domine, labia mea aperies.
Laudes, les petites Heures et les Vêpres : par le verset Deus, in adjutorium.
Complies : par le verset Jube, domne, benedicere.

2. A l’office des trois jours saints et à l’office des défunts, à toutes les Heures, on omet le Pater, l’Ave et, s’il y a lieu, le Credo, et elles commencent comme c’est indiqué au Bréviaire.

3. De même les Heures canoniques, dans la récitation publique aussi bien que privée, se terminent de cette manière :
Matines (dans la récitation privée), laudes, tierce, sexte, none et vêpres : par le verset Fidelium animae.
Prime : par la bénédiction Dominus nos benedicat.
Complies : par la bénédiction Benedicat et custodiat.

b) Conclusion de l’office

4. Le cours quotidien de l’office divin se conclut après complies par l’antienne accoutumée à la Sainte Vierge, avec le verset Divinum auxilium.
L’induit et les indulgences concédés pour la récitation de la prière Sacrosanctae sont rattachés à cette antienne finale.

c) De certaines parties de l’office

5. Les hymnes propres de certains saints assignées à des heures déterminées ne sont pas transférées. Dans l’hymne Iste confessor, on ne change jamais le troisième vers, qui sera toujours : Meruit supremos laudis honores.

6. Les antiennes à Magnificat au temps de la Septuagésime qui auraient été omises ne sont pas reprises.

7. On dit les prières fériales seulement à vêpres et à laudes de l’office des mercredi et vendredi au temps de l’Avent, du Carême et de la Passion, ainsi que des mercredi, vendredi et samedi des Quatre-Temps, sauf pendant l’octave de Pentecôte, quand on fait l’office de la férie.

8. On omet toutes les autres « preces ».

g. On omet le suffrage des saints et la commémoraison de la Croix.

10. On ne récite le Symbole de saint Athanase qu’à la fête de la Sainte Trinité.

d) Autres changements

11. Les premières vêpres (soit entières, soit à partir du capitule, soit par mode de mémoire) n’existent qu’aux fêtes de première et de deuxième classe, et aux dimanches.

12. En ce qui concerne diverses parties de l’office, on observera ce qui suit :
a) Les dimanches et les fêtes de première classe, rien de nouveau.
b) Aux fêtes de deuxième classe et aux fêtes doubles du Seigneur et de la Sainte Vierge, à matines, laudes et vêpres, on prend au propre et au commun ; aux petites Heures, au psautier de la férie courante et au propre ; à complies, du dimanche.
c) Aux autres fêtes, vigiles et féries, à toutes les Heures, on prend au psautier et au propre, à moins qu’à matines, laudes et vêpres, on ait des antiennes et des psaumes spéciaux.

13. On omet les leçons de l’Ecriture occurrente avec leurs répons si on ne peut les dire au jour qui leur est assigné, même s’il s’agit du « commencement » des livres.

14. Aux fêtes de saints, les leçons du premier nocturne, si elles ne sont pas assignées comme propres, sont prises de l’Écriture occurrente : à défaut, on les prend au commun.

TITRE V.— Changements au Missel

a) Des oraisons

1. Les oraisons assignées pour les divers temps sont abolies.

2. Aux messes votives des défunts, si on les chante, on dit une seule oraison ; si on ne les chante pas, on peut dire trois oraisons.

3. L’oraison Fidelium, prescrite jusqu’ici pour la première férié libre de chaque mois, ou pour le lundi de chaque semaine, est abolie. Au chœur, à ces féries, la messe conventuelle est dite conformément aux rubriques.

4- Les oraisons impérées par l’Ordinaire simpliciter sont omises selon les rubriques en vigueur jusqu’ici, et en outre tous les dimanches et chaque fois que la messe est chantée ; enfin quand les oraisons qu’il faut dire conformément aux rubriques atteignent le nombre de trois.

b) De quelques autres changements

5. Aux féries ordinaires, si on doit faire mémoire d’un saint, la messe peut être dite, au choix du célébrant, soit de la férié, soit du saint commémoré, célébré sous le mode festif.

6. Aux messes des défunts, la séquence Dies iræ peut être omise, sauf s’il, s’agit de la messe au jour du décès ou de l’enterrement, en présence du corps, ou même s’il est absent pour une cause raisonnable, et au jour de la Commémoraison de tous les fidèles défunts. Mais ce jour-là, la séquence ne doit être dite qu’une fois, c’est-à-dire à la messe principale, ou, s’il n’y en a pas, à la première messe.

7. On dit le Credo exclusivement les dimanches et aux fêtes du Seigneur et de la Sainte Vierge, aux fêtes de la mort (nataliciis) des Apôtres et des Evangélistes, et des Docteurs de l’Église universelle, et aux messes votives solennelles quand elles sont chantées.

8. On dit la Préface qui est propre à chaque messe ; à défaut, on dit là Préface du temps et, s’il n’y en a pas, là Préface commune.

9. À chaque messe, on prend toujours comme dernier Evangile le début de l’Évangile de saint Jean, sauf à la troisième messe- de la Nativité du Seigneur et à la messe du dimanche des Rameaux.

Donc la vigile de Saint Simon et Saint Jude n'existe plus.
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Message  ROBERT. le Lun 27 Oct 2014, 1:22 pm

gabrielle a écrit:
Donc la vigile de Saint Simon et Saint Jude n'existe plus.

Très bien expliquée en: TITRE II. — Changements dans le Calendrier.   b) des vigiles; #9.  Merci.
ROBERT.
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Message  gabrielle le Mar 28 Oct 2014, 7:34 am

Le 28 octobre

Saint Simon et Saint Jude, apôtres

Simon le Chananéen, qui fut nommé aussi le Zélé et Thaddée, appelé encore dans l’Évangile Jude, frère de Jacques, auteur d’une des Épîtres catholiques, ont parcouru, l’un l’Egypte et l’autre la Mésopotamie, en prêchant l’Évangile. Ils se réunirent ensuite en Perse, où ils engendrèrent à Jésus-Christ d’innombrables enfants. Ayant répandu la semence de la foi dans ces vastes régions et parmi des peuples barbares, ils firent resplendir ensemble d’un vif éclat le très saint nom de Jésus-Christ par leur doctrine et leurs miracles, et finalement par un glorieux martyre.

Lecture du saint Évangile selon saint Jean.

En ce temps-là : Jésus dit à ses disciples : Ce que je vous commande, c’est que vous vous aimez les uns les autres. Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a eu en haine avant vous. Et le reste.

Homélie de saint Augustin, Évêque.

Dans la leçon de l’Évangile qui a précédé celle de ce jour, le Seigneur avait dit : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, pour que vous alliez, et que vous rapportiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous le donne. » Et voilà qu’il leur dit à présent « Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. » Ceci doit nous faire comprendre que c’est là notre fruit, ce fruit dont il disait : « C’est moi qui vous ai choisis, pour que vous alliez, et que vous rapportiez du fruit, et que votre fruit demeure. » Et quant à la parole ajoutée à la suite : « Afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne ; » le Père nous le donnera certainement, si nous nous aimons les uns les autres ; puisque lui-même, de son côté, nous a donné ce commandement d’amour, en nous choisissant, quoique dépourvus de fruit ; car, sans que nous l’ayons choisi les premiers, il nous a établis pour que nous rapportions du fruit, c’est-à-dire pour que nous nous aimions les uns les autres.

Notre fruit, c’est donc la charité, cette charité définie par l’Apôtre, venant « d’un cœur pur, d’une bonne conscience, et d’une foi non feinte. » Par elle, nous nous aimons les uns les autres ; par elle, nous aimons Dieu ; et en effet, nous ne nous aimerions pas mutuellement, si nous n’aimions pas Dieu ; car, on n’aime son prochain comme soi-même qu’autant que l’on aime Dieu, attendu que celui qui n’aime pas Dieu, ne s’aime pas soi-même. « En ces deux commandements » d’amour « se renferment toute la loi et les Prophètes. » Voilà notre fruit, ce fruit que Jésus nous ordonne de porter, quand il dit : « Ce que je vous ordonne, c’est de vous aimer les uns les autres. » De là vient que l’Apôtre saint Paul, voulant recommander les fruits de l’Esprit, en opposition avec les œuvres de la chair, a mis en premier lieu cet amour : « Le fruit de l’Esprit, dit-il, c’est la charité. » Après quoi il énumère tout à la suite les autres biens qui ont la charité pour principe, et qui s’y rattachent ; ce sont : « La joie, la paix, la longanimité, la douceur, la bonté, la foi la mansuétude, la continence, la chasteté. »

Or, a-t-il une joie raisonnable, celui qui n’aime pas le bien dont il se réjouit ? Peut-on avoir une paix véritable avec quelqu’un, si ce n’est avec celui qu’on aime sincèrement ? Est-on longanime, patient à persévérer dans la pratique du bien, si l’on n’a point la ferveur de l’amour ? Est-on bienveillant, à moins d’aimer celui qu’on assiste ? Qui est bon, s’il ne le devient en aimant ? Est-on croyant, d’une foi salutaire, si l’on ne croit de cette foi qui opère ? Quelle mansuétude est utile si la dilection ne la règle ? Comment s’abstenir de ce qui déshonore, à moins d’aimer ce qui honore ? C’est donc avec raison que le bon Maître recommande si fréquemment la dilection, comme s’il n’avait rien à prescrire que cette vertu, sans laquelle ne peuvent servir les autres biens, et qu’on ne peut avoir sans avoir aussi les autres biens, qui rendent l’homme vraiment bon.

http://deojuvante.forumactif.org/t990-saint-simon-et-saint-jude-apotres#13411
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