Parabole des talents

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Message  pechemignon le Jeu 17 Oct 2013, 10:22 am

Matthieu 25, 14 à 30 a écrit:« Il en sera comme d'un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens. Il donna cinq talents à l'un, deux à l'autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit. Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s'en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents. De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres. Celui qui n'en avait reçu qu'un alla faire un creux dans la terre, et cacha l'argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte. Celui qui avait reçu les cinq talents s'approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit : Seigneur, tu m'as remis cinq talents; voici, j'en ai gagné cinq autres. Son maître lui dit : C'est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître. Celui qui avait reçu les deux talents s'approcha aussi, et il dit: Seigneur, tu m'as remis deux talents; voici, j'en ai gagné deux autres. Son maître lui dit : C'est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître. Celui qui n'avait reçu qu'un talent s'approcha ensuite, et il dit : Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n'as pas semé, et qui amasses où tu n'as pas vanné ; j'ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre; voici, prends ce qui est à toi. Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n'ai pas semé, et que j'amasse où je n'ai pas vanné ; il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j'aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt. Ôtez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents. Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l'abondance, mais à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il a. Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Ce qui m'étonne dans cette parabole, c'est que le dernier qui n'avait qu'un seul talent, il semble être confiant lorsqu'il voit le maître revenir, il se dit "quand il verra son talent intact, il sera fière de moi", hélas en se moment le Seigneur l'éclaire et lui montre qu'il pouvait mieux faire. Mais  Ce qui a le plus attiré mon attention, c'est cette banque. Ceux qui investissent ( les deux premiers) auraient pus faire faillite. Mais si on connait une banque sûr qui ne peut faire faillite c'est préférable de confier ses talents à cette banque. Là on est certain d'avoir des intérêts au moment de rendre des comptes.

Maman n'est elle pas aussi appelé la « trésorière des grâces » ? Je suis convaincu que cette banque dont parle Jésus est bien Marie. Marie ne peut pas faire "faillite". En plaçant son argent dans une banque fiable, on est certain d'avoir des intérêts et avec le moins de risque et en faisant très peu d'effort. De même en donnant tout ce qu'on fait, nos oeuvres, nos prières, nos jeûnes, nos vertus etc à Marie, on est certain qu'au produira des "fruits" et avec un minimum d'effort, pour faire plaisir à Jésus

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Message  gabrielle le Sam 19 Oct 2013, 9:29 am

La communion des Saints, coffre mystérieux où le Seigneur place toutes offrandes de ses brebis.
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Message  ROBERT. le Sam 19 Oct 2013, 2:44 pm

Saint Jean Chrysostôme in Saint Matthieu XXV, 24-30 a écrit:
"Celui qui n’avait reçu qu’un talent vint ensuite et dit: Seigneur, je sais que vous êtes un homme rude et sévère, que vous moissonnez où vous n’avez point semé, et que vous recueillez où vous n’avez rien mis (Matthieu XXV, 24). C’est pourquoi, comme je vous appréhendais, j’ai été cacher votre talent dans la terre. Le voici: Je vous rends ce qui est à vous (Matthieu XXV, 25). Son maître lui répondit : Serviteur méchant et paresseux: Vous saviez que je moissonne où je n’ai point semé, et que je recueille où je n’ai rien mis (Matthieu XXV, 26). Vous deviez donc mettre mon argent entre les mains des banquiers, afin qu’à mon arrivée je retirasse avec usure ce qui est à moi (Matthieu XXV, 27)". C’est-à-dire : Ne deviez-vous pas parler, avertir et conseiller vos frères ? Ils ne me croient pas, dites-vous. Mais que vous importe qu’ils vous croient ou qu’ils ne vous croient pas ? Peut-on rien voir de plus doux que cette conduite ? Il n’en est pas ainsi chez les hommes, mais celui qui a été chargé de prêter l’argent est obligé aussi d’en exiger l’intérêt.



Dieu exige moins de ses serviteurs: "Vous deviez", dit-il, "mettre mon argent entre les mains des banquiers", et me laisser à moi seul le soin de l’exiger avec usure, comme j’eusse fait à mon arrivée. Ce mot "d’usure" se doit prendre pour la pratique des bonnes œuvres. Vous deviez donc faire ce qui était le plus aisé, et vous reposer sur moi du plus difficile. Mais puisque vous ne l’avez pas fait: "Qu’on lui ôte le talent qu’il a, et qu’on le donne à celui qui a dix talents (Matthieu XXV, 28). Car on donnera à tous ceux qui ont déjà, et ils seront comblés de richesses, mais pour celui qui n’a point, on lui ôtera même ce qu’il a (Matthieu XXV, 29)". C’est-à-dire, celui qui a reçu de Dieu le don de science pour l’utilité des autres, et qui ne s’en sert pas, le perdra entièrement. Au lieu que celui qui dispense sagement et avec soin ce qu’il sait, fera croître encore ce don que l’autre étouffe et détruit par sa paresse. Mais le malheur de ce serviteur paresseux et négligent ne se termine pas là et cette première parole est aussitôt suivie d’une sentence terrible.



"Qu’on précipite donc dans les ténèbres extérieures ce serviteur inutile: C’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents (Matthieu XXV, 30)". Remarquez donc ici, mes frères, que ce ne sont pas seulement les voleurs et les usurpateurs du bien d’autrui, ni ceux qui commettent des violences, qui seront condamnés par Jésus-Christ aux flammes éternelles de l’enfer, mais encore ceux qui sont lâches pour faire le bien.



Écoutons, mes frères, ces paroles effrayantes, et pendant que nous en avons encore le temps, travaillons sérieusement à notre salut. Prenons de l’huile dans nos lampes, et faisons fructifier le talent que Dieu nous a donné en dépôt: Si nous vivons ici dans la paresse et dans la négligence, personne n’aura alors compassion de notre misère ni de nos larmes. Nous voyons que celui qui osa se présenter à ces noces saintes de l’Evangile avec un vêtement sale, se condamna lui-même par son silence, et que néanmoins cet arrêt qu’il porta contre lui-même ne lui servit de rien, et qu’il n’empêcha pas qu’on ne le jetât dans les ténèbres extérieures. Nous venons encore de le voir, le serviteur paresseux a beau rendre tout l’argent qu’il avait reçu, il n’évite pas néanmoins la juste colère de son maître. On voit aussi que les vierges folles viennent frapper à la porte de l’Époux, et qu’on ne leur ouvre pas.  


Il faut donc que la vue et que la méditation de ces vérités terribles nous porte à assister nos frères de nos biens, de nos soins, de notre autorité et de tout ce qui nous sera possible. Car il faut par ce mot de « talent » entendre tout ce par quoi chacun peut contribuer à l’avantage de son frère, soit en le soutenant de son autorité, soit en l’aidant de son argent, soit en l’assistant de ses conseils, soit en lui rendant tous. Les autres services qu’il est capable de lui rendre.



Et que personne ne dise en lui-même: Que puis-je faire n’ayant reçu qu’un seul talent ? Un seul talent peut vous suffire pour témoigner votre fidélité envers votre maître, et pour vous rendre agréable aux yeux de Dieu. Vous n’êtes pas plus pauvre que cette veuve de l’Evangile qui n’avait que deux petites pièces de monnaie. Vous n’êtes pas plus grossier que ne l’était saint Pierre ou que saint Jean, qui étaient des hommes sans lettres et qui sont devenus néanmoins les princes du ciel, par cette charité catholique et universelle qu’ils ont eue pour toute la terre.



Rien n’est si agréable à Dieu que de sacrifier sa vie à l’utilité publique de tous ses frères. C’est pour cela que Dieu nous a honorés de la raison, qu’il nous a donné la parole, qu’il nous a inspiré une âme, qu’il a formé nos pieds et nos mains, qu’il a répandu la force dans tout notre corps, afin que nous pussions user de toutes ces choses pour le bien de tous les hommes. Car la parole ne nous sert pas seulement pour chanter à Dieu des cantiques de louanges, et pour lui rendre grâces de ces dons: elle nous sert encore pour instruire nos frères, et pour leur donner de saints avis. Si nous sommes fidèles en ce point, nous imiterons Jésus-Christ notre maître, en ne disant aux hommes que ce que Dieu lui-même nous dit dans le cœur. Si au contraire nous y sommes infidèles, nous imiterons le démon.(…)

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gras ajoutés.
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