Les dangers de la lecture

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Re: Les dangers de la lecture

Message  Diane le Jeu 04 Juin 2009, 9:55 am

En complément du post de Deo Gratias !



Charles Pierre Baudelaire, né à Paris le 9 avril 1821 et mort le 31 août 1867 dans la même ville, est un poète français.
Baudelaire se vit reprocher son écriture et le choix de ses sujets. Il ne fut compris que par quelques-uns de ses pairs. Dans Le Figaro du 5 juillet 1857, Gustave Bourdin réagit lors de la parution des Fleurs du mal : « Il y a des moments où l'on doute de l'état mental de M. Baudelaire, il y en a où l'on n'en doute plus ; —c'est, la plupart du temps, la répétition monotone et préméditée des mêmes choses, des mêmes pensées. L'odieux y côtoie l'ignoble ; le repoussant s'y allie à l'infect... ». Aujourd'hui reconnu comme un écrivain majeur de l'histoire de la poésie française, Baudelaire est devenu un classique. Barbey d'Aurevilly voyait en lui « un Dante d'une époque déchue » 1.

Au travers de son œuvre, Baudelaire a tenté de tisser et de démontrer les liens entre le mal et la beauté, le bonheur et l'idéal inaccessible (À une passante), la violence et la volupté (Une martyre), entre le poète et son lecteur (« Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère »), entre les artistes à travers les âges (Les Phares). En parallèle de poèmes graves (Semper Eadem) ou scandaleux pour l'époque (Delphine et Hippolyte), il a exprimé la mélancolie (Mœsta et errabunda) et l'envie d'ailleurs (L'Invitation au voyage). Il a aussi extrait la beauté de l'horreur (Une charogne) .


Éléments biographiques

Autoportrait de Baudelaire

Baudelaire naît au n°13 de la rue Hautefeuille à Paris. Sa mère, Caroline Archenbaut-Defayis (Dufaÿs ou Dufays, par corruption) a 27 ans. Son père, Joseph-François Baudelaire, né en 1769 à La Neuville-au-Pont, en Champagne, est alors sexagénaire. En 1827, son père meurt lorsque Charles a six ans. Cet homme lettré, épris des idéaux des Lumières, et amateur de peinture, peintre lui-même, lui laisse un héritage dont il n'aura jamais le total usufruit. Il avait épousé, en première noces, le 7 Mai 1797, Jeanne Justine Rosalie Jasmin avec laquelle il eut un fils , Claude Alphonse Baudelaire, le demi-frère de Charles.

Un an plus tard, sa mère, Caroline Archimbaut-Dufays (1793-1871) se remarie avec le chef de bataillon Jacques Aupick. Le futur poète ne pardonnera jamais à sa mère ce remariage, et l'officier Aupick, devenu plus tard ambassadeur, incarne à ses yeux tout ce qui fait obstacle à ce qu'il aime : sa mère, la poésie, le rêve, et la vie sans contingences.[réf. nécessaire]

En 1831, le lieutenant-colonel Aupick ayant reçu une affectation à Lyon, Baudelaire est inscrit à la pension Delorme puis suit les cours de sixième au Collège royal de Lyon, en cinquième il devient interne. En janvier 1836, la famille revient à Paris où Aupick est promu colonel en avril. Baudelaire, alors âgé de 14 ans, est inscrit au Collège Louis-le-Grand comme pensionnaire, mais il doit redoubler sa troisième. En seconde, il obtient le deuxième prix de vers latins au concours général.

Renvoyé du lycée Louis-le-Grand en avril 1839 pour une vétille2 en 1839, Baudelaire mène une vie en opposition aux valeurs bourgeoises incarnées par sa mère et son beau-père. Baudelaire est reçu in extremis au Baccalauréat qu'il passe au lycée Saint-Louis en fin d'année. Son beau-père jugeant la vie de son beau-fils « scandaleuse », décide de l'envoyer en voyage vers les Indes, qui prend fin aux Mascareignes (Maurice et Réunion) en 1841.

De retour à Paris, il s'éprend de Jeanne Duval, jeune mulâtresse, avec laquelle il connaîtra les charmes et les amertumes de la passion. Dandy endetté, il est placé sous tutelle judiciaire, et connaît, dès 1842, une vie misérable. Il commence alors à composer plusieurs poèmes des Fleurs du mal. Critique d'art et journaliste, il défend en Delacroix le représentant du romantisme en peinture, mais aussi Balzac lorsque l'auteur de La Comédie humaine est sottement attaqué et caricaturé pour sa passion des chiffres3 ou pour sa perversité présumée4. En 1848, il participe aux barricades. Plus tard, il partage la haine de Gustave Flaubert et de Victor Hugo pour Napoléon III, mais sans s'engager outre mesure dans son œuvre (« L'Émeute, tempêtant vainement à ma vitre / Ne fera pas lever mon front de mon pupitre » - Paysage dans Tableaux parisiens du recueil Les Fleurs du mal)[réf. nécessaire]

Les Fleurs du mal paraissent en 1857 à 500 exemplaires. Le recueil sera poursuivi en 1857 pour « offense à la morale religieuse » et « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs ». Seul ce dernier chef d'inculpation condamnera Baudelaire à une forte amende de 300 francs, qui fut réduite à 50 francs, suite à une intervention de l'impératrice Eugénie. L'éditeur, Auguste Poulet-Malassis, s'acquitta pour sa part d'une amende de 100 francs, et dut retrancher six poèmes dont le procureur général Ernest Pinard avait demandé l'interdiction (Les bijoux ; Le Léthé ; À celle qui est trop gaie ; Lesbos ; Femmes damnées [le premier poème] ; Les métamorphoses du vampire). Malgré la relative clémence des jurés, relativement au réquisitoire qui visait 11 poèmes, ce jugement toucha profondément le poète, qui réalisa, contraint et forcé, une nouvelle édition en 1861, enrichie de 32 poèmes. En 1862, Baudelaire est candidat au fauteuil de Scribe à l'Académie. Il est parrainé par Sainte-Beuve et Vigny. Le 6 février 1862, il n'obtient aucune voix et se désiste. Par la suite il renoncera à se présenter au fauteuil de Lacordaire5. En 1866, l'auteur réussit à publier les six pièces condamnées, accompagnées de 16 nouvelles, à Bruxelles, c'est-à-dire hors de la juridiction française, sous le titre Les Épaves6.



Tombe de Baudelaire au cimetière du Montparnasse

Le poète part alors pour la Belgique, et se fixe à Bruxelles, où il prépare un pamphlet contre ce pays, qui figure, à ses yeux, une caricature de la France bourgeoise. Pressentant la mort inéluctable de ce royaume artificiel, il résume son épitaphe en un mot : Enfin !

Il y rencontre Félicien Rops, qui illustre les Fleurs du mal. En 1866, Baudelaire entreprend en Belgique une tournée de conférences où ses talents de critique éclairé sur l'art ne déplacent guère les foules. Lors d'une visite à l'église Saint-Loup de Namur, Baudelaire a une perte de connaissance, à la suite de laquelle il subit des troubles cérébraux, en particulier d'aphasie. Il meurt à Paris de la syphilis le 31 août 1867, sans avoir pu réaliser le projet d'une édition définitive, comme il la souhaitait, des Fleurs du Mal, travail de toute une vie. Il est enterré au cimetière du Montparnasse (6e division), dans la même tombe que son beau-père, le général Aupick, et que sa mère.

Le Spleen de Paris (autrement appelé Petits poèmes en prose) sera édité à titre posthume en 1869, dans une nouvelle édition remaniée par Asselineau et Théodore de Banville. À sa mort, son héritage littéraire est mis aux enchères. Michel Lévy (éditeur) l'acquiert pour 1750 francs. La troisième édition des Fleurs du Mal que préparait Baudelaire, accompagnée des 11 pièces intercalaires, a disparu avec lui.

Une première demande en révision du jugement de 1857 fut introduite en 1929 par Louis Barthou ; cependant elle ne fut pas satisfaite, aucune procédure n'existant à l'époque pour ce cas. C'est par la loi du 25 septembre 19467 que fut créée une procédure de révision des condamnations pour outrage aux bonnes mœurs commis par la voie du livre, exerçable par le Garde des Sceaux à la demande de la Société des Gens de Lettres. Celle-ci décida, l'année même, de demander ladite révision pour Les Fleurs du Mal, qui fut enfin rendu, le 31 mai 1949, par la Chambre criminelle de la Cour de cassation8,9,10.










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Re: Les dangers de la lecture

Message  gabrielle le Jeu 04 Juin 2009, 10:31 am

Merci Deo Gratias et Marie-Madeleine pour les infos sur Baudelaire


Plutôt que l'Église qui pourrait paraître trop rigoriste ... nous pourrions nous poser la question : qu'en pensait la société de l'époque ?

La société jugea cet ouvrage inacceptable elle fut même condamnée..

Et ce n'est pas une société vertueuse qui le fit. Mais bien une société imbibée des idéologies des libres penseurs du temps. Un société décadente .

Attendu que Charles Baudelaire, Poulet-Malassis et de Broise ont été traduits devant le Tribunal correctionnel de la Seine, comme prévenus d’avoir commis les délits d’offense à la morale publique et aux bonnes mœurs, et d’offense à la morale religieuse, prévus et punis par les art. 1er et 8 de la loi du 17 mai 1819, Baudelaire, en publiant, Poulet-Malassis et de Broise, en publiant, vendant et mettant en vente l’ouvrage intitulé Les Fleurs du Mal ; que par jugement du 20 août 1857, le Tribunal a dit non établie la prévention d’offense à la morale religieuse et a renvoyé les prévenus des fins de la poursuite de ce chef, mais les a déclarés coupables d’outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs, les a condamnés : Baudelaire à 300 fr. d’amende, Poulet-Malassis et de Broise à 100 fr. de la même peine, et a ordonné la suppression des pièces portant les numéros 20, 30, 39, 80; 81, 87 du recueil ; que, pour justifier cette condamnation, le jugement énonce que l’erreur du poète dans le but qu’il voulait atteindre et dans la route qu’il a suivie, quelqu’effort de style qu’il ait pu faire, quel que soit le blâme qui précède ou suit ses peintures, ne saurait détruire l’effet funeste des tableaux qu’il présente aux lecteurs et qui, dans les pièces incriminées, conduisent nécessairement à l’excitation des sens par un réalisme grossier offensant pour la pudeur.
http://ledroitcriminel.free.fr/le_phenomene_criminel/crimes_et_proces_celebres/baudelaire.htm

Mais me direz-vous le jugement fut cassé en 1949. Certes en des temps où la déchéance relevant la tête se montrait le bout du nez et allait surgir bientôt tel un monstre d'impiété.

Baudelaire dans une bibliothèque catholique est un non sens.

Place-t-on le diable à côté de Dieu.?

Les fleurs du mal tout près des Saints Évangiles?

Qui d'entre nous se disant catholique, se complairait en une telle lecture?

Qui d'entre nous se disant catholique, aimerait que ses enfants se souillent l'imagination en lisant Baudelaire?

Comment GDF, peut-il tolérer la recommandation d'un tel bouquin et personne ne s'insurge contre cela, alors que tout le monde râle pour la photographie inoffensive d'une dinde.

http://gestadei.bb-fr.com/divers-culture-sports-loisirs-f5/baudelaire-t1946.htm

Relu ce week-end les Fleurs du Mal de Baudelaire.

Je ne résiste pas à vous faire partager ce petit bijou de profondeur théologique qui mérite qu'on lui fasse justice. Pour mémoire "le poète maudit" aurait fait retour à Dieu très chrétiennement un articulo mortis dans les bras de Louis Veuillot.
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Re: Les dangers de la lecture

Message  ROBERT. le Jeu 04 Juin 2009, 10:45 am

.

Excellentes info. cher Parce, Marie-Madeleine, Paradiso et Deo Gratias sur le "lycanthrope" affraid Beaudelaire... Et dire qu'au Collège Roussin, il y a 44 ans...quarante-quatre ans ! Shocked Shocked confused confused on l'enseignait sous prétexte de rimes riches dans sa "poésie". Avec une "richesse" semblable, notre âme meurt affraid sur un temps "riche"..!!!
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Re: Les dangers de la lecture

Message  gabrielle le Jeu 04 Juin 2009, 11:19 am

Deo Gratias a écrit:Il nous faudrait un médecin pour confirmer Wink

Confirmation de l'équipe médicale Laughing
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Re: Les dangers de la lecture

Message  JCMD67 le Jeu 04 Juin 2009, 11:37 am

j'ai repris ce dossier, en y ajoutant un livre de l'abbé lémann, et l'ai mis ici:

http://www.gloria.tv/?media=27512
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Re: Les dangers de la lecture

Message  ROBERT. le Jeu 04 Juin 2009, 12:47 pm

Parce Domine a écrit: Comment GDF, peut-il tolérer la recommandation d'un tel bouquin (i.e. les fleurs du mal) et personne ne s'insurge contre cela, alors que tout le monde râle pour la photographie inoffensive d'une dinde.

Vous avez des réparties pleines de GBS* qui clouent le bec... !!

(*GBS= non, non ce n'est pas le nom d'un autre forum... !! Very Happy
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Re: Les dangers de la lecture

Message  Louis le Jeu 04 Juin 2009, 12:58 pm

Parce Domine a écrit:

(...)

Qui d'entre nous se disant catholique, se complairait en une telle lecture?

Qui d'entre nous se disant catholique, aimerait que ses enfants se souillent l'imagination en lisant Baudelaire?

Comment GDF, peut-il tolérer la recommandation d'un tel bouquin et personne ne s'insurge contre cela, alors que tout le monde râle pour la photographie inoffensive d'une dinde.

http://gestadei.bb-fr.com/divers-culture-sports-loisirs-f5/baudelaire-t1946.htm

Relu ce week-end les Fleurs du Mal de Baudelaire.

Je ne résiste pas à vous faire partager ce petit bijou de profondeur théologique qui mérite qu'on lui fasse justice. Pour mémoire "le poète maudit" aurait fait retour à Dieu très chrétiennement un articulo mortis dans les bras de Louis Veuillot.
YES !!!

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Re: Les dangers de la lecture

Message  Catherine le Jeu 04 Juin 2009, 12:59 pm

CONFITEOR a écrit:
Parce Domine a écrit: Comment GDF, peut-il tolérer la recommandation d'un tel bouquin (i.e. les fleurs du mal) et personne ne s'insurge contre cela, alors que tout le monde râle pour la photographie inoffensive d'une dinde.

Vous avez des réparties pleines de GBS* qui clouent le bec... !!

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Re: Les dangers de la lecture

Message  ROBERT. le Jeu 04 Juin 2009, 1:06 pm

Philothée a écrit:
CONFITEOR a écrit:
Parce Domine a écrit: Comment GDF, peut-il tolérer la recommandation d'un tel bouquin (i.e. les fleurs du mal) et personne ne s'insurge contre cela, alors que tout le monde râle pour la photographie inoffensive d'une dinde.

Vous avez des réparties pleines de GBS* qui clouent le bec... !!

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Ici on dit: Gros Bon Sens, dans le sens de: Plein de bon sens... ce qui équivaut à votre expression... Very Happy
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Re: Les dangers de la lecture

Message  Admin le Jeu 04 Juin 2009, 5:51 pm

Votre message a été transféré sur "Ici on parle de doctrine" dans le fil : Et pourquoi pas.

Ce dossier est réservé au sujet Les dangers de la lecture et plus spécialement au "poète maudit" et au forum GDF qui en recommande la lecture.


Merci de votre compréhension
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Re: Les dangers de la lecture

Message  gabrielle le Ven 05 Juin 2009, 6:45 pm

Trompé par une fréquentation incessante de sa pensée avec les scènes de honte et de débauche, l'auteur des Fleurs du mal avait le sentiment faux du vice. Cette atmosphère corrompue tenait son esprit dans un état permanent d'exaltation. De là le désordre de quelques-unes de ses inspirations, d'Abel et Cain, par exemple, où le crime est glorifié, où le poète, oubliant qu'il est athée, pousse un cri de révolte et de blasphème contre Dieu.

HISTOIRE
DE LA
LITTÉRATURE FRANÇAISE
DEPUIS LE XVIe SIÈCLE JUSQU'A NOS JOURS
Par
FRÉDÉRIC GODEFROY
Ouvrage couronné par l'Académie française
XIXe SIECLE
POÈTES TOME II
Gaume et Cie, Éditeurs
1879
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Re: Les dangers de la lecture

Message  gabrielle le Sam 06 Juin 2009, 11:21 am

Rosalmonte a écrit:Baudelaire était un poète très chrétien. "Les fleurs du mal" est un état des lieux du péché. Sous le terme de "spleen", qui est une licence poétique, désigne tout particulièrement le péché originel qui frappe l'homme et le fait déchoir. Le seul moyen pour lui, c'est de se retourner vers l'Idéal.

Baudelaire utilise la figure de style appelée "prosopopée". Il fait parler le révolté, le déchu, le damné, mais pour mieux faire voir la révolte, la déchéance, la damnation. Il ne les fait pas siennes!!! Il n'y a qu'à lire "mon coeur mis à nu" et "fusées" pour le comprendre.

Sa condamnation par un tribunal bien maçon était basée sur l'atteinte aux bonnes moeurs, et pas à la religion, car ses juges ont bien compris qu'il était chrétien. ils ont tiqué sur les poèmes lesbiens. (prosopopée toujours.)

De plus, je pense, à l'instar de Nadar, son ami, que Baudelaire était vierge. Un faisceau d'indices concordants peut le prouver.

De plus, il est mort en chrétien, chez les bonnes soeurs.

Enfin, c'est le plus grand poète laïc de tous les temps, et de toutes les littératures. Dans ma bibliothèque, un recueil des "fleurs du mal" est assis tout à côté des ouvrages de théologie.

Maintenant, allez-y, sur vos fora, et copiez ce fil pour bien vous gausser de moi. Franche rigolade pour ce week-end assurée! Je vous vois déjà venir...

"et blablabla, hérétique, et blablabli, hérétoc, et blablablu, libéral, et blablablo, n'aime pas l'Eglise, et merci mon Dieu de nous avoir maintenu dans votre Vérité, pas comme ces damnés du LFC ou de Gesta Dei :chaussis :chaussis :chaussis :Lutefisk :Lutefisk "

http://www.phpbbserver.com/lelibreforumcat/viewtopic.php?p=34103&mforum=lelibreforumcat#34103
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Re: Les dangers de la lecture

Message  Roger Boivin le Sam 06 Juin 2009, 11:37 am

La vie chrétienne avant l'art.

« L'encre des écrivains est aujourd'hui plus précieuse que le sang des martyrs », a dit Ernest Psichari. C'est le signe de notre profonde décadence. L'esprit du Christ est fait de force, de courage jusqu'à l'immolation joyeuse pour rendre témoignage à la vérité et pour le salut du prochain. Les apôtres, les saints, les vrais chrétiens de tous les temps, ont été animés de cet esprit.

Quand un peuple ou une classe de gens en viennent à être plus sensibles à l'encre qu'au sang des martyrs, à la beauté d'une phrase qu'à sa valeur morale, c'est que le sel a perdu sa saveur, c'est que le sang a perdu sa couleur, c'est qu'on s'est honteusement efféminé, puisqu'on en est venu à préférer les chatouillements voluptueux d'un art décadent à la grande joie mâle de coopérer avec les martyrs, par la sueur et le sang à l'édification du royaume du Christ.


Eugène Lefebvre, C.Ss.R.
LA MORALE
AMIE de L'ART

Imprimi potest: Léon Laplante, c. ss. R., sup. prov.
Sainte-Anne-de-Beaupré, le 26 juillet 1947.
Nihil obstat: Cyrille Larecque, censeur.
Québec, le 14 octobre 1947.
Imprimatur: Geo.-E. Grandbois, v.g.
Québec, le 14 octobre 1947.
pages 259-60.


Dernière édition par Léon le Sam 06 Juin 2009, 11:46 am, édité 1 fois
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Re: Les dangers de la lecture

Message  Roger Boivin le Sam 06 Juin 2009, 11:45 am

Où sont les références de Rosalmonte !?
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Re: Les dangers de la lecture

Message  gabrielle le Sam 06 Juin 2009, 11:51 am

Ça, je l'ignore. Comme dans toujours des affirmations gratuites ...

Magnifique votre texte sur "la vie chrétienne avant l'art" il résume bien le sujet de ce dossier.

Merci
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Re: Les dangers de la lecture

Message  Diane le Sam 06 Juin 2009, 11:56 am

Léon a écrit:Où sont les références de Rosalmonte !?

S'il a des références, ben, il ne l'est à pas, mise!

Baudelaire n'était pas un chrétien, il s'est converti juste à la fin de sa vie!

En passant, votre texte sur «La vie chrétienne avant l'art.» est très très bien

Au plaisir de vous relire !
Wink
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Re: Les dangers de la lecture

Message  ROBERT. le Sam 06 Juin 2009, 12:09 pm

Parce Domine a écrit:Ça, je l'ignore. Comme dans toujours des affirmations gratuites ...

Magnifique votre texte sur "la vie chrétienne avant l'art" il résume bien le sujet de ce dossier.

Merci


Pour Léon, bravo pour le texte sur "la vie chrétienne de l'art" et, comme on dit: ce qui est affirmé gratuitement, peut être nié tout aussi gratuitement... i.e. ignorer les affirmations gratuites...
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Re: Les dangers de la lecture

Message  Louis le Sam 06 Juin 2009, 1:06 pm

Merci cher Léon de votre texte ci haut

Au plaisir de vous relire sunny flower

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Re: Les dangers de la lecture

Message  Invité le Dim 07 Juin 2009, 3:14 am

Dans "l'enseignement" donné par l'Éducation nationale athée, Baudelaire a toute sa place.

Régulièrement, on voit "Les fleurs du mal" figurer parmi les oeuvres au programme du bac de français.

Sa conversion in articulo mortis rend-elle ses oeuvres recommandables? En ce cas, on pourrait aussi recommander les oeuvres de Maurras, de l'hérétique Béranger de Tours, voire d'Adam Weishaupt!

Et puis, comme l'a fort bien dit le magnifique texte cité par Léon (que je salue au passage): "la vie chrétienne avant l'art".

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Re: Les dangers de la lecture

Message  Gérard le Dim 07 Juin 2009, 4:21 am

Parce Domine a écrit:

Comment GDF, peut-il tolérer la recommandation d'un tel bouquin (i.e. les fleurs du mal) et personne ne s'insurge contre cela, alors que tout le monde râle pour la photographie inoffensive d'une dinde.

Si donc c’est un Grand Bon Sens de s’indigner la recommandation des œuvres de Beaudelaire et des autres pourris pour les adultes, comme le fait très courageusement Parce Domine, comment se fait-il que tous les établissements catholiques courrant comme des dératés après les examens (qui dit Plôme dit tous ces pourris) ont soumis les enfants dans leur éducation à tous ces ramassis d’impiété.

Cela ne vous dit rien la meule pendue au cou et jeter à l'eau !

C’était sans doute pour la sacro-sainte Concorde entre l’Eglise et les Etats maçons que les ecclésiastiques eux-mêmes préparaient l’intégration de leurs élèves cathos pour qu’ils s’apanouissent dans l’Etat laïc et maçon.


Même pour les dirigeants de l’Eglise catholique depuis la Révolution:

« L'encre des écrivains est aujourd'hui plus précieuse que le sang des martyrs », a dit Ernest Psichari. C'est le signe de notre profonde décadence. L'esprit du Christ est fait de force, de courage jusqu'à l'immolation joyeuse pour rendre témoignage à la vérité et pour le salut du prochain. Les apôtres, les saints, les vrais chrétiens de tous les temps, ont été animés de cet esprit.

Quand un peuple ou une classe de gens en viennent à être plus sensibles à l'encre qu'au sang des martyrs, à la beauté d'une phrase qu'à sa valeur morale, c'est que le sel a perdu sa saveur, c'est que le sang a perdu sa couleur, c'est qu'on s'est honteusement efféminé, puisqu'on en est venu à préférer les chatouillements voluptueux d'un art décadent à la grande joie mâle de coopérer avec les martyrs, par la sueur et le sang à l'édification du royaume du Christ.
La vie chrétienne avant l'art.

Eugène Lefebvre, C.Ss.R.
LA MORALE
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Imprimi potest: Léon Laplante, c. ss. R., sup. prov.
Sainte-Anne-de-Beaupré, le 26 juillet 1947.
Nihil obstat: Cyrille Larecque, censeur.
Québec, le 14 octobre 1947.
Imprimatur: Geo.-E. Grandbois, v.g.
Québec, le 14 octobre 1947.
pages 259-60.



Peut-être un jour vous comprendrez enfin que l’histoire contradictoire du mariage civil dont l’autorité ecclésiastique porte la pleine et entière responsabilité et n’est pas un cas isolé.

C’est toujours la même stratégie : l’Eglise par ses papes condamne le mariage civil condamne et les auteurs cochons

La volonté de l'Eglise c'est la condamnation du Mariage civil et le désir qu'il soit aboli le plus tôt possible.

Elle l'a toujours condamné. Même 80 ans après son application en France, Léon XIII s'est affligé que l'Etat l'impose en Italie et considère les législateurs comme les pires ennemis de l'Eglise. Et en 1929, aux Accords du Latran, Pie XI est tellement heureux que le mariage civil ait été aboli en Italie qu'il dit que rien que pour cette conquête, il aurait donné sa vie.
Il est donc absolument faux de dire que les papes ont été pour le mariage civil.

Par contre ce qu'il faut dire pour expliquer l'ordre qui nous en a été fait de nous y soumettre qu'il s'agit d'un choix de la stratégie du moindre mal...stratégie qui consiste à ce que l’Eglise abandonne sa propre volonté et fait en pratique la volonté de l'ennemi, c’est à dire se soumette au mariage civil considéré par l'Eglise comme attentat contre le sacrement de Mariage et pour l’Education des enfants que l’Eglise permette la réalisation de l’Education pourrie.

Pour l’Education des enfants c’est la même chose :
Tous les auteurs cochons étaient condamnés par l’Eglise avec la plus grande solennité mais il n’y avait aucun mal que tous les établissements scolaires qui étaient sous l’autorité de l’Eglise enseignent ces auteurs cochons parce que cela leur ouvrait la voie d’un plus grand bien. Les examens et leurs « effets civils »
Cela faisait de ces élèves des hommes qui pourraient s’épanouir dans les Etats maçons, avoir des bonnes places sans discuter sur « ces petits riens » du moindre mal.
Ce sont ces hommes et femmes que vous retrouvez et que vous accusez sur GDF. Votre accusation serait parfaite si vous n'éludiez pas les causes !

C’est cela la politique Consalvienne du moindre mal. La Politique des Concordats, des Articles organique et du mariage civil.
La politique de Rome qui traite avec les maçons comme Bonaparte et les siens et garde le silence sur les Vendéens massacrés pour la bonne cause qui veulent foutre en l’air la République pour restaurer le Trône et l’Autel !

La politique de Rome qui demande à ses cristeros de rendre les armes à l’Etat maçon de Callas pour que ce soit Lui qui ait la victoire et le plaisir démoniaque d’abattre les cristeros obéissants qui viennent remettre leurs armes.

La volonté de l’Eglise et des papes pour établir « le Règne social de J-C » est indiscutable et nous la partageons TOUS ici.

La stratégie ! Adoptez-la si vous voulez …mais, je vous en prie ! Soyez logiques ! Faites le compte exact des dégâts si toutefois vous avez encore le « courage » de l’approuver.
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Re: Les dangers de la lecture

Message  Sandrine le Dim 07 Juin 2009, 5:57 am

Parce Domine a écrit:
Rosalmonte a écrit:Baudelaire était un poète très chrétien. "Les fleurs du mal" est un état des lieux du péché. Sous le terme de "spleen", qui est une licence poétique, désigne tout particulièrement le péché originel qui frappe l'homme et le fait déchoir. Le seul moyen pour lui, c'est de se retourner vers l'Idéal.

Baudelaire utilise la figure de style appelée "prosopopée". Il fait parler le révolté, le déchu, le damné, mais pour mieux faire voir la révolte, la déchéance, la damnation. Il ne les fait pas siennes!!! Il n'y a qu'à lire "mon coeur mis à nu" et "fusées" pour le comprendre.

Sa condamnation par un tribunal bien maçon était basée sur l'atteinte aux bonnes moeurs, et pas à la religion, car ses juges ont bien compris qu'il était chrétien. ils ont tiqué sur les poèmes lesbiens. (prosopopée toujours.)

De plus, je pense, à l'instar de Nadar, son ami, que Baudelaire était vierge. Un faisceau d'indices concordants peut le prouver.

De plus, il est mort en chrétien, chez les bonnes soeurs.

Enfin, c'est le plus grand poète laïc de tous les temps, et de toutes les littératures. Dans ma bibliothèque, un recueil des "fleurs du mal" est assis tout à côté des ouvrages de théologie.

Maintenant, allez-y, sur vos fora, et copiez ce fil pour bien vous gausser de moi. Franche rigolade pour ce week-end assurée! Je vous vois déjà venir...

"et blablabla, hérétique, et blablabli, hérétoc, et blablablu, libéral, et blablablo, n'aime pas l'Eglise, et merci mon Dieu de nous avoir maintenu dans votre Vérité, pas comme ces damnés du LFC ou de Gesta Dei :chaussis :chaussis :chaussis :Lutefisk :Lutefisk "

http://www.phpbbserver.com/lelibreforumcat/viewtopic.php?p=34103&mforum=lelibreforumcat#34103

Ici Rosalmonte nous "balade" ... son texte est plein de contradictions et d'incohérences ... et de grosse provocation !

A d'autres ! study

Merci cher Léon pour votre beau texte ! cheers
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Re: Les dangers de la lecture

Message  Invité le Dim 07 Juin 2009, 9:33 am

Guillaume a écrit:Et puis, comme l'a fort bien dit le magnifique texte cité par Léon (que je salue au passage): "la vie chrétienne avant l'art".

Sachant que Léon est, lui-même...un artiste! je tiens à nouveau à lui tirer mon chapeau !

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Re: Les dangers de la lecture

Message  Roger Boivin le Dim 07 Juin 2009, 2:13 pm

..oui, salue à vous Guillaume; ..

Artiste !? ..même pas du dimanche; de coeur seulement.
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Re: Les dangers de la lecture

Message  Monique le Dim 07 Juin 2009, 5:56 pm

Guillaume a écrit:
Guillaume a écrit:Et puis, comme l'a fort bien dit le magnifique texte cité par Léon (que je salue au passage): "la vie chrétienne avant l'art".

Sachant que Léon est, lui-même...un artiste! je tiens à nouveau à lui tirer mon chapeau !

Léon a écrit:..oui, salue à vous Guillaume; ..

Artiste !? ..même pas du dimanche; de coeur seulement.

Un artiste n'ont seulement de coeur mais vous êtes en plus... un artiste dans l'âme par l'aisance de votre plume ce qui honore votre talent d'écriture ! cheers


Merci pour ce très beau texte "la vie chrétienne avant l'art".

Au plaisir de vous relire encore... Wink flower
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Re: Les dangers de la lecture

Message  gabrielle le Mar 09 Juin 2009, 11:41 am

Rosalmonte a écrit:Je vous en prie, cher JMCD!

Et pour ceux qui, sur d'autres fora, me demandent mes sources, je leur réponds que je n'ai pas à les communiquer, et que mes infos sont certaines. Il faut me croire, c'est tout.

http://www.phpbbserver.com/lelibreforumcat/viewtopic.php?p=34158&mforum=lelibreforumcat#34158
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