L'Histoire de l'Acadie.

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L'Histoire de l'Acadie.

Message  Roger Boivin le Jeu 09 Mai 2013, 10:47 pm


L'HISTOIRE DE L'ACADIE FRANÇOISE ( Amérique Septentrionale ) - M. MOREAU - 1873 :

http://www.archive.org/stream/cihm_08686#page/n7/mode/2up



Dernière édition par Roger Boivin le Sam 27 Fév 2016, 7:22 pm, édité 2 fois
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Re: L'Histoire de l'Acadie.

Message  Roger Boivin le Jeu 18 Fév 2016, 10:02 am




L'HYMNE NATIONAL DES ACADIENS


Le 15 août 1884, les Acadiens avaient leur deuxième convention nationale à Miscouche, île du Prince-Edouard. C'est à cette convention que les Acadiens se choisirent un drapeau, le tricolore, avec une étoile dans le bleu. L'étoile, c'est celle de Marie, patronne des Acadiens.

Dans son livre Le père Lefebvre et l'Acadie, le sénateur Poirier écrit :

" Un air national fut aussi adopté à la convention de Miscouche, l'air grégorien de l'Ave Maris Stella. Quant aux paroles, elles étaient toutes trouvées ; c'est l'élégie suave et mélancoliquement plaintive de Gérin-Lajoie, dont la mesure s'adapte au rythme religieux :


Un Acadien errant,
Banni de ses foyers.
Parcourait en pleurant
Des pays étrangers.

Un jour triste et pensif.
Assis aux bords des flots.
Au courant fugitif
Il adressait ces mots :

Si tu vois mon pays.
Mon pays malheureux,
Va dire à mes amis
Que je me souviens d'eux.

Pour jamais séparé
Des amis de mon cœur.
Hélas ! oui je mourrai.
Je mourrai de douleur.



" Ce chant est une complainte acadienne, d'inspiration toute acadienne, composée par M. Gérin-Lajoie, quelque temps après sa tragédie en trois actes de Charles Latour. Le mot " Canadien ", dans le premier vers, fut, par le peuple, substitué au mot " Acadien ", de l'original."

M. le sénateur Poirier qui était un des principaux figurants à cette convention de Miscouche, ne nous dit pas, par une délicatesse et une humilité que nous comprenons et apprécions, qui suggéra l'air adopté ce jour-là comme hymne national des Acadiens. Nous ne sommes pas tenu à la même discrétion. D'après le Moniteur acadien du 21 août 1884, c'est le sénateur Poirier qui eut cette religieuse et patriotique idée. Citons plutôt :

" Au moment où les délégués allaient se séparer, M. l'abbé Richard annonce qu'il est en mesure de leur faire voir un échantillon du drapeau national adopté par la convention. Des hourras frénétiques accueillent cette proposition. M. Richard et le Père Cormier déploient, par un silence solennel, devant un auditoire ému, un superbe drapeau tricolore, orné de l'étoile aux couleurs pontificales. L'enthousiasme est universel, de bruyantes acclamations saluent l'étendard national que l'on voit pour la première fois. De toutes parts on demande une chanson, les uns suggérant la Marseillaise, lorsque M. Richard entonne d'une voix grave et solennelle, l'Ave Maris Stella, que tout le monde repète après lui. C'était un spectacle admirable, saisissant. Le God Save the Queen succède à l'Ave Maris Stella, puis M. Richard, prenant la parole, exprime l'espoir que nos musiciens nous donneront bientôt un air national.

" M. Pascal Poirier, interrompant M. l'abbé Richard, demande la parole pour quelques instants. Plus que tous les autres il est ému. D'une voix frémissante il nous annonce que pour lui l'air national des Acadiens est tout trouvé, et trouvé d'une manière merveilleuse qui montre le doigt de Dieu, l'intervention de Marie, notre patronne. Cet air que nous cherchions, que nous implorions, il vient de retentir à nos oreilles, il vient d'éveiller dans nos cœurs les plus douces et les plus suaves sensations. C'est l'air entonné par M, l'abbé Richard, répété par toute l'assistance, c'est l'air de l'Ave Maris Stella, qui se chante dans toutes nos églises et que l'on entend si souvent dans nos chaumières ; la salutation de l'Église à Marie, patronne des Acadiens.

" A ce moment des transports d'allégresse éclatent sur toutes les figures, tous les cœurs battent bien haut dans les poitrines. M. Poirier avait frappé juste et sa parole éloquente et enflammée avait porté la conviction dans tous les esprits, embrasé tous les cœurs.

" M. l'abbé Richard, M. Landry, M. l'abbé Hébert, M. Olivier LeBlanc se lèvent tour à tour pour exprimer les sentiments qui se pressent dans leur âme. Ce fut un concours de patriotisme,d'enthousiasme,de foi, une éclosion soudaine de sentiments aussi remarquables par l'élévation que par la justesse.

" Le président soumit la proposition à l'assemblée qui l'adopta au bruit des acclamations enthousiastes de la délégation. On chanta de nouveau l'air désormais national de l'Ave Maris Stella ; jamais hymne ne fut chanté avec plus d'entrain."



LES PETITES CHOSES DE NOTRE HISTOIRE - Quatrième Série - Par Pierre-Georges Roy - 1922 :

https://archive.org/stream/lespetiteschoses04roypuoft#page/180/mode/2up

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Re: L'Histoire de l'Acadie.

Message  Roger Boivin le Jeu 18 Fév 2016, 12:58 pm



LES ACADIENS APRÈS LEUR DISPERSION (1755-1775) - par l'Abb. H.-R. Casgrain - 1886 :

https://archive.org/stream/cihm_18000#page/n3/mode/2up


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Re: L'Histoire de l'Acadie.

Message  Roger Boivin le Sam 20 Fév 2016, 1:19 pm



L'ÉPISODE DE LA DISPERSION DES ACADIENS QUI A SERVI DE BASE A L'IMMORTEL POÈME DE LONGFELLOW


Après leur dispersion dans les colonies américaines quelques Acadiens « ne craignaient pas de s'aventurer à travers les immenses forêts, d'affronter les partis de sauvages qui les infestaient, afin d'arriver jusqu'au Canada, où ils espéraient retrouver des membres de leurs familles dont ils ignoraient le sort...

Au nombre de ces fugitifs était un jeune homme âgé de dix-huit ans, nommé Etienne Hébert, enlevé de la paroisse de la Grand-Prée où il habitait le vallon du Petit-Ruisseau, dans la concession dite des Héberts. Séparé de ses frères, qui avaient été jetés l'un, dans le Massachusetts, l'autre dans le Maryland, et le troisième dans un autre endroit, tandis que lui-même, débarqué à Philadelphie, avait été mis au service d'un officier de l'armée, il n'eut pas de repos qu'il n'eut rejoint ses frères, qu'il croyait rendus au Canada. Frustré dans ces espérances à son arrivée, mais non découragé, il se fit concéder des terres dans la Seigneurie de Bécancourt, et repartit, en hiver, monté sur des raquettes. Après bien des recherches, il eut la joie de les ramener tous les trois : l'un était à Worcester, l'autre à Baltimore et le troisième dans un village dont le nom a été oublié. Les quatre frères s'établirent, voisins l'un de l'autre, à Saint-Grégoire, où ils ne tardèrent pas à prospérer.

Un jour, Etienne Hébert apprit qu'une de ses voisines de la Grand-Prée, du nom de Josephte Babin, qu'il avait eu l'intention d'épouser, avait été emmenée à Québec, où elle vivait avec une de ses sœurs, sous la protection d'exilés comme elle. Malgré une longue séparation, elle ne l'avait pas oublié et n'avait jamais perdu l'espérance de le revoir. Ils se revirent en effet. Hébert, de son côté, lui était resté fidèle. Ils pleurèrent longtemps au souvenir de la Grand-Prée, au souvenir de tant de parents et d'amis morts ou disparus. Peu de jours après, ils étaient unis pour ne plus se séparer.

Qu'on ouvre Évangéline, et l'on verra que toute la trame de ce poème est dans cet épisode, à la seule différence qu'Évangéline ne retrouve Gabriel qu'à son lit de mort (1).

Un pèlerinage au pays d'Évangéline.
Page 274 : https://archive.org/stream/unplerinageaup00casguoft#page/274/mode/2up

Abbé H.-R. Casgrain

Henry Longfellow, célèbre poète américain, est Fauteur du poème Évangéline. Né en 1807, mort en 1882.
L'abbé Henri-Raymond Casgrain, naquit en 1831 et mourut en 1904. Son ouvrage : Un pèlerinage au Pays d'Évangéline a été couronné par l'Académie française. On le considère comme un des meilleurs littérateurs du Canada français.

----

(1). C'est de cette famille que descend, notre distingué sculpteur : Philippe Hébert.

MIETTES D'HISTOIRE CANADIENNE - Par E. Z. Massicotte - 1913 :

https://archive.org/stream/miettesdhistoire00mass#page/122/mode/2up
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Re: L'Histoire de l'Acadie.

Message  Roger Boivin le Sam 27 Fév 2016, 7:21 pm



LA DÉPORTATION DES ACADIENS - Henri D'Arles - 1919 :

https://archive.org/stream/ladeportationdes00arle#page/n0/mode/2up




LA TRAGÉDIE ACADIENNE - Henri D'Arles  - 1919 :

https://archive.org/stream/cihm_73512#page/n5/mode/2up


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