Citations sur la dignité de la femme

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Citations sur la dignité de la femme

Message  Invité le Mer 13 Juin 2012, 5:38 pm

LA GRANDE DETRESSE


Pie XII - Al. au Congrès des Œuvres de la Protection de la jeune fille, 28 septembre 1948

[Félicitations aux membres des Œuvres pour leur dévouement]

Le danger est partout, le mal est étendu et profond; il l'est d'autant plus que, trop souvent, on n'y croit guère qu'après la douloureuse, humiliante et, en apparence, humainement irréparable chute. Ignorance, faiblesse, inexpérience, légèreté, sensibilité excessive, imagination désordonnée font double ravage : elles rendent cette chute à la fois plus redoutable et moins redoutée. Sous le prétexte que, dans le passé, la jeune fille, élevée comme en serre, entourée de soins inquiets, jalousement cloîtrée dans son ingénuité, risquait d'être victime de la surprise dès son premier contact avec le monde et avec la liberté, celle d'aujourd'hui se donne maintes fois l'illusion qu'une éducation et une conduite tout opposées la rendront forte, aguerrie, immunisée, alerte à la défense ou à la riposte; elle prend pour personnalité et pour vigueur ce qui n'est, au fond, que sans-gêne, imprudence ou même effronterie ; elle ne veut pas se convaincre que la permanente familiarité avec l'autre sexe, la parité d'occupations et d'allures, contenues un temps dans les limites de la stricte morale, l'exposent à franchir tôt ou tard ces limites.

En dépit de sa désinvolture et, parfois même, de sa mentalité masculine, la jeune fille qualifiée de " moderne " garde, bon gré mal gré, les caractères innés, indélébiles de son sexe, son imagination, sa sensibilité, sa tendance sinon à la vanité puérile, du moins, assez souvent, à la coquetterie plus périlleuse; elle se laisse prendre au piège, quand elle ne s'y jette pas d'elle-même tête baissée. Elle a l'illusion de l'expérience et se croit, de ce chef, supérieure aux jeunes filles des générations passées. Sous des dehors plus avertis, elle est souvent, en réalité, moins solidement instruite; son expérience est superficielle, suffisante pour ternir sa délicatesse et sa fraîcheur, insuffisante pour la tenir en garde contre les roueries et les hypocrisies des séducteurs; son expérience est aussi surtout négative, et elle ne lui découvre ni la grandeur ni la beauté, ni les saines et robustes joies du rôle qui la réclame dans la famille et dans la société. Illusion de solidité et de force, illusion d'expérience et de prudence, l'une et l'autre sont l'aliment d'une présomption, à laquelle la nature, même bien guidée, n'est que trop portée. Elle croit pouvoir impunément tout lire, tout voir, tout essayer, tout goûter.

A seulement entendre ou deviner un conseil, elle se cabre; le simple soupçon d'une " protection " la révolte. Protection, cela signifie à ses yeux humiliation et asservissement; elle ne se doute pas du besoin qu'elle en a pour la sauvegarde de sa dignité féminine et de sa noble fierté, pour son affranchissement de toutes les séductions, tromperies, flatteries, dont elle est inconsciemment la dupe et l'esclave.

Source:
Le problème féminin. Les enseignements pontificaux, 1955.
Présentation et tables par les moines de Solesmes, Tournai, Desclée.

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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  Louis le Mer 13 Juin 2012, 5:42 pm

sauvegarde
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Guillaume a écrit:LA GRANDE DETRESSE


Pie XII - Al. au Congrès des Œuvres de la Protection de la jeune fille, 28 septembre 1948

[Félicitations aux membres des Œuvres pour leur dévouement]

Le danger est partout, le mal est étendu et profond; il l'est d'autant plus que, trop souvent, on n'y croit guère qu'après la douloureuse, humiliante et, en apparence, humainement irréparable chute. Ignorance, faiblesse, inexpérience, légèreté, sensibilité excessive, imagination désordonnée font double ravage : elles rendent cette chute à la fois plus redoutable et moins redoutée. Sous le prétexte que, dans le passé, la jeune fille, élevée comme en serre, entourée de soins inquiets, jalousement cloîtrée dans son ingénuité, risquait d'être victime de la surprise dès son premier contact avec le monde et avec la liberté, celle d'aujourd'hui se donne maintes fois l'illusion qu'une éducation et une conduite tout opposées la rendront forte, aguerrie, immunisée, alerte à la défense ou à la riposte; elle prend pour personnalité et pour vigueur ce qui n'est, au fond, que sans-gêne, imprudence ou même effronterie ; elle ne veut pas se convaincre que la permanente familiarité avec l'autre sexe, la parité d'occupations et d'allures, contenues un temps dans les limites de la stricte morale, l'exposent à franchir tôt ou tard ces limites.

En dépit de sa désinvolture et, parfois même, de sa mentalité masculine, la jeune fille qualifiée de " moderne " garde, bon gré mal gré, les caractères innés, indélébiles de son sexe, son imagination, sa sensibilité, sa tendance sinon à la vanité puérile, du moins, assez souvent, à la coquetterie plus périlleuse; elle se laisse prendre au piège, quand elle ne s'y jette pas d'elle-même tête baissée. Elle a l'illusion de l'expérience et se croit, de ce chef, supérieure aux jeunes filles des générations passées. Sous des dehors plus avertis, elle est souvent, en réalité, moins solidement instruite; son expérience est superficielle, suffisante pour ternir sa délicatesse et sa fraîcheur, insuffisante pour la tenir en garde contre les roueries et les hypocrisies des séducteurs; son expérience est aussi surtout négative, et elle ne lui découvre ni la grandeur ni la beauté, ni les saines et robustes joies du rôle qui la réclame dans la famille et dans la société. Illusion de solidité et de force, illusion d'expérience et de prudence, l'une et l'autre sont l'aliment d'une présomption, à laquelle la nature, même bien guidée, n'est que trop portée. Elle croit pouvoir impunément tout lire, tout voir, tout essayer, tout goûter.

A seulement entendre ou deviner un conseil, elle se cabre; le simple soupçon d'une " protection " la révolte. Protection, cela signifie à ses yeux humiliation et asservissement; elle ne se doute pas du besoin qu'elle en a pour la sauvegarde de sa dignité féminine et de sa noble fierté, pour son affranchissement de toutes les séductions, tromperies, flatteries, dont elle est inconsciemment la dupe et l'esclave.

Source:
Le problème féminin. Les enseignements pontificaux, 1955.
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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  gabrielle le Mer 13 Juin 2012, 6:43 pm

affraid affraid affraid

Pas possible, il va prendre le disque usé d'Arnaud d C...

Incroyable mais, vrai... on va partir encore pour une tournée de 60 pages... Ayoye!
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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  ROBERT. le Mer 13 Juin 2012, 7:19 pm

Louis a écrit:sauvegarde
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Guillaume a écrit:LA GRANDE DETRESSE


Pie XII - Al. au Congrès des Œuvres de la Protection de la jeune fille, 28 septembre 1948

[Félicitations aux membres des Œuvres pour leur dévouement]

Le danger est partout, le mal est étendu et profond; il l'est d'autant plus que, trop souvent, on n'y croit guère qu'après la douloureuse, humiliante et, en apparence, humainement irréparable chute. Ignorance, faiblesse, inexpérience, légèreté, sensibilité excessive, imagination désordonnée font double ravage : elles rendent cette chute à la fois plus redoutable et moins redoutée. Sous le prétexte que, dans le passé, la jeune fille, élevée comme en serre, entourée de soins inquiets, jalousement cloîtrée dans son ingénuité, risquait d'être victime de la surprise dès son premier contact avec le monde et avec la liberté, celle d'aujourd'hui se donne maintes fois l'illusion qu'une éducation et une conduite tout opposées la rendront forte, aguerrie, immunisée, alerte à la défense ou à la riposte; elle prend pour personnalité et pour vigueur ce qui n'est, au fond, que sans-gêne, imprudence ou même effronterie ; elle ne veut pas se convaincre que la permanente familiarité avec l'autre sexe, la parité d'occupations et d'allures, contenues un temps dans les limites de la stricte morale, l'exposent à franchir tôt ou tard ces limites.

En dépit de sa désinvolture et, parfois même, de sa mentalité masculine, la jeune fille qualifiée de " moderne " garde, bon gré mal gré, les caractères innés, indélébiles de son sexe, son imagination, sa sensibilité, sa tendance sinon à la vanité puérile, du moins, assez souvent, à la coquetterie plus périlleuse; elle se laisse prendre au piège, quand elle ne s'y jette pas d'elle-même tête baissée. Elle a l'illusion de l'expérience et se croit, de ce chef, supérieure aux jeunes filles des générations passées. Sous des dehors plus avertis, elle est souvent, en réalité, moins solidement instruite; son expérience est superficielle, suffisante pour ternir sa délicatesse et sa fraîcheur, insuffisante pour la tenir en garde contre les roueries et les hypocrisies des séducteurs; son expérience est aussi surtout négative, et elle ne lui découvre ni la grandeur ni la beauté, ni les saines et robustes joies du rôle qui la réclame dans la famille et dans la société. Illusion de solidité et de force, illusion d'expérience et de prudence, l'une et l'autre sont l'aliment d'une présomption, à laquelle la nature, même bien guidée, n'est que trop portée. Elle croit pouvoir impunément tout lire, tout voir, tout essayer, tout goûter.

A seulement entendre ou deviner un conseil, elle se cabre; le simple soupçon d'une " protection " la révolte. Protection, cela signifie à ses yeux humiliation et asservissement; elle ne se doute pas du besoin qu'elle en a pour la sauvegarde de sa dignité féminine et de sa noble fierté, pour son affranchissement de toutes les séductions, tromperies, flatteries, dont elle est inconsciemment la dupe et l'esclave.

Source:
Le problème féminin. Les enseignements pontificaux, 1955.
Présentation et tables par les moines de Solesmes, Tournai, Desclée.

Disque usé à la corde Guillaume !! Laughing
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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  Benjamin le Jeu 14 Juin 2012, 3:08 am

Bon, on a compris, dorénavant Guillaume ne répondra pas aux femmes lorsqu'il se trouvera en mauvaise posture Laughing

Et pour les hommes alors ? Qu'est-ce qu'il va bien pouvoir nous sortir ? "On" va me dire que je suis trop jeune pour parler ? Wink
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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  gabrielle le Jeu 14 Juin 2012, 6:32 am

Benjamin a écrit:Bon, on a compris, dorénavant Guillaume ne répondra pas aux femmes lorsqu'il se trouvera en mauvaise posture Laughing

Et pour les hommes alors ? Qu'est-ce qu'il va bien pouvoir nous sortir ? "On" va me dire que je suis trop jeune pour parler ? Wink

Avec les hommes, c'est ben simple.. il va faire des pirouettes il excelle en cet art.
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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  ROBERT. le Jeu 14 Juin 2012, 10:57 am

Benjamin a écrit:Bon, on a compris, dorénavant Guillaume ne répondra pas aux femmes lorsqu'il se trouvera en mauvaise posture Laughing

Et pour les hommes alors ? Qu'est-ce qu'il va bien pouvoir nous sortir ? "On" va me dire que je suis trop jeune pour parler ? Wink

Qui çà on ? Laughing

Comment çà trop jeune ? Very Happy

J'ai déjà connu des jeunes vieux (vieux dans le sens de sages..). Wink

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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  Benjamin le Jeu 14 Juin 2012, 11:07 am

En fait, chers Robert et Gabrielle, il a déjà trouvé la pirouette : nous ne sommes que de pauvres laïcs... Et lui, il est quoi ?
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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  Catherine le Jeu 14 Juin 2012, 11:15 am

Une citation sur la dignité des femmes? Je me demande si Guillaume trouvera celle-ci de son goût! Laughing

Les Petits Bollandistes, tome 11, p. 254-255 - 27 Août, fête de la Bienheureuse Marguerite de Bavière...

En ces jours lamentables qui semblaient pronostiquer la fin des temps comme le prêchait alors Saint Vincent Ferrier, où Notre-Seigneur allait-il placer le remède suprême ? Dans les saintes femmes. Sainte Catherine de Sienne est en effet la plus grande figure de cette époque, et c’est dans son histoire que nous entendons le divin Sauveur prononcer ces étonnantes paroles en conviant, vers 1368, la jeune vierge à sa noble mission :
« Sache », lui dit-il, « qu’en ce temps l’orgueil des hommes est devenu si grand, surtout dans ceux qui se disent lettrés et savants, que ma justice ne peut plus les supporter, et va les confondre par un juste jugement ; mais, parce que la miséricorde surabonde en toutes mes œuvres, je veux d’abord les confondre pour leur bien et sans les perdre, afin qu’ils se reconnaissent et qu’ils s’humilient, comme les poldève et les Gentils, lorsque j’envoyais à ceux-ci des insensés que je remplissais de ma divine sagesse. Je vais donc envoyer vers ces orgueilleux des femmes, ignorantes et faibles par nature, mais sages et fortes par ma grâce, pour confondre la vaine assurance de ces hommes. S’ils se reconnaissent, s’ils s’humilient, en mettant à profit les enseignements que je leur offrirais par ces êtres fragiles mais bénis, je serai plein de miséricorde pour les coupables ; s’ils dédaignent au contraire ce remède humiliant mais salutaire, je leur enverrai tant d’autres opprobres, qu’ils deviendront la risée du monde entier. C’est là le juste jugement dont je frappe les orgueilleux : plus ils veulent s’élever au-dessus d’eux-mêmes, sous le souffle de la vanité, plus je les abaisse au-dessous d’eux-mêmes… »

L’histoire atteste, en effet, combien les évènements d’alors ont répondu à cette étonnante prédiction. Les papes balançaient encore entre Avignon et Rome, que déjà les femmes fortes, suscitées par la miséricorde du Seigneur, s’empressent, comme d’autres Judith, à sauver leurs frères. A côté de quelques saints, élevés eux-mêmes à une puissance qui n’a presque plus rien d’humain, tels que les Vincent Ferrier, les Bernardin de Sienne, les Jean de Capistan, nous voyons de tous côtés une foule d’héroïnes qui s’élancent dans la carrière : sur le champ de bataille, c’est Jeanne d’Arc arrachant le sceptre de Saint Louis aux précurseurs d’Henri VIII ; dans les luttes bien plus hardies encore de l’ascétisme, quelle palme magnifique cueillie par les Brigitte et les Catherine de Suède , les Catherine de Sienne, les Françoise Romaine, les Colette de Corbie, les Lidwine de Squidam, et tant d’autres saintes, pour la plupart trop peu connues depuis, mais qui n’en n’ont pas moins contribué, de leur temps, à ramener la société humaine des bords de l’abîme. Au nombre de ces femmes fortes, dont la vie si méritoire, trop longtemps oubliée, nous est heureusement restituée, aujourd’hui que l’Eglise attend encore tant de services de la femme chrétienne, se range avec éclat la bienheureuse duchesse Marguerite de Bavière, qui fit l’ornement du trône en Lorraine, comme une autre Marguerite de Bavière, sa cousine, brillait sur celui de Bourgogne, pendant qu’Isabeau de Bavière, leur parente, souillait le trône de France de scandales et de félonies sans nom.
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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  ROBERT. le Jeu 14 Juin 2012, 11:18 am

Benjamin a écrit:En fait, chers Robert et Gabrielle, il a déjà trouvé la pirouette : nous ne sommes que de pauvres laïcs... Et lui, il est quoi ?

"Pauvres" laïcs, mais riches de Notre-Seigneur, la Vierge Marie, des Anges, des Saints, des Pères, des Docteurs, et des Papes d'un côté;

de l'autre côté, un pauvre malheureux !

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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  ROBERT. le Jeu 14 Juin 2012, 11:22 am

Catherine a écrit:Une citation sur la dignité des femmes? Je me demande si Guillaume trouvera celle-ci de son goût! Laughing

Les Petits Bollandistes, tome 11, p. 254-255 - 27 Août, fête de la Bienheureuse Marguerite de Bavière...

En ces jours lamentables qui semblaient pronostiquer la fin des temps comme le prêchait alors Saint Vincent Ferrier, où Notre-Seigneur allait-il placer le remède suprême ? Dans les saintes femmes. Sainte Catherine de Sienne est en effet la plus grande figure de cette époque, et c’est dans son histoire que nous entendons le divin Sauveur prononcer ces étonnantes paroles en conviant, vers 1368, la jeune vierge à sa noble mission :
« Sache », lui dit-il, « qu’en ce temps l’orgueil des hommes est devenu si grand, surtout dans ceux qui se disent lettrés et savants, que ma justice ne peut plus les supporter, et va les confondre par un juste jugement ; mais, parce que la miséricorde surabonde en toutes mes œuvres, je veux d’abord les confondre pour leur bien et sans les perdre, afin qu’ils se reconnaissent et qu’ils s’humilient, comme les poldève et les Gentils, lorsque j’envoyais à ceux-ci des insensés que je remplissais de ma divine sagesse. Je vais donc envoyer vers ces orgueilleux des femmes, ignorantes et faibles par nature, mais sages et fortes par ma grâce, pour confondre la vaine assurance de ces hommes. S’ils se reconnaissent, s’ils s’humilient, en mettant à profit les enseignements que je leur offrirais par ces êtres fragiles mais bénis, je serai plein de miséricorde pour les coupables ; s’ils dédaignent au contraire ce remède humiliant mais salutaire, je leur enverrai tant d’autres opprobres, qu’ils deviendront la risée du monde entier. C’est là le juste jugement dont je frappe les orgueilleux : plus ils veulent s’élever au-dessus d’eux-mêmes, sous le souffle de la vanité, plus je les abaisse au-dessous d’eux-mêmes… »

L’histoire atteste, en effet, combien les évènements d’alors ont répondu à cette étonnante prédiction. Les papes balançaient encore entre Avignon et Rome, que déjà les femmes fortes, suscitées par la miséricorde du Seigneur, s’empressent, comme d’autres Judith, à sauver leurs frères. A côté de quelques saints, élevés eux-mêmes à une puissance qui n’a presque plus rien d’humain, tels que les Vincent Ferrier, les Bernardin de Sienne, les Jean de Capistan, nous voyons de tous côtés une foule d’héroïnes qui s’élancent dans la carrière : sur le champ de bataille, c’est Jeanne d’Arc arrachant le sceptre de Saint Louis aux précurseurs d’Henri VIII ; dans les luttes bien plus hardies encore de l’ascétisme, quelle palme magnifique cueillie par les Brigitte et les Catherine de Suède , les Catherine de Sienne, les Françoise Romaine, les Colette de Corbie, les Lidwine de Squidam, et tant d’autres saintes, pour la plupart trop peu connues depuis, mais qui n’en n’ont pas moins contribué, de leur temps, à ramener la société humaine des bords de l’abîme. Au nombre de ces femmes fortes, dont la vie si méritoire, trop longtemps oubliée, nous est heureusement restituée, aujourd’hui que l’Eglise attend encore tant de services de la femme chrétienne, se range avec éclat la bienheureuse duchesse Marguerite de Bavière, qui fit l’ornement du trône en Lorraine, comme une autre Marguerite de Bavière, sa cousine, brillait sur celui de Bourgogne, pendant qu’Isabeau de Bavière, leur parente, souillait le trône de France de scandales et de félonies sans nom.

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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  Roger Boivin le Jeu 14 Juin 2012, 12:55 pm

ROBERT. a écrit:
Catherine a écrit:Une citation sur la dignité des femmes? Je me demande si Guillaume trouvera celle-ci de son goût! Laughing

Les Petits Bollandistes, tome 11, p. 254-255 - 27 Août, fête de la Bienheureuse Marguerite de Bavière...

En ces jours lamentables qui semblaient pronostiquer la fin des temps comme le prêchait alors Saint Vincent Ferrier, où Notre-Seigneur allait-il placer le remède suprême ? Dans les saintes femmes. Sainte Catherine de Sienne est en effet la plus grande figure de cette époque, et c’est dans son histoire que nous entendons le divin Sauveur prononcer ces étonnantes paroles en conviant, vers 1368, la jeune vierge à sa noble mission :
« Sache », lui dit-il, « qu’en ce temps l’orgueil des hommes est devenu si grand, surtout dans ceux qui se disent lettrés et savants, que ma justice ne peut plus les supporter, et va les confondre par un juste jugement ; mais, parce que la miséricorde surabonde en toutes mes œuvres, je veux d’abord les confondre pour leur bien et sans les perdre, afin qu’ils se reconnaissent et qu’ils s’humilient, comme les poldève et les Gentils, lorsque j’envoyais à ceux-ci des insensés que je remplissais de ma divine sagesse. Je vais donc envoyer vers ces orgueilleux des femmes, ignorantes et faibles par nature, mais sages et fortes par ma grâce, pour confondre la vaine assurance de ces hommes. S’ils se reconnaissent, s’ils s’humilient, en mettant à profit les enseignements que je leur offrirais par ces êtres fragiles mais bénis, je serai plein de miséricorde pour les coupables ; s’ils dédaignent au contraire ce remède humiliant mais salutaire, je leur enverrai tant d’autres opprobres, qu’ils deviendront la risée du monde entier. C’est là le juste jugement dont je frappe les orgueilleux : plus ils veulent s’élever au-dessus d’eux-mêmes, sous le souffle de la vanité, plus je les abaisse au-dessous d’eux-mêmes… »

L’histoire atteste, en effet, combien les évènements d’alors ont répondu à cette étonnante prédiction. Les papes balançaient encore entre Avignon et Rome, que déjà les femmes fortes, suscitées par la miséricorde du Seigneur, s’empressent, comme d’autres Judith, à sauver leurs frères. A côté de quelques saints, élevés eux-mêmes à une puissance qui n’a presque plus rien d’humain, tels que les Vincent Ferrier, les Bernardin de Sienne, les Jean de Capistan, nous voyons de tous côtés une foule d’héroïnes qui s’élancent dans la carrière : sur le champ de bataille, c’est Jeanne d’Arc arrachant le sceptre de Saint Louis aux précurseurs d’Henri VIII ; dans les luttes bien plus hardies encore de l’ascétisme, quelle palme magnifique cueillie par les Brigitte et les Catherine de Suède , les Catherine de Sienne, les Françoise Romaine, les Colette de Corbie, les Lidwine de Squidam, et tant d’autres saintes, pour la plupart trop peu connues depuis, mais qui n’en n’ont pas moins contribué, de leur temps, à ramener la société humaine des bords de l’abîme. Au nombre de ces femmes fortes, dont la vie si méritoire, trop longtemps oubliée, nous est heureusement restituée, aujourd’hui que l’Eglise attend encore tant de services de la femme chrétienne, se range avec éclat la bienheureuse duchesse Marguerite de Bavière, qui fit l’ornement du trône en Lorraine, comme une autre Marguerite de Bavière, sa cousine, brillait sur celui de Bourgogne, pendant qu’Isabeau de Bavière, leur parente, souillait le trône de France de scandales et de félonies sans nom.


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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  Diane le Ven 15 Juin 2012, 8:49 am

Excellent texte, chère Catherine.

Merci
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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  Roger Boivin le Ven 15 Juin 2012, 9:13 am



Ayoye les coins ! Un gros mal de ventre pour Guillaume ; ça va saigner. Laughing
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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  Diane le Sam 16 Juin 2012, 7:22 am

roger a écrit:

Ayoye les coins ! Un gros mal de ventre pour Guillaume ; ça va saigner. Laughing

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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  Invité le Lun 18 Juin 2012, 5:08 pm

L’ÉVOLUTION DE LA VIE


Pie XII - Allocution aux lectrices de la revue féminine italienne « ALBA ». 17 mai 1942

Comportement de la jeune fille dans le monde actuel.

Avec le nouvel aspect de la vie, nouveau devient aussi le comportement de la jeunesse féminine. Le contact permanent et continuel avec le monde, et avec le monde tel qu'il est, mêlé comme il est, arrive à donner à cette jeunesse quelque chose de plus libre, de plus décidé, de plus viril, dirait-on. La conscience de ses devoirs et de ses responsabilités lui confère en même temps plus d'assurance et de hardiesse.

Cette nouvelle physionomie de la vie est-elle un mal ? Elle n'est pas un mal en elle-même ; mais d'ordinaire, elle n'est pas exempte de dangers. De même le nouveau comportement de la jeune fille n'est pas, en lui-même, un mal. Cette espèce de désinvolture, conséquence des conditions actuelles de la vie, lorsqu'elle est bien réglée et comprise, est, à sa façon, une force ; maintenue en de justes limites et bien dirigée, elle peut devenir une arme : arme de défense en face des dangers personnels ; arme de conquête en face des périls des autres ; elle peut devenir une attitude sage, réservée, courtoise, qui, semblable à la vertu, n'humilie pas et n'offense pas, mais concilie l'estime, l'admiration, l'affection.

L'état de choses actuel est ce qu'il est, vous ne pouvez le changer ; serait-il même désagréable, il serait vain de se perdre en lamentations stériles. S'il a ses dangers, il faut les regarder en face pour s'en défendre et pour les surmonter. Mais d'où viennent ces dangers ? D'où vient la crise moderne elle-même ? Elle vient, Nous l'avons déjà dit, de ce que, au milieu des circonstances extérieures qui changent et nonobstant le changement d'allure qui en résulte, la nature, le caractère, le tempérament ne changent pas substantiellement ; s'ils se modifient, leur fond demeure immobile et immuable ; seule leur surface est remuée ; ils ne marchent pas au même rythme que l'air et le vent qui soufflent autour d'eux et leur caressent le front.

La nature féminine ne change pas.

Bien que, pour avoir acquis un air dégagé, de la force et de la fierté de pensée, la femme ou la jeune fille ne refera pas pour autant sa propre nature ; elle restera toujours sensitive, impressionnable, souvent sans douter ou se défier d'elle-même ; parfois elle se laissera d'autant plus conduire par les mouvements impulsifs de son esprit et de son coeur qu'il y aurait plus de raison de prendre des précautions, d'être réservée. Dans sa constitution elle garde cette générosité instinctive qui l'incline et la pousse au don total d'elle-même, qui la pousserait, si elle n'était pas vigilante et attentive, aux enthousiasmes irréfléchis, aux élans passionnés, aux imprudences fatales. Dans ce monde où elle passe et où elle vit, malheur si elle oublie que chez les autres non plus la nature humaine ne change pas, qu'elle n'a nullement perdu les stigmates et les blessures de sa chute première au paradis terrestre. Les rejetons d'une si mauvaise racine n'ont jamais cessé de dominer dans le coeur des hommes : l'orgueil et la superbe, la sensualité hardie, la convoitise toujours avide, la concupiscence brûlante ; le scandale voulu, calculé des séducteurs, des corrupteurs et des corrompus ; le scandale involontaire, mais non moins dangereux, des passionnés, des fragiles, des nonchalants, des étourdis, qui ne pèsent pas les conséquences d'une parole, d'un regard, d'une démarche, et de leur arc, comme les enfants ou les gamins de la rue, décochent un trait qui donnera peut-être la mort, ou pour le moins blessera un coeur pour toute la vie. Et cependant, il est inévitable, il est souvent obligatoire de fouler ce chemin, d'avancer au milieu de ces ronces, de vivre dans un tel monde et de traiter avec lui.

A la dernière Cène, Notre-Seigneur priant pour ses apôtres, disait à son Père : « Je ne vous demande pas de les enlever du monde, mais de les garder du mauvais » (Jn 17,15). Il savait bien qu'il les envoyait dans le monde « comme des agneaux au milieu des loups » (Lc 10,3).

Le monde n'est pas essentiellement changé : Dieu le gouverne et le dirige, il ne peut se soustraire à son autorité ni à celle du Christ au pouvoir de qui sont le ciel et la terre. Aujourd'hui, beaucoup de barrières qui existaient autrefois entre le bien et le mal sont tombées ; vous ne pouvez plus, chères filles, attendre d'elles votre défense. La barrière qui reste n'est pas hors de vous, mais en vous. Saint Vincent de Paul disait gracieusement aux premières Filles de la Charité : « Vous n'avez pas et ne pouvez avoir le genre de vie des anciennes religieuses : vous aurez pour cloître les rues de la ville ; pour clôture l'obéissance ; pour grille, la crainte de Dieu ; pour voile, la sainte modestie. » (cf. Coste, Monsieur Vincent, I, 396)


Source:
Le problème féminin. Les enseignements pontificaux, 1955.
Présentation et tables par les moines de Solesmes, Tournai, Desclée.

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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  ROBERT. le Lun 18 Juin 2012, 7:14 pm

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Guillaume a écrit:L’ÉVOLUTION DE LA VIE


Pie XII - Allocution aux lectrices de la revue féminine italienne « ALBA ». 17 mai 1942

Comportement de la jeune fille dans le monde actuel.

Avec le nouvel aspect de la vie, nouveau devient aussi le comportement de la jeunesse féminine. Le contact permanent et continuel avec le monde, et avec le monde tel qu'il est, mêlé comme il est, arrive à donner à cette jeunesse quelque chose de plus libre, de plus décidé, de plus viril, dirait-on. La conscience de ses devoirs et de ses responsabilités lui confère en même temps plus d'assurance et de hardiesse.

Cette nouvelle physionomie de la vie est-elle un mal ? Elle n'est pas un mal en elle-même ; mais d'ordinaire, elle n'est pas exempte de dangers. De même le nouveau comportement de la jeune fille n'est pas, en lui-même, un mal. Cette espèce de désinvolture, conséquence des conditions actuelles de la vie, lorsqu'elle est bien réglée et comprise, est, à sa façon, une force ; maintenue en de justes limites et bien dirigée, elle peut devenir une arme : arme de défense en face des dangers personnels ; arme de conquête en face des périls des autres ; elle peut devenir une attitude sage, réservée, courtoise, qui, semblable à la vertu, n'humilie pas et n'offense pas, mais concilie l'estime, l'admiration, l'affection.

L'état de choses actuel est ce qu'il est, vous ne pouvez le changer ; serait-il même désagréable, il serait vain de se perdre en lamentations stériles. S'il a ses dangers, il faut les regarder en face pour s'en défendre et pour les surmonter. Mais d'où viennent ces dangers ? D'où vient la crise moderne elle-même ? Elle vient, Nous l'avons déjà dit, de ce que, au milieu des circonstances extérieures qui changent et nonobstant le changement d'allure qui en résulte, la nature, le caractère, le tempérament ne changent pas substantiellement ; s'ils se modifient, leur fond demeure immobile et immuable ; seule leur surface est remuée ; ils ne marchent pas au même rythme que l'air et le vent qui soufflent autour d'eux et leur caressent le front.

La nature féminine ne change pas.

Bien que, pour avoir acquis un air dégagé, de la force et de la fierté de pensée, la femme ou la jeune fille ne refera pas pour autant sa propre nature ; elle restera toujours sensitive, impressionnable, souvent sans douter ou se défier d'elle-même ; parfois elle se laissera d'autant plus conduire par les mouvements impulsifs de son esprit et de son coeur qu'il y aurait plus de raison de prendre des précautions, d'être réservée. Dans sa constitution elle garde cette générosité instinctive qui l'incline et la pousse au don total d'elle-même, qui la pousserait, si elle n'était pas vigilante et attentive, aux enthousiasmes irréfléchis, aux élans passionnés, aux imprudences fatales. Dans ce monde où elle passe et où elle vit, malheur si elle oublie que chez les autres non plus la nature humaine ne change pas, qu'elle n'a nullement perdu les stigmates et les blessures de sa chute première au paradis terrestre. Les rejetons d'une si mauvaise racine n'ont jamais cessé de dominer dans le coeur des hommes : l'orgueil et la superbe, la sensualité hardie, la convoitise toujours avide, la concupiscence brûlante ; le scandale voulu, calculé des séducteurs, des corrupteurs et des corrompus ; le scandale involontaire, mais non moins dangereux, des passionnés, des fragiles, des nonchalants, des étourdis, qui ne pèsent pas les conséquences d'une parole, d'un regard, d'une démarche, et de leur arc, comme les enfants ou les gamins de la rue, décochent un trait qui donnera peut-être la mort, ou pour le moins blessera un coeur pour toute la vie. Et cependant, il est inévitable, il est souvent obligatoire de fouler ce chemin, d'avancer au milieu de ces ronces, de vivre dans un tel monde et de traiter avec lui.

A la dernière Cène, Notre-Seigneur priant pour ses apôtres, disait à son Père : « Je ne vous demande pas de les enlever du monde, mais de les garder du mauvais » (Jn 17,15). Il savait bien qu'il les envoyait dans le monde « comme des agneaux au milieu des loups » (Lc 10,3).

Le monde n'est pas essentiellement changé : Dieu le gouverne et le dirige, il ne peut se soustraire à son autorité ni à celle du Christ au pouvoir de qui sont le ciel et la terre. Aujourd'hui, beaucoup de barrières qui existaient autrefois entre le bien et le mal sont tombées ; vous ne pouvez plus, chères filles, attendre d'elles votre défense. La barrière qui reste n'est pas hors de vous, mais en vous. Saint Vincent de Paul disait gracieusement aux premières Filles de la Charité : « Vous n'avez pas et ne pouvez avoir le genre de vie des anciennes religieuses : vous aurez pour cloître les rues de la ville ; pour clôture l'obéissance ; pour grille, la crainte de Dieu ; pour voile, la sainte modestie. » (cf. Coste, Monsieur Vincent, I, 396)


Source:
Le problème féminin. Les enseignements pontificaux, 1955.
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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  Invité le Mar 19 Juin 2012, 5:25 pm

Pie XII - Al. aux Enfants de Marie, 25 octobre 1942.

Les combats d'aujourd'hui.

Les temps sont révolus, chères enfants, où il était donné à la jeune fille de conserver la fraîcheur de sa pureté, comme le lis conserve la neige de ses pétales et l'or de son pistil, à l'abri du vent et de la poussière, dans le jardin fermé de la famille et de l'école, de l'église et de la Pieuse Union. Il suffisait alors de la bonne volonté, avec le soutien du sentiment de la vertu, pour grandir, fleurir, et s'épanouir dans une adolescence et une jeunesse toutes de pureté, de piété, de candeur, ignorant jusqu'à l'erreur et le mal.

Le monde aujourd'hui est bien différent! Tous ceux qui se penchent avec une plus grande attention et perspicacité sur les âmes de notre temps, pour discerner les causes et les manifestations de la crise intellectuelle et morale qui agite l'humanité, sont unanimes à signaler, parmi les formes les plus périlleuses d'un tel trouble, l'irréligiosité et l'amoralité qui ont pénétré une notable partie du monde féminin; ils montrent avec quelle facilité, dès qu'on a banni de l'esprit et du cœur toute pensée et tout sentiment religieux, la femme adhère facilement aux plus funestes erreurs et, dans l'entraînement de la passion, se trouve incapable de s'arrêter et d'hésiter devant les conséquences extrêmes, fussent-elles les plus déraisonnables et les plus répugnantes, des doctrines qui l'ont séduite, et comment alors, pour elle, si riche de sensibilité, il n'est plus de frein qui puisse la retenir, soit dans le champ des idées, soit dans le champ de la conduite morale.

C'est ainsi que dans l'atmosphère troublée d'aujourd'hui la plus délicate enfant - jusqu'ici si jalousement gardée et défendue - se trouve, en sortant de sa maison ou de sa famille, exposée par nécessité à se sentir le front brûlé par un air embrasé, ou fouetté d'un vent glacial et les yeux aveuglés et endoloris par la poussière soulevée sur le chemin.

Oui, vos yeux voient et verront, même sans le vouloir, des obscénités morales; ils en seront comme éblouis, ils en éprouveront la morsure; ils doivent pourtant s'habituer à réprimer et à mortifier la curiosité malsaine, qui est complice des séductions du monde. Comme un vent de tempête, vous sentirez siffler à vos oreilles la tentation séduisante ou narquoise : il faut que, sans l'écouter, sans en prendre cure, vous passiez outre, dédaigneuses d'une parole ou d'un regard.

Le vent tiède viendra, tôt ou tard, caresser votre front, enjôler votre cœur, ou peut-être même le vent brûlant viendra l'embraser d'une flamme trop vive et précoce : conservez-le fidèle à Dieu, à la famille, aux bonnes amitiés. Quant à l'autre amour, attendez dans la sérénité l'heure fixée par la Providence, où un cœur vierge se donne entièrement et pour toujours.

Mais, parmi les vents, la poussière et la boue, ne vous attristez pas, ne vous découragez pas. Le même divin Esprit qui chante, dans le Cantique des cantiques, le mystique jardin où il se plaît à cueillir des lis (a) exalte aussi l'humble lis des vallées, qui se dresse parmi les ronces (b).

(a) - Cant.,VI, 2.
(b) - Cant., II, 2.


Source:
Le problème féminin. Les enseignements pontificaux, 1955.
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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  ROBERT. le Mar 19 Juin 2012, 5:28 pm

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Guillaume a écrit:
Pie XII - Al. aux Enfants de Marie, 25 octobre 1942.

Les combats d'aujourd'hui.

Les temps sont révolus, chères enfants, où il était donné à la jeune fille de conserver la fraîcheur de sa pureté, comme le lis conserve la neige de ses pétales et l'or de son pistil, à l'abri du vent et de la poussière, dans le jardin fermé de la famille et de l'école, de l'église et de la Pieuse Union. Il suffisait alors de la bonne volonté, avec le soutien du sentiment de la vertu, pour grandir, fleurir, et s'épanouir dans une adolescence et une jeunesse toutes de pureté, de piété, de candeur, ignorant jusqu'à l'erreur et le mal.

Le monde aujourd'hui est bien différent! Tous ceux qui se penchent avec une plus grande attention et perspicacité sur les âmes de notre temps, pour discerner les causes et les manifestations de la crise intellectuelle et morale qui agite l'humanité, sont unanimes à signaler, parmi les formes les plus périlleuses d'un tel trouble, l'irréligiosité et l'amoralité qui ont pénétré une notable partie du monde féminin; ils montrent avec quelle facilité, dès qu'on a banni de l'esprit et du cœur toute pensée et tout sentiment religieux, la femme adhère facilement aux plus funestes erreurs et, dans l'entraînement de la passion, se trouve incapable de s'arrêter et d'hésiter devant les conséquences extrêmes, fussent-elles les plus déraisonnables et les plus répugnantes, des doctrines qui l'ont séduite, et comment alors, pour elle, si riche de sensibilité, il n'est plus de frein qui puisse la retenir, soit dans le champ des idées, soit dans le champ de la conduite morale.

C'est ainsi que dans l'atmosphère troublée d'aujourd'hui la plus délicate enfant - jusqu'ici si jalousement gardée et défendue - se trouve, en sortant de sa maison ou de sa famille, exposée par nécessité à se sentir le front brûlé par un air embrasé, ou fouetté d'un vent glacial et les yeux aveuglés et endoloris par la poussière soulevée sur le chemin.

Oui, vos yeux voient et verront, même sans le vouloir, des obscénités morales; ils en seront comme éblouis, ils en éprouveront la morsure; ils doivent pourtant s'habituer à réprimer et à mortifier la curiosité malsaine, qui est complice des séductions du monde. Comme un vent de tempête, vous sentirez siffler à vos oreilles la tentation séduisante ou narquoise : il faut que, sans l'écouter, sans en prendre cure, vous passiez outre, dédaigneuses d'une parole ou d'un regard.

Le vent tiède viendra, tôt ou tard, caresser votre front, enjôler votre cœur, ou peut-être même le vent brûlant viendra l'embraser d'une flamme trop vive et précoce : conservez-le fidèle à Dieu, à la famille, aux bonnes amitiés. Quant à l'autre amour, attendez dans la sérénité l'heure fixée par la Providence, où un cœur vierge se donne entièrement et pour toujours.

Mais, parmi les vents, la poussière et la boue, ne vous attristez pas, ne vous découragez pas. Le même divin Esprit qui chante, dans le Cantique des cantiques, le mystique jardin où il se plaît à cueillir des lis (a) exalte aussi l'humble lis des vallées, qui se dresse parmi les ronces (b).

(a) - Cant.,VI, 2.
(b) - Cant., II, 2.


Source:
Le problème féminin. Les enseignements pontificaux, 1955.
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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  Invité le Mer 20 Juin 2012, 6:22 pm

LES IMPRUDENCES

Pie XII - Al. aux Enfants de Marie, 25 octobre 1942.

[Chutes dues aux imprudences.]


Dans l'illusion gardée et cultivée avec complaisance que dans le mariage tout est permis, les époux prennent parfois les libertés les plus imprudentes. Voici un mari qui conduit, sans le moindre scrupule, sa jeune femme à des divertissements scabreux, pour ne pas dire coupables; il croit la récréer sans malice et il pense peut-être l'initier ainsi à l'expérience de la vie. A moins que la femme n'ait ce fervent sérieux chrétien qui donne l'indépendance de caractère, elle se laissera entraîner sans résistance et, si elle oppose un semblant de réaction, elle sera, au fond d'elle-même, heureuse de ne pas réussir à dissuader son mari.

Supposez que jusqu'au mariage son innocence ait été entourée et gardée, plutôt que véritablement formée dans son cœur par la vigilante sollicitude de parents chrétiens, vous la verrez accepter volontiers, encore qu'elle rougisse un peu, de satisfaire une certaine curiosité dont elle ne sent pas clairement l'inconvenance et le danger. Si au contraire sa vie de jeune fille a été mondaine, dissipée, elle s'estimera heureuse de pouvoir se libérer - honnêtement, pense-t-elle, puisqu'elle se trouve en compagnie de son mari - de ce reste de retenue que son jeune âge lui imposait naguère.

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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  ROBERT. le Mer 20 Juin 2012, 6:26 pm

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Guillaume a écrit:
LES IMPRUDENCES

Pie XII - Al. aux Enfants de Marie, 25 octobre 1942.

[Chutes dues aux imprudences.]


Dans l'illusion gardée et cultivée avec complaisance que dans le mariage tout est permis, les époux prennent parfois les libertés les plus imprudentes. Voici un mari qui conduit, sans le moindre scrupule, sa jeune femme à des divertissements scabreux, pour ne pas dire coupables; il croit la récréer sans malice et il pense peut-être l'initier ainsi à l'expérience de la vie. A moins que la femme n'ait ce fervent sérieux chrétien qui donne l'indépendance de caractère, elle se laissera entraîner sans résistance et, si elle oppose un semblant de réaction, elle sera, au fond d'elle-même, heureuse de ne pas réussir à dissuader son mari.

Supposez que jusqu'au mariage son innocence ait été entourée et gardée, plutôt que véritablement formée dans son cœur par la vigilante sollicitude de parents chrétiens, vous la verrez accepter volontiers, encore qu'elle rougisse un peu, de satisfaire une certaine curiosité dont elle ne sent pas clairement l'inconvenance et le danger. Si au contraire sa vie de jeune fille a été mondaine, dissipée, elle s'estimera heureuse de pouvoir se libérer - honnêtement, pense-t-elle, puisqu'elle se trouve en compagnie de son mari - de ce reste de retenue que son jeune âge lui imposait naguère.

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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  Javier le Mer 20 Juin 2012, 6:32 pm

Mais qu'est-ce que vous savez sur les femmes, Guillaume ?...

C'est très facile de pontifier sur un sujet, mais il faut avoir de l'expérience avant de tirer des conclusions et formuler des recommandations.

Allez chercher une femme et vivez avec elle afin de savoir comment fonctionne l'esprit des femmes, Guillaume. La femme est une créature fascinante et complexe, beaucoup plus que nous les hommes. Il y a encore beaucoup à apprendre les uns des autres...
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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  Invité le Mer 20 Juin 2012, 7:05 pm

Javier a écrit:Mais qu'est-ce que vous savez sur les femmes, Guillaume ?...

C'est très facile de pontifier sur un sujet, mais il faut avoir de l'expérience avant de tirer des conclusions et formuler des recommandations.

Allez chercher une femme et vivez avec elle afin de savoir comment fonctionne l'esprit des femmes, Guillaume. La femme est une créature fascinante et complexe, beaucoup plus que nous les hommes. Il y a encore beaucoup à apprendre les uns des autres...

Sauf votre respect, cher Javier,

Les "conclusions" et "recommandations" ne sont pas de moi,

mais sont tirées d'une présentation de grands textes des Souverains Pontifes (notamment S.S. Pie XII)

réalisée en 1955 par les moines de Solesmes.


Que l'Esprit-Saint vous éclaire et fortifie.

In Cordibus Jesu et Mariae. Guillaume

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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  ROBERT. le Mer 20 Juin 2012, 7:26 pm

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Guillaume a écrit:
Javier a écrit:Mais qu'est-ce que vous savez sur les femmes, Guillaume ?...

C'est très facile de pontifier sur un sujet, mais il faut avoir de l'expérience avant de tirer des conclusions et formuler des recommandations.

Allez chercher une femme et vivez avec elle afin de savoir comment fonctionne l'esprit des femmes, Guillaume. La femme est une créature fascinante et complexe, beaucoup plus que nous les hommes. Il y a encore beaucoup à apprendre les uns des autres...

Sauf votre respect, cher Javier,

Les "conclusions" et "recommandations" ne sont pas de moi,

mais sont tirées d'une présentation de grands textes des Souverains Pontifes (notamment S.S. Pie XII)

réalisée en 1955 par les moines de Solesmes.


Que l'Esprit-Saint vous éclaire et fortifie.

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Re: Citations sur la dignité de la femme

Message  Invité le Sam 23 Juin 2012, 7:59 am

ETUDIANTES ET APPRENTIES

Pie XII - allocution aux membres de l’"Oeuvre de Nazareth" -1er juillet 1945

[La préparation de la jeune fille aux devoirs qui l’attendent dans son propre foyer domestique]

Les nécessités de la vie obligent un grand nombre de jeunes filles à s'en aller, dès l'adolescence, au-dehors pour travailler dans un bureau, un laboratoire, une maison de commerce. Croyez-vous que le fait de vivre ainsi hors de la maison soit une préparation idéale à l'accomplissement ultérieur des devoirs d'épouse et de mère ? N'y a-t-il pas peut-être danger, au contraire, que naissent de là, même chez les meilleures, tout un ordre d'idées, de désirs, d'habitudes, d'inclinations qui les disposent mal à goûter le charme serein mais simple et grave de la maison, qui, devenues pour elles peu à peu, une sorte de « pied-à-terre », n'inspire plus à leurs âmes aucun intérêt ou amour ?
Puis facilement l'imagination, la sensibilité s'abandonnent, d'abord innocemment, à des rêves d'un fascinant avenir, à des affections, à des espoirs qui ne subsisteront pas, qui ne pourront subsister que sous forme de vaines illusions. Alors, le coeur brisé, l'esprit déçu, ces jeunes filles n'iront plus avec une ardeur enthousiaste et une fraîcheur juvénile prendre place dans un foyer modeste.
Que dire ensuite de celles qui, au contact de la corruption cynique ou raffinée qui les entoure, fatiguées d'une résistance tout d'abord généreuse, puis toujours plus faible et molle, finissent par succomber au respect humain, à la curiosité ou aux mauvaises tendances, se laissent entraîner à la frivolité, aux penchants vicieux ou s'abandonnent à une vie de dissipation et de désordre, à l'ivresse du luxe et des faux plaisirs ?

Source:
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