ENFANTS MARTYRS EN CHINE, 1900

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Message  Monique le Jeu 31 Mai 2012, 2:35 pm

LES MARTYRS
TOME XV

Recueil de pièces authentiques depuis les origines du christianisme

jusqu'au XXe siècle.



R. P. Dom H. LECLERCQ



PARIS 1924



Nihil Obstat.



FR. FERDINANDUS CABROL,

Abbas Farnburgensis.

Die 12 Martii 1924.



Imprimatur.

Turonibus, die 19 Martii 1924.

+ ALBERTUS,

ARCHIEPISC. TURONEN.




Un religieux de la Compagnie de Jésus, le R. P. Ch. M..., a eu l'obligeance de me faire connaître un bref martyrologe paru dans un recueil de circulation privée ou du moins très restreinte. Ces notices, dans leur concision et leur sincérité, sont dignes, je crois, de prendre place dans un recueil où on s'est efforcé de grouper les principales manifestations du témoignage par le sang rendu à Jésus-Christ. Il ne s'agit que d'enfants, et plusieurs dans le nombre ne sont pas arrivés à l'âge de raison ; cependant ils sont martyrs et leur sacrifice rappelle, en le renouvelant, celui des saints Innocents, dont l'Eglise célèbre la fête le 28 décembre. De ceux-ci aussi il est donc vrai de dire : « Non loquendo sed moriendo confessi sunt, ils ont confessé le Christ non par des paroles, mais par leur sang. »

Ces enfants furent mis à mort par les Boxeurs, en 1900, uniquement en haine de leur titre de chrétiens. Après la révolte des Boxeurs, les missionnaires catholiques procédèrent à la restauration de leurs chrétientés dévastées. Grâce au registre ou cahier de mission tenu à jour dans chaque groupe et qui contient l'état civil et religieux de ses membres, il était relativement facile de connaître les noms des victimes et des disparus. C'est ce qui fut fait méthodiquement par un missionnaire, le Père Vinchon.

Les récits des témoins permirent d'ajouter des détails sur le temps, le lieu et les circonstances du martyre. Mais ce premier catalogue a dû être revisé. Des noms avaient été omis par oubli ou par ignorance; ainsi à Tchou-kia-ho, les registres de mission avaient été brûlés avec la résidence des missionnaires, ceux du moins des deux dernières années; dès lors les enfants de deux ou trois ans et moins échappaient à l'investigation. Des disparus, tenus pour morts et seulement emmenés par les soldats, ont pu s'échapper et revenir. Enfin, il y avait eu des apostats. Cette revision a été entreprise et menée à bien par le Père Siao, et son travail a servi au Père Gaudissart; dont on donne ici un résumé.
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Message  Monique le Jeu 31 Mai 2012, 2:46 pm

Le martyre des parents et autres adultes n'est raconté qu'accessoirement; ce sont les enfants qui font l'objet de ces notices. A cause de la manière de compter les âges usitée en Chine, il faut ordinairement diminuer d'un an l'âge indiqué, car toute année commencée compte pour une; et, par exemple, un enfant né à la fin de 1899 est censé avoir trois ans dès le commencement de 1901, alors qu'en réalité il n'a peut-être qu'un an et quelques jours, et tout au plus deux ans révolus.


BIBLIOGRAPHIE. — R. GAUDISSART, S. J., Flores martyrum, dans Chine, Ceylan, Madagascar ; Lettres des missionnaires français de la Compagnie de Jésus; Province de Champagne, juin 1912, n° 42,
p. 123-141.




Marie KOUO-SINN (4 ans), Paul KOUO-FANG-YUAN (7 ans), + fin juin 1900.

Cinq filles ou femmes de la même famille; qui toutes s'appelaient Marie.
Ce groupe, l'un des plus gracieux, est ainsi composé :
Marie Kouo-wang-cheu, 52 ans, vaillante femme, digne émule de la mère des Machabées ; Marie Kouo-mei, 15 ans; Marie Kouo-sou, 10 ans, ses filles ; Paul Kouofang-yuan, 7 ans, son fils; Marie Kouo-wang-cheu, 21 ans, Marie Kouo-liou-cheu, 23 ans, ses belles-filles; Marie Kouo-sinn, 4 ans, sa petite-fille, fille de la précédente.

Toute cette famille se tenait cachée dans un village païen, à San-hou-tsounn. Les Boxeurs de leur propre village, informés de leur retraite, virent les réclamer. Les braves païens qui leur donnaient l'hospitalité supplièrent à genoux qu'on leur fît grâce. Tout fut inutile. Les Boxeurs exigèrent impérieusement qu'on reconduisît cette famille dans son village, et il fallut s'exécuter : un char fut attelé et on y fit monter la mère et ses enfants. Une escorte de Boxeurs les accompagnait.

Quand on eut fait la moitié de la route, ceux-ci s'arrêtèrent:
« Avez-vous de l'argent pour vous racheter? demandèrent-ils à la mère.
Non, nous n'avons rien sur nous.
Alors il faut apostasier.
— Nous ne le pouvons pas. Et quel mal y a-t-il d'être chrétien? »


Alors cette courageuse femme encouragea ses enfants à accepter la mort par la pensée du ciel. Les Boxeurs, furieux, les firent descendre de la voiture et les massacrèrent. La mère, revenue à elle après le départ des Boxeurs, vécut encore deux jours au pied d'un buisson, et rejoignit au ciel cette glorieuse troupe de martyrs.

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Message  Monique le Jeu 31 Mai 2012, 2:55 pm

Jean LI-KING (4 ans), + 19 juin 1900

Paul Li-tchounn-cheng, trente-neuf ans, son père, fuyant la persécution, se cachait dans les champs avec son fils. Voyant les Boxeurs arriver, il laissa le petit Jean dans un trou pour le soustraire à leurs regards, et s'éloigna seul; mais, attirés par les cris et les pleurs de l'enfant, les Boxeurs vinrent de son côté et lui demandèrent où était son père. L'enfant indiqua dans quelle direction son père était parti, et sur cette indication les Boxeurs l'eurent bientôt rejoint. Paul, se voyant découvert, demanda qu'on lui amenât son enfant :

« Car, dit-il, si nous devons mourir, nous voulons mourir ensemble. »

Les Boxeurs le massacrèrent sans vouloir écouter sa prière. Pendant ce temps-là, le petit Jean appelait son père en pleurant. Un Boxeur en eut pitié et le prit dans ses bras pour le sauver ; mais un autre lui arracha et lui trancha la tête.

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Message  Monique le Jeu 31 Mai 2012, 2:58 pm

Marie TCHANG (2 ans), + 27 juin 1900.

Sa mère, Tchang-yao-cheu, vingt-cinq ans, était à Lihoa-tsounn, chez ses parents, lorsque les Boxeurs arrivèrent dans ce village. Pour échapper à leur poursuite, elle s'était cachée avec son enfant dans une cour inhabitée, au milieu des hautes herbes. Les Boxeurs, passant près de là, devinèrent au mouvement des feuilles que des chrétiens s'y cachaient. Ils tirèrent dans cette direction plusieurs coups de fusil qui atteignirent la mère et l'enfant. La petite fille mourut presque aussitôt. La mère vécut encore trois jours, souffrant avec résignation.


A suivre...
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Message  Monique le Mar 05 Juin 2012, 7:54 pm

Marie KINN-SINN (3 ans), Paul KINN-KIUNN (12 ans) + 19 juin 1900.

Marie Kinn-kao-cheu, trente-six ans, leur mère, après avoir erré longtemps avec ses trois enfants, souffrant de la faim et de la soif, était rentrée chez elle vers la fin du mois de juin, s'exposant ainsi à une mort certaine. De fait, les Boxeurs, informés de sa présence, vinrent la chasser hors du village. A peine sortie, elle fut accablée de coups de bâton et de lance et enterrée encore vivante. La petite Marie, voyant le supplice de sa mère, pleurait à grands cris; un Boxeur l'enleva en l'air d'un coup de lance et la jeta violemment sur le sol, où elle expira aussitôt. Paul avait pris la fuite au sortir du village : poursuivi et bientôt saisi, il fut aussitôt massacré. Le troisième enfant, encore à la mamelle, fut recueilli par un passant.
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Message  Monique le Mar 05 Juin 2012, 7:55 pm

Marie KOUO-FAN (5 ans), + 17 juin 1900.

Jean Kouo-joei-gunn, cinquante-deux ans, et Marie Kouo li-cheu, quarante-huit ans, ses parents. A l'approche des Boxeurs, Jean et Marie prirent la fuite avec leur petite fille Marie. Arrivés près de Lou-tchang, les deux époux durent se séparer. Après avoir tué le mari, qui mourut en confessant sa foi, les Boxeurs se dirigèrent du côté de la femme. Se voyant poursuivie, elle se jeta à genoux pour se recommander à Dieu et prit sa petite fille entre ses bras, ne cessant d'invoquer les saints noms de Jésus et de Marie. Les Boxeurs, l'entendant prier ainsi, lui donnèrent un coup si violent sur la bouche que les dents sautèrent; après quoi, ils arrachèrent de ses bras la petite Marie, qu'ils jetèrent avec force sur le sol pour la briser, et l'achevèrent à coup de sabre; puis ils tuèrent la mère.
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Message  Monique le Mar 05 Juin 2012, 7:57 pm

Joseph MING-CHOU-SINN (6 ans), Jean-Bapt. MIN-SINNTSING (12 ans), + 13 août 1900.


Ce sont deux neveux du Père Ming. Vers le milieu de juin, leur mère, Marie Ming-tchao-cheu, s'était cachée dans les champs avec ses deux enfants, parmi les tamaris.


Surpris par les Boxeurs qui faisaient la chasse aux chrétiens, ils furent une première fois couverts de blessures assez graves, mais pas mortelles. Laissés pour morts, ils se traînèrent jusqu'à Toan-kia-ou, où ils restèrent jusqu'au mois d'août, souffrant de la faim et de leurs blessures. Pour ne pas mourir de misère, ils se rendirent à Tchang-yang, chez des parents païens. A peine arrivés, ils furent reconnus par les Boxeurs. La mère interrogée déclara courageusement qu'elle était chrétienne et que ses enfants l'étaient comme elle, et tout aussitôt elle eut la tête tranchée. Jean-Baptiste eut le même sort, et Joseph attendait son tour avec calme; mais il était si gentil, que les Boxeurs n'eurent d'abord pas le courage de le tuer.

« C'est dommage, disaient-ils, de tuer un si beau petit garçon.

Et même l'un d'eux lui donna deux galettes pour le consoler. Mais quelques instants après, un autre plus méchant lui asséna sur la tête un coup de sabre en criant :

« A quoi bon laisser un rejeton de cette engeance?
Il nous portera malheur ! »

Et Joseph rejoignit au ciel sa mère et son frère aîné.
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Message  Monique le Mar 05 Juin 2012, 8:01 pm

Simon HU-HING-TANG (2 ans), Joseph HU-HING (6 ans), + 14 juin 1900.


Marie Hu-wang-chea, trente-quatre ans, leur mère, était chez ses parents païens, qui voulaient la retenir chez eux et la faire apostasier. Elle préféra suivre son oncle, Wang-joei-cheng, par les soins duquel elle avait embrassé la religion chrétienne; et, réfugiée dans l'église de Tsai-kien, elle y priait jour et nuit, attendant ce que le bon Dieu voudrait d'elle. Quand l'église fut envahie par les Boxeurs, elle prit la fuite avec ses deux enfants, se dirigeant vers Fan-kia-kata. Atteinte bientôt par les Boxeurs, elle tomba mortellement blessée et ses deux enfants furent tués avec elle.



A suivre...
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Message  Monique le Mer 06 Juin 2012, 11:59 am

Joseph TCHAO-TCHOL'NN-KOEI (6 ans), Pierre TCHAO (1 an), Marthe TCHA-O-KOEI-TCHENN (11 ans), + 4 juill. 1900.


Leur père, Stanislas Tchao, était regardé comme le chef de la chrétienté de Tao-yuan, et les Boxeurs résolurent d'exterminer cette famille. Un jour, vers 8 heures du matin (4 juillet 1900), une bande, armée de sabres et de lances, arriva dans le village ; ce que voyant, le petit Joseph courut l'annoncer à sa mère qui le rassura, disant:

« Ce n'est pas pour nous. »

Mais les Boxeurs firent bientôt irruption dans la maison de Stanislas, alors absent. Le petit Joseph, saisi de frayeur, voulut s'échapper; mais un Boxeur l'étendit brusquement sur le sol et d'un coup de hache le coupa en deux par le milieu du corps. Marthe, sa soeur aînée, saisie de peur elle aussi, sortit en courant, tenant entre ses bras son petit frère Pierre, âgé seulement de quelques mois. Un Boxeur lui donna plusieurs coups de lance, dont elle mourut peu après. Pierre fut aussi blessé entre les bras de sa soeur qui ne l'avait pas lâché. Étroitement serré contre le corps de la petite martyre, tout couvert du sang de sa soeur et du sien, il pleurait. Dans le courant de la journée, un païen le voyant dans cet état eut pitié de lui, le prit et le rendit plus tard à sa mère, qui avait échappé au massacre. Peu de temps après, le petit Pierre mourut des suites de ses blessures.
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Message  Monique le Mer 06 Juin 2012, 11:59 am

Marie YANG (6 ans), Joseph YANG-YOUNG-CHENG (9 ans), + 17 juin 1900.


Pierre Yang-pa-hunn, cinquante ans, leur père, à l'approche des Boxeurs, alla se cacher dans les hautes herbes, au milieu des champs, avec ses trois enfants. Tout à coup, il aperçut les Boxeurs qui se dirigeaient de leur côté.

« Nous sommes perdus, dit-il à ses enfants. Levez-vous vite et mettez-vous à genoux avec moi; prions le bon Dieu d'avoir pitié de nous! »

Les enfants, voyant pour la première fois ces hommes féroces coiffés d'un bonnet rouge et brandissant leurs armes, se mirent à pleurer.

« Ne pleurez pas, petits, et n'ayez pas peur : nous allons monter au ciel. »

Les Boxeurs les avaient entourés. Pierre, connaissant quelques-uns d'entre eux, leur offrit tout ce qu'il avait d'argent sur lui, priant de les épargner.

« Cela ne nous empêchera pas de vous tuer, répondirent les Boxeurs.
— Nous étions cependant bien ensemble, reprit Pierre.
— Point de grâce pour vous autres chrétiens ! »


Et ils tombèrent sur eux à coups de lances et à coups de sabres. Pierre et les deux plus jeunes enfants succombèrent aussitôt. L'aînée, une fillette de treize ans, survécut, et c'est elle, témoin oculaire, qui a raconté le martyre de son père, de son petit frère Joseph et de Marie, sa petite soeur.
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Message  Monique le Mer 06 Juin 2012, 12:00 pm

Joseph YANG-FOU-KENG (2 ans), + 16 juillet 1900.

Son père fut tué malgré son apostasie, en haine de la foi qu'il avait pratiquée. Le petit Joseph dormait alors paisiblement dans les bras de sa mère. Les Boxeurs, l'ayant aperçu, forcèrent la mère à le déposer par terre, et d'un coup de sabre ils le coupèrent en deux. Malgré l'apostasie de ses parents, c'est bien en haine de la foi qu'il fut tué, par conséquent il est vraiment martyr.
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Message  Monique le Mer 06 Juin 2012, 12:05 pm

Louis TCHENN-SIAO-JOL (4 ans).

Une question s'était posée parmi les Boxeurs de Tchenn-cheu : faut-il tuer les petits enfants chrétiens? Les uns disaient oui, les autres, non. Un chef trancha la question en disant :

« Un enfant aujourd'hui, ce sera un homme demain; si nous ne tuons pas les enfants chrétiens, nous n'arriverons jamais à supprimer la religion chrétienne, »

Son avis l'emporta. Sur ces entrefaites, le petit Louis arriva à Tchenn-cheu avec sa mère, cherchant une retraite. La mère et l'enfant furent aussitôt saisis. On épargna la mère dans l'espoir de la forcer ensuite à épouser un Boxeur, et on condamna l'enfant au dernier supplice. Le petit Louis, violemment séparé de sa mère, pleurait à chaudes larmes. Les honnêtes gens de Tchenn-cheu, touchés de compassion, suppliaient les Boxeurs de lui laisser la vie, promettant une rançon, d'abord de quarante, et ensuite de quatre-vingt ligatures. Tout fut inutile, et Louis fut conduit au supplice. La foule se pressait autour de l'enfant, qui était vraiment comme un agneau au milieu des loups. Quand on fut arrivé hors du village, le chef de la bande, nommé Yang-hoa-tze, lui donna un coup de sabre sur la tête et les autres l'achevèrent.

(Récit de Sou-ma, témoin oculaire. — D'après le même témoin, le fils unique du principal meurtrier mourut bientôt après, emporté par une terrible maladie. Il criait sans cesse : « Le petit chrétien que papa avait tué est venu, et il me tourmente ! »)



A suivre...
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Message  Monique le Mar 12 Juin 2012, 7:12 pm

Joseph CHEU-SIAO-WAI (3 ans), + 29 juin 1900.

Il fut massacré avec sa grand'mère, Madeleine Cheutien-cheu, soixante ans. La veille du massacre, des païens étaient venus proposer l'apostasie aux chrétiens comme unique moyen de sauver leur vie. Les chrétiens refusèrent, et après le départ des païens s'encourageaient mutuellement à mourir pour la foi. Madeleine était une de ces ferventes :

« Puisque Notre-Seigneur est mort pour nous, disait-elle, nous devons aussi mourir pour lui. »

Quand les Boxeurs arrivèrent le lendemain, elle prit entre ses bras son petit-fils Joseph, âgé de trois ans, et chercha à se sauver. Arrêtée, elle reçut, ainsi que son petit Joseph, de graves blessures, et tous deux restèrent étendus comme morts. Ils respiraient encore cependant. Quelques heures après, le petit Joseph poussait encore des cris de douleur et demandait à boire. Après-midi, un méchant Boxeur, les apercevant, prit une grosse brique et en fracassa la tête de Madeleine. Pour le petit Joseph, il lui fendit la tête d'un coup de sabre.

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Message  Monique le Mar 12 Juin 2012, 7:12 pm

Joseph CHEU- LI- TCHEU (8 ans).

C'est un autre petit-fils de Madeleine et un frère de Siao-wai. Pendant longtemps la disparition de cet enfant fut un mystère pour les chrétiens. Ce n'est que de longs mois après, lorsque la paix fut rétablie, que l'on retrouva le petit cadavre à moitié calciné, en déblayant la chambre d'une maison brûlée par les Boxeurs. On en conclut que l'enfant, à l'arrivée des Boxeurs, s'était réfugié dans cette chambre. Les Boxeurs ayant mis le feu à la maison, il y fut brûlé.
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Message  Monique le Mar 12 Juin 2012, 7:13 pm

Joseph CHEU (quelques mois).
Marie CHEU (2 ans), Marie CHEU (9 ans).


Deux soeurs du même nom. Leur mère, Marthe Cheuhi-cheu, à l'arrivée des Boxeurs, tenta de s'évader avec ses deux filles et fut bientôt arrêtée. Un premier Boxeur, touché de ses prières, l'épargna ; mais un autre survint, qui lui donna deux coups de sabre sur la tête. Marthe tomba évanouie et expira bientôt après. La petite Marie, qu'elle portait dans ses bras, reçut des blessures dont elle mourut peu de temps après. L'autre Marie, blessée d'un coup de lance au ventre et voyant les intestins sortir par la blessure, ne cessait de crier et d'appeler sa mère. Plusieurs heures après, un Boxeur repassant par là et la voyant encore respirer, lui donna un dernier coup.
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Message  Monique le Mar 12 Juin 2012, 7:13 pm

Thomas NAN - TANG-KIANG (5 ans), Marie NAN (9 ans), Marie NAN-TOLU (7 ans), une petite fille (quelques mois), + 24 juillet 1900.


Ce sont trois soeurs et leur frère. Au point du jour, les Boxeurs vinrent cerner leur maison et y mirent le feu. Le père, Jean Nan-lao-tsing, fut abattu d'un coup de sabre sur le seuil de sa porte. La mère, Nan-li-cheu, et la fille aînée, Marie, âgée de neuf ans, furent d'abord épargnées et emmenées pour être vendues. Mais, passant sur un pont, elles se jetèrent à l'eau pour échapper à leurs ravisseurs. Les Boxeurs, les ayant retirées de l'eau, voulurent les forcer de continuer leur route; puis, furieux de leur résistance, les massacrèrent et jetèrent leurs corps dans la rivière. Quant à Thomas, il dormait dans la cour avec sa soeur cadette, Marie; ils furent percés de coups de lance et jetés dans le feu, respirant encore. Restait la petite fille de quelques mois : un Boxeur la prit par une jambe et l'ayant frappée d'un coup de sabre, la jeta dans le feu.



A suivre...
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Message  Monique le Mer 13 Juin 2012, 12:47 pm

Damien FAN-TSIOU-MOLTO (5 ans).

A l'approche des persécuteurs , son père, Jacques Fanwei-koei, quarante-sept ans, alla se cacher dans les champs, parmi les arbustes. Damien, âgé de cinq ans, était avec lui. Un méchant païen les ayant aperçus, se mit à leur crier:

« Cachez-vous bien, de sorte qu'on ne puisse pas vous découvrir, »

Attirés par ces cris, les Boxeurs accoururent aussitôt, se saisirent de Jacques et de son fils, et ne pouvant en obtenir ni l'apostasie ni de l'argent, ils les massacrèrent. Une païenne, causant un jour avec la veuve de Jacques, lui disait :

« J'ai vu mourir ton mari : qu'il était sot! il avouait ingénûment qu'il était chrétien, et au moment de subir la mort il invoquait encore Jésus ! »

Lorsque Damien fut pris avec son père, il eut un bras presque complètement tranché d'un coup de sabre.
Malgré cette atroce blessure, l'enfant ne pleurait pas, disent les témoins. Conduit dans le village, il demanda à boire. Quelqu'un touché de compassion lui donna une tranche de pastèque, qu'il mangea tranquillement. Puis il fut mis à mort avec son père.
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Message  Monique le Mer 13 Juin 2012, 12:48 pm

Marie WANG (4 ans).

Sa mère, Marie Wang-tchang-cheu, quarante-trois ans, était une fervente chrétienne, qui exhortait non seulement son mari, mais tous les autres chrétiens à demeurer fermes dans la foi. A l'approche des Boxeurs, elle alla se cacher avec ses deux filles dans un champ de chanvre. Bientôt découverte, elle se mit à genoux pour prier et se recommander à Dieu avec ses deux enfants.

« Lève-toi, lui dit un Boxeur, va faire une prostration dans la pagode et tu seras épargnée. »

Marie persistait à rester à genoux, priant et invoquant sans cesse les saints Noms de Jésus et de Marie ; ce que voyant, les Boxeurs lui tranchèrent la tête ainsi qu'à la plus jeune des enfants. L'aînée fut épargnée, et c'est elle qui a raconté le martyre de sa mère et de sa soeur.
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Message  Monique le Mer 13 Juin 2012, 12:48 pm

Siméon TCHENG-YING-TSUEN (6 ans), (?) TCHENG -SAN (2 ans).

On ignore le nom de baptême du petit garçon. Cette intéressante famille de Si-ho-tenu comprenait encore : Joseph Tcheng-keny-chenu, seize ans, leur frère aîné, élève du collège de Sien-hsien; et Anne Tcheng--chan-cheu, leur mère, trente-sept ans.

Voici dans quelles circonstances ils furent massacrés. Ils étaient réfugiés dans un village assez éloigné de leur pays. Au bout de quelque temps, Joseph voulut rentrer chez lui secrètement pour voir sa grand'mère, et se cacha d'abord dans les champs, au milieu des arbustes. Il fut aperçu par un homme qui lui adressa quelques paroles assez bienveillantes. Joseph ne soupçonnait pas que cet homme avait de mauvaises intentions. Mais, peu de temps après, une bande de Boxeurs, avertis par cet individu, sortit du village et se dirigea du côté de sa retraite. Joseph fut bien vite leur prisonnier. Ils le conduisirent dans une pagode et lui intimèrent l'ordre de faire une prostration, en signe d'apostasie.

« Je suis chrétien, je ne puis pas le faire, » protesta Joseph.

Alors ils l'emmenèrent à l'est du village, dans un champ qui appartenait à sa famille. Là un des Boxeurs lui donna un coup de lance dans le dos, en criant :

« Meurs ici ! tu es arrivé chez toi ! »

Joseph tomba, et un autre Boxeur lui asséna un coup de sabre sur la tête. Un an après, son corps fut exhumé : il était si bien conservé, que son visage ressemblait à celui d'un homme endormi.

Cependant Anne, la mère de Joseph, ne savait pas ce qui était arrivé à son fils. Plusieurs jours s'écoulèrent sans qu'il revînt, et elle commençait à être inquiète. Elle prit donc la résolution d'aller voir elle-même. Elle partit, portant son troisième fils entre ses, bras et suivie de Siméon. A peine arrivée dans le village, elle fut prise par les Boxeurs, qui la forcèrent de se rendre dans un champ situé à l'ouest du village.. Arrivés là, l'un d'eux arracha des bras de la mère le petit enfant qu'elle portait et le tua sous ses yeux. Un témoin dit que le Boxeur déchira l'enfant par le milieu du corps, en écartant et tirant avec violence les deux jambes. Un autre, d'un coup de lance, étendit par terre le petit Siméon. Anne leur reprocha leur cruauté; pour lui faire expier ce cri de l'amour maternel, ils la démembrèrent et lui coupèrent la tête.



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Message  Monique le Lun 25 Juin 2012, 1:07 pm

Stanislas KOUO- YOUNG-HOUO (6 ans), Cécile KOUO (5 ans),
Pierre KOUO-YOUNG-TCHENG (5 ans), Lucie KOUO (9 ans), + 7 juillet 1900.


Avec le martyr de ces innocents, je dois raconter celui de : Marie Kouo-li-cheu, 65 ans, leur héroïque grand'mère: Marie Tsao-cheu, 40 ans, mère de Stanislas; Suzanne, 18 ans, soeur aînée de Stanislas; Anne Kouo-wang-cheu, mère de Pierre; Benoîte Kouo-tchao-cheu, mère de Cécile.

Après la mort de son mari, tué par les Boxeurs, les païens venaient souvent exhorter Marie Kouo et ses enfants à renoncer à la religion, pour se mettre à l'abri de la persécution. Marie ne voulait pas les entendre :

« Plutôt mourir que d'apostasier! » répétait-elle sans cesse.

Voyant deux de ses filles chanceler dans la foi, elle leur adressait d'énergiques exhortations :

« Si vous apostasiez, leur disait-elle, je ne vous reconnais plus pour mes enfants. Vous pouvez partir; moi je reste ici en attendant de mourir de la main des bourreaux. »

De fait elle resta, et avec elle la plupart de ses enfants et petits-enfants, au milieu des ruines de sa maison démolie par les Boxeurs, souffrant toutes sortes d'incommodités; car les païens les plus bienveillants ne voulaient plus les recevoir chez eux. Réduite à cette extrémité, Marie priait encore avec plus de ferveur. Mais les Boxeurs revinrent en plus grand nombre et firent des perquisitions dans toutes les familles païennes ou chrétiennes. Bientôt un grand nombre de chrétiens furent découverts ; un groupe fut exécuté au nord du village, près d'une grande pagode; un autre groupe de treize fut massacré au sud, sur une aire. Marie, avec ses deux brus et ses petits-enfants, fut du premier groupe. Arrivés près de la pagode, les Boxeurs se mirent à manger et à boire, et firent attendre leurs victimes plusieurs heures, exposées aux ardeurs du soleil. Voyant les enfants et quelques-unes de ses compagnes pleurer et trembler de peur, Marie leur disait :

« N'ayez pas peur; nous serons bientôt au ciel ! »

Enfin, après avoir bien mangé et bien bu, les Boxeurs commencèrent le carnage avec une fureur infernale, frappant avec rage, sans même prendre le soin d'achever leurs victimes. Marie Tsao-cheu, mère de Stanislas, laissée pour morte, revint à elle et se traîna la nuit dans son ancienne retraite, où elle vécut encore trois jours, souffrant horriblement. Les païens, par commisération, dit-on, l'enterrèrent encore vivante pour l'achever. Stanislas, lui aussi, respirait encore lorsqu'on vint le soir enterrer les cadavres. Suzanne, soeur aînée de Stanislas, fut digne de sa grand'mère.
Un Boxeur lui disait :

« Toi, grande fille, apostasie, et tu seras quitte.
— Tue-moi comme tu veux, répondit la jeune fille, je n'apostasie pas! »




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Message  Monique le Lun 25 Juin 2012, 1:10 pm

Jean U-TCHOUENN-HMO (9 ans), Mathias U-TCHOUENN-LOU (5 ans), Ragmond U (non natus), + 7 juillet 1900.

Ces enfants, dont l'un vint au monde pendant le martyre de sa mère, Anne U-wan-cheu, vingt-sept ans, étaient, ainsi que Cécile U-nang-cheu, soixante-dix ans, leur grand'mère, du second groupe exécuté au sud du village de Hou-kia-tchen.

Cécile, la grand'mère, était une fervente chrétienne. Après le massacre de Wanglao-seu, les païens l'exhortaient vivement, elle et ses enfants, à apostasier pour sauver leurs vies. Son fils se laissa gagner et apostasia. Mais Cécile et sa bru restèrent inébranlables dans leur résolution de mourir plutôt que d'apostasier. Elles furent prises avec beaucoup d'autres et conduites au lieu du supplice.

Cécile eut le cou à moitié coupé; après le départ des Boxeurs, elle put, en se traînant, regagner sa maison détruite et y vécut encore neuf jours, souffrant beaucoup, mais avec patience et résignation.

Anne, après avoir reçu de graves blessures, put aussi regagner sa maison démolie et y vécut encore cinq jours. Un coup de lance qu'elle avait reçu dans le flanc donna la mort à l'enfant qu'elle portait, et elle ne mit au monde que le corps d'un petit martyr, baptisé dans son sang. Mathias et Jean furent tués sur l'aire.




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Message  Monique le Lun 25 Juin 2012, 1:13 pm

Marie WANG (4 ans).
Marie U (7 ans), Marthe U (7 ans), + 9 juillet 1900.


Ce sont deux soeurs de lait. La première avait pour grand'mère Marthe U-pan-cheu, soixante-douze ans, très pieuse femme. Souvent sollicitée à l'apostasie, elle s'y refusa avec fermeté. A l'approche des Boxeurs, elle sortit à la hâte du village avec sa petite-fille, Marie, et une orpheline de la Sainte-Enfance, appelée aussi Marie, dont elle était chargée par le missionnaire. Elles allèrent vers un village voisin et se cachèrent dans une cabane, sur une aire, à l'entrée du village; elles y restèrent jusqu'au lendemain matin. Alors le propriétaire, les soupçonnant d'être chrétiennes, les chassa de sa cabane. Elles s'en allèrent dans les champs cueillir des herbes pour se nourrir. Les Boxeurs qui faisaient la chasse aux chrétiens dispersés, les ayant reconnues, les massacrèrent aussitôt.




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Message  gabrielle le Mar 26 Juin 2012, 7:19 am

Très intéressant ce dossier, personnellement, je ne connaissais pas cette terrible persécution ni les martyrs qu'elle avait enfanté.

Merci
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Message  Monique le Lun 02 Juil 2012, 6:44 pm


Pierre SUENN-KINN-TANG (9 ans), Thérèse SUENN (6 ans), + 2 juillet 1900.


A l'approche des Boxeurs, les deux enfants, frère et soeur, sur le conseil de leurs parents, allèrent se cacher dans une de ces cabanes bâties pour servir d'abri au gardien d'un jardin, non loin du village. Ils furent découverts par les Boxeurs qui faisaient des perquisitions.

« Êtes-vous chrétiens? leur demandèrent-ils.
— Oui, nous le sommes, » répondit timidement Pierre.


Alors les Boxeurs les traînèrent dans une pagode voisine, et voulurent les obliger à faire des prostrations. Comme les enfants s'y refusaient, ils furent frappés de coups de lance et de sabre. Pierre en mourut aussitôt. Sa petite soeur vécut encore cinq jours, et mourut chez sa grand'mère maternelle, à Siao-lu-i, où on l'avait transportée.



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Message  Monique le Lun 02 Juil 2012, 6:50 pm

Mathieu LI-MAN-TCHANG (3 ans), Raymond LI (non natus).

Marie Li-pan-cheu, vingt-huit ans, mère de ces deux enfants, était une très pieuse chrétienne, très dévote à la sainte Vierge. Elle fut prise avec sa belle-mère, Catherine Fong-cheu-; par les Boxeurs de Ou-i, qui, peu de jours auparavant, avaient massacré les deux Pères ISORÉ et ANDLAUER, et qui passaient par Sanlong-tang pour aller massacrer les chrétiens de Wanglao-seu. Les Boxeurs leur proposèrent l'apostasie comme condition nécessaire pour recouvrer leur liberté. Catherine faillit, accepta la condition, et fut aussitôt relâchée. Mais Marie resta inébranlable.

« Plutôt mourir que d'apostasier! répétait-elle.
— Que cette maudite femme soit punie de mort, s'écrièrent les Boxeurs.
— Si vous ne me tuez pas, vous êtes des lâches! » répliqua Marie.


Après cette parole, elle tomba couverte de blessures. Après l'avoir massacrée, les Boxeurs s'aperçurent qu'elle était enceinte. Pour assouvir leur fureur et se donner le féroce plaisir de tuer un chrétien de plus, ils lui ouvrirent le ventre et arrachèrent de son sein l'enfant qu'elle portait. Restait le petit Mathieu, enfant de trois ans, qui accompagnait sa mère. Un soldat eut pitié de cet enfant qui pleurait à fendre l'âme.
Il le prit dans ses bras, voulant le consoler et le sauver; mais un Boxeur l'aperçut et lui cria :

« Dépose cet enfant par terre que je le tue!
— Mais c'est un enfant, répliqua le soldat.
— Si tu ne le déposes pas, je vous tue tous deux, toi et l'enfant. »
Le soldat n'osa pas résister; il déposa l'enfant, qui fut aussitôt massacré.





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