la France sera mahomète

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Re: la France sera mahomète

Message  ROBERT. le Mar 14 Avr 2009, 7:34 pm

.

Ce qui fait de nous des catholiques fervents et convaicus, ce n'est pas le fait d'être un homme, une femme; c'est le fait que nous ayions au cœur la foi en Dieu Notre-Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit et de toutes nos forces et l'amour du prochain pour l'amour de Dieu... En ces temps d'apostasie et d'hérésie, le sexe dit "fort" ne se trouve pas nécessairement là où l'on pense qu'il est...
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Re: la France sera mahomète

Message  Monique le Mar 14 Avr 2009, 9:51 pm

Tout à fait d'accord avec vous cher Confiteor
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Re: la France sera mahomète

Message  Louis le Mar 14 Avr 2009, 9:52 pm

Bonsoir,

A propos de la France mahométane, je me rappelle d'avoir lu un texte du Père Charles De Foucauld au gouvernement français (?) qui disait, en substance, qu'il fallait convertir ce pays d'Alger (je crois) sinon dans 50 ans, ce serait eux qui nous « convertiraient » dans notre propre pays ou quelque chose dans ce style là.

Est-ce qu'un intervenant pourrait mettre ce texte en ligne, si possible ?

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Re: la France sera mahomète

Message  Gérard le Mer 15 Avr 2009, 2:41 am

On peut toujours se faire des émotions fortes et des frissons en se caressant le cou...encore attaché à notre tête !
Cependant, depuis son origine l'islam est à la botte du judaîsme et ne l'a a ni dominé ni même menacé. Israël est un tout petit pays au milieu des pays musulmans et le rapport de force comme nous avons encore pu le voir dernièrement est de un à cent en faveur d'Israël.
Cette domination du judaïsme sur l'islam vient qu'il est sorti du sein du Judaïsme, un judaîsme néo-crhétien, un judaïsme chrétien.
le judaïsme domine de la tête au pied tous les pays goïmes que nous sommes par l'instrument de la maçonnerie.
Or, si en 8 jours de temps en 1937, Rome a condamné un Etat communiste et un Etat Nazisme, TOUS les états maçons n' ont toujours reçu de Rome que des bénédictions.
C'est encore sous leur coupe et leur domination sans partage que nous sommes aujourd'hui où chaque jour il devient encore plus fort.
On peut s'en réjouir comme la grande majorité. On peut dire que c'est un moindre mal fort intéressant pour assurer notre sécurtié comme l'a toujours pensé ROme même pendant la Révolution française et même au Mexique pendant que 97 pour cent de la population catholiques se battaient pour retirer le pouvoir civil des mains sacrlèges de Callas.
On dit souvent que l'on a que ce qu'on mérite. Mais ce n'est pas le cas aujourd'hui. On a que ce que l'on veut à moins que l'on veuille, d'une manière déterminée, autre chose que ce que l'on a voulu jusqu'ici.

Parce Domine dit très pieusement :

Seigneur, sauvez nos âmes de la République!
Mais elle dit plus précisément « j’ajouterais, Seigneur, sauvez nos âmes de la République !
Or, il y a un problème.
C’est que, depuis le Concordat de 1801 et sans interruption, Rome a demandé que l’on prie pour le maintien des gouvernement maçons.

Or, il est ABSURDE de prier pour leur maintien de ces Etats maçon et de demander en même temps de sauver nos âmes de ces gouvernement maçon. On ne peut pas vouloir laisser le loup dans la bergerie et s'étoner qu'il égorgent les brebis. Cela n’a jamais marché ni en France, ni au Mexique ni au Canada. C’est avec cette politique que l’on s’est fait bouffer et qu’il ne reste plus rien. Il est tout aussi absurde, comme l’a fait Rome d’aller voter pour obtenir de nos gouvernements maçons qu’ils nous pondent des loi chrétiennes. Il ne sont pas là pour cela mais pour voter des lois diaboliques.
Le principe du Règne social de NSJS, c’est avec ses ennemis comme l’escabeau sous ses pieds… comme l’indique le psaume pas autrement.
Il ne s’agit pas de croire que l’on peut changer la donne. Ou qu’il est opportun de renverser la machine.
Ce qui est opportun, c’est de ne pas continuer de rêver sur le maintien d’une telle domination universelle du démon et de VOULOIR autre chose. Cela c’est à la porté de tout le monde et VOULOIR c’est ne vouloir QUE le Règne de Jésus-Christ sur les nations avec TOUS les ennemis de ce règne VAINCUS.

Ce n’est d’ailleurs que parce que nos ennemis ont voulu nous vaincre qu’ils nous dominent aujourd’hui.
Aller dénicher les maçons au fond de leur loge et les condamner solennellement d’ appartenir à ces antres infernales à quoi cela a pu bien servir alors que dans le même temps Rome les louait de s’emparer du pouvoir civil comme si eux seuls avaient le monopole pour assurer la paix. En fait la paix qu’ils ont voulu, c’est une guerre pour ravir les âmes avec le moins de bruit possible. Il n’ont voulu le pouvoir temporel que comme un levier pour prendre le pouvoir religieux qu’ils possèdent sans partage aujourd’hui.
Oui, ils ont parfaitement gagné mais pas tout seuls… avec la complicité de ceux qui auraient dû les combattre !
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Re: la France sera mahomète

Message  Invité le Mer 15 Avr 2009, 3:28 am

Missale Romanum 1612 a écrit:Bonsoir,

A propos de la France mahométane, je me rappelle d'avoir lu un texte du Père Charles De Foucauld au gouvernement français (?) qui disait, en substance, qu'il fallait convertir ce pays d'Alger (je crois) sinon dans 50 ans, ce serait eux qui nous « convertiraient » dans notre propre pays ou quelque chose dans ce style là.

Est-ce qu'un intervenant pourrait mettre ce texte en ligne, si possible ?


le Père Charles de Foucauld, dans une lettre adressée à René Bazin, de l'Académie française, le 29 juillet 1916, et parue dans le Bulletin du Bureau catholique de presse, n° 5, octobre 1917 a écrit:

JESUS CARITAS,

Tamanrasset, par Insalah, via Biskra, Algérie, 29 juillet 1916.

Monsieur,

Je vous remercie infiniment d'avoir bien voulu répondre à ma lettre, au milieu de tant de travaux, et si fraternellement. Je pourrais, m'écrivez-vous, vous dire utilement la vie du missionnaire parmi les populations musulmanes, mon sentiment sur ce qu'on peut attendre d'une politique qui ne cherche pas à convertir les musulmans par l'exemple et par l'éducation et qui par conséquent maintient le mahométisme, enfin des conversations avec des personnages du désert sur les affaires d'Europe et sur la guerre.

Vie du missionnaire parmi les populations musulmanes

(...) Les missionnaires isolés comme moi sont fort rares. Leur rôle est de préparer la voie, en sorte que les missions qui les remplaceront trouvent une population amie et confiante, des âmes quelque peu préparées au christianisme, et, si faire se peut, quelques chrétiens. (...) Il faut nous faire accepter des musulmans, devenir pour eux l'ami sûr, à qui on va quand on est dans le doute ou la peine, sur l'affection, la sagesse et la justice duquel on compte absolument. Ce n'est que quand on est arrivé là qu'on peut arriver à faire du bien à leurs âmes. Inspirer une confiance absolue en notre véracité, en la droiture de notre caractère, et en notre instruction supérieure, donner une idée de notre religion par notre bonté et nos vertus, être en relations affectueuses avec autant d'âmes qu'on le peut, musulmanes ou chrétiennes, indigènes ou françaises, c'est notre premier devoir : ce n'est qu'après l'avoir bien rempli, assez longtemps, qu'on peut faire du bien. Ma vie consiste donc à être le plus possible en relation avec ce qui m'entoure et à rendre tous les services que je peux. À mesure que l'intimité s'établit, je parle, toujours ou presque toujours en tête à tête, du bon Dieu, brièvement, donnant à chacun ce qu'il peut porter, fuite du péché, acte d'amour parfait, acte de contrition parfaite, les deux grands commandements de l'amour de Dieu et du prochain, examen de conscience, méditation des fins dernières, à la vue de la créature penser à Dieu, etc., donnant à chacun selon ses forces et avançant lentement, prudemment. Il y a fort peu de missionnaires isolés faisant cet office de défricheur ; je voudrais qu'il y en eût beaucoup : tout curé d'Algérie, de Tunisie ou du Maroc, tout aumônier militaire, tout pieux catholique laïc (à l'exemple de Priscille et d'Aquila), pourrait l'être. Le gouvernement interdit au clergé séculier de faire de la propagande anti-musulmane ; mais il s'agit de propagande ouverte et plus ou moins bruyante : les relations amicales avec beaucoup d'indigènes, tendant à amener lentement, doucement, silencieusement, les musulmans à se rapprocher des chrétiens devenus leurs amis, ne peuvent être interdites par personne. Tout curé de nos colonies, pourrait s'efforcer de former beaucoup de ses paroissiens et paroissiennes à être des Priscille et des Aquila. Il y a toute une propagande tendre et discrète à faire auprès des indigènes infidèles, propagande qui veut avant tout de la bonté, de l'amour et de la prudence, comme quand nous voulons ramener à Dieu un parent qui a perdu la foi...

Espérons qu'après la victoire nos colonies prendront un nouvel essor. Quelle belle mission pour nos cadets de France, d'aller coloniser dans les territoires africains de la mère patrie, non pour s'y enrichir, mais pour y faire aimer la France, y rendre les âmes françaises et surtout leur procurer le salut éternel, étant avant tout des Priscille et des Aquila !

Comment franciser les peuples de notre empire africain

Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l'Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l'esprit ni le cœur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l'étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d'autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu'elle a avec les Français (représentants de l'autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d'elle. Le sentiment national ou barbaresque s'exaltera dans l'élite instruite : quand elle en trouvera l'occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l'islam comme d'un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant.

L'empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d'habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d'habitants rompus au maniement de nos armes, dont l'élite aura reçu l'instruction dans nos écoles. Si nous n'avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu'ils deviennent Français est qu'ils deviennent chrétiens.

Il ne s'agit pas de les convertir en un jour ni par force, mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, œuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.

Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui. D'une manière générale, non.
Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s'y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l'un, celui du Medhi, il n'y en a pas : tout musulman (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi) croit qu'à l'approche du jugement dernier le Medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l'islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non-musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l'islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s'il est soumis à une nation non musulmane, c'est une épreuve passagère ; sa foi l'assure qu'il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l'engage à subir avec calme son épreuve ; "l'oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s'il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération", disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu'aux Allemands, parce qu'ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger ; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d'honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles, mais, d'une façon générale, sauf exception, tant qu'ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du Medhi, en lequel ils soumettront la France.

De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d'un peuple étranger qu'on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d'apostasie, un renoncement à la foi du Medhi...

Les Kabyles

Comme vous, je désire ardemment que la France reste aux Français, et que notre race reste pure. Pourtant je me réjouis de voir beaucoup de Kabyles travailler en France ; cela semble peu dangereux pour notre race, car la presque totalité des Kabyles, amoureux de leur pays, ne veulent que faire un pécule et regagner leurs montagnes.

Si le contact de bons chrétiens établis en Kabylie est propre à convertir et à franciser les Kabyles, combien plus la vie prolongée au milieu des chrétiens de France est-elle capable de produire cet effet !

(...) Si la race berbère nous a donné sainte Monique et en partie saint Augustin, voilà qui est bien rassurant. N'empêche que les Kabyles ne sont pas aujourd'hui ce qu'étaient leurs ancêtres du IVe siècle : leurs hommes ne sont pas ce que nous voulons pour nos filles ; leurs filles ne sont pas capables de faire les bonnes mères de famille que nous voulons.

Pour que les Kabyles deviennent français, il faudra pourtant que des mariages deviennent possibles entre eux et nous : le christianisme seul, en donnant même éducation, mêmes principes, en cherchant à inspirer mêmes sentiments, arrivera, avec le temps, à combler en partie l'abîme qui existe maintenant.

En me recommandant fraternellement à vos prières, ainsi que nos Touaregs, et en vous remerciant encore de votre lettre, je vous prie d'agréer l'expression de mon religieux et respectueux dévouement.

Votre humble serviteur dans le Cœur de Jésus.

Charles de Foucauld

Source: ce site.

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Re: la France sera mahomète

Message  Sandrine le Mer 15 Avr 2009, 7:05 am

Parabole a écrit :
C’est que, depuis le Concordat de 1801 et sans interruption, Rome a demandé que l’on prie pour le maintien des gouvernement maçons.

Avez-vous des éléments fiables , cher Parabole, pour affirmer une telle chose ?

Je suis tout à fait ignare en ce qui concerne le Concordat mais d'un point de vue de simple bon sens, comment l'Eglise peut-elle condamner d'un côté la franc-maçonnerie et de l'autre demander à ce que l'on prie pour le maintien de ces gouvernements maçons ?

L'Eglise n'a jamais été contradictoire avec elle-même en quoi que ce soit. Ce point me paraît complètement contradictoire , alors je m'interroge ??? Question
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Re: la France sera mahomète

Message  gabrielle le Mer 15 Avr 2009, 8:01 am

bounce bounce bounce Je suis comme Deo Gratias, je veux savoir et comprendre..
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Re: la France sera mahomète

Message  Diane le Mer 15 Avr 2009, 9:32 am

Moi aussi cher Parabole, j'aimerais bien que vous éclairiez ma lanterne! ! Shocked
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Re: la France sera mahomète

Message  Louis le Mer 15 Avr 2009, 12:18 pm

.
Merci cher Guillaume d'avoir mis en ligne ce texte du Père de Foucauld

et, du même souffle,

pour le lien que vous avez mis, ailleurs sur Te Deum , pour la référence sur la Chaîne d'Or de saint Thomas d'Aquin : c'est une mine de renseignements.

Merci.

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Re: la France sera mahomète

Message  ROBERT. le Mer 15 Avr 2009, 1:36 pm

Parabole a écrit:
C’est que, depuis le Concordat de 1801 et sans interruption, Rome a demandé que l’on prie pour le maintien des gouvernement maçons.


Quoique avec un peu de retard, je me joins au concert des Deo Gratias, Parce Domine et Marie Madeleine : s.v.p. éclairez ma lanterne; au contraire de Diogène qui cherchait un homme, je cherche la Vérité... Question
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Re: la France sera mahomète

Message  Gérard le Mer 15 Avr 2009, 3:55 pm

Guillaume cite Charles de Foucault qui dit :

« Dans cette foi, le musulman regarde l'islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s'il est soumis à une nation non musulmane, c'est une épreuve passagère ; sa foi l'assure qu'il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l'engage à subir avec calme son épreuve ; "l'oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s'il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération", disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu'aux Allemands, parce qu'ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger ; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d'honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles, mais, d'une façon générale, sauf exception, tant qu'ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du Medhi, en lequel ils soumettront la France. »

J’ai été en quelque sorte ravi de voir la cohérence des vrais musulmans. On doit leur reprocher d’être musulman car il est dit de tout infidèle « Celui qui ne croit pas sera condamné » mais on ne peut pas reproché à un musulman d’agir selon ce qu’il croit avec détermination. Et, finalement, le Père Charles de Foucault fait un éloge aux musulmans qui par leur détermination sont parvenus à faire de leur pays des pays musulmans.

Et en voyant cela J’AI HONTE pour les catholiques que nous sommes. Jésus-Christ à mis le monde à nos pieds en mettant par terre l’Empire romain qui était le plus grand Empire ayant jamais paru sur la terre. Et nous, après l’avoir perdu en leur ayant pratiquement DONNE ce monde catholique, nous n’avons eu AUCUNE détermination à le regagner.
Alors je me permets de reprendre la détermination musulmane décrite par de Foucault et de l’attribuer à nous catholiques. Et voici ce que cela donne :


« Dans cette foi, Le catholique regarde le catholicisme sa vraie patrie et les peuples non-catholiques comme destinés à être tôt ou tard subjugué par lui, catholique ou ses descendants ; s’il est soumis à une nation non catholique, (la France républicaine actuellement) c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à sont tour de ceux auxquels il s’est maintenant assujetti. La sagesse l’engage à subir avec calme son épreuve ; "l'oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s'il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération", disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis à des Français républicain qu'à des anglais royaliste protestants, parce qu'ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français républicain, comme on est attaché à un ami étranger …. mais, d'une façon générale, sauf exception, tant qu'ils seront Catholiques, ils ne seront jamais Français républicains, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du Seigneur Jésus, en lequel ils soumettront la France. »

Or, si nous avions été aussi bons que les musulmans, aussi habiles, aussi patients dans notre désir d’instaurer QUE des nations catholiques au lieu de tenter de se faire, comme la plupart des ecclésiastiques, y compris les anti-libéraux, nous l’ont proposé depuis la Révolution de « bons catholiques républicains » comme certains communistes qui ont voulu un petit jésus soviétique, nous aurions déjà obtenu ce que nous avions voulu avec détermination !
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Re: la France sera mahomète

Message  Gérard le Mer 15 Avr 2009, 3:59 pm

excusez-moi de ne pas avoir répondu aux membres du forum, je croyais que le dernier était Guillaume avec la citation de Charles de Foucault.
Je le ferais avec le plus de précision possible.
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Re: la France sera mahomète

Message  Gérard le Jeu 16 Avr 2009, 7:35 pm

Confiteor me cite :
C’est que, depuis le Concordat de 1801 et sans interruption, Rome a demandé que l’on prie pour le maintien des gouvernement maçons.


Et il ajoute comme commentaire :

Quoique avec un peu de retard, je me joins au concert des Deo Gratias, Parce Domine et Marie Madeleine : s.v.p. éclairez ma lanterne; au contraire de Diogène qui cherchait un homme, je cherche la Vérité...

Effectivement, il est bien plus profitable de chercher la vérité que de chercher un homme en plein jour... avec une lanterne !

La vérité est ici historique, il s’agit de faits objectifs. Ces faits objectifs, païens ou catholiques pouvons les louer ou les déplorer mais aucun de nous ne peut les contester :
Le 15 juillet 1801, le Pape Pie VII approuvait le Concordat de Bonaparte.

Dans ce Concordat, à l’article VIII, il était précisé ce qui suit :

« La formule de prière suivante sera récitée à la fin de l'office divin, dans toutes les églises catholiques de France : "Seigneur, sauvez la République ; Seigneur, sauvez les Consuls." »
Par conséquent, lorsque je dis que « Rome a demandé que l’on prie pour le maintien des gouvernement maçons »
je n’éxagère rien puisque Rome a même demandé que l’on prie publiquement en précisant que l’on devait prier pour sauver la République « à la fin de l'office divin, dans toutes les églises catholiques de France »

Il ne reste donc qu’une seule chose à convenir entre nous.
Est-ce que la République française est franc-maçonne ?
Sur ce sujet, Deo Gratias ne semble avoir aucune peine à l’admettre puisque il me dit :
« …. comment l'Eglise peut-elle condamner d'un côté la franc-maçonnerie et de l'autre demander à ce que l'on prie pour le maintien de ces gouvernements maçons ? »

Si Deo Gratias croyait que la République n’était pas maçonne, il m’aurait dit :
"L’Eglise a condamné la franc-maçonnerie mais en demandant de prier pour le maintien de la République française elle ne s’est pas contredite puisque la République française n’est pas maçonne.
Vous pouvez évidemment croire que la République française n’est pas maçonne. Dans ce cas, je me propose de vous le prouver si besoin est."


Par contre, je dois répondre à l’affirmation de Deo Gratias :

« L'Eglise n'a jamais été contradictoire avec elle-même en quoi que ce soit. Ce point me paraît complètement contradictoire , alors je m'interroge ? »

Je dirais plus précisément et, je pense plus justement.

« L’Eglise n'a jamais été contradictoire avec elle-même en quoi que ce soit »
Non seulement je le concède mais je partage et j’approuve de tout cœur.
Les papes qui la dirigent, partagent-ils avec l’Eglise cette non-contradiction dans leur enseignement sur la foi et les mœurs ?
C’est ce que notre dogme de l’infaillibilité pontificale nous oblige de croire…Ainsi soit-il ! Dieu soit loué pour ce don inestimable !

Ces papes partagent-il avec l’Eglise qu’ils dirigent la non-contradiction dans leurs actes ou dans leur politique ?

Pour que votre affirmation soit vrai, cher Deo Gratias, il faudrait affirmer ici que les papes de l’Eglise catholique qui dirigent l’Eglise ont TOUS assuré cette non-contradiction entre leur doctrine infaillible et leurs actes.

Or, ceci a foiré dès le départ. En effet, l’Evangile nous rapporte l’incident d’Antioche :

“. Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il était répréhensible.
En effet, avant l'arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; mais, quand elles furent venues, il se retira et se tint à l'écart, craignant ceux de la circoncision.
Et les autres Juifs usèrent de la même dissimilation que lui, de sorte que Barnabé aussi fut entraîné dans cette dissimulation.
Mais quand je vis qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Evangile, je dis à Céphas, en présence de tous: Si toi, qui es Juif, tu vis à la manière des païens, et non comme les Juifs, pourquoi forces-tu les païens de judaïser?
Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d'entre les païens.
Sachant cependant que l'homme n'est pas justifié par les oeuvres de la loi, mais par la foi en Jésus-Christ, nous avons nous-mêmes cru en Jésus-Christ, pour être justifiés par la foi au Christ, et non par les oeuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les oeuvres de la loi.
Mais si, en cherchant à être justifiés dans le Christ, nous sommes aussi nous-mêmes trouvés pécheurs, le Christ sera-t-il donc ministre du péché? Loin de là!
Car si je rebâtis les choses que j'ai détruites, je me constitue prêvaricateur.,”
(Galates 2:11-18 Fillion)

Saint Paul, l’autorité inférieure au Pape Saint Pierre l’accuse DANS CES ACTES qu’il ne marchait pas droit selon l’Evangile.
Si donc le premier et le plus grand des papes a failli dans ses actes, que ceci est relaté dans la Sainte Ecriture, il n’est pas nécessaire de trouver d’autres exemples (nombreux toutefois) pour prouver qu’un pape peut contredire, dans ses actes ou dans sa politique, la doctrine d’autre part absolument infaillible qu’il enseigne.
Je pense donc que Pie VII a eu pleinement tort de demander que l'on prie publiquement pour sauver un Etat maçon PARCE QUE ceci est en pleine contradiction avec la condamnation de la Franc-maçonnerie.
Cette opposition au Concordat n'est pas nouvelle et elle a été celle de hauts dignitaires de l'Eglise dont jamais personne n'a contesté ni la catholicité ni même la soumission à l'Eglise ou au Pontife romain.
Je n'aurais besoin que de citer le Cardinal Antonnelli, conseiller de Pie VII, par conséquent aussi proche que Saint Paul l'était de Saint Pierre qui dit:

« ...Que fera un gouvernement qui, après avoir proscrit la religion catholique, après l'avoir persécutée par les lois les plus scandaleuses, après s'être souillé du sang de tant de martyrs, lui rouvre aujourd'hui la porte, non comme religion dominante, mais comme opinion religieuse de la majorité du peuple, non par amour, mais par crainte, non par respect, mais par politique. En attendant, il la veut dépouillée et nue, avec de rares ministres, des ministres salariés, des ministres nommés par le gouvernement lui-même, des ministres qui, dans le passé, ont alimenté l'incendie, des ministres qu'on veut faire passer pour catholiques, quoique auteurs du schisme, quoique ni pénitents ni réconciliés. Et par contraste, on voit les pasteurs légitimes, les confesseurs de la foi de Jésus-Christ exilés de leur patrie et de plus, ce que je ne peux dire sans larmes, frappés et séparés de leurs troupeaux par l'épée même de Pierre ; les religieux chassés de tout ce vaste empire ; les vierges saintes sans asile ; les chapitres et les séminaires sans moyen de subsister ; les temples qui restent, après les profanations passées, souillées et en ruine ; les fondations, les œuvres pies, les prérogatives, les immunités abolies et détruites ; en définitive, un squelette qui n'a même ni sang, ni muscles. Voilà le fantôme de religion qu'on rétablit en France et ceux qui ont conçu ce triste projet s'en font gloire et usurpent le titre de restaurateurs des autels... »
cardinal ANTONELLI, conseiller de pie VII, tiré de « La petite Eglise du Bocage vendéen » (page 112 Annexe X, par Guy Coutant de Saisseval, Héraut-Editions)
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Re: la France sera mahomète

Message  Arthur le Ven 17 Avr 2009, 6:34 am

Prier pour le salut de la république et des consuls est très différent que de prier pour le maintien de la république. Ne doit-on pas prier pour le salut des pécheurs ? Ne peut-on pas prier pour des communistes afin qu'ils se convertissent ?

Arthur

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Re: la France sera mahomète

Message  gabrielle le Ven 17 Avr 2009, 10:16 am

Pour débuter, je pense qu'il ne faut pas abuser de l'incident en Saint Pierre et Saint Paul..

Même les Saints Pères de l'Église et à leur suite Saint Thomas d'Aquin trouvent le fait plus que difficile à expliquer, et Saint Jérome et SAint Augustin ont été en désaccord dans le sens de ce passage, mais tous sont d'accord pour dire que Saint Pierre avait agit par charité.

De plus il faut se souvenir que Saint Paul fit une chose similaire lorsqu'il cosrconsit Timothé pour ne pas heurter les Juifs et qu'il fit les ablutions aux temples ( ancien rite) sous le conseil de saint Jacques...


Le texte est un peu long, mais je crois que si nous voulons vraiment arriver à une bonne compréhension de ce que Parabole nous explique, nous devons prendre le temps de lire ce qui suit....
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gabrielle

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Re: la France sera mahomète

Message  gabrielle le Ven 17 Avr 2009, 10:17 am

11. Or Céphas étant venu à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible.

12. Car avant que quelques-uns qui venaient de la part de Jacques fussent arrivés, il mangeait avec les Gentils, mais après leur arrivée, il se retira et se sépara d’avec les Gentils, craignant de blesser les circoncis.

13 Les autres Juifs usèrent comme lui de cette dissimulation, et Barnabé même s’y laissa aussi entraîner.

14. Mais quand je vis qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Evangile, je dis à Céphas devant tout le monde: Si vous qui êtes Juif, vivez à la manière des Gentils, et non pas à celle des Juifs, pourquoi contraignez-vous les Gentils de judaïser?


Dans ce qui précède, S. Paul a établi qu’il n’a personnellement retiré aucune utilité de la conférence qu’il a eue avec les apôtres nommés plus haut, il établit ici qu’il a été lui-même utile aux autres. I° Il fait voir comment il a été utile à l’apôtre Pierre en le reprenant; II° il explique ce qu’il a dit (verset 12): "Car avant que quelques Juifs, venus de la part de Jacques, etc."

I° Il dit donc: véritablement ils ne m’ont rien donné; ils ont plutôt reçu de moi, et Pierre en particulier. Car (verset 11): "cet apôtre étant venu à Antioche," où il y avait une Eglise formée des Gentils, "je lui résistai en face," c’est-à-dire, devant tous (Ecclésiastique IV, 27): "Ne respectez pas le prochain dans sa chute, et ne retenez pas votre parole, lorsqu’elle peut être salutaire" Ou bien encore, "en face," c’est-à-dire, non pas en secret, comme fait celui qui médit et qui craint, mais publiquement et comme son égal (Lévitiq., XIX, 17): "Vous ne haïrez pas votre frère en votre coeur, mais vous le reprendrez publiquement, de peur que vous ne péchiez vous-même à son sujet." Et je lui ai résisté par ce motif (verset 14): "qu’il était répréhensible."

On objecte que cette correction eut lieu après que la grâce du Saint Esprit eut été reçue; or après avoir reçu cette grâce, les apôtres ne péchèrent plus.

Il faut répondre qu’après la grâce du Saint Esprit les apôtres ne péchèrent plus d’aucune manière mortellement; ils obtinrent ce don de la puissance divine qui les avait confirmés grâce (Ps.. LXXIV, 4): "J’ai affermi ses colonnes," cependant ils péchèrent véniellement, par suite de la fragilité humaine (I Jean, I, 8): "Si nous di sons que nous sommes sans péché," c’est-à-dire, véniel, "nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous."

Mais la Glose dit: Je lui ai résisté comme à mon égal. Il faut en tendre que l’Apôtre fut égal à Pierre dans l’exercice de l’autorité apostolique, mais non dans l’autorité de gouvernement. De ce qui vient d’être dit, nous pouvons tirer une leçon: les supérieurs d’humilité, afin qu’ils ne dédaignent pas d’être repris par les plus petits et par leurs inférieurs; les inférieurs, de zèle et de liberté, afin qu’ils ne craignent pas de reprendre leurs supérieurs, surtout si la faute était publique et devenait nuisible au grand nombre.

II° Quand S. Paul dit ensuite (verset 12): "Car avant que quelques Juifs, qui venaient de la part de S. Jacques, etc.", il explique ce qu’il vient de dire: I. que Pierre était répréhensible; II. qu’il a repris cet apôtre (verset 14): "Mais quand je vis qu’ils ne marchaient pas droit, selon la vérité de l’Evangile, etc."

I. Sur le premier de ces points, 1° il expose quel était le sentiment de Pierre; 2° quelle était sa conduite (verset 12): "Mais étant venu, etc."; 3°quelle en était la conséquence. (verset 13): "Et les autres Juifs acquiescèrent à cette dissimulation, etc."

1° Il dit donc, sur la première de ces subdivisions, que l’apôtre S. Pierre était d’avis qu’on ne devait plus pratiquer les observances légales; et il le mon trait de fait, puisque (verset 12), "avant que les Juifs," c’est-à-dire, des gens zélés pour ces observances, "fussent venus, de la part de Jacques," évêque de l’Eglise de Jérusalem, "il," c’est-à-dire, Pierre, "mangeait avec les Gentils," en d’autres termes, usait indifféremment de toutes viandes, à la manière des Gentils. Or il agissait ainsi, par l’inspiration du Saint Esprit, qui lui avait dit (Actes, X, 1: "N’appelez pas impur ce que Dieu a purifié," et comme lui-même, en rendant en quelque sorte compte de sa conduite, le dit aux Juifs, qui s’étaient soulevés contre lui parce qu’il avait mangé avec les incirconcis, (Actes, XI, 8).

2° L’Apôtre rappelle ensuite ce que faisait Pierre, en ajoutant, que lorsqu’il était avec les Juifs (verset 12): "Il se retirait secrètement" de la compagnie des fidèles qui s’étaient convertis de la Gentilité, ne fréquentant plus que les Juifs, et vivant avec eux. C’est ce qui lui fait dire (verset 12): "Mais lorsqu’il fut venu," à savoir de la Judée, Pierre "se retirait" de la société des Gentils convertis, "et se séparait d’avec eux." Il agissait ainsi (verset 12), "parce qu’il craignait ceux qui venaient d’entre les circoncis," c’est-à-dire, des Juifs, non si l’on veut d’une crainte humaine ou mondaine, mais d’une crainte inspirée par la charité, c’est-à-dire, pour qu’ils ne fussent pas scandalisés, dit la Glose. Pierre est donc devenu par cette conduite comme Juif avec les Juifs, feignant avec ceux qui étaient faibles de penser comme eux; mais toutefois cette crainte de sa part était opposée à l’ordre, parce que l’on ne doit jamais abandonner la vérité par crainte du scandale.

3° L’Apôtre fait ressortir à la suite quelle conséquence amenait la conduite de Pierre, en ajoutant (verset 12): "Les autres Juifs," qui étaient à Antioche, "acquiescèrent à sa dissimulation," faisant comme lui la distinction des viandes, et se séparant des Gentils, tandis qu’ils n’avaient jamais usé auparavant d’une semblable dissimulation. Et non seulement ils acquiescèrent à la façon d’agir de l’apôtre Pierre, mais cette dissimulation fit de tels progrès dans le coeur des fidèles, que (verset 15): "Barnabé lui-même," qui était comme moi Docteur des Gentils, et avait pratiqué et enseigné le contraire, fut entraîné par eux à dissimuler aussi, au point qu’il se sépara des Gentils. Et cela, parce qu’ainsi qu’il est dit (Ecclésiastique X, 2): "Tel est le prince de la ville, tels en sont aussi les habitants; et tel est le juge du peuple, tels sont ses ministres."
II. Quand S. Paul ajoute (verset 14): "Mais quand je vis qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Evangile," il développe ce qu’il avait dit auparavant de la réprimande faite à l’apôtre Pierre. 1° Il expose le motif de la réprimande; 2° la manière dont il l’a faite; 3° les termes même dont il s’est servi.

1° Le motif de cette réprimande n’est pas léger, mais juste et utile, à savoir, le péril que courait la vérité de l’Evangile. C’est ce qui lui fait dire: Pierre, en se conduisant ainsi, était donc répréhensible; mais "je vis, bien que seul, que ce n’était pas marcher droit, selon la vérité de l’Evangile," de se conduire ainsi, puisque la vérité périssait, si l’on forçait ainsi les Gentils à pratiquer les observances légales, comme on le verra pus loin. Or ce qui fait qu’ils ne marchaient pas droit, c’est que la vérité, là surtout où le danger est pressant, doit être publiquement soutenue, et que jamais on ne doit se permettre le contraire, dans la crainte de scandaliser quelques personnes (Matth., X, 27): "Dites dans la lumière ce que je vous dis dans l’obscurité, et prêchez sur ce haut des maisons ce qui vous aura été dit à l’oreille;" et (Isaïe, XXV, 7): "Le sentier du juste est droit; le chemin du juste le conduira droit dans sa voie."

2° Le mode de la réprimande fut convenable, puisqu’il fut public et manifeste. C’est pourquoi l’Apôtre dit (verset 14): "Je dis à Céphas," c’est-à-dire, "à Pierre, devant tout le monde," parce que sa dissimulation était un danger pour tous (I Timoth., V, 20): "Reprenez devant tout le monde les pécheurs."

Ce qu’il faut entendre des péchés publics, et non de ceux qui sont demeurés secrets, et à l’égard desquels on doit suivre l’ordre de la correction fraternelle.


Dernière édition par Parce Domine le Ven 17 Avr 2009, 10:19 am, édité 1 fois
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Message  gabrielle le Ven 17 Avr 2009, 10:18 am

3° Enfin l’Apôtre rapporte les paroles mêmes dont il se servit pour réprimander Pierre, lorsqu’il ajoute (verset 4): "Si vous, qui êtes Juif, etc." en d’autres termes: "Pierre, si vous, qui êtes Juif," de nation et de race, "vivez à la manière des Gentils, et non pas à celle des Juifs," c’est-à-dire, suivez les coutumes des Gentils, et non celle des Juifs, sachant bien et sentant que la distinction des viandes n’est d’aucune utilité, (verset 24): "pourquoi donc contraignez-vous les Gentils," sinon par un commandement formel, toutefois par votre exemple et par votre conduite, "à judaïser?" Il dit: "Contraignez," parce que, comme l’a remarqué le Pape Saint Léon, les exemples sont plus puissants que les paroles. L’Apôtre a donc repris Pierre, spécialement en ceci: c’est qu’ayant été lui-même instruit par Dieu, au moment où il suivait les coutumes des Juifs, de ne plus faire à l’avenir la distinction des viandes (Act., X, 15): "N’appelez pas impur ce que Dieu a purifiée," il feignait cependant de faire le contraire.

Il faut remarquer ici qu’à l’occasion de ces paroles, il s’éleva une dispute, qui ne fut pas sans gravité, entre S. Jérôme et S. Augustin. Autant qu’on le peut conclure clairement de ce qui fut dit de part et d’autre, il semble qu’ils différèrent de sentiment sur quatre points. Et d’abord quant au temps, jusqu’où les observances légales durent être gardées. Car S. Jérôme distingue deux époques, l’une qui précéda, l’autre qui suivit la mort de Jésus-Christ. Ce Père prétend donc qu’avant la passion de Jésus-Christ, les observances légales étaient vivantes, c’est-à-dire, qu’elles avaient leur efficacité, en sorte que la circoncision effaçait le péché originel, et qu’on apaisait Dieu par les victimes et par les sacrifices. Mais il dit que la mort de Jésus, non seulement ces observances n’étaient plus vivantes, en d’autres termes, qu’elles étaient mortes, mais ce qui va plus loin, qu’elles donnaient la mort, en sorte que quiconque les a observées après la mort de Jésus-Christ, a péché mortellement,

S. Augustin de son côté distingue trois époques: La première comprend les temps qui précédèrent la mort de Jésus-Christ: s’accordant en ce point avec S. Jérôme, il dit qu’alors ces observances étaient vivantes.

La seconde renferme le temps qui suivit immédiatement la mort de Jésus Christ, avant que la grâce fût répandue, (par exemple, au commencement du ministère des apôtres): "le S. Docteur dit que pendant ce temps les observances légales étaient frappées de mort, mais ne la donnaient pas aux Juifs convertis, pourvu qu’en les gardant, ils n’y missent pas leur espérance; en sorte que les Juifs eut en les pratiquant alors, ne péchaient pas." Que s’ils y eussent mis leur espérance, quiconque les eût gardées après sa conversion, eût péché mortellement, parce que comptant sur elles, comme si elles eussent été nécessaires au salut, il eût rendu inutile la grâce du Rédempteur.

La troisième époque enfin part du moment que la vérité de Jésus-Christ et sa grâce ont été répandues: il enseigne qu’alors elles sont tout à la fois et mortes et mortelles pour tous ceux qui les gardent. La raison de cette distinction, c’est que si on eût interdit aux Juifs, immédiatement après leur conversion, la pratique des observances légales, il eût semblé que la voie où ils marchaient ne différait en rien de celle des idolâtres à qui l’on défend, aussitôt leur conversion, le culte des idoles, et qu’ainsi les observances légales, pas plus que l’idolâtrie, ne renfermaient rien de bon.

Ainsi donc, sous l’inspiration du S. Esprit, il fut permis de garder, pendant quelque temps encore, les observances légales pour le motif qu’on vient d’expliquer, c’est-à-dire pour montrer que ces observances, dans leur temps, étaient bonnes, c’est ce qui fait dire à S. Augustin, qu’on faisait voir par là que la synagogue, ainsi qu’une mère vénérable, devait être conduite avec honneur au tombeau, puisque les observances qu’elle prescrivait, n’ont pas été défendues aussitôt après la mort de Jésus-Christ. Quiconque ne les eût pas gardées de cette manière, n’eût pas honoré la synagogue comme une mère, mais l’eût laissée sans sépulture.

Le second point du dissentiment entre S. Jérôme et S. Augustin, porte sur l’observance des prescriptions légales, de la part des apôtres eux mêmes. S. Jérôme prétend que jamais les apôtres n’observèrent ces prescriptions dans leur sens véritable, mais qu’ils feignirent de le faire, pour éviter de scandaliser les fidèles qui s’étaient convertis d’entre les circoncis; que Paul se conduisit ainsi, lorsqu’il accomplit son voeu dans le temple de Jérusalem, (Actes, XXI, 6), quand il circoncit Timothée (Actes, XVI, 5) et quand sur l’avis de S. Jacques, il se soumit à certaines prescriptions de la Loi, (Actes, XV, 3).

Or en agissant de cette manière, les apôtres n’en imposaient à personne, parce qu’ils le faisaient, non dans l’intention de garder ces observances, mais pour quelque autre motif: comme lorsqu’ils se reposaient le jour du Sabbat, non pour observer la Loi, mais pour prendre simple ment du repos; ainsi encore lorsqu’ils s’abstenaient d’aliments réputés immondes, non parce que c’était une observance de la Loi, mais pour une autre cause, par exemple, par une certaine répugnance ou quelque raison semblable.

De son côté S. Augustin soutient que les apôtres pratiquaient les observances mêmes, et dans leur sens véritable; mais toutefois qu’ils n’y mettaient pas leur espérance, comme dans des pratiques nécessaires au salut. Il prétend que cette conduite était licite pour eux, parce qu’ils sortaient d’entre les Juifs. Avec cette réserve toutefois qu’ils ne purent les garder que jusqu’à la promulgation de la grâce; qu’ainsi donc, de même que pendant cet intervalle les autres Juifs convertis pouvaient, sans péril pour le salut, suivre ces observances, les apôtres le pouvaient également.

Le troisième point du dissentiment porte sur la faute commise par S. Pierre. S. Jérôme soutient que par sa dissimulation rapportée plus haut, cet apôtre n’a pas péché, sur ce motif qu’il a agi par un senti ment de charité et non pas par quelque crainte du monde, comme il a été expliqué. S. Augustin au contraire veut qu’il ait péché, mais d’une manière seulement vénielle, et cela à cause du manque de discrétion qui le fit s’attacher à ce parti, c’est-à-dire, celui des Juifs, pour éviter de les scandaliser.

L’argument de S. Augustin contre S. Jérôme tire une force particulière de ce que, des sept docteurs que S. Jérôme cite à l’appui de son sentiment, S. Augustin en retranche quatre comme entachés d’hérésie, savoir les Evêques de Laoclicée et d’Alexandrie, Origène et Didyme, et oppose aux trois qui restent trois autres autorités qui appuient son opinion, savoir: S. Ambroise, S. Cyprien et l’apôtre Paul lui-même, qui dit positivement que Pierre était répréhensible. Si, en effet, on ne peut sans crime dire que l’Ecriture renferme quelque chose de contraire à la vérité, il n’est pas permis de dire que Pierre ite fut pas répréhensible. Cette raison donc rend plus probable l’opinion de S. Augustin, parce qu’elle s’accorde davantage avec la parole de S. Paul.

Enfin le quatrième point du dissentiment porte sur la réprimande faite par S. Paul. S. Jérôme avance que cet apôtre ne reprit pas véritablement Pierre, mais qu’il feignit seulement de le faire, de même que Pierre lui-même ne pratiquait que par feinte les observances léga les. Donc, à l’exemple de Pierre, qui, pour ne pas scandaliser les Juifs, feignait d’observer les prescriptions légales, Paul, pour ne pas scandaliser les Gentils, manifesta que la conduite de Pierre lui déplaisait et feignit de le reprendre; ces deux apôtres agissant ainsi par une espèce d’accord, afin d’être utiles, chacun de leur côté, aux fidèles qui leur étaient soumis.


Mais de même que S. Augustin soutenait que Pierre avait pratiqué véritablement les prescriptions légales, il prétend que Paul l’a repris véritablement, et sans feinte aucune. Pierre se rendit coupable en gardant les observances, parce qu’il y avait dans cette conduite un scandale pour les Gentils, dont il se séparait mais Paul en le reprenant ne prévariqua pas, parce que de cette réprimande il ne s’ensuivit aucun scandale.

Commentaire de l'épître de saint Paul aux Galates
PAR SAINT THOMAS D’AQUIN
Docteur des docteurs de l'Eglise catholique
Edition Louis Vivès, 1870,
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Re: la France sera mahomète

Message  Diane le Ven 17 Avr 2009, 11:11 am

Augustin a écrit:Prier pour le salut de la république et des consuls est très différent que de prier pour le maintien de la république. Ne doit-on pas prier pour le salut des pécheurs ? Ne peut-on pas prier pour des communistes afin qu'ils se convertissent ?

Je suis d'accord avec Augustin, il me semble que l'on prête à cette prière un but qu'elle n'a pas du tout...Si la République s'était convertis et les consuls Dieu aurait été glorifié par là... je ne vois nullement qu'on demande à Dieu de maintenir telle qu'elle la République..

Je me demande aussi: du temps de Pie VII étais-ce un fait connu que Napoléon était maçon ou aider par eux?
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Re: la France sera mahomète

Message  gabrielle le Ven 17 Avr 2009, 11:27 am

A lire absolument ce document mis en ligne sur Deo.. un clic sur

Philothée
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Re: la France sera mahomète

Message  ROBERT. le Ven 17 Avr 2009, 2:49 pm

Parce Domine a écrit:A lire absolument ce document mis en ligne sur Deo.. un clic sur

Philothée


EN EFFET, À LIRE ABSOLUMENT CE DOCUMENT MIS EN LIGNE SUR DEO...!!!
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Re: la France sera mahomète

Message  ROBERT. le Ven 17 Avr 2009, 3:05 pm

.

Cher Parce,

votre texte et les lumineuses explications m'ont fait revoir la différence fondamentale qu'il existe entre l'infaillibilité et l'impeccabilité, un peu comme lorsqu'on dit homme d'Église et doctrine de l'Église. J'ai bien aimé la réponse de Saint Thomas quand il affirme:

Si, en effet, on ne peut sans crime dire que l’Ecriture renferme quelque chose de contraire à la vérité, il n’est pas permis de dire que Pierre ite fut pas répréhensible. Cette raison donc rend plus probable l’opinion de S. Augustin, parce qu’elle s’accorde davantage avec la parole de S. Paul.




et dans l'Apologétique, citée par Philothée, où il est mentionné:

Là où elle n’est pas reine, l’Eglise préfère être simple citoyenne plutôt que principale employée ou favorite. (Veuillot)


et surtout le dernier paragraphe où il est écrit:
Telle se dresse l’Eglise au-dessus des régimes. Telle elle demeure tandis qu’ils passent. Dirons-nous pour cela que jamais, dans les actes de ceux qui ont pour mission de la gouverner ou de la représenter, on ne trouve l’ombre d’un geste de courtisanerie. Que non pas. L’Eglise est composée d’hommes et l’infaillibilité n’a pas été promise pour toutes les paroles qui sortent de leur bouche. Mais, avant de porter un jugement sur leur conduite, on ferait bien d’imposer silence à ses propres passions afin de se mettre dans les conditions idéales d’objectivité.
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Re: la France sera mahomète

Message  gabrielle le Ven 17 Avr 2009, 6:12 pm

Moi aussi, j'ai bien aimé le texte de Philothée....
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Re: la France sera mahomète

Message  Gérard le Sam 18 Avr 2009, 1:31 am

Parce Domine a dit :

« Pour débuter, je pense qu'il ne faut pas abuser de l'incident en Saint Pierre et Saint Paul..

Même les Saints Pères de l'Église et à leur suite Saint Thomas d'Aquin trouvent le fait plus que difficile à expliquer, et Saint Jérome et SAint Augustin ont été en désaccord dans le sens de ce passage, mais tous sont d'accord pour dire que Saint Pierre avait agit par charité.

De plus il faut se souvenir que Saint Paul fit une chose similaire lorsqu'il circoncit Timothée pour ne pas heurter les Juifs et qu'il fit les ablutions aux temples ( ancien rite) sous le conseil de saint Jacques...

Le texte est un peu long, mais je crois que si nous voulons vraiment arriver à une bonne compréhension de ce que Parabole nous explique, nous devons prendre le temps de lire ce qui suit.... »


Je m’excuse Cher Parce Domine mais je n’ai pas compris pourquoi, vous nous dites cette dernière phrase :


Le texte est un peu long, mais je crois que si nous voulons vraiment arriver à une bonne compréhension de ce que Parabole nous explique, nous devons prendre le temps de lire ce qui suit.... »

En effet, sur les conseils de Parce Domine, j’ai pris le temps de lire l’exposé de ce que vous avez dit être écrit du « Docteur des docteurs de l'Eglise catholique » et je ne comprends pas pourquoi vous nous demandez de lire avec attention cet exposé puisqu’il met fin à toute incertitude alors qu’il semble qu’à la suite de votre lecture, personne ne puisse tirer une certitude quelconque.

Je pense que c’est l’opinion de l’Abbé Zins qui a dû vous influencer. En effet, il s’est exprimé sur ce sujet-là et il refuse toute culpabilité à Saint Pierre dans cette affaire d’Antioche alors qu’il affirme que s’il y a faute dans Saint Pierre, il y aurait faute encore plus extravagante chez Saint Paul puisqu’il s’est permis lui-même de circoncire un de ses disciple. En fait, L'Abbé Zins tombe sur la différence qu'il y a entre la circoncision et le respect des viandes interdites, la circoncision paraissant un acte bien plus énorme que le respect des viandes interdites. Mais cette relation n'a pas lieu d'être considérée ici parce que ces deux pratiques étaient également bonnes dans l'Ancienne loi. Elles perdent l'une et l'autre leur droit d'exister après qu'elles ont été abandonnées comme mis en sépulture. Or, elles n'ont pas été abandonnées en même temps à cause des contingences.

St Thomas tranche absolument la question contre Saint Jérôme et en faveur de Saint Augustin comme il a l’habitude de le faire c’est à dire en tranchant la question par l’autorité de l’Ecriture Sainte.
St Thomas dit :
« Si, en effet, on ne peut sans crime dire que l’Ecriture renferme quelque chose de contraire à la vérité, il n’est pas permis de dire que Pierre ite fut pas répréhensible. Cette raison donc rend plus probable l’opinion de S. Augustin, parce qu’elle s’accorde davantage avec la parole de S. Paul. »

St Thomas nous explique aussi dans quelles conditions les anciennes pratiques judaïques devaient ou ne devaient plus se pratiquer.

« Ainsi donc, sous l’inspiration du S. Esprit, il fut permis de garder, pendant quelque temps encore, les observances légales pour le motif qu’on vient d’expliquer, c’est-à-dire pour montrer que ces observances, dans leur temps, étaient bonnes, c’est ce qui fait dire à S. Augustin, qu’on faisait voir par là que la synagogue, ainsi qu’une mère vénérable, devait être conduite avec honneur au tombeau, puisque les observances qu’elle prescrivait, n’ont pas été défendues aussitôt après la mort de Jésus-Christ. Quiconque ne les eût pas gardées de cette manière, n’eût pas honoré la synagogue comme une mère, mais l’eût laissée sans sépulture. »

Les pratiques judaïque qui subsistent après la résurrection ne sont que l’honneur rendu à une digne mère…pour sa sépulture, c’est à dire qu’elle pouvaient encore être gardées jusqu’à ce qu’elles soient enterrées. …mais elles ne pouvaient pas être déterrées à nouveau une fois enterrées. Or, c’est précisément ce que Saint Paul prend la peine de nous expliquer dans l’incident d’Antioche. Tous les apôtres avaient abandonné le respect des viandes interdites par la Synagogue et mangeaient indifféremment avec les circoncis et incirconcis indistinctement.

Cher Parce Domine, autre que l’influence de l’Abbé Zins sur ce sujet-là, je ne comprends pas pourquoi vous n’avez pas adopté la conclusion de Saint Thomas laquelle cependant, vous semblez bien regarder comme autorité supérieure.

Vous nous avez renvoyé sur un post de Philothée dans Deo Juvente
Il s’agit d’un traité de Maurice Brillant de Mr l’’Abbé Nédoncelle et Mr Le Chanoine Coppens aux éditions BLOUD et GLAY.
Il est vrai que cet ouvrage bénéficie de toutes les impirmatur et Nihil obstat nécessaire pour faire autorité.
Cependant, si l’on donne à Saint Augustin et Saint Thomas, l’autorité d’aller contre le sentiment d’un Saint Jérome, il ne serait certainement pas impie de donner à Saint Thomas une autorité supérieure qu’à un traité de Maurice Brillant de Mr l’’Abbé Nédoncelle et Mr Le Chanoine Coppens aux éditions BLOUD et GLAY.

Je me propose donc de donner, dans un prochain post, sur le même sujet exposé par Philothée, la politique de l’Eglise, l’opinion du Docteur Angélique…si vous voulez bien me le permettre.
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Re: la France sera mahomète

Message  Sandrine le Sam 18 Avr 2009, 4:08 am

Cher Parabole, à moins que ma vue baisse , je n’ai vu nulle part où il est fait mention de l’abbé Zins et d’une quelconque influence qui aveuglerait les membres de Te Deum …
C’est le discours incessant des tièdes qui n’ont plus d’arguments à avancer face à l’évidence, rassurez-moi, cher ami, je ne peux pas croire que vous en fassiez partie ? Wink

Je pense comme Parce Domine qu’il faille être très prudent en ce qui concerne cette « erreur » de saint Pierre. Tous les contradicteurs ( FSSPX ; conciliaires) de l’infaillibilité se servent de cet exemple pour balayer d’un geste le pouvoir du Pape et prouver qu'un pape peut faillir.

Ne faisons pas le jeu de l’ennemi !

Vous parlez de nombreux exemples pour prouver qu’un pape peut contredire, dans ses actes ou dans sa politique, la doctrine d’autre part absolument infaillible qu’il enseigne.
J’attends avec impatience ces exemples car si vous dites vrai, je me serai trompé sur toute la ligne sur l’Eglise .affraid



Parabole a écrit :
Vous nous avez renvoyé sur un post de Philothée dans Deo Juvente
Il s’agit d’un traité de Maurice Brillant de Mr l’’Abbé Nédoncelle et Mr Le Chanoine Coppens aux éditions BLOUD et GLAY.
Il est vrai que cet ouvrage bénéficie de toutes les impirmatur et Nihil obstat nécessaire pour faire autorité.
Cependant, si l’on donne à Saint Augustin et Saint Thomas, l’autorité d’aller contre le sentiment d’un Saint Jérome, il ne serait certainement pas impie de donner à Saint Thomas une autorité supérieure qu’à un traité de Maurice Brillant de Mr l’’Abbé Nédoncelle et Mr Le Chanoine Coppens aux éditions BLOUD et GLAY.

Il me semble que vous êtes en contradiction avec vous-même car dans votre post précédent, vous citez :
Je n'aurais besoin que de citer le Cardinal Antonnelli, conseiller de Pie VII, par conséquent aussi proche que Saint Paul l'était de Saint Pierre qui dit:
« ...Que fera un gouvernement qui, après avoir proscrit la religion catholique, après l'avoir persécutée par les lois les plus scandaleuses, après s'être souillé du sang de tant de martyrs, lui rouvre aujourd'hui la porte, non comme religion dominante, mais comme opinion religieuse de la majorité du peuple, non par amour, mais par crainte, non par respect, mais par politique. En attendant, il la veut dépouillée et nue, avec de rares ministres, des ministres salariés, des ministres nommés par le gouvernement lui-même, des ministres qui, dans le passé, ont alimenté l'incendie, des ministres qu'on veut faire passer pour catholiques, quoique auteurs du schisme, quoique ni pénitents ni réconciliés. Et par contraste, on voit les pasteurs légitimes, les confesseurs de la foi de Jésus-Christ exilés de leur patrie et de plus, ce que je ne peux dire sans larmes, frappés et séparés de leurs troupeaux par l'épée même de Pierre ; les religieux chassés de tout ce vaste empire ; les vierges saintes sans asile ; les chapitres et les séminaires sans moyen de subsister ; les temples qui restent, après les profanations passées, souillées et en ruine ; les fondations, les œuvres pies, les prérogatives, les immunités abolies et détruites ; en définitive, un squelette qui n'a même ni sang, ni muscles. Voilà le fantôme de religion qu'on rétablit en France et ceux qui ont conçu ce triste projet s'en font gloire et usurpent le titre de restaurateurs des autels... »

cardinal ANTONELLI, conseiller de pie VII, tiré de « La petite Eglise du Bocage vendéen » (page 112 Annexe X, par Guy Coutant de Saisseval, Héraut-Editions)


Serait-il impie de donner à Pie VII une autorité supérieure qu’à un cardinal ?


Laissez-moi vous rappeler ce texte de saint Pie X, incontournable et irréfutable :
« On ne préfère pas à l’autorité du Pape celle d’autres personnes, si doctes soient-elles, qui ne sont pas du même avis que le Pape : car, si elles ont la science, elles n’ont pas la sainteté, parce que celui qui est saint ne peut être en dissentiment avec le Pape.»

Vous semblez vous servir de saint Pierre et de son « erreur » pour légitimiser la petite église .

Il y a deux sortes d’obéissance: l’une nécessaire, et l’autre volontaire. Par la nécessaire, vous devez humblement obéir à vos supérieurs ecclésiastiques, comme au pape et à l’évêque, au curé et à ceux qui sont commis de leur part; vous devez obéir à vos supérieurs politiques, c’est-à-dire à votre prince et aux magistrats qu’il a établis sur votre pays; vous devez enfin obéir à vos supérieurs domestiques, c’est-à-dire à votre père, mère, maître, maîtresse. Or cette obéissance s’appelle nécessaire, parce que nul ne se peut exempter du devoir d’obéir à ces supérieurs-là, Dieu les ayant mis en autorité de commander et gouverner, chacun en ce qu’ils ont en charge sur nous. Faites donc leurs commandements, et cela est de nécessité; mais pour être parfaite, suivez encore leurs conseils et même leurs désirs et inclinations, en tant que la charité et prudence vous le permettra.
Saint François de Sales - Introduction à la vie dévote - III, ch11. De l'obéissance.

La volonté du Pape EST la volonté de Dieu !
(Saint Alphonse de Liguori, (1696-1788) Docteur de l’Eglise

Cher parabole, légitimiseriez-vous la petite église en attaquant de front un Pie VII , pape légitime, peccable certes, mais infaillible ?
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Sandrine

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Re: la France sera mahomète

Message  Via Crucis le Sam 18 Avr 2009, 9:38 am

La France l'est déjà hélas ! No

Les prophéties se réalisent sous nos yeux !

Seigneur, prends pitié de nous tous !

Via Crucis
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Via Crucis

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