Comment corrompre les enfants, c'est pas sorcier!

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Comment corrompre les enfants, c'est pas sorcier!

Message  gabrielle le Lun 07 Mar 2011, 12:41 pm

04/03/2011 15:50
Les religions à hauteur d'enfant dans « C'est pas sorcier »

L’émission « C’est pas sorcier » consacre pour la première fois quatre numéros aux religions monothéistes. Une série intéressante mais qui n’échappe aux critiques


Fred dans l'une des quatre émissions de « C'est pas sorcier » consacrées aux religions monothéistes (Photo : MFP).

Parler des religions à un jeune public, est-ce vraiment « pas sorcier » ? La célèbre série documentaire de France 3 s’est lancée dans un sacré défi en s’aventurant pour la première fois quatre samedis soir sur le terrain des religions.

« Le projet était à l’étude depuis de nombreuses années, explique Philippe Molins, le réalisateur. C’était extrêmement difficile pour nous qui sommes habitués à des sujets très rigoureux, « scientifiques ». On s’est finalement décidé parce qu’on avait envie de lutter contre les idées préconçues et de rejoindre un jeune public qui entend parler de ces religions au quotidien. »

« C’est pas sorcier » a abordé ce sujet en gardant sa « patte » propre, son souci pédagogique, son humour et son dynamisme basé sur l’enquête et le reportage.

Ouvrant la série, le documentaire (« Un Dieu, trois religions ») entraîne ce samedi les téléspectateurs à Jérusalem, la ville trois fois sainte. L’émission a choisi de mettre en valeur l’histoire en partie commune du judaïsme, du christianisme et de l’islam, qui partagent certains récits, mais aussi de grandes figures.

Des épisodes inégaux

Les épisodes suivants, consacrés au judaïsme, à l’islam et au christianisme sont assez inégaux. Ceux sur le judaïsme et l’islam sont les plus réussis. Ils mettent bien en valeur l’histoire, les écrits, mais aussi les pratiques religieuses contemporaines de ces religions. Ils offrent de beaux panoramas sur les lieux saints, Jérusalem ou La Mecque, permettent aux enfants d’entrer dans une synagogue et une mosquée, d’entendre des croyants témoigner de leur foi.

Les deux épisodes n’évitent pas les questions délicates (les juifs ont-ils vraiment été esclaves en Égypte ? Qu’est-ce que la charia ? Le Coran peut-il être interprété ?) et offrent des pistes de réponses précises et apaisées.

Le propos sur le christianisme est en revanche plus décevant. Sans doute la réalisation a-t-elle présupposé que l’histoire de Jésus et son message étaient suffisamment connus du grand public pour en minorer la place ou les présenter de manière hachée. Le résultat se perd du coup dans des détails, le tout étant entrecoupé d’allers et retours avec l’actualité qui brouillent les pistes. Trop d’éléments sont abordés et on voit mal ce qu’un néophyte pourra retenir de cette profusion, qui manque de hiérarchie…

Une réalisation qui privilégie l'histoire et l'archéologie

Sans nier l’intérêt de la série, d’autres critiques plus fines peuvent également lui être faites. Le souci louable d’insister sur les points communs entre les trois monothéismes conduit ainsi à des imprécisions, voire des erreurs.

On relèvera également une grande difficulté à expliciter la théologie chrétienne (incarnation, trinité, résurrection…). Sans doute aurait-il fallu y consacrer un peu plus de temps – certes compté –, car la définition de l’Esprit Saint comme « l’esprit de Dieu qui permet aux hommes de se comporter en bons chrétiens » fait franchement sourire…

Enfin, on n’échappe pas à quelques raccourcis sur l’Église, coupable d’avoir trahi le message du Christ, devenue un « instrument de pouvoir qui plongea l’Europe dans l’obscurantisme ». L’émission aurait pu choisir d’évoquer parallèlement l’action de l’Église dans les domaines de la santé, de l’éducation ou des arts, histoire là aussi de combattre quelques préjugés…

Clairement, l’émission – marquée par son « ADN » scientifique – a privilégié l’histoire, l’archéologie et tout ce qui pouvait être visible à l’écran. Cette option, qui permet d’offrir de belles images, a l’inconvénient de minimiser la place des croyances, des représentations et des symboles. Cette posture met face à face l’archéologue et le croyant, donnant au fond l’avantage au premier dans le souci de la vérité. Il ne faudrait pourtant pas oublier qu’il est des croyants parmi les archéologues, que les croyants aussi s’intéressent et se questionnent sur leur histoire…

Élodie MAUROT

Source

Dans tous les domaines, on constate que la cible est l'Église Catholique.

Ce constat est très parlant, en fait, Satan ne pouvant agir contre-lui-même, il laisse les autres en paix et tir à boulets rouges sur l'Église, idiot! plus il rage contre elle, plus il montre qu'elle est la seule véritable.
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Re: Comment corrompre les enfants, c'est pas sorcier!

Message  ROBERT. le Lun 07 Mar 2011, 2:52 pm

gabrielle a écrit:
04/03/2011 15:50
Les religions à hauteur d'enfant dans « C'est pas sorcier »

Spoiler:
L’émission « C’est pas sorcier » consacre pour la première fois quatre numéros aux religions monothéistes. Une série intéressante mais qui n’échappe aux critiques


Fred dans l'une des quatre émissions de « C'est pas sorcier » consacrées aux religions monothéistes (Photo : MFP).

Parler des religions à un jeune public, est-ce vraiment « pas sorcier » ? La célèbre série documentaire de France 3 s’est lancée dans un sacré défi en s’aventurant pour la première fois quatre samedis soir sur le terrain des religions.

« Le projet était à l’étude depuis de nombreuses années, explique Philippe Molins, le réalisateur. C’était extrêmement difficile pour nous qui sommes habitués à des sujets très rigoureux, « scientifiques ». On s’est finalement décidé parce qu’on avait envie de lutter contre les idées préconçues et de rejoindre un jeune public qui entend parler de ces religions au quotidien. »

« C’est pas sorcier » a abordé ce sujet en gardant sa «patte» propre, son souci pédagogique, son humour et son dynamisme basé sur l’enquête et le reportage.

Ouvrant la série, le documentaire (« Un Dieu, trois religions ») entraîne ce samedi les téléspectateurs à Jérusalem, la ville trois fois sainte. L’émission a choisi de mettre en valeur l’histoire en partie commune du judaïsme, du christianisme et de l’islam, qui partagent certains récits, mais aussi de grandes figures.

Des épisodes inégaux

Les épisodes suivants, consacrés au judaïsme, à l’islam et au christianisme sont assez inégaux. Ceux sur le judaïsme et l’islam sont les plus réussis. Ils mettent bien en valeur l’histoire, les écrits, mais aussi les pratiques religieuses contemporaines de ces religions. Ils offrent de beaux panoramas sur les lieux saints, Jérusalem ou La Mecque, permettent aux enfants d’entrer dans une synagogue et une mosquée, d’entendre des croyants témoigner de leur foi.

Les deux épisodes n’évitent pas les questions délicates (les juifs ont-ils vraiment été esclaves en Égypte ? Qu’est-ce que la charia ? Le Coran peut-il être interprété ?) et offrent des pistes de réponses précises et apaisées.

Le propos sur le christianisme est en revanche plus décevant. Sans doute la réalisation a-t-elle présupposé que l’histoire de Jésus et son message étaient suffisamment connus du grand public pour en minorer la place ou les présenter de manière hachée. Le résultat se perd du coup dans des détails, le tout étant entrecoupé d’allers et retours avec l’actualité qui brouillent les pistes. Trop d’éléments sont abordés et on voit mal ce qu’un néophyte pourra retenir de cette profusion, qui manque de hiérarchie…

Une réalisation qui privilégie l'histoire et l'archéologie

Sans nier l’intérêt de la série, d’autres critiques plus fines peuvent également lui être faites. Le souci louable d’insister sur les points communs entre les trois monothéismes conduit ainsi à des imprécisions, voire des erreurs.

On relèvera également une grande difficulté à expliciter la théologie chrétienne (incarnation, trinité, résurrection…). Sans doute aurait-il fallu y consacrer un peu plus de temps – certes compté –, car la définition de l’Esprit Saint comme « l’esprit de Dieu qui permet aux hommes de se comporter en bons chrétiens » fait franchement sourire…

Enfin, on n’échappe pas à quelques raccourcis sur l’Église, coupable d’avoir trahi le message du Christ, devenue un « instrument de pouvoir qui plongea l’Europe dans l’obscurantisme ». L’émission aurait pu choisir d’évoquer parallèlement l’action de l’Église dans les domaines de la santé, de l’éducation ou des arts, histoire là aussi de combattre quelques préjugés…

Clairement, l’émission – marquée par son « ADN » scientifique – a privilégié l’histoire, l’archéologie et tout ce qui pouvait être visible à l’écran. Cette option, qui permet d’offrir de belles images, a l’inconvénient de minimiser la place des croyances, des représentations et des symboles. Cette posture met face à face l’archéologue et le croyant, donnant au fond l’avantage au premier dans le souci de la vérité. Il ne faudrait pourtant pas oublier qu’il est des croyants parmi les archéologues, que les croyants aussi s’intéressent et se questionnent sur leur histoire…

Élodie MAUROT

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« C’est pas sorcier » a abordé ce sujet en gardant sa «patte» propre, son souci pédagogique, son humour et son dynamisme basé sur l’enquête et le reportage.

Les griffes de Lucifer oui !
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