Heureuse faute qui nous a valu un tel Rédempteur !

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Message  Sandrine le Sam 01 Jan 2011, 6:35 pm


Ça c'était l'avis bien personnel d'Arnaud ... ( au fait, ce ne sont pas les femmes qui basent leur foi sur leurs propres sentiments ? Very Happy )

Quant à moi, bien qu'étant une femme, je préfère me baser sur les dires d'un ... théologien !Very Happy

OEUVRES COMPLETES DE BERGIER

DOCTEUR EN THÉOLOGIE

CHANOINE DE LA MÉTROPOLE DE PARIS,

CONFESSEUR DE MESDAMES DE FRANCE, ETC.,
PUBLIEES

PAR M. L'ABBE MIGNE, TOME HUITIEME p 1029

CHAPITRE IV.

MANIÈRE DONT DIEU A PUNI LE PÉCHÉ DANS LES DIVERS AGES DU MONDE; TRAITS DE MISÉRICORDE QUI ÉCLATENT JUSQUE DANS SES CHÂTIMENTS.


En créant nos premiers parents, Dieu les avait comblés de ses bienfaits : non seulement il les avait créés à son image, mais il avait orné leur âme des dons les plus précieux. II leur avait donné l'intelligence, la connaissance et le sentiment du bien et du mal, l'amour de la vertu ; il avait gravé sa loi dans leurs cœurs, les avait enseignés comme un père instruit ses enfants; il avait étalé à leurs .yeux la magnificence de ses ouvrages, avait destiné à leur usage et soumis à leur empire presque toute la nature.» (Eccli. XVII, 1.) Placés dans un lieu délicieux, ils avaient non seulement de quoi satisfaire à tous leurs besoins, mais ce qui était le plus capable de flatter leurs sens ; que manquait-il à leur bonheur?

Dieu met leur obéissance à l'épreuve et leur défend de toucher à un fruit. Par la séduction de l'esprit tentateur, la curiosité, l'ambition, l'esprit d'indépendance, les saisissent; ils violent la défense. Le crime était grand, le châtiment fut terrible. Dieu les condamne au travail, à l'indigence, aux maladies, à la mort ; leur postérité subit encore cet arrêt redoutable. Mais, selon l'expression d'un prophète, lors même que Dieu est irrité il se souvient encore de sa miséricorde. (Habac.3,-2.) En maudissant le tentateur caché sous la forme du serpent, il lui annonce que la race de la femme, ou plutôt un de ses descendants lui écrasera la tète, (Gen. 3, 15.)
L'Église juive et l'Église chrétienne ont toujours entendu, par cette prédiction, que le Messie rédempteur du monde détruirait l'empire du démon. C'est Jésus Christ qui est par excellence le Fils de la femme, puisqu'il est né d'une Vierge sans l'opération d'aucun homme : il a écrasé par sa mort la tête du serpent; il a cloué à la croix, dit saint Paul, le décret de notre condamnation, et l'a fait révoquer par la justice divine (Coloss. 2,14) ; il s'est chargé de la malédiction prononcée contre nous. (Galat. 3, 13.)

« Dieu, dit saint Léon, dont la nature est la bonté même, dont la volonté est toute puissante, dont toutes les opérations sont un effet de miséricorde, au moment même que le démon nous a donné la mort par le venin de sa jalousie et de sa malignité, a montré dès le commencement du monde le remède que sa clémence préparait pour nous rendre la vie. Il a déclaré au serpent que sa tête altière et venimeuse serait écrasée par un vainqueur qui naîtrait de la femme. Par,là il désignait Jésus-Christ, Dieu et homme revêtu de notre chair, qui, né de la sainte Vierge, a terrassé par sa naissance pure et sans tache l'ennemi du genre humain... Ainsi, par une conduite supérieure à nos lumières, Dieu qui ne change point, et dont la bonté n'est jamais sans effet, a rempli par un mystère impénétrable son premier dessein; il n'a pas voulu que, contre son intention, l'homme, poussé au péché par la perfidie du démon, fût perdu pour toujours . »

A suivre ...


Dernière édition par Sandrine le Dim 02 Jan 2011, 3:56 am, édité 1 fois (Raison : changement du titre du sujet ( anciennement "Adam et Eve" ))
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Message  Sandrine le Sam 01 Jan 2011, 6:40 pm

La promesse du pardon a donc été aussi prompte que le châtiment même du premier péché, il n'y a eu aucun intervalle entre la sentence et la réconciliation. Dès ce moment les mérites du Rédempteur promis ont été la source des grâces que Dieu n'a cessé de répandre sur l'homme coupable et sur sa postérité.

Jésus-Christ, selon saint Jean, est l'agneau immolé depuis le commencement du monde. (Apoc. XIII,8.) Il est la vraie lumière qui éclaire tout homme qui vient en ce monde (Joan. I, 9) ; selon saint Paul, il est le sauveur de tous les hommes, et principalement des fidèles.(I Tim. IV, 10.) Selon saint Augustin, il est le soleil qui brille sur tout l'univers, et personne n'est privé de sa chaleur bienfaisante (1490).

Ne demandons plus pourquoi Dieu, infiniment bon, maître de prévenir et d'empêcher la chute du premier homme, lui a cependant laissé la liberté de pécher et n'entraîner tout le genre humain dans sa condamnation. Dieu savait, dit saint Augustin, que de cette race faible et infectée par le péché, mais secourue par la grâce divine, on verrait éclore des exemples des vertus héroïques, et que la gloire dont les saints seraient couverts vengerait notre nature de la victoire que le démon avait remportée sur elle .

Dans l'état d'innocence l'homme aurait pu être vertueux sans effort et presque sans mérite; Dieu a voulu que la vertu fût pénible, afin de nous rendre dignes d'une couronne plus brillante et d'un bonheur éternel plus parfait. L'apôtre saint Paul comparant les effets du péché originel, avec la rédemption de Jésus-Christ, nous apprend que par celle-ci nous sommes amplement dédommagés de nos pertes. « Il n'en est pas, dit-il, de la grâce comme du péché; car si, par le péché d'un seul, plusieurs sont morts, la miséricorde et le don de Dieu se sont répandus plus abondamment sur plusieurs par la grâce d'un seul homme qui est Jésus-Christ... Où il y avait abondance de péché, la grâce a été surabondante.» (Rom. v, 15, 20.) .Dans le même esprit l'Église s'écrie avec un saint transport : Heureuse faute qui nous a valu un tel Rédempteur !

Il ne faut donc pas envisager le péché originel et ses suites, seulement comme un mystère de la justice de Dieu, comme un exemple frappant de la sévérité de ses arrêts; il n'est pas moins un mystère de sa bonté et de sa miséricorde. Ici, selon l'expression du Roi-Prophète,« la miséricorde de Dieu et la fidélité à ses promesses se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées. » [Psal. Lxxxiv, 11.) Dès ce moment elles n'ont cessé d'agir de concert, l'une ne s'est jamais montrée sans l'autre.

A suivre ...
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Message  Sandrine le Sam 01 Jan 2011, 6:45 pm

Selon la remarque de saint Jean Chrysostome, Dieu, en condamnant nos premiers parents, n'éclate point en reproches et en invectives contre eux; il décharge sa colère sur le serpent, il le maudit; mais il a pitié de l'homme: même en faisant la fonction de juge et de vengeur, il ménage les coupables . Les Pères de l'Eglise ont été persuadés que Dieu, en condamnant notre premier père à une peine temporelle, lui avait remis la peine éternelle en vue des mérites du Rédempteur qu'il venait de lui promettre.

Au lieu de fixer mes regards sur la félicité dont jouissait l'homme innocent, il faut les élever vers la gloire immortelle que Jésus Christ nous a méritée, gloire bien supérieure à celle que Dieu destinait à notre premier père. Au lieu de regretter ce que nous avons perdu, nous bénirons Dieu de ce que nous avons récupéré ; loin d'y trouver un sujet de défiance et de crainte, nous n'y verrons qu'un motif de reconnaissance et de courage. Dans la manière dont Dieu avait traité l'homme en le créant, nous admirons la libéralité et la magnificence d'un ouvrier puissant qui se plaît à embellir sou ouvrage. Dans la sentence qu'il prononce après le péché, nous voyons la tendresse d'un père qui prévoit avec douleur le sort de ses enfants coupables, qui leur pardonne même en les punissant, qui veut que le châtiment serve à les guérir, et à les rendre plus dignes de son affection. Lequel de ces deux tableaux est le plus consolant pour nous?« Si par le péché d'un seul, dit saint Paul, la mort a régné; à plus forte raison ceux qui reçoivent l'abondance de la grâce et le don de la justice règneront dans la vie par le seul Jésus-Christ.» ( Rom. V, 17)


Or, la satisfaction de ce divin Sauveur est aussi ancienne que le péché: II est, dit saint Jean, la victime de propitiation pour nos péchés; non-seulement pour les nôtres, mais pour ceux du monde entier: le premier pé­cheur n'en est pas excepté.» Joan. 11, 2.) Son sang a donc demandé grâce à la justice di­vine au moment même qu'elle éclatait contre le péché.

Dans toute l'Ecriture sainte, nous ne voyons aucun des auteurs sacrés regretter le premier état de l'homme; mais avec quelle force saint Paul n'a-t-il pas relevé les avan­tages de la rédemption de Jésus-Christ et son triomphe sur les puissances des té­nèbres? « Il a enlevé, dit-il, les dépouilles de ces puissances ennemies , et les a traî­nées en triomphe à sa suite, comme un vain­queur à la face de l'univers.» (Coloss; 11, 15.) Isaïe l'avait prédit de même : « Il partagera les dépouilles des forts, parce qu'il a livré son âme à la mort. ». (Isa. LIII, 12.) Et Jé­sus-Christ s'est appliqué cette prophétie dans l'Évangile. (Luc. XI , 21.) Sa victoire sans doute n'a pas été assez imparfaite pour que l'ennemi du salut puisse encore s'ap­plaudir de celle qu'il a remportée sur le genre humain dans la personne d'Adam.

Les Pères de l'Église ont tenu le même langage. « Le remède accordé au genre hu­main, dit saint Augustin , est plus grand que nous ne pouvons l'imaginer. On ne peut rien ajouter à ce trait de la bonté divine. Par l'incarnation, Dieu a démontré de quel prix est l'homme, en comparaison des au­tres créatures , et il a ôté aux anges re­belles tout sujet de s'enorgueillir. O prix inestimable de l'homme perdu ! Que l'u­nivers racheté par le sang d'un Dieu et pu­rifié par le baptême s'écrie : Mon péché est grand, mais votre rédemption, Seigneur, est encore plus grande. Que l'ennemi du salut cesse de triompher ; Jésus-Christ notre Sau­veur a été attaché à la croix, pour expier le crime du monde entier.[...]

FIN
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Message  ROBERT. le Sam 01 Jan 2011, 7:02 pm

Spoiler:
Sandrine a écrit: Quant à moi, bien qu'étant une femme, je préfère me baser sur les dires d'un ... théologien !Very Happy

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CHAPITRE IV.

MANIÈRE DONT DIEU A PUNI LE PÉCHÉ DANS LES DIVERS AGES DU MONDE; TRAITS DE MISÉRICORDE QUI ÉCLATENT JUSQUE DANS SES CHÂTIMENTS.


En créant nos premiers parents, Dieu les avait comblés de ses bienfaits : non seulement il les avait créés à son image, mais il avait orné leur âme des dons les plus précieux. II leur avait donné l'intelligence, la connaissance et le sentiment du bien et du mal, l'amour de la vertu ; il avait gravé sa loi dans leurs cœurs, les avait enseignés comme un père instruit ses enfants; il avait étalé à leurs .yeux la magnificence de ses ouvrages, avait destiné à leur usage et soumis à leur empire presque toute la nature.» (Eccli. XVII, 1.) Placés dans un lieu délicieux, ils avaient non seulement de quoi satisfaire à tous leurs besoins, mais ce qui était le plus capable de flatter leurs sens ; que manquait-il à leur bonheur?

Dieu met leur obéissance à l'épreuve et leur défend de toucher à un fruit. Par la séduction de l'esprit tentateur, la curiosité, l'ambition, l'esprit d'indépendance, les saisissent; ils violent la défense. Le crime était grand, le châtiment fut terrible. Dieu les condamne au travail, à l'indigence, aux maladies, à la mort ; leur postérité subit encore cet arrêt redoutable. Mais, selon l'expression d'un prophète, lors même que Dieu est irrité il se souvient encore de sa miséricorde. (Habac.3,-2.) En maudissant le tentateur caché sous la forme du serpent, il lui annonce que la race de la femme, ou plutôt un de ses descendants lui écrasera la tète, (Gen. 3, 15.)
L'Église juive et l'Église chrétienne ont toujours entendu, par cette prédiction, que le Messie rédempteur du monde détruirait l'empire du démon. C'est Jésus Christ qui est par excellence le Fils de la femme, puisqu'il est né d'une Vierge sans l'opération d'aucun homme : il a écrasé par sa mort la tête du serpent; il a cloué à la croix, dit saint Paul, le décret de notre condamnation, et l'a fait révoquer par la justice divine (Coloss. 2,14) ; il s'est chargé de la malédiction prononcée contre nous. (Galat. 3, 13.)

« Dieu, dit saint Léon, dont la nature est la bonté même, dont la volonté est toute puissante, dont toutes les opérations sont un effet de miséricorde, au moment même que le démon nous a donné la mort par le venin de sa jalousie et de sa malignité, a montré dès le commencement du monde le remède que sa clémence préparait pour nous rendre la vie. Il a déclaré au serpent que sa tête altière et venimeuse serait écrasée par un vainqueur qui naîtrait de la femme. Par,là il désignait Jésus-Christ, Dieu et homme revêtu de notre chair, qui, né de la sainte Vierge, a terrassé par sa naissance pure et sans tache l'ennemi du genre humain... Ainsi, par une conduite supérieure à nos lumières, Dieu qui ne change point, et dont la bonté n'est jamais sans effet, a rempli par un mystère impénétrable son premier dessein; il n'a pas voulu que, contre son intention, l'homme, poussé au péché par la perfidie du démon, fût perdu pour toujours . »

A suivre ...

Sandrine a écrit:
La promesse du pardon a donc été aussi prompte que le châtiment même du premier péché, il n'y a eu aucun intervalle entre la sentence et la réconciliation. Dès ce moment les mérites du Rédempteur promis ont été la source des grâces que Dieu n'a cessé de répandre sur l'homme coupable et sur sa postérité.

Jésus-Christ, selon saint Jean, est l'agneau immolé depuis le commencement du monde. (Apoc. XIII,8.) Il est la vraie lumière qui éclaire tout homme qui vient en ce monde (Joan. I, 9) ; selon saint Paul, il est le sauveur de tous les hommes, et principalement des fidèles.(I Tim. IV, 10.) Selon saint Augustin, il est le soleil qui brille sur tout l'univers, et personne n'est privé de sa chaleur bienfaisante (1490).

Ne demandons plus pourquoi Dieu, infiniment bon, maître de prévenir et d'empêcher la chute du premier homme, lui a cependant laissé la liberté de pécher et n'entraîner tout le genre humain dans sa condamnation. Dieu savait, dit saint Augustin, que de cette race faible et infectée par le péché, mais secourue par la grâce divine, on verrait éclore des exemples des vertus héroïques, et que la gloire dont les saints seraient couverts vengerait notre nature de la victoire que le démon avait remportée sur elle .

Dans l'état d'innocence l'homme aurait pu être vertueux sans effort et presque sans mérite; Dieu a voulu que la vertu fût pénible, afin de nous rendre dignes d'une couronne plus brillante et d'un bonheur éternel plus parfait. L'apôtre saint Paul comparant les effets du péché originel, avec la rédemption de Jésus-Christ, nous apprend que par celle-ci nous sommes amplement dédommagés de nos pertes. « Il n'en est pas, dit-il, de la grâce comme du péché; car si, par le péché d'un seul, plusieurs sont morts, la miséricorde et le don de Dieu se sont répandus plus abondamment sur plusieurs par la grâce d'un seul homme qui est Jésus-Christ... Où il y avait abondance de péché, la grâce a été surabondante.» (Rom. v, 15, 20.) .Dans le même esprit l'Église s'écrie avec un saint transport : Heureuse faute qui nous a valu un tel Rédempteur !

Il ne faut donc pas envisager le péché originel et ses suites, seulement comme un mystère de la justice de Dieu, comme un exemple frappant de la sévérité de ses arrêts; il n'est pas moins un mystère de sa bonté et de sa miséricorde. Ici, selon l'expression du Roi-Prophète,« la miséricorde de Dieu et la fidélité à ses promesses se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées. » [Psal. Lxxxiv, 11.) Dès ce moment elles n'ont cessé d'agir de concert, l'une ne s'est jamais montrée sans l'autre.

A suivre ...

Sandrine a écrit:
Selon la remarque de saint Jean Chrysostome, Dieu, en condamnant nos premiers parents, n'éclate point en reproches et en invectives contre eux; il décharge sa colère sur le serpent, il le maudit; mais il a pitié de l'homme: même en faisant la fonction de juge et de vengeur, il ménage les coupables . Les Pères de l'Eglise ont été persuadés que Dieu, en condamnant notre premier père à une peine temporelle, lui avait remis la peine éternelle en vue des mérites du Rédempteur qu'il venait de lui promettre.

Au lieu de fixer mes regards sur la félicité dont jouissait l'homme innocent, il faut les élever vers la gloire immortelle que Jésus Christ nous a méritée, gloire bien supérieure à celle que Dieu destinait à notre premier père. Au lieu de regretter ce que nous avons perdu, nous bénirons Dieu de ce que nous avons récupéré ; loin d'y trouver un sujet de défiance et de crainte, nous n'y verrons qu'un motif de reconnaissance et de courage. Dans la manière dont Dieu avait traité l'homme en le créant, nous admirons la libéralité et la magnificence d'un ouvrier puissant qui se plaît à embellir sou ouvrage. Dans la sentence qu'il prononce après le péché, nous voyons la tendresse d'un père qui prévoit avec douleur le sort de ses enfants coupables, qui leur pardonne même en les punissant, qui veut que le châtiment serve à les guérir, et à les rendre plus dignes de son affection. Lequel de ces deux tableaux est le plus consolant pour nous?« Si par le péché d'un seul, dit saint Paul, la mort a régné; à plus forte raison ceux qui reçoivent l'abondance de la grâce et le don de la justice règneront dans la vie par le seul Jésus-Christ.» ( Rom. V, 17)


Or, la satisfaction de ce divin Sauveur est aussi ancienne que le péché: II est, dit saint Jean, la victime de propitiation pour nos péchés; non-seulement pour les nôtres, mais pour ceux du monde entier: le premier pé­cheur n'en est pas excepté.» Joan. 11, 2.) Son sang a donc demandé grâce à la justice di­vine au moment même qu'elle éclatait contre le péché.

Dans toute l'Ecriture sainte, nous ne voyons aucun des auteurs sacrés regretter le premier état de l'homme; mais avec quelle force saint Paul n'a-t-il pas relevé les avan­tages de la rédemption de Jésus-Christ et son triomphe sur les puissances des té­nèbres? « Il a enlevé, dit-il, les dépouilles de ces puissances ennemies , et les a traî­nées en triomphe à sa suite, comme un vain­queur à la face de l'univers.» (Coloss; 11, 15.) Isaïe l'avait prédit de même : « Il partagera les dépouilles des forts, parce qu'il a livré son âme à la mort. ». (Isa. LIII, 12.) Et Jé­sus-Christ s'est appliqué cette prophétie dans l'Évangile. (Luc. XI , 21.) Sa victoire sans doute n'a pas été assez imparfaite pour que l'ennemi du salut puisse encore s'ap­plaudir de celle qu'il a remportée sur le genre humain dans la personne d'Adam.

Les Pères de l'Église ont tenu le même langage. « Le remède accordé au genre hu­main, dit saint Augustin , est plus grand que nous ne pouvons l'imaginer. On ne peut rien ajouter à ce trait de la bonté divine. Par l'incarnation, Dieu a démontré de quel prix est l'homme, en comparaison des au­tres créatures , et il a ôté aux anges re­belles tout sujet de s'enorgueillir. O prix inestimable de l'homme perdu ! Que l'u­nivers racheté par le sang d'un Dieu et pu­rifié par le baptême s'écrie : Mon péché est grand, mais votre rédemption, Seigneur, est encore plus grande. Que l'ennemi du salut cesse de triompher ; Jésus-Christ notre Sau­veur a été attaché à la croix, pour expier le crime du monde entier.[...]

FIN
Très fort ce théologien Sandrine Heureuse faute qui nous a valu un tel Rédempteur ! 461474 :

Et pour couronner le tout, disons à la suite de l'Église:

Heureuse faute qui nous a valu un tel Rédempteur !
.
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Message  Sandrine le Dim 02 Jan 2011, 3:49 am

[Si] l'Eglise, en parlant du péché de notre premier père, dit par une sainte saillie : Heureuse faute qui nous a valu un tel Rédempteur ! [...]

COLLECTION INTÉGRALE ET UNIVERSELLE DES ORATEURS SACRÉS
PAR M. L'ABBE MIGNE, TOME TRENTE-NEUVIEME, 1861, p160
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Message  Sandrine le Dim 02 Jan 2011, 3:51 am

S. Léon affirme que la mort de Jésus-Christ nous vaut plus de bien que le démon ne nous causa de mal par le péché d'Adam. Ampliora adepti sumus per Christi gratiam, quam per diaboli amiseramus invidiam. (Serm. I de Asc.) L'apôtre dit clairement la même chose lorsqu'il écrit aux Romains : Non sicut delictum, ita et donum; ubi abundavit delictum, superabundavit gratia. (Rom. v. 5.) Le cardinal Hugues explique ainsi ce passage : Christi gratia majoris est efficaciœ quam delictum. Il n'y a pas de comparaison à faire, dit l'apôtre, entre le péché de l'homme et le don que nous a fait Dieu en nous donnant Jésus-Christ. Le délit d'Adam fut grand sans doute, mais la grâce que Jésus-Christ nous a méritée par sa mort est beaucoup plus grande. Ego veni ut vitam habeant, et abundantius habeant. (Jo. x. 10.) Je suis venu au monde, dit le Sauveur, afin que les hommes qui ont subi la mort du péché reçoivent par moi, non seulement la vie de la grâce, mais encore une vie plus abondante que celle qu'ils ont perdue par leur faute. La sainte Église appelle heureuse la faute qui nous a valu un tel Rédempteur: 0 felix culpa, quœ talem ac tantum meruit habere Redemptorem!

OEUVRES COMPLETES DU BIENHEUREUX A. M. DE LIGUORI, TOME CINQUIÈME.
ŒUVRES ASCÉTIQUES.
RÉFLEXIONS ET AFFECTIONS SUR LA PASSION DE JÉSUS-CHRIST , p109
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Message  Sandrine le Dim 02 Jan 2011, 3:54 am

[L]a désobéissance de notre premier père a fait perdre la justice originelle à sa postérité aussi bien qu'à lui ; la grâce que Jésus-Christ nous a méritée par sa mort détruit ce péché, & une infinité d'autres, rétablit la justice d'une manière victorieuse, & triomphante, la donne plus abondante, y fait persévérer, & la rend glorieuse & immortelle dans le Ciel;c'est pourquoi l'Église notre mère ne peut modérer son transport, & s'empêcher de s'écrier par une sainte saillie,ô péché d'Adam heureuse faute,ô péché nécessaire qui nous as valu un tel Rédempteur ! Heureux crime qui a donné lieu au mystère de l'Incarnation, où la sagesse divine s'est comme épuisée, qui nous a procuré une grâce plus abondante que celle que nous aurions eue en Adam,puisqu'elle nous sanctifie comme membres de Jésus-Christ ! Heureuse faiblesse qui nous donne un sceptre pour nous appuyer ! Faute fortunée, qui a été réparée glorieusement, & nous donne au lieu d'Eve, Marie pour mère , pour avocate , & protectrice!

SERMONS SUR TOUS LES MISTERES DE LA TRES-SAINTE VIERGE, 1703
TOME TROISIEME, p47
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Message  Lucie le Lun 03 Jan 2011, 11:20 am

Là, mon cher Arnaud, vous exagérez, vous semblez revenir à l'époque où un confesseur crut bon d'ordonner à ste Thérèse d'Avila de brûler ses écrits.Vous savez que Ste Catherine d'Alexandrie est la Patronne des philosophes. C'est la Jeanne d'Arc de la philosophie. Elle a reçu mission de Dieu, c'est vrai, et elle prouve avec par exemple, ste Rose de Viterbe, prédicatrice célèbre et miraculeuse, que Dieu donne sa grâce à qui il veut, y compris à des femmes, pour enseigner publiquement et officiellement.

Si aujourd'hui nous avons besoin d'étudier plus de choses qu'une femme pouvait le faire à l'époque de Mgr de Ségur, le bras de Dieu n'est pas diminué, et il peut dans ce cas éclairer les esprits de faibles femmes pour comprendre ce qu'elles ont besoin de comprendre. Au-delà du besoin, il ne nous éclairera plus. Nous n'avons pas mission officielle, nous ne faisons qu'une coopération privée donnée à tous les particuliers, et cela en mesure de nos forces, et nous adaptant à chaque situation particulière, en particulier en ces temps très difficiles.

Dom Guéranger :
Les vrais fidèles sont les hommes qui puisent dans leur seul baptême, en de telles conjonctures, l'inspiration d'une ligne de conduite ; non les pusillanimes qui, sous le prétexte spécieux de la soumission aux pouvoirs établis, attendent pour courir à l'ennemi, ou s'opposer à ses entreprises, un programme qui n'est pas nécessaire et qu'on ne doit point leur donner.

La femme peut enseigner officieusement, elle le fait en enseignant le catéchisme ou encore en écrivant des livres de piété, des livres doctrinaux, qui ne doivent être cru que de foi humaine, bien entendu. Ces livres sont passés par la censure ecclésiastique, à une époque, et pouvaient être lu par tous. Par exemple, l'Histoire d'une âme, de ste Thérèse de l'Enfant-Jésus.

S.S. Pie XII :

Non seulement Dieu a donné à la femme d'exister, mais la personnalité féminine dans sa structure physique et psychique répond à un dessein particulier du Créateur. L'homme et la femme sont les images de Dieu et, selon leur mode propre, des personnes égales en dignité et possédant les mêmes droits, sans qu'on puisse soutenir en aucune manière que la femme soit inférieure. Elle est appelée en effet à collaborer avec l'homme à la propagation et au développement de la race humaine et assume en cela le rôle délicat et sublime de la maternité : celle-ci comporte des joies et des peines d'une intensité peu communes, parce qu'elle implique l'immense responsabilité de mettre l'enfant au monde, de le protéger, de le nourrir, de veiller à sa croissance, à son éducation première, de le suivre avec sollicitude pendant la période difficile de l'adolescence et de le préparer ainsi à ses responsabilités d'adulte. Aussi Dieu a-t-il dispensé à la femme des dons inestimables, qui lui permettent de transmettre non seulement la vie physique, mais aussi les dispositions les plus intimes de l'âme et les qualités d'ordre spirituel et moral, qui déterminent le caractère. Les études modernes de psychologie mettent assez en évidence la complexité et l'originalité de la nature féminine, pour qu'il ne soit pas nécessaire de Nous y attarder. Remarquons encore que ces mêmes qualités se déploient aussi avec bonheur dans tous les autres domaines de la vie sociale et culturelle ; elles en constituent même un apport indispensable, et les civilisations qui les méconnaissent ou écartent leur influence subissent inéluctablement des déformations plus ou moins graves qui entravent leur épanouissement et les condamnent tôt ou tard à la stérilité et au déclin.
http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/chb.htm

Maintenant, si la nécessité oblige de s'occuper de philosophie, c'est déjà permis en une certaine mesure, puisque S.S. Pie XII s'adresse aux garçons comme aux filles ici par rapport à la philosophie:


DISCOURS AUX ÉLÈVES DES LYCÉES DE ROME
(24 mars 1957)

Le dimanche 24 mars 1957, plus de 50.000 garçons et filles des écoles secondaires d'Etat de Rome ont participé à la grande audience que leur a accordée le Saint-Père dans la Basilique Vaticane, et au cours de laquelle le Pape a prononcé en italien un important discours, dont voici la traduction :

Encore une fois, Nous voyons cette Basilique patriarcale remplie d'une foule joyeuse de jeunes, encore une fois, Nos yeux contemplent comme une floraison de printemps, tandis que ces murs sacrés en entendent pour ainsi dire les frémissements mystérieux. Nous vous remercions, chers fils et filles, pour la joie que vous Nous procurez et pour l'espérance que vous faites naître dans Notre coeur paternel en Nous donnant la confirmation que le problème religieux et moral des élèves romains s'achemine vers une heureuse solution.
[...]
La philosophie.

b) Des sciences expérimentales, passez aux vérités de la philosophie, qui est le fondement de tout savoir. Nous savons bien que, souvent, malheureusement, une étude si noble et nécessaire se réduit à une liste accablante d'erreurs provenant de pensées égarées et de coeurs désordonnés. Une telle étude est certainement nuisible pour les élèves, comme l'atteste la plainte de plus en plus forte et angoissée de parents justement soucieux pour la foi de leurs enfants. Nous ne saurions comprendre pourquoi on devrait appeler un « maître » celui qui sème les brumes du scepticisme dans l'esprit sans défense des jeunes gens. La liberté de l'intelligence consiste en la possibilité de pénétrer de plus en plus profondément telle ou telle vérité, d'en considérer un aspect plutôt qu'un autre, de former des synthèses et des déductions de plus ou moins d'ampleur. C'est donc une liberté toute positive et d'autant plus grande qu'elle est davantage éclairée et protégée contre l'erreur.

Il faudra donc bien connaître l'histoire de la pensée philosophique, mais il faudra insister encore plus sur l'étude de la réalité dans tous ses éléments et dans tous ses aspects. Chacun de vous devra être en mesure de répondre avec précision et clarté aux demandes que vous vous poserez inévitablement vous-mêmes ou qui vous seront posées par d'autres : qu'est-ce, en général, que la réalité ? Qu'est-ce, en particulier, que le monde ? Qu'est-ce que la valeur de la connaissance humaine ? Dieu existe-t-il ? Quelle est sa nature, quels sont ses attributs ? Quelles relations existe-t-il entre Lui et le monde ? Entre Lui et les hommes ? Quel est le sens de la vie ? et de la mort ? Quelle est la nature de la joie et quelle est la fonction du plaisir ? Avec quels critères doivent être régies les sociétés humaines, la société familiale et la société civile ?

Afin que ces demandes aient une réponse appropriée, il est nécessaire de recourir à la philosophie éternelle, que des intelligences éminentes élaborèrent au cours des siècles et qui n'a rien perdu de sa valeur objective et de son efficacité didactique ; d'autant plus que les développements des connaissances scientifiques ne sont pas en opposition avec les thèses certaines de cette philosophie.

La science de la foi.

c) De la philosophie, passez à la science qui tire ses connaissances des doctrines de la foi, apprises par révélation divine.

Tous les chrétiens, mais spécialement ceux qui se consacrent à l'étude, devraient avoir, autant que possible, une instruction religieuse profonde et organique. Il serait, en effet, dangereux de développer toutes les autres connaissances et de laisser le patrimoine religieux sans changement, tel qu'il était dans la première enfance. Nécessairement incomplet et superficiel, il serait étouffé, et peut-être détruit, par la culture areligieuse et par les expériences de la vie adulte, comme en témoignent tous ceux dont la foi fit naufrage pour des doutes demeurés dans l'ombre, des problèmes restés sans solution. Comme il est nécessaire que le fondement de votre foi soit rationnel, une étude suffisante de l'apologétique devient indispensable ; ensuite vous devrez goûter les beautés du dogme et les harmonies de la morale ; enfin vous essayerez de pousser votre regard au-delà des voies de l'ascétisme chrétien, bien haut, jusqu'aux sommets de la mystique. Oh ! si le christianisme vous apparaissait dans toute sa grandeur et dans toute sa splendeur !


Dernière édition par Lucie le Lun 03 Jan 2011, 12:26 pm, édité 1 fois (Raison : précisions supplémentaires et corrections)
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Message  gabrielle le Lun 03 Jan 2011, 2:12 pm

Très bon résumé, ma chère Lucie.

Pour Sainte Thérèse, il lui fut même défendu par un de ses confesseurs docteur en théologie, d'avoir une dévotion envers la Sainte Humanité de Notre-Seigneur!

Arnaud vous êtes veinard, Lucie vous a donné une réponse , Sainte Catherine d'Alexandrie...vous devez une fière chandelle à uen femme de vous avoir sorti de votre ignorance feinte ou réelle.

Le jour où vous comprendrez qu'un forum n'est pas une chaire dans une cathédrale, vous aurez fait un grand pas.

En passant, il s'en vient le nom de l'auteur qui dit que le danger de mort est un danger de mort spirituelle?

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Message  Catherine le Lun 03 Jan 2011, 3:16 pm

Chère Lucie,

Merci pour votre intervention si sage et si bien référencée! sunny
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Message  Lucie le Mar 04 Jan 2011, 5:50 pm

« C’est l’artifice du démon, dit le Père Saint-Jure, de s’adresser au sexe qu’il connaît plus capable de ses ruses, et par ce moyen de surprendre l’autre, dont autrement il ne viendrait pas si aisément à bout, comme il fit à Adam par Ève. De cette façon, le diable et les hérésiarques ont pour l’ordinaire, ainsi que remarque saint Jérôme, interposé des femmes, qu’ils disaient animées et poussées du Saint-Esprit, pour établir et étendre leurs hérésies, comme Simon Magus son Hélène, Appelles sa Philomène, Sévère une autre du même nom, Montanus ses deux fameuses prophétesses Priscilla et Maximilla, qui eurent bien le pouvoir d’embabouïner enfin avec leurs fausses visions et révélations le plus savant homme de son siècle, Tertullien, d’éteindre ses grandes lumières et de le précipiter dans les ténèbres de plusieurs très lourdes erreurs, et même après avoir écrit contre elles très doctement la vérité... de façon que nous pouvons encore en ce sens produire sur ce sujet ces paroles de l’Ecclésiastique : Mulieres apostatare faciunt sapientes (Eccli. xix, 2). » Les femmes ont démonté bien des cerveaux et fait égarer les sages. « Ce qui arrive encore aujourd’hui, comme on pourrait alléguer d’autres exemples » (L’Homme Spirituel, par le P. Saint-Jure, I, chap. xi).
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/98/43/quicumque/un-mot-sur-les-visions.pdf

Arnaud n'a pas tort à ce sujet.
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Message  Lucie le Mer 05 Jan 2011, 11:28 am

Lettre de Son Eminence le Cardinal Joseph Sarto,
Patriarche de Venise,
Aujourd'hui Sa Sainteté PIE X,
AU CHEVALIER ANDRÉ BATTIAGIA, ÉDITEUR DE LA TRADUCTION ITALIENNE DU COURS D'APOLOGÉTIQUE CHRÉTIENNE.
Mon bien cher et honoré Monsieur,
Vous me faites grand honneur en me demandant d'unir ma faible voix à celle des éminents Prélats qui ont loué le Cours d'Apologétique chrétienne du P. W. Devivier. Tel est en vérité le mérite de cet ouvrage, que partout où il sera connu, les prêtres ne manqueront pas de se le procurer, afin d'avoir sous la main un livre qui leur rappelle les vérités apprises dans leurs Cours de dogme. Ils le répandront aussi dans les familles, comme un résumé de cette théologie que les laïcs ne peuvent étudier dune manière complète, mais qu'il leur est cependant nécessaire de ne pas ignorer, pour qu'ils soient en état de se rendre à eux-mêmes raison de leur foi, et de la défendre contre les accusations soulevées à son sujet.
J'approuve donc, comme il le mérite, le jugement favorable porté par tant d'hommes distingués, et j'ose dire que reloge que le traducteur en fait dans sa préface est inférieur à la valeur du livre lui-même. Aussi voudrais-je le voir entre les mains des jeunes gens et des hommes de toute condition, et même entre celles des dames; car à cette époque de négligence en matière d'instruction religieuse, elles manquent souvent d'approfondir les choses de la foi, et elles vivent dans un doute créé par des objections qu'elles ne savent pas résoudre.
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Message  gabrielle le Jeu 06 Jan 2011, 4:25 pm

Votre dernier texte , chère Lucie, est en fait la recommandation de Saint Paul: chacun doit pouvoir répondre de l'espérance qui est en lui.

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Message  Sandrine le Dim 16 Jan 2011, 4:47 pm


J'aimerai reprendre cette portion de phrase équivoque :

Voilà ce que j'ai trouvé chez Ad. Tanquerey, théologien, dans son "abrégé de théologie ascétique et mystique"

"La Rédemption est une oeuvre merveilleuse, le chef-d'oeuvre de Dieu, qui refait l'homme défiguré par le péché, et le remet, en un certain sens, dans un état meilleur que celui qui a précédé sa chute, si bien que l'Eglise ne craint pas, dans sa liturgie, de bénir la faute qui nous a valu un Rédempteur tel que l'Homme-Dieu.

(...)

Dieu, qui de toute éternité avait prévu la chute de l'homme, voulut aussi de toute éternité préparer aux hommes un Rédempteur en la personne de son Fils (...)

Bien qu'étant femme, j'ai le droit de citer un théologien quand même ?

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Message  ROBERT. le Dim 16 Jan 2011, 6:32 pm

Sandrine a écrit:

J'aimerai reprendre cette portion de phrase équivoque :

Voilà ce que j'ai trouvé chez Ad. Tanquerey, théologien, dans son "abrégé de théologie ascétique et mystique"

"La Rédemption est une oeuvre merveilleuse, le chef-d'oeuvre de Dieu, qui refait l'homme défiguré par le péché, et le remet, en un certain sens, dans un état meilleur que celui qui a précédé sa chute, si bien que l'Eglise ne craint pas, dans sa liturgie, de bénir la faute qui nous a valu un Rédempteur tel que l'Homme-Dieu.

(...)

Dieu, qui de toute éternité avait prévu la chute de l'homme, voulut aussi de toute éternité préparer aux hommes un Rédempteur en la personne de son Fils (...)

Bien qu'étant femme, j'ai le droit de citer un théologien quand même ?

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Si je vous répond non, serai-je banni ?.
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