Infraction de la loi divine.

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Infraction de la loi divine.

Message  JCMD67 le Lun 15 Nov 2010, 3:00 pm

Je suis tombé sur ce texte de J. Daly

Infraction de la loi divine.

Je suis du nombre de ceux qui considèrent l'actuelle crise de l'Eglise bien assez grave pour justifier de passer outre à toute loi humaine qui dans un cas si extraordinaire entrave les graves besoins des âmes. C'est le principe de l'épikie.

Mais binn évidemment on ne peut en aucun cas passer outre à la loi de Dieu Lui-même. L'épikie n'atteint jamais la loi divine du Nouveau Testament ni la constitution divine de l'Eglise. La question se pose donc de savoir si la loi qui exige qu'un évêque ait la mission accordée par le Siège Apostolique (ou par son délégué) afin d'agir licitement appartient à la nature même de l'Eglise et à la loi de Jésus-Christ ou non.

Pour aider à ce que chacun forme sa conscience en connaissance de cause j'ai l'honneur de présenter ce petit florilège de textes qui à mon avis portent (parfois de près, parfois de plus loin) sur cette question.

FLORILÈGE DE TEXTES CONCERNANT LES ÉVEQUES SANS MISSION APOSTOLIQUE ET LES PRÊTRES QU’ILS ORDONNENT

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Re: Infraction de la loi divine.

Message  JCMD67 le Lun 15 Nov 2010, 3:01 pm

1. « Consecrator dicit : Habetisnes mandatum Apostolicum ? Respondet episcopus senior Assistentium : Habemus. Consecrator dicit : Legatur. (…) Mandato per notarium perlecto, Consecrator dicit : Deo gratias. » (Pontificale Romanum, De Consecratione Electi in Episcopum.) [« Le consécrateur dit : Avez-vous le mandat Apostolique ? L’aîné des évêques assistants répond : Nous l’avons. Le Consécrateur dit : Qu’il soit lu. (…) Après que le mandat a été lu par le notaire, le Consécrateur dit : Deo gratias. »]

2. « En vérité, en vérité je vous le dis, celui qui n'entre pas par la Porte dans la bergerie des brebis, mais qui monte par un autre endroit, celui-là est un voleur et un larron. Mais celui qui entre par la porte, est le pasteur des brebis. C'est à celui-là que le portier ouvre, et les brebis entendent sa voix. Il appelle les brebis qui sont à lui par leur nom, et il les fait sortir. Et lorsqu'il a fait sortir ses propres brebis, il va devant elles, et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix. Elles ne suivent point un étranger, mais elles s'éloignent de lui, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » (Évangile selon saint Jean, X.)

3. « Mais…Oza étendit la main sur l’arche de Dieu et la retint, parce que les bœufs regimbaient et l’avaient fait pencher ; et le Seigneur fut irrité d’indignation contre Oza, et le frappa à cause de sa témérité ; et il mourut là auprès de l’arche de Dieu. » (II Rois, VI, 6,7) [« Oza fut frappé de mort pour avoir porté la main à l’arche quoique’avec l’intention de s’opposer à sa chute, parce qu’il avait usurpé un ministrère qui ne lui appartenait pas. » (Saint Jean Chrysostome, cité par le Pape Pie VI en Quod Aliquantum, le 10 mars 1791.)]

4. “Cette sorte de faux apôtres sont des ouvriers trompeurs, qui se transforment en apôtres du Christ. » (2 Cor. xi, 13)

5. « Je n’envoyais pas ces prophètes et d’eux-mêmes ils couraient ; je ne leur parlais pas et d’eux-mêmes ils prophétisaient. » (Jérémie XXIII, 21)

6. « S I QUELQU'UN dit, que les Evêques ne sont pas Supérieurs aux Prêtres ; ou qu'ils n'ont pas la puissance de conférer la Confirmation & les Ordres ; (…) ou que ceux qui ne sont ni ordonnés, ni envoyés [missi] bien & légitimement par la Puissance Ecclésiastique & Canonique, mais qui viennent d'ailleurs, sont pourtant de légitimes Ministres de la parole de Dieu & des Sacrements : qu'il soit anathème. » (Le Saint Concile de Trente, Session XXIII, Canon vii.)

7. « …[D]ans l’Église catholique il ne peut y avoir de sacre légitime que s’il est conféré par un mandat apostolique. » (Le Pape Pie VI, lettre apostolique Caritas, 13 avril 1791.)

8. « Les sacrés canons en effet décrètent clairement et explicitement qu’il revient uniquement au Siège apostolique de juger de l’aptitude d’un ecclésiastique à recevoir la dignité et la mission épiscopales et qu’il revient au Pontife romain de nommer librement les évêques. Et même, comme il arrive en certains cas, lorsqu’il est permis à d’autres personnes ou groupes de personnes d’intervenir en quelque manière dans le choix d’un candidat à l’épiscopat, cela n’est légitime qu’en vertu d’une concession – expresse et particulière – faite par le Saint-Siège à des personnes ou à des groupes bien déterminés, dans des conditions et des circonstances parfaitement définies. Cela bien établi, il s’ensuit que les évêques qui n’ont été ni nommés ni confirmés par le Saint-Siège, qui ont même été choisis et consacrés contre ses dispositions explicites, ne peuvent jouir d’aucun pouvoir de magistère ni de juridiction ; car la juridiction ne parvient aux évêques que par l’intermédiaire du Pontife romain… » (Le Pape Pie XII, Ad Apostolorum principis, 29 juin 1958)

9. « Le pouvoir de juridiction, qui est conféré directement au souverain Pontife par le droit divin, les évêques le reçoivent du même droit mais seulement à travers le Successeur de saint Pierre, vis-à-vis duquel non seulement les fidèles mais tous les évêques sont tenus à l’obéissance respectueuse et au lien de l’unité. » (Le Pape Pie XII, Ad Sinarum gentem 7 octobre 1954)

10. « D’où nous croyons et confessons fermement que quelles que soient la droiture, la piété, la sainteté et la prudence d’un homme, il ne peut et ne doit consacrer l’Eucharistie ni confectionner le sacrifice de l’autel à moins d’être prêtre régulièrement ordonné par un évêque visible et tangible…correctement constitué dans cet office. » (Le Pape Innocent III, Ejus exemplo, Denz. 424.)

11. Aux évêques validement sacrés mais sans mandat apostolique, tant le pape Pie VI que le pape saint Pie X donnent le titre non pas de Monseigneur, mais de pseudo-episcopus. (Voir Caritas du 13 avril 1791 et la bulle d’excommunication d’Arnold Harris Matthew du 15 février 1911.)

12. « Que nul ne vienne s’attribuer de lui-même cet honneur s’il n’y est appelé de Dieu comme Aaron , c’est-à-dire s’il n’y a été appelé par les Ministres légitimes de l’Eglise. Quant aux téméraires qui osent s’ingérer et s’introduire d’eux-mêmes dans ce ministère, il ne faut pas manquer de faire observer que Dieu les avait en vue, quand Il disait: Je n’envoyais point ces Prophètes, et ils couraient. Il n’y a rien tout à la fois de plus pitoyable et de plus misérable que ces intrus, ni de plus funeste à l’Eglise. » (Catéchisme du Concile de Trente, du Sacrement d’Ordre.)

13. « Ces ordinations ne sont pas reconnues par l’Église ; c’est pourquoi il faut considérer les sujets comme étant des laïques pour ce qui est des effets canoniques, y compris le droit de se marier. » (Monitum du Saint-Office du 8 mai 1959 concernant le statut des prêtres ordonnés par un certain Giovanni Taddei, celui-ci ayant reçu régulièrement le sacerdoce mais irrégulièrement, dans une secte, l’épiscopat, la validité de celle-ci n’étant toutefois pas appelée en doute.)

14. « La crainte grave et la nécessité, même relative, aussi bien qu’un grave dérangement [grave incommodum] comme règle générale enlèvent tout délit s’il s’agit de lois purement ecclésiastiques. » (Canon 2205§2.)

15. « Tout pouvoir spirituel est donné avec une certaine consécration. C’est pourquoi le pouvoir des clefs est donné avec le sacrement de l’Ordre. Mais l’exercice de ce pouvoir requiert une matière appropriée, qui est le peuple chrétien soumis par le moyen de la juridiction. Aussi avant la juridiction le prêtre a-t-il le pouvoir des clefs, mais non la faculté d’exercer ce pouvoir. » (Saint Thomas, Somme Théologique, Supplément, q. 17, a. 2.)

16. « Qui de vous oserait occuper le ministère même d’un petit prince de ce monde sans son mandat ? » (S. Bernard, Tract. de Convers. ad Clericos, cap. XIX.)

17. « Qu'elle est divine et sacrée, cette autorité des Clefs, qui, descendant du ciel dans le Pontife Romain, dérive de lui par les Prélats des Eglises sur toute la société chrétienne qu'elle doit régir et sanctifier ! Le mode de sa transmission par le Siège Apostolique a pu varier selon les siècles ; mais tout pouvoir n'en émanait pas moins de la Chaire de Pierre. (…) C'est donc à nous, prêtres et fidèles, à nous enquérir de la source où nos pasteurs ont puisé leur pouvoir, de la main qui leur a transmis les Clefs. Leur mission émane-t-elle du Siège Apostolique ? S'il en est ainsi, ils viennent de la part de Jésus-Christ qui leur a confié, par Pierre, son autorité ; honorons-les, soyons-leur soumis. S'ils se présentent sans être envoyés par le Pontife Romain, ne nous joignons point à eux ; car le Christ ne les connaît pas. Fussent-ils revêtus du caractère sacré que confère l'onction épiscopale, ils ne sont rien dans l'Ordre Pastoral ; les brebis fidèles doivent s'éloigner d'eux. » (Dom Guéranger, Année Liturgique, La Chaire de Saint Pierre à Antioche.)

18. « En proposant ce passage de l'Evangile aux néophytes de la Pentecôte, l'Eglise voulait les prémunir contre un danger qui pouvait se présenter à eux dans le cours de leur vie. Au moment où nous sommes, ils sont les heureuses brebis de Jésus le bon Pasteur, et ce divin Pasteur est représenté auprès d'eux par des hommes qu'il a investis lui-même de la charge de paître ses agneaux. Ces hommes ont reçu de Pierre leur mission, et celui qui est avec Pierre est avec Jésus. Mais il est arrivé souvent que de faux pasteurs se sont introduits dans la bergerie, et le Sauveur les qualifie de voleurs et de larrons, parce qu'au lieu d'entrer par la porte, ils ont escaladé les clôtures de la bergerie. Il nous dit qu'il est lui-même la Porte par laquelle doivent passer ceux qui ont le droit de paître ses brebis. Tout pasteur, pour n'être pas un larron, doit avoir reçu la mission de Jésus, et cette mission ne peut venir que par celui qu'il a établi pour tenir sa place, jusqu'à ce qu'Il vienne lui-même. »
« L'Esprit-Saint a répandu ses dons divins dans les âmes de ces nouveaux chrétiens; mais les vertus qui sont en eux ne peuvent s'exercer de manière à mériter la vie éternelle qu'au sein de l'Eglise véritable. Si, au lieu de suivre le pasteur légitime, ils avaient le malheur de se livrer à de faux pasteurs, toutes ces vertus deviendraient stériles. Ils doivent donc fuir comme un étranger celui qui n'a pas reçu sa mission du Maître qui seul peut les conduire aux pâturages de la vie. Souvent, dans le cours des siècles, il s'est rencontré des pasteurs schismatiques ; le devoir des fidèles est de les fuir, et tous les enfants de l'Eglise doivent être attentifs à l'avertissement que notre Seigneur leur donne ici. L'Eglise qu'il a fondée et qu'il conduit par son divin Esprit a pour caractère d'être Apostolique. La légitimité de la mission des pasteurs se manifeste par la succession ; et parce que Pierre vit dans ses successeurs, le successeur de Pierre est la source du pouvoir pastoral. Qui est avec Pierre est avec Jésus-Christ. » (Dom Guéranger, Année Liturgique, le mardi de la Pentecôte)

19. « L’approche de la consommation des noces du Fils de Dieu coïncidera ici-bas avec un redoublement des fureurs de l'enfer pour perdre l'Epouse. Le dragon de l'Apocalypse , l'ancien serpent séducteur d'Eve, vomissant comme un fleuve sa bave immonde , déchaînera toutes les passions pour entraîner la vraie mère des vivants sous l'effort. Cependant il sera impuissant à souiller le pacte de l'alliance éternelle ; et, sans forces contre l'Eglise, il tournera sa rage contre les derniers fils de la nouvelle Eve, réservés pour l'honneur périlleux des luttes suprêmes qu'a décrites le prophète de Pathmos . C'est alors surtout que les chrétiens fidèles devront se souvenir des avis de l'Apôtre, et se conduire avec la circonspection qu'il recommande, mettant tous leurs soins à garder pure leur intelligence non moins que leur volonté, dans ces jours mauvais. Car la lumière n'aura point alors à subir seulement les assauts des fils de ténèbres étalant leurs perverses doctrines ; elle sera plus encore, peut-être, amoindrie et faussée par les défaillances des enfants de lumière eux-mêmes sur le terrain des principes, par les atermoiements, les transactions, l'humaine prudence des prétendus sages. Plusieurs sembleront ignorer pratiquement que l'Epouse de l'Homme-Dieu ne peut succomber sous le choc d'aucune force créée. S'ils se souviennent que le Christ s'est engagé à garder lui-même son Eglise jusqu'à la fin des siècles , ils n'en croiront pas moins faire merveille en apportant à la bonne cause le secours d'une politique dont les concessions ne seront pas toujours pesées suffisamment au poids du sanctuaire : sans songer que le Seigneur n'a point besoin, pour l'aider à tenir sa promesse, d'habiletés détournées ; sans se dire surtout que la coopération qu'il daigne accepter des siens, pour la défense des droits de l'Eglise, ne saurait consister dans l'amoindrissement ou la dissimulation des vérités qui font la force et la beauté de l'Epouse. » ((Dom Guéranger, Année Liturgique, XXe dimanche après la Pentecôte.)

20. « L’Incarnation est une mission du Fils de Dieu dans le monde, et cette mission se continue et se diffuse à travers la multiplicité des ministères ecclésiastiques dans tous les temps. Comme mon Père m’a envoyé . Comme dans l’Ancien testament les prophètes et les anges eux-mêmes n’interviennent jamais sans être envoyés, ainsi dans le Nouveau, n’y a-t-il point de ministre de la Rédemption, je ne dis pas seulement sans un appel ou une vocation qui le rende apte, mais sans une mission formelle qui l’applique à l’œuvre. Et Dieu n’y est pas moins jaloux de son droit exclusif d’envoyer . Or cette mission des ministres hiérarchiques, aussi bien que l’appel lui-même, ne viennent de Dieu qu’en passant par l’Église. (…) La distinction entre le pouvoir d’ordre et le pouvoir de juridiction est fondée sur cette nécessité permanente de la mission… Sans la mission, au moins sous la forme élémentaire d’une permission, le pouvoir sacerdotal, bien que demeurant valide, n’honorerait plus Dieu, n’offrirait plus un sacrifice d’agréable odeur… (…) Aux époques d’hérésie et de schisme c’est la nécessité même de la mission qui est répudiée. » (R.P. Humbert Clérissac O.P., Le Mystère de l’Église.)

21. « …[T]oute personne n’ayant pas la mission de la part de l’Église Catholique, par ce fait même ministre illicitement, et toute personne qui reçoit un sacrement en communiquant ainsi dans le péché du ministre, le reçoit de façon sacrilège. » (Le cardinal Billot, de Sacramentis, thèse XVI)

22. « En dehors d’une commission reçue de l’Église catholique, l’administration des sacrements est illicite et sacrilège. (…) L’autorité pour dispenser les sacrements vient tout entière de la mission donnée aux apôtres. (…) Mais la mission apostolique ne se trouve que dans l’Église catholique… Bien qu’il soit possible, de fait, de dispenser les biens d’un autre sans avoir reçu de lui une mission à cet effet, rien n’est plus sûr que le fait que personne ne dispense légitimement ce qui appartient à un autre si ce n’est par son mandat. Or, les sacrements sont le bien du Christ. Donc ils ne sont légitimement dispensés que par ceux qui ont une mission de la part du Christ, c'est-à-dire par ceux auxquels découle la mission apostolique. » (Le cardinal Billot, de Sacramentis, thèse XVI.)

23. « On voit ainsi la gravité de l’erreur des polémistes qui réduisent toute question de la succession apostolique à celle de la validité des ordres. » (Le cardinal Billot, De Ecclesia¸ de Ordine, q. ix, p. 345.)

24. « Le pouvoir d’ordre, séparé des principes qui rendent légitime son exercice, est dans le même état que chez les sectes des hérétiques et des schismatiques. » (Le cardinal Billot, De Ecclesia¸ de Ordine, q. ix, p. 434.)

25. « Le pouvoir d’ordre dépend du pouvoir de la juridiction pour ce qui est de la légitimité de son exercice en sorte qu’en absolument aucun cas il ne peut être dûment et licitement exercé si ce n’est conformément aux canons et aux stipulations de l’autorité dont émane cette juridiction. » (Le cardinal Billot, De Ecclesia¸ de Ordine, q. ix, p. 339.)

26. « Bien qu'un homme soit divinement séparé d'avec les autres hommes, et même d'avec ses confrères de la prêtrise, par le caractère épiscopal, et bien qu'il soit rempli de pouvoir spirituel par l'extension sacramentelle de l'ordination épiscopale, ce pouvoir resterait à jamais enfermé dans sa poitrine à lui; il serait incapable d'une mise en œuvre licite et de porter son fruit selon la volonté de Dieu sans la juridiction et l'autorité qui le présentent à un diocèse et lui donnent un troupeau. Et cette juridiction n'appartient pas à l'évêque par le biais de son sacre épiscopal mais par l'autorité apostolique du Saint-Siège. » (Mgr Ullathorne, Ecclesiastical Discourses, 1876, p. 100.)

27. « Nous définissons la vocation sacerdotale : l’élection et l’appel d’un sujet à l’état ecclésiastique ; élection et appel tout gratuits, que Dieu fait de toute éternité et qu’Il manifeste et intime dans le temps par l’organe des ministres légitimes de l’Église. (…) Ces ministres légitimes de l’Église sont ceux qui ont en main la juridiction au for extérieur ; car, évidemment, le recrutement du clergé est une fonction du for extérieur.» (Le chanoine Joseph Lahitton, La Vocation Sacerdotale, œuvre dont la recommandation du Saint-Siège est parue – privilège bien exceptionnel – dans les Acta Apostolicae Sedis, sous la date du 5 octobre 1909.)

28. « Le Pape seul institue les évêques. Ce droit lui appartient souverainement, exclusivement et nécessairement, par la constitution même de l’Église et la nature de la hiérarchie. » (Dom Adrien Gréa, L’Église et sa Divine Constitution.)

29. « …[L]’hérésie de la juridiction universelle dont chaque évêque est investi par son ordination…erreur condamnée par le Concile de Trente… » (Tradition de l’Église sur l’institution des Evêques, t. III, p. 400, œuvre anonyme éditée à Paris en 1814 et, d’après le Cardinal Wiseman, très bien vu par le Saint-Siège sous le Pape Léon XII.)

30. « Une société chrétienne dont les évêques remontent aux Apôtres seulement par le pouvoir d’ordre et non aussi par le pouvoir de la juridiction ne peut se prétendre apostolique et partant ne peut être l’Église du Christ. » (Devivier, W., Cours d’Apologétique Chrétienne.)

31. « C’est le Pape qui donne aux évêques leur juridiction et aucun évêque ne peut exercer son office avant d’être reconnu et confirmé par le Pape. » (Spirago, F., Catéchisme.)

32. « Pour que quelqu’un soit établi successeur des apôtres et pasteur de l’Église, le pouvoir ne suffit pas, ceci étant toujours validement donnée par l’ordination. Il faut aussi le pouvoir de la juridiction, laquelle est communiquée non pas par l’ordre mais par la mission reçue de la part de celui à qui le Christ a accordé le suprême pouvoir sur l’Église universelle. La succession apostolique peut être définie comme suit : la substitution publique, légitime, solennelle et jamais interrompue des personnes au lieu des apôtres pour gouverner et paître l’Église. Cette succession peut être matérielle ou formelle. La succession matérielle consiste dans le fait que des personnes n’ont jamais manqué et que leur substitution aux apôtres a continué sans interruption. La succession formelle consiste dans le fait que ces personnes substituées jouissent réellement de l’autorité dérivée des apôtres et reçue de la part de celui qui peut la communiquer. Ces derniers mots…indiquent qu’il est requis à la succession formelle une mission, laquelle peut être définie la légitime assomption et députation à remplir les rôles apostoliques en vertu desquelles on succède à la place des apôtres. » (Herrmann, Theologiae Dogmaticae Institutiones, n. 282.)

33. « On peut très bien accepter l’avis de Toso que l’interprétation laxiste de la loi du Canon 209 [concernant la juridiction suppléée] se doit à une méprise sur les lois juridictionnelles de la part de certains moralistes. (…) Il faut se souvenir que les lois juridictionnelles sont, du moins par équivalence, des lois irritantes et inhabilitantes. C’est pourquoi, de même que l’on a besoin d’une dispense pour que puisse se marier validement une personne détenue par un empêchement ecclésiastique dirimant , de même la faculté ou pouvoir requis que l’on appelle la juridiction est nécessaire pour poser validement un acte juridictionnel. Ceux qui n’ont pas ce pouvoir, quelles que soient leurs autres qualifications, ne peuvent simplement pas agir validement. Or cette juridiction ne peut être accordée que par l’Église. [Dans la suppléance de juridiction…] l’Église délimite soigneusement l’étendue de l’accord et les conditions de son efficacité. En dehors de ces limites, il n’existe aucun titre de juridiction. Ce serait vain de raisonner qu’en tel cas le législateur n’a pas l’intention que la loi juridictionnelle oblige, à cause des circonstances dures et éprouvantes du cas, si la loi dit clairement le contraire… Il n’y a pas de parité entre les lois qui interdisent, sans plus, et celles dont dépend la validité… » (Miaskiewicz., F-X., Supplied Jurisdiction According to Canon 209.)

34. « Je me réserve de mieux étudier la question pour apporter le plus d’exemples possibles de consécrations licites sans mandat romain, afin d’arriver, si Dieu veut, à faire retirer à B. son “jamais” par trop solennel... A bientôt, donc... » (l’abbé Francesco Ricossa, Sodalitium, no. 44, art. « Le Débat Sur L’Épiscopat Continue » p. 31. Cet engagement de l’abbé Ricossa de trouver des exemples de sacres épiscopaux sans mission à cet effet du Saint-Siège et dont tant l’historicité que la licéité sont reconnues par les savants aura bientôt dix ans, sans que son auteur y ait jamais donné suite.)



___________________________________________________________________________

« Si vous m'aimez, gardez mes commandements, et moi je prierai mon Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu'il demeure éternellement avec vous, l'esprit de vérité que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas; mais vous, vous le connaîtrez, parce qu'il demeurera au milieu de vous, et qu'il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins… »
(Jean, xiv, 17, 18.)
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Re: Infraction de la loi divine.

Message  JCMD67 le Lun 15 Nov 2010, 3:09 pm

Texte de l'abbé Belmont

Les sacres épiscopaux sans mandat apostolique en question

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/98/43/quicumque/Les-sacres--.-en-question.pdf
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Re: Infraction de la loi divine.

Message  Carolus.Magnus.Imperator. le Lun 15 Nov 2010, 3:28 pm

Rev. P. Chas. Augustine, O.S.B., D.D., A COMMENTARY ON THE NEW CODE OF CANON LAW, t. VI, p.342, Herder 1921 a écrit:
MISSIO CANONICA

Can. 1328

Il n'est permis à personne de prêcher le Parole divine à moins d'avoir reçu la missio canonica de son légitime supérieur. Cela est une exigeance de la loi divine ainsi que de la loi humaine, car ces dernières supposent clairement que la prédication est un attribut de la juridiction laquelle doit être obtenue de par l'autorité légitime.

Carolus.Magnus.Imperator.

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Re: Infraction de la loi divine.

Message  gabrielle le Lun 15 Nov 2010, 4:36 pm

Merci JC...

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Re: Infraction de la loi divine.

Message  ROBERT. le Lun 15 Nov 2010, 7:01 pm

JCMD67 a écrit:
1. « Consecrator dicit : Habetisnes mandatum Apostolicum ? Respondet episcopus senior Assistentium : Habemus. Consecrator dicit : Legatur. (…) Mandato per notarium perlecto, Consecrator dicit : Deo gratias. » (Pontificale Romanum, De Consecratione Electi in Episcopum.) [« Le consécrateur dit : Avez-vous le mandat Apostolique ? L’aîné des évêques assistants répond : Nous l’avons. Le Consécrateur dit : Qu’il soit lu. (…) Après que le mandat a été lu par le notaire, le Consécrateur dit : Deo gratias. »]

Spoiler:
2. « En vérité, en vérité je vous le dis, celui qui n'entre pas par la Porte dans la bergerie des brebis, mais qui monte par un autre endroit, celui-là est un voleur et un larron. Mais celui qui entre par la porte, est le pasteur des brebis. C'est à celui-là que le portier ouvre, et les brebis entendent sa voix. Il appelle les brebis qui sont à lui par leur nom, et il les fait sortir. Et lorsqu'il a fait sortir ses propres brebis, il va devant elles, et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix. Elles ne suivent point un étranger, mais elles s'éloignent de lui, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » (Évangile selon saint Jean, X.)

3. « Mais…Oza étendit la main sur l’arche de Dieu et la retint, parce que les bœufs regimbaient et l’avaient fait pencher ; et le Seigneur fut irrité d’indignation contre Oza, et le frappa à cause de sa témérité ; et il mourut là auprès de l’arche de Dieu. » (II Rois, VI, 6,7) [« Oza fut frappé de mort pour avoir porté la main à l’arche quoique’avec l’intention de s’opposer à sa chute, parce qu’il avait usurpé un ministrère qui ne lui appartenait pas. » (Saint Jean Chrysostome, cité par le Pape Pie VI en Quod Aliquantum, le 10 mars 1791.)]

4. “Cette sorte de faux apôtres sont des ouvriers trompeurs, qui se transforment en apôtres du Christ. » (2 Cor. xi, 13)

5. « Je n’envoyais pas ces prophètes et d’eux-mêmes ils couraient ; je ne leur parlais pas et d’eux-mêmes ils prophétisaient. » (Jérémie XXIII, 21)

6. « S I QUELQU'UN dit, que les Evêques ne sont pas Supérieurs aux Prêtres ; ou qu'ils n'ont pas la puissance de conférer la Confirmation & les Ordres ; (…) ou que ceux qui ne sont ni ordonnés, ni envoyés [missi] bien & légitimement par la Puissance Ecclésiastique & Canonique, mais qui viennent d'ailleurs, sont pourtant de légitimes Ministres de la parole de Dieu & des Sacrements : qu'il soit anathème. » (Le Saint Concile de Trente, Session XXIII, Canon vii.)

7. « …[D]ans l’Église catholique il ne peut y avoir de sacre légitime que s’il est conféré par un mandat apostolique. » (Le Pape Pie VI, lettre apostolique Caritas, 13 avril 1791.)

8. « Les sacrés canons en effet décrètent clairement et explicitement qu’il revient uniquement au Siège apostolique de juger de l’aptitude d’un ecclésiastique à recevoir la dignité et la mission épiscopales et qu’il revient au Pontife romain de nommer librement les évêques. Et même, comme il arrive en certains cas, lorsqu’il est permis à d’autres personnes ou groupes de personnes d’intervenir en quelque manière dans le choix d’un candidat à l’épiscopat, cela n’est légitime qu’en vertu d’une concession – expresse et particulière – faite par le Saint-Siège à des personnes ou à des groupes bien déterminés, dans des conditions et des circonstances parfaitement définies. Cela bien établi, il s’ensuit que les évêques qui n’ont été ni nommés ni confirmés par le Saint-Siège, qui ont même été choisis et consacrés contre ses dispositions explicites, ne peuvent jouir d’aucun pouvoir de magistère ni de juridiction ; car la juridiction ne parvient aux évêques que par l’intermédiaire du Pontife romain… » (Le Pape Pie XII, Ad Apostolorum principis, 29 juin 1958)

9. « Le pouvoir de juridiction, qui est conféré directement au souverain Pontife par le droit divin, les évêques le reçoivent du même droit mais seulement à travers le Successeur de saint Pierre, vis-à-vis duquel non seulement les fidèles mais tous les évêques sont tenus à l’obéissance respectueuse et au lien de l’unité. » (Le Pape Pie XII, Ad Sinarum gentem 7 octobre 1954)

10. « D’où nous croyons et confessons fermement que quelles que soient la droiture, la piété, la sainteté et la prudence d’un homme, il ne peut et ne doit consacrer l’Eucharistie ni confectionner le sacrifice de l’autel à moins d’être prêtre régulièrement ordonné par un évêque visible et tangible…correctement constitué dans cet office. » (Le Pape Innocent III, Ejus exemplo, Denz. 424.)

11. Aux évêques validement sacrés mais sans mandat apostolique, tant le pape Pie VI que le pape saint Pie X donnent le titre non pas de Monseigneur, mais de pseudo-episcopus. (Voir Caritas du 13 avril 1791 et la bulle d’excommunication d’Arnold Harris Matthew du 15 février 1911.)

12. « Que nul ne vienne s’attribuer de lui-même cet honneur s’il n’y est appelé de Dieu comme Aaron , c’est-à-dire s’il n’y a été appelé par les Ministres légitimes de l’Eglise. Quant aux téméraires qui osent s’ingérer et s’introduire d’eux-mêmes dans ce ministère, il ne faut pas manquer de faire observer que Dieu les avait en vue, quand Il disait: Je n’envoyais point ces Prophètes, et ils couraient. Il n’y a rien tout à la fois de plus pitoyable et de plus misérable que ces intrus, ni de plus funeste à l’Eglise. » (Catéchisme du Concile de Trente, du Sacrement d’Ordre.)

13. « Ces ordinations ne sont pas reconnues par l’Église ; c’est pourquoi il faut considérer les sujets comme étant des laïques pour ce qui est des effets canoniques, y compris le droit de se marier. » (Monitum du Saint-Office du 8 mai 1959 concernant le statut des prêtres ordonnés par un certain Giovanni Taddei, celui-ci ayant reçu régulièrement le sacerdoce mais irrégulièrement, dans une secte, l’épiscopat, la validité de celle-ci n’étant toutefois pas appelée en doute.)

14. « La crainte grave et la nécessité, même relative, aussi bien qu’un grave dérangement [grave incommodum] comme règle générale enlèvent tout délit s’il s’agit de lois purement ecclésiastiques. » (Canon 2205§2.)

15. « Tout pouvoir spirituel est donné avec une certaine consécration. C’est pourquoi le pouvoir des clefs est donné avec le sacrement de l’Ordre. Mais l’exercice de ce pouvoir requiert une matière appropriée, qui est le peuple chrétien soumis par le moyen de la juridiction. Aussi avant la juridiction le prêtre a-t-il le pouvoir des clefs, mais non la faculté d’exercer ce pouvoir. » (Saint Thomas, Somme Théologique, Supplément, q. 17, a. 2.)

16. « Qui de vous oserait occuper le ministère même d’un petit prince de ce monde sans son mandat ? » (S. Bernard, Tract. de Convers. ad Clericos, cap. XIX.)

17. « Qu'elle est divine et sacrée, cette autorité des Clefs, qui, descendant du ciel dans le Pontife Romain, dérive de lui par les Prélats des Eglises sur toute la société chrétienne qu'elle doit régir et sanctifier ! Le mode de sa transmission par le Siège Apostolique a pu varier selon les siècles ; mais tout pouvoir n'en émanait pas moins de la Chaire de Pierre. (…) C'est donc à nous, prêtres et fidèles, à nous enquérir de la source où nos pasteurs ont puisé leur pouvoir, de la main qui leur a transmis les Clefs. Leur mission émane-t-elle du Siège Apostolique ? S'il en est ainsi, ils viennent de la part de Jésus-Christ qui leur a confié, par Pierre, son autorité ; honorons-les, soyons-leur soumis. S'ils se présentent sans être envoyés par le Pontife Romain, ne nous joignons point à eux ; car le Christ ne les connaît pas. Fussent-ils revêtus du caractère sacré que confère l'onction épiscopale, ils ne sont rien dans l'Ordre Pastoral ; les brebis fidèles doivent s'éloigner d'eux. » (Dom Guéranger, Année Liturgique, La Chaire de Saint Pierre à Antioche.)

18. « En proposant ce passage de l'Evangile aux néophytes de la Pentecôte, l'Eglise voulait les prémunir contre un danger qui pouvait se présenter à eux dans le cours de leur vie. Au moment où nous sommes, ils sont les heureuses brebis de Jésus le bon Pasteur, et ce divin Pasteur est représenté auprès d'eux par des hommes qu'il a investis lui-même de la charge de paître ses agneaux. Ces hommes ont reçu de Pierre leur mission, et celui qui est avec Pierre est avec Jésus. Mais il est arrivé souvent que de faux pasteurs se sont introduits dans la bergerie, et le Sauveur les qualifie de voleurs et de larrons, parce qu'au lieu d'entrer par la porte, ils ont escaladé les clôtures de la bergerie. Il nous dit qu'il est lui-même la Porte par laquelle doivent passer ceux qui ont le droit de paître ses brebis. Tout pasteur, pour n'être pas un larron, doit avoir reçu la mission de Jésus, et cette mission ne peut venir que par celui qu'il a établi pour tenir sa place, jusqu'à ce qu'Il vienne lui-même. »
« L'Esprit-Saint a répandu ses dons divins dans les âmes de ces nouveaux chrétiens; mais les vertus qui sont en eux ne peuvent s'exercer de manière à mériter la vie éternelle qu'au sein de l'Eglise véritable. Si, au lieu de suivre le pasteur légitime, ils avaient le malheur de se livrer à de faux pasteurs, toutes ces vertus deviendraient stériles. Ils doivent donc fuir comme un étranger celui qui n'a pas reçu sa mission du Maître qui seul peut les conduire aux pâturages de la vie. Souvent, dans le cours des siècles, il s'est rencontré des pasteurs schismatiques ; le devoir des fidèles est de les fuir, et tous les enfants de l'Eglise doivent être attentifs à l'avertissement que notre Seigneur leur donne ici. L'Eglise qu'il a fondée et qu'il conduit par son divin Esprit a pour caractère d'être Apostolique. La légitimité de la mission des pasteurs se manifeste par la succession ; et parce que Pierre vit dans ses successeurs, le successeur de Pierre est la source du pouvoir pastoral. Qui est avec Pierre est avec Jésus-Christ. » (Dom Guéranger, Année Liturgique, le mardi de la Pentecôte)

19. « L’approche de la consommation des noces du Fils de Dieu coïncidera ici-bas avec un redoublement des fureurs de l'enfer pour perdre l'Epouse. Le dragon de l'Apocalypse , l'ancien serpent séducteur d'Eve, vomissant comme un fleuve sa bave immonde , déchaînera toutes les passions pour entraîner la vraie mère des vivants sous l'effort. Cependant il sera impuissant à souiller le pacte de l'alliance éternelle ; et, sans forces contre l'Eglise, il tournera sa rage contre les derniers fils de la nouvelle Eve, réservés pour l'honneur périlleux des luttes suprêmes qu'a décrites le prophète de Pathmos . C'est alors surtout que les chrétiens fidèles devront se souvenir des avis de l'Apôtre, et se conduire avec la circonspection qu'il recommande, mettant tous leurs soins à garder pure leur intelligence non moins que leur volonté, dans ces jours mauvais. Car la lumière n'aura point alors à subir seulement les assauts des fils de ténèbres étalant leurs perverses doctrines ; elle sera plus encore, peut-être, amoindrie et faussée par les défaillances des enfants de lumière eux-mêmes sur le terrain des principes, par les atermoiements, les transactions, l'humaine prudence des prétendus sages. Plusieurs sembleront ignorer pratiquement que l'Epouse de l'Homme-Dieu ne peut succomber sous le choc d'aucune force créée. S'ils se souviennent que le Christ s'est engagé à garder lui-même son Eglise jusqu'à la fin des siècles , ils n'en croiront pas moins faire merveille en apportant à la bonne cause le secours d'une politique dont les concessions ne seront pas toujours pesées suffisamment au poids du sanctuaire : sans songer que le Seigneur n'a point besoin, pour l'aider à tenir sa promesse, d'habiletés détournées ; sans se dire surtout que la coopération qu'il daigne accepter des siens, pour la défense des droits de l'Eglise, ne saurait consister dans l'amoindrissement ou la dissimulation des vérités qui font la force et la beauté de l'Epouse. » ((Dom Guéranger, Année Liturgique, XXe dimanche après la Pentecôte.)

20. « L’Incarnation est une mission du Fils de Dieu dans le monde, et cette mission se continue et se diffuse à travers la multiplicité des ministères ecclésiastiques dans tous les temps. Comme mon Père m’a envoyé . Comme dans l’Ancien testament les prophètes et les anges eux-mêmes n’interviennent jamais sans être envoyés, ainsi dans le Nouveau, n’y a-t-il point de ministre de la Rédemption, je ne dis pas seulement sans un appel ou une vocation qui le rende apte, mais sans une mission formelle qui l’applique à l’œuvre. Et Dieu n’y est pas moins jaloux de son droit exclusif d’envoyer . Or cette mission des ministres hiérarchiques, aussi bien que l’appel lui-même, ne viennent de Dieu qu’en passant par l’Église. (…) La distinction entre le pouvoir d’ordre et le pouvoir de juridiction est fondée sur cette nécessité permanente de la mission… Sans la mission, au moins sous la forme élémentaire d’une permission, le pouvoir sacerdotal, bien que demeurant valide, n’honorerait plus Dieu, n’offrirait plus un sacrifice d’agréable odeur… (…) Aux époques d’hérésie et de schisme c’est la nécessité même de la mission qui est répudiée. » (R.P. Humbert Clérissac O.P., Le Mystère de l’Église.)

21. « …[T]oute personne n’ayant pas la mission de la part de l’Église Catholique, par ce fait même ministre illicitement, et toute personne qui reçoit un sacrement en communiquant ainsi dans le péché du ministre, le reçoit de façon sacrilège. » (Le cardinal Billot, de Sacramentis, thèse XVI)

22. « En dehors d’une commission reçue de l’Église catholique, l’administration des sacrements est illicite et sacrilège. (…) L’autorité pour dispenser les sacrements vient tout entière de la mission donnée aux apôtres. (…) Mais la mission apostolique ne se trouve que dans l’Église catholique… Bien qu’il soit possible, de fait, de dispenser les biens d’un autre sans avoir reçu de lui une mission à cet effet, rien n’est plus sûr que le fait que personne ne dispense légitimement ce qui appartient à un autre si ce n’est par son mandat. Or, les sacrements sont le bien du Christ. Donc ils ne sont légitimement dispensés que par ceux qui ont une mission de la part du Christ, c'est-à-dire par ceux auxquels découle la mission apostolique. » (Le cardinal Billot, de Sacramentis, thèse XVI.)

23. « On voit ainsi la gravité de l’erreur des polémistes qui réduisent toute question de la succession apostolique à celle de la validité des ordres. » (Le cardinal Billot, De Ecclesia¸ de Ordine, q. ix, p. 345.)

24. « Le pouvoir d’ordre, séparé des principes qui rendent légitime son exercice, est dans le même état que chez les sectes des hérétiques et des schismatiques. » (Le cardinal Billot, De Ecclesia¸ de Ordine, q. ix, p. 434.)

25. « Le pouvoir d’ordre dépend du pouvoir de la juridiction pour ce qui est de la légitimité de son exercice en sorte qu’en absolument aucun cas il ne peut être dûment et licitement exercé si ce n’est conformément aux canons et aux stipulations de l’autorité dont émane cette juridiction. » (Le cardinal Billot, De Ecclesia¸ de Ordine, q. ix, p. 339.)

26. « Bien qu'un homme soit divinement séparé d'avec les autres hommes, et même d'avec ses confrères de la prêtrise, par le caractère épiscopal, et bien qu'il soit rempli de pouvoir spirituel par l'extension sacramentelle de l'ordination épiscopale, ce pouvoir resterait à jamais enfermé dans sa poitrine à lui; il serait incapable d'une mise en œuvre licite et de porter son fruit selon la volonté de Dieu sans la juridiction et l'autorité qui le présentent à un diocèse et lui donnent un troupeau. Et cette juridiction n'appartient pas à l'évêque par le biais de son sacre épiscopal mais par l'autorité apostolique du Saint-Siège. » (Mgr Ullathorne, Ecclesiastical Discourses, 1876, p. 100.)

27. « Nous définissons la vocation sacerdotale : l’élection et l’appel d’un sujet à l’état ecclésiastique ; élection et appel tout gratuits, que Dieu fait de toute éternité et qu’Il manifeste et intime dans le temps par l’organe des ministres légitimes de l’Église. (…) Ces ministres légitimes de l’Église sont ceux qui ont en main la juridiction au for extérieur ; car, évidemment, le recrutement du clergé est une fonction du for extérieur.» (Le chanoine Joseph Lahitton, La Vocation Sacerdotale, œuvre dont la recommandation du Saint-Siège est parue – privilège bien exceptionnel – dans les Acta Apostolicae Sedis, sous la date du 5 octobre 1909.)

28. « Le Pape seul institue les évêques. Ce droit lui appartient souverainement, exclusivement et nécessairement, par la constitution même de l’Église et la nature de la hiérarchie. » (Dom Adrien Gréa, L’Église et sa Divine Constitution.)

29. « …[L]’hérésie de la juridiction universelle dont chaque évêque est investi par son ordination…erreur condamnée par le Concile de Trente… » (Tradition de l’Église sur l’institution des Evêques, t. III, p. 400, œuvre anonyme éditée à Paris en 1814 et, d’après le Cardinal Wiseman, très bien vu par le Saint-Siège sous le Pape Léon XII.)

30. « Une société chrétienne dont les évêques remontent aux Apôtres seulement par le pouvoir d’ordre et non aussi par le pouvoir de la juridiction ne peut se prétendre apostolique et partant ne peut être l’Église du Christ. » (Devivier, W., Cours d’Apologétique Chrétienne.)

31. « C’est le Pape qui donne aux évêques leur juridiction et aucun évêque ne peut exercer son office avant d’être reconnu et confirmé par le Pape. » (Spirago, F., Catéchisme.)

32. « Pour que quelqu’un soit établi successeur des apôtres et pasteur de l’Église, le pouvoir ne suffit pas, ceci étant toujours validement donnée par l’ordination. Il faut aussi le pouvoir de la juridiction, laquelle est communiquée non pas par l’ordre mais par la mission reçue de la part de celui à qui le Christ a accordé le suprême pouvoir sur l’Église universelle. La succession apostolique peut être définie comme suit : la substitution publique, légitime, solennelle et jamais interrompue des personnes au lieu des apôtres pour gouverner et paître l’Église. Cette succession peut être matérielle ou formelle. La succession matérielle consiste dans le fait que des personnes n’ont jamais manqué et que leur substitution aux apôtres a continué sans interruption. La succession formelle consiste dans le fait que ces personnes substituées jouissent réellement de l’autorité dérivée des apôtres et reçue de la part de celui qui peut la communiquer. Ces derniers mots…indiquent qu’il est requis à la succession formelle une mission, laquelle peut être définie la légitime assomption et députation à remplir les rôles apostoliques en vertu desquelles on succède à la place des apôtres. » (Herrmann, Theologiae Dogmaticae Institutiones, n. 282.)

33. « On peut très bien accepter l’avis de Toso que l’interprétation laxiste de la loi du Canon 209 [concernant la juridiction suppléée] se doit à une méprise sur les lois juridictionnelles de la part de certains moralistes. (…) Il faut se souvenir que les lois juridictionnelles sont, du moins par équivalence, des lois irritantes et inhabilitantes. C’est pourquoi, de même que l’on a besoin d’une dispense pour que puisse se marier validement une personne détenue par un empêchement ecclésiastique dirimant , de même la faculté ou pouvoir requis que l’on appelle la juridiction est nécessaire pour poser validement un acte juridictionnel. Ceux qui n’ont pas ce pouvoir, quelles que soient leurs autres qualifications, ne peuvent simplement pas agir validement. Or cette juridiction ne peut être accordée que par l’Église. [Dans la suppléance de juridiction…] l’Église délimite soigneusement l’étendue de l’accord et les conditions de son efficacité. En dehors de ces limites, il n’existe aucun titre de juridiction. Ce serait vain de raisonner qu’en tel cas le législateur n’a pas l’intention que la loi juridictionnelle oblige, à cause des circonstances dures et éprouvantes du cas, si la loi dit clairement le contraire… Il n’y a pas de parité entre les lois qui interdisent, sans plus, et celles dont dépend la validité… » (Miaskiewicz., F-X., Supplied Jurisdiction According to Canon 209.)

34. « Je me réserve de mieux étudier la question pour apporter le plus d’exemples possibles de consécrations licites sans mandat romain, afin d’arriver, si Dieu veut, à faire retirer à B. son “jamais” par trop solennel... A bientôt, donc... » (l’abbé Francesco Ricossa, Sodalitium, no. 44, art. « Le Débat Sur L’Épiscopat Continue » p. 31. Cet engagement de l’abbé Ricossa de trouver des exemples de sacres épiscopaux sans mission à cet effet du Saint-Siège et dont tant l’historicité que la licéité sont reconnues par les savants aura bientôt dix ans, sans que son auteur y ait jamais donné suite.)



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« Si vous m'aimez, gardez mes commandements, et moi je prierai mon Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu'il demeure éternellement avec vous, l'esprit de vérité que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas; mais vous, vous le connaîtrez, parce qu'il demeurera au milieu de vous, et qu'il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins… »
(Jean, xiv, 17, 18.)

Merci JC Wink J'ai lu votre texte en diagonale. On y parle de validité et licéité n'est-ce pas ?

Demain, si Dieu le veut, je lirai celui de l'abbé Belmont, que vous avez mis en ligne. Merci.
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ROBERT.

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Re: Infraction de la loi divine.

Message  Roger Boivin le Lun 24 Avr 2017, 8:45 am

SACRE ÉPISCOPAL PENDANT LA VACANCE DU SIÈGE PONTIFICAL EST-IL PERMIS ?


http://messe.forumactif.org/t7888-sacre-episcopal-pendant-la-vacance-du-siege-pontifical-est-il-permis
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Roger Boivin

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