Il vivait malgré ses meurtriers...

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Il vivait malgré ses meurtriers...

Message  gabrielle le Ven 30 Avr 2010, 9:55 am

Non assistance à fœtus avorté vivant : l’Italie bouleversée

Prises de position de l’évêque et de Mgr Sgreccia

ROME, Mardi 27 avril 2010 (ZENIT.org) - L'assistance est due, au-delà de la loi, déclare Mgr Elio Sgreccia, président émérite de l'Académie pontificale pour la Vie, qui réagit au micro de Radio Vatican à un cas de survie - pendant 24 h - d'un fœtus avorté de 22 semaines et de 300 g. Le cas bouleverse l'opinion en Italie, le Vatican souligne les lacunes du droit en la matière, l'évêque souhaite un débat.

L'évêque de Rossano-Cariati, Mgr Santo Marcianò réagit dans un communiqué publié par L'Osservatore Romano du 28 avril 2010. L'archevêché déplore une « superficialité arbitraire » du personnel qui n'a pas tenté de secourir l'enfant.

Le fœtus a survécu à un cas d'avortement « thérapeutique » pratiqué à l'hôpital calabrais de Rossano. Mais il est décédé par manque d'oxygène. Médecins et infirmières ont reçu un avis d'ouverture d'enquête judiciaire par le Procureur de la République de Rossano pour vérifier si les dispositions de la loi 194 ont été violées.

En effet, samedi matin, une femme s'est présentée à l'hôpital « Nicola Giannattasio » de Rossano Calabro, dans la province de Cosenza pour une interruption de grossesse à 22 semaines. La dernière échographie avait indiqué deux malformations au palais et à une lèvre du fœtus.

Les médecins ont pratiqué l'avortement et le fœtus expulsé a été déposé dans un drap et placé dans un conteneur en attendant qu'il meure. Mais il a continué à respirer. La loi italienne ne prévoit pas ce cas, personne n'est tenu ni de vérifier son état ni de le secourir.

Quelques heures plus tard, quelqu'un remarque des mouvements dans le conteneur, et va confier cela en confession à l'aumônier de l'hôpital.

C'est dimanche matin que don Antonio Martello va vérifier en personne : 24 h après l'avortement, l'enfant vit encore mais mourra peu après.

Les enquêteurs veulent établir qui était responsable de constater le décès et vérifier s'il s'agit d'un cas d'abandon thérapeutique.

Pour l'évêque, ce cas doit « conduire la société civile à réfléchir sur le caractère dramatique de l'avortement, en tant que suppression d'un être humain, et dans ce cas, le caractère illicite de la définition « thérapeutique ». En fait, il ne constitue pas un « soin » mais renforce la mentalité eugéniste qui se répand, et qui non seulement augmente le recours à l'avortement, mais pose de sérieuses questions sur le présumé bénéfice pour la santé de la femme et sur la signification naturelle de la maternité. Il nous invite aussi à considérer avec quelle facilité on traite de façon inhumaine une personne gravement malformée et simplement pas désirée ».


Mgr Marcianò espère que ce cas ouvrira un débat sérieux et fécond et « conduira chacun à collaborer afin que la valeur de la vie de toute personne humaine soit reconnue comme le fondement d'une société civile et juste ».

Pour sa part, Mgr Elio Sgreccia souligne les limites d'une loi qui ne prévoit l'intubation et la ventilation que pour des fœtus de 23 ou 24 semaines.

« Le médecin, dit-il, ne doit pas regarder la date mais le fait. Donc si le fœtus avorté, volontairement ou accidentellement, est vivant, même si c'est à la limite de la survie, à la limite de la chronologie : il est en présence d'un fœtus qui, ou parce qu'il est vigoureux ou parce que les dates n'ont pas été bien calculées, s'en sort vivant, et il est obligé de le faire vivre. La loi doit clarifier cela, ou l'on doit même anticiper la date de la vitalité ».

Il ajoute : « L'évêque a bien fait d'appeler à une grande attention et une grande vigilance, parce que ce qui prévaut devant une vie humaine - en conscience et devant Dieu - c'est que c'est une vie qui naît et même déjà en dehors de l'utérus de sa mère, qui manifeste qu'elle peut vivre, et elle doit avoir tout le secours possible ».

Anita S. Bourdin

Comment se fait-il que le Vatican ne demande pas qu'on intente des poursuites judiciaires pour meurtre avec préméditation?

Y en a marre des commissions de débats de foutaise qui ne riment jamais à rien.
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Re: Il vivait malgré ses meurtriers...

Message  ROBERT. le Ven 30 Avr 2010, 10:02 am

gabrielle a écrit:
Non assistance à fœtus avorté vivant : l’Italie bouleversée

Y en a marre des commissions de débats de foutaise qui ne riment jamais à rien.

IDEM !!! Sad

Jusques'à quand Seigneur ? Sad
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Re: Il vivait malgré ses meurtriers...

Message  ROBERT. le Ven 30 Avr 2010, 3:45 pm

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Est-ce qu’une mère peut oublier son enfant, de sorte qu’elle n’ait pas pitié du fils de son sein ? mais quand même elle l’oublierait, pour moi, je te t’oublierais pas.


(Is. XLIX, 15)

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Re: Il vivait malgré ses meurtriers...

Message  ROBERT. le Ven 30 Avr 2010, 7:52 pm

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L’homme n’a plus pitié de son semblable, et il le massacre impitoyablement :

…lorsque tu verras quelqu’un nu, couvre-le, et ne méprise point ta chair.

(Is., LVIII, 7)
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Re: Il vivait malgré ses meurtriers...

Message  Monique le Ven 30 Avr 2010, 8:52 pm

Nous avons là une manifestation de la tendance humaine pécheresse à vouloir prendre la place de Dieu. Dieu est le seul maître de notre vie et de notre mort.

Il est souverain et s’il a décidé qu’un enfant infirme vivrait, aucun verdict medico-scientifique ne pourra s’y opposer. Le miracle est du ressort de Dieu.

Une société qui considère et traite ses membres faibles comme des parasites et vise à les exterminer est déjà en pleine désagré­gation.

On comprend de moins en moins la « logique » d’une société qui continue à punir le vol d’un yogourt dans un supermarché, mais qui estime que le meurtre d’un enfant avant la naissance ne relève que de la conscience indi­viduelle. Qu’est-ce qui compte le plus ? Le yogourt ou l’enfant?


« Dans les derniers jours il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront... irréligieux, insensibles, cruels, aimant le plaisir plus que Dieu. » (2 Timothée 3:14)
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Re: Il vivait malgré ses meurtriers...

Message  Sandrine le Sam 01 Mai 2010, 1:56 am

Monique a écrit:

Une société qui considère et traite ses membres faibles comme des parasites et vise à les exterminer est déjà en pleine désagré­gation.


Exactement ! La société païenne dans toute sa splendeur ! affraid
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Re: Il vivait malgré ses meurtriers...

Message  gabrielle le Sam 01 Mai 2010, 8:49 am

Bonne réflexion Monique, justement j'ai vu un reportage sur KTO, sur la trisonomie 21... à force d'IVG, d'ici peu, il n'y aura plus un seul enfant atteint de cette maladie, les tueurs en chemises blanches en on éliminés 99% à ce jour....


C'est de l'eugénisme, doctrine condamné par Pie XII...
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Re: Il vivait malgré ses meurtriers...

Message  ROBERT. le Sam 01 Mai 2010, 2:19 pm

Monique a écrit: Une société qui considère et traite ses membres faibles comme des parasites et vise à les exterminer est déjà en pleine désagré­gation.

Exactement comme faisaient les Spartiates (Grèce) dans l'Antiquité. Ils coupaient la branche sur laquelle ils étaient assis, pourrait-on dire.

La situation actuelle est pire... Les Spartiates étaient païens. Les modernes, pour beaucoup, ont été instruits des Évangiles, même si

beaucoup, dans les plus jeunes surtout, n'en ont jamais entendu parler; ou l'ont oublié et ne veulent plus en entendre parler, dans les plus

vieux...
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Re: Il vivait malgré ses meurtriers...

Message  ROBERT. le Jeu 22 Déc 2016, 12:16 pm

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Est-ce que l’IVG date du XXe siècle ? Lisez ce texte de Saint Augustin:
Extrait de Saint Augustin, tiré de l’Encyclique Casti Connubii de S.S. Pie XI, le 31 Décembre 1930.

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…Ces enseignements concordent pleinement avec les  paroles sévères que l'évêque d'Hippone adresse aux époux dépravés, qui s'appliquent à empêcher la venue de l'enfant et qui, s'ils n'y réussissent pas, ne craignent pas de le faire mourir. « Leur cruauté libidineuse, ou leur volupté cruelle, dit-il, en arrive parfois jusqu'au point de procurer des poisons stérilisants, et, si rien n'a réussi, de faire périr d'une certaine façon dans les entrailles de la mère l'enfant qui y a été conçu : on veut que l'enfant meure avant de vivre, qu'il soit tué avant de naître. A coup sûr, si les deux conjoints en sont là, ils ne méritent pas le nom d'époux ; et si, dès le début, ils ont été tels, ce n'est pas pour se marier qu'ils se sont réunis, mais bien plutôt pour se livrer à la fornication ; s'ils ne sont pas tels tous deux, j'ose dire : ou celle-là est d'une certaine manière la prostituée de son mari, ou celui-ci est l'adultère de sa femme (2) . » (2) S. AUGUSTIN, De nuptiis et concupiscentia xv. CV 42,229. PL 44-423.
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http://messe.forumactif.org/t6982p15-casti-connubii#126658
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