Méditation du JEUDI SAINT

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Méditation du JEUDI SAINT

Message  Monique le Jeu 01 Avr 2010, 3:42 pm

Les méditations
Jeudi Saint
Saint Jean 13, 1-15

Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est venu de Dieu et qu’il retourne à Dieu, se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! » Jésus lui déclara : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, ... mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : « Comprenez-vous ce que je viens de faire ? Vous m’appelez ‘Maître’ et ‘Seigneur’, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »



Donnez-moi Seigneur la grâce de la persévérance dans la foi, jusqu’au bout.


Son Heure, son amour. Jésus savait que son heure était venue de « passer de ce monde à son Père » Malgré les difficultés auxquelles il était affronté, Jésus ne souffrit pas de crise d’identité, à 33 ans. Il savait qui il était. Il savait d’où il venait. Il savait où il allait. Il savait, les épreuves qui allaient bientôt écraser son corps mortel. Elles seraient un moyen de prouver sa valeur : son amour. « Il aima les siens dans le monde et il les aima jusqu’au bout. » L’amour endure tout. L’amour peut retirer du bon même de la pire des situations. L’amour rachète. La trahison même de son amitié lui permettra de démontrer l’authenticité de sa propre amitié : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. »

Jésus n’a pas demandé la permission d’être humble et de servir. La question de Pierre, « Maître, vas-tu me laver les pieds ? » ne vient pas comme une demande, plutôt comme la résistance qui reconnaît ce que Jésus s’apprête à faire. Est-ce que l’humilité et l’amour ont besoin de notre permission ? La question est : qui est assez humble pour recevoir l’amour de quelqu’un d’autre ? Suis-je assez humble pour recevoir l’amour de Jésus pour moi ? L’humilité et la charité de Jésus purifient. En fait, l’attitude de Pierre précisément, « Tu ne me laveras pas les pieds, non jamais, » n’est pas pure. Seuls les purs en esprit, les cœurs purs, ceux qui ont un coeur d’enfant entreront dans le Royaume des cieux : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Que le Christ me lave, donc, par son exemple plein de grâce de tout orgueil, de toute impureté d’intention.

Si je suis un disciple, je dois faire attention à apprendre la leçon. Jésus demande : « Vous rendez-vous compte de ce que j’ai fait pour vous ? » On comprendrait mieux si Jésus avait demandé à son serviteur de lui laver les pieds, et non le contraire. Jésus est Seigneur et maître ; Il est le Bon Maître. Je suis son disciple. Néanmoins il a démontré son autorité non pas en exigeant l’obéissance par la force, mais plutôt en révélant le pouvoir de la vertu : l’humilité et la charité et leur capacité d’enseigner et de persuader. « Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous lavez les pieds les uns aux autres. » Il m’a donné un modèle à suivre, afin que j’aille faire de même.
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Monique

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