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Message  Louis le Mar 02 Mar 2010, 9:00 am

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L’Autorité et la Juridiction de la Société de Saint-Pie X


Les catholiques doivent assister à la messe le dimanche et les jours de Fêtes d'obligation. Lorsqu'il n'y a pas de messe il n'y a pas obligation. La Messe ne doit pas être recherchée en dehors de l'Eglise catholique. Nous ne pouvons pas et ne devons pas aller à l'Eglise orthodoxe, ou à la vraie Messe célébrée sous une autorité non catholique ou sous ses auspices. Le défaut d’une autorité catholique suggère instantanément son impossibilité. Saint-Paul a établi le test: Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.Mais comment invoqueront-ils celui en qui ils n’ont point cru ? Ou comment croiront-ils à celui qu’ils n’ont pas entendu ? Et comment entendront-ils, si personne ne les prêche ? Et comment prêchera-t-on, si on n’est pas envoyé ? — Romains x, 13-15 Qui a envoyé la Société de Saint Pie X? Quelle est son autorité?

Le Dictionnaire de théologie catholique, H. Davis, I. Thomas, OP, J. Crehan, SJ, Nelson 1971. Vol. III, p. 134, Intention:

« Philibert Lavardin, évêque du Mans, a avoué sur son lit de mort en 1671 qu'il avait en fait conféré les saints Ordres tout en refusant de donner (withholding son intention. ..... le 7 décembre 1690, le Saint-Office a condamné trente et une propositions. N ° 28 ( Denzinger 1318 ): « Le baptême est valide lorsque conféré par un ministre qui observe tous les rites extérieurs et la forme du baptême, mais dans son cœur se résout : je ne pas avoir l’intention de vouloir ce que veut l'Église. »

S’il est montré que le ministre est impliqué dans un culte du diable, au moment de la cérémonie, on doit présumer une mauvaise intention avec une quasi-certitude, en particulier si les actions du ministre, antérieures ou postérieures, sont compatibles avec son intention présumée.

Le pape Benoît XIV condamne l'opinion que la volonté neutre (qui n'est ni agréable ni hostile à la réception du sacrement) suffit à celui qui reçoit le Baptême. Il déclare que le Baptême a son effet lorsque son sujet soit qu’il veuille ou a voulu être baptisé; s'il n’est ni d'accord ni en désaccord, sauf s'il avait l'intention d'avance, il ne peut pas être baptisé. Après avoir établi la nécessité de l'intention du sujet, le Pontife conclut à une plus grande nécessité de l'intention du ministre, et enseigne que s'il devait être établi que quelqu'un a administré le Baptême ou un autre sacrement qui ne peut être conféré qu’une seule fois, après avoir appliqué tout le rite extérieur, mais refusant de donner son intention, ou délibérément pas disposé à faire ce que fait l'Église, par nécessité urgente, le sacrement doit être administré à nouveau de façon conditionnelle.

« Dans la nature des choses, l'Église peut seulement juger des déclarations externes d'intention, mais elle peut légitimement demander qu'une union intérieure avec le Christ soit aussi présente . »

Pour soutenir la validité des confirmations et des ordinations d’Achille Liénart nous devons croire un franc-maçon trentième degré, en union intérieure avec le Christ, en dépit de son apostasie et de sa longue hostilité habituelle envers l'Église du Christ. L'absence de cette union intérieure est évidente: « établie » tel que requis par Benoît XIV, qui avait lié cette question sur la terre. Donc, elle est liée dans le ciel, où toutes les intentions sont connues.

L'Encyclopédie Catholique, 1913, Vol. XII, p. 775a: « En 881-2 le Pape John VIII prescrivit la réordination de l'Évêque Joseph de Verceil, qui avait été ordonné par l'archevêque de Milan, puis sous l'interdiction de l'excommunication. »

St. Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Supplément, Q. 39, Art 2: « Mais pour l'épiscopat ..... sa collation suppose un acte de la part de celui qui est chargé de la sollicitude pastorale : ainsi la nature même de la consécration épiscopale exige en lui l’usage de la raison. »

L'Encyclopédie Catholique, 1913, Vol. XIII, p. 304a: « Seuls les citoyens et les membres de l'Église peuvent être sous son influence en tant que tels; le Baptême est la porte par laquelle nous entrons dans l'Église et, partant, devenons membres d'un corps mystique uni au Christ notre Chef (Catéch. Trid., De Bapt. , nn. 5, 52). (b) Chez les adultes, pour la réception valide de tout sacrement, sauf l'Eucharistie, il est nécessaire qu'ils aient l'intention de le recevoir. "

Théologie morale , Heribert Jone & Urban Adelman, 1946, p. 468: " 638. I. La validité exige que le candidat à l'ordination soit un mâle baptisé qui, s’il est un adulte, doit avoir au moins l'intention explicite habituelle de recevoir le sacrement de l'Ordre. "

Théologie sacramentelle, Un livre pour les étudiants avancés, Clarence McAuliff, S.J., 1958, pp. 64-5: « L'intention de celui qui le reçoit doit être à la fois externe et interne. Il doit avoir l'intention non seulement de recevoir le rite sacré (l’intention externe), mais aussi de le recevoir comme un acte du culte chrétien. "

Pour recevoir les Ordres, nous disons encore et encore, que c’est le droit des membres de l'Église catholique uniquement. Certes, l'Église n'a pas l'intention de conférer le sacerdoce ou l'épiscopat à des non-membres, particulièrement les ex-membres. L'apostasie et l'excommunication sont les portes par où nous quittons l'Église, et perdons tous les droits des membres, spécialement le titre de l'épiscopat. L'évêque, dit saint Thomas, doit avoir l'usage de la raison, parce qu'il doit avoir l'intention de remplir les devoirs de sa charge. "

On peut facilement apprécier le manque absolu de raison d’accepter qu'un homme qui a, à la fois apostasié par, et a été excommunié pour, s’être joint aux maçons, ayant atteint un degré élevé dans le culte du diable, peut avoir l'intention d'accepter le soin pastoral des âmes catholiques. Achille Liénart était tout à fait inadmissibles pour l'épiscopat, en raison d'apostasie et d’excommunication, et était en raison de son 30e degré dans la Franc-Maçonnerie, tout à fait incapable de former l'intention correcte pour recevoir le sacrement de sa finalité propre « comme un acte du culte chrétien. » En effet, le seul bienfait de Vatican II qui vient à l’esprit est qu’ Achille Liénart prouvé son orientation diabolique (grand?) — que Lefebvre et son groupe qui n’ont pas reçu l’ordination ( unordained crew) espèrent sacrilègement qu’il n’a jamais nié ses fonctions cléricales. Peut-être qu'ils peuvent se dérouter eux-mêmes au sujet de son intention, mais ils ne peuvent pas contredire sa parfaite inéligibilité – qui a rendu son intention hors de propos.

La Droit Canon, à moins d’être divin, n'est pas dogmatique. La loi divine dans des cas comme Liénart: « Qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui ne rassemble pas avec moi, disperse » --- Matt XII, 30; Luc, XI, 23.

Nous voyons que les Lefebvristes continuent à se disséminer. Malheureusement, ils continuent d’entraîner des catholiques traditionnels, à qui la parole du prêtre, en dépit de notre triste expérience, reste la loi.


Dernière édition par Louis le Dim 04 Juil 2010, 5:23 pm, édité 1 fois

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Message  Louis le Mar 02 Mar 2010, 9:10 am

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Objection — Il semble qu’il n’y ait qu’une seule autorité, bien que largement citée, sur le fait de l'adhésion du Cardinal Liénart aux francs-maçons. Il semble hautement improbable qu'une telle preuve que sa signature sur un registre maçonnique existerait. Une taupe aurait été plus prudente que de laisser une preuve qui pourrait aller jusqu'à détruire son utilité pour cette fourberie..

Réponse — Pourquoi un franc-maçon ne signerait pas un registre secret, jamais destiné au public en général. On doit tenir compte de l'arrogance (et même parfois de la stupidité) parmi ceux qui sont trop fiers de servir Dieu. Ça pourrait être pris comme une indication de leurs soins quant à leur discrétion qu’un seul homme a découvert la première évidence. Un fait n'est pas moins vrai parce qu’il n’est connu que d’un seul homme. Quand un homme découvre un tel fait, il est tenu en conscience de le révéler. Ce n’est pas le temps d’attendre la corroboration de d’autres, qui, s’ils existent, ont peur pour leur vie ou font partie du complot. Lefebvre lui-même a immédiatement accepté le fait. Liénart, franc-maçon ou non, a certainement prouvé à Vatican II et depuis qu'il n'était pas catholique. Il a travaillé sans relâche dans l'intérêt des modernistes et des francs-maçons.

Des informations complémentaires et une analyse plus approfondie m'ont convaincu que Liénart n’a jamais ordonné personne. Aucun catholique n’est obligé de croire à la validité des ordinations de Lefebvre. Quand bien même la validité serait possible, son hérésie publique assure que ses ordinations ne sont pas conférés licitement. Nul n'est autorisé à utiliser les ordres reçus de façon illicite (Canon 2372). Tout prêtre « ordonné » depuis Lefebvre, qui a refusé d'ordonner des hommes qui diffèrent de ses deux opinions théologiques à savoir que le novus ordo missae n'est pas en soi invalide et que les hérétiques notoires sont ou peuvent être papes, par ce refus prouve qu'il tienne eux-même à ces deux hérésies, comme d’être responsable, comme Lefebvre, pour toutes les hérésies promulguées par Paul VI et ses successeurs.

Si Lefebvre a ordonné des prêtres, ils ne sont pas des prêtres catholiques conformément aux réglementations de l’Eglise, dans l’Ordre de l'Eglise, à des postes dans l'Eglise — même s’ils sont à la fois prêtres et catholiques. Tous les catholiques sont tenus d'éviter ses "prêtres" qui ne sont même pas des prêtres excommuniés ayant une formation adéquate à qui nous pouvons avoir recours in extremis. Ils n'ont jamais été légitimement formés ou ordonnés prêtres catholiques, ils n'ont pas de statut auquel ils pourraient retourner.

Est-ce que ce Liénart qui haïssait Dieu avait lui-même l’intention de recevoir la plénitude du Sacerdoce? On peut raisonnablement en douter. Le doute n'est pas permis dans nos sacrements. Même si on pouvait résoudre ce « doute », il y en a deux de plus qu’il nous faut résoudre, soit l’un, soit l’autre: 1) si un franc-maçon apostat peut avoir l'intention d'agir de quelque façon pour l'Eglise qu’ 2) il a certainement essayé de détruire subséquemment dans son unité, sa catholicité et son apostolicité. Pourquoi négligerait-il la sainteté, en particulier la Messe et les sacrements, le plus saint de tous?

Quel pari insensé prenons-nous alors, en s’approchant de n'importe qui "ordonné" par Liénart ou ses propre « ordinands » (comme Marcel Lefebvre, par exemple) pour les fonctions sacramentelles. Envisageons un autre aspect de l'association avec les « prêtres » de Lefebvre, un aspect qui supprime le pari; aucune chance existe. Ou comment croiront-ils à celui qu’ils n’ont pas entendu ? Et comment entendront-ils, si personne ne les prêche ? Et comment prêchera-t-on, si on n’est pas envoyé ? Romains x, 14-15 Qui a envoyé la Société de Saint Pie X?

Une des politiques les plus connues de la franc-maçonnerie, qui attire les membres au début, est celle qui consiste en la promotion des frères, et ce, chacun dans sa propre sphère d’activité. En premier, ceci peut très bien avoir entré en ligne de compte dans l’accession à l’épiscopat de Marcel Lefebvre. Il a certainement agi et pensé comme un franc-maçon. Mais l'expérience qui a solidifié mes propres doutes, étant non pas un problème d'action, mais plutôt d'omission ou d'inertie, est plus difficile à démontrer. Ça demeure possible, et contribue inutilement à l'obscurcissement considérable du doute dans toutes les activités "sacramentelles" de Liénart. Mais tout cela est excessif; Lefebvre avait tout lieu d'être rejetés par tous à cause de ses hérésies publiques prouvées.

La déclaration de l’étudiant d’Ecône, Douglas Laudenschlager, que l'Eglise reconnait la validité des ordres de certains hérétiques schismatiques ne peuvent s'étendre pour couvrir la validité des ordres conférés par des apostats.

"L’apostasie de la foi sépare totalement l’homme d’avec Dieu, comme nous l'avons vu, ce qui n'est pas le cas avec les autres péchés." — S.T. II-IIæ, 12, ad 3

Laudenschlager, en citant saint Thomas hors contexte, essaie de montrer qu'un imposteur maçonnique prétendant être catholique, qui pratique parfaitement les intentions externes valides, visibles et audibles, peut ordonner validement. Alors il ne continue pas la citation plus loin :

"L'intention du ministre peut être pervertie de deux façons. Premièrement, à l'égard du sacrement lui-même: par exemple quand on n'a pas l'intention de conférer un sacrement, mais de faire quelque chose en apparence (delusorie). Et la perversité détruit la vérité du sacrement: surtout ( especially)si l’intention est extérieurement manifeste."— S.T. III, 64, 10 Réponse (Conclusion)

Surtout écarte exclusivement. Ni saint Thomas n’instaure une limite de temps à propos d’une manifestation extérieure. Il ne fait aucune différence cependant au fait que le défaut est révélé beaucoup plus tard.

The Catholic Encyclopedia, Vol VIII, page 69D: « L'Église enseigne très clairement que, pour conférer validement les sacrements, le ministre doit avoir l'intention de faire au moins ce que fait l'Église. C'est ce que consacre avec beaucoup d'emphase le Concile de Trente.(Sess. VII). L'avis autrefois défendu par des théologiens comme Catharinus et Salmeron (théologiens à Trente) qu'il y avait seulement besoin d’avoir l'intention d'exécuter délibérément le rite extérieur propre à chaque sacrement, et que, aussi longtemps que cela était vrai, la dissidence intérieure du ministre de l'esprit de l'Église, n’invaliderait pas le sacrement, ne trouve plus d'adeptes. La doctrine commune est maintenant que l’intention interne réelle d’agir en tant que ministre du Christ, ou de faire ce pourquoi le Christ a institué les sacrements ..... est nécessaire. ..... Quoiqu’il peut en être théoriquement de l'opinion d’Ambrosius Catharinus qui prônait la suffisance d'une intention externe dans le ministre, elle ne peut pas être suivie dans la pratique, parce que, en dehors des cas de nécessité, nul ne peut suivre une opinion probable contre celle qui est plus sûre, quand il s'agit de quelque chose de nécessaire pour la validité d'un sacrement ».


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Message  Louis le Mar 02 Mar 2010, 9:10 am

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Les preuves accablantes de l'apostasie d’Achille Liénart ont été couronnées par son comportement à Vatican II. Plus que probablement, Liénart n’a jamais de sa vie validement ordonné de prêtres. Toutes ses ordinations reposent sur un épais nuage de doute légitime, auquel on doit joindre celle de Lefebvre. Liénart l’a fait prêtre (?). Lefebvre a donc été, au mieux, douteusement éligible à l'épiscopat, pour lequel le véritable sacerdoce est pré-requis. Toutes les ordinations qu’il a conférées partagent le même doute. N'importe qui, donc, qui — ignorant les hérésies de Lefebvre, auxquelles il oblige ses ordinands — assiste à une messe (?) célébrée par lui ou tout prêtre (?) nécessairement hérétique en règle avec sa Fraternité de Saint Pie X ou de ses déserteurs, s’il est conscient du doute, risque inutilement un péché mortel; s’il l’ignore il risque l'idolâtrie. Cette remarque s'applique avec une plus grande force pour les prêtres eux-mêmes douteux qui osent célébrer la Messe (?) ou d'administrer les sacrements (?) en vertu de ce nuage.

Talleyrand est cité pour prouver que l’Église accorde la validité à des ordinations effectuées par des francs-maçons. Talleyrand consacra deux évêques en 1791. Il fut rapidement excommunié, et cessa toute activité ecclésiastique. Si Pie VII admis la validité de ses consécrations, il aurait pu l'attribuer aux co-consécrateurs.

Si, en dépit des pages et des pages d’une évidence logique, personne ne peut prouver que Liénart est un franc-maçon, au moins personne ne peut prouver qu'il ne l'était pas. Lefebvre a accepté la divulgation publique comme un fait, en se préoccupant uniquement du « fait » qu’un apostat ennemi de Dieu pouvait encore conférer les ordres validement. Mais il est caractéristique des conspirateurs maçonniques qu'ils mettent en place leur propre opposition bidon, afin que ces derniers ne soient pas face à une véritable opposition. Naturellement, l’état de son chef est différent de celui de l'apostat ordinaire. Si le groupe de Lefebvre n'est pas l'opposition factice, où est-elle cette partie essentielle du complot ? Qui d'autres éloignent les traditionalistes du combat réel? Beaucoup essaient, mais ils réussissent, malgré les atermoiements "stratégiques" évidents et de l'incohérence. Indéniablement, les gens qui devraient se battre ont suivi Lefebvre à la place, et l’ont laissé mener les compromis.

Pendant une maladie de saint Grégoire de Nazianze (325-389), Maxime le Cynique entra avec ses disciples dans l'église Anastasis afin d’être sacré évêque. La nouvelle se répandit et le peuple accourut. Maxime et ses amis ont fui vers la maison d'un joueur de flûte et là, l’ordination se poursuit. Le Concile de Constantinople (Mai-Juillet 381) s’occupa d'abord de la question du siège de Constantinople. L'ordination scandaleuse de Maxime le Cynique fut déclarée nulle comme contraire au droit canon.La première conséquence de cette décision fut une déclaration d’invalidité de toutes les ordinations qu’il fit..

" Si quelqu'un dit ..... que ceux qui n'ont pas été à juste titre ordonnés par le pouvoir ecclésiastique et canonique et n'ont pas été envoyées, mais proviennent d'une autre source, sont ministres légitimes de la Parole et des sacrements: qu'il soit anathème. "- Trente, Session XXIII
Ou comment croiront-ils à celui qu’ils n’ont pas entendu ? Et comment entendront-ils, si personne ne les prêche ? Et comment prêchera-t-on, si on n’est pas envoyé ? Romains x, 14-15 Qui a envoyé la Société de Saint Pie X? Quelle est son autorité ?

Les lefebvristes se réclament de Saint Eusèbe, de la fin du IVe siècle, évêque de Samosate, comme un précédent. Sa juridiction élargie pour combler le vide. Mais il a dit très clairement que les évêques inférieurs (undercut) étaient ariens, qu'il avait ordonné des catholiques pour maintenir vivante la foi dans sa région. Le manquement de Lefebvre à condamner les hérésies, et ceux qui les tenaient publiquement, l’ont laissé sans aucune base pour ses activités. Sa reconnaissance pratique de Vatican II et de l’ "Eglise" post-conciliaire a laissé sa Société de Saint-Pie X dans l'hérésie pratique. Quand les membres ordonnés de sa propre Société qu'il a ordonnés non catholiques, mais des hommes engagés par ses propres actions publiques à appuyer ceux qui propagent l'hérésie, même au cœur des nouveaux rites nouvelle auxquels il accorde sans motif ( gratuitously) la validité, rites pour lesquels il a demandé qu’ils soient seulement mis en parallèle, tandis qu’un catholique en aurait exigé l'abolition.

Lefebvre à Una Voce d’Eric de Saventhem. le 17 décembre 1976: "Pour l'Eglise universelle, je prévois, comme vous le faites, la coexistence pacifique des rites préconciliaires et des rites post-conciliaires. En conséquence, il devrait être laissé aux prêtres et aux fidèles de choisir la «famille des rites» à laquelle ils préfèrent adhérer. Ensuite, il faut attendre que le cours du temps fasse connaître le jugement de Dieu sur les valeurs respectives de vérité et des effets salvifiques pour l'Eglise catholique et pour l’ensemble de la chrétienté ".

Cette "orthodoxie", particulièrement la dernière phrase œcuménique, surpasse la propre ambiguïté de Vatican II. Mais ce n'est pas un compromis. Car Lefebvre ne se compromettrait jamais. N'écrivait-il pas à JP2 (Mars 19, 1979): "Une solution ne pourrait se trouver dans aucun compromis ? " Il nous a empêchés de combattre. Il s'est démarqué, en attirant le soutien de l'espoir. Mais il a renoncé au leadership, de sorte qu'il pourrait se dérober à la responsabilité de mener le combat. Il a parlé un bon combat, nous amenant à croire qu'il serait éventuellement à la hauteur de la Foi. Jour après jour, nous nous y attendions; d'année en année nous avons attendu. Il temporisa suffisamment pour déclencher la prochaine étape de notre destruction. Le traditionaliste exilé croit qu'il est retourné à l'oasis quand il prend sa place dans le mirage. Nous serons tous autorisés à notre rite traditionnel (selon Jean XXIII), célébré dans des églises profanées depuis longtemps dédiées au sacrilège et à l'idolâtrie, par des laïcs « ordonnés », selon le nouveau « sacrement de l'ordre », des hommes formés dans l'ignorance de l'intention propitiatoire de l'Eglise. Pour s’assurer ce grand bienfait tout ce que nous avons à faire, c'est de faire profession de croire que rien n’est affligeant (ails) dans le novus ordo missæ ! Alors, pourquoi ne pas nous avoir accordé ce grand privilège en 1976? Lefebvre et Una Voce avaient accepté les conditions au préalable.

Lefebvre énuméra (8 novembre 1979) cinq dogmes fondamentaux et pertinents violés par le novus ordo missæ. « Ces nouvelles messes ne sont pas seulement incapables de satisfaire à notre obligation dominicale, mais sont telles qu'il faut leur appliquer les règles canoniques de l'Église qui s'appliquent habituellement au communicatio in sacris avec les Eglises orthodoxes et les sectes protestantes." Mais où est sa raison? Il a reconnu comme légitime l'autorité qui a imposé et qui continue à cautionner ces sacrilèges. Il n'a jamais dit que cette autorité avait outrepassé sa compétence, ou que ces sacrilèges devaient être éradiqués. Il se contenterait de l'égalité des droits pour la Messe traditionnelle dans les mêmes églises, avec ces sacrilèges. Vous ne pouvez pas y assister, mais vous ne pouvez pas non plus conclure ..... sous peine d'exclusion de sa société .....à son invalidité. Celui qui offrira volontiers des prêtres aux Ordinaires locaux, qui accordera la validité à une non-Messe, vous excommuniera pour votre défaut de vous conformer à sa propre opinion théologique inutile (unnecessary)

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Message  Louis le Mar 02 Mar 2010, 9:11 am

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Lefebvre a ensuite abordé le problème « grave problème de conscience pour les fidèles », si nous avons un pape. " On peut juste se demander comment il était possible que le successeur de Pierre en si peu de temps ait causé plus de dommages à l'Eglise que la Révolution française." [On pourrait aussi poser la question: Qui d'autre le pourrait? Ou comment pourrait-il le faire par accident? Ou qui essaierait à moins d’être allié au même groupe qui promouvait la Révolution française? Les francs-maçons se vantèrent pendant plus d'un siècle qu'ils mettraient finalement leur propre homme sur notre trône pontifical et qu’ils accompliraient notre destruction. Lefebvre avait vu cela s'accomplir et prétendait que cela était arrivé par accident. Il a cité des faits: que Paul VI avait signé des documents hérétiques, et l’accord que ceci entraîne ne fait pas de Paul un hérétique, mais seulement un libéral. De toute façon il n'était pas catholique.]

"Un bon nombre de théologiens" (encore!) "enseignent qu'un pape peut être hérétique comme docteur privé ou théologien privé, mais pas comme docteur de l'Église universelle. On doit ensuite examiner dans quelle mesure le Pape Paul VI a souhaité engager son infaillibilité dans les divers cas où il a signé des textes proches de l'hérésie sinon formellement hérétiques. "[Avez-vous jamais lu de telles bêtises? Documents conciliaires ? Les Papes peuvent enseigner ce qu’il leur plaît, en se croisant les doigts? Mais attendez — il y a plus encore!]

« L'exclusion des cardinaux qui ont plus de quatre-vingts ans, et les réunions secrètes qui ont précédé et préparé les deux derniers conclaves ne les rendent-ils pas invalides? » [Il avait déjà soulevé la question de l'inadmissibilité à participer à des « cardinaux » créés par des hérétiques publiques posant comme pape, et laissa la question en suspens, sans doute ne valant pas la peine d’être réglée] "Invalide: non, c'est trop dire. Douteux à l'époque: peut-être. Mais en tout cas l'acceptation unanime subséquente par les Cardinaux et le clergé Romain suffit à le valider. Tel est l'enseignement des théologiens. "[Une élection douteuse devient valide lorsque les électeurs acceptent leur propre vote douteux ! Qui se soucie de ce que les théologiens pensent ? Où sont les canonistes? Ont-ils aussi (either) statué sur des élections truquées dans lesquelles presque tous les électeurs (comme un troupeau de libéraux, de modernistes, de francs-maçons, de communistes, et autres non-catholiques comme jamais déjà assemblé — un collège immense entassé de deux du même type, pour s’assurer de l'achèvement de la destruction si bien commencée) n'avaient pas le droit de participer? Devraient-ils tenir, avec Lefebvre, qu'un "pape" qui a fait tant de dégâts à l'Eglise ne devrait jamais pouvoir utiliser ses pouvoirs usurpés pour en nommer d'autres de son propre acabit ? Devraient-ils insister sur les prérogatives du pape hérétique public ? Les théologiens, à et depuis Vatican II, nous ont mis dans ce pétrin.] "La Vérité doit être affirmée à Rome plus qu’à tous autres endroits. C’est de Dieu ", dit Lefebvre," et Il assurera son triomphe final. " [Mais quand le Père Noël Barbara se rendit à Rome en 1976 et qu’il prouva publiquement que Paul VI était un hérétique et donc possiblement pas pape, où était Lefebvre? Appuyant la Vérité? Ou prouvant que ce n'était pas la Vérité? Il aurait pu avoir été en mesure de régler toute la question qu’il ait pris un côté ou l’autre. Sa couverture médiatique pourrait avoir porté l'affaire publiquement de telle manière que cela aurait pu être résolu. Oh, nous ne savons pas cela, nous dit-on, comme s'il avait le choix. C’était sa place pour essayer. Son éminence assura que peu d'autres pourraient ou voudraient.]

Fr. Lucian Pulvermacher (Sept. 6, 1979): Depuis que l’Archevêque Lefebvre ..... est soumis à Jean-Paul II, il est dans une religion mondiale (one-world religion) dont Jean-Paul II est la tête. Par conséquent, tous ceux qui sont desservis par la Société de Saint Pie X sont, en réalité, les catholiques novus ordo ..... l'aile droite de l'Eglise apostate.

Benjamin F. Dryden a qui a été demandé de fournir une traduction anglaise de sa lettre à Lefebvre, du 18 juillet 1978. En conscience est obligé d’avertir que certaines parties de la « Conclusion » ont été rendues obsolètes par une proclamation ultérieure: "..... la Société de Saint-Pie X ..... ne peut tolérer en son sein ceux qui refusent de prier pour le Pape ou affirment que le novus ordo missae est en soi invalide. "Lefebvre et toute sa société sont donc maintenant clairement des membres de l'Anti-Église Conciliaire de Jean-Paul II; et le Canon 1258 interdit aux catholiques d'assister à leurs Messes, de recevoir d’eux les sacrements, ou de participer de quelque manière active à des services religieux avec eux.

(Louis : passage difficile ) =>:« Le schisme de Paul VI : lui-même a été dans les douleurs (Louis = larmes de crocodiles !!!...) lorsqu’il annonça publiquement et scandaleusement l’imposition du novus ordo missae,dans le mépris du décret Quo primum. <= Il l'a annoncé de nouveau le 24 mai 1976, au Consistoire, en opposant l'autorité d'hier à « l'autorité d'aujourd'hui, » et en s'arrogeant le droit ‘ de définir, parmi les innombrables traditions, celles qui doivent être considérées comme des normes de la foi ‘, sans se soucier des définitions déjà faites par les vrais papes.

«Nous voyons donc que Paul VI est tout à fait clairement excommunié et privé de toute autorité et est devenu un antipape par l'hérésie et le schisme, en vertu des Canons 2314,1 et 188,4. C'est pourquoi ces canons sont restés cachés du public, inhumés non seulement dans le silence sépulcral de Paul VI et de son clergé conciliaire, mais même dans le silence du clergé prétendument traditionnel, mais en réalité en collusion avec l'antipape. Si les fidèles pouvaient lire ces canons, toute la comédie tirerait à sa fin. Les gens riraient en entendant parler Paul VI de ‘ Notre autorité, voulue par le Christ.‘

"..... votre Déclaration du 2 août 1977: ‘ Dans la même mesure qu'un pape devrait se retirer de cette tradition, il deviendrait schismatique, se retirerait de l’Eglise. Des théologiens comme saint Bellarmin, Cajetan, le Cardinal Journet, et beaucoup d'autres ont étudié cette éventualité. Ce n'est donc pas quelque chose d'inconcevable. ..... il nous semble beaucoup plus certain que la Foi enseignée par l'Eglise depuis vingt siècles ne peut pas contenir d’erreurs qu'il n'est absolument certain que le pape est vraiment pape. L'hérésie, le schisme, l'excommunication ipso facto, l’invalidité de son élection sont autant de causes qui peuvent parfois entraîner qu’un pape ne l’a jamais été ou que maintenant il ne l’est plus. ..... l'Eglise serait dans la situation qu'elle vit après la mort d'un Souverain Pontife.’

"La comparaison de vos paroles avec le texte même des canons montre des inexactitudes qui semblent intentionnelles, ..... de cacher au public que ces sont des lois, tout à fait précises et obligatoires, et donner l'impression que ..... elles ne sont que des spéculations subtiles et qui manquent d’esprit pratique de certains théologiens.

« Pourquoi ..... vous et les prêtres de la Société n’expliquez pas parfaitement et clairement ces canons, qui dépouillent de toute autorité les envahisseurs de nos bâtiments? Pourquoi ..... employer tant d'éloquence dans une affaire ..... purement théorique, ..... d'un pape légitime qui

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peut abuser de son autorité sans la perdre? N'est-ce pas ..... de la complicité? ..... confirmant l’erreur semée par l'antipape Paul VI, à savoir que son autorité existe et est voulue par le Christ? "

M. Dryden posé les bonnes questions. Si Lefebvre avait suivi ses conseils, il aurait pu avoir un véritable combat entre ses mains, lui laissant peu de temps pour amasser des fonds et acquérir des propriétés.

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Message  Louis le Mar 02 Mar 2010, 9:12 am

traduction approximative a écrit:
source anglaise
Page 5 de 15 :

Michael Davies (critique d’un livre dans The Remnant, 31 mai 1982): « L’Archevêque Lefebvre est tout à fait heureux d’accepter les services des prêtres ordonnés sous le nouveau rite, et je serais surpris que les théologiens de renom endosseraient la thèse que le nouveau rite d’ordination était probablement ou même possiblement invalide. » [Alors quel est le but d’Écône ?] Il est sérieusement indiqué (argued) que la meilleure opinion théologique tient que le nouveau rite d’ordination contient l’essentiel du Sacramentum ordinis.. Lefebvre prend chaque candidat ordonné dans le nouveau rite sur le bien-fondé de la cause. Il en accepte quelques-uns; il en ordonne d’autres sous conditions. Il semble alors, que cela dépend du « prêtre » autant que de Lefebvre ou de Schmidberger. S’il refuse l’ordination sous condition, ils l’acceptent de toute façon. Mais quel est le « bien-fondé de la cause » ? Comment déterminer si le candidat est correctement ordonné ? Ils sont tous passés par le même nouveau rite, dont les diverses version vernaculaires ont reçu l’approbation « ecclésiastique ». La différence doit se trouver dans l’évêque qui ordonne : Est-il correctement consacré ? Quelle est son intention ? Si le rite contient l’essentiel pourquoi Lefebvre « réordonnerait » ou ordonnerait sous condition qui que ce soit ? Le rite est soit suffisant chaque fois ou insuffisant chaque fois. Lefebvre ne devrait jamais entretenir la moindre suspicion sur les intentions de l’évêque qui ordonne. Au moment où Lefebvre admet la pertinence de l’intention de l’évêque il jette le soupçon sur sa propre ordination de prêtre par un ennemi de l’Église, connu par après, qui, c’est souvent indiqué, n’a jamais eu la plus petite intention de faire quoique ce soit pour l’Église. Il peut même avoir eu le défaut d’intention d’être consacré évêque au départ, et avoir pris le poste exprès pour vicier et invalider ce qu’il pourrait. Par conséquent, Lefebvre n’était pas ordonné validement prêtre, il manquait de la condition pour être consacré à l’épiscopat et aucun de ces sacrements n’auraient été conférés validement. Ainsi, il ne peut conséquemment tenir cette position.

Est-ce que l’orthodoxie de l’évêque qui ordonne est douteuse ? Ce n’est pas applicable ! L’Église reconnaît les ordinations, les consécrations, les baptêmes, les confirmations, etc. de diverses sectes schismatiques. Nous pouvons même recourir à leurs prêtres en l’absence des nôtres en danger de mort ( last rites).

Peut-être que l’évêque qui ordonne n’est pas évêque ? Pourquoi pas ? Est-il un apostat ? Ce n’est pas assez; comme les schismatiques, ils conservent ses pouvoirs sacramentels. Est-il un franc-maçon ? Qu’en est-il du propre évêque qui a ordonné Lefebvre ? Loin de moi cette pensée !

Que reste-t-il ? L’évêque qui ordonne a été invalidement consacré. Comment ? Les trois hommes qui l’ont consacré n’étaient pas évêques non plus. Qu’un rite défectueux a été employé. De notre rite ancien, personne ne conçoit le plus léger doute. Donc le nouveau rite doit avoir été utilisé. Si le nouveau rite « d’ordination » d’un évêque est invalide, pourquoi le nouveau rite d’ordination d’un prêtre introduit par les mêmes autorités incompétentes le même jour ne serait pas pareillement invalide ? Ainsi nous avons bouclé la boucle du cercle vicieux et sommes revenus à l’arc de départ (arc one). L’ordination du nouveau rite « contient l’essentiel. »

Si vous avez l’intention (comme Montini et Bugnini) de détruire secrètement un sacrement, ne retiendriez-vous pas les mots décrits dans Sacramentum ordinis comme « essentiels, donc requis pour la validité » ? Mais tout le rite doit nécessairement contenir ce que Pie XII appelle essentiel. C’est presque tout absent du nouveau rite, malgré l’ordre de Pie XII que rien ne soit changé ou omis. Il a dit que la forme du sacrement est la Préface, débutant avec le premier mot et se terminant avec le dernier. Le nouveau rite retient la Préface pour inclure les mots « essentiels », et alors remplace le reste avec de nouveaux mots portant (conveying) de nouvelles idées. Ceci constitue un changement dans la forme — une cause limpide pour le doute (au moins). Le doute n’est pas permis dans l’administration de nos sacrements.

Aussi longtemps que le rite de l’Ordination demeure inchangé, le rite entier étant administré selon le Pontifical Romain, ça ne fait pas de différence ce qui était essentiel, donc requis pour la validité. Mais de retenir ces mots et en omettre ou en remplacer d’autres à profusion ne garantira pas la validité— garantie seulement par le rite traditionnel. L’intention a été effacée (removed) du (nouveau) rite lui-même, et ne peut pas être présumée (comme si ça pouvait affecter la matière) dans un homme qui essaie d’ordonner des prêtres dans un rite que l’Église (comme dans Sacramentum ordinis ) a défendu. Il démontre son intention de faire ce que l’Église a l’intention de faire comme dans son emploi du novus ordo ou du Book of Common Prayer pour l'office anglican. Dans tous les cas , l’intention doit être dans le rite. Si c’est dans le rite, alors l’intention du ministre est présumée ordinairement, et la validité est également présumée chaque fois. Si quelqu’un doit évaluer l’intention de l’évêque, jugeant chaque ordination sur les mérites individuels, le rite est défectueux et ne fonctionne jamais.

Même dans le cas que le nouveau rite d’ordination est valide, il n’y a aucune raison pourquoi quelqu’un serait obligé (must), ou même devrait (should) l’accepter. Il n’y avait aucune nécessité de l’introduire, excepté pour remplacer un sacrement indiscutable, pour abaisser le clergé, et pour servir à la nouvelle « messe » introduite avec lui. Sachant cela, Lefebvre imposa des prêtres bidons « ordonnés » selon le nouveau rite à des catholiques traditionnels assez insensés (foolish) pour encourager sa croisade pour une égale tolérance de l’ancien et du nouveau. Il les offrit volontairement au risque clair (à la mort certaine, plutôt) de participer à une idolâtrie. Il avait le choix; il pouvait se dérober à ce problème. Il fit le mauvais choix, comme souvent à et depuis Vatican II. Si les nouveaux rites de la « messe » et de l’« ordination » sont valides, pourquoi a-t-il assumé ouvrir un séminaire pour perpétuer les anciens rites ?

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Message  Louis le Mar 02 Mar 2010, 9:13 am

source anglaise
Pages 5 (fin) et 6 de 15 :
traduction approximative a écrit:Neuf « prêtres » d’Écône ont porté sept plaints (charges), le 25 mars 1983 :

1) Lefebvre a imposé la réforme liturgique de Jean XXIII dans la Messe au Séminaire de Ridgefield.

2) «Depuis quelques années, la Fraternité a accepté les services de prêtres ordonnés avec des versions vernaculaires du nouveau Rite d’ordination de 1968… Les paroles en langue anglaise du Nouveau Rite d’Ordination diffèrent tellement de celles dont Pie XII a dit qu’elles étaient essentielles pour la validité qu’elles amènent un doute positif quant à sa validité… assez positif, même dans votre propre esprit, Votre Grâce, pour justifier l’ordination sous condition des prêtres ordonnés dans le nouveau rite. Et ainsi vous avez en fait ordonné sous condition au moins deux prêtres en Amérique : le Père Sullivan et le Père [ omis à la demande de l’ordinand]. En effet, vous avez même demandé au Rev. Philip Stark d’accepter une ordination sous condition et il, comme vous nous l’avez dit vous-même, refusa obstinément. Et encore, après son refus, vous lui avez néanmoins permis et continuez à lui permettre de travailler avec la Fraternité; et il n’est pas le seul prêtre douteusement ordonné auquel vous l’avez permis — il en est un parmi beaucoup.

« Ainsi, sous l’égide de la Fraternité, des Messes douteuses sont offertes, des absolutions douteuses sont données et des mourants sont oints avec une « Extrême-Onction » qui peut être invalide et rien de plus qu’une onction avec une huile faite par un ministre protestant. Comment, doit-on se demander devant Dieu, la Fraternité peut-elle repousser les sacrements douteux de la nouvelle Église seulement pour les remplacer avec des prêtres douteux ? Quel péché grave c’est ! Quel faux prétexte ! En outre, la Fraternité, dans le district Sud-Ouest a commencé à faire venir aux États-Unis des prêtres dont le bagage théologique et la manière d’ordonner sont dans le même flou (cloud. Comme Votre Grâce le sait, cela a été une source de scandale.

« L’emploi de tels prêtres frappe en plein cœur l’une des raisons de l’existence de la Fraternité : fournir des sacrements valides indiscutables aux fidèles — car si un doute positif existe quant à la validité d’une ordination sacerdotale, non seulement les sacrements qu’il administre sont douteux, mais les fidèles, par la Fraternité, sont mis dans l’alternative de choisir entre les sacrements douteux de la nouvelle Église et les prêtres douteux de la Fraternité. Du point de vue de la morale catholique, ceci est inadmissible. »

[Ceci prouve que Lefebvre ne s’occupe aucunement si sa Fraternité donne la vraie Messe ou les vrais sacrements, pas plus que de l’orthodoxie. S’il soumet ses propres fidèles aux risques indiscutables mentionnés ci-haut, qui peut être sûr de son honnêteté, de sa propre intention, ou de sa bonne foi dans ses ordinations déjà suspectes ? Pour employer ces « ordonnés douteusement » quel autre motif peut-on imaginer que celui de plus grands et de plus rapides avantages financiers ? Douteusement ? Impossiblement ordonnés — escroqués par le nouveau rite ! Ainsi il procure l’idolâtrie ! En quoi d’autre peut-on lui faire confiance ? Dans son intention de confirmer ou d’ordonner ? Dans son évaluation (désintéressée ?) de la validité de sa propre ordination ? Les signataires de cette lettre devraient immédiatement appliquer cet argument à la validité (il n’y a aucune licéité — ni légitimité) de leurs propres ordinations — et le garder comme refrain pour usage futur. « Pape douteux, Pape nul. » dit le Droit Canon de Personis . Prêtre douteux, Messe douteuse — à éviter totalement. Ces abus, aussi, connus évidemment, restèrent inédits et aucunement condamnés, on vivait avec, ces neuf prêtres (?) y ont fermé les yeux jusqu’à ce qu’ils soient éjectés de la Fraternité. Ceci jette de la suspicion sur leurs propres motifs. Ils ont alerté les fidèles plutôt sur le tard. Moralement, ça aussi c’est inadmissible. ]

3) « … nous avons toujours suivi le Missel, le Bréviaire, le Calendrier et les Rubriques de notre saint Patron, le Pape S. Pie X, dont la pratique avait été sanctionnée dans le Premier Chapitre Général. Récemment, cependant, une tentative a été faite pour forcer tous les prêtres et les séminaristes des États-Unis d’accepter les réformes liturgiques du Pape Jean XXIII sur la base de l’uniformité et de loyauté à la Fraternité, impliquant de ce fait qu’adhérer aux Rites traditionnels non réformés de S. Pie X constituait une infidélité. Se pourrait-il que la Fraternité en soit venue à regarder la loyauté à la tradition comme une infidélité à la Fraternité ? Plus récemment, avec choc et consternation, il fut donné à un prêtre nouvellement ordonné un ultimatum — ou il acceptait les réformes et commençait à dire la Messe avec le Missel de Jean XXIII ou il quittait la Fraternité. Est-ce possible que la Fraternité qui avait été persécutée à cause de sa loyauté à la tradition maintenant persécute les prêtres parce qu’ils sont fidèles à la tradition ? »

[Possible? C’est évident ! Que pouvons-nous attendre de ceux qui font des compromis ? Combien de temps ces neuf signataires sont restés membres de la Fraternité en pleine connaissance, entre autres choses, du refus public de Lefebvre, en 1979, d’ordonner (?) un homme qui n’était pas d’accord avec son opinion théologique erronée que le novus ordo n’était pas per se invalide comme Messe, et — en dépit de son argument que, hormis certaines conditions rarement réunies, ce n’est pas une Messe du tout — son consentement à permettre son utilisation continue aux côtés de la vraie Messe. De plus, Lefebvre a rendu clair que personne ne pouvait être en désaccord avec sa méprise théologique et rester dans sa Fraternité. Ainsi près de quatre ans plus tard, pourquoi ces neuf hommes sont encore dans sa Fraternité ? Ils l’ont accusé correctement mais tardivement. Ils espérèrent n’avoir aucun motif pour prendre une action légale pour fausse ordination. Mais ils savaient qu’ils n’avaient aucun droit ecclésiastique légal, car Lefebvre ne pouvait pas invoquer le Canon 209 pour ses activités illégales (extra-legal) à moins que le Saint Siège soit vacant — une autre « opinion » qu’il ne tolérerait pas dans sa Fraternité.]

4) une plainte légitime de licenciements de la Fraternité avec des motifs qui ne tiennent pas debout. Le Droit Canon prévoit que personne peut être ordonné prêtre ou sacré évêque sans un titre ou bénéfice — un emploi (job). Lefebvre n’a aucune autorité pour donner un emploi, une paroisse, un bénéfice, ou tout ce qui y ressemble. Mais il demeure responsable pour faire vivre ses prêtres (?).

5) Hypothèse injustifiée de Lefebvre à propos de l'autorité du Magistère de l'Eglise. « Maintenant, si en théorie la Fraternité peut refuser toute demande à une telle autorité enseignante, en pratique, elle agi comme si elle avait une telle autorité. Car elle a proposé des solutions aux questions de spéculation théologique et a menacé d'expulsion ou a effectivement expulsé des prêtres et des séminaristes qui sont en désaccord avec son enseignement…(Louis : en gros, si j’ai bien compris, ça veut dire que ML ne peut pas demander à Rome (depuis V2, comme on le sait) … mais agit comme si lui était le Pape, s’il était Rome ? …)

Selon le P. Noel Barbara : En pratique Lefebvre nie le dogme de l’infaillibilité pontificale. En imposant la nouvelle messe, l’œcuménisme, et la liberté religieuse, Paul VI et Jean-Paul II ont erré; ils ont enseigné des doctrines condamnées par l’Église précédemment. La réponse d’un catholique est à la fois simple et obligatoire : Un pape ne peut pas errer dans ces domaines. Étant donné que ces hommes ont erré, il est prouvé qu’ils ne sont pas papes. Lefebvre rejette cette réponse de foi. Il persiste à reconnaître Jean-Paul II comme vrai pape légitime mais le considère dans l’erreur quand il ordonne et enseigne à toute l’Église la nouvelle messe, l’œcuménisme, et la liberté religieuse; en effet à cause de cela il lui désobéit. Mais de dire que celui qui erre en enseignant toute l’Église est le pape est équivalent à dire que le pape peut errer quand il enseigne toute l’Église. Qu’est-ce si ce n’est pas nier le dogme de l’infaillibilité pontificale ? Ainsi en affirmant que le pape erre dans son enseignement officiel sur la foi et la morale à toute l’Église, Lefebvre se rend lui-même en pratique responsable du péché d’hérésie. De plus, comme il ne s’occupe pas des protestations, mais qu’il persiste dans ses erreurs avec une opiniâtreté insensée, la moralité catholique exige (requires) que nous le considérions comme un hérétique formel.

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Message  Louis le Mer 03 Mar 2010, 6:47 pm

source anglaise
Pages 7 de 15 :

traduction approximative a écrit:La façon de se comporter de Lefebvre est aussi schismatique. Partout il proclame publiquement Jean Paul II le vrai pape catholique légitime, mais refuse publiquement et obstinément de s’y soumettre. Il refuse la nouvelle messe, l’œcuménisme, la liberté religieuse et sa propre suspension a divinis. Quel est ce refus obstiné de se soumettre à la juridiction d’un homme qu’il croit consciencieusement être le pape, si ce n’est pas de se séparer d’avec le pape et de faire schisme?

Angelus de novembre 1983, éditeur et rédacteur officiel en langue anglaise pour l’Archevêque Lefebvre et la Société Internationale : « L’ancien Code sera abrogé. Nous espérons publier un commentaire sur le Nouveau Code par le P. Thomas Glover, JCD, dans une édition ultérieure. Le P. Glover est professeur de Droit Canon dans les séminaires de la Société de S. Pie X en Europe. Le Père a fait remarquer que quelque soit nos sentiments personnels à propos du nouveau Code, il nous vient avec l’autorité plénière du Pape et que nous avons aucune alternative mais que de l’accepter comme le Droit Canon officiel de l’Église. »

En décembre, nous voyons une position totalement opposée. Une lettre signée conjointement par l’Évêque Antonio de Castro-Mayer et l’Archevêque Marcel Lefebvre: «… nous faisons entendre ce cri d’alarme, rendu à ce point des plus urgents par les erreurs, pour ne pas dire les hérésies, du Nouveau Code de Droit Canon. »

Ceci représente un changement majeur de l’esprit de réconciliation avec les modernistes que l’Archevêque Lefebvre avait suivi depuis l’élection de Jean Paul II en 1978. C’est affirmer implicitement que Jean Paul II est un hérétique, car il dit clairement que le Nouveau Code de Droit Canon, qu’il a signé et promulgué contient des hérésies.

La lettre (2) du Major Léonard Hurst à un prêtre d’Écône (paraphrase) : Votre position illogique, intenable apparaît basée sur la croyance que Lefebvre est le plus sage, le plus savant, la seule autorité véritable dans l’Église catholique. La plus entière véracité et uniformité sont essentielles à la sureté (reliability) Est-ce que Lefebvre est véridique ? Dans ses « Réflexions sur la suspension » il affirme qu’il a refusé le novus ordo depuis son institution. Mais le Père Guérard des Lauriers (qui nomme d’autres témoins) déclare que Lefebvre célébra habituellement le novus ordo jusqu’au 24 décembre 1971 (environ deux ans après que j’ai installé le premier Centre de Messes. A Bogota, en 1973, il concélébra la même innovation illicite avec le Père Aulagnier. Soit la véracité ou la mémoire de Lefebvre tombe à plat (falls short) en ce qui a trait à la sûreté. [Confusion possible des termes : « messe de Paul VI » ]

Amener les cas des droits des Centres de Messes en cour civile est une infraction directe au Droit Canon; de telles contestations doivent être tranchées par l’Église. D’une manière caractéristique Lefebvre ne tient aucun compte de la Loi. Il dépense des dizaines de milliers ( Louis : de dollars ?) de l’argent des autres — donnée à Dieu— pour garantir la possession de propriétés sur lesquelles il n’a aucun droit. L’argent qu’il dissipe, comme les Centres eux-mêmes, vient principalement des épargnes et des pensions de retraite des gens pauvres qui l’ont donné pour garantir la continuation de la célébration de la Messe traditionnelle de l’Église catholique. En imposant un « rite de la Messe » de 1962 à sa place, Lefebvre a trahi tous ces collaborateurs, les vrais propriétaires ! Il n’a certainement aucune autorité légale, territoriale ou ecclésiastique sur ces gens, ni n’a contribué aucun argent pour l’acquisition de ces Centres de Messes.

Déclaration (extraits) suivant les VISITES de JP2 à la SYNAGOGUE et au CONGRÈS DE TOUTES LES RELIGIONS , ASSISE

Par conséquent nous considérons comme nulles tout ce qui a été inspiré par cet esprit de refus (denial) : toutes les réformes post-conciliaires (mais non le Concile lui-même ! ni les violations de Roncalli de Quo primum ), et tous les actes qui ont été faits dans cet esprit impie. (Pourquoi pas simplement « tous les actes de ce hérétiques publics —impossibles qu’ils soient papes ou évêques ? » Est-ce que le novus ordo s’est imposé dans cet « esprit impie » ? Est-ce alors nul? S’il en ait ainsi, pourquoi Lefebvre a-t-il soutenu si longtemps que ce n’est pas per se invalide ? Est-ce que les changements invalidant dans les formules sacramentelles sont « accomplis dans cet esprit impie ? »)

Pendant des siècles le prêtre passait par de longues, précises et sérieuses études et une formation religieuse. Après deux ans de philosophie et quatre ans de théologie, il pouvait être vidé spirituellement et refusé (short spiritually, and rejected). Mais avec de bons professeurs, des livres appropriés et un surveillance (eyesight) constante, il pourrait être ordonné. Après des années comme vicaire, il pouvait avoir charge d’une paroisse, même peut-être d’un diocèse. Après plusieurs années de pratique, il pouvait exceller, s’il était conduit lentement, régulièrement ( steadily), par des canaux éprouvés.

Vatican II a changé tout cela. Le latin et le grec sont devenus optionnels (abandonnés). Ceci simplifie et abrégea les cours au séminaire. Le candidat n’a jamais compris les langues dans lesquelles furent écrites sa philosophie, sa théologie, son apologétique, ses encycliques, son Droit Canon et Sa Sainte Écriture. L’instruction au Séminaire est devenue une farce.

La Société de S. Pie X entra par cette brèche et elle commença à produire des prêtres (?) aussi à moitié formés que les autres et qui, sans de longues années de pénibles travaux et de formation devinrent instantanément prêtres de paroisses, recteurs de séminaires, principaux d’écoles, supérieurs provinciaux, professeurs de théologie, de philosophie, de droit canon, rédacteurs de revues « catholiques », guides infaillibles de la communauté traditionnelle catholique. Ils sont tous passés par la même brève et inadéquate formation, sous les auspices d’une fraternité hérétique établie dans l’ « Église » postconciliaire qui émerge alors et sont allés chacun son chemin. Tous se disent prêtres catholiques, quoique certains admettent être ordonnés illicitement. Ils peuvent être ou ne pas être prêtres, dépendant de la propre validité de l’ordination de Lefebvre, mais pas des prêtres catholiques, ordonnés comme ils le furent (?), sans bénéfices (title), sans ordinaire, sans autorité, sans juridiction, ni sans aucune manière de leur procurer. En effet, quelques victimes du nouveau rite d’ordination de Paul VI Louis : passage de traduction difficile => manquant même de ce sacerdoce douteux (questionable), encore qu’ils célébrent la ‘messe’ au nom de leur fraternité, amenant l’idolâtrie certaine à des catholiques traditionnels qui sont prêts à risquer seulement une idolâtrie probable <= avec des prêtres (?) ordonnés (?) traditionnellement. Et ceci apparaît, non pas seulement être avec des hommes acceptés par Lefebvre en dépit de leur refus d’une ré-ordination sous condition, mais avec un ou plusieurs que Lefebvre a « ordonné » lui-même avec le nouveau rite.

La Croix Catholique (Catholic Cross) de juillet 1985 : « Mgr Lefebvre n’a jamais été le ferme défenseur de la Messe Tridentine que nous croyions qu’il était. Nous avons la preuve qu’en août 1973, il « ordonna » un « prêtre d’Écône » en employant le Nouveau Rite de l’Église Conciliaire, après avoir dit aux gens qu’il était invalide

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Message  Louis le Ven 05 Mar 2010, 5:07 pm

source anglaise
Page 8 de 15 :

Le Père Noël Barbara dans Econe Full Stop : « La confusion… à propos du nouveau rite atteint le niveau d’une farce. Aussi les séminaristes ne sont pas sûrs de la validité de l’ordination du P. Cottard. Nous savons pour sûr qu’il fut ordonné par Mgr Lefebvre selon le nouveau rite. Ensuite, les opinions diffèrent. » (Ré-ordination ?) « … Mgr Lefebvre ne veut pas (unwelling) faire plus de lumière sur cette affaire… quelques séminaristes évitent soigneusement d’assister aux messes de ce prêtre douteux; jusqu’au point, par exemple, qu’un certain fonctionnaire à Écône s’arrangea pour que ses amis n’aient pas à assister à la messe communautaire lorsqu’elle était dite par le P. Cottard. »

Pourquoi Lefebvre ne dissipera-t-il pas ce soupçon sur son orthodoxie — sur sa bonne foi ? Aucune défense nécessaire ? Qu’est-ce qui peut être certain à propos de l’intention sacramentelle d’un évêque qui « ordonne » dans le nouveau rite, même quand, ultérieurement, il emploie le rite convenable ? Un rite est aussi bon que l’autre; il n’a fait aucune distinction essentielle entre la messe et les sacrements traditionnels et ceux du novus ordo. Il souscrit alors aux hérésies (arianisme, judaïsme, apocatastasisme (?)) échafaudées dans ces dernières par des hérétiques auxquels il adhéra comme papes. Il n’était pas catholique, et aucun catholique ne doit avoir recours à lui pour la Messe et les sacrements, même si c’est indiscutable, sauf sur le lit de mort. Le doute, évidemment, écarte même le lit de mort. S’il est réellement un évêque, ses prêtres ne sont pas des prêtres catholiques, ayant été ordonnés en défi à la loi de l’Église et que Lefebvre a appuyé à tort pendant des années comme étant l’autorité légitime. Quand ces prêtres (?) se rebellèrent contre lui ils ne pourraient de cette façon recouvrer un statut qu’ils n’ont jamais eu. Et avec quel genre de formation sont laissés des séminaristes qui ne font que douter, sans condamner, une telle « ordination » ?

Un vieux prêtre m’a dit qu’il avait laissé Écône en partie à cause de son programme d’études défectueux. Gérard Hogan, un des prêtres (?) de Lefebvre, exposa la carence de sa propre formation en disant aux traditionnalistes de Toowoomba combien c’est difficile aujourd’hui d’identifier l’hérésie. Surprenant ? Pas si nous estimons qu’il est peu probable que l’élève surpasse son maître. Lefebvre excuse les hérésies publiques de Paul VI sous prétexte que Paul était un libéral ! Patrice Laroche a absous JP 2 d’enseigner l’hérésie parce que ce n’était qu’erreur.

Retournons à Econe Full Stop. Écône, dit le P. Barbara, prétend former de « vrais et saints prêtres», mais réussi plutôt qu’à ne faire graduer que des hommes suffisants qui couvrent un orgueil démesuré sous une humilité contrefaite. Ils prêchent des platitudes. Leur langage cache pauvrement leur ignorance si ce n’est pas de l’hérésie pure et simple. (Il donne des citations et des exemples). Mais leurs talents sont divers : quelques-uns enchâssent leurs pensées étriquées par écrit, prenant même à partie les écrivains traditionnels (Strojie, Kellner, etc.) qui possédaient la Foi avant que ces innocents fussent nés.

L’excuse de Lefebvre est que d’abord partout nous devons avoir les sacrements, préférant la quantité à la qualité. Écône accepte n’importe qui. Il n’y a pratiquement aucun examen du mérite personnel, de la doctrine, ou de la vocation. Loin de même tester ces choses au séminaire, Lefebvre avance souvent les dates d’ordination quand il faut remplir de nouveaux postes ou que de nouvelles régions l’exigent [ pour l’argent (cash flow) ?]

Mais les habitués de l’illicite, de l’hérétique et de la schismatique fraternité de Lefebvre traitent à la légère les graves chefs d’accusations portés par le Major Hurst et le Père Barbara parce que la fraternité donne la « messe » et les « sacrements ». Ils exigent des preuves des chefs d’accusations au lieu d’une justification de Lefebvre. Ils considèrent Lefebvre innocent jusqu’à ce qu’il soit trouvé coupable, ne reconnaissant pas qu’ 1) il est un hérétique établi (proven heretic, et 2) que nous voulons pas en faire une affaire judiciaire mais que nous essayons de garder notre Foi, sans laquelle nous ne pouvons pas être sauvé.

Les ordinands de Lefebvre ou de Thuc n’ont aucune juridiction qui est possible, même quand (si c’était le cas) leurs ordinations sont valides. Personne n’a la plus petite obligation de chercher ou d’appuyer ces clercs (?) illicites, spécialement quand de telles actions l’impliquent presque sûrement dans le schisme, l’hérésie, et l’idolâtrie. Personne ne peut être obligé d’assister à la Messe en l’absence d’une indiscutable Messe catholique sous des auspices catholiques indiscutables.

Lefebvre fut imposé aux catholiques pendant des années, parce que l’apparence de Messe attire nos plus forts appuis. Mais nous faisons route à travers un véritable Sahara religieux, et nous ne devons pas changer de chemin tout près du mirage. Lefebvre était un schismatique hérétique dont le statut épiscopal dépend si son ordination sacerdotale reçue des mains d’un haut gradé maçon (un apostat serviteur du diable) était valide — soit qu’il était éligible pour la consécration épiscopale — soit que l’apostat Achille Liénart pourrait avoir lui-même reçu l’ordre épiscopal projeté seulement pour les prêtres catholiques. Même dans la très difficilement possible éventualité que de tels problèmes pourraient être résolus en faveur de la légitimité de Lefebvre, comment pouvons-nous accorder les intentions sacramentelles de l’Église à un Liénart qui complota pour vicier sa doctrine et sa discipline, avant, pendant et après Vatican II. Mourant, il se félicitait lui-même : » Humainement parlant, l’Église est perdue (dead). »

En assistant à la « messe » célébrée par Lefebvre ou de n’importe qui qu’il a ordonné (?) nous risquons l’idolâtrie. Nous n’avons, dès lors, aucun choix; nous devons l’éviter, ainsi que tout autre sacrement (?) administré par les mêmes prêtres et évêques douteux. Sacrement douteux, pas de sacrement !

Mais supposons que l’autorité compétente ait statué en faveur de Lefebvre, et qu’il pouvait, sans doute aucun, ordonner des prêtres et consacrer des évêques. Quelle juridiction a-t-il ? Était-il un évêque diocésain ? Non Peut-il légitimement ordonner des sujets des évêques diocésains sans leur approbation, sans leurs lettres dimissoriales? Non peut-il diriger des séminaires sur leurs territoires sans leur approbation ? Pourrait-il fonder une société religieuse avec l’approbation d’un évêque postconciliaire et le continuer contre les ordres d’un pape postconciliaire ? Il pourrait assumer de tels pouvoirs seulement à défaut absolu d’autorité compétente — pas de pape, pas d’évêques catholiques dans les diocèses concernés. C’est, évidemment, l’exacte situation, mais Lefebvre n’a jamais admis (?) (put) ce cas. Il n’offre qu’une base grossièrement inadéquate pour ses actions. Il continua à reconnaître la légitimité des antipapes et la juridiction d’une hiérarchie apostate. Il signa la plupart des documents de Vatican II — incluant la Constitution sur la Liturgie Sacrée. Il accepterait tout ces documents « interprétés à la lumière du Concile de Trente » — une absurdité avancée sérieusement — pour éviter d’avoir à appeler antipapes et leurs disciples des hérétiques et des schismatiques publics. Mais il a toujours maintenu sa bonne position (good standing) parmi ces disciples hérétiques et schismatiques. Il traita avec des papes hérétiques comme s’ils, inéligibles qu'ils étaient de par leur hérésie publique, tenaient l’office légitimement. Il exclut même ses propres prêtres (?) de sa fraternité issue de cette « Église » novus ordo qui n’étaient pas d’accord avec cette incohérente, intenable position. Il fonda une société et des séminaires pour former et pour ordonner comme il se devrait de vrais prêtres pour célébrer la vraie Messe, mais apparemment comme une option. Car il refusa de condamner le novus ordo, mais de chercher notoirement un simple statut parallèle pour la vraie Messe.

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Message  Louis le Dim 07 Mar 2010, 7:02 pm

source anglaise
Page 9 de 15 :
traduction approximative a écrit:
Lefebvre pendant vingt ans simula (pretended) se battre pour le traditionalisme, en répétant à plusieurs reprises qu’il était le plus connaissant (knew best) et qu’il frapperait en temps opportun. Le temps opportun pour combattre l’hérésie et l’apostasie est toujours MAINTENANT !Il a distrait et coupa l’herbe sous le pied des véritables traditionalistes et les garda des lignes de front. Enfin, étant allé trop loin aux yeux de Rome, il nous en éloigna. Il attira un authentique évêque (retiré illicitement — sans juridiction) pour co-consacrer quelques-uns de ses prêtres (?). S’ils ne sont pas prêtres, ils ne peuvent pas être évêques, pas plus que Lefebvre lui-même. S’ils sont prêtres, alors ils sont évêques, mais pas catholiques. D‘une façon ou d’une autre, ils ne nous sont d’aucun secours dans notre salut, et ils doivent être évités.

Lefebvre a permis à toute une génération de possible adhérents de s’éteindre pendant qu’il temporisa avec Rome. Il ne pourrait plus garder plus longtemps la position qu’il tenait. Il changea de direction si souvent qu’on ne pouvait savoir son attitude le mois prochain, la semaine prochaine, ou durant la prochaine minute.

Le livre de Lefebvre Lettre ouverte à des catholiques perplexes, à la page 14, il désavoue la direction ( leadership). Mais il voyage à travers le monde, lève des fonds, attirent ses adhérents pour accepter et désobéir à des antipapes apostats. Pendant des années il mina et fit obstacle à l’action. « Attendez pour le moment opportun. J’ai un plan à faire trembler la terre. Quand ça comptera, j’agirai. » S’il avait agit de la bonne façon, même en 1991, la plupart de son soutien et de son efficacité auraient survécu. Son désaveu équivaut à celui de Roncalli « Je n’aime pas à clamer une inspiration spéciale » pour convoquer Vatican II.

Page 24 : « Pourquoi confectionner des hosties grises ou brunes… ?... Veut-on faire oublier hanc immaculatam hostiam… ? [Mais la Messe offre la Victime sans tache— pas le pur morceau de pain blanc. ]

La page 35 soulève la question de la validité des offices individuels du novus ordo juste après leur avoir cloué le bec pour offrir les mauvaises choses et d’avoir remplacé l’action consécratoire par une narration de l’institution. « Les prières de l’Offertoire, le Canon et la communion du prêtre sont nécessaires pour l’intégrité du sacrifice et pour le sacrement mais pas pour sa validité. » [ Une Messe désintégrée mais valide ! Il « prouve » son point avec ]

« Le Cardinal Mindszenty prononçant à voix basse (in secret) dans sa prison les paroles de la Consécration sur un peu de pain et de vin… accomplissait certainement le sacrifice et le sacrement. » [Supposant cette relation factuelle, ou qu’une consécration isolée peut équivaloir à une Messe, on peut présumer que Mindszenty, pendant qu’il violait sans raison la loi canonique, avait l’intention de consacrer. Cette intention essentielle (vital) est totalement absente, même activement contrecarrée, dans le nouveau rite lui-même, qu’aucune intention de prêtre peut valider.

La page 51 se réfère aux Acta Apostolicae Sedis pour les citer contre les abus contre la confession que les antipapes ont introduits et encouragés. Les autres devraient obéir (sélectivement) pendant que Lefebvre ignore des ordres directs sur les ordinations. Chaque individu doit juger à quelles prescriptions du pape il décide d’obéir.

La page 58 : Lefebvre déclare démontrer la forme appropriée et la matière insuffisante pour une ordination valide en l’absence de l’intention appropriée. Mais il déclara que sa propre ordination n’a pas été affectée par l’intention de l’apostat, de celui qui adore le diable, du franc-maçon qui hait Dieu qui le lui a conférée.

Les pages 78 à 88 détaillent les horreurs de l’œcuménisme et de la liberté religieuse. Les attitudes de Lefebvre, hautement publicisées dans ces domaines, ont fait que plusieurs ont été étonnés de sa volonté déclarée de signer les documents de Vatican II interprétés à la lumière du Concile de Trente. Était-il à établir une « raison » contre la journée où on a découvert qu’il les avait déjà tous signés pour la plupart ?

Dans le chapitre suivant, sur le communisme et la franc-maçonnerie, Casaroli et Wojtyla sont accusés de mettre en selle des évêques communistes en Tchécoslovaquie et en Hongrie. Bugnini est encore démasqué comme franc-maçon. Encore, dit Lefebvre, que son novus ordo est valide, comme celui des ordinations de Liénart.

Dans les deux chapitres suivants (pp. 97-113) Lefebvre amasse des preuves que la révolution de 1789 est entrée (take over) dans l’Église, spécialement depuis Vatican II. Il cite Montini comme ayant de maintes fois fait la promotion du culte de l’homme. Alors, étonnamment, eu égard pour tout ce qui continuait d’arriver, il affirma que tout ceci était compensé et corrigé (ou du moins aseptisé) par le Credo du Peuple de Dieu de Montini « Ce Credo, fait par le successeur de Pierre pour affirmer la foi de Pierre, était un événement d’une solennité tout à fait exceptionnelle… il a fait un acte qui engage la foi de l’Église» [ en gratitude pour l’islamisme et le judaïsme, parmi d’autres pièces de choix] « Nous avons alors la consolation et la confiance de sentirque le Saint Esprit ne nous a pas abandonnés… la Voûte de la foi qui jaillit du premier Concile du Vatican « [ non du Christ et des Apôtres ?] « a trouvé son autre point d’appui dans la profession de foi de Paul VI. » [ Une voûte supportée pendant 98 ans d’un côté et attendant une base de l’autre côté !]

Marcel Lefebvre a agit plus ou moins comme un évêque catholique Dans un sens, sa performance a surpassé en excellence celle de JP II; il a trompé plus de traditionalistes. Plusieurs qui agissent comme si JP2 n’est pas le pape refusent de dire qu’il n’est pas pape (torturant leur conscience dans l’absurdité) parce que ce saint Lefebvre s’est contredit lui-même. Tous les évêques et les cardinaux de Vatican II peuvent se tromper, mais pas Lefebvre. Quand tous ont pardonnés (Louis : dans le sens d’excuser) le changement liturgique et doctrinal, ils ont démontré eux-mêmes qu’ils étaient hérétiques. Ils contredisent leurs positions précédentes, alors ils doivent être incorrects. Mais quand Lefebvre contredit à la fois sa position précédente et actuelle, il était évidemment sincère — par conséquent correct. Ne pensez pas que Lefebvre a combattu pour la Foi. Il mena une fausse (mock) guerre. Il occupa des positions qui devraient à juste titre revenir à d’authentiques guerriers. Pendant que les apostats de la Rome usurpatrice pouvaient se compromettre avec lui ou ses survivants, ils n’ont pas besoin de traiter avec le vrai catholique.

La mort de Lefebvre n’a pas arrangé les choses. Richard Williamson, un de ses nouveaux « évêques » a pris la relève dans ses efforts de justification. Sa théologie contient quelques brèches, dont celle-ci n’est pas la moindre : à savoir son insistance sur le fait que la consécration épiscopale fera automatiquement d’un laïc (ou même d’un diacre) un prêtre. Léon XIII a énoncé le principe ancien que les sacrements communiquent (convey) ce qu’ils signifient et signifient ce qu’ils communiquent. En aucun endroit dans la consécration d’un évêque sont conférés les pouvoirs de célébrer la Messe ou de pardonner les péchés. A moins d’être déjà prêtre, aucun homme ne peut devenir un évêque par ce troisième stage du sacrement des Ordres Majeurs, souvent appelé la plénitude du sacrement, ou le stage adulte, qui peut transmettre les propriétés de son stage et des stages précédents. Quand un verre est vide vous le remplissez; s’il n’est que partiellement plein, vous le remplissez jusqu’au bord.

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Message  Louis le Ven 12 Mar 2010, 5:07 pm

traduction approximative a écrit:
source anglaise
Page 10 de 15 :

Alors, pour démontrer un autre de ses manquements, l’histoire. Williamson invente l’idée que S. Cyprien a été fait évêque sans avoir été prêtre. Je trouve quelques S. Cyprien avec leurs propres articles dans The Catholic Encyclopedia, Vol IV, pp 582 et suiv.

Un, l’Évêque de Toulon, mort le 3 octobre 546, « était l’élève favori de S. Césaire d’Arles, par qui il fut instruit, et qui l’a ordonné diacre et, en 516 le consacra Évêque de Toulon. » Ainsi, S. Césaire ne l’a jamais ordonné prêtre, ou que cela aurait été mentionné. Mais on ne peut rien tirer de cela. Il y a eu dix ans pendant lesquels n’importe quel des évêques étaient disponibles pour l’ordonner à la prêtrise. L’un d’eux l’a indubitablement fait, probablement tard en 506, ou même en 507. S. Césaire fut lui-même ordonné diacre et prêtre avant d’avoir été consacré évêque. Il aurait été extrêmement invraisemblable qu’il ait escamoté un ordre pour quelqu’un d’autre. Un tel escamotage, même dans les Ordres Mineurs, a toujours été à l’encontre du Droit Canon.

Un autre fut martyrisé à Nicomédie, le 26 septembre 304, durant la persécution de Dioclétien. « Il … est devenu successivement diacre, prêtre et finalement évêque. »

Mais le premier, après lequel les autres furent probablement inscrits, « était certainement un nouveau converti quand il devint Évêque de Carthage c. 248 ou au début de 249, mais il passa tous les degrés de son ministère. » Si Williamson souhaite argumenter que dans ces temps éloignés on ne faisait pas de distinction entre les prêtres et les évêques, l’article mentionne cinq prêtres hostiles à S. Cyprien, probablement parce qu’il les coiffa (passed over) par sa promotion. Mais nous ne sommes pas limité à cela. Dans The Liturgical Year de Dom Guéranger, Vol XIV, p 227: « Cyprien était né en Afrique, et au début enseigna la rhétorique et fut grandement apprécié. Le prêtre Cæcilius, dont il adopta le nom de famille, l’avait persuadé de devenir chrétien; il distribua, dès lors, tous ses biens aux pauvres. Peu après, ayant été fait prêtre, il fut choisi évêque de Carthage. »

Alors est-ce que le manque de sacerdoce de S. Cyprien est la base du savant argument de Michael Davies que la position traditionnelle « doit être abandonnée ? » Michael croit qu’un autre nouveau rite peut réparer le novus ordo à un point acceptable avec lequel les catholiques traditionnels doivent composer ou être eux-mêmes reconnus coupables de ce crime horrible d’immobilisme. Michael ne trouve aucun arianisme dans le novus ordo et pas d’hérésies dans les documents de Vatican II. Alors quelle est la valeur de son argument que Lefebvre aurait été fait prêtre par une cérémonie faite avec l’intention d’en faire un évêque ? Il admet son illicéité.Il y a une raison derrière chaque Loi de l’Église. Pourquoi pas une invalidité évidente ? Même l’ambiguïté (doubtfulness) est suffisante.

Lefebvre lui-même n’a jamais argué la révélation du Marquis de la Franquerie au sujet du haut degré de Liénart dans la franc-maçonnerie. Se pourrait-il qu’il connaisse les deux hommes, et qu’il savait qu’il ne pouvait pas réfuter la vérité ? Il connaissait certainement la réputation de droiture de l’historien, et le risque qu’il prenait en révélant ce qu’il devait, par conséquent, regarder comme la réalité.

Lefebvre était-il plus au courant que Williamson et Davies que S. Pie X destitua au moins 3 évêques français de leurs sièges (Tarentaise, Laval, Dijon) et que leurs ordinations furent recommencées. La destitution de Le Nordez en 1904 dans The Catholic Encyclopedia, est donnée comme la cause du bris des relations diplomatiques (1905-20) entre le gouvernement français maçonnique et le Vatican. Pourquoi la France combattrait l’Église à propos d’un évêque non-maçon ?

Liénart, incidemment, démontra clairement son hostilité pour tout ce qui est catholique, à Vatican II et par après. Pourquoi un franc-maçon du 30ème degré (haine de Dieu, adorateur du diable) aurait l’intention de ne faire que ce que l’Église a l’intention de faire ?

Les citations de Williamson à propos des fruits du travail de Lefebvre en Afrique Centrale devraient dépendre quelque peu à savoir si les Africains du Centre-Afrique ont gardé la foi ou ont suivi cette nouvelle fausseté (novus bogus). Puis-je suggérer un parallèle ? Le Père John A. O’Brien, caractérisé écrivain catholique américain et polémiste (La Foi de millions, The Faith of Millions), amena beaucoup de conversions et a une grande influence dans la publication de la presse catholique. Mais quand les changements sont devenus subtiles (passage difficile !), il les approuva dans un livre scandaleux, Le Rattrapage avec l’Église, Catching Up With The Church. Il y avait des centaines de ces prêtres « remarquables » se bâtissant une « autorité » et une influence dont ils pourraient se servir pour mieux tromper les fidèles quand l’opportunité se présenterait inévitablement. Lefebvre « mena » l’opposition à Vatican II, mais il s’effondra à la fin et signa les documents, quand son « leadership » aurait pu avoir un puissant effet. Son grand « effort » vint des années trop tard , et on peut en voir maintenant les fruits. Ses prêtres (?) sont presqu’aussi divisés que l’ « Église » conciliaire elle-même. En ceci, ils ne font que le suivre mais à une autre époque, comme en font foi les archives (records) Je ne rêverais pas d’argumenter seulement sur un de ces points, comme s’il est ou n’est pas prêtre; (car) ils montrent seulement que nous nous ne pouvons pas le reconnaître comme un catholique.

Ni Williamson, ni Davies n’ont eu une éducation catholique. Ni n’apprécient nécessairement le sens des enseignements catholiques, spécialement quant à l’intention. Ni ne peuvent assimiler celle de Lefebvre qui tint, ou du moins déclara, qu’un prêtre correctement ordonné consacrerait (transsubstantierait) dans le novus ordo missæ s’il a une intention correcte. Williamson, dans la seule rencontre que j’ai eue avec lui, essaya d’obtenir mon assentiment à ce qu’un prêtre ordonné correctement avec une intention correcte pourrait transsubstantier dans une « messe » anglicane. Comment cet hypothétique prêtre ordonné correctement, démontre son intention correcte dans une utilisation incorrecte de rites qui sont clairement défendus par l’Église catholique ?

Williamson écrivit le 5 mars 1992 :

« Mais la Société insiste, par exemple, que la Messe du Nouvel Ordo n’est pas automatiquement invalide, encore qu'elle refuse de laisser les gens y assister… » Si c’est le cas, c’est une contradiction de plus. En 1975 ou en 1976, Gerard Hogan, alors séminariste à Écône, retourna à Melbourne pour des funérailles. Il est alors allé à Sydney, et je l’ai personnellement conduit en divers lieux. Il disait que les séminaristes loin d’Écône avaient la permission pour remplir leur devoir dominical soit d’aller à la messe traditionnelle ou soit à la messe du novus ordo.

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Message  gabrielle le Sam 13 Mar 2010, 11:25 am

« Le Cardinal Mindszenty prononçant à voix basse (in secret) dans sa prison les paroles de la Consécration sur un peu de pain et de vin… accomplissait certainement le sacrifice et le sacrement. » [Supposant cette relation factuelle, ou qu’une consécration isolée peut équivaloir à une Messe, on peut présumer que Mindszenty, pendant qu’il violait sans raison la loi canonique, avait l’intention de consacrer. Cette intention essentielle (vital) est totalement absente, même activement contrecarrée, dans le nouveau rite lui-même, qu’aucune intention de prêtre peut valider.

Sans Raison Shocked

Je me demande ce H. Gibson considère comme une raison valable.

Le Cardinal Mindzenty avait toutes les raisons du monde d'agir comme il l'a fait.
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Message  Louis le Sam 13 Mar 2010, 1:09 pm

gabrielle a écrit:

(...)

Sans Raison Shocked

Je me demande ce H. Gibson considère comme une raison valable.

Le Cardinal Mindzenty avait toutes les raisons du monde d'agir comme il l'a fait.

(J'y vais de mémoire !...) => J'aimerai retrouver la photo où l'on voit le Cardinal Mindzenty avec un soldat communiste qui est à côté de lui et qui a une mitraillette qui ressemble à celle des Incorruptibles dans le temps de la prohibition aux États-Unis, dans les années '30 ; ça serait peut-être une bonne raison.

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Message  ROBERT. le Sam 13 Mar 2010, 3:26 pm

.

.

On ne peut imaginer le Cardinal Josef Mindszenty violer SANS RAISON le Droit Canon ! Come on, Mr. Gibson !

Quand on suppose qu’il avait l’intention de consacrer… on fait justement une supposition gratuite, un jugement au for interne ? Come on again Mr. Gibson !
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Message  gabrielle le Sam 13 Mar 2010, 4:00 pm

ROBERT. a écrit:.

.

On ne peut imaginer le Cardinal Josef Mindszenty violer SANS RAISON le Droit Canon ! Come on, Mr. Gibson !

Quand on suppose qu’il avait l’intention de consacrer… on fait justement une supposition gratuite, un jugement au for interne ? Come on again Mr. Gibson !

Exact Robert... qui dit que le Cardinal Midsenty avait l'intention de consacrer... RIEN, surtout dans une "cérémonie" dépourvue du rite qui l'entoure ordinairement.
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Message  Louis le Sam 13 Mar 2010, 5:43 pm

traduction approximative a écrit:
source anglaise

Page 11 de 15 :

Lefebvre lui-même employa la « messe » de Paul VI à la Basilique Saint Pierre au ‘tombeau-autel’ de son « patron » le Pape S. Pie X, parce que, disait-il, en disant la Messe traditionnelle, il scandaliserait. Il employa même à Écône la « messe » de Paul VI, et fut finalement persuadé par ses prêtres qu’il était en contradiction avec son « but » de former les prêtres pour la Messe traditionnelle.

J’ai toujours utilisé le novus ordo et la « messe » de Paul VI de façon interchangeable , aussi je lis (comprends) les autres de la même façon. Mais durant les premières années de Paul VI, Bugnini présenta en Latin et en langue vernaculaire une « messe » qui omettait les prières au bas de l’autel et le Dernier Évangile. Dans les langues vernaculaires, les paroles du Christ à la Consécration furent changées. C’était une étape sur la route du nouveau rite (novus ordo) et créait délibérément le chaos qui sera « corrigé » par l’arrivée du nouveau rite. Les deux introductions violent la Loi de l’Église telle que codifiée dans la Bulle Quo primum de S. Pie X. Cette « messe » de Paul VI, une étape gratuite vers le novus ordo : le remplacement et l’abolition de la Messe traditionnelle. Ce n’était pas, par conséquent, mieux non plus.

Alors cette « messe de Paul VI », m’ont-ils dit, est celle que Lefebvre célébra (sur) la tombe de S. Pie X , à Écône jusqu’à ce qu’ils en discutent, et à l’hôpital de Bogota ( concélébration avec Aulagnier ). Qu’il employa le Latin ou la langue vernaculaire est au-delà de ma connaissance. Mais d’une façon ou d’une autre ce n’était pas la Messe traditionnelle pour laquelle il avait supposément ouvert ses séminaires, après l’introduction du novus ordo, quand clairement cela menait au novus ordo, dont il ne dira jamais qu’il est invalide.

Williamson, paragraphe 13 : « Troisièmement… depuis le tout début de… la Messe du Novus Ordo, une poignée de canonistes tout à fait compétents ont signalé que Paul VI n’a jamais, tandis qu’il instituait la Nouvelle Messe, en même temps abrogé ou prohibé strictement la continuation de la Messe traditionnelle (Old Mass). » Jésus-Christ institua notre Messe. Aucun homme, pas même aussi élevé que Paul VI, peut instituer une Messe ou un sacrement. Dans mon livre, Le Pape est-il catholique ?( Is the Pope Catholic?), pp. 29-32, je mentionne ma correspondance avec le Cardinal Freeman au sujet de l’élaboration d’une Messe Tridentine, à l’École Santa Sabina, Strathfield. Il écrivit « que la Messe Tridentine ne peut pas être célébrée… Ni moi ou n’importe quel autre Évêque, hormis le Pape lui-même, a l’autorité pour autoriser la célébration de la Messe selon l’Ancien Ordo. »

Alors nous avons écrit à Paul VI, et vous pouvez lire « sa » réponse. De plus, dans son célèbre Consistoire de 1976 où il traite si durement Lefebvre, Paul VI déclara expressément qu’il a défendu la Messe Tridentine. Ces canonistes étaient corrects; il n’a pas tué légalement la Messe, mais il la tua. Est-ce un acte typiquement sournois d’un vrai pape ? Il rendit le novus ordo obligatoire et ne permit aucune alternative, si ce n’est que pour les prêtres retraités qui célébreraient privément. Selon lui, aucun catholique ne peut assister à la Messe. Ceci provoqua supposément la fondation de la Société de S. Pie X par Lefebvre, quoique dans l’ « Église » postconciliaire.

En imposant le novus ordo Paul VI viola la loi morale infaillible de l’Église catholique, tandis qu’il prétendait avoir fait la même chose que ce qu’a fait un pape authentique qui l’a codifiée justement pour défendre la Messe contre des attaques comme celle de Paul VI. Si Paul était pape, et qu’il avait le pouvoir d’instituer une nouvelle messe contre la loi et de l’imposer comme un substitut valide pour le culte traditionnel, quelle possible excuse aurait Lefebvre d’ériger une organisation pour lui désobéir ? Spécialement dans l’ « Église » postconciliaire de Paul VI ?

Au paragraphe 14, Williamson, comme n’importe quel autre protestant , examine minutieusement et évalue les analyse les éléments de la religion du Novus Ordo, qu’il rejette en bloc. Lefebvre, qui est maintenant une jauge en ce qui regarde la tradition, signa la plupart des documents de Vatican II, et a souvent dit qu’il les signerait, compris (read) à la lumière du Concile de Trente, auquel ils sont publiquement et, évidemment opposés de façon hérétiques. En les signant, il se sépare, comme le reste de ces apostats conciliaires, de l’Église catholique telle qu’éternellement constituée. « Et alors, quand il est si indispensable, comment se maintiendrait la Société » (mais bien séparée) « déjà un an sans lui ? »

Sur une lettre de Williamson du 1er avril 1990, qui est dans une très grande mesure une annonce pour un nouveau livre d’un autre gradué d’Écône, (passage difficile => ce qui fait que tous ces dires deviennent comme des affirmations abstraites plus que jamais, faites récemment par des sédévacantistes en béton .) « … quand, comme dans ce livre, les citations sont toutes mises ensemble, les unes après les autres, » [ la méthode habituelle ] « ce qui donne un modèle cohérent, et quand ce modèle cohérent est appuyé par une série de photographies de l’homme qui agit en conformité avec le modèle de pensée, alors quelque chose en ressort et d’une clarté dévastatrice : cet homme n’a pas un esprit catholique. » Il se réfère, parfait, à JP2. Mais le même critère s’applique à Lefebvre et à Williamson.

Maintenant Williamson présente un mot inconnu, hereticize, qu'il définit comme dire ou de faire des choses hérétiques, et il le répète à cinq reprises. Le Oxford Dictionary porte une seule définition, se déclarer hérétique. L’erreur concrète de Williamson est quelque peu atténuée par l'abstraction du Webster's New International Dictionary, sous la ligne des mots rares, archaïques et obsolètes, de la définition, faire, déclarer, ou être hérétique.

« La position de la Société…. est qu’en dépit des mots et des actes « hereticizeing » des Papes Paul VI et Jean Paul II en particulier, néanmoins la Société les tient pour avoir été ou d’être Papes à moins que ou jusqu’à ce qu’une preuve claire émerge du contraire. » Mais la Société n’a jamais admit que Paul VI promulgua plus qu’une douzaine d’hérésies précédemment condamnées, en dépit du fait des protestations de Lefebvre qu’il signerait les documents promulgués compris (read) seulement à la lumière du Concile de Trente. S’ils étaient d’accord avec Trente, il n’y aurait pas un tel problème. S’ils étaient doctrinalement en désaccord avec Trente ne serait que sur un point, ils sont évidemment hérétiques. Il advint plus tard que Lefebvre les signa presque tous de toute façon, approuvant alors plusieurs de ces mêmes hérésies que Paul VI avait promulguées publiquement. Mais Paul VI, rétorque Williamson dans sa lettre du 1er juillet 1990, ne savait pas que c’étaient des hérésies parce qu’il était Libéral. Mais Lefebvre, qui n’était pas un Libéral, savait, ou il ne s’objecterait pas. Pourquoi n’était-il pas un hérétique ?

Mais la Société (et plusieurs catholiques traditionnels) rejettent instinctivement le sédévacantisme. « Comment l’Église catholique, instituée (designed) par Notre Seigneur pour être une structure visible, pourrait survivre longtemps sans tête visible ? » [Ce n’est pas un argument! Nous sédévacantistes craignons la même chose. Seuls les faits sont pertinents.] «... si les Papes depuis 1958 ou 1963 sont des Papes invalides, comment peuvent-ils nommer des Cardinaux valides ? » [Évidemment, ils ne le peuvent pas !] « Et s’il y a quelques Cardinaux valides, comment un autre Pape valide sera jamais élu ?» [Bonne question ! Qu’est-ce qui nous garantit qu’il n’y en aura jamais un autre élu ?] « Encore que, s’il n’y a pas de Pape, qui consacrera la Russie au Cœur Immaculée de Marie ? Cela se fera, a dit Notre Seigneur en 1931, mais cela n’a pas encore été fait. » [En 1931? Est-ce une partie du Dépôt de la Foi, complet avec la mort du dernier Apôtre ? Ca ressemble à une révélation privée, ce qui ne prouve rien, et par conséquent ce n’est pas un argument. De toute façon, certains dévots de Fatima vous diront que la susdite consécration a été faite par Pie XII.]

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Traduction française de H. Gibson (complet) Empty Re: Traduction française de H. Gibson (complet)

Message  Louis le Lun 15 Mar 2010, 7:03 pm

traduction approximative a écrit:
source anglaise
Page 12 de 15 :

Alors Williamson suppose vrai ce qui n’est qu’une question quelques autres fois dans le même paragraphe dans un radotage plus niais : On peut penser que seule la divine promesse à Pierre a préservé l’Église d’une complète destruction par les récents papes, au moyen de cette fameuse Note à Lumen gentium et par Humanae vitae [toutes deux venant d’un antipape hérétique]. Ni oublier que Montini et Wojtyla sont assez catholiques pour être détestés par les ultra-libéraux [qui détestent à peu près tout le monde]. Avec des arguments valables qui partiraient en peur avec ces faibles inanités ?

Les prochains mots à frapper les yeux sont si ridicules que le simple fait de les énoncer, les font se réfuter d’eux-mêmes : « Dire que le Novus Ordo de la Messe peut être valide c’est expliquer comment son poison évite d’être rejeté complètement par les catholiques et comment il réussit à faire tant de mal; pareillement, dire que ces Papes libéraux restent des Papes, c’est précisément expliquer comment ils ont gardé tant de puissance pour nuire (damage) l’Église. » [ S’il vous plaît, consultez The Catholic Encyclopedia (1913), Vol. IX, p. 212, au mot Libéralisme, condamné par trois vrais papes dans des termes qui excommunient le Libéral pour hérésie.]

Alors Williamson explique comment nous devenons sédévacantistes :

« Phase Un : Les récents occupants du Siège de Pierre hereticize, i.e. ils disent et font des choses qui sont hérétiques. » (La Phase Un, dit-il, dans le paragraphe suivant, est incontestable — démontré clairement par le livre qu’il veut mettre en avant).

« Phase Deux : Celui qui hereticizeest un hérétique. » [A moins qu’on emploie une définition des dictionnaires.]

« Phase Trois : Chaque hérétique est séparé du Corps Mystique du Christ, ou de l’Église.

Phase Quatre : Quiconque est séparé de l’Église ne peut pas possiblement en être la tête.

Conclusion : Ces ‘Papes’ hereticizing ne peuvent pas être Papes. »

« Vrai, quiconque hereticizing est au moins un hérétique matériel… celui qui parle ou agit contre la vérité catholique sans le réaliser ou sans avoir l’intention de le faire; il n’est pas encore un hérétique formel… qui nie consciemment et obstinément ce qu’il sait être la vérité catholique. Cependant, pour être séparé par l’hérésie du Corps Mystique , ou être excommunié on doit être au moins un hérétique formel. De ceci suit que d’aucune manière (no means quiconque hereticizes est de ce fait excommunié. Ainsi Paul VI et Jean Paul II peuvent bien hereticize » [ A la Phase I ceci était incontestable] « mais ceci ne les sépare pas comme tel de l’Église. » [Mais le Saint-Esprit conserve un vrai pape correct doctrinalement en matière de foi et de mœurs. Visiblement ces hommes n’ont pas l’infaillibilité]. Williamson alors applique la promesse du Christ à Pierre à ces hérétiques. [Un hérétique, peut importe de quelle sorte il est, ne peut pas être pape.]

La lettre du 1er juillet 1990 de Williamson énumère des « explications sauvages », chacune ayant une « graine de vérité » mais il ne considère jamais qu’elles puissent être vraies. Mais il continue à nous dire que ces récents hérétiques papaux retiennent un ou deux grains de la vérité catholique, ce qui fait qu’ils restent catholiques (keep them Catholic) [Au contraire, une hérésie fait un hérétique, peu importe qu’il soit orthodoxe dans ses autres points de doctrine.]

Comment, demande Williamson, des gens intelligents, capables d’être des chefs de l’Église, apparemment de bonne volonté, formés avant Vatican II, demeurent ignorants du fait qu’ils se moquent de la vérité catholique éternelle, sans, comme il essaie de le montrer, devenir des hérétiques formels ? Sa réponse est le Libéralisme [pour lequel l’Église excommunie. Que ces chefs de l’Église (de bonne foi et de formation traditionnelle) soient ou non des hérétiques formels, ils sont excommuniés latae sententiae en tenant et en enseignant les exposés libéraux et modernistes, dont la condamnation publique fut soulignée durant leur formation. Et ils en savent sûrement assez pour cacher de tels exposés jusqu’à ce que le temps soit mûr. ] « Le Pape Pie X a fait de son mieux pour le déraciner, mais il est réapparu » [par inadvertance] « que maintenant ses successeurs [non prouvé] « détruisent l’Église tandis qu’ils sont convaincus qu’ils la sauvent. » [certainement pas prouvé, même par ce génie dans l’art de supposer vraies ce qui ne sont que des questions.]

Wojtyla, semble-t-il, en est un qui fait des compromis avec la doctrine de l’Église, est une victime d'un esprit invincible (?)(mind-rot), et est un actif partisan d’une apostasie vieille de 500 ans. Mais étant Polonais, il croit profondément à la bonté de ce que fait l’Église. [Alors il se met assidument à l’œuvre en Pologne, à Vatican II et à travers la papauté pour changer cela.] Il cherche une nouvelle synthèse, parce qu’il doit y en avoir une, et qu’aucune des anciennes synthèses n’a fonctionné. Il entra au séminaire, non pour apprendre mais pour modifier. [ On ne doit pas se contenter de la religion révélée par Dieu, mais nous devons insister sur les droits et l’indépendance de l’homme — comme si Dieu n’avait jamais pensé au libre arbitre.]

Ensuite Williamson décrit le Libéralisme en termes qui conviennent à l’orgueil et à la révolte sataniques, et voit facilement que cela « ébranle complètement la Foi catholique » mais permet à ses adeptes de rester dans l’Église catholique pour nous enseigner toute notre vérité catholique avec les différences accablantes (damning)), parce que de toute façon nous ne pouvons pas discerner leur hérésie publique.

Le néo-modernisme des années ’60, plus gravement encore que le modernisme condamné par le Pape Pie X au tournant du siècle, jouit du soutien du pape actuel et des papes récents. [N’y a-t-il pas contradiction ici? Pourquoi ceci est mis en avant pour excuser le pape actuel et les papes récents, quand tout cela prouve plutôt qu’ils ne peuvent pas appartenir à l’Église catholique ?] Williamson prouve même le point sédévacantiste dans une phrase dans laquelle il pense le réfuter : « Ainsi, lorsque Karol Wojtyla émerge du second conclave de 1978 comme l’élu choisi par le conclave et acclamé comme le Pape par l’Église Universelle, il trouve le néo-modernisme fermement implanté dans les hauts rangs de l’Église. Et que peut-il savoir du « catholicisme » si ce n’est cette version ‘améliorée’ qu’il s’est lui-même efforcé, avec conviction, de promouvoir à Vatican II … ? [Étant âgé que de 2 ans de plus que Wojtyla, j’ai été élevé dans un milieu pas mal plus moderniste que celui de Pologne. Si j’avais été élu pape en 1978, aurais-je su que le catholicisme était le néo-modernisme ? Et à propos de Williamson lui-même ? N’est-il pas beaucoup plus jeune et a été élevé dans le protestantisme ? Mais c’est qu’il a eu, évidemment, davantage de formation avec Lefebvre et sa Société novus ordo.] Mais laissons-le se pendre lui-même un peu plus :

« … à partir de 1978, qui peut-il trouver dans ceux qui sont en relation avec lui et qui peut lui dire [ce qu’il sait bien] « que ce ‘catholicisme‘ est détraqué? » [Mais toujours sur la voie ferrée, non ?] Personne au dessus, à côté ou au-dessous de lui ne peut objecter que sa pensée (thinking) [distincte de son statut ?] est hérétique, parce que Paul VI a balayé toute opposition au néo-modernisme. « Qui ou qu’est-ce qui reste pour lui dire que sa pensée n’est pas catholique ? » [Seulement la bien connue tradition toute entière ! Seulement les papes de Grégoire XVI à S. Pie X, parlant infailliblement et excommuniant précisément cette pensée !]


Dernière édition par Louis le Mar 16 Mar 2010, 6:46 pm, édité 2 fois (Raison : Changer la traduction de mind-rot.)

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Message  gabrielle le Mar 16 Mar 2010, 4:31 pm

Wojtyla, semble-t-il, en est un qui fait des compromis avec la doctrine de l’Église, est une victime de foutaises de l’esprit (?) (mind-rot), et est un actif partisan d’une apostasie vieille de 500 ans. Mais étant Polonais, il croit profondément à la bonté de ce que fait l’Église. [Alors il se met assidument à l’œuvre en Pologne, à Vatican II et à travers la papauté pour changer cela.] Il cherche une nouvelle synthèse, parce qu’il doit y en avoir une, et qu’aucune des anciennes synthèses n’a fonctionné. Il entra au séminaire, non pour apprendre mais pour modifier. [ On ne doit pas se contenter de la religion révélée par Dieu, mais nous devons insister sur les droits et l’indépendance de l’homme — comme si Dieu n’avait jamais pensé au libre arbitre.]

La synthèse de Wojtyla mis en avant par Montini est une gifle au visage de l'Église Catholique.

Cette Mère si tendre était et est la seule qui prend soin des droits de l'homme, en ce sens qu'Elle seule protégeait l'homme, que dis-je l'humanité toute entière, quelque soit la couleur de peau.... contre l'homme véritable loup pour l'homme.

Qui couvrait de son manteau les pauvres, les malades, les oubliés, ceux que notre société méprisait.

Qui couvrait de sa lumière, les athées, les infidèles, les hérétiques etc en leur disant: Venez vous qui êtes dans les ténèbres, venez et en moi vous trouverez le salut de vos âmes.

Les antipapes de la secte et les Judas qui la composent sont des barbares et des monstres qui travaillent à la solde de Satan...

Les droits ont remplacé les devoirs de l'homme envers son Créateur et Rédempteur.

Voilà, pourquoi de nos jours, l'homme faible est devenu le marche-pied du fort...
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Message  Louis le Mar 16 Mar 2010, 6:42 pm

traduction approximative a écrit:
source anglaise

Page 13 de 15 :

Mais Williamson écrit que tous persuadèrent Wojtyla, un libéral conscient qui s’efforça de promouvoir l’hérésie et le compromis à Vatican II, que sa position n’est pas libérale mais tout à fait catholique ! « Comment peut-il savoir… que son œcuménisme fait fi du dogme catholique?» [ Tout le monde sait qu’il a toujours été défendu aux catholiques d’adorer (to worship) avec les non-catholiques !] « Ça prend un esprit invincible (?) (mind-rot) pour croire tout ce qu’il enseigne » [l’hérésie ?] « et de croire que c’est catholique, mais cet esprit invincible est en lui, et partout autour de lui, ainsi quelqu’un peut très bien croire » [ou ne pas croire] « qu’il est fondamentalement ignorant jusqu’à quel point il sape complètement le dogme catholique. Mais justement, comme un homme qui, inconsciemment, dit un mensonge n’est pas à proprement parler un menteur, aussi un homme qui inconsciemment se moque du dogme catholique n’est pas proprement (formellement) un hérétique. » [Mais si nous demandons à un policier des directives, que nous les suivons à la lettre, et que nous aboutissons, conséquemment, du mauvais côté de la ville, nous concluons qu’il ne connaît pas son territoire. L’appellerions-nous un menteur ? Il pense qu’il est exact. Mais si nous suivons ses directives, nous pourrions nous ramasser dans un réservoir. Après tout, un policier n’est pas garant d’infaillibilité.

Mais un pape est garant d’infaillibilité, en ce sens que son enseignement erronée en matière de foi et de mœurs démontrent qu’il n’est pas pape. Il est assisté du Saint-Esprit, Celui qui n’est pas sujet à une invincibilité d’esprit ou à tout autre faiblesse de l’esprit.

Après avoir rêvé un petit peu plus, Williamson se félicite lui-même que : « Dorénavant, le principal argument sédévacantiste tombe à terre. » [Non, la brume est trop épaisse.] « La foi de Jean Paul II., peut-on arguer, a massivement mais pas totalement fait défaut »; mais à travers tout cela, indique Williamson, JP2, comme Paul VI, demeure triomphalement notre Pape, notre guide, notre modèle d’unité, le Vicaire du Christ.

Mais si nous devons décider pour nous-mêmes quand et où nous devons le suivre, pourquoi avons-nous besoin de lui ? Comment pouvons-nous être unis avec « les récents occupants du Siège de Pierre qui incontestablement « disent et font des choses qui sont hérétiques ? » Comment ne sommes-nous pas des hérétiques ? »

Le Père Noël Barbara, dans sa dernière édition (#12) de Forts dans la Foi, page 13, parle des consécrations épiscopales sans mandat pontifical. Le 30 juin 1988, à Écône en Suisse, l’Archevêque (?) Marcel Lefebvre aidé de l’Évêque Antonio de Castro Mayer, consacra (?) 4 de ses prêtres (6) sans mandat Apostolique. 3 d’entre eux ont fait la même chose le 28 juillet 1991, à Sao Fidelis, Brésil.

Pp. 14-15, citation de la loi de l’Église; le Canon 953 exige (requires) un ordre écrit pour procéder à une consécration; le Canon 2370 suspend tous les participants jusqu’à ce qu’ils en soit relevés par le Saint Siège; un décret du Saint-Office d’avril 1951 excommunie tous les participants. Mais nous vivons en temps de crise, ainsi nous pouvons en appeler à l’autorité d’un futur pape pour violer en toute impunité la loi de l’Église. Qu’est-ce qui nous garantit un futur pape? Ou sa réaction ?

Les raisons pour invoquer l’epikeia (page 16): (1) L’impossibilité d’obtenir un ordre (mandate) dû à la non-existence de papes formels; seulement des papes matériels, privés (par qui ?) de toute autorité papale, sont disponibles. Alors pourquoi ne pas procurer un ordre (mandate) matériel et consacrer matériellement un ou deux évêques matériels ? Pour un temps, il semblait que Lefebvre asticoterait un ordre du vieux cracovien (?) ( Old Krakus), auquel il adhéra publiquement comme à un véritable pape. Il eut au moins assez de sens pour ne pas avaler la thèse de Cassiciacum qui sépare l’unité en deux parties, ni l’une ni l’autre fonctionnelle.

Les consécrations de Lefebvre étaient scandaleuses dans leur manque de justification doctrinale et en complète violation de la loi de l’Église. « La toute première condition, le sine qua non pour comprendre (interpreting) l’intention du législateur, n’a jamais existé pour eux. Non seulement ont-ils reconnu, mais ils continuent à reconnaître Jean Paul II comme un vrai Pape…; non seulement ont-ils offert, mais ils continuent chaque jour à offrir… la Messe una cum famulo tuo papa nostro Joanne Paulo; non seulement ils ont exclu, mais ils continuent à exclure de leur Fraternité, prêtres, frères, religieux, oblats qui refusent de le reconnaître, mais qui lui ont adressé une pétition et lui ont présenté leurs demandes et qui ont reçu de lui un refus formel. » (Une note ne bas de page cite la lettre de Schmidberger du 5/28/91 comme appui.)

La Lettre Ouverte de Barbara à la Fraternité de Lefebvre semble approuver les « consécrations » de Lefebvre du 6/30/88, même quand Lefebvre ignora les demandes ( de Barbara et des autres) de procéder aux consécrations avec une « raison suffisante »— un énoncé qui dénie la connivence avec l’ « antichrist » JP2. « Mais une telle déclaration », dit Lefebvre, « détournerait beaucoup trop de fidèles de nous… causant du tort à mes prieurés et mes séminaires.» Qu’est-ce que l’opinion publique a affaire avec la vérité objective ? Mais ça pourrait avoir coûté à Lefebvre de l’argent.

Citations notées :

Je n’ai jamais rencontré parmi vous qu’indifférence arrogante envers tout ce qui ne se rapporte pas à la Société de S. Pie X.

Si JP2 est le vicaire du Christ, et en dépit de vos évêques, vos séminaires, et votre université, vous reconnaissez que vous ne pouvez pas prouver qu’il ne l’est pas, vous ne pouvez lui résister comme vous le faites ouvertement dans offenser mortellement le Christ. (p. 56)

Vous êtes obligés de résoudre cette affaire. Vous êtes si certains que les papes de Vat II sont de vrais papes. Si c’est le cas, ils possèdent vraiment l’autorité du Christ. Et Paul VI vous ordonne de fermer vos séminaires et de disperser les gens (disband). (p. 57)

Pour vous l’infaillibilité revêt un pape seulement quand il est orthodoxe (correct); autrement, il peut errer. Ainsi vous reconnaissez que les papes de Vat II sont les en dépit du fait qu’ils ont publiquement – officiellement — professé les pires erreurs qui soient pour plus de vingt ans, les rejoignant même en matière de foi — jusqu’au point que vous expulsez les membres qui manquent de célébrer la messe una cum famulo tuo Papa nostra Joanne Paulo. (p. 67)

Ceux pour qui la religion n’est qu’une suite de pratiques religieuses ne demandent que la messe, les sacrements et l’enseignement doctrinal. Ceux qui vivent plus sagement leur foi demandent aussi les justifications doctrinales de notre position, un environnement conséquent, et par-dessus tout, la confession de la foi dans les points contestés. En dépit de vos séminaires, de vos couvents, de l’université de Paris, 5 évêques, et quelques centaines de prêtres, votre organisation n’a jamais publié un seul écrit doctrinal pour confondre les protagonistes de la nouvelle Église et leurs hérésies formelles et pour justifier la résistance. (p .72)


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Message  Louis le Mer 17 Mar 2010, 6:13 pm

traduction approximative a écrit:
source anglaise

Pages (14-15) de 15 :

Vous prétendez reconnaître l’autorité de JP2 et de ses évêques tandis que vous exercez votre ministère contre leurs vœux exprès. Logique ? Alors vous essayez de convaincre ceux qui sont scandalisés par une telle conduite, que cela est conforme avec la pratique catholique , et même recommandé par les Docteurs et le Saints de l’Église. (pp. 72-3)

Des nombreuses déclarations de Lefebvre, laissez-moi citer cette (6 oct., 1978) à 40 cardinaux, incluant Wojtyla de Cracovie : « Un pape digne de ce nom et vrai successeur de Pierre ne peut pas déclarer que lui-même se consacrera à l’application du Concile et de ses réformes. En ce faisant, il montre clairement qu’il a rompu avec tous ses prédécesseurs et spécialement avec le Concile de Trente. » Ne réalisez-vous pas comment insensé (foolish) vous avez l’air depuis l’élection de Wojtyla ? Depuis sa première encyclique, il a clairement indiqué qu’il appliquerait totalement les décisions de Vat II. ( pp. 77-8 )

Lefebvre ne tira jamais les conclusions que la distinction et la foi réclament, mais, contre toute justice, expulsa tous ceux de ses enfants qui le croyant sincère, et qui avaient conclu de la lettre ci-haut mentionnée, que JP2 n’est pas un vrai pape. (pp. 78-9)

Pourquoi n’êtes-vous pas honteux ? vous qui persistez à saper la résistance catholique ? Vous trahissez l’Église. Vous agissez d’une façon qui ne peut que profiter à ceux qui, ouvertement, visent à sa destruction. Vous manquez de discernement ( all judgment) en ne voyant pas qu’en affirmant et en insistant partout sur la légitimité des papes de Vat. II, vous faites le jeu des ennemis. Vous dénigrez et diffamez le vrai résistant, qui adhère fermement à la foi catholique tout entière, et vous l’étiquetez « d’extrémiste ». (p. 79)

Sans avertissement, Lefebvre fit sa fratricide déclaration du 8 novembre 1979, et poignarda la résistance catholique dans le dos. (p. 86)

Comme Lefebvre, vous refusez de déclarer que ces papes qui, depuis plus de 20 ans, ont enseigné officiellement des doctrines hérétiques, ne sont pas et ne peuvent pas être de vrais vicaires du Christ. Comme lui, vous manquez de courage pour déclarer qu’ils ont eux-mêmes fourni les preuves qu’ils ne sont pas investis de l’Autorité Pontificale. Que ce soit la Liberté Religieuse, ou le total renversement de l’enseignement de l’Église au sujet de la liturgie, le Corps Mystique du Christ, l’œcuménisme, le communisme ou une foule d’autres nouveautés, chacune de ces erreurs ont été condamnées par des Documents Pontificaux préexistants. [Une note de bas de page en énumère une liste partielle : La Liberté Religieuse condamnée par Grégoire XVI dans Mirari vos et par Pie IX dans Quanta cura. L’œcuménisme par uen Lette Apostolique de Pie VIII, par Grégoire XVI dans Summo iugiter, et par Pie XI dans Mortalium animos. La nouvelle ecclésiologie par Pie XII dans Mystici corporis Christi, etc. ( p. 88 )

Mis à part Paul VI, qui a tout détruit dans l’Église et mis à part ses successeurs qui ont codifié cette « Révolution d’Octobre », personne n’a fait plus de tort à l’Église que Lefebvre par sa division, sa libéralisation et sa stérilisation de la résistance catholique. (pp. 93-4)

Le mépris de Lefebvre envers ceux qui sont en désaccord avec sa manière de penser était un trait principal de son caractère — possiblement la cause fondamentale de son échec à porter le témoignage de la foi. Il n’a jamais accepté les conseils de ceux dont les idées variaient des siennes. Il n’a jamais toléré ou écouté les objections, mêmes dans les questions les plus graves. En 1970, quand j’ai organisé la première conférence pour étudier des problèmes doctrinaux à Tours, il annonça qu’il ne participerait pas si j’invitais le P. Raymond Dulac. La même mentalité régissait son entourage envers ses ex-membres : Plus de contact — finis !1 (p. 94)

Il choisit ses conseillers parmi ses admirateurs : il ne pouvait pas supporter d’être contredit. Alors, qui peut être surpris que le résultat final ne soit pas catholique ?

Il était convaincu que j’ai erré. Une erreur en ce qui concerne la foi peut mettre le salut de quelqu’un à risque (hazard). Alors obligez-le respectueusement de me rectifier, spécialement depuis que je demande rectification, répétant à plusieurs reprises la citation d’Ézéchiel III, 17-21. D’ailleurs, je ne fus pas le seul à être exclus de sa charité, mais aussi tous les catholiques trompés par la nouvelle Église. Que demandait-il si souvent à son « pape » ? Non de bannir les nouveaux rites, ce qui leur coûterait leur foi — seulement de maintenir les anciens pour sa Société.[ Comment pourrait-il autrement garder son quasi-monopole sur les rites traditionnels ? ] Comment pouvait-il tolérer les nouveautés qui détruisaient les âmes pour ses membres fidèles dans le Corps Mystique — des millions auxquelles il était tenu en charité ? Avait-il reçu une dispense divine d’aimer ceux qui étaient en dehors de sa Société ?

Accorder une légitimité aux « papes » de Vat II c’est affirmer que le Christ les a nommés Ses vicaires et qu’il appuie leur autorité. [Une telle voie nie l’infaillibilité pontificale, implique une des nombreuses hérésies publiques avérées, et astreint à l’obéissance à toutes les ordonnances (commands) et directives de ces « papes. »]

Nos différences ne sont pas seulement une divergence mais un démenti formel ( direct contradiction). Si vous êtes dans la voie du salut, je n’y suis pas. Si j’y suis, vous vous dirigez tout droit en Enfer. Vous avez envers moi, comme j’ai envers vous, une grave obligation en charité. Cette lettre remplit mon obligation envers vous. Pouvez-vous faire la même chose pour moi ?

On ne peut pas croire à la sincérité de vos convictions jusqu’à ce que vous teniez que je suis nécessairement sur la route de la damnation.

[Je doute qu’aucun de l’équipe de Lefebvre relève ce défi. A l’image de leur fondateur, ils n’ont pas la charité requise, comme ils l’ont démontré encore, encore et encore peu importe ce en quoi ils s’établissent. La charité est le premier en tête de liste des fruits du Saint-Esprit. « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. »

Lefebvre craignit que s’il prenait finalement une position cohérente, que son appui s’évaporerait. Il s’était attiré un patronage planétaire comme l’archevêque qui pouvait négocier avec Rome. Les négociants travaillent mieux dans une position de force. « Il était le seul pôle d’attraction » pendant une bonne vingtaine d’années, et a tout gâché si piètre façon (?) (badly) , qu’il doit l’avoir gâché à dessein. Nous avons trop souvent vu comment ses prêtres étaient médiocrement formés, combien faible était leur logique, leurs apologétiques, leur théologie. Est-il possible qu’il n’ait pas reconnu ou réalisé l’insuffisance des cours dans ses séminaires ? Il a eu des années pour rectifier ces choses, laissa tomber ses gens à chaque opportunité.

Aurait-il perdu son soutien s’il avait instruit les laïques durant ces 20 ans ? Ou s’il avait donné la priorité au dogme sur l’argent ?

Ou comment croiront-ils à celui qu’ils n’ont pas entendu ? Et comment entendront-ils, si personne ne les prêche ? Et comment prêchera-t-on, si on n’est pas envoyé ? — Romains x, 13-15 Qui a envoyé la Société de Saint Pie X? Quelle est son autorité?

_______________________________________________

1 Note de Louis: en français dans le texte de M. Gibson ! Wink

FIN de la traduction.

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