Mariage civil

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Message  gabrielle le Ven 05 Mar 2010, 7:44 am

Je ne vois pas la raison de cette explosion de joie chez Benoit et Régis...

Lorsque CMI comparait ce débat sur DJ aux frères Dimond... et qu'il disait qu'il n'y avait pas de quoi faire tout un plat... vous étiez en désaccord avec lui, parce que faire un plat avec ce truc , ma foi, cela semble votre passe-temps

Ce n'est pas l'infaillibilité qui est en cause, mais bien le fait que des papes et parmi eux un Saint aient fait vivre les catholiques français en état de péché mortel qui a pour conséquence logique la damnation éternelle. Selon votre intelligence, ces papes ont sacrifié aux idoles, mais qu'est-ce que sacrifier aux idoles sinon qu'une apostasie? La "petite église" ne dit pas plus

Vous refusez toutes explications, même celle des Pontifes, de tous les catéchismes, du Chanoine Naz qui fait autorité en matière canonique.. à vous entendre, il presque qu'un illuminé qui sort de sa tête malade des théories farfelues, par contre ce même incapable vous plait bien lorsqu'il s'agit de frapper sur Mgr L...

Votre seule référence est votre intelligence...vous êtes certainement très intelligents, beaucoup plus apte à savoir comment gouverner l'Église en temps de persécution que les "incapables" qui se sont assis sur le Siège de Pierre..

L'État est compétent pour régler les conséquences purement civiles du contrat de mariage( état-civil, régimes matrimoniaux, héritages) et pour décider en cas de constestations. CIC 1016. Lorsque la législation et la jurisprudence de l'État empiètent sur la compétence de l'Église, celle-ci ne peut pas les reconnaître. C'est pourquoi l'Église condamne le mariage civil obligatoire. [b]Elle considère le mariage civil, non pas comme la conclusion véritable du mariage, mais uniquement comme une formalité légale. ( Précis de théologie dogmatique., Ott imprimatur 1954., page 646)

Lors que ses enfants osaient faire que le mariage civil, ils tombaient sous le coup d'une sanction très grave; celle des pécheurs publics et étaient excommuniés...


Dernière édition par gabrielle le Ven 05 Mar 2010, 11:25 am, édité 1 fois (Raison : orthographe)
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Message  Rosalmonte le Ven 05 Mar 2010, 8:17 am

Cher Régis,

Un peu entêté, non?...

Je vais vous soumettre un raisonnement:

Saint Paul nous apprend que l'air autour de nous est infesté de démons.

Je pense dès lors qu'il faut arrêter de respirer, comme ça on évite d'inhaler ces démons. Vous êtes d'accord?
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Message  Sandrine le Ven 05 Mar 2010, 10:31 am

Heureusement CMI a mis fin à cette erreur et grand merci à lui.

Effectivement !

Carolus.Magnus.Imperator. a écrit:Voici une citation du Naz :

R.Naz, TRAITÉ DE DROIT CANONIQUE, t.II, p.286-287, °331 a écrit:331. - 5° Compétence de l'Église. - Can. 1016. Le mariage des baptisés est régi non seulement par le droit divin, mais aussi par le droit canonique, sauf la compétence du pouvoir civil au sujet des ffets purement civils de ce mariage.

Tout baptisé est soumis aux lois de l'Église. Dès lors l'Église est compétente pour légiférer au sujet des fiançailles et du mariage d'un baptisé, même avec un non-baptisé.

Cette compétence lui appartient en droit propre; si l'Église ne l'a pas exercée en plénitude dès le début, cela ne veut pas dire qu'elle l'ait reçu plus tard des mains de l'État.

L'Église fixe elle-même jusqu'à quel point elle veut exercer la compétence qui lui appartient de droit propre en matière de fiançailles et de mariage, et jusqu'à quel point elle la considère comme exclusive. ELLE DÉTERMINE PAR LÀ MÊME LA PART QU'ELLE LAISSE À L'ÉTAT. Ces limites ont pu varier selon les possibilités et les nécessités de temps et de lieux, PAR DES CONCESSIONS EXPLICITES OU PAR DES TOLÉRANCES TACITES FAITES À L'ÉTAT. Le Can. 1016 abandonne à l'État la compétence pour les effets purement civils. Ce sont tous ceux dont ne s'occupe pas le Code de droit canonique, par ex. le régime des biens entre les époux

L'État est compétent de droit propre pour légiférer au sujet des fiançailles et du mariage entre deux fidèles, pourvu qu'il respecte les règles du droit divin, naturel et positif, que l'Église peut rappeler et interpréter. L'État peut donc fixer les formes juridiques de célébration, et déterminer les empêchements, même dirimants, contrairement à ce qu'ont affirmé certains auteurs.

(...)

Lorsque deux parties sont baptisés, l'État peut imposer la déclaration ou l'enregistrement du mariage religieux, mais non le mariage civil, c'est-à-dire les mêmes formalités qu'au non-baptisé, et encore moins l'obligation de se soumettre à ce mariage civil avant le mariage religieux. Cependant le Saint-Siège a admis et veut même d'une façon générale que les fidèles se soumettent à ce mariage civil, même avant la cérémonie religieuse, AFIN QU'ILS NE SUBISSENT AUCUN PRÉJUDICE AU POINT DE VUE DES EFFETS CIVILS DU MARIAGE.

En France, le loi du 8 avril 1802, contenant les articles organiques du Concordat, interdit le mariage religieux avant que les parties aient justifié de leur mariage civil (art. 54). Et le Code pénal punit les ministres du culte coupables d'infraction à cette disposition(art. 199, 200).

D'après Naz, l'Église veut que les fidèles se soumettent à ce mariage civil, même avant la cérémonie religieuse, afin qu'ils ne subissent aucun préjudice au point de vue des effets civils du mariage.

De ce que je peux comprendre, en France, le mariage religieux sans mariage civil d'abord est valide et mais illicite devant l'État (mais pas absolument illicite devant l'Église), et donc l'Église, pouvant fixer jusqu'à quel point elle veut exercer la compétence qui lui appartient de droit propre en matière de fiançailles et de mariage, et jusqu'à quel point elle la considère comme exclusive, a concédé ces mesures afin d'éviter tout préjudice aux fidèles et toute représaille de l'État envers ses prêtres.

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Message  Sandrine le Ven 05 Mar 2010, 10:31 am

Carolus.Magnus.Imperator. a écrit:Bon !

Je ne vois pas l'utilité de s'acharner sur une telle question ... on croirait entendre les frères Dimond avec leur stupide négation du baptême de désir !

Crux Fidelis a très bien résumé:

Crux fidelis a écrit:
Et c'est ce qu'a toujours fait l'Eglise, elle a fait des concessions à tous les régimes, même antichrétiens, pour le bien des fidèles.

Pie VII n'a pas ériger ce mariage civil en principe !!!

Il ne s'agit que d'une concession faite afin d'éviter un plus grand mal aux fidèles !

Il est donc plus que ridicule de faire un plat avec cette procédure !
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Message  Sandrine le Ven 05 Mar 2010, 10:32 am

Carolus.Magnus.Imperator. a écrit:Petite explication canonique au sujet de la procédure du mariage civil instaurée en France par Pie VII.

Pour comprendre la légitimité de cette concession faite à l'État républicain par le Siège apostolique, il faut d'abord comprendre les termes canoniques "équité" et "épikie".

Pour ce, nous laisserons le chanoine Naz nous donner la définition qu'entend le droit canon de ces deux mots.

R.Naz, TRAITÉ DE DROIT CANONIQUE, t.I, p.131-132, °169 a écrit:
169. L'Équité. - Considérée en puissance, l'équité est un souci de justice qui, afin de mieux assurer le bien des fidèles, pousse à écarter l'application stricte de la loi, pour substituer à ses dispositions d'autres dispositions moins rigoureuses ou mieux adaptées. L'équité en acte est le jugement par lequel cette substitution est opérée.

Celui qui rend le jugement d'équité est en réalité créateur d'un droit nouveau ... C'est pourquoi le jugement d'équité est réservé à la compétence du supérieur ou du juge, du pouvoir administratif ou du pouvoir judiciaire. Il relève du for externe.

[...]

L'équité non écrite (n.d.Karl: c'est-à-dire celui qui interprète la volonté du législateur et non pas le texte de la loi) est toujours créatrice d'un droit nouveau, car elle implique une dérogation à la loi.

L'équité non écrite permet de refuser à la loi son caractère obligatoire parce qu'elles est en désaccord avec les exigences de la raison ... Elle permet donc de statuer à l'encontre des dispositions légales de cette sorte.

(...)

Le code consacre le pouvoir de statuer en équité en faveur:

1° Des Congrégations romaines qui, dans leur activité de tribunaux administratifs, procèdent de préférence par voie de transaction ou de compromis.

(...)


L'équité relève donc du for externe et implique une certaine dérogation de la loi afin d'assurer le bien des fidèles.

Ce fut également la même chose pour la liberté des cultes dans les pays de religions mixtes (comme le Canada et l'Allemagne). L'Église tout en réprouvant le principe de cette "liberté", accepta cet état de chose afin d'éviter un plus grand mal (à ne pas confondre avec nos Vatican II qui eux ont érigé en principe cette même liberté des cultes en invoquant frauduleusement cette acceptation pratique et prudentielle des Papes).

P. W. Devivier S.J., COURS D'APOLOGÉTIQUE CHRÉTIENNE ou exposition raisonnée des fondements de la foi, p.469 et suiv., 1906 a écrit:Qui dit tolérance, suppose toujours une chose mauvaise, mais que l'on supporte et accepte pour de graves motifs. "Si l'Église, dit encore le même Pontife, juge qu'il n'est pas permis de mettre les divers cultes sur le même pied légal que la vraie religion, elle ne condamne pas pour cela les chefs d'État, qui, en vue d'un bien à atteindre ou d'un mal à empêcher, tolèrent dans la pratique, que ces cultes aient chacun leur place dans l'État." (Encycl. Immortale Dei).

Sans doute, on ne peut reconnaître à l'homme un droit naturel à professer n'importe quelle religion, à répandre par la presse ou l'enseignement n'importe quelle doctrine. Toutes les religions et toutes les doctrines ne peuvent être vraies en même temps. Il est donc mauvais et condamnable de les respecter également en principe et en thèse ...
De deux maux inévitables, il faut choisir le moindre, et l'on peut tolérer légitimement un mal, afin d'éviter un mal plus grand ...

À l'exception d'un fort petit nombre, tous les catholiques sincères s'accordent à croire que la liberté des cultes est un principe absurde. Mettre la vérité sur la même ligne que l'erreur, n'est-ce pas tout aussi monstrueux au point de vue social qu'au point de vue individuel ? Les catholiques professent donc qu'un tel principe, appliqué à l'ordre politique, ne peut être, de sa nature, que nuisible. Toutefois ils admettent aussi qu'il faut, en certains cas, savoir supporter ce mal, parce qu'il est des circonstances où, par suite du manque de bonnes dispositions du sujet, on ne peut lui imposer la vérité religieuse sans user de violence, ce que les principes catholiques réprouvent. On tuerait les malades, si on leur appliaquait le régime des personnes saines. Mais peut-on raisonnablement affirmer que le régime convenable aux malades est l'idéal de l'hygiène, et qu'il faut y soumettre tout le monde ? Il est impossible de gouverner, autrement qu'avec une liberté des cultes bien entendue, un peuple où l'unité religieuse n'existe plus, et qui est socialement divisé par des croyances différentes. Mais représenter cet état de chose comme un état de perfection sociale (n.d. Karl: tel Vatican II), prétendre qu'il faut l'introduire là même où cette innovation n'est pas commandée par une impérieuse nécessité, ne serait-ce pas aussi absurde que de dire que la médecine est la véritable nourriture de l'homme, ou que le meilleur moyen de conserver dans une maison la pureté des moeurs, c'est d'en ouvrir la porte, à deux battants, à tous les gens corrompus et pervers ? (n.d. Karl: tel Vatican II)".

Je crois bien qu'en effet cela pourrait expliquer en partie les concessions faites par le St-Siège à l'État de Napoléon.

Mais advenant le cas où le truc du mariage civil de Pie VII serait illicite et illégitime (comme Celui-là est mon frère semble le croire), le fidèle, qui par crainte des représailles de l'État consentirait à ce mariage civil, pourrait encore et toujours invoquer l'épikie (qui relève du for interne) en sa faveur et ainsi se voir diminuer l'imputabilité du délit.

R.Naz, TRAITÉ DE DROIT CANONIQUE, t.I, p.132-133, ° 170 a écrit:
170. L'Épikie. - Si l'équité relève du for externe, l'épikie relève du for interne. Comme l'équité, elle est à la fois une vertu et un acte ... Em tant qu'acte, l'épikie est un jugement privé et subjectif, relevant de la prudence, par lequel l'intéressé décide en conscience qu'il n'est pas tenu d'observer la loi, parce qu'il se trouve dans certaines circonstances particulières. Ce jugement laisse intacte la loi, mais il écarte au for interne l'imputabilité de l'acte qui la transgresse, et au for externe il sert à établir la bonne foi du délinquant, par conséquent à diminuer sa culpabilité et à donner l'application de la peine.

Donc, il n'a pas lieu de faire tout ce tapage à propos de Pie VII et du mariage civil en France ... et encore moins de faire quelques reproches que ce soit au Siège apostolique !
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Message  Sandrine le Ven 05 Mar 2010, 10:33 am

Carolus.Magnus.Imperator. a écrit:Cher CLEMF, vous écrasez en quelque sorte une mouche avec une masse !

L'Église condamne le "mariage" civil tendant à remplacer le mariage catholique. La formalité imposée depuis deux siècles n'est pas à proprement dit un mariage !

Voilà d'ailleurs pourquoi on peut lire dans les principes de législation civile ecclésiastique:

Principes de législation civile ecclésiastique. chap. III, le ministère ecclésiastique, XXXV a écrit:XXXV. - 1. Mariage. - a) Il est interdit par les articles 199 et 200 du code pénal de célébrer le mariage religieux avant ce qu'on est convenu d'appeler, par un abus de langage, le mariage civil ...

Cette formalité n'est donc pas un mariage en soi ...

Mgr Gibier, CONFÉRENCES AUX HOMMES la désorganisation de la famille, t.14, p.31, 1903 a écrit:
III. Le mariage purement civil entre chrétiens est radicalement nul.

[...]

Qu'est-ce donc que le mariage civil ? attention ! Et qu'on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas. Je ne dis pas que le mariage civil n'est rien. Je dis qu'il est l'accessoire et non l'essentiel du mariage. Je dis qu'il n'est pas le vrai mariage.

Le mariage civil n'est pas rien. Il est l'accessoire du mariage ... accessoire important et obligatoire pour les citoyens. Il donne au mariage une authenticité légale devant les hommes, en recevant et en enregistrant la déclaration de l'acte qui le constitue. - Il détermine les conditions de dot, d'hérédité, de succession, de tutelle qui devront entourer et protéger le mariage dans la vie sociale. -Il règle la situation des époux, et donne certains droits légaux à ceux et à leurs enfants légitimes. - En un mot, il spécifie et garantit les effets extérieurs et civils du contrat matrimonial. Donc le mariage civil n'est pas rien. Il n'est qu'une simple formalité, mais une formalité respectable, nécessaire même à l'homme qui vit en société ... Est-ce à dire qu'il est tout, ou du moins qu'il est l'essentiel du mariage ? non.

Et encore le chanoine Naz de commenter :

R.Naz, TRAITÉ DE DROIT CANONIQUE, t. III, p.81,°86 a écrit:Canon 1258
Mariage ... si le ministre du culte dissident intervient comme officier de l'état civil, il est permis d'user de son ministère ...

Je ne vois donc pas de problème avec la question qui nous occupe tant et aussi longtemps que ce soi-disant "mariage civil" reste un accessoire du véritable mariage catholique.

Alors:

1- Personne donc ne dit que cette formalité est nécessaire devant Dieu.
2- Elle l'est seulement devant l'état, car elle spécifie et garantit les effets extérieurs et civils du contrat matrimonial.

Ce que l'Église condamne, c'est de vouloir faire du mariage civil l'essentiel du mariage !

L'Église s'oppose à ce que deux baptisés aillent contracter un "mariage" purement civil, c'est-à-dire sans le mariage catholique. Ces gens sont "mariés" légalement devant l'état, mais pas devant Dieu et l'Église.

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Voilà au moins quelqu'un qui a le courage de se servir de l'intelligence que Dieu lui donne. Et qui n'appuie pas sur le bouton stop de son intelligence.

Bravo CMI
cheers
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Message  ROBERT. le Ven 05 Mar 2010, 12:30 pm

Sandrine a écrit: ....Bravo CMI cheers

cheers CMI
ROBERT.
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Message  Benoît le Ven 05 Mar 2010, 1:47 pm

Mais purée! Mariage civil - Page 5 Icon_eek vous ne voulez vraiment rien comprendre !
Je n'ai jamais cru que vous preniez le "mariage civil" des catholiques pour un mariage valide. Là n'est pas du tout la question.
Pour CMI il ne voit pas pourquoi faire tout un plat de cela. C'est peut-être parce qu'il est canadien et que le "mariage civil" ne se passent pareil dans ce pays. j'ai donc fait un petit dialogue sur le sujet. J'espère que je suis assez clair. Je demande pardon à Dieu si j'ai écris des choses fausses dans ce dialogue car je ne suis pas infaîble Mariage civil - Page 5 Icon_redface








Mariage civil - Page 5 Icon_study Jacques –
Salut Bernard !


Bernard –
Salut Jacques, comment vas-tu ?


Jacques – Ça
va très bien. J’ai une bonne nouvelle à t’annoncer je vais me marier bientôt.


Bernard – Ha
bon ! Je ne savais pas. Et quand est-ce que tu te marie ?


Jacques – Dans six mois. Mais j’ai un problème à
résoudre avant mon mariage, qui me travaille beaucoup, c’est le « mariage
civil ». En effet mes futurs beaux-parents s’opposent à venir à mon
mariage religieux si je me « marie civilement » et j’ai du mal à l’accepter.


Bernard – Et pourquoi s’opposent-ils au mariage
civil ?


Jacques – Ils disent que c’est un sacrilège


Bernard – Ha je comprends. Jacques, par la grâce de
Dieu, peut-être je pourrais t’aider à comprendre la gravité du « mariage
civil », si toute fois tu cherches la vérité pour la Vérité et non le jugement des hommes qui justifie tes actes.


Jacques – Oui je veux connaître la Vérité parce que
Jésus-Christ nous a dit : « vous
connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres
» (Jn 8,32), et
je veux posséder la liberté des enfants de
Dieu.


Bernard –
Bien, continu à chercher ce qui est vrai et droit et Dieu te fera de grandes
grâces. Je te pose une question Jacques, qu’est-ce que le « mariage
civil » ?


Jacques – Eh bien c’est passer à la mairie pour
enregistrer son mariage religieux et en obtenir les effets civils.


Bernard – Ah mon Dieu ! voilà encore un chrétien
bien ignorant que la république maçonne trompe sans qu’il s’en rend compte.


Jacques – Comment ça ?


Bernard – Je vais t’expliquer ce qu’est le « mariage
civil ». Commençons par le début. Le « mariage civil » c’est un
homme et une femme (célibataire ou divorcé tout deux) qui vont à la mairie et
se présentent à monsieur le maire pour qu’il les « marient
civilement ». Monsieur le maire commence la « célébration du mariage »
et dit : Monsieur X voulez-vous prendre pour épouse Melle Z, Monsieur X
répond ‘oui’ si il est d’accord et ensuite, Melle Z voulez-vous prendre pour
époux Monsieur X elle répond ‘oui’ si elle est d’accord. Après cela monsieur le
maire dit : Au nom de la loi je vous déclare unis par le liens du
« mariage ».


Jacques –
Mais c’est exactement la même chose que monsieur le curé dit quand il marie un
homme et une femme.


Bernard –
C’est bien je vois que tu commences à comprendre. Effectivement ce sont exactement
les mêmes consentements qui sont demandés. Dans les deux cas, c’est un contrat
d’alliance entre un homme et une femme. Seulement voilà, le Mariage que
Jésus-Christ a voulu élever pour les enfants de son Eglise à la hauteur d’un
Sacrement, se fait devant le représentant de Dieu, ou s’il ne peut y avoir de
curé, il se fait selon la forme canonique prévu par la sainte Eglise au canon
1098, tandis que le « mariage civil » se fait au nom de la loi et
devant le représentant de la république hâtée, laïque et maçonne.


Jacques – Si je comprends bien on donne à César ce qui
appartient à Dieu.


Bernard – Exactement, tu vois juste mon ami. En théologie
on appelle ça un sacrilège.


Jacques –
Je commence à comprendre pourquoi mes futurs beaux-parents sont si indignés que
je me « marie civilement ». Mais, dis Bernard, jusque là c’est sur,
je n’aimais pas trop le « mariage civil », mais puisque les papes et
les évêques depuis 200 ans disent qu’on peut et même, qu’on doit se
« marier civilement » pour obéir à l’état, je ne voyais donc
pas ça comme quelque chose de très grave.


Bernard – Tout les papes ont condamné le « mariage
civil » et c’est quelque chose qui coule de source que c’est une chose
mauvaise. Après nous ne sommes pas responsables des erreurs ou des laisser
faire des hommes, qu’ils soit prêtre, évêque, pape ou même saint parce qu’il se
peut que le juste pèche sept fois le jour. Laissons à Dieu le soin de juger les
hommes.


Jacques – Mais le pape il est infaillible.


Bernard – Il est infaillible quand il condamne le
« mariage civil » comme sacrilège ou quand il dit que « les
époux doivent accomplir aussi l’acte civil
»? (cat. de St Pie X)


Jacques – Et bien je ne sais pas.


Bernard – Oui Jacques, le pape est infaillible quand il
enseigne à tous les catholiques une doctrine sur la foi et les mœurs et cette
question sur le « mariage civil » ne rentre pas dans le domaine de
l’infaillibilité pontificale. La sainte Eglise ne peut pas nous tromper parce
que c’est l’Esprit-Saint qui la dirige, les hommes qui sont dans l’Eglise oui
ils le peuvent parce que malheureusement ce n’est pas toujours l’Esprit-Saint
qui les dirige dans ce qu’ils font.


Jacques – Mais comment veux-tu que je fasse « L’Eglise
ne permet pas d’ordinaire le Mariage religieux, si l’on n’accomplit pas aussi
les actes prescrits par l’état »

(cat. de St Pie X).


Bernard –
Que-est-ce que « les actes prescrits par l’état » ? l’état n’a jamais obligé personne à se
« marier civilement ». Il a seulement obligé à se « marier
civilement » ceux qui se marient
devant un « ministre du culte », hors toi ce n’est pas ton cas
puisque tu te mariera selon la forme canonique prévu par l’Eglise quand il n’y
a pas de prêtre. Tu vois Jacques, en te mariant pas civilement tu ne désobéis
ni à Dieu, ni à l’Eglise, ni même à l’état.


Jacques –
Non mais tu te rend compte être considéré comme concubins et ne pas bénéficié
des effets civils pendant toute sa vie.


Bernard – Je
te répond « qu’il faut obéir à
Dieu plutôt qu'aux hommes
(l’état) » Act 5,29. Et je te dis
aussi avec mon saint patron que « celui qui se soumet au mal par
obéissance est plus près de la rébellion que de la soumission ».
Hors
se « marier civilement », comme je te l’ai expliqué tout à l’heure,
est-ce une bonne chose, une chose d’indifférente ou une chause mauvaise ?


Jacques – Un mal évidemment mais bon, le pape c’est le
pape et je dois lui obéir.


Bernard – Effectivement tu dois obéir au pape de l’Eglise
catholique. Seulement tu sais comme moi que l’Eglise n’a plus de pape depuis 50
ans et donc tu n’es plus dans la même situation de ceux qui se mariaient,
vivant sous une autorité ecclésiastique visible, alors pourquoi te soumettre à
une autorité qui n’existe plus. Dis-moi Bernard, es-tu encore soumis à ton père
qui est mort depuis 5 ans ?


Jacques – Et comment
le serrais-je ?


Bernard – Eh bien
c’est pareil pour le pape. Un prêtre est prêtre pour l’éternité parce qu’il
reçoit un caractère par le sacrement de l’Ordre mais un pape après sa mort
n’est plus pape. Par contre tu dois rester toujours soumis à la sainte Eglise
catholique, et croire à ses dogmes qu’Elle a écrit et définies.


Jacques – Et c’est
quoi être soumis à la saint Eglise et lui obéir aujourd’hui ?


Bernard – C’est obéir
aux dix commandements, obéir aux préceptes évangéliques, croire les dogmes que
l’Eglise a définis, obéir aux autorités légitimes qui viennent de Dieu, sauf
quand ses ordres sont contraires aux lois de Dieu, ce qui est le cas du
« mariage civil » parce que comme je te l’ai dis tout à l’heure « celui qui se soumet au mal par
obéissance est plus près de la rébellion que de la soumission »

et enfin obéir à « la vraie
lumière, qui éclaire tout homme venant en ce monde »
Jn 1,9.


Jacques – Mais les
époux Martin, parents de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, ils se sont bien
« mariés civilement » ?


Bernard – Oh
Jacques ! Comment peux-tu avoir un raisonnement aussi stupide. Je pourrais
te dire : Saint Pierre n’a-t-il pas renié le Christ trois fois, alors moi
pourquoi le renierai-je pas aussi ?
ou encore : C’est un saint qui a commis cette faute alors pourquoi
le ferai-je pas moi aussi ? Jacques, tu m’as dis tout à l’heure que tu
voulais chercher la Vérité, alors cherche à faire ce que Dieu veut que tu
fasses et non ce que les hommes ont fais ou laissé faire. Dieu ne te laisseras
pas dans les ténèbres mon ami, demande lui son aide.


Jacques – Merci Bernard, pour tes conseils et prie pour
que Jésus et sa très Sainte Mère soit toujours ma lumière.

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Message  Fiorenzo le Ven 05 Mar 2010, 1:57 pm

Régis a écrit:Je répondais à Eric quand j'ai vu le post de Fiorenzo, fort intéressant.
Cher Fiorenzo, vous donnez une plus juste définition du mariage civil que beaucoup d'autre et je vous en félicite. Vous dites que c'est "une bouffonnerie" et vous dites juste. Vous prétendez que le remède à une bouffonnerie c'est de la prendre pour une bouffonnerie mais la bouffonnerie en question porte sur un simulacre de mariage.
LÉON XIII – Arcanum Divinæ
Que personne non plus ne se laisse prendre à cette distinction, tant prônée des légistes, qui sépare le contrat nuptial du sacrement. Son but est de livrer le contrat au pouvoir et au jugement des princes temporels, en réservant à l'Église le sacrement. Cette distinction, ou, pour mieux dire, cette séparation ne saurait être admise. Il est reconnu que, dans le mariage chrétien, le contrat ne peut être séparé du sacrement. Il ne peut donc y avoir contrat véritable et légitime, sans qu'il y ait, par cela même, sacrement. En effet, Notre-Seigneur Jésus-Christ a élevé le mariage à la dignité de sacrement ; or, le mariage c'est le contrat lui-même, s'il est fait selon le droit.
Mais puisque le mariage civil n'est pas un sacrement, (et cela ne l'exige pas non plus l'état qui se déclare athée,) alors il n'est pas un vrai et légitime contrat non plus. Et qu'est-ce qu'il est alors dans son essence ce mariage civil qui prétend être un contrat pendant qu'en réalité il n'est pas, si non entièrement une parodie du contrat, un simulacre, une singerie .... une bouffonnerie? (non pas du mariage sacrement de l'Église, mais de le pseudo-mariage de l'État que prétend de mariée le chrétiennes, SANS AVOIR le capacité de le faire.)

Mais si vous croyez que j'aie été trop dur vers l'état avec ce mot, je ne vous réprimanderai pas certainement si vous voulez utiliser encore "parodie" ou "simulacre", ou un autre mot encor plus doux de même sens.


Régis a écrit:Si votre argumentation était bonne alors des millions de catholiques dans les trois premiers siècles auraient pu encenser César par Bouffonnerie, parce que c'est bien aussi une belle bouffonnerie de reconnaître un empereur romain comme Dieu.
La conclusion est fausse parce qu'elle est fausse l'introduction qui dit: l'Église a ordonné aux chrétiens de se soumettre à un "sacrilège". En outre, le fait qui l'Église a TOUJOURS enseigné à ses fils qu'ils doivent subir la mort plutôt que renier la foi, ou jeter un grain d'encens aux idoles, c'est une confirmation qu'elle ne s'est jamais contredite. En outre, il s'agit ici d'un acte de culte aux faux dieux, alors que cela est un simple acte civil, donc la comparaison ne tient pas.


Régis a écrit:Vous donnez l'argument que l'Eglise est infaillible quand elle impose le mariage civil.
Premier, ce n'est pas l'Église qui impose le mariage civil mais l'État maçonnique, et puis, elle est infaillible DIRECTEMENT quand il établit une doctrine de foi ou moral; INDIRECTEMENT parce que dans ses actes de gouvernement il n'inclut jamais quelque chose qui puisse aller contre la foi et la morale, et il est dans ce dernier sens que j'ai soutenu, et je soutiens, et je CROIS que l'Église est infaillible, et que donc il est aussi quand il ordonne à ses fils de faire l’acte civil du mariage que, je le répète, n’est pas un mariage.


Régis a écrit:Est-ce vraiment l'Eglise qui impose le mariage civil ? Et si vous voulez parlez d'infaillibilité vous devez convenir que les papes ont été infaillibles quand ils ont défini la nature du mariage civil comme un odieux outrage au sacrement de mariage et aux droits de l'Eglise,
Quelle question! Oui, bien sûr, et car les papes sont été TOUJOURS infaillibles, (... aussi quand ils ne parlent pas ex cathedra,) alors ils ont été ainsi même lorsque "ont défini les natures du mariage civil comme un odieux outrage au sacrement de mariage et aux droits de l'Eglise." Et c'est pour cela que les chrétiens c’est mieux q’ils vont à faire cet acte civil, qui n’est pas un mariage civil! (Vous meme avais mis en ligne les fautes sur le mariage condamné par le Syllabus, qui est une autre preuve que la doctrine de l'Église jamais se contredit.)


Régis a écrit: la tolérance pour cet acte, le permission voire l'obligation sont venus ensuite d'une manière ambiguë, et il ne peut y avoir dans ce domaine infaillibilité qui plus est serait contradictoire avec l'infaillibilité de la condamnation.
Premier, la Sainte Siège ne parle jamais à ses fils de manière ambiguë, et puis la contradiction ici est seule apparent. La VRAIE contradiction est croire au même temps l'Église Une, Sainte, et que Pierre puisse se tromper.

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Sur les lois divines et naturelles l'Église n'a aucun pouvoir, sur les lois ecclésiastiques par contre l'Église et elle seule, il a pouvoirs pleins, puis, les lois civiles ils appartiennent à l'état. Mais nous regardons ce qui arrive à qui il nie ces droits à l'Église :

Concile de Trente VINGT-QUATRIEME SESSION. canons sur le sacrement du mariage

3. Si quis dixerit eos tantum consanguinitatis et affinitatis gradus qui Levitico exprimuntur posse impedire matrimonium contrahendum et dirimere contractum; nec posse Ecclesiam in nonnullis illorum dispensare aut constituere ut plures impediant et dirimant: anathema sit.

4. Si quis dixerit Ecclesiam non potuisse constituere impedimenta matrimonium dirimentia vel in iis constituendis errasse: anathema sit.

(Malheureusement je n'ai pas trouvé la version en français, et j'ai peur à traduire des choses si terribles dans une langue que je ne maîtrise pas, alors je prie vous tous de contrôler et corriger les fautes.)

3. Si quelqu'un dit qui seulement les degrés de consanguinité et d'affinité énumérée dans le Lévitique peut empêcher de contracter le mariage et ils peuvent dissoudre un mariage déjà contracté, et que l'église ne peut pas dispenser de quelqu'un d'eux ou en constituer en plus grand nombre qui l'empêchent et ils le défassent, anathema sit.

4. Si quelqu'un dit qui l'église ne pouvait pas établir des empêchements diriments de mariage, ou qu'alors qu'il les a établis il a erré, anathema sit.


J'espère que ma pauvre traduction des jésuites de la Civiltà Cattolica puisse aider à voir mieux l’argument.

LA CIVILTÀ CATTOLICA

22 settembre 1873. SERIE VII. - VOL. XII., pag. 440 - 447
http://www.archive.org/details/laciviltcattol12romeuoft

Il matrimonio religioso ed il matrimonio civile, Catechismo tra un parroco ed un figliano. Con appendice sopra varii punti di pratica in ordine al matrimonio sia ecclesiastico sia civile par monseigneur Évêque de Nola, Giuseppe FORMISANO. Nola,1873. Un petit livre en 12° de pages148.

Beaucoup de livres et écritures savantes sont à ces temps sortis à la lumière au secours de l'en mariage chrétien, contre les assauts de ce qu'on appelle le mariage civil. Mais ils, partie parce que dicté en latin, partie parce que, quoiqu'en langue vulgaire, ils traitent néanmoins la matière de manière scientifique et ample, ils sont supérieure à la capacité du peuple, qui peut-être plus que les autres a besoin d'être instruits sur ce sujet.

Celui-ci et état il motif que le zélé Évêque de Nola a induit il a publier le catéchisme, sur annoncé; en qui de manière extrêmement plate, et avec un style accessible à tous, son traité les points proposés dans le titre. Compte tenu de la petite masse du livre serait à nous resté suffisant en faire seulement un signe bibliographique, mais eu soin à l'importance du sujet, nous n'avons pas cru excessif un bref résumé.

I.

L’illustre Prélat commence par l'abattre la faute de ceux qui croient le sacrement une simple ajout fait a le sacrement de mariage, mais séparable du le même. Dans la loi évangélique la substance même du mariage a été élevée par Christ au sacrement; et cependant le sacrement ne consiste pas dans le rite sacré, ou dans la bénédiction du Prêtre, mais il consiste dans le contrat même nuptial; qui, par conséquence, entre chrétiens il n'a pas plus de raisons d'être un contrat, quand il n'a pas raisons pour être un sacrement. En autres termes, le mariage q’il n’est pas sacrement, entre fidèles, n'est pas mariage.

Résumons les sujets de l'illustre Prélat, en les mettant en forme syllogistique.

1. L'apôtre, après nous avoir décrit le mariage avec ces mots: L'homme abandonnera le père et la mère et il s'unira à sa femme, et ils seront deux dans une seule chair, tout de suite il ajoute: Ce sacrement est grand (1). Sur un tel pas il peut fonder ainsi le sujet: L'apôtre dit sacrement ce qu'elle avait premier immédiatement décrit. Mais immédiatement premier il avait décrit, pas la bénédiction nuptiale mais le mariage en soi même, dans sa substance. Donc, pas la bénédiction, nuptial, mais le mariage en soi même, dans sa substance, est sacrement.

(1) Relinquet homo patrem et matrem et adhaerebit uxori suae ; ft erunt duo in carne. una. Sacramentum hoc magnum est. (Ad EPH. V, 30).

2. Le mariage est sacrement car il est symbole de l'union de Christ avec l’Église. Non pas la bénédiction mais le contrat nuptial, c'est-à-dire l'union de l'homme avec la femme, est symbole dell' union susdite de Christ avec l’Église. Donc, pas la bénédiction mais l'union dell' homme et de la femme ou le contrat même nuptial, est sacrement.

3. Le Concile de Trente définit que le mariage et vraiment et en réalité un des sept sacrements de la loi évangélique. Mais le mariage n'est pas le rite sacré de la bénédiction, mais le contrat ou l'union qui se serre entre l'homme et la femme. Donc celle-ci et pas celle-là est sacrement.

4. Avant du Concile de Trente les noces clandestines, c'est-à-dire célébrées sans l'intervention du ministre ecclésiastique, elles étaient valides et rate, et donc vrai sacrement. Mais en telles noces il y n'avait pas la bénédiction, mais seulement le contrat matrimonial. Donc pas la bénédiction, mais le contrat même matrimonial est sacrement dans l'Église de Dieu.

5. Dans l'Église Christ éleva à la dignité de Sacrement le même, que premier de sa venue il fut signe mystique de son union future colle Église, et qu’il fut encore l'appelé par les Saints Pères Sacrement, en sens large et impropre. Mais ceci n'était pas la bénédiction nuptiale, mais c'était le contrat même du mariage qui seul il existait. Donc, pas la bénédiction nuptiale mais le contrat même du mariage est Sacrement, en sens étroit et propre dans l'Église de Christ.

6. Enfin le Somme Pontife Pieux IX, interprète et maître infaillible de la loi de Dieu, dans la lettre du 10 septembre 1852 au Roi Vittorio Emmanuele, à l’egard du mariage écrivait:

Il est doctrine de l'Église catholique qui le sacrement n'est pas une qualité accidentelle du contrat, mais il est d'essence du mariage même, ainsi que l'union conjugale entre les Chrétiens n'est pas légitime, si pas dans le mariage sacrement; dont ed dehors n'est pas qu'un typique concubinage.

Et dans l'allocution fait dans le Concistoro du 26 septembre 1852, il disait:

Aucun de' catholiques il peut ignorer que le mariage est vraiment et en réalité un des sept sacrements de la loi évangélique, fondé par Jésus Christ notre Seigneur; et il ne peut pas y avoir mariage entre les fidèles qui ne sois pas au même temps Sacrement. Au point qui entre les Chrétiens l'union de l'homme et de la femme dehors du Sacrement, même s'il y aie une n'importe quel formalité civile et juridique, il ne peut pas être autre que ce concubinage infâme et ruineux, condamné de beaucoup de manières de l'Église. Et alors il est clair que nous ne pouvons pas séparer le Sacrement du lien conjugal, et qu'il appartient exclusivement all’autorité de l'Église ordonner toutes ces choses qu'ils appartiennent de n'importe quel manière au mariage.

Ces dernières paroles du Pontife exprime une conséquence nécessaire et inévitable, qui vient de dogme chrétien en matière de mariage, dans la mesure jusqu’ici mentionnés. Car si l'ordonner toutes ces choses, qu'à les sacrements ils se réfèrent, il ne peut pas appartenir qu'à l'autorité de l'Église; il est clair que, puisque le mariage est un des sept sacrements, il ne peut pas appartenir qu'à l'autorité de l'Église seule l'ordonner toutes ces choses qu'ils le concernent. Pour nier ceci, il faudrait ou nier que le mariage soit sacrement, ou dire, que le pouvoir civil peut metter main dans les sacrements. L'une chose et l'autre il est hérésie solennelle.

Et il serait inutile dire que le pouvoir civil il peut s'occuper parce que le mariage est un contrat; puisqu'en lui, comme nous avons montré, le contrat même entre fidèles est sacrement. C'est pourquoi le régler comme contact il est le même que le régler comme sacrement. Alors à l'autorité à qui l'appartient régler lui comme sacrement, l'appartient le régler comme je contrat; et au contraire, à l'autorité à qui il ne peut pas appartenir de le régler dans le premier sens, ne peut pas appartenir non plus de le régler dans la seconde.

De là il suit que la seule Église est compétente à en prescrire la forme, en déterminer l'empêchements, en juger les causes. Au pouvoir séculaire il ne peut pas appartenir autre si non l’ordonner et juger les effets civils; il vaut à dire les successions héréditaires, l'exercice dell' autorité paternelle, la participation aux biens domestiques, etc.

II.

Le mariage civil, comme il est introduit par le libéralisme moderne, il n'est pas ce qu'on il pratiquait avant, aussi par des Gouvernements catholiques, une formalité juridique c'est-à-dire désignée avec le nom d'Actes de l'État civil; mais c'est un acte tenu par la loi comme vrai constitutif du mariage seul parce que les époux han donné le consentement devant le magistrat civil et second les prescriptions de la loi civile. Ainsi l'institution divine du mariage est désacralisé en face à l'État, et la loi civile donne sa tutelle à ceci, que selon la loi évangélique il n'est pas que concubinage pur.

Voilà parce que le mariage civil a l'habitude de s'appeler concubinage juridique. Il est une union entre homme et femme, qu'entre les fidèles il n'est pas mariage, et néanmoins elle est reconnue par la loi, et protégée par la loi, et douée par la loi d'effets civils. Il est appelé mariage pour abus de mot; puisque l'essence du mariage, comme de tout, est indivisible: ou il est, ou il n'est pas. Si donc entre les fidèles le mariage s'identifie avec le sacrement; ce que n'est pas sacrement, il n'est pas mariage (1). Alors le mariage civil parmi les fidèles est une phrase qu'il implique contradiction.

(1) Quelques journaux libéraux pour représailles appellent le mariage, contracté devant la seule Église, concubinage ecclésiastique. Mais cette représailles est extrêmement sotte. Parque le mariage contracté devant l'Église ou le mariage Sacrement est l'union de l'homme et de la femme, exécutée selon l'ordre divin. Il fait aux coups de pied donc avec l'idée de concubinage qui importe immoralité et déviations de la loi divine, comme il arrive du mariage civil. Parce que cette dénomination libéraux eût lieu, il faudrait supposer que pas la loi de Dieu mais la loi de l'État soit la source originaire de la moralité des actions humaines. En autres termes, que l'État soit Dieu. Et celui-ci est en dernières analyses ce qu'ils supposent les doctrines libérales. Mais quiconque a sens commun, il sait comment il doit le considérer.

Il est source de grands maux; parce que, au-delà de la malhonnêteté intrinsèque, il ouvre la voie au divorce. L'indissolubilité du mariage n'est pas sûrement une de ces préceptes naturels, qu'il se révèle à tous avec évidence, et pour chaque cas possible. La stérilité de la femme ou l'infirmité incurable en un des conjoints, qui en rend vain le but principal du mariage, c'est-à-dire la génération de l'enfants, pourrait apparaître à la raison pure comme cause suffisant pour la solution du lien conjugal.

On pou dire le même pou des désaccords irréconciliables, ou irréparables. Et ainsi nous voyons que dans l'ancienne loi le divorce est permise pour cause d'adultère. E cela ne serait pas pu se réaliser si l'indissolubilité conjugale avait été précepte absolu de la loi de nature et pas s'écartent pur aucun cas. Elle cependant est devenue telle dans la loi de grâce; qui bien a put grandir le poids de ses préceptes; puisqu'il administre les forces pour les accomplir.

Ils, qui matrimonio iuncti sunt, praecipio (non ego sed Dominus) uxorem a viro non discedere. Quod si discesserit, manere innuptam aut viro suo reconciliari. El vir uxorem non dimittat (2) . Mulier alligata est legi, quanto tempore vir eius vivit. Quod si dormierit vir eius, liberata est a lege viri (3) . Quod Deus coniunxit, homo non separet (4).

(2) I, ad Cor. VII, 10, 11.
(3) Ivi, 39.
(4) MATTH. XIX, 6.

C'est-à-dire, quand le mariage est vraiment mariage entre les fidèles, c'est-à-dire quand il est sacrement. Mais quand il veut les réduire à pur contrat civil, d'où on tirera l'obligation d'une telle perpétuité? De la loi de l'État? Mais qui a donné à vous, gouvernantes humaines, le pouvoir de me lier en un chose qui est si intime avec mes droits naturels?

Est-ce que vous voulez contraindre au tenir la chasteté à qui il en n'a pas l'envie, et peut-être non plus le pouvoir, pourquoi dépourvu des réconforts de la grâce qui lui viendrait du sacrement? Votre devoir est de défendre les droits, accordée par la nature à l'homme, pas de les rétrécir; d'assurer le coexistence pacifique; et au tel but il ne fait pas aucun contraste en le défaire pour consentement mutuel un lien, que pour consentement mutuel il a été noué.

Les sujets qui on peut porter contre le pouvoir civil, qu'ils commandent l'indissolubilité du mariage, ils sont irréfutables. Dieu seul, patron absolu de sa créature peut l'imposer. Et nous voyons ainsi que le divorce a été la conséquence immédiate du mariage pas plus aperçu comme sacrement; comme chez les protestant, et chez la même France catholique, sous l'idée païenne du Code napoléonien. À qui suivirent saletés imprononçables.

En force des solutions fréquentes du lien conjugal, le mariage vient se réduire à une vraie prostitution réglée par la loi. Il y fut rapporté qu'en Prussie une femme de lignage noble en peu ans avait changé cinq maris; avec qui se trouvait puis souvent à danser et converser dans les assemblées gaies (1). D'une femme telle à une prostituée publique la discordance est bien petite.

(1) « En Prussie en 1837 ils les décrétèrent 2392 divorces sur 3888 demandes: et avec le passer du temps on il est arrivé au point tel d'abandonner les mariages au l’effréné caprice des parties qui peuvent les dix, les vingt, les trente, les quarante fois de suite contracter mariage et se séparer, en manière que le mariage et le procès pour sa rupture ils peuvent durer peu jours ou peu semaines. » Ainsi l'auteur pag. 69, par La Motta: Teorica del Matrimonio.

Le mariage civil est invention satanique pour reconduire les peuples aux horreurs du Paganisme. Dépravé le mariage, la dépravation de la famille est assuré, et la dépravation de la famille lui tire derrière la dépravation de la société entière. Le même Horace, bien que gentil, il eut à le reconnaître. C'est pourquoi q’il a chanté:

Fecunda culpae saecula nuptias
Primum inquinavere et genus et domos.
Hoc fonte derivata labes.
In patriam populumque fluxit.


III.

Mais est-ce qu'un bon catholique devra se refuser à accomplir donc ces que prescrit de la loi en cet affaire? Non; ceci serait une faute pernicieuse. Il se rappelle ici l'instruction date sur cet argument du Sacre Penitenzieria avec les mots suivants:

« Quoique le vrai mariage des fidèles se contracte seul quand l'homme et la femme, libres d'empêchements, ils déclarent le consentement mutuel avant au curé et aux témoins selon la forme du S. Concile de Trente, et le mariage si contracté ait tout sa valeur ni l'aie besoin pas du tout d'être reconnu ou confirmé par le pouvoir civil; cependant, pour éviter vexations et peines et pour le bien de l'enfants qui ne serait pas reconnue pour légitime autrement du pouvoir séculier, et pour éloigner encore le danger de la polygamie, il apparaît opportun et expédient que les mêmes fidèles, après d'avoir contracté mariage légitime devant l'Église, ils se présentent à accomplir l'acte imposé par la loi, avec intention cependant qu'en se présentant à l'officier du Gouvernement ils ne font pas autre qu'une cérémonie purement civil. »

Deux choses ici sont prescrits. L'un est que les fidèles en l'accomplir l'acte entendent bien que c'est une pure formalité civile, qu'il n'a rien à faire avec le vraie nature et validité du mariage. La seconde qui s'accomplisse après avoir fait le contrat de mariage devant l'Église. Cette précaution est grandement nécessaire. Parce que si on fais d'abord l'acte civil, il pourrait bien arriver que puis l'époux refusât d'accomplir l'acte religieux, et alors le Gouvernement, en reconnaissant comme valide le mariage, il lui prêterait bras fort pour contraindre la mariée à la vie en commun. E alors la misérable se trouverait exposée aux preuves terribles et honteuses.

Il est vrai qu'aussi de l'autre côté ils ne manquent pas de dangers; parce que là où les époux, après contrat le mariage religieux omît l'acte civil, il pourrait succéder qu'un d'eux on puisse en toute impunité retirer sans que la partie innocente, lié en conscience, puisse trouver défense des propres raisons dans l'autorité civile. Mais ici le dommage serait temporal, pendant que dans l'autre cas il serait spirituel; et la prudence demande que la personne s'assure plus de ce danger, que pas de celui-là. Tout le monde voit pour autre aussi de tout ceci tout combien sois sote et préjudicielle la séparation de l'État de l'Église: parce qu'à cause de celui-ci les citoyens se trouvent dans la dure alternative de s'exposer à risquer dans l'un ou dans l'autre des maux mentionnés.

Monsig. Formisano résout de dernier quelques doutes pratiques de morale. La Clé de leur solution est la juste observation que le mariage civil ne doit pas se considérer comme un mariage nul, mais comme un mariage inexistant. Le mariage est nul lorsque vous placez en lui-même des choses qui formeraient le mariage, mais il ne le forme pas pour quelque empêchement que lies les contractants. Mais tout ceci ne se réalise pas dans le mariage civil, parce qu'il n'est pas second la forme prescrite par le Tridentin, et il est par contre négation absolue de mariage.
Au contraire, en parlant en général, il ne peut pas tenir non plus la place des fiançailles; puisque les fiançailles sont une promesse mutuelle de mariage futur; et le mariage civil n'est pas une promesse de tel genre mais un acte qu'il simule le mariage sans l’être.

Et celui-ci est suffisante a l’égard du le beaucoup utile livret du monsieur Évêque de Nola. Nous terminerons cette résumée avec une considération, que nous disons d'abord pour répliquer une proposition impie que nous avons souvent lu sur journaux et petit livres des libéraux. Nonobstant le plus grand soin avant l'église que le curée mettent en le réprimander les fidèles, qui après être épousé ils n'omettent pas l'accomplissement de l’acte civil devant le magistrat municipal, ils se trouvent aussi beaucoup qui ne se soignent pas de le faire. En colère pour voir leur loi mis aussi à l'écart, quelques libéraux poussent le Gouvernement à ordonner que du mariage civil soit fait précéder le religieux; avec des menaces de peines graves contre les Curées qui contrevinssent. Ils auraient ainsi le goût d'une nouvelle vexation à l'Église.

Mais ils ont mal fait leurs comptes. Si une telle vexation s'établissait, l'Église pourrait avec une seule disposition de lui en se libérer, et au contraire mettre en grave embarras l'État. Imaginées alors pour un moment que l'Église, ennuyée de beaucoup des malversations, ils supprimer l'empêchement de clandestinité. En tel cas il suffira qu'un petit jeune, aussi de seuls quatorze ans complu et une fille, de seuls douze ans, donner réciproquement le consentement matériel; et voilà beau et format le mariage sacrement sans besoin d'autre. Quiconque le désire ainsi il pourra se moquer de la loi gouvernementale et des empêchements établie par elle. Comme il fera le Gouvernement à empêcher ces mariages; qu'ils se multiplieraient à l'infini; compte tenu de la répugnance général de se présenter devant à un laïque pour un acte en lui même religieux, et pour l’absence des exhortations du curé à se soumettre?

Voilà alors que la négation des effets civils ne serait pas un obstacle suffisant non plus. Pourquoi, si maintenant cette menace n'obtient pas non plus son but malgré que les curées rappellent aux époux ce devoir, comme vous voulez qu'il l'atteigne quand aussi cette aide sera cessée? Les gens pauvres ou il ne pense pas à un tel incovénient ou il ne s'en soigne pas. Puis les gens riches sauront trouver dans les astuces des avocats les demi à assurer la succession héréditaire de leurs fils sans besoin que l'État les reconnaisse pour légitimes. Inventa lege, inventa fraus. Ce qu'importe il est avoir en paix la conscience; tout le reste prend place aisément. De telle manière le mariage civil, au lieu de gagner, il perdrait terrain, et il pourrait venir en mépris total même près de la plus grande partie de la population.

Nous ne disons pas que l'Église viendrait à la telle mesure. Dieu nous garde da l'arrogance de donner suggestions à qui dans ses délibérations il a l'assistance directe de le Saint Esprit. Mais de manière simplement académique nous avons voulu exposer notre idée, pour faire voir dans un cas spécial aux libéraux comme ils ne peuvent pas faire trop confiance en opprimant l'Église; qui, s'il veut, il a les moyens pour les terrasser dans leurs intentions sataniques.
Fin.

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REPETITA IUVANT.

http://catechisme.free.fr/stpiex/part4/partie4chap09.htm

Sommaire du catéchisme de saint Pie X

Par qui le Mariage a-t-il été institué ?
Le Mariage a été institué par Dieu lui-même au paradis terrestre ; et dans le Nouveau Testament, il a été élevé par Jésus-Christ à la dignité de sacrement.

Dans le mariage chrétien pourrait-on séparer le contrat du sacrement ?
Non, dans le mariage entre deux chrétiens on ne peut séparer le contrat du sacrement, parce que, pour eux, le mariage n’est pas autre chose que le contrat naturel lui-même élevé par Jésus-Christ à la dignité de sacrement.

Entre les chrétiens il ne peut donc y avoir de vrai mariage sans le sacrement ?
Entre les chrétiens il ne peut y avoir de vrai mariage sans le sacrement.

Qu’est-ce que le mariage civil ?
Le mariage civil n’est autre chose qu’une pure formalité prescrite par la loi pour donner et assurer les effets civils du mariage aux époux et à leurs enfants.

Suffit-il pour un chrétien de ne faire que le mariage ou un contrat civil ?
Pour un chrétien, il ne suffit pas de ne faire que le contrat civil, parce que ce n’est pas un sacrement ni, par suite, un vrai mariage.

Dans quelle condition seraient des époux qui vivraient ensemble unis seulement par le mariage civil ?
Des époux qui vivraient ensemble unis seulement par le mariage civil seraient dans un état habituel de péché mortel, et leur union resterait toujours illégitime devant Dieu et l’Eglise.

Doit-on faire aussi le mariage civil ?
On doit faire le mariage civil, parce que, bien qu’il ne soit pas un sacrement, il sert cependant à garantir aux contractants et à leurs enfants les effets civils de la société conjugale; et c’est pour cela que, en règle générale, l’autorité ecclésiastique ne permet le mariage religieux que lorsqu’ont été accomplies les formalités prescrites par l’autorité civile.

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De tout ceci on peut observer que Mgr. FORMISANO, quoiqu'il reconnaisse que beaucoup de chrétiens de ce temps ne faisaient pas le "mariage" civil, comme il avait été ordonné "paru opportun et expédient", il ne réprimande cette désobéissance à personne de ceux-là qui ne l'avaient pas fait, au contraire, il la fait passer complètement sous silence, en donnant presque l'impression de les vouloir excuser du tout. Alors celle-ci est une preuve évidente qui n'est pas absolument une faute grave, surtout quand on ne la commet pas pour désobéir à l'Église négligence, mais pour répugnance vers les prétentions illégitimes de l'état.

Puis nous voyons qu'en 1873 il fallait faire cet acte civil, après du vrai mariage, nous avons aussi vu parce que, pendant que 30 ans après, le Saint-Père Pie X, dans son catéchisme, a dit a les Italiens qu'il fallait le faire avant, et celui-ci parc que le danger susdit avait disparu. Est-ce que celle-ci est une autre contradiction?

Distingue tempora et concordabis jura
" Distinguez vous les temps et les lois ils s'entendront." Dans cette maxime, "tempora" reste aussi pour: faits, coutumes, endroits, ÉTATS, circonstances, etc. C'est-à-dire que les comparaisons justes de les lois doivent être faites sur la même chose en conditions analogues.

Et alors ici, touts les contradictions apparentes ont été engendrés parce qu'il est oui comparée la même chose, mais pas au même temps et dessous le même aspect. Le principe de non contradiction, en effet, dit qu'une chose ne peut pas être et ne pas être au même temps et dessous le même aspect.

Pour comprendre mieux tout ça, il sera très utile d'aller relire le troisième chapitre n. 43 du notre grand Espagnol don Sarda " Le libéralisme est un péché. "

Fiorenzo

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Mariage civil - Page 5 Empty Re: Mariage civil

Message  Sandrine le Sam 06 Mar 2010, 6:19 am

Benoît a écrit:Mais purée! Mariage civil - Page 5 Icon_eek vous ne voulez vraiment rien comprendre !
Je n'ai jamais cru que vous preniez le "mariage civil" des catholiques pour un mariage valide. Là n'est pas du tout la question.
Pour CMI il ne voit pas pourquoi faire tout un plat de cela. C'est peut-être parce qu'il est canadien et que le "mariage civil" ne se passent pareil dans ce pays. j'ai donc fait un petit dialogue sur le sujet. J'espère que je suis assez clair. Je demande pardon à Dieu si j'ai écris des choses fausses dans ce dialogue car je ne suis pas infaîble Mariage civil - Page 5 Icon_redface

Inutile de monter sur ses grands chevaux ! Comment voulez-vous, tous les deux, espérer faire dire à des Catholiques que l'Eglise puisse leur faire faire un sacrilège ? C'est insensé.

En ce qui concerne CMI, l'insinuation d'une quelconque partialité de sa part est plus que flagrante. CMI a toujours fait preuve de rigueur dans ses recherches et il s'est toujours appuyé sur les textes de l'Eglise avec des auteurs éminents et hors de tout soupçons.
Lorsque la question lui a été posée sur DJ, par Gérard je précise, il a fait des recherches minutieuses et carrées afin de pouvoir répondre de façon rigoureuse. Le fait qu'il soit canadien n'a rien à voir et son impartialité n'est vraiment pas à mettre en doute.
Le problème est qu'il a cité des textes qui VOUS dérangent. C'est tout.

Face à ces textes de l'Eglise, vous opposez une parodie de dialogue tout droit sortie de votre cerveau qui ne rime à rien. Ce n'est pas sérieux. Allons !

Vous dites qu'on ne veut rien comprendre ? Bien au contraire ! On a bien compris qu'à vos yeux le chanoine Naz porte bien son nom, que certains pontifes seraient à jeter, que certains catéchismes à trier et que finalement l'Eglise puisse laisser ses ouailles dans l'erreur qui conduirait tout droit à la damnation éternelle.

Ce que VOUS n'avez pas compris, c'est que VOTRE raisonnement tout personnel sur la question , on s'en moque ! Votre entêtement n'est que le fruit d'un intérêt personnel et c'est pourquoi dans dix ans, ce faux débat en sera toujours au même point.

Ce que VOUS n'avez pas compris, c'est que nous préférons nous en tenir aux textes émanant de l'Eglise ( comme par exemple ceux du chanoine Naz ne vous en déplaise ) plutôt qu'à l'intelligence d'un Régis ou d'un Benoît.
Désolée mais il n'y a pas photo ...

Ce que VOUS n'avez pas compris, c'est que votre attitude face à ce sujet devient de plus en plus agressive. Vous vous érigez en pseudo autorité qui vient de je ne sais où en vous accordant le droit de juger certains Pontifes, de mettre tout droit à la corbeille certains écrits de l'Eglise.

Ce que VOUS n'avez pas compris, c'est que vous pourrez utiliser tous les artifices possibles et inimaginables, cela ne servira à rien tant que ce sera en contradiction avec la Sainte Eglise Catholique.

Je demande pardon à Dieu si j'ai écris des choses fausses dans ce dialogue car je ne suis pas infaîble ( lapsus révélateur ? Very Happy Non, là je plaisante ... Wink )

Raison de plus pour éviter au maximum de faire travailler son imagination et son intelligence au profit d'une soumission toute salutaire à la Sainte Eglise et à TOUS ses Pontifes !

Comme dirait notre ami Rosalmonte : CAPISCH ???
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Message  Régis le Sam 06 Mar 2010, 8:09 am

Sandrine a dit:

Ce que VOUS n'avez pas compris, c'est que nous préférons nous en tenir aux textes émanant de l'Eglise ( comme par exemple ceux du chanoine Naz ne vous en déplaise ) plutôt qu'à l'intelligence d'un Régis ou d'un Benoît.

Texte émanant de l'Eglise et pas d'un chanoine mais d'un pape :

LÉON XIII – Arcanum Divinæ cité par Notre Ami Fiorenzo:

Que personne non plus ne se laisse prendre à cette distinction, tant prônée des légistes, qui sépare le contrat nuptial du sacrement. Son but est de livrer le contrat au pouvoir et au jugement des princes temporels, en réservant à l'Église le sacrement. Cette distinction, ou, pour mieux dire, cette séparation ne saurait être admise.

Le mariage civil tel qu'il est opéré par les Etat maçons, et vous le confirmerez sans peine, c'est: La séparation du contrat nuptial avec le sacrement.

Or, si les catholiques sont OBLIGES d'accomplir cette séparation en se soumettant au Mariage civil, c'est que cette séparation DOIT être ADMISE.

Or, vous me citez Léon XIII qui dit mot pour mot:

"cette séparation ne saurait être admise"

Cette déclaration de Léon XIII, je la fait mienne et j'y adhère de tout mon coeur et jusqu'à la mort si Dieu m'en donne la grâce.
Cela c'est la parole infaillible d'un pape.

Qui peut alors venir nous les gonfler.
Avouez qu'il y a de quoi devenir agressif ?

Alors, cette séparation doit être ADMISE ou ELLE NE DOIT PAS ETRE ADMISE ?

Plusieurs personnes du forum ont tenté de m’accuser de dire que l’Eglise nous impose le sacrilège du mariage civil.
Vous, vous croyez à l’abri de cette accusation en disant :
« Le mariage civil n’est pas un sacrilège »
Mais moi, je vous dis : « Mais c’est l’Eglise qui DIT que c’est un sacrilège, ce n’est pas Régis ou Benoît »
Trouvez une solution puisque vous êtes si malins mais ne dites pas que c’est nous qui avons déclaré le mariage civil comme sacrilège.

Régis

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Message  Sandrine le Sam 06 Mar 2010, 8:16 am

Et à ce même Léon XIII dont la parole est toujours infaillible quelques lignes plus loin de dire :

« …D’autant plus que l’Eglise catholique, en même temps qu’Elle ne peut en aucune chose délaisser ses devoirs et la défense de son droit, s’est toujours montrée inclinée à la bénignité et à l’indulgence dans toutes les choses qui peuvent s’accorder avec l’intégrité de ses droits et la sainteté de ses devoirs. C’est pourquoi elle n’a jamais rien décidé au sujet du mariage, qui ne fut en rapport avec l’état de la société et avec les conditions des peuples ; et plus d’une fois, autant qu’elle pouvait le faire, elle a adouci elle-même les prescriptions de ses propres lois, lorsque des causes justes et graves lui ont conseillé cet adoucissement. »
L’Eglise n’ignore pas non plus et ne méconnait pas que le sacrement de mariage, parce qu’il a aussi pour but la conservation et l’accroissement de la société humaine, a des liens et des rapports nécessaires avec des intérêts humains, qui sont les conséquences du mariage, mais qui appartiennent à l’ordre civil ; et ces choses sont, à bon droit, de la compétence et du ressort de ceux qui gouvernent l’Etat……»

…De même il importe que tout le monde sache que, si, parmi les chrétiens, quelque union a lieu entre un homme et une femme en dehors du sacrement, cette union n’a ni le caractère ni la valeur d’un vrai mariage, et bien qu’elle puisse être conforme aux lois civiles, elle n’a cependant d’autre valeur que celle d’une cérémonie et d’un usage introduits par le droit civil ; or, le droit civil ne peut qu’ordonner et régler les conséquences que le mariage entraîne avec soi dans l’ordre civil, et qui, évidemment, ne peuvent se produire si leur cause vraie et légitime, c’est-à-dire le lien conjugal, n’existe pas.
Il est du plus haut intérêt que toutes ces choses soient bien connues des époux, et aussi qu’elles en soient bien comprises, de façon qu’ils sachent qu’ils peuvent en cette matière se soumettre aux lois, l’Eglise elle-même ne s’y opposant point, parce qu’elle veut et désire que les effets du mariage soient sauvegardés dans toute leur étendue, et que les enfants n’éprouvent aucun préjudice."

Avouez qu'il y a de quoi devenir agressif ?

Je ne crois pas non !
Sandrine
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Message  gabrielle le Sam 06 Mar 2010, 8:32 am

Régis, Régis, pourquoi adhérez-vous à trois lignes de Léon XIII et rejetez-vous le reste du texte?
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Message  Diane le Sam 06 Mar 2010, 8:38 am

Décidément, Régis-vous-en faite, une obsession! Shocked
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Message  Diane le Sam 06 Mar 2010, 8:46 am

gabrielle a écrit:Régis, Régis, pourquoi adhérez-vous à trois lignes de Léon XIII et rejetez-vous le reste du texte?

En ne prenant qu'une partie du texte de Léon XIII, celle qui lui apparaît favorable, Régis manifeste sa mauvaise volonté à l'égard de ce que nous devons pensée à propos du mariage civil!!

Vous n’avez pas l’esprit de l’Église catholique!
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Message  Diane le Sam 06 Mar 2010, 8:53 am

De plus cher Régis, vous nous prenez pour des cruches, penser que vos sources ne seront pas vérifiées, c’est très mal nous connaître! scratch
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Message  Régis le Sam 06 Mar 2010, 8:55 am

Est-ce que vous savez lire ce que vous citez :

" or, le droit civil ne peut qu’ordonner et régler les conséquences que le mariage entraîne avec soi dans l’ordre civil, et qui, évidemment, ne peuvent se produire si leur cause vraie et légitime, c’est-à-dire le lien conjugal, n’existe pas.
Il est du plus haut intérêt que toutes ces choses soient bien connues des époux, et aussi qu’elles en soient bien comprises, de façon qu’ils sachent qu’ils peuvent en cette matière se soumettre aux lois, l’Eglise elle-même ne s’y opposant point, parce qu’elle veut et désire que les effets du mariage soient sauvegardés dans toute leur étendue, et que les enfants n’éprouvent aucun préjudice."
Or, si le droit civil ne peut qu’ordonner et régler les conséquences que le mariage entraîne avec soi dans l’ordre civil, c'est que l'on doit faire abstraction du mariage civil républicain qui lui refuse obstinément d'ordonner et de régler les conséquences que le mariage entraîne avec soi dans l’ordre civil puisqu'il ne s'occupe QUE de ceux qui, concubine ou pas se soumettent au mariage civil l

Quand Léon XIII dit que l'EGlise
"veut et désire que les effets du mariage soient sauvegardés dans toute leur étendue, et que les enfants n’éprouvent aucun préjudice"
il est entendu, comme préalable, que ce n'est que dans la mesure où l'Etat en reste à la limite du "droit civil" qui ne peut qu'ordonner et régler....etc.

Or, vous voudriez que Léon XIII ait dit clairement ici :
"Cathos, allez au Mariage civil, il n'y a aucun problème"
Non seulement Léon XIII n'a pas dit cela mais ce qu'il a dit ne le signifie nullement !

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Message  Régis le Sam 06 Mar 2010, 8:59 am

Chère Diane,
Vous m'accusez de vous prendre pour des cruches !
Oui, si la suite de ce que Léon XIII dit contredisait la première partie où il dit que le contrat nuptial et le sacrement ne peuvent être séparé et que je vous l'ai caché par hypocrisie.

Mais en citant la première partie, je savais que la seconde ne contredisait pas la première partie comme je viens de vous le prouver.

Régis

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Message  Diane le Sam 06 Mar 2010, 9:11 am

Régis a écrit:Chère Diane,
Vous m'accusez de vous prendre pour des cruches !
Oui, si la suite de ce que Léon XIII dit contredisait la première partie où il dit que le contrat nuptial et le sacrement ne peuvent être séparé et que je vous l'ai caché par hypocrisie.

Mais en citant la première partie, je savais que la seconde ne contredisait pas la première partie comme je viens de vous le prouver.

C’est à moi à vous demandé, savez-vous lire?

Laissez donc tranquilles ceux qui par pure formalité ont recours au mariage civil, puisqu’ils sont en règle avec l’Église!

Vous êtes lassant et pénible à lire avec ce sujet! Sleep Sleep Sleep
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Message  Sandrine le Sam 06 Mar 2010, 9:27 am

Diane a écrit:

Vous êtes lassant et pénible à lire avec ce sujet! Sleep Sleep Sleep

Je rajouterai que vous êtes confus dans vos explications !

Léon XIII a condamné le pseudo mariage civil dans la mesure où il remplaçait le mariage-sacrement.

Où et quand a-t-il dit clairement qu'effectuer cette formalité civile ( avant le mariage-sacrement ) était un sacrilège ?

Régis a écrit :
Mais moi, je vous dis : « Mais c’est l’Eglise qui DIT que c’est un sacrilège, ce n’est pas Régis ou Benoît »

Où et quand l'Eglise DIT qu'effectuer cette formalité civile avant le mariage-sacrement est un sacrilège ?
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Message  Benoît le Sam 06 Mar 2010, 10:11 am

Excusez-moi mais je suis plus intellectruelle que
intellectuel.
J’aime bien les choses simples qui sont comprises de tout le
monde.
Lisez le paragraphe suivant et répondez à la question.

Le « mariage civil » c’est un
homme et une femme (célibataire ou divorcé tout deux) qui vont à la mairie et
se présentent à monsieur le maire pour qu’il les « marie civilement ». Monsieur
le maire commence la « célébration du mariage » et dit : Monsieur X voulez-vous
prendre pour épouse Mlle Z, Monsieur X répond ‘oui’ si il est d’accord et
ensuite, Mlle Z voulez-vous prendre pour époux Monsieur X elle répond ‘oui’ si
elle est d’accord. Après cela monsieur le maire dit : Au nom de la loi je vous
déclare unis par le liens du « mariage ».


Maintenant si vous êtes sain d’esprit vous devez être capable de
répondre à la question suivante : Deux catholique qui accomplissent cet
acte devant le maire de ce que vous savez, font-ils une chose bonne, une chose
mauvaise ou une chose indifférente ?

Benoît

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Message  gabrielle le Sam 06 Mar 2010, 10:50 am

font-ils une chose bonne, une chose
mauvaise ou une chose indifférente ?

Ils font une chose que la Sainte Église par la voix de ses Pontifes permet de faire sans pécher.


Dernière édition par gabrielle le Sam 06 Mar 2010, 11:20 am, édité 1 fois (Raison : Reformulation de la phrase, elle était épouvantable. s'cusez!)
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Message  Via Crucis le Sam 06 Mar 2010, 11:12 am

Chers amis,

Après avoir lu le fil (bien lu ? Je ne sais pas !) mes questions sont celles-ci :

Y a t-il un canon où les Papes auraient interdit expressément de passer à l'acte conjugal AVANT d'être passé devant l'Eglise ?

De quand date la procédure du mariage civil républicain tel qu'il est mis en pratique en France aujourd'hui ?

Sans savoir même si un tel canon existe il a toujours été LOGIQUE et EVIDENT pour moi de penser que l'Eglise interdit l'acte conjugal AVANT de passer devant le curé !

Le "mariage civil" n'est qu'une formalité administrative pour délimiter les conditions économiques des futurs mariés : communauté des biens, aux acquets, séparation des biens etc... CAR C'EST L'ETAT ATHEE QUI A INSTITUE LE DIVORCE LEGAL ENTRE LES EPOUX ET NON L'EGLISE, USURPANT LA PLACE DE l'EGLISE EN MATIERE DE MOEURS !

Avant cette main mise de l'Etat sur le mariage les gens se mariaient tous sous la communauté des biens puisqu'ils étaient devenus une seule chair devant le curé !

Je connais le cas d'un curé conciliaire qui a marié religieusement un couple de veufs parce que ce couple, s'il passait devant le maire perdait un tas d'avantages fiscaux ! Par conséquent, le curé les a mariés sans qu'ils soient passés devant le représentant de la République ! S'ils ont fait cela c'est qu'ils s'étaient bien renseignés !

Je comprends parfaitement que le VRAI MARIAGE C'EST LE MARIAGE DEVANT DIEU DONC DEVANT LE CURE et que le "mariage civil" n'est qu'une procédure administrative imposée par la République ! Et tant que les "mariés civils" ne dorment pas dans le même lit avant de passer devant le curé ils obéissent à l'Eglise !

Ce qui est embêtant en fait c'est le problème de l'intention du maire et des futurs époux au for interne et externe ! C'est le fait que le maire déclare oralement "Je vous déclare mairi et femme' qui indique l'intention de s'attaquer au for interne et au for externe au mariage catholique, alors qu'il n'a AUCUN POUVOIR RELIGIEUX POUR VALIDER LE MARIAGE NI EXPRIMER LE PASSAGE DE L'ETAT DE CELIBATAIRE ET L'ETAT DE MARI ET FEMME, et en disant cela il fait le jeu de la République c'est à dire que la REPUBLIQUE USURPE PAR CES MOTS LE DROIT DE L'EGLISE DE DECLARER MARI ET FEMME LES COUPLES QUI VEULENT SE MARIER !

D'où IL S'ENSUIT LOGIQUEMENT L'OBLIGATION POUR LES CATHOLIQUES PRATIQUANTS D'EMETTRE UNE RESTRICTION MENTALE (et ou même verbale pourquoi pas pour le for externe ?) AU MOMENT OU LE MAIRE PRONONCE SES PAROLES !

Si le maire ne prononçait pas cette phrase, et que la présence et la signature des époux et des témoins suffisaient pour que le mariage soit enregistré validement, cela aurait été bien meilleur pour les catholiques car restant sauve la place et l'autorité de l'Eglise en matière de foi et de mœurs ils n'auraient pas besoin de faire devant le maire la RESTRICTION MENTALE SUIVANTE : SEUL DIEU PEUT NOUS DECLARER MARI ET FEMME !
ET IL Y AURAIT BEAUCOUP PLUS DE MARIAGES CATHOLIQUES ET MOINS DE DIVORCES !

Voilà pour illustrer comment cela se passe chez les non catholiques :

En fait, chez les juifs c'est le mariage religieux qui prime et donc AUCUN rabbin orthodoxe du Consistoire Central ne mariera un couple de juifs si la femme n'apporte pas le certificat d'immersion délivré par le mikvé (mikvé = piscine rituelle où la jeune fiancée la veille de son mariage doit s'immerger totalement le 12ème jour compté à partir du 1er jour de son flux menstruel). Naturellement ils doivent aussi apporter, en plus en parallèle, la preuve de leur "mariage civil", pour satisfaire à la loi républicaine ! En général tous les juifs passent par la mairie d'abord il n'y a pas de problème ! Ils sont monogames (la Takana de Rabbi Guershom interdit la polygamie) mais le divorce religieux est permis chez eux. Ils peuvent se marier civilement et ensuite, quelques mois après, célébrer le mariage religieux (ils ne se marient jamais religieusement un samedi car c'est chabbat !) mais toute cohabitation est interdite avant le mariage religieux !
Le Talmud dit que "la femme est acquise par trois moyens : par un contrat, par l'acte conjugal, par de l'argent".
Le contrat = acte de mariage (avec mention des conditions économiques + certificat de mariage civil), acte conjugal = tout homme qui cohabite 30 jours consécutifs avec une femme elle devient son épouse (même sans contrat !), par de l'argent = si un homme donne une pièce de monnaie en métal précieux) à une femme ( à cause des exigences du commerce et éviter les abus - il y a des femmes qui vendent de la marchandise et des hommes qui achètent leurs marchandises - , la bague : l'alliance a été instituée).

Par contre, il y a des musulmans qui se marient uniquement à la mosquée religieusement mais restent célibataires pour bénéficier des régimes sociaux (et comme ils peuvent épouser d'après leur religion plusieurs femmes c'est tout bénéfice pour eux !)
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Message  Carolus.Magnus.Imperator. le Sam 06 Mar 2010, 12:30 pm

Benoît a écrit:Deux catholique qui accomplissent cet
acte devant le maire de ce que vous savez, font-ils une chose bonne, une chose
mauvaise ou une chose indifférente ?

Je répondrais par une autre question :


Can. 1258

§ 1 Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholiques.

§ 2 La présence passive ou simplement matérielle aux cérémonies d’un culte hétérodoxe peut être tolérée pour un motif d’honneur à rendre ou d’obligation de politesse. Ce motif doit être sérieux et, en cas de doute, soumis à l’appréciation de l’Ordinaire. Il est ainsi permis de prendre part aux funérailles et au mariage des non-catholiques, ainsi qu’aux solennités analogues, mais pourvu que tout danger de perversion et de scandale soit écarté.

Un catholique qui assiste passivement ou simplement matériellement aux cérémonies d'un culte hétérodoxe pour un motif d’honneur à rendre ou d’obligation de politesse fait-il une chose bonne, une chose mauvaise ou une chose indifférente ?

Carolus.Magnus.Imperator.

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Message  Benoît le Sam 06 Mar 2010, 1:21 pm

Celui qui se « marie civilement » est-il passif ? Non il est actif.

Celui qui se « marie civilement » assiste-il seulement matériellement ? Nullement, c’est un engagement morale qu’on lui demande.

Celui qui se « marie civilement » aujourd’hui en pleine connaissance de cause fait une chose mauvaise, parce qu'il rend à César ce qui est à Dieu.

Benoît

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