Comment les modernos évince la Très Sainte Vierge Marie

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Comment les modernos évince la Très Sainte Vierge Marie

Message  gabrielle le Lun 04 Jan 2010, 10:45 am

Pascale Watine, théologienne catholique
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1 Un peu d’histoire

Marie n’a été pour rien dans la rupture des Églises au XVIème siècle. Marie n’a pas été la cause de la séparation, mais elle en est devenue la victime. Il faut savoir que la doctrine mariale des temps de la Réforme était très proche de celle des catholiques. Luther a d’ailleurs écrit un très beau commentaire sur le Magnificat. Des écrits réformés témoignent également d’une grande vénération à Marie, il suffit de lire le traité intitulé: « De l’honneur qui doit être rendue à la sainte Vierge Marie », publié en 1633, pour en être convaincu. Donc la Réforme protestante au XVIe siècle n’a pas d’abord été hostile à Marie. Elle a surtout été hostile aux indulgences et aux abus du clergé, d’où au départ, son désir de réformer l’Église

2 Un peu d’histoire

C’est seulement à partir du XVIIIe siècle que les protestants se sont raidis vis-à-vis de Marie, suite à des développements de la mariologie. Il y a eu tellement d’abus, d’excès de dévotions mariales chez les catholiques que les protestants avaient beaucoup de mal à nous entendre parler de Marie. Nous pouvons dire que nous, catholiques, nous avons une part de responsabilité dans ce rejet, parfois épidermique, que l’on peut rencontrer chez nos frères d’autres Églises.

3 Un peu d’histoire

Depuis le Moyen-Âge, certaines pratiques étaient devenues déviantes et finalement faisaient tort à l’image de Marie. Pour donner un exemple, certains parlaient de Marie comme de la quatrième personne de la Trinité. On faisait de Marie un intermédiaire entre Dieu et les hommes, et le Christ était en quelque sorte relégué, oublié. Les protestants ont eu raison de réagir. Il fallait sortir de cette impasse où la mariologie était parfois devenue de la mariolâtrie

4

Entre membres d’une même confession, il peut y avoir des sensibilités mariales très diverses. Soit on a tendance à situer Marie très haut, et on la contemple surtout comme la Reine du ciel, soit on la regarde plutôt vers le bas, vers la terre, et on la voit davantage comme l’humble servante du Seigneur. Par rapport à ces tendances que l’on qualifie dans l’Église catholique de maximalisante d’un côté et de minimisante de l’autre, il est intéressant d’interroger les Écritures, non pas pour faire une étude exégétique des textes sur Marie, mais pour regarder ce que Marie nous dit d’elle-même. Que dit Marie à l’ange lors de l’annonciation : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole ». Je suis la servante du Seigneur. Le mot grec, c’est le mot doulos qui signifie l’esclave. Marie se situe donc très bas. Mais par ailleurs d’aucun personnage biblique il avait été dit auparavant : « Désormais toutes les générations me diront bienheureuse » (Lc 1, 48). Marie ici se situe très haut. Alors peuvent naître des tensions, des oppositions, voire des allergies au sein d’une même tradition.

5 Qu’est-ce qui nous unit ?

Tous, catholiques, protestants, orthodoxes, anglicans, nous vénérons Marie, tous nous l’honorons comme la mère du Seigneur, la mère du sauveur. Les orthodoxes ont par exemple une très grande vénération à la Vierge.

6 Qu’est-ce qui nous unit ?

Pour tous, elle est le modèle de toute existence chrétienne, tout particulièrement dans le domaine de l’obéissance filiale et de la foi, l’espérance et la charité. Marie nous apparaît comme modèle de tous les croyants, elle qui fut la première en chemin, étant devenue elle-même disciple du Christ.

7 Qu’est-ce qui nous unit ?

Marie se situe donc toute entière du côté des hommes. C’est ce que toutes les confessions chrétiennes affirment. Marie est une créature humaine, une femme de l’humanité. Elle n’est donc pas une divinité. Toute mariolatrie est donc à exclure. Marie avait la foi de son peuple, elle vivait l’attente et l’espérance messianiques. Marie se situe donc du côté de l’humanité, et comme chacun d’entre nous, Marie a besoin d’être rachetée, sauvée.

8 Qu’est-ce qui nous unit ?

Nous confessons ensemble la virginité et la maternité divine de Marie. Dans le second article du symbole des apôtres, nous disons : « nous croyons en Jésus-Christ, qui a été conçu du Saint-Esprit et qui est né de la Vierge Marie ». Dans celui de Nicée-Constantinople (381), nous disons : « par le Saint-Esprit, il a pris chair de la Vierge Marie et il s’est fait homme ». Ce credo est commun à toutes les Églises puisque toutes les Églises chrétiennes reçoivent les conciles de l’Église des premiers siècles.

9 Qu’est-ce qui nous unit ?

Nous confessons ensemble la virginité et la maternité divine de Marie. Dans le second article du symbole des apôtres, nous disons : « nous croyons en Jésus-Christ, qui a été conçu du Saint-Esprit et qui est né de la Vierge Marie ». Dans celui de Nicée-Constantinople (381), nous disons : « par le Saint-Esprit, il a pris chair de la Vierge Marie et il s’est fait homme ». Ce credo est commun à toutes les Églises puisque toutes les Églises chrétiennes reçoivent les conciles de l’Église des premiers siècles.

10 Quelles sont les questions qui fâchent et font difficulté ?

Tout d’abord, l’invocation de Marie. Nos frères protestants, qui refusent ainsi toute intercession de Marie et des saints nous rappelle ainsi que Marie nous montre son fils, elle le présente au monde parce qu’il est le chemin, la vérité et la vie. C’est vers lui que doit se fixer notre regard.

11 Quelles sont les questions qui fâchent et font difficulté ?

Le deuxième point concerne la coopération de Marie au salut. Nous, catholiques, nous affirmons que Marie a coopéré au salut. Les Églises issues de la Réforme n’aiment pas beaucoup ce mot de coopération, par crainte que l’on donne à Marie une place presque aussi importante que celle de Jésus dans le salut. Et c’est justement cela qui fait vraiment problème, c’est quand nous parlons de Marie comme co-rédemptrice. Et ils ont raison de se fâcher. Or l’Église catholique, le 31 octobre 1999, a clairement affirmé avec les luthériens : « Seul Jésus-Christ nous sauve ». Ce qui ne contredit en rien que Marie ait coopéré au salut comme instrument de Dieu.

12 Quelles sont les questions qui fâchent et font difficulté ?

Un autre terme qui fâche, c’est le terme « médiatrice » appliqué à Marie. Nous savons bien qu’il n’y a qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes. Les protestants ont raison de nous rappeler ce dogme de l’unique médiation du Christ qui est aussi le nôtre.

13 Quelles sont les questions qui fâchent et font difficulté ?

Viennent ensuite les deux dogmes mariaux : le dogme de l’Immaculée conception, promulgué en 1854 par Pie IX et celui de l’Assomption en 1950 par Pie XII. Insuffisamment fondés sur les Écritures, et de ce fait, ils apparaissent inacceptables. Nous catholiques, que disons-nous ? Soit nous soulignons que le corps de Jésus n’aurait pu naître d’une chair marquée par le péché, soit nous comprenons l’immaculée Conception comme la marque d’une sainteté qui est accordée à Marie de façon toute gratuite, faisant d’elle une femme comblée de grâce (Lc 12, 28). Quant au dogme de l’Assomption, Marie élevée en corps et en âme à la gloire céleste, il est à comprendre comme le parfait exemple de cette réalité de la résurrection déjà à l’œuvre. Ces deux dogmes nous les considérons comme des privilèges de la mère de Dieu (theotokos) qui a bénéficié, par anticipation, de la grâce rédemptrice du Christ et de la grâce prévenante de Dieu. Dieu donne à Marie dès sa conception la grâce qui sera donnée à l’humanité par la Croix et la Résurrection de son Fils (à considérer non comme des additions au donné révélé, mais comme un déploiement, un approfondissement du donné révélé).

14 Le Concile de Vatican II, qu’apporte-t-il?

Les Pères étaient partagés sur la question. Finalement, c’est la discrétion vis-à-vis de Marie qui l’emporta. Le véritable enjeu pour les Pères conciliaires, c’était l’équilibre de la foi. Pour le concile qui se voulait essentiellement pastoral, le besoin d’un rééquilibre dans ce domaine était devenu nécessaire car, pour beaucoup de catholiques, Marie était mise sur le même pied que le Christ, parfois elle semblait même compter davantage que son Fils. Avec ce rééquilibrage Marie n’était donc pas située au-dessus de l’Église, mais au sein du peuple de Dieu, à l’intérieur de l’Église. Au Concile la tendance « minimalisante » l’emporta donc, de justesse, sur la tendance « maximalisante ».

15 Le Concile de Vatican II, qu’apporte-t-il?

Pour les Pères, le respect le plus fondamental et l’hommage le plus grand qui pouvait être rendu à Marie, c’était de nuancer certaines affirmations concernant Marie et de les resituer face au mystère du Christ. C’était pour eux le plus grand honneur que l’on pouvait lui faire, c’était aussi la resituer à sa juste place. L’expression de «médiatrice » apparaîtra quand même une fois, à la suite d’une succession de titres qui indiquent que cette médiation est à comprendre dans le sens d’une intercession. Le rôle de Marie dans l’incarnation et la rédemption est présenté comme celui d’une « associée généreuse » et d’une humble servante du Seigneur » (LG 61) à qui la grâce de Dieu a permis de « coopérer » au salut. Le concile reprend cette citation de St Irénée : « par son obéissance, Marie est devenue, pour elle-même et pour le monde, cause du salut » (LG 56). Le concile réclame que le culte à la Vierge Marie soit avant tout centré sur le Christ et qu’il rende gloire à Dieu.

16 Le Concile de Vatican II, qu’apporte-t-il?

Depuis le Concile on est passé d’une théologie de Marie-reine à une théologie de Marie-servante.Mais on voit réapparaître dans certains milieux des orientations mariales d’avant Vatican II.

17 Quarante ans après le concile : Où en est-on aujourd’hui entre Églises dans nos compréhensions de Marie ?

Position du Groupe des Dombes (non officiel) ; Côté protestant, il demande quel’adhésion à ces deux dogmes ne soient pas une condition préalable à l’entrée dans la pleine communion ecclésiale des deux Églises. Quant aux catholiques, ils demanderaient alors aux protestants de respecter le contenu de ces deux dogmes et de ne pas les juger comme contraire à l’évangile et à la foi. Le groupe des Dombes considère que ce qui est dogme de foi pour les uns peut être considéré par les autres comme theologoumenon, c.à.d. comme une opinion théologique légitime, et donc non séparatrice d’Église.

18 Quarante ans après le concile : Où en est-on aujourd’hui entre Églises dans nos compréhensions de Marie ?

Marie qui n’a jamais cherché à attirer l’attention sur elle, qui s’est toujours effacée devant son Fils. Car c’est le sauveur que Marie veut nous montrer, c’est le Seigneur qu’elle nous invite à contempler et à suivre. C’est là sa mission essentielle. Le nouveau centre œcuménique marial à Nazareth n’a pas d’autre vocation.
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Re: Comment les modernos évince la Très Sainte Vierge Marie

Message  ROBERT. le Lun 04 Jan 2010, 5:53 pm

.

Qu'ils prennent bien garde ces modernos, qu'en évinçant la Très Sainte Vierge Marie, Dieu leur réponde: "Mais je ne vous connais pas." ou "Jetez-le dans les ténèbres extérieures, là où il y a des pleurs et des grincements de dents."
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Re: Comment les modernos évince la Très Sainte Vierge Marie

Message  Via Crucis le Lun 04 Jan 2010, 5:57 pm

J'ai survolé le texte complet en diagonale mais d'ores et déjà je peux dire :

Bénie soit la Sainte Vierge Marie TOUJOURS VIERGE et BIENHEUREUSE Reine du Ciel et Reine des Anges et Reine de tous les serviteurs et servantes du Seigneur, et Sainte Mère de Dieu ! Que le Bon Dieu augmente chaque jour sa gloire dans le Ciel, qu'Il la pare de tous les titres qu'il lui plaira de lui donner et de toute sa splendeur divine !

Les protestants n'ont rien compris aux dévotions catholiques relatives à la Très Sainte Mère de Dieu !

Ils n'ont pas compris qu'Il a choisi Marie pour venir sur terre s'incarner et nous sauver et qu'Il veut que nous allions au Ciel par Marie !!

"Tu honoreras ton père et ta mère" et c'est ce que Jésus a fait sur terre et continue à faire au Ciel ! Il remercie Marie pour son obéissance totale en lui donnant une place de choix dans le Ciel et en lui accordant les grâces qu'Elle lui demande pour nous, et c'est ce que les protestants ne comprennent pas !

Notre Seigneur Jésus-Christ est venu expier à notre place sur la Croix pour nous délivrer de la mort et nous sauver du feu de l'enfer ! "Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé".

Marie nous EDUQUE aux vertus nécessaires pour obtenir ce "droit d'entrer" au Ciel, nous évitant le séjour au purgatoire ou bien le raccourcissant par ses prières ! Et c'est ce que les protestants ne comprennent pas ! Jésus nous justifie devant Dieu et Marie nous ouvre la porte du Ciel en intercédant pour nous !
"La foi sans les oeuvres est vaine" ! Marie a eu la foi et les oeuvres dès sa petite enfance ! Et cela les protestants ne le comprennent pas ! Ils ne comprennent pas que nous devons demander les vertus à Marie car c'est la mère qui habille ses enfants et les vertus sont les vêtements indispensable à l'âme pour qu'elle soit trouvée digne des promesses de Jésus-Christ ! On ne va pas au banquet des noces de l'Agneau sans être revêtu de l'habit de noces ! Ils ne comprennent pas que Jésus puisse faire plaisir à Marie au Ciel en répondant à ses demandes !

Ave Maria.....
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Re: Comment les modernos évince la Très Sainte Vierge Marie

Message  gabrielle le Lun 04 Jan 2010, 5:58 pm

Ils sont des virtuoses du double-jeu.

Ils se servent des vertus de la Vierge Marie pour la mettre de côté.

Ex: son humilité, et hop! elle est tellement humble qu'elle ne demande qu'à être effacé de la dévotion des fidèles
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Re: Comment les modernos évince la Très Sainte Vierge Marie

Message  gabrielle le Jeu 07 Jan 2010, 7:56 am

Qui n'aime pas la Mère ne peut aimer le Fils.
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Re: Comment les modernos évince la Très Sainte Vierge Marie

Message  Roger Boivin le Jeu 02 Aoû 2018, 6:37 pm


Le signe le plus infaillible et le plus indubitable pour distinguer un hérétique, un homme de mauvaise doctrine, un réprouvé, d'avec un prédestiné, c'est que l'hérétique et le réprouvé n'ont que du mépris ou de l'indifférence pour la très sainte Vierge, tâchant, par leurs paroles et exemples, d'en diminuer le culte et l'amour, ouvertement ou en cachette, quelquefois sous de faux prétextes, Hélas ! Dieu le Père n'a point dit à Marie de faire sa demeure en eux, parce qu'ils sont des Esaüs.


TRAITÉ DE LA VRAIE DÉVOTION À LA SAINTE VIERGE - S. Louis Marie Grignion de Montfort - Page 18 de cette édition : https://archive.org/stream/cihm_06362#page/n43/mode/2up

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Re: Comment les modernos évince la Très Sainte Vierge Marie

Message  ROBERT. le Ven 03 Aoû 2018, 11:18 am

gabrielle a écrit:Qui n'aime pas la Mère ne peut aimer le Fils.

Très vrai, en effet.  Cela va sans dire.
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Re: Comment les modernos évince la Très Sainte Vierge Marie

Message  Roger Boivin le Sam 04 Aoû 2018, 8:48 am


Le démon, comme un faux monayeur et un trompeur fin et expérimenté, a déjà abusé et damné tant d'âmes par une fausse dévotion, même à la très sainte Vierge, qu'il se sert tous les jours de son expérience diabolique pour en damner beaucoup d'autres, en les endormant dans le péché, sous prétexte de quelques prières mal dites et de quelques pratiques extérieures qu'il leur inspire. Comme un faux monnayeur ne contrefait ordinairement que l'or et l'argent et fort rarement les autres métaux, parce qu'ils n'en valent pas la peine, ainsi l'esprit malin ne contrefait pas autant les autres dévotions que celles de Jésus et de Marie, la dévotion à la sainte Communion et à la sainte Vierge, parce qu'elles sont, parmi les autres dévotions, ce que sont l'or et l'argent parmi les métaux.




TRAITÉ DE LA VRAIE DÉVOTION À LA SAINTE VIERGE - Saint Louis Marie Grignion de Montfort - Page 63 de cette édition : https://archive.org/stream/cihm_06362#page/n89/mode/2up


C'est ce que l'on a fait avec le Saint Sacrifice de la Messe en le trafiquant, ainsi que les sacrements qui en sont les canaux ; et le Saint Rosaire en y ajoutant cinq mystères pour en donner le change. Et pour en arriver à un tel exploit diabolique, il fallait prendre le seul moyen pour arriver à cette fin : l'usurpation de l'autorité, l'imposture par un anti-pape, et une succession d'antipapes pour l'y maintenir et achever l'hécatombe.

« Car un temps viendra où on ne supportera plus la saine doctrine, mais où, suivant ses propres convoitises, on se donnera en foule des maîtres pour satisfaire ses oreilles : On détournera son oreille de la vérité et on la tournera vers des fables. » (2e Épitre de S. Paul à Thimotée, IV, 3.)

« Et de nombreux faux prophètes surgiront, et séduiront beaucoup de monde. Et parce que l'iniquité abondera, la charité d'un grand nombre se refroidira. » (S. Matthieu, XXIV, 11-12.)

« Mais, lorsque le Fils de l'homme viendra, pensez-vous qu'il trouvera la foi sur la terre ? » (S. Luc, XVIII, 8.)


Dernière édition par Roger Boivin le Sam 04 Aoû 2018, 11:41 am, édité 1 fois
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Re: Comment les modernos évince la Très Sainte Vierge Marie

Message  Javier le Sam 04 Aoû 2018, 11:39 am

Roger Boivin a écrit:

C'est ce que l'on a fait avec le Saint Sacrifice de la Messe en le trafiquant, ainsi que les sacrements qui en sont les canaux ; et le Saint Rosaire en y ajoutant cinq mystères pour en donner le change. Et pour en arriver à un tel exploit diabolique, il fallait prendre le seul moyen pour arriver à cette fin : l'usurpation de l'autorité, l'imposture par un anti-pape, et une succession d'antipapes pour l'y maintenir et achever l'hécatombe.

« Et de nombreux faux prophètes surgiront, et séduiront beaucoup de monde. Et parce que l'iniquité abondera, la charité d'un grand nombre se refroidira. » (S. Matthieu, XXIV, 11-12.)

« Mais, lorsque le Fils de l'homme viendra, pensez-vous qu'il trouvera la foi sur la terre ? » (S. Luc, XVIII, 8.)

Totalmente de acuerdo, mon cher Roger.

¡Que Dios Todopoderoso tenga misericordia de nosotros!

¡Que María Santísima sea nuestra abogada y nuestro refugio seguro en esta hora de oscuridad!
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Re: Comment les modernos évince la Très Sainte Vierge Marie

Message  ROBERT. le Sam 04 Aoû 2018, 11:57 am

.
Depuis le jardin d'Eden, l'antique serpent, le Diable, Satan... etc... car  son nom est LÉGION, s'y prend toujours de la

même manière: demi-vérité, quand ce n'est pas carrément un mensonge éhonté... qu'il nous passe pour la vérité !

Tout cela dans le but d'abattre Notre Seigneur Jésus Christ, Celui qui l'a déjà vaincu sur la Croix:

Lucifer, tout bouffi d’orgueil qu'il est, est trop vaniteux pour s'en apercevoir !  
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Re: Comment les modernos évince la Très Sainte Vierge Marie

Message  Roger Boivin le Sam 04 Aoû 2018, 12:59 pm


Quand viendra la séduction universelle, avec de grands prodiges et des choses extraordinaires, jusqu'à séduire, s'il se pouvait, les élus eux-mêmes (Saint Math. XXIV, 24),


C'est l'amour de la vérité qui sauvera le petit nombre des élus (IL Thess. II. le), alors que périra la multitude de ceux qui " n'auront pas ouvert leur cœur à l'amour, de la vérité pour être sauvés ". (Ibid).



LE PRIX DE LA VÉRITÉ : http://messe.forumactif.org/t1467-le-prix-de-la-verite
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Re: Comment les modernos évince la Très Sainte Vierge Marie

Message  Roger Boivin le Sam 04 Aoû 2018, 1:11 pm

gabrielle a écrit:Ils sont des virtuoses du double-jeu.

Ils se servent des vertus de la Vierge Marie pour la mettre de côté.

Ex: son humilité, et hop! elle est tellement humble qu'elle ne demande qu'à être effacé de la dévotion des fidèles

C'est de l'hypocrisie !


Saint Bernard, dit des quatre persécutions dont l'Église a été affligée, (…)

- La première a été celle des tyrans qui, par la cruauté des supplices, ont voulu arrêter l'établissement de la foi ;

- la seconde, celle des hérésiarques qui, par la nouveauté de leurs dogmes, ont corrompu la pureté de la doctrine ;

- la troisième, celle des catholiques libertins qui, par leurs relâchements, ont perverti la discipline des mœurs ;

- mais la dernière et la plus pernicieuse est celle des hypocrites, qui, pour s'insinuer et pour se faire croire, contrefont la piété, et la plus parfaite piété.


Sermon pour le 7è Dimanche après la Pentecôte - L'hypocrisie - Bourdaloue : http://messe.forumactif.org/t6551-dimanches-apres-la-pentecote#118701

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Re: Comment les modernos évince la Très Sainte Vierge Marie

Message  Roger Boivin le Sam 04 Aoû 2018, 4:14 pm

gabrielle a écrit:
Spoiler:
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Pascale Watine, théologienne catholique
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1 Un peu d’histoire

Marie n’a été pour rien dans la rupture des Églises au XVIème siècle. Marie n’a pas été la cause de la séparation, mais elle en est devenue la victime. Il faut savoir que la doctrine mariale des temps de la Réforme était très proche de celle des catholiques. Luther a d’ailleurs écrit un très beau commentaire sur le Magnificat. Des écrits réformés témoignent également d’une grande vénération à Marie, il suffit de lire le traité intitulé: « De l’honneur qui doit être rendue à la sainte Vierge Marie », publié en 1633, pour en être convaincu. Donc la Réforme protestante au XVIe siècle n’a pas d’abord été hostile à Marie. Elle a surtout été hostile aux indulgences et aux abus du clergé, d’où au départ, son désir de réformer l’Église[/td]
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2 Un peu d’histoire

C’est seulement à partir du XVIIIe siècle que les protestants se sont raidis vis-à-vis de Marie, suite à des développements de la mariologie. Il y a eu tellement d’abus, d’excès de dévotions mariales chez les catholiques que les protestants avaient beaucoup de mal à nous entendre parler de Marie. Nous pouvons dire que nous, catholiques, nous avons une part de responsabilité dans ce rejet, parfois épidermique, que l’on peut rencontrer chez nos frères d’autres Églises.[/td]
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3 Un peu d’histoire

Depuis le Moyen-Âge, certaines pratiques étaient devenues déviantes et finalement faisaient tort à l’image de Marie. Pour donner un exemple, certains parlaient de Marie comme de la quatrième personne de la Trinité. On faisait de Marie un intermédiaire entre Dieu et les hommes, et le Christ était en quelque sorte relégué, oublié. Les protestants ont eu raison de réagir. Il fallait sortir de cette impasse où la mariologie était parfois devenue de la mariolâtrie[/td]
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Entre membres d’une même confession, il peut y avoir des sensibilités mariales très diverses. Soit on a tendance à situer Marie très haut, et on la contemple surtout comme la Reine du ciel, soit on la regarde plutôt vers le bas, vers la terre, et on la voit davantage comme l’humble servante du Seigneur. Par rapport à ces tendances que l’on qualifie dans l’Église catholique de maximalisante d’un côté et de minimisante de l’autre, il est intéressant d’interroger les Écritures, non pas pour faire une étude exégétique des textes sur Marie, mais pour regarder ce que Marie nous dit d’elle-même. Que dit Marie à l’ange lors de l’annonciation : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole ». Je suis la servante du Seigneur. Le mot grec, c’est le mot doulos qui signifie l’esclave. Marie se situe donc très bas. Mais par ailleurs d’aucun personnage biblique il avait été dit auparavant : « Désormais toutes les générations me diront bienheureuse » (Lc 1, 48). Marie ici se situe très haut. Alors peuvent naître des tensions, des oppositions, voire des allergies au sein d’une même tradition.[/td]
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5 Qu’est-ce qui nous unit ?

Tous, catholiques, protestants, orthodoxes, anglicans, nous vénérons Marie, tous nous l’honorons comme la mère du Seigneur, la mère du sauveur. Les orthodoxes ont par exemple une très grande vénération à la Vierge.[/td]
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6 Qu’est-ce qui nous unit ?

Pour tous, elle est le modèle de toute existence chrétienne, tout particulièrement dans le domaine de l’obéissance filiale et de la foi, l’espérance et la charité. Marie nous apparaît comme modèle de tous les croyants, elle qui fut la première en chemin, étant devenue elle-même disciple du Christ.[/td]
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7 Qu’est-ce qui nous unit ?

Marie se situe donc toute entière du côté des hommes. C’est ce que toutes les confessions chrétiennes affirment. Marie est une créature humaine, une femme de l’humanité. Elle n’est donc pas une divinité. Toute mariolatrie est donc à exclure. Marie avait la foi de son peuple, elle vivait l’attente et l’espérance messianiques. Marie se situe donc du côté de l’humanité, et comme chacun d’entre nous, Marie a besoin d’être rachetée, sauvée.[/td]
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8 Qu’est-ce qui nous unit ?

Nous confessons ensemble la virginité et la maternité divine de Marie. Dans le second article du symbole des apôtres, nous disons : « nous croyons en Jésus-Christ, qui a été conçu du Saint-Esprit et qui est né de la Vierge Marie ». Dans celui de Nicée-Constantinople (381), nous disons : « par le Saint-Esprit, il a pris chair de la Vierge Marie et il s’est fait homme ». Ce credo est commun à toutes les Églises puisque toutes les Églises chrétiennes reçoivent les conciles de l’Église des premiers siècles.[/td]
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9 Qu’est-ce qui nous unit ?

Nous confessons ensemble la virginité et la maternité divine de Marie. Dans le second article du symbole des apôtres, nous disons : « nous croyons en Jésus-Christ, qui a été conçu du Saint-Esprit et qui est né de la Vierge Marie ». Dans celui de Nicée-Constantinople (381), nous disons : « par le Saint-Esprit, il a pris chair de la Vierge Marie et il s’est fait homme ». Ce credo est commun à toutes les Églises puisque toutes les Églises chrétiennes reçoivent les conciles de l’Église des premiers siècles.[/td]
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10 Quelles sont les questions qui fâchent et font difficulté ?

Tout d’abord, l’invocation de Marie. Nos frères protestants, qui refusent ainsi toute intercession de Marie et des saints nous rappelle ainsi que Marie nous montre son fils, elle le présente au monde parce qu’il est le chemin, la vérité et la vie. C’est vers lui que doit se fixer notre regard.[/td]
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11 Quelles sont les questions qui fâchent et font difficulté ?

Le deuxième point concerne la coopération de Marie au salut. Nous, catholiques, nous affirmons que Marie a coopéré au salut. Les Églises issues de la Réforme n’aiment pas beaucoup ce mot de coopération, par crainte que l’on donne à Marie une place presque aussi importante que celle de Jésus dans le salut. Et c’est justement cela qui fait vraiment problème, c’est quand nous parlons de Marie comme co-rédemptrice. Et ils ont raison de se fâcher. Or l’Église catholique, le 31 octobre 1999, a clairement affirmé avec les luthériens : « Seul Jésus-Christ nous sauve ». Ce qui ne contredit en rien que Marie ait coopéré au salut comme instrument de Dieu.[/td]
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12 Quelles sont les questions qui fâchent et font difficulté ?

Un autre terme qui fâche, c’est le terme « médiatrice » appliqué à Marie. Nous savons bien qu’il n’y a qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes. Les protestants ont raison de nous rappeler ce dogme de l’unique médiation du Christ qui est aussi le nôtre.[/td]
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13 Quelles sont les questions qui fâchent et font difficulté ?

Viennent ensuite les deux dogmes mariaux : le dogme de l’Immaculée conception, promulgué en 1854 par Pie IX et celui de l’Assomption en 1950 par Pie XII. Insuffisamment fondés sur les Écritures, et de ce fait, ils apparaissent inacceptables. Nous catholiques, que disons-nous ? Soit nous soulignons que le corps de Jésus n’aurait pu naître d’une chair marquée par le péché, soit nous comprenons l’immaculée Conception comme la marque d’une sainteté qui est accordée à Marie de façon toute gratuite, faisant d’elle une femme comblée de grâce (Lc 12, 28). Quant au dogme de l’Assomption, Marie élevée en corps et en âme à la gloire céleste, il est à comprendre comme le parfait exemple de cette réalité de la résurrection déjà à l’œuvre. Ces deux dogmes nous les considérons comme des privilèges de la mère de Dieu (theotokos) qui a bénéficié, par anticipation, de la grâce rédemptrice du Christ et de la grâce prévenante de Dieu. Dieu donne à Marie dès sa conception la grâce qui sera donnée à l’humanité par la Croix et la Résurrection de son Fils (à considérer non comme des additions au donné révélé, mais comme un déploiement, un approfondissement du donné révélé).

14 Le Concile de Vatican II, qu’apporte-t-il?

Les Pères étaient partagés sur la question. Finalement, c’est la discrétion vis-à-vis de Marie qui l’emporta. Le véritable enjeu pour les Pères conciliaires, c’était l’équilibre de la foi. Pour le concile qui se voulait essentiellement pastoral, le besoin d’un rééquilibre dans ce domaine était devenu nécessaire car, pour beaucoup de catholiques, Marie était mise sur le même pied que le Christ, parfois elle semblait même compter davantage que son Fils. Avec ce rééquilibrage Marie n’était donc pas située au-dessus de l’Église, mais au sein du peuple de Dieu, à l’intérieur de l’Église. Au Concile la tendance « minimalisante » l’emporta donc, de justesse, sur la tendance « maximalisante ».

15 Le Concile de Vatican II, qu’apporte-t-il?

Pour les Pères, le respect le plus fondamental et l’hommage le plus grand qui pouvait être rendu à Marie, c’était de nuancer certaines affirmations concernant Marie et de les resituer face au mystère du Christ. C’était pour eux le plus grand honneur que l’on pouvait lui faire, c’était aussi la resituer à sa juste place. L’expression de «médiatrice » apparaîtra quand même une fois, à la suite d’une succession de titres qui indiquent que cette médiation est à comprendre dans le sens d’une intercession. Le rôle de Marie dans l’incarnation et la rédemption est présenté comme celui d’une « associée généreuse » et d’une humble servante du Seigneur » (LG 61) à qui la grâce de Dieu a permis de « coopérer » au salut. Le concile reprend cette citation de St Irénée : « par son obéissance, Marie est devenue, pour elle-même et pour le monde, cause du salut » (LG 56). Le concile réclame que le culte à la Vierge Marie soit avant tout centré sur le Christ et qu’il rende gloire à Dieu.

16 Le Concile de Vatican II, qu’apporte-t-il?

Depuis le Concile on est passé d’une théologie de Marie-reine à une théologie de Marie-servante.Mais on voit réapparaître dans certains milieux des orientations mariales d’avant Vatican II.

17 Quarante ans après le concile : Où en est-on aujourd’hui entre Églises dans nos compréhensions de Marie ?

Position du Groupe des Dombes (non officiel) ; Côté protestant, il demande quel’adhésion à ces deux dogmes ne soient pas une condition préalable à l’entrée dans la pleine communion ecclésiale des deux Églises. Quant aux catholiques, ils demanderaient alors aux protestants de respecter le contenu de ces deux dogmes et de ne pas les juger comme contraire à l’évangile et à la foi. Le groupe des Dombes considère que ce qui est dogme de foi pour les uns peut être considéré par les autres comme theologoumenon, c.à.d. comme une opinion théologique légitime, et donc non séparatrice d’Église.

18 Quarante ans après le concile : Où en est-on aujourd’hui entre Églises dans nos compréhensions de Marie ?

Marie qui n’a jamais cherché à attirer l’attention sur elle, qui s’est toujours effacée devant son Fils. Car c’est le sauveur que Marie veut nous montrer, c’est le Seigneur qu’elle nous invite à contempler et à suivre. C’est là sa mission essentielle. Le nouveau centre œcuménique marial à Nazareth n’a pas d’autre vocation.
Pascale Watine, théologienne catholique

Au tout début, dans le spoiller, on y dit : cliquez ici pour consulter le texte complet.

Ce que j'ai fait ; et la fin de ce texte complet, on y voit :

Pascale WATINE,
théologienne,
membre de la communauté du Chemin Neuf


De cette communauté du Chemin neuf, wiki y dit :

« La Communauté du Chemin Neuf est une communauté catholique à vocation œcuménique. Née d'un groupe de prière charismatique en 1973, [..] Son principal fondateur est le père jésuite Laurent Fabre. » [..]

« Contexte,
Le pentecôtisme, [..] ( voir ci pour Pentecôtisme : « Le pentecôtisme, appelé aussi mouvement de Pentecôte, est un courant chrétien évangélique issu d'un réveil démarré par les pasteurs américains Charles Fox Parham et William Joseph Seymour aux États-Unis en 1906, [..] https://fr.wikipedia.org/wiki/Pentec%C3%B4tisme )

« Les débuts.
En 1971, le jésuite Laurent Fabre4, alors séminariste, rencontre au Scolasticat Jésuite situé à l’époque sur la colline de Fourvière à Lyon un étudiant jésuite américain, Mike Cawdrey, qui connaît le Renouveau charismatique américain. Celui-ci le convainc, ainsi que Bertrand Lepesant (plus tard fondateur de la Communauté du Puits de Jacob), de prendre deux jours de prière pour demander l'Esprit-Saint au Touvet. Deux jeunes protestants américains, arrivant de Taizé et partant en pèlerinage à Jérusalem, sont également invités. Lors de ce weekend, les deux Français reçoivent le Baptême dans le Saint-Esprit. À la suite de cette expérience, ils fondent un groupe de prière charismatique situé montée du Chemin-Neuf. » [..]

https://fr.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9_du_Chemin_Neuf

Et pour Laurent Fabre, on répète :

Laurent Fabre, né le 9 août 1940, est un prêtre catholique. Entré dans la Compagnie de Jésus en 1961, il y suit des études avant de rencontrer le Renouveau charismatique. Ayant fait en 1971 l'expérience du baptême du Saint-Esprit, il est le principal fondateur de la Communauté du Chemin Neuf, créée en 1973. [..]

https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Fabre_(pr%C3%AAtre)#cite_ref-L%E2%80%99%C3%89glise_catholique_en_France_sous_la_IVe_et_la_Ve_R%C3%A9publique_5-0

Tout ça pour dire qu'en fait, en réalité, la pseudo-théologienne Pascale WATINE, est protestante, puisque les mouvements charismatiques sont issus de la secte protestante des chrétiens évangéliques.

Sur ce sujet, Mouvement charismatique, voici : http://messe.forumactif.org/t5793-pentecotisme-mouvement-charismatique-1975

Et l’œcuménisme : http://messe.forumactif.org/t6914-l-unite-de-l-eglise#135134
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Roger Boivin

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Re: Comment les modernos évince la Très Sainte Vierge Marie

Message  Roger Boivin le Dim 26 Aoû 2018, 7:42 pm


LA VIERGE MARIE DANS LE PLAN DIVIN (extrait):


[..]

Comme Dieu a voulu se communiquer à nous par son Fils Jésus-Christ, ce Fils a voulu se manifester et se donner à nous par sa très-Sainte Mère : celle-ci fait partie de la manifestation de Jésus-Christ, et de ses opérations divines.

C'est ce qui résulte de cette pénétration de tous les mystères du Christ et de Marie que nous avons constamment observée et admirée dans l'Évangile. C'est là proprement la démonstration que nous nous sommes proposée, et qui sort de toutes les pages de ce volume.

Pour la concentrer en un dernier aperçu qui en formule brièvement la vérité et qui la fixe dans les âmes, nous dirons que les grandeurs que nous révérons en Marie ne se composent que des abaissements de Jésus-Christ : de sorte que ce sont ces divins abaissements que nous professons dans le culte de ces grandeurs.

Tous les abaissements du Fils de Dieu sont contenus dans son incarnation, dans son anéantissement de Fils de Marie. Et comme c'est ce divin anéantissement qui produit en Marie la souveraine grandeur de Mère de Dieu (Dieu ne pouvant qu'élever à soi tout ce à quoi il s'abaisse), nous avons raison de dire que les grandeurs de Marie ne sont que les abaissements de Dieu.

Mais ces abaissements sont tout le Christianisme : c'est par eux que l'Inaccessible et l'Invisible, que la nature et le péché nous dérobaient, s'est fait chair et a habité parmi nous, plein de grâce et de vérité : c'est par eux qu'il est venu nous relever jusqu'à son Père, et qu'il s'offre à nos prises comme Sauveur.

Le culte des grandeurs de Marie, qui manifeste ces divins abaissements, et qui les assujettit en quelque sorte à notre portée, est donc par excellence le culte chrétien.

Et comme il n'y a que ce qui est élevé qui s'abaisse, les élévations du Verbe se font sentir dans ses abaissements, et sa divinité n'est pas moins professée que son humanité dans ce culte de Marie, qui est ainsi comme le virginal réflecteur de Jésus-Christ.

Aussi, chose significative, plus on s'éloigne de la foi en la divinité de Jésus-Christ, plus on est antipathique au culte de Marie.

Et cependant, chose étrange, on ne fonde cette opposition au culte de Marie que sur ce qu'il usurpe, dit-on, celui de Jésus-Christ : on nous reproche de mettre la Mère à la place du Fils, comme si l'on était plus jaloux que nous de défendre cette place.

Cette subtilité n'est pas difficile à démêler.

Nous mettons en effet la Mère à la place du Fils : vous avez parfaitement raison : mais à la place du Fils telle que vous la faites vous-même ; à une place de simple honneur, non d'adoration. D'où il suit que nous ne paraissons mettre la Mère à la place du Fils, que parce que vous ne mettez pas vous-même le Fils à sa place : nous ne paraissons mettre la créature à la place du Créateur, que parce que vous mettez le Créateur à la place de la créature.

Philosophes, vous ne voyez en Jésus qu'un grand homme : Protestants, vous voyez en lui le Fils de Dieu, mais non l'Égal le Consubstantiel du Père ; non Dieu, par conséquent. Je conçois dès lors que le culte que vous lui rendez ainsi n'étant qu'un culte d'honneur si grand qu'il soit, vous trouviez que celui que nous rendons à sa Mère usurpe ce culte. Je conçois que vous soyez jaloux de le défendre, comme le poste de votre incrédulité à Jésus-Christ. Mais cessez de vous poser en zélateurs d'un culte que nous n'usurpons que parce que vous le rabaissez, et souffrez que nous le relevions par cela même ; que nous relevions l'adoration du Fils par la vénération de la Mère ; que nous professions le culte de Jésus-Christ Dieu, par le cuite de Marie Mère de Dieu.

Le culte de la Maternité divine de Marie est ainsi par excellence le culte de la Divinité de Jésus-Christ. Il n'épuise pour elle l'honneur et la vénération que parce qu'il réserve pour lui l'adoration ; qu'il la présuppose et qu'il y oblige : il n'élève la Mère que pour exalter le Fils.

Et en exaltant ainsi Jésus-Christ, le culte de Marie superexalte Dieu. Car Dieu est d'autant plus relevé par
nos adorations, que le Christ, Pontife par lequel nous les lui rendons, est Dieu lui-même ; et qu'en se mettant à
à leur tête, il leur donne un prix infini.

Ainsi ce grand culte de Marie, qui abaisse Dieu jusqu'à notre plus humble portée, le relève par delà toutes nos conceptions. Il rehausse tout le système religieux autant qu'il l'incline. Il embrasse tout le plan divin. Il glorifie tout à la fois le Très-Bon et le Très-Haut :

Magnificat Dominum.

___

LA VIERGE MARIE ET LE PLAN DIVIN - Tome II - Extrait de la conclusion, page 554 :

https://archive.org/stream/laviergemarieetl02nico#page/554/mode/2up

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Roger Boivin

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