baptiser l'enfant contre ses parents

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baptiser l'enfant contre ses parents

Message  JCMD67 le Ven 13 Nov 2009, 4:37 pm

cela est-il permis, oui - non?

si oui, dans quel(s) cas?

JCMD67

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  gabrielle le Ven 13 Nov 2009, 4:59 pm

JCMD67 a écrit:cela est-il permis, oui - non?

si oui, dans quel(s) cas?

Il n'est pas permis de baptiser un enfant contre la volonté de ses parents.

Le seul cas que je verrais serait le danger de mort et encore, il faudra je que vérifie

gabrielle

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  ROBERT. le Ven 13 Nov 2009, 5:08 pm

.

Le Bon Dieu, qui n'est pas à court de moyens, pourra toujours lui donner le désir du Baptême ?

ROBERT.

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  JCMD67 le Ven 13 Nov 2009, 5:11 pm

ROBERT. a écrit:.

Le Bon Dieu, qui n'est pas à court de moyens, pourra toujours lui donner le désir du Baptême ?

s'il atteint l'age de raison, c'est possible... mais si avant?

JCMD67

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  gabrielle le Ven 13 Nov 2009, 5:15 pm

Saint Thomas d'Aquin enseigne que les enfants morts sans le baptême vont aux limbes où ils jouissent d'un bonheur naturel.

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  JCMD67 le Ven 13 Nov 2009, 5:17 pm

gabrielle a écrit:
JCMD67 a écrit:cela est-il permis, oui - non?

si oui, dans quel(s) cas?

Il n'est pas permis de baptiser un enfant contre la volonté de ses parents.

Le seul cas que je verrais serait le danger de mort et encore, il faudra je que vérifie

pour le moment j'en arrive aussi à cette opinion.

JCMD67

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  gabrielle le Ven 13 Nov 2009, 5:20 pm

Je chercherai de mon côté... le premier qui trouve gagne une tasse de !

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  Rosalmonte le Ven 13 Nov 2009, 5:36 pm

Pourquoi est-il interdit de baptiser un enfant sans l'aval des parents? N'est-ce pas plus important de sauver une âme que d'aller contre une volonté erronée des parents?

Rosalmonte

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  JCMD67 le Ven 13 Nov 2009, 5:42 pm

Instruction "Postremo mense", 28 février 1747.

Le baptême d'enfants contre la volonté des parents


http://catho.org/9.php?d=bwy#ef0

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  ROBERT. le Ven 13 Nov 2009, 5:54 pm

gabrielle a écrit:
JCMD67 a écrit:cela est-il permis, oui - non?

si oui, dans quel(s) cas?

Il n'est pas permis de baptiser un enfant contre la volonté de ses parents.

Le seul cas que je verrais serait le danger de mort et encore, il faudra je que vérifie

Pour ce qui concerne le seul cas ... il est dit ici :

IIIa, Le Baptême La Confirmation, Appendice II, p. 356, éd. Des Jeunes, Paris 1930 a écrit: (…) l’Église interdit formellement, hormis le cas de mort, de baptiser les enfants à l’encontre de leurs parents. (…)

Je continue la recherche…

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  ROBERT. le Ven 13 Nov 2009, 5:57 pm

Rosalmonte a écrit:Pourquoi est-il interdit de baptiser un enfant sans l'aval des parents? N'est-ce pas plus important de sauver une âme que d'aller contre une volonté erronée des parents?

Je reviendrai avec une réponse à ce sujet...

ROBERT.

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  gabrielle le Sam 14 Nov 2009, 8:36 am

Je crois Rosalmonte que c'est tout simplement que l'Église respecte le droit naturel des parents.

Hormis le danger de mort, où elle dit que l'on peut baptiser.

De plus, prenons la situation où l'on baptise un enfant bouddhiste à l'insu de ses parents, cet enfant sera élevé dans le bouddhiste et ne pourra pas recevoir l'instruction religieuse nécessaire, donc il sera infidèle à son baptême

Nous arriverions devant un non-sens.

Je me souviens d'une affaire qui avait fait beaucoup de bruit, un enfant en danger de mort avait été baptisé mais il est revenu à la santé... ces parents étaient de religion juive, le pape du temps fit enlever l'enfant de la garde des parents pour qu'il soit élever chétiennement.

gabrielle

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  Carolus.Magnus.Imperator. le Sam 14 Nov 2009, 9:23 am

gabrielle a écrit:Je me souviens d'une affaire qui avait fait beaucoup de bruit, un enfant en danger de mort avait été baptisé mais il est revenu à la santé... ces parents étaient de religion juive, le pape du temps fit enlever l'enfant de la garde des parents pour qu'il soit élever chétiennement.

En effet, voilà pourquoi l'Église interdit de baptiser contre la volonté des parents. La loi divine oblige l'Église à pourvoir à l'éducation chrétienne de l'enfant baptisé ...

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  Diane le Sam 14 Nov 2009, 9:32 am

Si à cause de la situation actuelle de l’Église nous avons baptisé des enfants de parents catholique non pratiquant, le baptême est-il valide Question

Diane

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  gabrielle le Sam 14 Nov 2009, 10:27 am

Diane a écrit:Si à cause de la situation actuelle de l’Église nous avons baptisé des enfants de parents catholique non pratiquant, le baptême est-il valide Question

Un Baptême (ondoiement) administré selon l'intention de la Sainte Église avec la matière et la forme est toujours valide.

Un peu plus tard dans la journée je mettrai en ligne quelques articles du Code

gabrielle

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  gabrielle le Sam 14 Nov 2009, 5:43 pm

26. — 2° Parents non baptisés. — Au Moyen Age, on discuta la question de savoir si les enfants d'infidèles pouvaient être baptisés contre le gré de leurs parents. Plus tard le S. Office et la S. Congr. de la Propagande promulguèrent de nombreuses instructions ou réponses particulières sur la question. Benoît XIV s'occupa spécialement du baptême de tels enfants de Juifs dans ses Constitutions des 28 février 1747 3 et 15 décembre 1751 4. Le Code se borne à reproduire les principes tout à fait généraux.qui sont à la base de ces divers documents; il trace des règles de licéité plutôt que d'obligation stricte de baptiser.

Can. 750, § 1. L'enfant des infidèles est baptisé licitement, même contre le gré des parents, lorsque son état de santé est tel qu'on peut prévoir raisonnablement qu'il mourra avant d'atteindre l'âge de raison.

Cette notion de péril de mort s'est élargie au cours des siècles 5; le can. 750, § 1 s'inspire directement de la réponse particulière du S. Office du 18 juillet 1894 6. Il s'agit non seulement du danger de mort proprement dit, mais aussi d'un état de santé tellement défaillant qu'au dire d'un médecin sérieux ou, à son défaut, d'une autre personne expérimentée, l'enfant n'atteindra pas sept ans. Dans tous ces cas, il faut veiller d'abord au salut éternel de l'enfant et ne pas risquer qu'il meure avant de pouvoir prendre lui-même une décision concernant sa religion. Toutefois il faudrait s'abstenir de baptiser, s'il pouvait en résulter des sévices pour l'enfant, pour le ministre, pour la religion, par ex. dans les cas où le baptême irait à rencontre de lois ou règlements civils. Le danger doit provenir d'un état personnel du sujet et non d'un risque général d'épidémie, ainsi que l'avait déjà précisé l'instruction de la S. Congr. de la Propagande du 17 avril 1777 7. Après avoir été baptisé, l'enfant qui survit devrait en théorie recevoir une éducation catholique. C'est ainsi que Pie IX, en 1857, fit enlever à Bologne l'enfant Edgard Mortara, né de parents juifs, pour le confier à une institution catholique. L'affaire fit couler beaucoup d'encre 8.


3 Fontes, n. 377; Denz., n. 1480-1490.
4 Fontes, n. 418.
5 La réponse particulière du S. Office du 28 janvier 1637 parlait de l'article de la mort; celle du 24 août 1703 d'un péril imminent de mort (Fontes, n. 724 et 767).
6 Fontes, n. 1170.
7 Fontes,'». 4575.
8 Cf. .1. Souben, art. Mortara (Affaire), dans Dictionnaire apologétique, de la Foi catholique, t. III, col. 940 sq.


Traité de Droit Canonique Chanoine Raoul Naz Tome II ., liv III. page 31

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  Arthur le Sam 14 Nov 2009, 7:58 pm

" Et, en effet, bien que l'Église consciente, comme elle l'est, de sa mission divine universelle et de l'obligation qu'ont tous les hommes de pratiquer l'unique vraie religion ne se lasse pas de revendiquer pour elle le droit et de rappeler aux parents leur devoir de faire baptiser et d'élever chrétiennement les enfants de parents catholiques, elle reste, cependant, si jalouse de l'inviolabilité du droit naturel de la famille en matière d'éducation, qu'elle ne consent pas, sinon sous des conditions et garanties déterminées, à baptiser les enfants infidèles ou à disposer de leur éducation de quelque manière que ce soit contre la volonté de leurs parents, aussi longtemps que les enfants ne peuvent se déterminer d'eux-mêmes à embrasser librement la foi "

Pie XI , Divini illius Magistri (31 Décembre 1929)

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  ROBERT. le Sam 14 Nov 2009, 8:15 pm

.

Merci grandement à vous deux Gabrielle (Droit Canon) et Arthur (Magistère). Bientôt, je trouverai quelque chose de Saint Thomas...

ROBERT.

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  Régis le Dim 15 Nov 2009, 12:25 pm

Carolus.Magnus.Imperator. a écrit:
gabrielle a écrit:Je me souviens d'une affaire qui avait fait beaucoup de bruit, un enfant en danger de mort avait été baptisé mais il est revenu à la santé... ces parents étaient de religion juive, le pape du temps fit enlever l'enfant de la garde des parents pour qu'il soit élever chétiennement.

En effet, voilà pourquoi l'Église interdit de baptiser contre la volonté des parents. La loi divine oblige l'Église à pourvoir à l'éducation chrétienne de l'enfant baptisé ...

Cependant, il me semble que l’Eglise EXIGE que l’on baptise tout enfant en danger de mort quelque soit la religion ou la désapprobation des parents. C’est ce qu’a fait celle jeune fille catholique employée dans la famille Mortara en Italie dans les Etats Pontificaux sous le gouvernement de Pie XI.
Sous la décision du pape qui était en même temps gouverneur, cet enfant a été arraché de force à sa famille pour être élevé au Vatican en catholique. Cette affaire a eu une médiatisation énorme et tous les Etats maçons d’Europe ont crié au scandale et ont exercé sur Pie IX les pressions les plus extravagantes.
Cette décision fidèle aux principes du catholicisme a été couronnée de succès puisque cet enfant est devenu un saint prêtre.

Diane a dit :

Si à cause de la situation actuelle de l’Église nous avons baptisé des enfants de parents catholique non pratiquant, le baptême est-il valide ...

Gabrielle a répondu par la positive, cependant cette décision de baptiser bien qu’elle ait été faite avec les meilleures intentions indiscutables n’est pas dans la règle que l’Eglise impose sauf si ces enfants étaient en danger de mort.

Excusez...je n'avais pas vu ce qu'a écrit Gabrielle et qui est beaucoup plus précis ! je n'avais vu que la page 1 sans voir le bel exposé de Gabrielle référant au Droit Canon dans la page 2 !

Régis

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  ROBERT. le Dim 15 Nov 2009, 7:08 pm

. Merci grandement à vous deux Gabrielle (Droit Canon) et Arthur (Magistère). Bientôt, je trouverai quelque chose de Saint Thomas...

Voici ce que dit Saint Thomas sur le Baptême :

IIIa, qu. 68, art. 1, sed contra, conclusion et note explicative, Éd. Des Jeunes, Paris, 1930 a écrit:

CEPENDANT, on lit dans Saint Jean (III, 5) : "A moins de renaître de l’eau et du Saint-Esprit, personne ne peut entrer dans le royaume de Dieu"; et dans Les Dogmes ecclésiastiques cap. XLI : "Nous croyons qu’aux seuls baptisés le chemin du salut est ouvert."

CONCLUSION : Les hommes sont tenus de prendre les moyens sans lesquels leur salut est impossible. Or, il est évident que nul ne peut être sauvé sinon par le Christ : (Rom., V, 18) "De même que par la désobéissance d’un seul, tous ont été constitués pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul, tous seront constitués justes". Mais, précisément, le baptême doit, en nous régénérant, nous incorporer au Christ et nous faire l’un de ses membres : (Gal., III, 27) "Vous tous qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ". Tous les hommes sont donc tenus au baptême; et en dehors de là, il ne saurait y avoir de salut pour eux (1).



—(1) L’obligation dont il s’agit n’est pas conditionnelle, mais absolue. On ne dit pas : "Ceux qui veulent faire leur salut doivent prendre cet indispensable moyen qu’est le baptême"; on dit : "Tous les hommes doivent recourir au baptême, parce que tous sont tenus de vouloir faire leur salut et d’y travailler ", si bien que refuser le baptême en connaissance de cause, c’est, non seulement rester dans ses péchés, mais aggraver encore sa détestable situation. Il n’est pas indifférent, en effet, que nous acceptions ou non le surnaturel que Dieu nous offre. Dans son amoureuse sagesse, comment le Père pourrait-il se désintéresser du plus ou moins de perfection et du plus ou moins de bonheur de ses enfants ? Il ne les violentera pas, mais, sachant combien courtes sont leurs vues et combien grandes leurs faiblesses, il se doit de leur donner et la lumière de ses instructions et le soutien de ses préceptes .

Je reviendrai avec le baptême de désir pour les catéchumènes...

ROBERT.

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  Rosalmonte le Lun 16 Nov 2009, 4:07 am

Merci à vous pour vos réponses détaillées!

Gloire à Dieu!

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  gabrielle le Lun 16 Nov 2009, 8:54 am

Rosalmonte a écrit:Merci à vous pour vos réponses détaillées!

Gloire à Dieu!

Nous sommes là pour ça, mon ami

gabrielle

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  ROBERT. le Lun 16 Nov 2009, 5:59 pm

IIIa, qu. 66, art. 11, fin de conclusion et notes explicatives, Éd. Des Jeunes, Paris, 1930. a écrit:

A la question : Peut-on admettre la distinction des trois baptêmes, le baptême d’eau, de sang et d’esprit ?

"(…) j’en arrive à penser que le martyre pour le moyen pour le nom du Christ n’est pas le seul moyen de suppléer au baptême, mais que la foi et la conversion du cœur peuvent obtenir le même résultat, si des circonstances défavorables empêchent la célébration du sacrement (1)(2)." (Saint Augustin, in De Baptism. cont. Donatist., lib. 4 , cap 22. tiré du : Augustinius, in 4 libro de Unico Baptismo Parvulorum.)

(1) — Le baptême qui est " per virtutem Spiritus Sancti " est désigné par deux noms " baptismus flaminis " et " baptismus desiderii " qui se traduisent littéralement, l’un par "baptême de souffle", l’autre par "baptême de désir".

Son constitutif est à remarquer. On ne doit pas le confondre avec le simple désir du baptême, car, alors, le baptême des adultes ne serait jamais sanctificateur, puisqu’il n’est valide que s’il est accepté, donc en quelque manière désiré. Le principe de la justification en cause, saint Thomas l’expliquera plus loin (qu. 68, art. 2) c’est la charité, charité parfaite qui implique la contrition des péchés actuels et le désir ardent de prendre tous les moyens, connus ou non, qui permettront de recouvrer et de garder la grâce de Dieu.

Tous les catéchumènes sincères désirent le baptême; tous, pourtant, n’atteignent pas à cette intensité de foi et de charité qui suffit à justifier l’âme en dehors du sacrement. La tranquillité d’Ambroise sur le sort éternel de Valentinien prouve que l’on peut, d’après lui, être justifié avant le baptême d’eau et qu’il avait, de son fils spirituel, une connaissance assez intime pour croire à la réalité de sa justification; mais elle n’autorise pas à conclure que tout adulte qui mourait catéchumène serait, à ce seul titre, justifié et sauvé.

L’expression "baptême de souffle" n’a pas cours dans notre langue. Pourtant, toute métaphorique qu’elle soit, elle aurait le mérite de prêter moins à confusion que "baptême de désir", soit qu’elle désigne "le souffle" du Saint-Esprit qui attire dans les cœurs la foi et la charité, "qui les pousse vers la foi, l’amour de Dieu et le repentir de leurs fautes", soit qu’elle désigne "le souffle" de la charité elle-même qui circule dans l’âme comme un air purificateur et vivifiant.

(2) — De ce que le baptême de désir suffit à purifier et à donner la grâce, on ne doit pas conclure qu’il dispense du baptême d’eau. D’abord cette justification étant toute intérieure, nous n’avons aucune garantie qu’elle soit réalisée. Et puis, impliquant le désir du baptême, elle implique, évidemment, la résolution ferme de le recevoir le plus tôt possible. Enfin, seul, le baptême d’eau est un sacrement; seul, par conséquent, il peut conférer ce caractère de chrétien qui nous introduit dans l’Église visible du Christ et nous donne accès à des sacrements qui, sans lui, sont, non seulement illicites, mais invalides. De telle sorte que, si une négligence grave détournait du sacrement celui que l’ardeur de son désir aurait déjà purifié, il ne retomberait pas sans doute dans le péché originel, mais bien dans le péché mortel.

à suivre...

ROBERT.

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  ROBERT. le Mar 17 Nov 2009, 11:39 am

.

IIIa, qu. 68, art. 2, solution 2 et note explicative, Éd. Des Jeunes, Paris, 1930. a écrit:

A la question : Quelqu’un peut-il être sauvé sans le baptême ?


Il est impossible d’atteindre la vie éternelle à qui n’est pas purifié de toute faute et libéré de toute peine. Absolution totale que donne le baptême, et aussi le martyre dont on dit qu’il possède toute la vertu sacramentelle du baptême parce que, comme lui, il enlève toute faute et toute peine. Par conséquent, si un catéchumène désire le baptême (désir indispensable pour que vraiment il meure dans de bonnes œuvres, lesquelles par ailleurs ne peuvent être bonnes que par la foi qui s’épanouit en amour ), et s’il vient à mourir, il n’entre pas aussitôt dans la vie éternelle, mais doit subir d’abord la peine de ses péchés; "pourtant il sera sauvé, comme au travers du feu(1)." (I Cor., III, 15)



(1) —Le baptême de désir, tel que nous l’avons expliqué, suffit à procurer le salut de ceux qui ne peuvent recevoir le baptême d’eau, puisqu’on en reçoit la grâce sanctifiante et la libération des peines éternelles. Mais, à l’encontre du sacrement et du martyre, il laisse plus ou moins intacte la dette des peines temporelles et l’obligation de les acquitter en ce monde ou l’autre, parce que la charité peut être assez ardente pour détruire le péché originel et le péché mortel sans être cependant capable de brûler toutes les fautes vénielles et toutes leurs conséquences.

À suivre…

ROBERT.

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Re: baptiser l'enfant contre ses parents

Message  ROBERT. le Jeu 19 Nov 2009, 2:24 pm

.


A la question Est-ce que par le baptême l’homme reçoit la grâce et les vertus ?



IIIa, qu. 69, art. 4, solution 2 et note explicative, Éd. Des Jeunes, Paris, 1930. a écrit:


On a dit plus haut que, même avant le baptême, le désir, implicite ou explicite, du sacrement, obtient la rémission des péchés; mais la réception du sacrement apporte une rémission plus complète et la libération de la peine toute entière. Pareillement pour la grâce et les vertus, Corneille ( cf. Actes, X, 1-2 ) et ceux qui sont dans le même cas les reçoivent par leur foi au Christ et leur désir, implicite ou explicite, du baptême, mais le sacrement leur en communique une abondance plus grande. D’où sur ce verset du Psaume (XXII, 2) : "Il me conduit près des eaux rafraîchissantes ", la Glose dit : "Il nous a fortifiés dans le baptême par un accroissement de vertus et d’œuvres saintes". (1)


(1) — Cette réponse complète la seconde de l’article premier, sur la perfection que donne le baptême au catéchumène déjà sanctifié. En outre du caractère qui ne peut être conféré que par le rit sacré, l’âme reçoit une nouvelle effusion de grâce sanctifiante sous les flots de laquelle sont submergés tous les péchés véniels et toutes les peines temporelles dont, malgré sa justification, elle pouvait être encore chargée, et que, seule, une charité d’une extraordinaire perfection eût été capable de détruire.
.


— FIN —

ROBERT.

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