Les Gloires de Marie (complet)

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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Louis le Sam 08 Mai 2010, 6:46 pm

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CHAPITRE X

O dulcis Virgo Maria
O douce Vierge Marie.
DOUCEUR DU NOM DE MARIE.

- Combien le nom de Marie est doux pendant la vie et à la mort.
(suite)

Heureux, s'écriait saint Bonaventure, heureux celui qui aime votre doux nom, ô Mère de Dieu ! Votre nom est si glorieux, si admirable en est la vertu, que tous ceux qui ont soin de l'invoquer à l'article de la mort, n'ont rien à craindre des attaques de l'ennemi.

Ah ! quel bonheur de mourir comme le Père Fulgence d'Ascoli, capucin, qui rendit le dernier soupir en chantant :

O beauté sans égale ! ô Marie, ô Marie !
Je veux quitter la terre en votre compagnie.

Quel bonheur de mourir comme le bienheureux Henri, moine de Citeaux, qui, d'après les annales de l'Ordre, sortit de ce monde en articulant le nom de Marie.

Prions donc, pieux lecteurs, prions Dieu de nous faire cette grâce que la dernière parole de nos lèvres mourantes soit le nom de Marie. Tels étaient le désir et la prière de saint Germain: "Que ma langue, au moment de se glacer, répète encore une fois le nom de Marie ". Oh ! que la mort est douce et paisible, sous les auspices et la protection de ce nom de salut, de ce nom que Dieu accorde d'invoquer au moment de mourir, à ceux-là seuls qu'il veut voir sauvés !

Ma douce Souveraine et Mère, je vous aime beaucoup ; et par amour pour vous, j'aime aussi votre saint nom ; je suis résolu et j'espère, avec votre secours, de l'invoquer pendant toute ma vie, et à ma mort. Je vous adresse donc, en terminant, cette tendre prière de saint Bonaventure : Pour la gloire de votre nom lorsque mon âme sortira de ce monde, venez au-devant d'elle, ô Vierge bénie, et daignez la recevoir entre vos bras. Ayez la bonté de venir la consoler alors par votre douce présence : soyez pour elle l'échelle et la voie du ciel ; obtenez-lui la grâce du pardon et l'éternel repos. O Marie, notre Avocate, c'est à vous de défendre vos serviteurs et de plaider leur cause au tribunal de Jésus-Christ.

A suivre : EXEMPLE.

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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Louis le Dim 09 Mai 2010, 6:05 pm

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CHAPITRE X

O dulcis Virgo Maria
O douce Vierge Marie.
DOUCEUR DU NOM DE MARIE.

- Combien le nom de Marie est doux pendant la vie et à la mort.
(suite)


EXEMPLE

Le fait qu'on va lire est rapporté par le Père Rho et par le Père Lyrœus, comme arrivé vers l'an 1465, dans la province de Gueldre.

Une jeune fille nommée Marie fut un jour envoyée par son oncle au marché de Nimègue, pour acheter divers objets, avec ordre de se retirer le soir chez une tante qu'elle avait en cette ville. Elle obéit ; mais, le soir, étant allée trouver sa tante, elle en fut durement repoussée, et elle dut se remettre en chemin pour regagner sa maison. Mais bientôt, se voyant surprise par la nuit, elle entre dans une si grande colère, qu'elle appelle le démon à haute voix. Celui-ci lui apparaît aussitôt sous la forme d'un homme, et lui promet de l'aider, à une condition. " Je suis prête à tout faire ", répond la malheureuse. " Tout ce que je veux, lui dit alors le malin esprit, c'est que dorénavant vous ne fassiez plus le signe de la croix, et que vous changiez de nom. – Quant au signe de la croix, répliqua-t-elle, je ne le ferai plus ; mais, pour mon nom de Marie, il m'est trop cher, je ne veux pas le changer. – Et moi, je ne vous aide pas, reprend le démon ". Enfin, après beaucoup de débats, ils convinrent qu'elle s'appellerait de la première lettre du nom de Marie, Emme ou Emma. Cela conclu, ils se rendirent à Anvers, où la misérable passa six années de sa vie en cette détestable compagnie, et se livra au libertinage jusqu'à devenir le scandale de la ville entière.

Un jour, elle dit au démon qu'elle désirait revoir son pays. L'esprit infernal fit d'abord des difficultés, mais il dut finir par céder. Lorsqu'ils arrivèrent à Nimègue, on y représentait un drame tiré de la vie de la sainte Vierge. Ce spectacle toucha la pauvre Emma, qui avait conservé un reste de dévotion à la Mère de Dieu ; elle se mit à pleurer. " Que faisons-nous ici ? dit alors son compagnon ; allons-nous jouer, nous aussi, la comédie ?" Il la saisit en même temps pour l'entraîner ailleurs ; mais, voyant qu'elle résiste, et que déjà elle lui échappe, de rage, il l'élève en l'air et la jette au milieu du théâtre. Ainsi délivrée, la pauvre fille raconta ce qui lui était arrivé et se présenta ensuite au curé pour se confesser ; mais le curé la renvoya à l'archevêque de Cologne, et l'archevêque au pape. Ce dernier entendit sa confession, et lui imposa pour pénitence de porter continuellement trois anneaux de fer, dont un au cou et un à chaque bras. Elle obéit, revint à Maestricht, et s'y renferma dans un couvent de repenties, où elle vécut quatorze ans, dans l'exercice de rudes pénitences. Après ce laps de temps, un matin à son lever, elle trouva les trois anneaux brisés d'eux-mêmes. Deux ans plus tard, elle mourut en odeur de sainteté, et voulut qu'on l'ensevelît avec ces trois mêmes anneaux qui, d'esclave de l'enfer, l'avaient rendue l'heureuse captive de sa Libératrice.

A suivre : PRIÈRE.


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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Louis le Lun 10 Mai 2010, 9:31 pm

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CHAPITRE X

O dulcis Virgo Maria
O douce Vierge Marie.
DOUCEUR DU NOM DE MARIE.

- Combien le nom de Marie est doux pendant la vie et à la mort.
(suite)


PRIÈRE

O Marie, auguste Mère de Dieu et ma Mère, il est vrai que je ne suis pas digne de prononcer votre nom ; mais, puisque vous m'aimez et que vous désirez mon salut, vous m'accorderez de pouvoir toujours, quelque impure que soit ma langue, appeler à mon aide ce nom si saint et si puissant, notre soutien pendant la vie, et notre salut à l'heure de la mort. Ah ! Marie, vierge pleine de pureté et de douceur, faites que votre nom soit désormais la respiration de mon âme ; et ne tardez pas à me secourir, chaque fois que je vous invoquerai ; dans toutes les tentations et dans tous les besoins que j'éprouverai dorénavant, je suis résolu de recourir à vous, en répétant toujours : Marie ! Marie ! —

Voilà, je l'espère, ce que je ferai durant le reste de ma vie, et surtout dans les derniers moments, pour aller ensuite louer éternellement en paradis votre nom bien-aimé, ô clémente, ô bonne, ô douce Vierge Marie ! Ah ! aimable Marie, quelle consolation, quelle douceur, quelle confiance, quelle tendresse ressent mon âme, quand je prononce votre nom, ou seulement quand je pense à vous ! Je remercie le Seigneur mon Dieu de vous avoir donné, pour mon bonheur, ce nom si doux, si aimable et si puissant. Mais, ma Souveraine, je ne me contente pas de prononcer votre nom, je veux encore le prononcer avec amour, je veux que mon affection m'avertisse de répéter à toute heure, en sorte que je puisse m'écrier avec saint Anselme de Lucques : O Nom de la Mère de Dieu, tu es mon amour !

Ma chère Marie, mon bien-aimé Jésus, que vos doux noms vivent à jamais dans mon coeur et dans tous les cœurs ! Que mon âme perde le souvenir de tous les autres noms, pour se rappeler uniquement et invoquer sans cesse vos noms vénérés ! Ah ! Jésus, mon Rédempteur, et Marie, ma Mère, quand je serai arrivé à l'article de la mort, à ce moment décisif où mon âme devra sortir de cette vie, je vous en conjure par vos mérites, accordez-moi cette grâce qu'avant de devenir à jamais muette, ma bouche répète une dernière fois ces mots : Je vous aime, Jésus et Marie ! — Jésus et Marie ! je vous donne mon coeur et mon âme.


A suivre : Notre-Dame du Perpétuel-Secours.

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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Louis le Mar 11 Mai 2010, 5:48 pm

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CHAPITRE X


Notre-Dame du Perpétuel-Secours.
Histoire de l’Image miraculeuse.
I
Vers la fin du XVe siècle, alors que les Turcs, à l'apogée de leur puissance, envahissaient le midi de l'Europe, des habitants de l'Ile de Candie ou de Crète fuyaient devant ces barbares et faisaient voile vers les côtes de l'Italie. A peine sortis du port, ils virent le ciel se couvrir d'épais nuages, et une affreuse tempête se déchaîner sur les eaux. L'ennemi des âmes prévoyait-il déjà le bien qui devait résulter de ce voyage, ou bien Dieu permettait-il ce fâcheux accident pour manifester ses desseins? Toujours est-il que bientôt, la violence de l'orage croissant à chaque instant, matelots et passagers se crurent perdus.

Un seul ne partageait pas la commune frayeur ; par son calme, il semblait dire, comme autrefois saint Paul, à ses compagnons d'infortune : "Ne craignez rien, Dieu veut que j'arrive à Rome, le vaisseau qui me porte ne saurait périr." C'était un pieux marchand, probablement italien de naissance, plus avide des biens de la grâce que de ceux de la fortune, et grand serviteur de Marie. Néanmoins, le péril était devenu imminent, il descendit un instant à sa cabine, reparut, et découvrant à tous les yeux une image de sa céleste Protectrice : "Voici, dit-il, Celle qui doit nous sauver : jetons-nous à ses genoux, et invoquons tous ensemble la MÈRE DU PERPETUEL SECOURS."

Dans les grands périls, les moins dévots, les plus indifférents même se souviennent qu'il est un Dieu au ciel et qu'il a une mère. Aussi, à la voix du bon marchand, tous ceux qui montaient le vaisseau s'empressèrent de se prosterner devant l'image de Celle que l'Eglise invoque sous le nom, si doux aux nautonniers, d'Etoile de la mer. Ce ne fut pas en vain : presque aussitôt le calme succéda à la tourmente, et un vent favorable poussa le navire dans un port d'Italie. Quant au pieux propriétaire de l'image secourable, il se rendit à Rome.

Son intention n'était nullement de s'y fixer, mais de se rendre de là dans sa patrie ; et en quittant la ville sainte, il n'y eût certainement pas laissé son trésor, son précieux tableau, qui lui était devenu, on le conçoit, plus cher que jamais, mais une fois arrivée dans la capitale du monde chrétien, Notre-Dame du Perpétuel-Secours n'en voulait plus sortir...... Qu'advint-il donc ? Que son fidèle serviteur tomba malade chez un de ses amis, et sentit bientôt sa fin approcher. Il appela son hôte, lui remit la sainte image, et lui fit promettre de procurer par tous les moyens en son pouvoir, qu'elle fut exposée et publiquement honorée dans une des églises de Rome. Après quoi, on est en droit de le penser, il alla recevoir au ciel la récompense assurée à tous les vrais serviteurs de la Reine des Anges.

A suivre : II : Il est dit que les œuvres de Dieu souffriront contradiction ….

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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Louis le Mer 12 Mai 2010, 5:28 pm

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CHAPITRE X

O dulcis Virgo Maria
O douce Vierge Marie.
Notre-Dame du Perpétuel-Secours.
Histoire de l’Image miraculeuse.
(suite)

II
Il est dit que toutes les œuvres de Dieu souffriront contradiction. L'ennemi de tout bien est avant tout l'ennemi de Celle qui lui a écrasé la tête ; et, selon la prophétie antique, il ne cesse de dresser des pièges à son pied triomphant. Sachant combien d'âmes Marie lui arrache chaque jour, il n'a rien tant à cœur que d'entraver son culte en tous lieux. Afin donc d'empêcher Notre-Dame du Perpétuel-Secours de faire rayonner sa salutaire influence sur toute la ville de Rome et par suite sur l'univers, il imagina de la tenir captive dans la maison privée où elle avait reçu l'hospitalité. Pour cela, il inspira à la femme du dépositaire un attachement tout naturel mais si vif pour la Madone, qu'aucunes représentations de son mari ne purent la résoudre à s'en défaire pour l'exposer dans une église. Et Dieu le permit pour la gloire de sa Mère, et afin de faire connaître plus clairement ses desseins sur la sainte image.

La Reine du ciel se montra alors en songe au trop faible mari, et lui fit comprendre que, d'après les dernières volontés du marchand défunt, il était obligé en conscience de mettre la ville entière en possession du tableau. A trois reprises différentes, elle lui rappela la promesse solennelle qu'il en avait faite à son ami expirant, et le menaça des plus grand maux s'il ne tenait parole. Troublé par ces avertissements, il en fit part à sa femme, mais elle, pour toute réponse, se moqua de sa crédulité, et il n'eût pas la force de la contrister. La très sainte Vierge lui apparut alors une quatrième fois, et lui dit d'un ton sévère : "Je t'ai averti trois fois, et toujours inutilement. Pour que je puisse sortir de ta maison, il faudra que tu en sortes d'abord toi-même." En effet, bientôt il tomba malade et mourut au bout de quelques jours.

La volonté divine s'étant si clairement manifestée par la mort de l'injuste détenteur de la sainte image, vous pensez sans doute, pieux lecteur, que sa veuve épouvantée va obéir sans aucun délai ? Il n'en fut rien ; cette femme n'en parut que plus intraitable. Et Dieu, que fera-t-il? va-t-il la frapper comme il a fait son mari? Cela ne convenait point, d'abord parce qu'elle restait seule témoin de l'histoire de l'image miraculeuse, et puis parce qu'elle avait une petite fille candide et innocente, qu'il ne fallait pas rendre orpheline. Cette enfant parut à Marie un instrument propre à l'accomplissement de ses desseins.

Un jour donc…

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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Louis le Jeu 13 Mai 2010, 6:28 pm

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CHAPITRE X

O dulcis Virgo Maria
O douce Vierge Marie.
Notre-Dame du Perpétuel-Secours.
Histoire de l’Image miraculeuse.
(suite)

II
Un jour donc, l'obstinée géôlière de la Madone vit accourir à elle sa fille qui se jeta entre ses bras en criant :

"Maman ! maman ! je viens de voir une très belle dame toute resplendissante, qui m'a dit :
Va à l'instant trouver ta mère, et répète-lui que NOTRE-DAME DU PERPETUEL-SECOURS veut être exposée à la vénération des fidèles dans une église de Rome."

Profondément émue, la veuve allait obéir, quand, se voyant vaincu, Satan tenta de renouer sa trame perfide : Une amie à qui la veuve s'ouvrit de sa résolution, l'engagea à mépriser ce qu'elle appelait les rêves d'une enfant, et elle accompagna ce conseil d'un horrible blasphème. Son crime ne resta pas impuni : saisie d'épouvantables convulsions, elle se vit forcée de reconnaître sa faute et d'en implorer le pardon. Et Marie, voulant montrer qu'elle était bien la Mère du Perpétuel-Secours, accorda sa première grâce de guérison à celle qui l'avait si indignement outragée. A peine la coupable eut-elle touché avec respect et confiance la sainte Image, que son mal disparut.

Frappée des deux prodiges dont elle venait d'être témoin, c'est-à-dire du châtiment subit de sa coupable amie, et de sa guérison non moins subite, la dépositaire de la sainte Madone rendit enfin les armes et promit d'obéir. Mais un point restait encore à décider. Des trois cents églises de Rome, laquelle fallait-il enrichir de ce précieux trésor? — Direz-vous peut-être, pieux lecteur, que la chose importait peu? La très sainte Vierge fut d'un autre avis : répondant au doute de la veuve, elle daigna apparaître une seconde fois à sa fille, et lui dit en termes formels : "Je veux être placée entre mon église bien-aimée de Sainte-Marie-Majeure et celle de mon cher fils Jean-de-Latran."

C'est qu'il est des lieux prédestinés à la prière, comme il est des âmes prédestinées à la sainteté. Or, entre les deux églises mentionnées par la Mère de Dieu dans son apparition à l'enfant, se trouvait, sur le mont Esquilin, un de ces lieux bénis. C'était là que saint Clet, second successeur du Prince des apôtres, avait transformé sa maison paternelle en oratoire, avec le titre de saint Matthieu. Après avoir servi de lieu de réunion aux fidèles pendant les atroces persécutions de Néron et de Dioclétien, cet oratoire avait été remplacé, au IVe siècle, par une magnifique église, laquelle fut restaurée et solennellement consacrée en 1110 par Pascal II. Enfin, au XVe siècle, elle fut confiée aux Religieux Augustins. Ce fut au prieur de ces Religieux que la veuve convertie vint offrir le tableau de NOTRE-DAME DU PERPETUEL-SECOURS.

Voilà par quelles voies providentielles notre chère Madone arriva sur le théâtre de sa gloire et prit possession du domicile de ses bienfaits.

A suivre : III . – Le 27 mars 1499, la Basilique de Saint-Matthieu…

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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Louis le Ven 14 Mai 2010, 6:33 pm

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CHAPITRE X

O dulcis Virgo Maria
O douce Vierge Marie.
Notre-Dame du Perpétuel-Secours.
Histoire de l’Image miraculeuse.
(suite)

III
Le 27 mars 1499, la Basilique de Saint-Matthieu voyaient réunie dans son enceinte, une foule pieuse et recueillie. Bientôt on en vit sortir Notre-Dame du Perpétuel-Secours que l'on porta en triomphe à travers les rues de Rome, avant de la placer définitivement dans le sanctuaire qu'elle s'était choisi. Sur le parcours, un cri d'admiration éclata tout à coup dans la foule : une femme paralysée d'un bras venait d'être guérie par le seul attouchement de l'image bénie. Ainsi la Madone prenait-elle possession authentique de confiance des Romains. Après la procession, elle fût solennellement installée sur le maître-autel de l'antique église ; et de Là elle ne cessa, trois siècles durant, de répandre ses faveurs sur ceux qui l'invoquaient. Ces bienfaits sans nombre furent rendus sensibles par le concours des fidèles qui affluaient à Saint-Matthieu de tous les quartiers de Rome, et de toutes les villes d'alentour.

La dite église devint bientôt si célèbre, que Léon X crut devoir lui rendre le titre cardinalice qu'elle avait perdu depuis neuf siècles. Entre les hommes éminents qui en furent titulaires, on compte le célèbre cardinal Nerli, grand dévôt de la sainte Madone. Il se fit un devoir de transmettre aux générations futures le souvenir des bontés de sa Protectrice, et voulut que son tombeau prît une voix pour la louer. Lui-même composa cette épigraphe qui fut gravée sur sa pierre sépulcrale : Dans ce Temple de Saint-Matthieu,...... sous la protection de la bienheureuse Vierge Marie, PARTOUT SI RENOMMEE POUR L'ECLAT DE SES MIRACLES, repose le cardinal Nerli.

Le titre si magnifique et si doux de Notre-Dame du Perpétuel-Secours que la très sainte Vierge s'était attribué à elle-même, elle le justifia pleinement pendant les trois siècles que sa sainte Image demeura exposée à Saint-Matthieu. Rien de plus admirable que le témoignage des historiens unanimes à proclamer les faveurs miraculeuses obtenues à ses pieds pendant cette longue période.

L'an 1600, Panziroli écrivait : "L'Eglise de Saint: Matthieu possède une image de la sainte-Vierge, qui ayant fait nombre de miracles et accordé une infinité de grâces, est à bon droit considérée comme miraculeuse." — En 1618, Lupardo parlait de la Madone en ces termes : "C'est une image de Marie que ses miracles ont rendus célèbre." —Totti, Martinelli et Piazza L'appellent la Madone très miraculeuse. Au XVIIe siècle, le P. Carocci, jésuite, engageait ses auditeurs, du haut de la chaire, à entendre la messe et à prier à l'autel de la sainte Image, afin de s'assurer le perpétuel secours de Marie pendant la vie et à la mort.

Citons un fait qui prouve que l'œil de Marie était toujours ouvert sur le sanctuaire qu'elle s'était choisi. Le sacristain de Saint-Matthieu eut un jour la tentation de dépouiller la Madone des richesses offertes à son autel par les pèlerins. Se voyant seul, il accomplit son criminel dessein et s'enfuit au plus vite vers sa maison. Mais bientôt, au lieu d'y arriver, il se retrouva, sans savoir comment, vis-à-vis de Saint-Matthieu. Il s'engage dans une autre rue, il marche, et, à sa grande surprise, il aboutit une seconde fois à Saint-Matthieu. Une troisième fois, il tente de regagner sa demeure ; mais toujours une main invisible le ramène à l'Eglise témoin de son sacrilège larcin. Frappé alors de cette intervention divine et touché de repentir, il reporte à la Madone les joyaux qu'il lui avait enlevés, et court de lui-même raconter aux religieux gardiens de la sainte Image, et sa faute et sa conversion.

Nous avons vu, au commencement de ce récit…

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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Louis le Sam 15 Mai 2010, 6:13 pm

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CHAPITRE X

Notre-Dame du Perpétuel-Secours.
Histoire de l’Image miraculeuse.
(suite)

IV
Nous avons vu, au commencement de ce récit, les efforts que Satan avait faits pour empêcher que l'Image de Notre-Dame du Perpétuel-Secours ne fut honorée d'un culte public. On peut juger de là avec quel dépit il en vit la gloire pendant trois siècles. Or, à la grande différence de l'homme, le démon ne se décourage jamais : ce qu'il n'a pu faire aujourd'hui, il espère le faire demain. L'occasion se présenta enfin à lui de faire tomber une dévotion qui, à tant de titres, lui était odieuse ; il la saisit avidement.

On était à la fin du XVIIIe siècle ; la révolution française promenait au loin ses ravages, soufflait partout l'esprit d'indifférence et d'impiété, et amoncelait sous ses pas des ruines de toute sorte. Déjà même la pape Pie VI était mort en exil, et une armée ennemie occupait la capitale du monde catholique......Un matin les pieux fidèles de cette ville apprirent que l'emplacement de Saint-Matthieu avait été choisi comme point stratégique par les Français, et que ce sanctuaire vénéré allait disparaître. Au bout de quelques jours, c'était fait ; et pour tout monument d'une si longue gloire, de tant de faveurs obtenues, de tant de douleurs consolées et de misères soulagées, l'Esquilin découronné n'offrit plus au regards attristés des serviteurs de Notre-Dame du Perpétuel-Secours, que des débris informes. Hélas ! le souvenir même et le nom de la douce Madone allait rentrer dans l'oubli !

Chassés de leur pieux asile, les Pères Augustins, gardiens de notre chère Madone, furent transférés par Pie VII à Sainte-Marie in Posterula. Ils y emportèrent la miraculeuse Image, mais ne relevèrent pas son culte ; et grâce aux événements politiques dont la rapidité préoccupait tous les esprits, Notre-Dame du Perpétuel-Secours retomba, comme tant de majestés de cette malheureuse époque, dans un profond oubli. Cette déchéance, devons-nous l'attribuer à une coupable indifférence de la part des Augustins ? Non sans doute. Ces bons religieux aimèrent mieux tenir caché un si précieux trésor, que de l'exposer, par un zèle hors de saison, aux regards sacrilèges des profanateurs. Et puis la mort fit le reste, en moissonnant successivement les vieux moines qui avaient vu les beaux jours de Saint-Matthieu......Cette raison est excellente au point de vue humain ; mais il doit en être quelqu'une plus en harmonie avec l'histoire toute providentielle de Notre-Dame du Perpétuel-Secours.

Rappelons-nous que Marie, lors de son apparition à la petite fille, avait témoigné la volonté expresse que son Image fut placée sur l'Esquilin. C'est du haut de cette colline, qu'elle voulait abaisser ses regards secourables sur la ville et sur le monde : exilée de là par l'impiété, elle attendait, pour renouer la chaîne de ses bienfaits, que les pieux Romains l'eussent rendue à sa demeure choisie, prédestinée : jusque-là, elle voulait demeurer dans l'ombre.

Cette réparation a eu lieu en 1866. Mais, avant de la raconter, nous dirons d'abord par quelles voies la divine Providence l'avait préparée ; et le lecteur jugera si ce second triomphe de la Madone sur son ennemi, a été moins merveilleux que le premier.

Pour relever la gloire de Notre-Dame du Perpétuel-Secours…


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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Louis le Dim 16 Mai 2010, 8:27 pm

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CHAPITRE X

Notre-Dame du Perpétuel-Secours.
Histoire de l’Image miraculeuse.
(suite)
V

Pour relever la gloire de Notre-Dame du Perpétuel-Secours et rendre à son culte tout sa splendeur d'autrefois, plusieurs conditions étaient nécessaires, dont la première était, si l'image existait encore, que son identité pût être constatée au moins par un témoin digne de foi.

Vers l'an 1840, deux personnes priaient dans la chapelle intérieure du monastère des Augustins de Notre-Dame in Posterula. L'une était un vieillard âgée de plus de septante ans ; l'autre sortait à peine de l'enfance. Tout à coup, le vieillard indiquant à son jeune compagnon un tableau de la sainte Vierge appendu au mur de la chapelle : Cette image, lui dit-il, a été autrefois en grande vénération dans l'église de Saint-Matthieu ; et l'on célébrait chaque année une fête solennelle en son honneur.

Le vieillard qui venait de faire cette révélation, était un frère Augustin du nom d'Orsetti, et le dernier survivant de ceux qui avaient vécu au Couvent de Saint-Matthieu. Le jeune homme se nommait Michel Marchi. Ce dernier regarda l'image, mais sans attacher grande importance aux paroles du vieux moine. Vers la fin de sa vie, frère Orsetti devint presque aveugle, et sa plus douce distraction était de s'entretenir avec le jeune Marchi ; mais toujours il revenait avec une prédilection marquée à là chère Madone et à ses fêtes du temps passé. Parfois il lui disait avec insistance et une sorte de mystère : "Sache, Michel, que la Madone si longtemps vénéré à Saint-Matthieu est celle qui se trouve à la chapelle. Surtout, ne l'oublie pas ! " Et il ajoutait : "Oui, Michel, cela est certain. M'as-tu compris ? Oh ! que de miracles opérés par cette sainte image ! O ! ERA MOLTO MIRACOLOSA !"

Le jeune Marchi écoutait, mais sans bien comprendre pourquoi son vieil ami insistait tant sur la recommandation de ne point oublier ce qu'il lui disait touchant la Madone de la chapelle. Et, en effet, pourquoi ne révélait-il pas aux Pères de sa communauté quel trésor recelait leur oratoire? Le lecteur attentif répondra sans peine à cette question : Notre-Dame du Perpétuel-Secours voulait retourner sur l'Esquilin!. Mais à quoi pouvait aboutir la confidence faite à un simple séculier, à Michel Marchi ? c'est ce que l'avenir nous apprendra.

Frère Orsetti mourut…

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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Louis le Lun 17 Mai 2010, 7:06 pm

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CHAPITRE X

Notre-Dame du Perpétuel-Secours.
Histoire de l’Image miraculeuse.
V (suite)
Frère Orsetti mourut en 1852, sans avoir eu la consolation de voir refleurir le culte de sa chère Madone, mais content du moins de laisser après lui un témoin pour constater que le précieux tableau était bien celui que tant de miracles avaient rendu célèbre à Saint-Matthieu. Il fallait maintenant élever un nouveau sanctuaire, et cela sur l'Esquilin : qui le fera, et quels en seront les heureux gardiens?

Peu après la mort d'Orsetti, le pape Pie IX ordonnait au Supérieur général de la Congrégation du Très Saint Rédempteur de transférer de Naples à Rome le siège central de son Ordre. On se mit donc en quête d'un emplacement, et vers le mois de juin 1854, ne trouvant pas autre chose, on acheta sur l'Esquilin la Villa Caserta, vieux palais dans le jardin duquel on voit encore les ruines de Saint-Matthieu. Le vieux palais fut transformé en couvent ; on bâtit auprès une église qui fut dédiée sous le nom de saint Alphonse, fondateur des Rédemptoristes. Le nouveau sanctuaire était donc prêt ; il s'élevait sur les ruines de l'ancien comme pour relier le passé à l'avenir ; il était desservi par les enfants d'un saint fameux entre tous par son amour pour la Reine du ciel, grand prédicateur de ces gloires et de ses miséricordes, plusieurs fois favorisé de ses apparitions, et qui a imposé à ses religieux le précepte formel de professer une dévotion singulière envers Marie. Ces religieux, déjà très répandus, étaient à même de faire connaître en tous lieux la sainte Madone. Mais qui la leur fera d'abord connaître à eux-mêmes, et qui leur en confiera la garde?

En fouillant les bibliothèques et les vieux manuscrits de l'Esquilin…

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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Louis le Mar 18 Mai 2010, 6:29 pm

.
CHAPITRE X

Notre-Dame du Perpétuel-Secours.
Histoire de l’Image miraculeuse.
V (suite)

En fouillant les bibliothèques et les vieux manuscrits de l'Esquilin, un Père Rédemptoriste du nouveau couvent trouva des documents très précieux sur l'église ruinée de Saint-Matthieu, et notamment sur une image de Marie, célèbre, disait-on, par ses miracles. Comme il communiquait sa découverte à ses confrères, l'un d'eux frappé comme d'une lumière subite, s'écria : — Moi, je sais où est cette Vierge miraculeuse, je l'ai vue bien des fois dans la chapelle du couvent de Sainte-Marie in Posterula." — En effet, le Père qui parlait ainsi n'était autre que le confident de Frère Orsetti, c'était Michel Marchi, qui avait pris l'habit des enfants de saint Alphonse, peu après la fondation de la Villa-Caserta.

L'affaire, on le voit, était en bon chemin, mais bien loin encore de sa conclusion : à quel titre les Pères Rédemptoristes iraient-ils réclamer la sainte image? Ils ignoraient encore absolument la volonté si formellement exprimée par la sainte Vierge qu'elle fût placée dans une église située entre Sainte-Marie-Majeure et Saint-Jean-de-Latran. La Providence trouvera bien moyen de les en instruire.

En 1863, au mois de février, le R. P. Blosi, jésuite, prêchant un samedi sur les gloires de Marie, prit pour sujet de son allocution l'antique et miraculeuse image de Notre-Dame du Perpétuel-Secours. "Aujourd’hui, mes frères, dit-il, je vous parlerai d'une image de Marie autrefois fort célèbre parmi nous, mais retombée dans l'obscurité depuis soixante ans. Elle est sans doute ensevelie dans quelque oratoire où elle est privée de tout culte public et de ce concours admirable de peuple qui se pressait autour d'elle dans les siècles passés." — Ici l'orateur raconta comment la sainte Vierge avait fait connaître sa volonté d'être honorée entre Saint-Jean-de-Latran et Sainte-Marie-Majeure. Puis il ajouta : "Plaise au ciel que, parmi mes auditeurs, il s'en trouve un qui sache l'endroit où la sainte image est délaissée ! Qu'il informe ceux qui la retiennent dans l'oubli, que Marie veut qu'elle soit exposée à la vénération des fidèles. J'ose croire qu'ils la replaceront dans une des églises situées entre l'Esquilin et le Cœlius. Qui sait les faveurs qu'attirera sur le monde le culte rendu à Marie sous le titre qu'elle a choisi, de Notre-Dame du Perpétuel-Secours ? Heureux ceux qui travailleront à cette sainte entreprise !"

A suivre : VI — On peut se figurer à quel point le sermon du P. Blosi…

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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Louis le Mer 19 Mai 2010, 7:03 pm

.
CHAPITRE X

Notre-Dame du Perpétuel-Secours.
Histoire de l’Image miraculeuse.
(suite)

VI

On peut se figurer à quel point le sermon du P. Blosi impressionna les Rédemptoristes, à qui il fut rapporté. Toutes les circonstances si providentielles que nous avons esquissées, ne désignaient-elles pas leur église, comme la nouvelle demeure choisie par la Madone du Perpétuel-Secours? Toutefois leur Supérieur général crut devoir attendre un temps plus opportun; pendant deux années encore, il fit prier pour connaître mieux la volonté divine. Enfin, le 11 décembre 1865, le Révérendissime Père Mauron fut admis à l'audience du Souverain Pontife. Après lui avoir fait en quelques mots l'histoire de la Madone et des derniers faits relatés dans ce récit, il supplie Sa Sainteté d'accorder à la Congrégation du Très Saint Rédempteur la possession de la sainte image. Et Pie IX, si dévoué à la Vierge immaculée, si désireux d'en procurer la gloire et d'assurer sa protection à l'Eglise universelle, souscrivit avec joie à une supplique si bien motivée. Et le 10 janvier 1866, après soixante années d'exil, Notre-Dame du Perpétuel-Secours se. retrouvait sur l'Esquilin, à deux pas des ruines de son antique sanctuaire, dans l'église de l'un de ses plus célèbres serviteurs !

Une éclatante réinstallation devait réparer le trop long oubli où elle était restée plongée. Le 17 avril, le cardinal Patrizzi, au nom de sa Sainteté, publiait par toute la ville un invito sagro, dans lequel il annonçait au peuple romain que la sainte image allait être rendue au culte public dans l'église de Saint-Alphonse; qu'en conséquence, pour remercier Marie d'avoir choisi leur église pour demeure, et eux-mêmes pour gardiens de son image et propagateurs de son culte, les Pères Rédemptoristes célébreraient du 27 au 29 de ce mois un triduo solennel, après que la Madone miraculeuse aurait été portée processionnellement dans les rues de Rome.

Le 26 avril, fête de saint Clet, premier fondateur de l'église de Saint-Matthieu, la sainte Madone sortit en grande pompe de l'église de Saint-Alphonse. La procession se fit avec un enthousiasme indescriptible ; les rues, jonchées de laurier et de myrte, étaient trop étroites pour la foule, et pourtant cette foule était profondément recueillie. Le triduum répondit à ce premier élan. "Il est impossible, dit le Journal de Rome, de se figurer combien grand fut le concours du peuple à l'église de Saint-Alphonse pendant ces trois jours : cardinaux, évêques, prélats de toute qualité, clergé séculier et régulier, venaient célébrer le saint sacrifice devant la sainte image. On montait à l'Esquilin de tous les points de la ville, même des quartiers les plus éloignés. Du matin au soir, l'église ne désemplit pas, les confessionnaux et la sainte Table étaient assiégés." — "Il faudrait, dit un témoin oculaire, avoir vu ce pieux empressement pour s'en faire une idée : c'est rester au-dessous du chiffre réel, de dire que plus de cinquante mille personnes sont venues, pendant ces trois jours, honorer la sainte Image." "Les malades, les infirmes, les estropiés se font transporter à l'Eglise.

Le lecteur se souvient…

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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Louis le Jeu 20 Mai 2010, 5:13 pm

.
CHAPITRE X

Notre-Dame du Perpétuel-Secours.
Histoire de l’Image miraculeuse.
VI

(suite)
Le lecteur se souvient que, lors de la prise de possession de son premier sanctuaire, Notre-Dame du Perpétuel-Secours avait voulu conquérir la confiance des Romains par une guérison miraculeuse : pouvait-elle faire moins au jour de sa glorieuse réapparition? Une petite fille de huit ans avait perdu, depuis quatre années déjà, l'usage de ses jambes, et ne pouvait se mouvoir qu'avec d'extrêmes difficultés. Sa mère eut la pensée de la présenter à la Vierge miraculeuse, au moment où celle-ci passait en triomphe. Aussitôt l'enfant recouvra en partie la liberté de ses mouvements. Quelques jours plus tard, la mère la porte dans l'église de Saint-Alphonse et la dépose devant la sainte image. — Maintenant, dit-elle, achevez ce que vous avez commencé. — A peine a-t-elle prononcé ces paroles, que la petite fille se lève et se met à marcher sans difficulté, à la grande stupéfaction des assistants.

Le mois de mai qui suivait immédiatement le triduo, fut célébré avec une ferveur toujours croissante, et terminé, à la demande et aux frais des habitants du quartier, par un autre triduo aussi splendide que le premier. Pendant ce mois de Marie, Pie IX alla lui-même rendre ses hommages à la Madone, dont il avait déjà accepté et placé dans sa chapelle une copie authentique. Enfin, le 23 juin 1867, la sainte image fut solennellement couronnée d'un diadème d'or par le Chapitre de la Basilique Vaticane.

A suivre : VII — Depuis qu'elle eut été recouvrée par une spéciale providence de Dieu, la sainte Image signala sa réapparition…

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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Louis le Ven 21 Mai 2010, 4:41 pm

.
CHAPITRE X

Notre-Dame du Perpétuel-Secours.
Histoire de l’Image miraculeuse.
VI
(suite)

"Depuis qu'elle eut été recouvrée par une spéciale providence de Dieu, la. sainte Image signala sa réapparition par de si éclatants et si nombreux prodiges, que son culte s'est répandu en peu d'armées dans tout l'univers chrétien.’ —A ces paroles, extraites de l'office de Notre-Dame du Perpétuel-Secours, et qui montrent à quel point elle mérite le nom de miraculeuse, nous ajouterons qu'entre les miraculeuses, cette Image est privilégiée. Expliquons-nous.

Les images miraculeuses ne font généralement sentir leur bienfaisante action que dans des limites restreintes ; et les copies qu'on en fait n'ont pas la même vertu que les originaux. Notre chère Madone échappe à cette règle : de l'église de Saint-Alphonse à Rome, elle fait rayonner sa douce et puissante influence dans tous les lieux où s'est établie la Congrégation à qui le Ciel a daigné la confier, et qui se fait un devoir et une gloire d'en propager le culte. En 1916, plus de 4000 copies authentiques étaient vénérées dans des églises publiques; et ces églises sont devenues comme autant de centres secondaires, d'où les grâces se répandent sur toute une contrée : aussi y voit-on affluer les pèlerins et s'y accumuler les ex-voto. Enfin les médailles, gravures, miniatures représentant Notre-Dame du Perpétuel-Secours, servent chaque jour d'instruments aux guérisons, aux conversions, aux faveurs temporelles et spirituelles les plus précieuses, et souvent les plus merveilleuses, dans beaucoup de lieux de l'ancien et du nouveau monde.

Aussi le Saint-Siège n'a rien négligé pour favoriser la dévotion des fidèles envers la très sainte Vierge honorée sous ce titre, Pie IX a voulu que la Congrégation du Très Saint Rédempteur célèbre chaque année, au jour anniversaire du couronnement de la Madone, une fête solennelle sous le rite double de seconde classe avec office et messe propre. Une association ayant été érigée en 1871 sous l'invocation de Notre-Dame du Perpétuel-Secours et de saint Alphonse, le même pape, non content de faire inscrire son nom en tête de ceux des associés, l'éleva en 1876 au rang des archiconfréries, avec la faculté de s'affilier les autres associations du même nom, en quelque lieu qu'elles existent ; il en nomma Directeur à perpétuité le Supérieur général des Rédemptoristes, et l'enrichit de nombreuses indulgences…

Nous voulons maintenant donner…

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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Louis le Sam 22 Mai 2010, 12:44 pm

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CHAPITRE X

Notre-Dame du Perpétuel-Secours.
Histoire de l’Image miraculeuse.
VIII



Nous voulons maintenant donner au lecteur un mot d'explication sur la chère Madone, dont nous avons à ce dessein, fait placer une copie en tête de ce livre...... Que signifient ces deux anges? Pourquoi cette attitude effrayée de l'Enfant divin? Pourquoi ce regard mélancolique de sa Mère ? Quel rapport entre cette manière inaccoutumée de représenter la Mère de Dieu et le titre de Perpétuel-Secours ? Voici comment nous comprenons la scène que suppose cette mystique peinture.

Jésus enfant dormait paisiblement entre les bras de Marie. Tout à coup l'ange Gabriel, le révélateur du mystère de la Rédemption, et l'archange Michel, le protecteur de l'Eglise, lui ont apparu et ont dévoilé à ses yeux des objets effrayants. Michel tenait entre ses mains un vase plein de fiel ; de ce vase s'élevaient une lance meurtrière et un long roseau surmonté d'une éponge dégouttante de vinaigre. Gabriel lui présentait un bois horrible avec trois longs clous ; c'était le gibet des scélérats ; et au sommet de cet affreux instrument, le doux enfant a lu : JESUS DE NAZARETH. Réveillé en sursaut par cette vision terrible, il relève vivement la tête, saisit de ses mains tremblantes la main de sa Mère, et porte autour de lui un regard inquiet. Puis sans doute, il accepte les présents que son Père lui envoie par le moyen des anges et dit, comme il dira plus tard à Gethsémani : "Père, que votre volonté et non la mienne se fasse !" Le pieux artiste a donc voulu symboliser cette pensée, que dès son enfance, Jésus était continuellement occupé de sa passion future. Quant à Marie, d'accord avec son Fils pour nous racheter, comme Eve avait été d'accord avec Adam pour nous trahir, Marie unit son sacrifice à celui de Jésus ; et au lieu de le regarder, elle nous regarde ; pourquoi ? pour nous dire :

Pauvres enfants d'Eve, voyez combien vous avez été chers au Père céleste, à Jésus, à sa Mère ! Aimez donc votre Dieu, aimez Jésus, aimez-moi et mettez en moi toute votre confiance. Pouvez-vous douter de ma puissance auprès du Seigneur ? En consentant à la mort cruelle de mon Fils, j'ai acquis sur vous des droits sacrés, et vous me fûtes donnés en échange de mon Jésus que je perdais. Pouvez-vous douter de ma tendresse envers vous, après que, pour vous voir sauvés, j'ai donné un tel Fils? Ah ! vous m'avez coûté assez cher pour que je craigne de vous voir une seconde fois et à jamais perdus !...... Venez donc à moi : je tiens entre mes bras le prix de votre salut, le remède à tous vos maux quels qu'ils soient. Recourez donc à moi dans toutes vos peines, dans toutes vos faiblesses, dans tous vos doutes, après vos fautes : je vous consolerai, je vous fortifierai, je vous éclairerai, je vous relèverai, je vous secourrai perpétuellement, jusqu'à ce que je vous aie introduits au ciel !"






à suivre …

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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Louis le Dim 23 Mai 2010, 4:59 pm

.
CHAPITRE X

Notre-Dame du Perpétuel-Secours.
Histoire de l’Image miraculeuse.
VIII

O Mère du Perpétuel-Secours, ô vous dont le nom seul inspire la confiance,
venez à mon secours, ô charitable Mère.

Au moment périlleux de la tentation, pour que je résiste, venez à mon secours, ô charitable Mère.

Si j'avais eu le malheur de pécher, pour que je me relève, venez à mon secours, ô charitable Mère.

Si quelque lien funeste m'enchaîne au service du démon, pour que je le brise, venez à mon secours, ô charitable Mère.

Contre les séductions du monde, les compagnies dangereuses et les livres pernicieux, venez à mon secours, ô charitable Mère.

Si je vis dans la tiédeur, pour que bientôt je me ranime, venez à mon secours, ô charitable Mère.

Dans toutes les épreuves et les peines de la vie, venez à mon secours, ô charitable Mère.

Contre ma propre inconstance et pour que je persévère jusqu'à la fin, venez à mon secours, ô charitable Mère.

Pour que je vous aime, vous serve et vous invoque toujours, venez à mon secours, ô charitable Mère.

Pour que je porte mon prochain à vous aimer, à vous servir et à vous invoquer,

Venez à mon secours, ô charitable Mère, jusqu'à mon dernier jour, jusqu'à mon dernier soupir.



Prière à Notre-Dame du Perpétuel-Secours


0 sainte Vierge Marie qui, pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel-Secours, je vous supplie de me secourir en tout temps et en tout lieu : dans mes tentations, après mes chutes, dans mes difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de ma mort. Donnez-moi, 0 charitable Mère, la pensée et l'habitude de recourir toujours à vous ; car je suis sûr que, si je vous invoque fidèlement, vous serez fidèle à me secourir. Procurez-moi donc cette grâce des grâces, la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d'un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, j'obtienne votre Perpétuel-Secours et la persévérance finale. Bénissez-moi, ô tendre et secourable Mère, et priez pour moi maintenant et à l'heure de ma mort. Ainsi soit-il.


A suivre : Dramatique protection d'une famille.

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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Louis le Lun 24 Mai 2010, 5:39 pm

.
CHAPITRE X

Notre-Dame du Perpétuel-Secours.
Histoire de l’Image miraculeuse.
VIII

Dramatique protection d'une famille

Ce fait, tel que le raconte l'heureuse protégée de Marie, s'est passé au Chili, à quelques lieux de Valparaiso.

"II y a dix mois, écrit-elle, mon mari dut se rendre pour affaires commerciales à Valparaiso. Je demeurai seule à la maison avec mes sept enfants dont l'aîné n'a que douze ans. Un magasin rempli de marchandises et loin de toute habitation, une femme seule avec de petits enfants, il y avait de quoi tenter les brigands dont le pays est infesté.

Aussi grande, fut ma crainte. La pensée me vint de constituer Notre-Dame du Perpétuel-Secours gardienne de la maison. A cet effet, je suspends son image à la porte de communication entre le magasin et ma chambre à coucher. A la prière du soir, je recommande à mes enfants de prier avec ferveur Notre-Dame du Perpétuel-Secours, afin qu'elle nous garde cette nuit, et nous protège contre les voleurs et les assassins.

Aussitôt ces pauvres enfants de s'écrier en levant leurs mains vers la sainte Image : "Notre-Dame du Perpétuel-Secours, veillez, sur nous, protégez-nous." Le plus jeune, âgé à peine de deux ans, ne comprenait pas le danger qu'il courait ; et pourtant, par ses gestes il imitait ses frères et sœurs. Cette scène me toucha jusqu'aux larmes ; le cœur de Marie en fut ému de son côté, et cette charitable Mère nous fut secourable.

Voici de quelle manière.

Il était une heure du matin. Réveillée depuis un instant, j'entendis distinctement des hommes qui rôdaient autour de la maison. Ils parlaient à voix basse, tramant sans doute quelque criminel dessein.

"Mon Dieu, m'écriai-je, ayez pitié de nous. Notre-Dame, sauvez-moi, sauvez mes enfants." Je n'en pus dire davantage, la peur me glaça, je restai comme paralysée dans mon lit. Bientôt de grands coups de pioche retentirent ; les bandits essayaient d'enfoncer la porte du magasin ; mais bardée d'épaisses lames de fer elle ne céda pas. Ils attaquent alors le mur de la maison et y pratiquent une large ouverture. La chose ne fut pas trop malaisée, les maisons de nos pays étant pour la plupart construites en briques de terre cuites au soleil.

Par cette brèche les voleurs pénétrèrent facilement dans le magasin. Jugez de mon effroi. Entre le magasin et la chambre à coucher il n'y a qu'une simple porte sans serrure ni verrou. Par bonheur il y avait une armure plus puissante : Notre-Dame du Perpétuel-Secours.

Mais voici que cette porte s'entr'ouvre. Vie, honneur, fortune, tout est perdu ! Mon Dieu, je vous recommande mon âme. Ma terreur était à son comble. Toutefois la porte se referme presque aussitôt ; et ainsi, trois fois de suite. Pendant ce temps on emporte caisses, ballots, tiroirs, puis le silence se fait et......plus rien jusqu'au matin.

Quand il fit jour, je me levai et entrai vite au magasin. Pillage, désordre complet ; on avait fait main basse sur tout ce qui avait quelque valeur. Pour plus de sept mille francs de marchandises en étoffe, en sucre, en denrées de toute sorte avaient disparu. Mais nous avions la vie sauve et nous bénissions notre céleste gardienne.

Notre-Dame du Perpétuel-Secours ne se contenta pourtant pas de cette première et inappréciable faveur. Pour récompenser notre filial abandon à son secours, elle voulut nous rendre jusqu'aux biens qu'on nous avait volés.

Vers midi, passe un cavalier ; il arrête son cheval et me jette cette parole : "Madame, les brigands sont à une heure dans la forêt, ils se partagent le butin : je cours au chef-lieu, avertir la police." Il pique des deux et disparait.

La gendarmerie avisée, accourt aussitôt, découvre les brigands et les met en état d'arrestation. Ils étaient au nombre de six, et des plus dangereux. Leur chef, redouté dans toute la contrée, avait assassiné déjà plus de trente personnes et commis toutes sortes d'atrocités. Par un raffinement de cruauté, il s'attaquait surtout aux petits enfants et les faisait mourir dans d'horribles tourments.

Aux assises le juge l'interroge et lui dit : Comment vous, homme de sang, n'avez-vous pas tué cette femme et ses enfants ?

C'était mon intention, répond le criminel, et déjà je pénétrais dans la chambre à coucher, armé d'un coutelas, pour mettre mon projet à exécution. Mais en poussant la porte je sentis une main qui m'arrêtait, et une voix me disait : "N'entre pas."Deux fois je revins à la charge, et deux fois je sentis la même main et entendis la même voix. Saisi de frayeur, je n'osai avancer, et je dis à mes compagnons : Allons-nous-en.

On infligea à ces misérables le juste châtiment, et les marchandises volées furent rendues.

Amour, reconnaissance à la Madone du Perpétuel-Secours, et qu'après avoir arraché ma famille à la mort ici-bas, elle nous délivre, en l'autre monde, de la mort éternelle.

Ainsi se termine le récit de cette pieuse chrétienne, à laquelle s'appliquent si justement les paroles de Notre Seigneur : Femme, ta confiance t'a sauvée.


A suivre : Cantique à Notre-Dame du Perpétuel Secours.

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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Louis le Mer 26 Mai 2010, 10:32 am

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CHAPITRE X

Notre-Dame du Perpétuel-Secours.
Histoire de l’Image miraculeuse.
.
Cantique à Notre-Dame du Perpétuel Secours.

O Vierge chérie,
Reçois nos serments,
Et viens, ô Marie,
Bénir tes enfants.
O Vierge fidèle,
A toi j'ai recours ;
Au cœur qui t'appelle
Donne ton secours.
Ton enfant sans cesse
Se sent défaillir ;
Contre sa faiblesse
Viens le secourir.
Des sentiers du vice
Ecarte mes pas ;
O Vierge propice,
Ne t'éloigne pas.
Mon âme coupable
Dans ses fers gémit ;
Mère secourable.
Rends-moi Jésus-Christ.
Celui qui te prie,
Mère du Sauveur,
Retrouve la vie,
La paix et le bonheur.
Dans ton sanctuaire,
L'abri des pécheurs.
Entends, bonne Mère,
Le cri de nos cœurs.
Tes enfants rebelles
Veulent devenir
Des enfants fidèles ;
Daigne les bénir.
Viens, ô bonne Mère,
Viens nous relever ;
Vierge, en toi j'espère,
Je veux me sauver.
Demande toi-même,
Vierge, en notre nom,
La grâce suprême
Du divin pardon.
Ton peuple, ô Marie,
Est à tes genoux ;
Il t'implore, il prie ;
Vierge, exauce-nous.
Deux mots, tendre Mère,
Résument nos vœux :
T'aimer sur la terre,
Te voir dans les cieux.

Refrain :
Ave Ave, Ave Maria.
Ave, Ave Ave Maria.

FIN

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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Monique le Mer 09 Juin 2010, 5:51 pm

Un grand merci cher Louis, de nous avoir fait partager ce merveilleux et sublime livre, les ''GLOIRES DE MARIE'' qui est toute détrempée du baume de la miséricorde, comme dit saint Bonaventure.
Votre doux nom, dit à son tour saint Ambroise, est un baume qui répand l'odeur de la grâce ...
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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Roger Boivin le Dim 15 Juin 2014, 2:03 pm


Je rajoute ici l'Avis au lecteur, ou Avertissement au lecteur, manquant, que l'on retrouve ici : https://archive.org/stream/cihm_77268#page/n25/mode/2up

(ou encore là ( pages 8, 9 et 10 ) : http://books.google.ca/books?id=sZBFAAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false )



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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  ROBERT. le Dim 15 Juin 2014, 2:55 pm

.
Merci Roger d'avoir mis cet avertissement au Lecteur qui désarçonnera à coup sûr

tous les ennemis de l’Église et de l’auguste Mère de Jésus, la Très Sainte Vierge Marie.
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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Clovis le Lun 01 Mai 2017, 1:10 am

Merci à vous Louis, Robert et vous autres qui intercédez pour les pécheurs,
j'ai débuté la lecture-méditation&prière de cet ouvrage de ce grand saint, et cela me console, me réjouit profondément, me fortifie à un moment où j'en avais vraiment besoin.
Je redécouvre avec émerveillement la beauté de Notre-Dame et de NSJC qui nous aiment tant et nous aident si souvent à leur manière.
J'avais complètement abandonné toute prière par Marie et à Marie, et je me rends compte que la Nouvelle Alliance passe aussi par Elle bien-sûr, et spécialement en la "Mater Misericordiae", la Mère de Miséricorde qui nous présente librement à son Divin Fils surtout dans les moments les plus difficiles. C'est à cela qu'on reconnait non seulement nos chers Souverains, mais aussi réellement nos Chers Amis.
Je vous transmets un autre lien pour étudier et prier les "Gloires de Marie": http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Ligori/Marie/table.html

En ce 1er mai, je nous offre aussi tous et toutes à la Garde et Protection de Saint-Joseph-Artisan, amen.
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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  ROBERT. le Lun 01 Mai 2017, 12:01 pm

Clovis a écrit:… la Mère de Miséricorde qui nous présente librement à son Divin Fils…

Rappeliez-vous les paroles du Christ, à sa divine Mère: Femme, voilà votre fils et à Jean, son disciple bien-aimé: Voilà ta Mère (Jean XIX, 26-27)

N’est-ce pas pour nous indiquer qu’Il donnait tout le poids de sa divine Miséricorde à sa Mère ?



Un exemple, entre mille: la victoire de Lépante. N’est-ce pas par des prières à la Très Sainte Vierge Marie

qui est terrible comme une armée rangée en bataille ?
(Cantique VI, 9)
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ROBERT.

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Re: Les Gloires de Marie (complet)

Message  Clovis le Lun 01 Mai 2017, 12:58 pm

Oui c'est un immense honneur et une faveur magnifique que les pécheurs puissent se tourner vers Elle, donc ensuite vers Dieu.
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Clovis

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